Vaccination

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Vaccination
L'Inoculation par Louis Léopold Boilly (1807).

La vaccination est un proc√©d√© consistant √† introduire un agent ext√©rieur (le vaccin) dans un organisme vivant afin de cr√©er une r√©action immunitaire positive contre une maladie infectieuse. La substance active d‚Äôun vaccin est un antig√®ne destin√© √† stimuler les d√©fenses naturelles de l'organisme (le syst√®me immunitaire). La r√©action immunitaire primaire permet en parall√®le une mise en m√©moire de l'antig√®ne pr√©sent√© pour qu'√† l'avenir, lors d'une contamination vraie, l'immunit√© acquise puisse s'activer de fa√ßon plus rapide. Il existe quatre types de vaccins selon leur pr√©paration : agents infectieux inactiv√©s, agents vivants att√©nu√©s, sous-unit√©s d‚Äôagents infectieux ou anatoxines (antidipht√©rique, antit√©tanique).

Sommaire

Histoire de la vaccination

On dit que les Indiens et les Chinois connaissaient la variolisation avant le XIe si√®cle mais ces origines pr√©coces sont remises en cause par certains auteurs[1],[2] et la premi√®re mention indiscutable de la variolisation appara√ģt en Chine au XVIe si√®cle[3]. Il s'agissait d‚Äôinoculer une forme qu‚Äôon esp√©rait peu virulente de la variole en mettant en contact la personne √† immuniser avec le contenu de la substance suppurant des v√©sicules d'un malade. Le r√©sultat restait cependant al√©atoire et risqu√©, le taux de mortalit√© pouvait atteindre 1 ou 2 %. La pratique s‚Äôest progressivement diffus√©e le long de la route de la soie. Elle a √©t√© import√©e depuis Constantinople en Occident au d√©but du XVIIIe si√®cle gr√Ęce √† Lady Mary Wortley Montagu. Voltaire y consacre en 1734 sa XIe Lettre philosophique[4], ¬ę Sur la petite v√©role ¬Ľ, o√Ļ il la nomme inoculation en lui attribuant une origine circassienne et en pr√©cisant qu'elle se pratique aussi en Angleterre :

¬ę Un √©v√™que de Worcester a depuis peu pr√™ch√© √† Londres l'inoculation ; il a d√©montr√© en citoyen combien cette pratique avait conserv√© de sujets √† l'√Čtat ; il l'a recommand√©e en pasteur charitable. On pr√™cherait √† Paris contre cette invention salutaire comme on a √©crit vingt ans contre les exp√©riences de Newton ; tout prouve que les Anglais sont plus philosophes et plus hardis que nous. Il faut bien du temps pour qu'une certaine raison et un certain courage d'esprit franchissent le pas de Calais ¬Ľ[5]

En [1760], Daniel Bernoulli démontra que, malgré les risques, la généralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d’espérance de vie à la naissance. La pratique de l'inoculation de la variole a suscité de nombreux débats en France et ailleurs[6].

Pour la premi√®re fois, des ann√©es 1770 jusqu'en 1791, au moins six personnes ont test√©, chacune de fa√ßon ind√©pendante, la possibilit√© d'immuniser les humains de la variole en leur inoculant la variole des vaches, qui √©tait pr√©sente sur les pis de la vache. Parmi les personnes qui ont fait les premiers essais, figurent en 1774, un fermier anglais au nom de Benjamin Jesty, et en 1791, un ma√ģtre d'√©cole allemand au nom de Peter Plett[7]. En 1796, le m√©decin anglais Edward Jenner fera la m√™me d√©couverte et se battra afin que l'on reconnaisse officiellement le bon r√©sultat de l'immunisation. Le 14 mai 1796, il inocula au jeune James Phipps, 8 ans, du pus pr√©lev√© sur la main de Sarah Nelmes, une fermi√®re infect√©e par la vaccine, ou variole des vaches. Trois mois plus tard, il inocula la variole √† l'enfant qui s'est r√©v√©l√© immunis√©. Cette pratique s'est r√©pandue progressivement dans toute l'Europe. Le mot vaccination vient du latin vacca qui signifie vache. Un auteur r√©cent ‚Äď reprenant en cela un d√©bat ancien qui avait commenc√© d√®s Jenner ‚Äď fait remarquer que la pratique aurait pu s'appeler √©quination[8] vu l'origine √©quine de la vaccine[9]. Il est par ailleurs attest√© qu'en de multiples occasions des lymphes vaccinales ont √©t√© produites √† partir de chevaux (l'un de ses premiers biographes rapporte m√™me que Jenner a inocul√© son fils a√ģn√©, en 1789, avec des mati√®res extraites d'un porc malade du swinepox[10],[11] )

Le principe d'action de la vaccination a √©t√© expliqu√© par Louis Pasteur et ses collaborateurs Roux et Duclaux, suite aux travaux de Robert Koch mettant en relation les microbes et les maladies. Cette d√©couverte lui permit d'am√©liorer la technique. Sa premi√®re vaccination fut la vaccination d'un troupeau de moutons contre le charbon le 5 mai 1881. La premi√®re vaccination humaine (hormis la vaccination au sens originel de Jenner) fut celle d'un enfant contre la rage le 6 juillet 1885[12]. Il faut remarquer que contrairement √† la plupart des vaccinations, cette derni√®re fut effectu√©e apr√®s l'exposition au risque ‚Äď ici, la morsure du jeune Joseph Meister par un chien enrag√© et non avant (le virus de la rage ne progressant que lentement dans le syst√®me nerveux).

Article d√©taill√© : chronologie des vaccins.

Principe de la vaccination

Infirmière vaccinant un enfant.

Le but principal des vaccins est d'induire la production par l'organisme d'anticorps, agents biologiques naturels de la défense du corps vis-à-vis d'éléments pathogènes identifiés. Un vaccin est donc spécifique à une maladie mais pas à une autre[13]. Cette production d'anticorps diminue progressivement dans un délai plus ou moins long, fixant ainsi la durée d'efficacité du vaccin. Elle est mesurable et cette mesure peut être utilisée dans certains cas pour savoir si le sujet est vacciné efficacement (vaccin anti-hépatite B et anti-tétanos en particulier).

Les anticorps sont produits par des lymphocytes B se transformant en plasmocytes. Le nombre de lymphocytes B mémoire, non secrétant mais qui réagissent spécifiquement à la présentation d'un antigène, semble, lui, ne pas varier au cours du temps[14].

Cependant certains vaccins ne provoquent pas la formation d'anticorps mais mettent en jeu une r√©action de protection dite cellulaire, c'est le cas du BCG (¬ę bacille de Calmette et Gu√©rin ¬Ľ, vaccin anti-tuberculeux).

Les d√©fenses immunitaires ainsi ¬ę stimul√©es ¬Ľ par le vaccin pr√©viennent une attaque de l'agent pathog√®ne pendant une dur√©e pouvant varier d'un vaccin √† l'autre. Ceci √©vite le d√©veloppement d'une maladie infectieuse au niveau de l'individu et, dans le cas d'une maladie contagieuse et d'une vaccination en masse, au niveau d'une population.

Idéalement, les vaccins ne doivent être inoculés qu'aux personnes en bonne santé car des effets secondaires plus ou moins sévères peuvent être observés avec une fréquence variable. Ils peuvent être administrés cependant à des personnes porteuses de maladies chroniques qui sont particulièrement sensibles à certaines infections (cas de la vaccination antigrippale des patients porteurs d'affections respiratoires).

Un vaccin peut √©galement produire des anticorps dirig√©s, non pas contre un germe, mais contre une mol√©cule produite de mani√®re physiologique par l'organisme. Ainsi, un vaccin cibl√© contre l'angiotensine II, hormone intervenant dans le contr√īle de la pression art√©rielle, est en cours de test pour le traitement de l'hypertension art√©rielle[15].

Types de vaccins

Les vaccins sont habituellement inocul√©s par injection, mais ils peuvent l'√™tre par voie orale (ce qui a permis de presque √©liminer la rage de l'Europe des 12 par des app√Ęts vaccinants contre la rage distribu√©s aux renards dans la nature) et des vaccins par spray nasal sont en cours d'essai (ex. : vaccin antigrippal NasVax en Isra√ęl), voire d√©j√† utilis√©s (vaccins contre la grippe saisonni√®re ou contre la grippe pand√©mique aux √Čtats-Unis).

La mati√®re vaccinale elle-m√™me est class√©e selon sa nature en quatre cat√©gories :

Vaccins issus d’agents infectieux inactivés

Une fois les agents infectieux identifi√©s et isol√©s, on les multiplie en tr√®s grand nombre avant de les d√©truire chimiquement ou par la chaleur. De cette fa√ßon des vaccins sont produits par exemple contre la grippe, le chol√©ra, la peste ou l‚Äôh√©patite A. Des informations r√©centes laissent supposer que les agents pathog√®nes peuvent √™tre √©lectrocut√©s[r√©f. n√©cessaire]. Cette m√©thode, appliqu√©e en dehors des pr√©c√©dentes, permet d'√©largir la gamme des moyens d'√©radication des micro-organismes infectieux, aussi bien pour les souches d'origine bact√©rienne que virale, etc.

Vaccins issus d’agents vivants atténués

Les agents infectieux sont multipli√©s en laboratoire jusqu‚Äô√† ce qu‚Äôils perdent naturellement ou artificiellement, par mutation, leur caract√®re pathog√®ne. Les souches obtenues sont alors incapables de d√©velopper enti√®rement la maladie qu‚Äôelles causaient auparavant, mais conservent cependant leurs antig√®nes et leurs capacit√©s √† induire des r√©ponses immunitaires. Ce genre de vaccin est g√©n√©ralement plus efficace et son effet plus durable que celui qui est compos√© d‚Äôagents infectieux inactiv√©s. En revanche, comme il est constitu√© de micro-organismes dont la viabilit√© doit √™tre maintenue pour √™tre efficace, sa conservation est plus difficile[r√©f. n√©cessaire]. Les principaux vaccins vivants sont ceux contre la rougeole, les oreillons, la rub√©ole, la fi√®vre jaune, la varicelle, la tuberculose (vaccin BCG), la poliomy√©lite (vaccin oral), les gastroent√©rites √† Rotavirus. Ils sont contre-indiqu√©s chez la femme enceinte et les personnes immunod√©prim√©es. (sauf le ROR qui peut √™tre donn√©. limite √† 200CD4/ml?[r√©f. n√©cessaire])

Vaccins synthétiques

Ces vaccins sont constitués des molécules de surface des agents infectieux afin d'obtenir des réponses immunitaires sans avoir à conserver inactiver et introduire le virus concerné.

Les vaccins contre les virus de l’hépatite B ou contre les papillomavirus sont ainsi constitués des protéines qui se trouvent naturellement à la surface de ces virus. Généralement ces antigènes sont produits par des levures modifiées par génie génétique, afin qu'elles produisent en grandes quantités les protéines d'intérêt.

√Čliminant tout risque de contamination, ces vaccins demandent cependant √† ce que les m√©canismes d'immunog√©nicit√© associ√©s aux infections vis√©es soient bien connus, et que les prot√©ines de surface des agents infectieux soient stables et d√©finies.

Vaccins constitués de toxines inactivées

Lorsque les sympt√īmes les plus graves de la maladie sont dus √† la production de toxines par l‚Äôagent infectieux, il est possible de produire des vaccins uniquement √† partir de ces toxines en les inactivant chimiquement ou par la chaleur (une toxine ainsi rendue inoffensive est alors fr√©quemment appel√©e un ¬ę toxo√Įde ¬Ľ ou plus g√©n√©ralement une ¬ę anatoxine ¬Ľ). Le t√©tanos ou la dipht√©rie sont deux exemples de maladies dont les sympt√īmes sont dus √† des toxines et contre lesquelles on produit des vaccins de cette fa√ßon.

Additifs

Produits immunogènes

L'ajout d'un produit immunog√®ne stimule la r√©action immunitaire dans la r√©gion d'injection, am√©liorant ainsi la concentration de cellules immunitaires dans la zone concern√©e, et leur production d'anticorps. Cette plus grande activit√© permet d'augmenter l'efficacit√© vaccinale[r√©f. souhait√©e]. Cette r√©action se traduit souvent par une rougeur voire une douleur au point d'injection.

Virus végétaux

D√©but mai 2008, Denis Leclerc[16] a propos√©[17] d'utiliser un virus v√©g√©tal (qui ne peut se reproduire chez l'homme) comme pseudovirion jouant le r√īle d'adjuvant, pour rendre des vaccins plus longuement efficaces contre des virus qui mutent souvent (virus de la grippe ou de l'h√©patite C, voire contre certains cancers). Le principe est d'associer √† ce pseudovirion une prot√©ine-cible interne aux virus, bact√©ries ou cellules canc√©reuses √† attaquer, et non comme on le fait jusqu'ici une des prot√©ines externes qui sont celles qui mutent le plus. Ce nouveau type de vaccin, qui doit encore faire les preuves de son innocuit√© et de son efficacit√©, d√©clencherait une r√©action immunitaire √† l'int√©rieur des cellules, au moment de la r√©plication virale.

Vaccination préventive

Campagne de vaccination aux √Čtats-Unis

La vaccination pr√©ventive est une forme de vaccination visant √† stimuler les d√©fenses naturelles de fa√ßon √† pr√©venir l'apparition d'une maladie. Elle ne cesse de voir son domaine s'√©largir et peut pr√©venir les maladies suivantes :

Le nombre de maladies que l'on cherche √† pr√©venir d√®s le plus jeune √Ęge en France n'a cess√© de s'allonger et il faudra sans doute dans les prochaines ann√©es en introduire d'autres, ce qui impose de le simplifier par exemple en utilisant des vaccins ¬ę multivalents ¬Ľ (c'est-√†-dire efficaces contre diverses maladies en m√™me temps) pour diminuer le nombre d'injections et augmenter la couverture vaccinale[19]

Au Qu√©bec, depuis le 1er janvier 2006, un vaccin contre la varicelle est offert √† tous les enfants √† partir de l'√Ęge de un an. De plus, il est maintenant combin√© avec le vaccin contre la rub√©ole-rougeole-oreillons.

La vaccination à large échelle permet de réduire de façon importante l'incidence de la maladie chez la population vaccinée[20], mais aussi (si la transmission de celle-ci est uniquement inter-humaine) chez celle qui ne l'est pas, le réservoir humain du germe devenant très réduit. L'éradication de la poliomyélite de type 2 en 1999 est la conséquence des campagnes de vaccinations[21].

En revanche, contrairement √† une id√©e r√©pandue, le r√īle des vaccinations dans l'√©radication de la variole en 1980 serait mineur d'apr√®s un rapport √©manant de l'OMS[22]. Il semblerait en effet qu'une strat√©gie de surveillance et d'endiguement mise en place au d√©but des ann√©es 1970 ait √©t√© plus fructueuse dans l'√©radication de cette maladie.

Vaccination thérapeutique

Aussi appelée immunothérapie active (ou, plus anciennement (?), thérapie vaccinale, vaccinothérapie), cette technique consiste à stimuler le système immunitaire de l'organisme pour favoriser la production d'anticorps. Il ne s'agit donc plus de prévenir l'apparition d'une maladie mais d'aider l'organisme des personnes déjà infectées à lutter contre la maladie en restaurant ses défenses immunitaires.

On a pu créditer Auzias-Turenne d'être à l'origine de la vaccination thérapeutique avec sa méthode de syphilisation, Pasteur prenant le relais avec son vaccin contre la rage[23]. Contrairement à une idée reçue cependant, la vaccination contre la rage n'est pas thérapeutique. En fait, en pré-exposition (chez les personnes susceptibles d'être atteintes du fait de leur activité professionnelle par exemple) il s'agit d'une vaccination habituelle (injection de l'antigène qui va stimuler la fabrication de défenses spécifiques). En post-exposition, c'est-à-dire après une morsure par un animal susceptible d'être enragé, il s'agit d'une immunisation passive et active. Passive parce qu'il y a injection d'immunoglobulines (anticorps) spécifiques contre la rage et, au même moment, injection du vaccin antirabique. Contrairement au SIDA ou au cancer, la vaccination antirabique n'est largement plus au stade expérimental.

En ao√Ľt 1890 Robert Koch annon√ßa avoir d√©couvert une substance capable de gu√©rir la tuberculose : ce traitement √† la tuberculine ne devait pas tenir ses promesses. Un article d'Almroth Wright, publi√© en 1902 et intitul√© G√©n√©ralit√©s sur le traitement des infections bact√©riennes localis√©es par inoculation de vaccins √† base de bact√©ries, expliqua pour la premi√®re fois sans ambigu√Įt√© la th√©orie de la th√©rapie vaccinale[23].

Vaccins et sérums

Les vaccins ne doivent pas √™tre confondus avec les s√©rums. Ils peuvent parfois √™tre associ√©s : c'est la s√©rovaccination.

Vaccins obligatoires

À noter que certaines professions (égoutiers, professions médicales…) doivent avoir des vaccins supplémentaires par rapport au reste de la population.

En Europe

Vaccins obligatoires en Europe[24] :

  • Allemagne : aucun
  • Belgique : poliomy√©lite (d'autres vaccins sont cependant syst√©matiquement faits aux enfants via l'ONE[25])
  • Danemark : aucun
  • Espagne : aucun (vaccinations demand√©es √† l'inscription dans un √©tablissement scolaire, mais sans obligation l√©gale)
  • Finlande : aucun
  • France : dipht√©rie, t√©tanos : la primo vaccination avec le 1er rappel √† 18 mois. Poliomy√©lite : la primo vaccination et les rappels jusqu'√† l'√Ęge de 13 ans. La fi√®vre jaune : pour toutes les r√©sidents de Guyane[26]
  • Royaume-Uni : aucun
  • Irlande : aucun
  • Islande : aucun
  • Italie : dipht√©rie, h√©patite B, polio, exig√©es pour √©tablissements scolaires
  • Luxembourg : aucun
  • Pays-Bas : aucun
  • Portugal : dipht√©rie, t√©tanos pour enfants de 12 √† 18 mois
  • Su√®de : aucun
  • Suisse : aucun

En France

Centre de vaccinations d'Air France, 7e arrondissement, Paris

Les vaccins obligatoires sont rembours√©s par la s√©curit√© sociale. Les autorit√©s sanitaires assurent que le rapport b√©n√©fice/risque est suffisamment significatif. L'inobservation des prescriptions vaccinales expose √† des sanctions p√©nales ou administratives, notamment au retrait de l'autorit√© parentale, √† la d√©scolarisation, au renvoi d'une administration, √† une amende ou √† une peine privative de libert√©. L'obligation de vaccination a entra√ģn√© la cr√©ation de groupements de personnes oppos√©es √† son aspect syst√©matique, comme par exemple la Ligue nationale pour la libert√© des vaccinations qui invoque la Charte des droits fondamentaux de l'Union europ√©enne qui instaure une clause de conscience.

Trois vaccins sont obligatoires :

Ces trois vaccins sont traditionnellement administr√©s simultan√©ment dans la petite enfance via le DTPolio¬ģ de Sanofi-Pasteur. Cependant il est tr√®s difficile de ne pratiquer que les seuls vaccins obligatoires, en effet ce produit (le seul vaccin ¬ę DTP ¬Ľ sans aluminium ayant une autorisation de mise sur le march√© pour les enfants assujetis aux obligations vaccinales) n'est plus commercialis√© par son fabricant qui l'a pour le moment retir√© du march√© depuis courant 2008 suite √† une recrudescence d'allergies dont il serait responsable. Le vaccin de remplacement Revaxis¬ģ n'a pas d'homologation pour une administration √† des enfants de moins de six ans. Ces trois vaccins sont en g√©n√©ral inocul√©s en m√™me temps que les vaccins non obligatoires contre la coqueluche et l'Haemophilus influenzae B au sein d'un vaccin dit ¬ę pentavalent ¬Ľ (cinq actions).

Suite à l'éradication totale de la variole dans le cadre d'un programme mondial de l'OMS, le vaccin contre cette maladie n'est plus requis. Deux souches sont cependant conservées dans des laboratoires américains et russes dans un but de recherche.

La vaccination contre le BCG (bacille Calmette Gu√©rin : tuberculose) n'est plus obligatoire depuis 2007.

Depuis 2007 l'assurance maladie prend en charge la vaccination contre certains types de papillomavirus des jeunes filles de 14 ans (et celles de 15 √† 23 ans en rattrapage si leur activit√© sexuelle a d√©but√© moins d'un an auparavant). Cette vaccination co√Ľte environ 407 ‚ā¨ par jeune fille vaccin√©e[28] en 2009, remboursable √† 65 %[29].

Depuis que l'Assurance maladie prend en charge √† 100 % le vaccin contre la grippe chez des personnes cibl√©es, la mortalit√© li√©e √† cette maladie a fortement chut√© : moins de 230 d√©c√®s par an (hiver 2004-2005), contre 25 000 en moyenne dans les ann√©es 1970.[r√©f. n√©cessaire].

L'arr√™t√© du 28 f√©vrier 1952[30] ¬ę fixant les obligations des m√©decins charg√©s des vaccinations antidipht√©rique, antit√©tanique et antityphoparathypho√Įdique et des examens m√©dicaux pr√©alables ¬Ľ ‚Äď qui prolongeait l'arr√™t√© minist√©riel du 20 ao√Ľt 1941 (JO du 10 septembre 1941) ‚Äď avait instaur√© en France l'examen syst√©matique des urines avant toute vaccination. Ces dispositions, apr√®s avoir √©t√© √©tendues √† la vaccination antipoliomy√©litique par l'arr√™t√© du 19 mars 1965 tel que paru au JO du 23 mars[31], ont √©t√© √©t√© abrog√©es par la circulaire n¬į 503 du Minist√®re des Affaires Sociales et de la Solidarit√© du 3 octobre 1984[32].

Marché des vaccins

En 2004, le march√© des vaccins restait faible par rapport √† l'ensemble du march√© pharmaceutique avec 1,7 % des d√©penses mondiales en m√©dicaments[r√©f. n√©cessaire]. En 2008, le vaccin repr√©sentait 3 % du march√© pharmaceutique mondial et affichait une croissance √† deux chiffres. Il devrait g√©n√©rer plus de 20 milliards de dollars √† l'horizon 2012[33].

Cinq laboratoires se partagent le march√© mondial[r√©f. n√©cessaire] :

Vaccins et santé publique

En France, l'INSERM estime que les vaccinations ont, depuis 1950, contribu√© √† diviser par 30 ou plus la mortalit√© due √† certaines maladies infectieuses, comme le montre le tableau suivant :

Mortalité par million de personnes
source : INSERM
Diphtérie Tétanos Poliomyélite Tuberculose Coqueluche
En 1950 50 ‚Äď 100 20 ‚Äď 50 5 ‚Äď 10 300 ‚Äď 1000 20 ‚Äď 50
Apr√®s 1990 0 0,25 ‚Äď 0,5 0 13 0.1

Controverses sur l'efficacité des campagnes

Cas de la tuberculose

La pr√©valence de la tuberculose a fortement diminu√© en Europe entre le XIXe et le XXe  si√®cle[34],[35]. Ce recul de la maladie serait aussi largement d√Ľ √† des facteurs autres (√©loignement des malades en sanatorium, s√©lection naturelle des souches, am√©lioration des conditions de vie et d'alimentation, etc.)[36],[37],[38]. Des √©tudes √©pid√©miologiques d'efficacit√© vaccinale ne montrent pas de recul de la maladie apr√®s la mise en place de certaines campagnes de vaccinations[39],[40]. De m√™me, on observe que la r√©gression de la tuberculose est ant√©rieure √† la mise en place des campagnes de vaccination[41].

Les √©tudes r√©trospectives montr√®rent que ces campagnes de vaccinations ne furent pas aussi syst√©matiques que programm√©es. Il est aujourd'hui admis que le vaccin BCG offre une immunisation variable, en particulier chez les jeunes adultes dans les r√©gions tropicales[42]. En revanche, depuis les premiers travaux de Calmette et Gu√©rin, son efficacit√© n'a cess√© d'√™tre confirm√©e contre les formes infantiles de la maladie[43]. D'autres ne partagent pas cet avis : il y a eu des cas de m√©ningites chez des enfants apr√®s vaccination B.C.G[44],[45].

Les recommandations de l'OMS tendent donc d√©sormais √† abandonner les campagnes de masse dans les zones o√Ļ la pr√©valence de la maladie est faible (dans la mesure o√Ļ le vaccin n'est pas sans effets secondaires m√™me s'ils sont tr√®s majoritairement b√©nins[46], voir ci-dessous). En revanche, les instances internationales recommandent de vacciner les populations √† risque dans les zones end√©miques des pays en voie de d√©veloppement mais aussi dans les pays d√©velopp√©s, l√† o√Ļ des foyers de r√©surgence de la maladie sont apparus depuis les ann√©es 1990[47] (comme en r√©gion parisienne[48]).

Cas des autres vaccinations obligatoires ou recommandées

En ce qui concerne d'autres pathologies infectieuses (comme la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les oreillons, la rubéole ou la rougeole) le bénéfice de la vaccination ne fait aucun doute[49] et les recommandations internationales maintiennent la vaccination systématique.

En 2005, les d√©c√®s par pneumonie sont estim√©s √† 2 millions d'enfants selon l'OMS[50]. Cela repr√©sente 18 % de la mortalit√© infantile totale annuelle. L'OMS accueille favorablement le d√©veloppement de vaccins efficaces pour pr√©venir les pneumoccocies dont l'un des principaux agents sont les bact√©ries pneumocoques. Selon une √©tude[51], un vaccin antipneumoccocique conjugu√© peut r√©duire la mortalit√© et les hospitalisations pour pneumonie.

Les deux principales maladies qui pourraient b√©n√©ficier d'une vaste campagne de vaccination sont la rougeole et l'h√©patite virale B (pr√®s de 300 000 d√©c√®s d'enfants pour chacune d'entre elles).

Effets indésirables et risques selon les types de vaccin

Les effets indésirables de la vaccination dépendent d'abord de l'agent infectieux combattu, du type de vaccin (agent atténué, inactivé, sous-unités d'agent, etc. (voir supra)), du mode d'administration (injection intramusculaire, injection intradermique, prise orale, vaporisateur intranasal, etc.) ainsi que de la nature du solvant, de la présence éventuelle d'adjuvants destinés à renforcer l'efficacité thérapeutique du vaccin et de conservateurs chimiques antibactériens.

Il n'existe donc pas d'effet secondaire commun √† tous les modes de vaccination. N√©anmoins, suivant les vaccins, certains effets ind√©sirables, en g√©n√©ral b√©nins, se retrouvent de mani√®re plus ou moins fr√©quente. L'une des manifestations les plus courantes est la fi√®vre et une inflammation locale qui traduisent le d√©clenchement de la r√©ponse immunitaire recherch√©e par la vaccination. Dans de tr√®s rares cas, la vaccination peut entra√ģner des effets ind√©sirables s√©rieux et, exceptionnellement, fatals.

Variole

La variole est consid√©r√©e comme √©radiqu√©e depuis 1977. La vaccination n'est donc plus du tout pratiqu√©e m√™me si des stocks de vaccins sont conserv√©s en cas de r√©surgence. Les complications suivantes ressortissent donc plut√īt √† l'histoire de la m√©decine :

  • Enc√©phalite postvaccinale : fr√©quence entre 1 sur 4 704 et 1 sur 40 710 (en Allemagne), entre 1 sur 25 000 et 1 sur 150 000 (aux √Čtats-Unis) [52],[53]
  • Ecz√©ma vaccinatum : fr√©quence 1 sur 26 000[54],[55], [56],[57]
  • Survenue de cancers (surtout lymphosarcome, tumeurs cutan√©es au niveau des scarifications)[58].

Vaccin contre la tuberculose (BCG)

  • Ost√©ites (1 sur 21 800 (en Finlande), 1 sur 28 270 (en Su√®de)) [59]
  • B√©c√©gites [60] : la b√©c√©gite est une r√©action inflammatoire b√©nigne et locale cons√©cutive √† l'injection. Il ne s'agit pas √† proprement parler d'une complication mais d'une r√©action post-vaccinale normale qui ne n√©cessite en aucun cas de traitement et gu√©rit spontan√©ment m√™me si le d√©lai de gu√©rison peut √™tre long (parfois plusieurs mois) et laisse parfois une cicatrice. Une complication grave parfois mortelle mais extr√™mement rare (moins de 2 cas par million[61]), peut s'observer si le vaccin est administr√© √† un enfant pr√©sentant un d√©ficit immunitaire combin√© s√©v√®re (DICS).

Di-Te-Per (DTCoq en France)

Les effets indésirables pouvant avoir lieu dans de rares cas sont surtout dus au vaccin anti-coqueluche (Per)[62],[63]

  • Accidents neurologiques aigus importants (survenant dans 80,5% des cas dans les 24 heures de l‚Äôinjection) : convulsions, retard intellectuel s√©v√®re √† mod√©r√©, h√©mipl√©gie permanente
  • Enc√©phalopathies aigu√ęs

Ces réactions sont toutefois rarissimes avec le nouveau vaccin anti-coquelucheux acellulaire.

Le choc anaphylactique n'est pas spécifique de la vaccination coquelucheuse (PER). Il peut s'observer chez des personnes susceptibles au même titre qu'avec n'importe quel autre vaccin, médicament ou produit.

Vaccin anti-poliomyélitique

La première campagne de vaccination de masse anti-poliomyélite, dans les années 1950, a été marquée par la fourniture d'un important lot défectueux (virus vivant non atténué) aboutissant à près de 220 000 contaminations dont 70 000 malades, 164 paralysies sévères et 10 décès[64].

  • Risque de transmission √† l‚Äôentourage (si vaccin √† base de virus vivant att√©nu√©)
  • Contamination malencontreuse par le SV40 (simian virus 40 (virus inoffensif pour le singe mais oncog√®ne pour l'homme, bien qu'√† ce jour, aucune √©tude n'ait d√©montr√© une augmentation du risque de cancer chez ceux ayant re√ßu le vaccin contamin√©)) [65],[66],[67],[68]
  • Dermatites g√©n√©ralis√©es
  • Douleurs articulaires pr√®s des sites d‚Äôinjection
  • R√©actions anaphylactiques
  • R√©actions neurologiques : convulsions, polyn√©vrites, my√©lite transverse, paralysies faciales, syndrome de Guillain-Barr√©, panenc√©phalite scl√©rosante subaig√ľe

Le syndrome de Guillain-Barr√© est souvent cit√© comme ¬ę effet ind√©sirable d'une vaccination ¬Ľ bien qu'aucune preuve scientifique n'ait, √† ce jour, d√©montr√© l'existence d'un lien de cause √† effet.

Vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO)

Selon le British Medical Journal, le lien suppos√© entre ce vaccin et l'autisme serait d√Ľ √† un ¬ę trucage ¬Ľ[69]

Vaccination anti-hépatite B

Les effets ind√©sirables de la vaccination contre l'h√©patite B sont[71],[72] :

  • aucun lien de causalit√© directe entre scl√©rose en plaque et vaccin anti-h√©patite B n'est √©tabli √† ce jour; le professeur Didier Houssin, directeur interminist√©riel √† la lutte contre la grippe aviaire en France, a averti en septembre 2008 d'une action en r√©ponse √† une √©tude identifiant un risque de scl√©rose en plaque chez l'enfant apr√®s vaccination contre l'h√©patite B[83]. L'√©quipe du Pr Marc Tardieu, de l'h√īpital Bic√™tre, retrouvait en 2008 lors d'une √©tude que la vaccination contre l'h√©patite B n'augmentait pas de fa√ßon g√©n√©rale le risque de d√©my√©linisation du syst√®me nerveux central dans l'enfance, mais retrouvait que l'un des vaccins contre l'h√©patite B, Engerix B, semblait augmenter ce risque, particuli√®rement pour les scl√©roses en plaque confirm√©es sur le long terme[84]. Selon ces travaux, qui d√©montreraient pour la premi√®re fois un tel risque chez l'enfant, celui-ci subsisterait trois ans apr√®s la vaccination. Le professeur Houssin pr√©cise qu'¬ę il n'y a pas de remise en cause de la recommandation vaccinale ¬Ľ.
La Commission de pharmacovigilance de l'Agence fran√ßaise de s√©curit√© sanitaire des produits de sant√© (Afssaps), puis le Comit√© technique des vaccinations, sont actuellement en charge de la question. Le vaccin contre l'h√©patite B reste recommand√© en France pour tous les enfants √Ęg√©s de 2 mois √† 13 ans, ainsi que pour les personnes ¬ę √† risque ¬Ľ.
À noter que de façon permanente les autorités médicales mettent en balance les risques et les bénéfices de chaque vaccin et sont amenés à en abandonner certains (variole, choléra par exemple) et à en recommander d'autres (méningites A et C par exemple).

Vaccination antiamarile (vaccination anti fièvre jaune)

Les r√©actions suivantes ont √©t√© observ√©es[85] :

  • r√©actions postvaccinales minimes : vers le sixi√®me jour, il peut y avoir une pouss√©e f√©brile avec c√©phal√©es et dorsalgies qui disparaissent apr√®s un √† deux jours
  • r√©actions allergiques : √©ruption cutan√©e, √©ryth√®me multiforme, urticaire, angiŇďd√®me, asthme (rares cas)
  • r√©actions d‚ÄôArthus caract√©ris√©es par un Ňďd√®me et une n√©crose au point d'injection moins de 24 heures apr√®s la vaccination
  • risque d‚Äôenc√©phalite particuli√®rement √©lev√© chez les jeunes enfants

Vaccination antigrippale

  • r√©actions d‚Äôhypersensibilit√©
  • Le syndrome de Guillain-Barr√© est souvent cit√©, mais son incidence post-vaccinale est tr√®s inf√©rieure √† la survenue de ce syndrome apr√®s une grippe. De plus une confusion est volontairement entretenue entre les formes graves (paralysies) et les formes b√©nignes (fourmis dans les doigts)

Vaccination anti-papillomavirus

Autoris√©s en 2006 en Europe et aux √Čtats-Unis et largement utilis√©s depuis lors, les effets ind√©sirables des vaccins contre le papillomavirus humain (ou HPV : Human Papillomavirus) restent sujets √† controverse. Pour les organismes de sant√© publique et les firmes qui commercialisent les versions commerciales de ces vaccins (Gardasil par Merck & Co. et Cervarix par GlaxoSmithKline), ce vaccin est s√Ľr. Au 31 d√©cembre 2008, la CDC enregistre aux √Čtats-Unis, 32 rapports de d√©c√®s parmi les femmes ayant re√ßu le Gardasil[86] mais √©tant donn√© le grand nombre de doses distribu√©es (plus de 20 millions), le d√©lai tr√®s variable entre la vaccination et la date du d√©c√®s (de plusieurs jours √† plusieurs mois) et l'h√©t√©rog√©n√©it√© des causes des d√©c√®s, le CDC conclut √† l'absence de lien entre les d√©c√®s et le vaccin. Le NVIC rel√®ve toutefois une fr√©quence significativement sup√©rieure de d√©clarations d'effets ind√©sirables pour le Gardasil, en comparaison de celles qu'elle a re√ßues pour un autre vaccin adress√© aux personnes du m√™me √Ęge, le Menactra. Deux d√©c√®s ont par ailleurs √©t√© signal√©s en Europe √©galement[r√©f. n√©cessaire]. Suite √† l'un de ces d√©c√®s en Autriche et √† un rapport mettant en doute l'efficacit√© de cette vaccination, l'Autriche ne rembourse plus ces vaccins[r√©f. n√©cessaire]. Apr√®s analyse de ces faits, la vaccination reste cependant conseill√©e par la FDA et l'EMEA mais ces organismes continuent d'√™tre attentifs.

Opposition à la vaccination

Article d√©taill√© : controverse sur la vaccination.

La proportion de personnes oppos√©e aux vaccinations tend √† cro√ģtre[87] mais reste marginale (moins de 3 % des parents aux √Čtats-Unis en 2004[88], avec une grande disparit√© r√©gionale, cette proportion pouvant atteindre pr√®s de 20% dans certains endroits[89]). Cette opposition repose essentiellement sur la crainte d'effets ind√©sirables[90] plus ou moins importants, comme la controverse concernant autisme et vaccins.

Les opposants √† la vaccination invoquent aussi parfois un principe de rejet √† toute obligation vaccinale, certaines associations mettant en avant quant √† elles le principe de ¬ę libert√© vaccinale ¬Ľ.

Cette opposition semble plus importante dans les classes socioprofessionnelles les plus élevées[91].

Il semble que la conviction des professionnels de sant√© sur l'importance de la vaccination joue un r√īle important sur la perception du public √† ce sujet[92].

Autovaccins

L'autovaccin (autogenous vaccine) est un vaccin √©labor√© √† partir d'une souche sp√©cifique de micro-organismes pr√©lev√©e sur le malade lui-m√™me. Ils connaissent un d√©veloppement cons√©quent en m√©decine v√©t√©rinaire dans les √©levages de porc notamment[93],[94].¬ę On entend par autovaccin √† usage v√©t√©rinaire, tout m√©dicament v√©t√©rinaire immunologique fabriqu√© en vue de provoquer une immunit√© active √† partir d‚Äôorganismes pathog√®nes provenant d‚Äôun animal ou d‚Äôanimaux d‚Äôun m√™me √©levage, inactiv√©s et utilis√©s pour le traitement de cet animal ou des animaux de cet √©levage ¬Ľ (article L 5141-2 du Code de la Sant√© publique).

Notes et références

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Voir aussi

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vaccination de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Vaccination ‚ÄĒ Intervention Child receiving an oral polio vaccine ICD 9 CM ‚Ķ   Wikipedia

  • vaccination ‚ÄĒ [ vaksinasj…ĒŐÉ ] n. f. ‚ÄĘ 1801; de vacciner 1 ‚ô¶ Action de vacciner; administration d un vaccin tir√© des pustules de pis de vache ayant la vaccine ou d une personne atteinte de la vaccine (vaccination jenn√©rienne). 2 ‚ô¶ (1830) Le fait de vacciner… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Vaccination ‚ÄĒ Vac ci*na tion, n. The act, art, or practice of vaccinating, or inoculating with the cowpox, in order to prevent or mitigate an attack of smallpox. Cf. {Inoculation}. [1913 Webster] Note: In recent use, vaccination sometimes includes inoculation… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • vaccination ‚ÄĒ (n.) 1803, used by British physician Edward Jenner (1749 1823) for the technique he devised of preventing smallpox by injecting people with the cowpox virus (variolae vaccinae), from vaccine (adj.) pertaining to cows, from cows (1798), from L.… ‚Ķ   Etymology dictionary

  • vaccination ‚ÄĒ [n] immunization inoculation, shot*; concept 307 ‚Ķ   New thesaurus

  • vaccination ‚ÄĒ [vakőĄs…ô nńĀ‚Ä≤sh…ôn] n. 1. the act or practice of vaccinating 2. a scar on the skin where a vaccine, esp. for smallpox, has been applied ‚Ķ   English World dictionary

  • vaccination ‚ÄĒ n. 1) to carry out, do a (mass) vaccination (of the population) 2) (a) compulsory; mass vaccination 3) a vaccination against (to carry out a mass vaccination against tuberculosis) * * * [ňĆv√¶ks…™ ne…™ É(…ô)n] mass vaccination do a (mass) vaccination… ‚Ķ   Combinatory dictionary

  • vaccination ‚ÄĒ noun ADJECTIVE ‚Ė™ flu, measles, MMR, rubella, smallpox, etc. ‚Ė™ routine ‚Ė™ emergency ‚Ė™ ‚Ķ   Collocations dictionary

  • Vaccination ‚ÄĒ Injection of a killed microbe in order to stimulate the immune system against the microbe, thereby preventing disease. Vaccinations, or immunizations, work by stimulating the immune system, the natural disease fighting system of the body. The… ‚Ķ   Medical dictionary

  • vaccination ‚ÄĒ noun /ňĆv√¶k.s…™ňąne…™. É…ôn,ňĆv√¶k.s…™ňąne…™. ÉnŐ©/ Inoculation with a vaccine in order to protect a particular disease or strain of disease See Also: vaccination mark ‚Ķ   Wiktionary


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