Vaccin

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Vaccin

Vaccination

L'inoculation par Louis LĂ©opold Boilly (1807).

La vaccination est un procĂ©dĂ© consistant Ă  introduire un agent extĂ©rieur (le vaccin) dans un organisme vivant afin de crĂ©er une rĂ©action immunitaire positive contre une maladie infectieuse. La substance active d’un vaccin est un antigĂšne destinĂ© Ă  stimuler les dĂ©fenses naturelles de l'organisme (le systĂšme immunitaire). La rĂ©action immunitaire primaire permet en parallĂšle une mise en mĂ©moire de l'antigĂšne prĂ©sentĂ© pour qu' Ă  l'avenir, lors d'une contamination vraie, l'immunitĂ© acquise puisse s'activer de façon plus rapide. Il existe quatre types de vaccins selon leur prĂ©paration : agents infectieux inactivĂ©s, agents vivants attĂ©nuĂ©s, sous-unitĂ©s d’agents infectieux ou toxines inactivĂ©es.

Sommaire

Histoire de la vaccination

On dit que les Indiens et les Chinois connaissaient la variolisation avant le XIe siĂšcle mais ces origines prĂ©coces sont remises en causes par certains auteurs[1][2] et la premiĂšre mention indiscutable de la variolisation apparaĂźt en Chine au XVIe siĂšcle[3]. Il s'agissait d’inoculer une forme qu’on espĂ©rait peu virulente de la variole en mettant en contact la personne Ă  immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vĂ©sicules d'un malade. Le rĂ©sultat restait cependant alĂ©atoire et risquĂ©, le taux de mortalitĂ© pouvait atteindre 1 ou 2 %. La pratique s’est progressivement diffusĂ©e le long de la route de la soie. Elle a Ă©tĂ© importĂ©e depuis Constantinople en occident au dĂ©but du XVIIIe siĂšcle grĂące Ă  Lady Mary Wortley Montagu. Voltaire y consacre en 1734 sa XIĂšme Lettre philosophique[4], « Sur la petite vĂ©role Â», oĂč il la nomme inoculation en lui attribuant une origine circassienne et en prĂ©cisant qu'elle se pratique aussi en Angleterre :

« Un Ă©vĂȘque de Worcester a depuis peu prĂȘchĂ© Ă  Londres l'inoculation; il a dĂ©montrĂ© en citoyen combien cette pratique avait conservĂ© de sujets Ă  l'Etat; il l'a recommandĂ©e en pasteur charitable. On prĂȘcherait Ă  Paris contre cette invention salutaire comme on a Ă©crit vingt ans contre les expĂ©riences de Newton; tout prouve que les Anglais sont plus philosophes et plus hardis que nous. Il faut bien du temps pour qu'une certaine raison et un certain courage d'esprit franchissent le Pas de Calais Â»[5]

En 1760, Daniel Bernoulli dĂ©montra que, malgrĂ© les risques, la gĂ©nĂ©ralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d’espĂ©rance de vie Ă  la naissance. La pratique de l'inoculation de la variole a suscitĂ© de nombreux dĂ©bats en France et ailleurs[6].

Pour la premiĂšre fois, des annĂ©es 1770 jusqu'en 1791, au moins six personnes ont testĂ©, chacune de facon indĂ©pendante, la possibilitĂ© d'immuniser les humains de la variole en leur inoculant la variole des vaches, qui Ă©tait prĂ©sente sur les pis de la vache. Parmi les personnes qui ont fait les premiers essais, figurent en 1774, un fermier anglais au nom de Bejamin Jesty, et en 1791, un maĂźtre d'Ă©cole allemand au nom de Peter Plett[7]. En 1796, le mĂ©decin anglais Edward Jenner fera la mĂȘme dĂ©couverte et se battra afin que l'on reconnaisse officiellement le bon rĂ©sultat de l'immunisation. Le 14 mai 1796, il inocula Ă  un enfant du pus prĂ©levĂ© sur la main d'une fermiĂšre infectĂ©e par la vaccine, ou variole des vaches, qui Ă©tait prĂ©sente sur les pis de la vache. Trois mois plus tard, il inocula la variole Ă  l'enfant qui s'est rĂ©vĂ©lĂ© immunisĂ©. Cette pratique s'est rĂ©pandue progressivement dans toute l'Europe. Le mot vaccination vient du latin vacca qui signifie vache.

Le principe d'action de la vaccination a été expliqué par Louis Pasteur et ses collaborateurs Roux et Duclaux, suite aux travaux de Robert Koch mettant en relation les microbes et les maladies. Cette découverte lui permit d'améliorer la technique. Sa premiÚre vaccination fut la vaccination d'un troupeau de moutons contre le charbon le 5 mai 1881. La premiÚre vaccination humaine (hormis la vaccination au sens originel de Jenner) fut celle d'un enfant contre la rage le 6 juillet 1885[8]. Il faut remarquer que contrairement à la plupart des vaccinations, cette derniÚre fut effectuée aprÚs l'exposition au risque - ici, la morsure du jeune Joseph Meister par un chien enragé et non avant (le virus de la rage ne progressant que lentement dans le systÚme nerveux).

Article dĂ©taillĂ© : chronologie des vaccins.

Principe de la vaccination

InfirmiĂšre vaccinant un enfant.

Le but principal des vaccins est d'induire la production par l'organisme d'anticorps, agents biologiques naturels de la dĂ©fense du corps vis-Ă -vis d'Ă©lĂ©ments pathogĂšnes identifiĂ©s. Un vaccin est donc spĂ©cifique Ă  une maladie mais pas Ă  une autre[9]. Cette production d'anticorps diminue progressivement dans un dĂ©lai plus ou moins long, fixant ainsi la durĂ©e d'efficacitĂ© du vaccin. Elle est mesurable et cette mesure peut ĂȘtre utilisĂ©e dans certains cas pour savoir si le sujet est vaccinĂ© efficacement (vaccin anti-hĂ©patite B et anti-tĂ©tanos en particulier).

Les anticorps sont produits par des lymphocytes B se différenciant en plasmocytes. Le nombre de lymphocytes B mémoire, non secrétant mais qui réagissent spécifiquement à la présentation d'un antigÚne, semble, lui, ne pas varier au cours du temps[10].

Cependant certains vaccins ne provoquent pas la formation d'anticorps mais mettent en jeu une réaction de protection dite cellulaire, c'est le cas du BCG ("Bacille de Calmette et Guérin", vaccin anti-tuberculeux).

Les dĂ©fenses immunitaires ainsi « stimulĂ©es Â» par le vaccin prĂ©viennent une attaque de l'agent pathogĂšne pendant une durĂ©e pouvant varier d'un vaccin Ă  l'autre. Ceci Ă©vite le dĂ©veloppement d'une maladie infectieuse au niveau de l'individu et, dans le cas d'une maladie contagieuse et d'une vaccination en masse, au niveau d'une population.

IdĂ©alement, les vaccins ne doivent ĂȘtre inoculĂ©s qu'aux personnes en bonne santĂ© car des effets secondaires plus ou moins sĂ©vĂšres peuvent ĂȘtre observĂ©s avec une frĂ©quence variable. Ils peuvent ĂȘtre administrĂ©s cependant Ă  des personnes porteuses de maladies chroniques qui sont particuliĂšrement sensibles Ă  certaines infections (cas de la vaccination antigrippale des patients porteurs d'affections respiratoires).

Un vaccin peut également produire des anticorps dirigés, non pas contre un germe, mais contre une molécule produite de maniÚre physiologique par l'organisme. Ainsi, un vaccin ciblé contre l'angiotensine II, hormone intervenant dans le contrÎle de la pression artérielle, est en cours de test pour le traitement de l'hypertension artérielle[11].

Types de vaccins

Les vaccins sont habituellement inoculĂ©s par injection, mais ils peuvent l'ĂȘtre par voie orale (ce qui a permis de presque Ă©liminer la rage de l'Europe des 12 par des appĂąts vaccinants contre la rage distribuĂ©s aux renards dans la nature) et des vaccins par spray nasal sont en cours d'essai (ex: vaccin antigrippal NasVax en IsraĂ«l).

La matiĂšre vaccinale elle-mĂȘme est classĂ©e selon sa nature en quatre catĂ©gories :

Vaccins issus d’agents infectieux inactivĂ©s

Une fois les agents infectieux identifiĂ©s et isolĂ©s, on les multiplie en trĂšs grand nombre avant de les dĂ©truire chimiquement ou par chaleur. De cette façon des vaccins sont produits par exemple contre la grippe, le cholĂ©ra, la peste ou l’hĂ©patite A. Des informations rĂ©centes laissent supposer que les agents pathogĂ©nes peuvent ĂȘtre Ă©lectrocutĂ©s. Cette mĂ©thode, appliquĂ©e en dehors des prĂ©cĂ©dentes, permet d'Ă©largir la gamme des moyens d'Ă©radication des micro-organismes infectieux, aussi bien pour les souches d'origine bactĂ©rienne que virale, etc.

Vaccins issus d’agents vivants attĂ©nuĂ©s

Les agents infectieux sont multipliĂ©s en laboratoire jusqu’à ce qu’ils perdent naturellement ou artificiellement, par mutation, leur caractĂšre pathogĂšne. Les souches obtenues sont alors incapables de dĂ©velopper entiĂšrement la maladie qu’elles causaient auparavant, mais conservent cependant leurs antigĂšnes et leurs capacitĂ©s Ă  induire des rĂ©ponses immunitaires. Ce genre de vaccin est gĂ©nĂ©ralement plus efficace et son effet plus durable que celui qui est composĂ© d’agents infectieux inactivĂ©s. En revanche, comme il est constituĂ© de micro-organismes dont la viabilitĂ© doit ĂȘtre maintenue pour ĂȘtre efficace, sa conservation est plus difficile.[rĂ©f. nĂ©cessaire] Les principaux vaccins vivants sont ceux contre la rougeole, les oreillons, la rubĂ©ole, la fiĂšvre jaune, la varicelle, la tuberculose (vaccin BCG), la poliomyĂ©lite (vaccin oral), les gastroentĂ©rites Ă  Rotavirus. Ils sont contre-indiquĂ©s chez la femme enceinte et les personnes immuno-dĂ©primĂ©es.

Vaccins constituĂ©s de sous-unitĂ©s d’agents infectieux

Ces vaccins, au lieu de contenir l’intĂ©gralitĂ© des agents infectieux, ne comportent que les constituants de ceux-ci nĂ©cessaires Ă  l'obtention des rĂ©ponses immunitaires.
Par exemple, des vaccins contre les virus de l’hĂ©patite B ou contre les papillomavirus ne sont ainsi constituĂ©s que de protĂ©ines qui se trouvent naturellement Ă  la surface de ces virus. On peut Ă©galement citer le vaccin contre la coqueluche, maladie infectieuse due Ă  une bactĂ©rie, Bordetella pertussis. GĂ©nĂ©ralement, des levures modifiĂ©es par gĂ©nie gĂ©nĂ©tique, afin qu'elles produisent en grandes quantitĂ©s les protĂ©ines d'intĂ©rĂȘt, sont utilisĂ©es dans la fabrication de ces vaccins.
Début mai 2008, Denis Leclerc[12] a proposé [13] d'utiliser un virus végétal (qui ne peut se reproduire chez l'homme) comme pseudovirion jouant le rÎle d'adjuvant, pour rendre des vaccins plus longuement efficaces contre des virus qui mutent souvent (virus de la grippe ou de l'hépatite C, voire contre certains cancers). Le principe est d'associer à ce pseudovirion une protéine-cible interne aux virus, bacéries ou cellules cancéreuses à attaquer, et non comme on le fait jusqu'ici une des protéines externes qui sont celles qui mutent le plus. Ce nouveau type de vaccin, qui doit encore faire les preuves de son innocuité et de son efficacité, déclencherait une réaction immunitaire à l'intérieur des cellules, au moment de la réplication virale.

Vaccins constitués de toxines inactivées

Lorsque les symptĂŽmes les plus graves de la maladie sont dus Ă  la production de toxines par l’agent infectieux, il est possible de produire des vaccins uniquement Ă  partir de ces toxines en les inactivant chimiquement ou par la chaleur (une toxine ainsi rendue inoffensive est alors frĂ©quemment appelĂ©e un « toxoĂŻde Â» ou plus gĂ©nĂ©ralement une « anatoxine Â»). Le tĂ©tanos ou la diphtĂ©rie sont deux exemples de maladies dont les symptĂŽmes sont dus Ă  des toxines et contre lesquelles on produit des vaccins de cette façon.

Divers additifs peuvent renforcer la réaction immunitaire.

Vaccination préventive

Campagne de vaccination aux États-Unis en 1972

La vaccination prĂ©ventive est une forme de vaccination visant Ă  stimuler les dĂ©fenses naturelles de façon Ă  prĂ©venir l'apparition d'une maladie. Elle ne cesse de voir son domaine s'Ă©largir et peut prĂ©venir les maladies suivantes :

Le nombre de maladies que l'on cherche Ă  prĂ©venir dĂšs le plus jeune Ăąge en France n'a cessĂ© de s'allonger et il faudra sans doute dans les prochaines annĂ©es en introduire d'autres, ce qui impose de le simplifier par exemple en utilisant des vaccins « multivalents Â» (c'est-Ă -dire, efficaces contre diverses maladies en mĂȘme temps) pour Ă©viter des retards et des abandons.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

La vaccination Ă  large Ă©chelle permet de rĂ©duire de façon importante l'incidence de la maladie chez la population vaccinĂ©e[15], mais aussi (si la transmission de celle-ci est uniquement inter-humaine) chez celle qui ne l'est pas, le rĂ©servoir humain du germe devenant trĂšs rĂ©duit. L'Ă©radication de la poliomyĂ©lite de type 2 en 1999 est attribuĂ©e aux campagnes de vaccinations.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

En revanche, contrairement à une idée répandue, le rÎle des vaccinations dans l'éradication de la variole en 1980 serait mineur d'aprÚs un rapport émanant de l'OMS[16]. Il semblerait en effet qu'une stratégie de surveillance et d'endiguement mise en place au début des années 1970 ait été plus fructueuse dans l'éradication de cette maladie.

Vaccination thérapeutique

Aussi appelĂ©e immunothĂ©rapie active, cette technique consiste Ă  stimuler le systĂšme immunitaire de l'organisme pour favoriser la production d'anticorps. Il ne s'agit donc plus de prĂ©venir l'apparition d'une maladie mais d'aider l'organisme des personnes dĂ©jĂ  infectĂ©es Ă  lutter contre la maladie en restaurant ses dĂ©fenses immunitaires. Contrairement Ă  une idĂ©e reçue, la vaccination contre la rage n'est pas thĂ©rapeutique. En fait, en prĂ©-exposition (chez les personnes susceptibles d'ĂȘtre atteintes du fait de leur activitĂ© professionnelle par exemple) il s'agit d'une vaccination habituelle (injection de l'antigĂšne qui va stimuler la fabrication de dĂ©fenses spĂ©cifiques). En post-exposition, c'est-Ă -dire aprĂšs une morsure par un animal susceptible d'ĂȘtre enragĂ©, il s'agit d'une immunisation passive et active. Passive parce qu'il y a injection d'immunoglobulines (anticorps) spĂ©cifiques contre la rage et, au mĂȘme moment, injection du vaccin antirabique. Contrairement au SIDA ou au cancer, la vaccination anti-rabique n'est largement plus au stade expĂ©rimental.

Vaccins obligatoires

A noter que certaines professions (égoutiers, professions médicales...) doivent avoir des vaccins supplémentaires par rapport au reste de la population.

En Europe

Vaccins obligatoires en Europe[17] :

En France

Les vaccins obligatoires sont remboursés par la sécurité sociale. Les autorités sanitaires assurent que le rapport bénéfice/risque est suffisamment significatif. L'inobservation des prescriptions vaccinales expose à des sanctions pénales ou administratives, notamment au retrait de l'autorité parentale, à la déscolarisation, au renvoi d'une administration, à une amende ou à une peine privative de liberté. L'obligation de vaccination a entraßné la création de groupements de personnes opposées à son aspect systématique, comme par exemple la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations qui invoque la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne qui instaure une clause de conscience.

Trois vaccins sont obligatoires (Ă  partir de 18 mois):

Ces trois vaccins sont traditionnellement administrĂ©s simultanĂ©ment dans l'enfance au sein du DT Polio de Sanofi-Pasteur. Cependant il est trĂšs difficile de ne pratiquer que les seuls vaccins obligatoires, en effet ce produit (le seul vaccin "DTP" sans aluminium) n'est plus commercialisĂ© par son fabriquant qui l'a pour le moment retirĂ© du marchĂ© depuis courant 2008 suite Ă  une recrudescence d'allergies dont il serait responsable. A noter que le vaccin de remplacement Revaxis n'a pas d'homologation pour une administration Ă  des enfants de moins de six ans. Ces 3 vaccins sont en gĂ©nĂ©ral inoculĂ©s en mĂȘme temps que les vaccins non obligatoires contre la coqueluche et l'Haemophilus influenzae B au sein d'un vaccin dit "pentavalent" (cinq actions).

Suite à l'éradication totale de la variole dans le cadre d'un programme mondial de l'OMS, le vaccin contre cette maladie n'est plus requis. Deux souches sont cependant conservées dans des laboratoires américains et russes dans un but de recherche.

La vaccination contre le BCG (bacille Calmette GuĂ©rin : tuberculose) n'est plus obligatoire depuis 2007.

Depuis 2007 l'assurance maladie prend en charge la vaccination contre certains types de papillomavirus des jeunes filles de 14 ans (et celles de 15 Ă  23 ans en rattrapage si leur activitĂ© sexuelle a dĂ©butĂ© moins d'un an auparavant). Cette vaccination coĂ»te environ 407 € par jeune fille vaccinĂ©e[19] en 2009, remboursable Ă  65 %[20].

Depuis que l'Assurance maladie prend en charge Ă  100 % le vaccin contre la grippe chez des personnes ciblĂ©es, la mortalitĂ© liĂ©e Ă  cette maladie a fortement chutĂ© : moins de 230 dĂ©cĂšs par an (hiver 2004-2005), contre 25 000 en moyenne dans les annĂ©es 1970.[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Le marché des vaccins

Il reste faible par rapport au marchĂ© pharmaceutique (1,7 % des dĂ©penses mondiales en mĂ©dicaments en 2004). Pour le groupe pharmaceutique Sanofi Aventis, numĂ©ro 1 europĂ©en et numĂ©ro 3 mondial de l'industrie pharmaceutique, au chiffre d'affaires consolidĂ© de 25,311 milliards d'euros en 2005 qui dĂ©tient la plus grosse part du marchĂ© mondial des vaccins, la profitabilitĂ© du marchĂ© reste pour le moins non nĂ©gligeable.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

5 laboratoires se partagent le marchĂ© mondial :[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Vaccins et santé publique

En France, l'INSERM estime que les vaccinations ont, depuis 1950, contribuĂ© Ă  diviser par 30 ou plus la mortalitĂ© due Ă  certaines maladies infectieuses, comme le montre le tableau suivant :

Mortalité par million de personnes
source : INSERM
Diphtérie Tétanos Poliomyélite Tuberculose Coqueluche
En 1950 50 – 100 20 – 50 5 – 10 300 – 1000 20 – 50
Aprùs 1990 0 0,25 – 0,5 0 13 0.1

Controverses sur l'efficacité des campagnes

Le cas de la tuberculose

La vaccination contre la tuberculose constitue un sujet controversĂ© dans la mesure oĂč la prĂ©valence de la maladie a fortement diminuĂ© en Europe entre le XIXe et le XXe siĂšcle[21],[22] : cette tendance qui apparaĂźt avant la mise en place du vaccin BCG et les campagnes de vaccinations suggĂšrent que cette Ă©volution a Ă©tĂ© largement due Ă  des facteurs autres (Ă©loignement des malades en sanatorium, sĂ©lection naturelle des souches, amĂ©lioration des conditions de vie et d'alimentation,...)[23],[24],[25]. Mais les annĂ©es suivant la PremiĂšre Guerre mondiale virent une recrudescence importante du nombre de cas en Europe, avec prĂšs d'un demi million de personnes infectĂ©es en France[22]. Le vaccin mis au point quelques annĂ©es avant par Albert Calmette et Camille GuĂ©rin fut utilisĂ© Ă  grande Ă©chelle dans les campagnes de dĂ©pistage et de vaccination (par le ComitĂ© National de DĂ©fense contre la Tuberculose en France). En effet, les premiĂšres Ă©tudes contrĂŽlĂ©es avaient montrĂ© que le vaccin faisait baisser le nombre de cas de 30 % Ă  2 % dans un groupe de 50 000 enfants vaccinĂ©s[26]. Toutefois, les Ă©tudes rĂ©trospectives montrĂšrent que ces campagnes de vaccinations ne furent pas aussi systĂ©matiques que programmĂ©es. Il est aujourd'hui admis que le vaccin BCG offre une immunisation variable, en particulier chez les jeunes adultes dans les rĂ©gions tropicales[27],[28]. Par contre, depuis les premiers travaux de Calmette et GuĂ©rin, son efficacitĂ© n'a cessĂ© d'ĂȘtre confirmĂ©e contre les formes infantiles de la maladie[29]. Les recommandations de l'OMS tendent donc dĂ©sormais Ă  abandonner les campagnes de masse dans les zones oĂč la prĂ©valence de la maladie est faible (dans la mesure oĂč le vaccin n'est pas sans effets secondaires mĂȘme s'ils sont trĂšs majoritairement bĂ©nins[30], voir ci-dessous). Par contre, les instances internationales recommande de vacciner les populations Ă  risque dans les zones endĂ©miques des pays en voie de dĂ©veloppement mais aussi dans les pays dĂ©veloppĂ©s, lĂ  oĂč des foyers de rĂ©surgence de la maladie sont apparus depuis les annĂ©es 1990[31] (comme en rĂ©gion parisienne[32]).

Cas des autres vaccinations obligatoires ou recommandées

S'agissant d'autres pathologie infectieuses (comme la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les oreillons, la rubéole ou la rougeole) le bénéfice de la vaccination ne fait aucun doute[33] et les recommandations internationales maintiennent la vaccination systématique.

En 2005, les dĂ©cĂšs par pneumonie sont estimĂ©s Ă  2 millions d'enfants selon l'OMS[34]. Cela reprĂ©sente 18 % de la mortalitĂ© infantile totale annuelle. L'OMS accueille favorablement le dĂ©veloppement de vaccins efficaces pour prĂ©venir les pneumoccocies dont l'un des principaux agents sont les bactĂ©ries pneumocoques. Selon une Ă©tude[35], un vaccin antipneumoccocique conjuguĂ© peut rĂ©duire la mortalitĂ© et les hospitalisation pour pneumonie.

Les deux principales maladies qui pourraient bĂ©nĂ©ficier d'une vaste campagne de vaccination sont la rougeole et l'hĂ©patite virale B (prĂšs de 300 000 dĂ©cĂšs d'enfants pour chacune d'entre elles).

Les effets secondaires et les risques selon les types de vaccin

Les effets secondaires de la vaccination dépendent d'abord de l'agent infectieux combattu, du type de vaccin (agent atténué, inactivé, sous-unités d'agent, etc. (voir supra)), du mode d'administration (injection intramusculaire, injection intradermique, prise orale, spray intranasal, etc.) ainsi que de la nature du solvant, de la présence éventuelle d'adjuvants destinés à renforcer l'efficacité thérapeutique du vaccin et de conservateurs chimiques antibactériens.

Il n'existe donc pas d'effet secondaire commun à tous les modes de vaccination. Néanmoins, suivant les vaccins, certains effets secondaires, en général bénins, se retrouvent de maniÚre plus ou moins fréquente. L'une des manifestations les plus courantes est la fiÚvre et une inflammation locale qui traduisent le déclenchement de la réponse immunitaire recherchée par la vaccination. Dans de trÚs rares cas, la vaccination peut entraßner des effets secondaires sérieux et, exceptionnellement, fatals. La médiatisation de tels cas peut avoir des conséquences négatives sur l'observance des campagnes de vaccination.

La variole

La variole est considĂ©rĂ©e comme Ă©radiquĂ©e depuis 1977. La vaccination n'est donc plus du tout pratiquĂ©e mĂȘme si des stocks de vaccins sont conservĂ©s en cas de rĂ©surgence. Les complications suivantes ressortissent donc plutĂŽt Ă  l'histoire de la mĂ©decine :

  • EncĂ©phalite postvaccinale ( frĂ©quence entre 1 sur 4 704 et 1 sur 40 710 (en Allemagne), entre 1 sur 25 000 et 1 sur 150 000 (aux USA) [36],[37]
  • EczĂ©ma vaccinatum (frĂ©quence 1 sur 26 000)[38],[39], [40],[41].
  • Survenue de cancers (surtout lymphosarcome, tumeurs cutanĂ©es au niveau des scarifications)[42].

Le BCG

  • OstĂ©ites (1 sur 21 800 (en Finlande), 1 sur 28 270 (en SuĂšde)) [43]
  • BĂ©cĂ©gites [44] :la bĂ©cĂ©gite est une rĂ©action inflammatoire bĂ©nigne et locale consĂ©cutive Ă  l'injection. Il ne s'agit pas Ă  proprement parler d'une complication mais d'une rĂ©action post-vaccinale normale qui ne nĂ©cessite en aucun cas de traitement et guĂ©rit spontanĂ©ment mĂȘme si le dĂ©lai de guĂ©rison peut ĂȘtre long (parfois plusieurs mois) et laisse parfois une cicatrice. Une complication grave parfois mortelle mais extrĂȘmement rare (moins de 2 cas par million[45]), peut s'observer si le vaccin est administrĂ© Ă  un enfant prĂ©sentant un dĂ©ficit immunitaire combinĂ© sĂ©vĂšre (DICS).

Le Di-Te-Per (DTCoq en France)

Les effets secondaires pouvant avoir lieu dans de rares cas sont surtout dus au vaccin anti-coqueluche (Per)[46],[47]

  • Accidents neurologiques aigus importants (survenant dans 80,5% des cas dans les 24 heures de l’injection) : convulsions, retard intellectuel sĂ©vĂšre Ă  modĂ©rĂ©, hĂ©miplĂ©gie permanente
  • EncĂ©phalopathies aiguĂ«s

Ces réactions sont toutefois rarissimes avec le nouveau vaccin anti-coquelucheux acellulaire.

Le choc anaphylactique n'est pas spĂ©cifique de la vaccination coquelucheuse (PER). Il peut s'observer chez des personnes susceptibles au mĂȘme titre qu'avec n'importe quel autre vaccin, mĂ©dicament ou produit.

Le vaccin anti-polio

La premiÚre campagne de vaccination de masse anti-poliomyélite, dans les années 50, a été marquée par la fourniture d'un important lot défectueux (virus vivant non atténué) aboutissant à prÚs de 220 000 contaminations dont 70 000 malades, 164 paralysies sévÚres et 10 décÚs [48].

  • Risque de transmission Ă  l’entourage (si vaccin Ă  base de virus vivant attĂ©nuĂ©)
  • Contamination malencontreuse par le SV40 (simian virus 40 (virus inoffensif pour le singe mais oncogĂšne pour l'homme, bien qu'Ă  ce jour, aucune Ă©tude n'ait dĂ©montrĂ© une augmentation du risque de cancer chez ceux ayant reçu le vaccin contaminĂ©)) [49],[50],[51],[52]
  • Dermatites gĂ©nĂ©ralisĂ©es
  • Douleurs articulaires prĂšs des sites d’injection
  • RĂ©actions anaphylactiques
  • RĂ©actions neurologiques : convulsions, polynĂ©vrites, myĂ©lite transverse, paralysies faciales, syndrome de Guillain-BarrĂ©, panencĂ©phalite sclĂ©rosante subaigĂŒe

Le syndrome de Guillain-Barré est souvent cité comme "effet indésirable d'une vaccination" bien qu'aucune preuve scientifique n'ait, à ce jour, démontré l'existence d'un lien de cause à effet.

Vaccination contre Rougeole-Oreillons-Rubéole (ou vaccin ROR)

La vaccination anti-hépatite B

Les effets secondaires de la vaccination contre l'hĂ©patite B sont [54] [55] :

  • arthrites
  • lichen plan, Ă©rythĂšme noueux
  • glomĂ©rulonĂ©phrite
  • PAN, pĂ©ricardites aiguĂ«s, vascularites
  • thrombocytopĂ©nie
  • aucun lien de causalitĂ© directe entre sclĂ©rose en plaque et vaccin anti-hĂ©patite B n'est Ă©tabli Ă  ce jour ; le professeur Didier Houssin, directeur interministĂ©riel Ă  la lutte contre la grippe aviaire en France, a averti en septembre 2008 d'une action en rĂ©ponse Ă  une Ă©tude identifiant un risque de sclĂ©rose en plaque chez l'enfant aprĂšs vaccination contre l'hĂ©patite B[56]. L'Ă©quipe du Pr Marc Tardieu, de l'hĂŽpĂźtal BicĂȘtre, retrouvait en 2008 lors d'une Ă©tude que la vaccination contre l'hĂ©patite B n'augmentait pas de façon gĂ©nĂ©rale le risque de dĂ©myĂ©linisation du systĂšme nerveux central dans l'enfance, mais retrouvait que l'un des vaccins contre l'hĂ©patite B, Engerix B, semblait augmenter ce risque, particuliĂšrement pour les sclĂ©roses en plaque confirmĂ©es sur le long terme[57]. Selon ces travaux, qui dĂ©montreraient pour la premiĂšre fois un tel risque chez l'enfant, celui-ci subsisterait trois ans aprĂšs la vaccination. Le professeur Houssin prĂ©cise qu'"il n'y a pas de remise en cause de la recommandation vaccinale".
La Commission de pharmacovigilance de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), puis le Comité technique des vaccinations, sont actuellement en charge de la question. Le vaccin contre l'hépatite B reste recommandé en France pour tous les enfants ùgés de 2 mois à 13 ans, ainsi que pour les personnes "à risque".
A noter que de façon permanente les autorités médicales mettent en balance les risques et les bénéfices de chaque vaccin et sont amenés à en abandonner certains (variole, choléra par exemple) et à en recommander d'autres (méningites A et C par exemple).

La vaccination antiamarile (vaccination anti fiĂšvre jaune)

Les rĂ©actions suivantes ont Ă©tĂ© observĂ©es [58] :

  • rĂ©actions postvaccinales minimes : vers le sixiĂšme jour, il peut y avoir une poussĂ©e fĂ©brile avec cĂ©phalĂ©es et dorsalgies qui disparaissent aprĂšs 1 Ă  2 jours
  • rĂ©actions allergiques : rash, Ă©rythĂšme multiforme, urticaire, angiƓdĂšme, asthme (rares cas)
  • rĂ©actions d’Arthus caractĂ©risĂ©es par un ƓdĂšme et une nĂ©crose au point d'injection moins de 24 heures aprĂšs la vaccination
  • risque d’encĂ©phalite particuliĂšrement Ă©levĂ© chez les jeunes enfants

La vaccination antigrippale

MĂȘme remarque pour ce dernier syndrome que celle mentionnĂ©e pour le vaccin polio. [59].

La vaccination anti-HPV

AutorisĂ©s en 2006 en Europe et aux Etats-Unis et largement utilisĂ©s depuis lors, les effets secondaires des vaccins contre le papillomavirus humain restent sujets Ă  controverse. Pour les organismes de santĂ© publique et les firmes qui commercialisent les versions commerciales de ces vaccins (Gardasil par Merck & Co. et Cervarix par GlaxoSmithKline), ce vaccin est sĂ»r. Au 31 dĂ©cembre 2008, la CDC enregistre aux États-Unis, 32 rapports de dĂ©cĂšs parmi les femmes ayant reçu le Gardasil[60] mais Ă©tant donnĂ© le grand nombre de doses distribuĂ©es (plus de 20 millions), le dĂ©lai trĂšs variable entre la vaccination et la date du dĂ©cĂšs (de plusieurs jours Ă  plusieurs mois) et l'hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des causes des dĂ©cĂšs, le CDC conclue Ă  l'absence de lien entre les dĂ©cĂšs et le vaccin. Le NVIC relĂšve toutefois une frĂ©quence significativement supĂ©rieure de dĂ©clarations d'effets secondaires pour le Gardasil, en comparaison de celles qu'elle a reçues pour un autre vaccin adressĂ© aux personnes du mĂȘme Ăąge, le Menactra. Deux dĂ©cĂšs ont par ailleurs Ă©tĂ© signalĂ©s en Europe Ă©galement[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Suite Ă  l'un de ces dĂ©cĂšs en Autriche et Ă  un rapport mettant en doute l'efficacitĂ© de cette vaccination, l'Autriche ne rembourse plus ces vaccins[rĂ©f. nĂ©cessaire]. AprĂšs analyse de ces faits, la vaccination reste cependant conseillĂ©e par la FDA et l'EMEA mais ces organismes continuent d'ĂȘtre attentifs.

L'opposition Ă  la vaccination

Article dĂ©taillĂ© : Controverse sur la vaccination.

La proportion de personnes opposĂ©e aux vaccinations tend Ă  croĂźtre[61] mais reste marginale (moins de 3% des parents aux États-Unis en 2004[62], avec une grande disparitĂ© rĂ©gionale, cette proportion pouvant atteindre prĂšs de 20% dans certains endroits[63]). Cette opposition repose essentiellement sur la crainte d'effets secondaires[64] plus ou moins importants, comme la controverse concernant autisme et vaccins.

Les opposants à la vaccination invoquent aussi parfois un principe de rejet à toute obligation vaccinale, certaines associations mettant en avant quant à elles le principe de "liberté vaccinale".

Cette opposition semble plus importante dans les classes socio-professionnelles les plus élevées[65].

Il semble que la conviction des professionnels de santé sur l'importance de la vaccination joue un rÎle important sur la perception du public à ce sujet[66].

Notes et références

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  3. ↑ Une histoire des microbes p206 Patrick Berche 2007 ISBN 2742006745
  4. ↑ Texte de la XIùme lettre philoosophique de Voltaire
  5. ↑ Page 168
  6. ↑ Voir Catriona Seth, Les Rois aussi en mouraient. Les LumiĂšres en lutte contre la petite vĂ©role, Paris, DesjonquĂšres, 2008.
  7. ↑ Sudhoffs Archiv, vol. 90 (2), p. 219-232, 2006, Stuttgart, Allemagne.
  8. ↑ Biographie de Louis Pasteur
  9. ↑ Parfois deux bactĂ©ries ou virus peuvent dĂ©clencher la mĂȘme rĂ©ponse immunitaire (exemple : vaccine et variole).
  10. ↑ Amanna IJ, Carlson NE, bonjour Slifka MK, Duration of humoral immunity to common viral and vaccine antigens, N Eng J Med, 2007;357:1903-1915
  11. ↑ Tissot AC, Maurer P, Nussberger J, Effect of immunisation against angiotensin II with CYT006-AngQb on ambulatory blood pressure: a double-blind, randomised, placebo-controlled phase IIa study, Lancet, 2008;371:821-827
  12. ↑ virologue, Centre de recherche en infectiologie, UniversitĂ© Laval
  13. ↑ Communication orale au congrùs 2008 de l'Association francophone pour le savoir (Acfas) Source (article du journal Le Devoir
  14. ↑ L'intĂ©rĂȘt du BCG est sujet Ă  contestations. Il n'est pas pratiquĂ© par exemple aux États-Unis d'AmĂ©rique, en Belgique, aux Pays-Bas. Il a fait partie des vaccins obligatoires en France du 5 janvier 1950 au 17 juillet 2007 pour tous les enfants avant 6 ans
  15. ↑ Roush SW, Murphy TV, Vaccine-Preventable Disease Table Working Group, Historical comparisons of morbidity and mortality for vaccine-preventable diseases in the United States, JAMA, 2007;298:2155-2163
  16. ↑ "Les campagnes d'Ă©radication reposant entiĂšrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnĂ©es de succĂšs dans quelques pays mais Ă©chouĂšrent dans la plupart des cas.", L'Ă©radication mondiale de la variole, rapport final de la Commission mondiale pour la certification de l'Ă©radication de la variole, dĂ©cembre 1979.
  17. ↑ source : Quid 2006
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Liens internes

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   Clue 9 Svensk Ordbok

  • vaccĂ­n — s. n., pl. vaccĂ­nuri 
   Romanian orthography

  • vaccin — i, o (L). Of a cow; vaccine 
   Dictionary of word roots and combining forms

  • vaccin — nm. VAKSIN (Albanais, Montagny Bozel, Villards ThĂŽnes) 
   Dictionnaire Français-Savoyard


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