Usumbura

Bujumbura

Bujumbura
Bujumbura, Burundi
Population 800 000 (2008)
Pays Burundi
Fondation 1897
Province Bujumbura-Ville
Situation géographique 3°22'34" Sud, 29°21'36" Est
Zone horaire UTC +1
Situation de Bujumbura au Burundi
Image de Bujumbura pris par satellite

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Sommaire

Géographie

Bujumbura, la ville capitale de la République du Burundi, est situé à l’Ouest du pays dans la Province de Bujumbura au bord du Lac Tanganyika. Ce lac, d’une superficie de plus de 32 000 km2, est le plus profond du monde après le lac Baïkal.

Climat

La ville de Bujumbura a aujourd’hui une superficie de 11.000 hectares (d’après la nouvelle délimitation) avec une altitude moyenne de 820 mètres. Le climat, de type tropical, offre un ensoleillement dominant toute l’année et une température moyenne de 23 °C, avec des pics à 28 ° - 30 ° C au cours des périodes les plus chaudes. Bujumbura, comme l’ensemble du pays, connaît 4 saisons : la grande et la petite saison sèche, la grande et la petite saison pluvieuse..

Démographie

Estimée à 60.000 habitants en 1962, Bujumbura compte actuellement une population résidente de 500.000 habitants (d’après l’estimation réalisée en 2005 à l’occasion des élections). La population active dépasse les 300.000 habitants. Mais cette population (résidente) est inégalement répartie. Elle se regroupe surtout dans les quartiers périphériques du noyau de la Capitale où la densité atteint parfois plus de 2.000 habitants au km². Elle est essentiellement jeune. En 1971, 54% de la population avaient moins de 20 ans. Une partie croissante des salariés travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que les agriculteurs voient leur surface de terre cultivable diminuer avec l’urbanisation croissante, les poussant à exercer leur activité aux abords de la ville. Bujumbura, abrite plus d’une soixantaine de nationalités, notamment Rwandaise, Congolaise, Belge, Hindoue, Pakistanaise, Française.

Histoire

Le noyau originel de Bujumbura fut un terrain de 100 hectares acheté au Chef local le 10 août 1897 par des Missionnaires Allemands. En 1901, Usumbura devint le chef-lieu du district du Rwanda-Urundi et acquit en 1934 le statut de centre extracoutumier, dépendant directement de Léopoldville (Congo Belge, l’actuelle République Démocratique du Congo). Usumbura s’est développée pour devenir une véritable ville pendant la période de tutelle belge (1922-1962) et l’Administration coloniale en fit la Capitale du Rwanda-Urundi. En 1960, Usumbura fut érigée en Commune Urbaine. À la promulgation de la constitution du 16 octobre 1962, le Mot « USUMBURA » fut remplacé par « BUJUMBURA ».

Bujumbura acquit le statut de Municipalité en 1977 (Décret no 1/26 du 30 juillet 1977 portant réforme de l’organisation communale).

La ville de Bujumbura apparaît comme un agrégat discontinu de quartiers aux visages très différents. Au moment de l’accession du Burundi à l’Indépendance en 1962, Bujumbura ne comprenait que quelques petits quartiers. Actuellement, elle compte de nombreux quartiers résidentiels inégalement équipés en infrastructures.. Sa zone industrielle s’étend de plus en plus. Progressivement, la ville se transforme et acquiert une silhouette qui la place au même rang que les autres métropoles africaines en voie de modernisation.

La période précoloniale (le 19ème siècle)

Le royaume enclavé du Burundi, comme plusieurs pays Africains, a dû attendre la colonisation pour être connu par le monde moderne et ainsi bénéficier de ses techniques avancées d’archivage. C’est pour cela que l’Histoire de notre pays avant cette époque est quelque peu vague et l’on doit se reporter aux sources orales traditionnelles pour apprendre comment le Burundi était alors.

La plaine du Lac Tanganyika – l’Imbo – où se trouve Bujumbura fait parti du Burundi depuis des siècles. Néanmoins, il n’y a vraiment pas beaucoup à raconter à propos de ce milieu chaud, humide, marécageux et propice aux maladies tropicales, qui n’était pas un endroit vraiment aimé par les Burundais : en faite, ils l’évitaient ! La peur d’Imbo était si importante qu’une vieille tradition interdisait à un Mwami (un Roi Burundais) de voir le lac sous peine de mort ! Quand Mwami Mwezi Gisabo défia involontairement (sous la pression allemande) cette interdiction par sa première visite dans la région – et sa première vision du Lac – il mourut mystérieusement pendant son retour à Gitega, le 19 août 1908. En outre, l’histoire – tant traditionnelle que moderne – fait allusion à un Marché de Mukaza qui se serait trouvé dans l’emplacement de l’actuel marché central, et autour duquel plusieurs attroupements se seraient créés à partir des années 1850.

Le Lac Tanganyika aussi resta bien caché du monde jusqu’aux débuts du 19e siècle, quand il fut découvert pour la première fois par un Munyamwezi de Zanzibar nommé Lieben Saïd qui, dit-on, aurait effectué son deuxième voyage sur le lac en 1831. En 1844, les zanzibarites Saïd Bin Habib et Afifi auraient voyagé le long des rives du Lac et en 1850 plusieurs zanzibarites y avaient déjà installé des comptoirs de commerce dont Uvira en l’actuel République Démocratique du Congo.

Vers 1870, les zanzibarites auraient essayé de prendre le contrôle de toute la plaine de l’Imbo et des régions environnantes dont le royaume du Burundi, mais ils auraient été vaincus par les Abadasigana (l’armée royale) de Mwezi Gisabo. Et pourtant, ils ont quand même pu s’installer dans la région du Buzige (l’actuel Bujumbura) où ils pratiquaient le commerce et le trafic d’esclaves. En 1885, Mohamed Bin Khalfan – connu sous le nom de Rumaliza - avait parvenu à contrôler toute la plaine à partir de sa résidence à Magara, et tous les princes et les chefs de Gisabo étaient sous son influence.

Aussi pendant ce temps, des missionnaires ont tenté de s’installer dans le Buzige : les « Missionnaires d’Alger » du Cardinal Lavigerie ont tenté de s’installer sur les rives septentrionales du lac, mais sans succès, suite aux conflits d’intérêt entre eux et les zanzibarites : et ainsi la mission « Saint Antoine de l’Uzige » (l’actuel Paroisse Saint Michel) fut fermée en 1879.

Parmi les nombreux visiteurs de la région pendant le 19e siècle on peut également noter les célèbres explorateurs Richard F. Burton et John H. Speke (1858), Henry M. Stanley et David Livingstone (1871 et 1876), et Oscar Baumann dont la visite en 1892 fut suivie de l’établissement de la première station militaire Allemande à Kajaga (Mutimbuzi, Bujumbura Rural) en 1896 : cette année marque le début de l’ère colonial au Burundi.

L'Ère Colonial (1896 - 1962)

Pendant la colonisation, Bujumbura, alors connu comme Usumbura (et surnommé Usa) était une ville coloniale dont les habitants étaient exclusivement des non Burundais. Ceci était parce qu’il fallait avoir un travail payant pour avoir la permission de résider à Usumbura.

La colonisation belge (1916 - 1962)

En 1916 quand les Belges réceptionnèrent le Ruanda-Urundi, Usumbura fut maintenue comme capitale de la colonie.

La ville continua à se développer sur des sites caractérisés par la séparation des communautés raciales. En effet, en juin 1925, un édit stipula la création de « cités africaines » et en 1928 les africains du quartier Swahili furent déplacés vers deux nouveaux villages : Buyenzi (en 1928) et Kabondo (en 1932). Le quartier swahili, désormais exclusivement asiatique fut rebaptisé « quartier asiatique » en 1930 et il porte toujours ce nom.

Les cités africaines quant à elles ne durèrent même pas 10 ans : En 1941, le village de Kabondo qui était devenu très insalubre fut détruit. La population qui l’occupait fut temporairement déplacé vers un autre site, près de l’aérodrome (aux environs de l’actuel stade Prince Louis Rwangasore). Dans l’entre-temps, deux nouveaux quartiers étaient en cours de construction : le quartier belge A (actuel Bwiza) et Buyenzi qu’on reconstruisait suivant un nouveau plan : ces deux quartiers furent classifiés comme « centres extra coutumiers » par un édit du 22 décembre 1941 : ils devaient accommoder les africains « évolués ».

Les Belges quant à eux s’installèrent dans ce qui fut le quartier allemand, et au fur et à mesure que la ville croissait, on y ajoutait des quartiers résidentiels, administratifs et commerciaux pour les Européens.

Usumbura était la capitale économique et politique du Ruanda-Urundi et elle était considérée comme l’ouverture de l’Empire Colonial Belge vers l’Océan Indien, donc la ville se développa rapidement : il y’eut un grand flux de capitaux et de la main d’œuvre fut importée de la Tanzanie et du Congo pour construire la ville.

Plus de main d’œuvre signifiait que les centre extra coutumiers se densifiait, ainsi il fallait en créer de nouveaux : le quartier belge fut ainsi élargi par 2 nouveaux quartiers : le quartier B (Rohero II) au Sud et le « Fond d’avance » (Nyakabiga) au Nord. Entre 1952 et 1957, sur la rive droite de la Ntahangwa, Ngagara (quartiers 1 à 5), Kinama et Kamenge furent construits par l’Office des Cités Africaines (OCAF). Ces nouveaux centres étaient actuellement destinés aux clercs africains, dont beaucoup de burundais, et pour cette raison, ils sont considérés comme les résidences des premiers intellectuels Burundais.

Après la seconde guerre mondiale, les quartiers commerciaux et administratifs européens furent élargis vers l’actuel stade « Prince Louis Rwagasore ». Les quartiers résidentiels avaient aussi grandi vers l’Est (Rohero I) et vers le Sud (Zeimet). C’est aussi pendant cette période que les bâtiments du « Collège du Saint Esprit » (aujourd’hui le Campus Kiriri) furent érigés.

Le quartier industriel fut également élargi, le port se trouvait à son emplacement actuel dès 1950, et un nouvel aéroport fut construit : c’est celui que les hauts dignitaires du pays utilisent quand ils voyagent.

De 1962 à 1990

Le 1er Juillet 1962, le Burundi était un pays indépendant avec Bujumbura comme sa capitale.

La ville continua à se développer : de nouveaux quartiers furent créés sur des espaces qui jadis séparaient les quartiers raciaux, et les vieux quartiers s'intensifiaient.

En 1963, les eaux du Lac Tanganyika et des ses affluents montèrent et causèrent le déplacement d’une grande population : Ainsi, Cibitoke fut crée dans le but de les accueillir. Le quartier belge B fut également agrandi vers la mission Saint Michel et fut renommé « Rohero II » en 1964.

En 1968, l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS), investi beaucoup de fonds dans la création d’un nouveau quartier : le quartier INSS. Rohero I fut agrandi pour rencontrer Rohero II, Mutanga (Sud) est né et Kabondo re-naquit. Les quartiers administratifs et commerciaux furent également agrandi, et entre 1962 et 1980 les habitants de Bujumbura ont vu la construction des bureaux de la RTNB (Radio Télévision Nationale du Burundi), du Campus Kamenge, de l’immeuble du ministère des Finances, parmi tant d’autres.

À partir de 1980, Bujumbura grandit au delà de la Kanyosha vers le Sud et vers Gikoma au Nord.

En 1983, les quartiers 6 et 7 de Ngagara furent créés, Kwijabe était en cours de construction et Kinindo ainsi que Kinanira (autour de l’École Internationale de Bujumbura) furent lotis. Mutanga traversa la Ntahangwa en donnant naissance à Gihungwe (Mutanga Nord) qui grandirait encore vers le Nord pour donner naissance à Gihosha. Au Nord, des milliers de maisons étaient en train d’être construites par la SOCARTI, pour donner naissance à un quartier qui aujourd’hui fait partie de la commune urbaine de Kamenge.

Administration

La municipalité de Bujumbura est une entité administrative dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion. La Mairie est subdivisée en treize communes urbaines : Rohero, Nyakabiga, Bwiza, Buyenzi, Kamenge, Kinama, Cibitoke, Ngagara, Musaga, Buterere, Kanyosha, Kinindo et Gihosha.

Chaque commune est subdivisée en autant de quartiers que l’exige son étendue. Les communes sont dirigées par des Administrateurs et les quartiers par des Chefs de quartiers.

Les organes de la Mairie sont le Maire et le Conseil Municipal. Le Maire est nommé par le Président de la République sur proposition du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, parmi les citoyens signalés pour leur compétence, leur dévouement, leur intégrité morale et leur patriotisme. Le Maire est le représentant légal de la Municipalité et de la population et est placé sous l’autorité de son Ministre de tutelle. En sa qualité d’animateur du développement, il coordonne toutes les activités des services oeuvrant dans sa circonscription. Il exerce la tutelle administrative et financière sur les établissements et les projets initiés par la Mairie. Il exerce également les pouvoirs et attributions que les lois et règlements lui confèrent notamment un pouvoir général de Police dans sa municipalité. Le Conseil Municipal est composé de quinze membres désignés par le Ministre de tutelle sur proposition du Maire. Les membres sont choisis parmi la population urbaine et dans toutes les catégories socio-professionnelles. Le Conseil municipal exerce un pouvoir délibérant et décisionnel pour toutes les questions relatives aux programmes de développement et à l’administration des finances municipales. Il a un rôle consultatif pour toutes les autres questions, notamment celles relatives à la sécurité et à la politique générale de la Municipalité. Selon les besoins du moment, le Maire peut d’initiative élargir le cadre de consultation populaire en mettant en place par décision municipale d’autres organes locaux comme par exemple la commission municipale consultative des sages ou la commission municipale consultative de la jeunesse. Evolution de l’administration municipale :la loi du 20 avril 2005 a institué la décentralisation dans l’ensemble des communes du pays, sauf à Bujumbura qui continue à fonctionner sur le principe déconcentré. Cette situation n’est pas sans poser de nombreux problèmes dans une capitale où les autorités locales des 13 communes urbaines ont été élues au suffrage universel direct, sans pour autant disposer de pouvoirs locaux et des moyens correspondants. Une étude sur la décentralisation urbaine de Bujumbura doit être réalisée prochainement afin de proposer une solution qui permettrait à la capitale du Burundi d’être gérée dans un cadre nouveau, propice au développement sur fond de démocratie et de participation citoyenne.

Economie

L’attrait de Bujumbura, malgré sa situation excentrée et son climat relativement chaud, s’explique comme pour toutes les villes du monde par la présence d’activités et son dynamisme économique, en comparaison avec le reste du pays. C’est la raison fondamentale des migrations vers la capitale du Burundi. L’aéroport et le port de Bujumbura jouent un rôle essentiel dans la circulation des flux économiques.

Les secteurs primaire et secondaire

Si 70% des personnes actives de Bujumbura sont employées dans le secteur tertiaire, 16% dans le secteur secondaire, 14% seulement le sont dans le secteur primaire. À l’intérieur des limites de la commune urbaine, les terrains libres utilisés pour l’agriculture représentent plus de la moitié de la superficie totale. Ils se situent généralement dans l’espace nouvellement intégré à la commune, les agriculteurs étant nombreux dans les anciens villages périphériques au Sud et au Nord-Ouest de la ville. Du point de vue de l’importance économique, le secteur primaire est dominé par la pêche dans le lac Tanganyika. En 1989, le secteur secondaire comprenait 104 entreprises : des industries de transformation de produits agricoles (déparchage du café, huileries, laiteries) et d’industries d’import substitution (brasserie, textile, chaussures, chimie, constructions métalliques, travail du bois). Cela représentait un total de 8.000 personnes, soit 83% des travailleurs des entreprises officielles du secteur secondaire du pays. Le second volet est formé par l’artisanat dont la production est destinée en quasi-totalité aux habitants de Bujumbura, à la différence des entreprises industrielles travaillant pour un marché national et international. La majeure partie des artisans pratique des activités issues de l’urbanisation et des conditions nouvelles de la vie quotidienne. Leurs activités multiformes ne sont pas déclarées lorsqu’il s’agit de travailleurs isolés n’utilisant aucune main-d’œuvre. Les économistes rangent ces derniers dans le secteur informel qui regroupe aussi tous les acteurs du commerce au micro-détail et les petits services, dont les prestations domestiques.

Le secteur tertiaire

Les fonctions politiques et administratives qui découlent du rôle de capitale expliquent la présence de 62% des fonctionnaires du pays à Bujumbura et de 90% des étrangers non africains. Les salaires perçus permettent l’emploi d’un personnel de maison fort nombreux : cuisiniers, aides cuisiniers, gardiennes d’enfant, gardiens de nuit, jardiniers. La fonction de capitale a non seulement multiplié les services administratifs mais aussi tous les services sociaux et scolaires en raison de la masse de population rassemblée et du niveau de vie plus élevé qu’ailleurs. Bujumbura possède les trois grands hôpitaux du pays : le Centre Hospitalier Universitaire Roi Khaled, la Clinique Prince Louis Rwagasore et l’Hôpital Prince Régent Charles. L’hôpital militaire complète l’ensemble hospitalier. C’est aussi le siège de l’université avec ses différents facultés ou instituts (excepté l’Institut Supérieur d’Agriculture dont le siège est à Gitega, deuxième ville du pays). Le nombre des établissements scolaires augmente sans cesse avec la croissance démographique. Ceci se concrétise par le taux de scolarisation le plus élevé du Burundi et par un pourcentage de personnes parlant français atteignant 40% de la population. Bujumbura est non seulement le siège du gouvernement mais aussi celui des plus hautes instances militaires (quartier général des Forces Armées), politiques et syndicales. Enfin tous les organismes bancaires, de crédit et d’épargne, ont leur siège social à Bujumbura, ce qui est particulièrement dynamisant pour le développement des activités commerciales. La capitale regroupe 70% des commerçants officiels du Burundi. Dans le commerce de gros et de demi gros le nombre de burundais est en augmentation constante, bien que la présence étrangère, asiatique (Pakistanais, Hindous, Arabes des Emirats du Golfe) et européenne (Grecs, surtout), demeure importante. En fait, comme dans tous les pays de l’Afrique tropicale, c’est la démultiplication des opérations commerciales qui fournit un grand nombre d’emplois. Dans les quartiers populaires, les petites boutiques sont partout présentes. Le nombre de commerçants est d’autant plus grand que le commerce est plus fractionné afin de permettre aux moins fortunés d’acheter des produits à l’unité ou en très petites quantités (exemple des cigarettes ou du sucre). Enfin, une part très active du commerce est assurée par les bars et les hôtels.

Les marchés

La ville de Bujumbura compte une cinquantaine de marché mais les plus grands échangent commerciaux s'effectuent au marché centrale de Bujumbura.

Le marché central

Situé à mi-hauteur le long de la chaussée Rwagasore, derrière la gare des autobus, le marché central de Buja est une curiosité à ne pas manquer. C’est un marché couvert dont la construction date du début des années 1990, avec de petites boutiques aménagées à l’intérieur. Depuis qu’il est devenu trop exigu, des vendeurs s’installent aussi à l’extérieur, de manière assez anarchique. Associée à la présence des bus et minibus de transport, l’extension en façade du marché, à même la chaussée, est l’une des raisons pour lesquelles la chaussée Rwagasore est si encombrée le matin et à l’heure du déjeuner. Pendant les périodes aiguës de la guerre, quand les citadins n’osaient plus trop s’écarter du centre-ville, les marchés des quartiers périphériques ont été désertés et la majeure partie des vendeurs s’est reportée sur le marché central. Aujourd’hui encore, même si une tendance se dessine pour une redynamisation des marchés périphériques, le marché central continue de capter l’essentiel des échanges commerciaux courants dans la capitale. On y trouve absolument tout, de l’alimentation (fruits, légumes, gâteaux, poissons séchés) aux biens de consommation courants (savon, lessive, cahiers, stylos, vaisselle…) en passant par les vêtements neufs ou d’occasion et les chaussures. Un petit tour du côté des fripes est souvent intéressant : on peut y trouver des vêtements de grande marque française par exemple, en bon état et à des prix défiant toute concurrence ! Mais il faut absolument marchander, cela fait partie des règles de l’échange.

Piste entre Mombasa et Bujumbura

Du port de Mombasa au Kenya, jusqu'à Bujumbura, au Burundi, une piste (la "route 109") draine sur 1 500 km l'essentiel des échanges de cette partie de l'Afrique orientale.

Références

Ce document provient de « Bujumbura ».

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Usumbura de Wikipédia en français (auteurs)

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