Uranium

ÔĽŅ
Uranium
Uranium
Protactinium ‚Üź Uranium ‚Üí Neptunium
Nd
  Structure cristalline orthorhombique

92
U
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
                                                               
                                   
‚ÜĎ
U
‚Üď
Uqb
Table compl√®te ‚ÄĘ Table √©tendue
Informations générales
Nom, symbole, numéro Uranium, U, 92
Série chimique Actinides
Groupe, période, bloc L/A, 7, f
Masse volumique 19,1 g¬∑cm-3 [1]
Couleur Gris métallique
No CAS 7440-61-1
No EINECS 231-170-6
Propriétés atomiques
Masse atomique 238,02891 ¬Ī 0,00003 u[1]
Rayon atomique (calc) 175 pm
Rayon de covalence 1,96 ¬Ī 0,07 √Ö [2]
Rayon de van der Waals 186
Configuration électronique [Rn] 7s2 5f3 6d1
√Člectrons par niveau d‚Äô√©nergie 2, 8, 18, 32, 21, 9, 2
√Čtat(s) d‚Äôoxydation +3, +4, +5, +6
Oxyde base faible
Structure cristalline Orthorhombique
Propriétés physiques
√Čtat ordinaire Solide
Point de fusion 1 135 ¬įC [1]
Point d‚Äô√©bullition 4 131 ¬įC [1]
√Čnergie de fusion 15,48 kJ¬∑mol-1
√Čnergie de vaporisation 477 kJ¬∑mol-1
Volume molaire 12,49√ó10-6 m3¬∑mol-1
Pression de vapeur 1,63√ó10-8 Pa √† 453,7 K [r√©f. n√©cessaire]
Vitesse du son 3 155 m¬∑s-1 √† 20 ¬įC
Divers
√Člectron√©gativit√© (Pauling) 1,38
Chaleur massique 120 J¬∑kg-1¬∑K-1
Conductivit√© √©lectrique 3,8√ó106 S¬∑m-1
Conductivit√© thermique 27,6 W¬∑m-1¬∑K-1
√Čnergies d‚Äôionisation[3]
1re : 6,1941 eV 2e : 10,6 eV
Isotopes les plus stables
iso AN Période MD Ed PD
MeV
232U {syn.} 68,9 a őĪ
FS
cluster
5,414
‚ÄĒ
 ?
228Th
PF
Pb
233U {syn.} 159,2 ka őĪ
FS
cluster
4,909
‚ÄĒ
 ?
229Th
PF
Pb
234U 0,0056 % 245,5 ka őĪ
FS
clusters
4,859
‚ÄĒ
 ?
230Th
PF
Pb ; Hg
235U 0,720 % 703,8 Ma őĪ
FS
clusters
4,679
‚ÄĒ
 ?
231Th
PF
Pb ; Hg
236U {syn.} 23,42 Ma őĪ
FS
cluster
4,572
‚ÄĒ
 ?
232Th
PF
206Hg
238U 99,2745 % 4,4688 Ga őĪ
FS
4,270
‚ÄĒ
234Th
PF
Précautions
√Čl√©ment radioactif
√Čl√©ment radioactif
Directive 67/548/EEC[4]
Très toxique
T+
Phrases R : 26/28, 33, 53,
Phrases S : (1/2), 20/21, 45, 61,
SIMDUT[5]
Produit non classifié
SGH[6]
SGH06 : ToxiqueSGH08 : Sensibilisant, mutag√®ne, canc√©rog√®ne, reprotoxique
Danger
H300, H330, H373, H413,
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'uranium est un élément chimique de symbole U et de numéro atomique 92. C'est un élément naturel assez fréquent, d'abondance supérieure à celle de l'argent, comparable à celle du molybdène ou de l'arsenic, quatre fois moins abondant que le thorium. Il se trouve partout à l'état de traces, y compris dans l'eau de mer.

C'est un m√©tal lourd radioactif (√©metteur alpha) de p√©riode tr√®s longue (~ 4,5 milliards d'ann√©es pour l'uranium 238 et ~ 700 millions pour l'uranium 235). Sa faible radioactivit√©, additionn√©e √† celle de ses descendants dans sa cha√ģne de d√©sint√©gration, g√©n√®re une puissance de 0,1 Watt par tonne, ce qui en fait, avec le thorium (quatre fois plus abondant, mais trois fois moins radioactif), la principale source de chaleur qui tend √† maintenir les hautes temp√©ratures du manteau terrestre, en ralentissant de beaucoup son refroidissement.

L'isotope 235U est le seul isotope fissile naturel. Sa fission lib√®re une √©nergie voisine de 200 MeV par atome fissionn√©. Cette √©nergie est plus d'un million de fois sup√©rieure √† celle des combustibles fossiles pour une masse √©quivalente. De ce fait, l'uranium est devenu la principale mati√®re premi√®re utilis√©e par l'industrie nucl√©aire.

Les r√©serves 3P (prouv√©es + probables + possibles) d'uranium √©taient estim√©es par l'AIEA √† 5,4 millions de tonnes dans le monde en 2009[7] r√©parties essentiellement entre l'Australie (31 %), le Kazakhstan (12 %), le Canada (9 %) et la Russie (9 %) ; la production mondiale s'est √©lev√©e quant √† elle √† environ 50 000 tonnes en 2009[8] r√©partis entre le Kazakhstan (28 %), le Canada (20 %), l'Australie (16 %), la Namibie (9 %), la Russie (7 %), le Niger (6 %) et l'Ouzb√©kistan (5 %).

Sommaire

Uranium naturel

Abondance

L'uranium est une ressource non renouvelable, pas toujours facilement exploitable dans des conditions économiques acceptables.

L'uranium est répandu dans les profondeurs du globe terrestre. La désintégration d'uranium 238 et 235 et d'autres radionucléides[9] entretiennent encore en énergie thermique le noyau terrestre, mais surtout[10] le manteau rocheux terrestre, et donc toute la géothermie.

Il est plus abondant dans la nature que l'or ou l'argent[11]. Il est √©galement pr√©sent dans toute l'√©corce terrestre, surtout dans les terrains granitiques et s√©dimentaires, √† des teneurs d'environ 3 g/tonne[12]. Ainsi, le sous-sol d'un jardin sur un carr√© de 20 m de c√īt√© peut-il en contenir, sur une profondeur de 10 m, environ 24 kg. Ce qui fait de l'ordre du millier de milliards de tonnes rien que pour l'√©corce terrestre, sans compter le manteau. En termes de r√©serve mondiale, cependant, l'immense majorit√© de cette masse est bien s√Ľr inexploitable dans les conditions √©conomiques actuelles. La gamme de valeur est tr√®s large selon les roches, et varie de 0,1 ppm dans les carbonates √† 350 ppm dans les phosphates[13].

L'eau de mer contient environ 3 mg d'uranium par m3 selon le CEA et la COGEMA[14], soit 4,5 milliards de tonnes d'uranium dissous dans les oc√©ans.

Les eaux douces en contiennent souvent aussi en diverses concentrations ; dont par exemple le Rh√īne qui en charrie environ 29 t/an, provenant essentiellement du ruissellement des roches uranif√®res des Alpes. Pourtant, en extraire de l'eau ne serait pas √©nerg√©tiquement rentable[15].

La production mondiale a commenc√© son expansion apr√®s 1945 et a atteint les 10 000 t. d√®s 1953, 50 000 t. en 1958, d√©croit jusqu'√† 30 000 t en 1965, remontre jusqu‚Äô√† un plateau de 65 000 en 1980, redescend jusqu‚Äô√† 30 000 t. dans les ann√©es 1990 et remonte dans les ann√©es 2000.

Au niveau mondial, la production de 2009 est estim√©e √† 50 572 tonnes, dont 27,3 % extraites du Kazakhstan, √Čtat qui a vu sa production en tr√®s forte hausse dans les ann√©es 2000 passant de 3 300 t en 2003 √† 17 803 t en 2001. D'autres ressources importantes sont d√©tenues par le Canada (20,1 %), l'Australie (15,7 %), la Namibie (9,1 %), la Russie (7,0 %), et le Niger (6,4 %). Elle est [16].

√Ä consommation constante, les r√©serves exploitables dans les conditions actuelles seront √† sec dans moins d'un si√®cle, estiment les experts du Energy Watch Group. Et encore, c'est une pr√©vision optimiste, tant la demande augmente, poussant d√©j√† les pays producteurs √† exploiter des gisements jug√©s peu rentables autrefois. Cependant, les quantit√©s exploitables peuvent √™tre multipli√©es par un facteur de l'ordre de 40 gr√Ęce √† la surg√©n√©ration, qui permet de recycler aussi bien l'uranium appauvri que les actinides produits.

Article d√©taill√© : R√©serves mondiales.

Dans la mer et les eaux naturelles

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.

Les concentrations en uranium (l'√©l√©ment chimique uranium) dans les eaux ¬ę naturelles ¬Ľ sont les suivantes :

  • La mer : 3,3 ¬Ķg/l[17]
  • Le Rh√īne : 0,56 ¬Ķg/l (d√©bit annuel d‚Äôuranium = 29 tonnes)
  • L'Indus : 4,94 ¬Ķg/l
  • Le Gange : 7 ¬Ķg/l
  • Le Huang He : 7,5 ¬Ķg/l

Dans les eaux de boisson :

  • Eau de Badoit : 58 ¬Ķg/l √† la source, 5,45 ¬Ķg/l apr√®s traitement[18]
  • Eau de Vichy : 20 ¬Ķg/l
  • Le seuil OMS pour les eaux de boisson est fix√© temporairement √† 2 ¬Ķg/l[19]

Ce seuil temporaire de 2003 de l'OMS est maintenant obsol√®te, le nouveau seuil est de 1,4 mg/l avec une recommandation √† 15 ¬Ķg/l depuis 2006 (voir aussi en fin d'article pour les r√©f√©rences).

Découverte

L'uranite, ou pechblende, est le minerai d'uranium le plus commun.
Minerai d'uranium.

L'uranium est mis en √©vidence en 1789 par le chimiste prussien Martin Heinrich Klaproth qui examine un morceau de roche qu'on lui a apport√© de Saint Joachimsthal[20]. Cette roche est de la pechblende (UO2), un minerai d'uranium. Klaproth donna le nom d'¬ę urane ¬Ľ ou ¬ę uranite ¬Ľ au compos√© qu'il venait d'identifier, en r√©f√©rence √† la d√©couverte de la plan√®te Uranus faite par William Herschel 8 ans plus t√īt (1781).

Ce n'est qu'en 1841 que le chimiste fran√ßais Eug√®ne-Melchior P√©ligot √©tablit que l'urane √©tait compos√© de deux atomes d'oxyg√®ne et d'un de m√©tal qu'il isola et nomma uranium. Il estima alors[21] la masse volumique de l'uranium √† 19 g/cm3.

Le Fran√ßais Henri Becquerel ne d√©couvrit la radioactivit√© de l‚Äôuranium que beaucoup plus tard, en 1896, lorsqu'il constata que des plaques photographiques plac√©es √† c√īt√© de sels d'uranium avaient √©t√© impressionn√©es sans avoir √©t√© expos√©es √† la lumi√®re. Les plaques avaient √©t√© noircies par les rayonnements √©mis par les sels : c'√©tait la manifestation d'un ph√©nom√®ne jusqu'alors inconnu, la radioactivit√© naturelle.

Gisements et exploitation

Article d√©taill√© : Extraction de l'uranium.

La solubilité de l’uranium est liée aux conditions d’oxydoréduction du milieu. Dans des conditions oxydantes (augmentation de la concentration en oxygène dissous), l’uranium devient plus facilement soluble (passage de la valence IV à la valence VI). Les conditions oxydantes favorisent la complexation de l’uranium en solution avec certains ligands[13]. Les principaux ligands sont, par ordre d’affinité décroissante:

L’uranium présente une très forte affinité pour les oxyhydroxydes de fer[13]. Cette adsorption peut s’effectuer très rapidement lors de changements des conditions d’oxydoréduction, une diminution de la teneur en oxygène (condition réductrice) engendre une précipitation rapide de l’uranium sous formes d’oxyde (UO2)[13]. C'est une telle précipitation qui est par exemple à l'origine du gisement d'Oklo.

Le minerai d'uranium est appelé uraninite, ou pechblende. Ce minerai, extrait notamment au Congo, au Canada, en Russie, au Kazakhstan, en Namibie et au Niger, est néanmoins trop peu concentré en isotope fissile pour être utilisé directement dans les centrales nucléaires de type Pressurized Water Reactor. C'est la raison pour laquelle il doit être purifié sous forme de yellowcake puis enrichi en uranium 235 dans des centrifugeuses. Les centrales de type CANDU utilisent l'uranium naturel mais exigent beaucoup d'eau lourde comme modérateur.

Procédé de synthèse

Deux √©tapes sont n√©cessaires √† la synth√®se :

Cette √©tape permet d'obtenir un nitrate d'uranyle UO2(NO3)2 de grande puret√© (>99,95 %).

  • la conversion en elle-m√™me :
    1. précipitation du nitrate d'uranyle par l'ammoniac gazeux pour obtenir du diuranate d'ammonium (NH4)2U2O7 (DUA),
    2. calcination du diuranate d'ammonium, vers 400 ¬įC, pour produire l'UO3,
    3. réduction de l'UO3 par l'hydrogène pour obtenir de l'UO2,
    4. hydrofluoration d'UO2 par l'acide fluorhydrique HF dans un four pour produire du tétrafluorure d'uranium UF4,
    5. réduction de l'UF4 avec Calcium finalement à obtenir du metal pure

Propriétés

Propriétés radiologiques

Article connexe : m√©decine nucl√©aire.

Produit fissible naturel

L'uranium 235 est le seul nucléide naturel qui soit fissile, ou fissible, autrement dit il peut, par capture de neutron, se scinder en deux noyaux fils avec émission de neutrons (fission nucléaire). Par suite, l'uranium enrichi en cet isotope est aujourd'hui utilisé comme combustible nucléaire dans les réacteurs nucléaires (voir cycle du combustible nucléaire) ou encore dans les armes nucléaires, que ce soient les bombes atomiques, ou comme amorce dans les bombes H.

Au contraire de l'uranium 235, l'uranium 238, lorsqu'il capture un neutron, ne fissionne pas (sauf neutrons rapides). Il devient de l'uranium 239 instable qui, par d√©sint√©gration ő≤-, va se transformer en neptunium 239. Or ce dernier est lui aussi radioactif ő≤-, et va alors donner naissance √† un nouveau noyau, le plutonium 239. Ce radioisotope est fissile, comme l'uranium 235. L'uranium 238 est un isotope fertile, qui peut produire des produits fissiles.

L'uranium 234 n'est, lui, ni fissile, ni fertile, et provient de la décomposition radioactive de l'uranium 238 comme indiqué dans la précédente section.

La fission d'un atome d'uranium 235 lib√®re de l'ordre de 200 MeV (la valeur exacte d√©pendant des produits de fission). De m√™me, la fission d'un atome de plutonium 239 lib√®re de l'ordre de 210 MeV. Ces valeurs sont √† comparer avec celles de la combustion de carburants fossiles, qui lib√®rent de l'ordre de 5 eV par mol√©cule de CO2 produit[22]: l'ordre de grandeur des √©nergies lib√©r√©es par les combustibles nucl√©aires est un million de fois plus importante que celle des √©nergies fossiles chimiques.

Le potentiel d'√©nergie de l'uranium n'est exploit√© que tr√®s partiellement dans les r√©acteurs actuels, mais la diff√©rence reste nette : 1 kg d'uranium naturel permet la production d'environ 500 000 MJ[23] dans un r√©acteur conventionnel, √† comparer avec les 49 MJ obtenus par 1 kg de gaz naturel, 45 MJ pour 1 kg de p√©trole, et 20 √† 30 MJ pour le charbon[24].

Les isotopes de l'uranium naturel

L'uranium a 17 isotopes, tous radioactifs, dont 3 seulement sont pr√©sents √† l'√©tat naturel : 238U ; 235U et 234U. On trouve dans une tonne d'uranium naturel pur 7,1 kg d'uranium 235 et 54 g d'uranium 234, le reste √©tant de l'uranium 238.

- Les isotopes 238U et 235U ont beaucoup d'applications, militaires notamment, mais aussi civiles, comme, par exemple, la datation de l'√Ęge de la Terre √† partir de la datation radiom√©trique √† l'uranium-plomb ou √† l'uranium-thorium.

Quelles que soient les teneurs en uranium des milieux, les proportions entre les deux principaux isotopes formant l'uranium naturel sont pratiquement les m√™mes : 238U : 99,28 % ; 235U : 0,71 %.

La proportion d'235U d√©cro√ģt √† l'√©chelle des temps g√©ologiques. Leur rapport de formation dans une supernova est de un √† 1,65[25], c'√©tait (approximativement) la proportion de l'uranium pr√©sent sur Terre il y a ~4,5 milliards d'ann√©es, ce qui est juste inf√©rieur √† l'√Ęge de la formation de ces isotopes (voir formation et √©volution du syst√®me solaire).

Il y a deux milliards d'ann√©es, lors de la p√©riode de fonctionnement du r√©acteur nucl√©aire naturel d'Oklo, la proportion d'235U √©tait encore de pr√®s de 4 %, ce qui a permis √† ce gisement d'atteindre la criticit√©, lors de la pr√©cipitation des compos√©s dissouts formant le nouveau minerai.

- Le troisi√®me isotope, 234U, appartient √† la cha√ģne de d√©sint√©gration de l'238U.
L'isotope 234 est toujours pr√©sent sur Terre, √† l'√©tat de traces, bien qu'il ait une demi-vie de seulement 245 500 ans ; car il est constamment g√©n√©r√© par d√©sint√©gration radioactive de l'isotope 238 (apr√®s 3 √©tapes : une transition őĪ donnant 234Th, puis deux transitions ő≤- donnant 234Pa, puis 234U). Quand il est √† l'√©quilibre s√©culaire, la proportion entre 238U et 234U est √©gale au rapport des demi-vies, soit 0,0056 %.

Cependant, les rapports isotopique peuvent varier l√©g√®rement d'un gisement √† l'autre, entre 0,005 % et 0,006 % pour l'234U[26], du fait d'une l√©g√®re diff√©rence de comportement dans le changement U6+‚ÜĒ U4+[27]. Le rapport isotopique 234U/238U peut √™tre perturb√© par diff√©rents processus environnementaux, tandis que le rapport 235U/238U reste assez largement constant[11].

L'industrie nucl√©aire produit deux autres isotopes artificiels de l'uranium, relativement stables √† √©chelle humaine :

  • L'isotope 236 est produit en r√©acteur par irradiation de l'isotope 235, qui dans pr√®s de 18 % des cas ne fissionne pas mais absorbe un neutron. Il tend √† s'accumuler dans l'uranium de recyclage, dont il augmente fortement la radioactivit√©, et dont (√©tant neutrophage) il diminue le potentiel √©nerg√©tique.
    Bien qu'ayant une demi-vie de 23 millions d'ann√©es, presque du centuple de celle de l'isotope 234, cet isotope a disparu depuis longtemps dans la nature. Son produit est du thorium 232, qui s'est ¬ę confondu ¬Ľ au thorium 232 ¬ę initial ¬Ľ et se trouve √† pr√©sent majoritairement sous cette forme ainsi que des √©l√©ments de sa cha√ģne de d√©sint√©gration.
  • L'isotope 233 est un √©l√©ment fissile produit en r√©acteur par irradiation du thorium. Il est √† la base du cycle du thorium. Sa demi-vie de 159 000 ans est largement sup√©rieure √† celle du plutonium.

Activité massique

Spectre gamma d'un minerai d'uranium, permet d'identifier la pr√©sence des radionucl√©ides 226Ra, 214Pb, 214Bi de la cha√ģne de d√©sint√©gration de l'uranium 238 (lui-m√™me non √©metteur gamma).

L'uranium pur est radioactif, son activit√© massique d√©pendant √† la fois de son enrichissement, et de la fra√ģcheur de sa purification chimique.

Si l'on consid√®re les isotopes purs de l'uranium, 238U a une activit√© massique de 12,4 Bq/mg, 235U de 80 Bq/mg, et 234U de 230 Bq/¬Ķg, soit 230 000 Bq/mg ‚ÄĒ quatre ordres de grandeur au-dessus des pr√©c√©dents.

  • L'uranium naturel, quand il est chimiquement purifi√© (essentiellement compos√© de 235U et de 238U en √©quilibre avec son descendant 234U), a une activit√© sp√©cifique de l'ordre de 25 Bq/mg. En amont, √† poids √©gal d'uranium, la radioactivit√© d'un minerai, o√Ļ il est en √©quilibre avec tous les √©l√©ments radioactifs de sa cha√ģne de d√©sint√©gration, est naturellement 3 (si le Radon peut s'√©chapper) √† 7 fois plus importante.
  • L'uranium enrichi est plus actif, partiellement du fait de l'activit√© plus importante de 235U (6,33 fois plus radioactif que l'238U), mais surtout √† cause de la concentration diff√©rentielle en 234U (10 000 fois plus radioactif que 238U), toujours pr√©sent √† l'√©tat de traces dans la cha√ģne de d√©sint√©gration de l'isotope 238. Elle atteint typiquement 2 500 Bq/mg pour un enrichissement de 90 % (uranium dit de qualit√© militaire). Pour les enrichissements de l'ordre de 3 %, destin√©s aux centrales nucl√©aires, l'activit√© sp√©cifique est de l'ordre de 60 Bq/mg.
  • Inversement, l'uranium appauvri est presque enti√®rement d√©barrass√© non seulement de sa fraction de l'isotope 235, mais √©galement de son descendant l'isotope 234. Imm√©diatement apr√®s l'enrichissement, son activit√© massique tend √† se rapprocher de celle de 238U pur, c'est-√†-dire de l'ordre de 12,5 Bq/mg (en pratique, un peu plus du fait de la pr√©sence r√©siduelle d'235U). Cependant, l'√©quilibre entre 238U et ses deux premiers descendants (le thorium 234 de p√©riode 24 jours, et le protactinium 234) est atteint rapidement, en 2 mois. La radioactivit√© sp√©cifique √† l'√©quilibre (avec ses deux premiers descendants) √©tant d√©j√† de 41,5 Bq/mg[28].

Propriétés chimiques

Valences III (rouge), IV (vert), V (instable) et VI (jaune) de l'uranium

De symbole U, l'uranium est le dernier √©l√©ment naturel du tableau p√©riodique. Chaque atome d'uranium poss√®de 92 protons et entre 125 et 150 neutrons.

À l'état pur, l'uranium solide est un métal radioactif gris à blanc (voire argenté), qui rappelle la couleur du nickel. Il est dur et très dense. De plus, l'uranium est l'atome le plus lourd (qui contient le plus de nucléons) présent naturellement sur la Terre.

En raison de son affinité pour l'oxygène, l'uranium s'enflamme spontanément dans l'air à température élevée, voire à température ambiante lorsqu'il se trouve sous forme de microparticules. Il est pyrophorique.

L’uranium a quatre valences possibles (+III à +VI), les valences IV et VI étant les plus répandues dans les minerais. Les conditions de passage de la valence IV à la valence VI dépendent du potentiel d’oxydoréduction du milieu[13].

Ainsi dans la nature, l'élément uranium se retrouve toujours combiné à d’autres éléments, tels l'oxygène, l'azote, le soufre, le carbone sous forme d'oxydes, de nitrates, de sulfates ou de carbonates. On le trouve, par exemple, combiné à l'oxygène dans l'uranite et la pechblende, deux des principaux minerais d'uranium, constitués d'oxyde uraneux (UO2).

Enfin, les ions uranyle UO22+ se dissolvent tr√®s bien dans la plupart des acides, comme dans l'acide nitrique HNO3 ou l'acide fluorhydrique HF en donnant des sels d'uranyle tels que le nitrate d'uranyle UO2(NO3)2. L'√©quation de la dissolution de l'ion uranyle en sel d'uranyle dans l'acide nitrique est la suivante :

UO22+ + 2 NO3- ‚Üí UO2(NO3)2.

Dérivé organo-uranien

Comme la plupart des métaux, l'uranium a une chimie organo-métallique et de nombreux complexes organo-métalliques tel l'uranocène sont connus.

Applications

Utilisations historiques

Plateau en ouraline fluorescent sous éclairage ultraviolet.

Le minerai d'uranium a √©t√© utilis√© comme pigment dans la verrerie, la c√©ramique et la fa√Įence, sous forme de diuranate de sodium ou d'ammonium[11]. Dans le verre, l'uranium est typiquement utilis√© √† des concentrations de 0,1 % √† 2 % en masse pour produire de l'ouraline, solide d'un jaune fluorescent ou l√©g√®rement vert facile √† identifier[11]. Il a √©t√© utilis√© pour colorer des c√©ramiques dentaires √† de tr√®s faibles concentrations[11]. Il produit une pigmentation jaune √† faibles concentrations, puis cr√®me, orange, brun, vert, ou noir, quand la concentration augmente[11].

Il sert également de catalyseur dans certaines réactions chimiques spécialisées et dans des films photographiques[11].

L'uranium appauvri a également été utilisé pour ces emplois physico-chimiques[11]. Sous forme d'acétate d'uranyle et de zinc (réactif de Blanchetière), il donne des cristaux jaune-verts fluorescents avec les ions sodium Na+. Il permet donc de caractériser facilement ce métal lors des analyses en chimie minérale.

Industrie nucléaire

Pastilles de combustible nucléaire d'uranium.

Historiquement, la première utilisation du minerai d'uranium par l'industrie nucléaire a été d'en extraire le radium, pour des applications médicales.

Le principal usage contemporain de l'uranium exploite ses propriétés nucléaires.

Contr√īle des mati√®res nucl√©aires

L'uranium est une matière nucléaire dont la détention est réglementée (Article R1333-1 du code de la défense).

Uranium appauvri

L'uranium appauvri, un sous-produit de l'enrichissement de l'uranium, est tr√®s pris√© pour sa duret√© et sa densit√©. Il est pyrophorique, employ√© comme arme antichar dot√©e d'un fort pouvoir √† la fois p√©n√©trant et incendiaire : √† tr√®s haute vitesse, il perfore ais√©ment les blindages en s'enflammant lors de l'impact, provoquant un incendie qui fait exploser le v√©hicule touch√©. Ainsi, des munitions √† base d'uranium appauvri (obus de 20 √† 30 mm des avions ou h√©licopt√®res chasseurs de chars) ont √©t√© utilis√©es lors des guerres du Golfe (guerre du Kowe√Įt et guerre en Irak) et du Kosovo.

Dans ses emplois militaires, l'uranium appauvri est également utilisé pour faire des plaques de blindages[11].

L'uranium appauvri a aussi été utilisé comme contrepoids en aviation, sur les premiers Boeing 747, les McDonnell Douglas DC-10, les Lockheed L-1011 TriStar par exemple[11], ce qui pose le problème du recyclage de ces avions qui, pour beaucoup, arrivent en fin de vie. Dans cet emploi, il est progressivement remplacé par le tungstène[11]. La quille de certains voiliers de compétition ont contenu ce matériaux.

Il est également plus efficace que le plomb[11] pour les écrans de protection radiologique.

Avec un compl√©ment de plutonium, l'uranium appauvri constitue un combustible nucl√©aire appel√© ¬ę combustible MOX ¬Ľ. Il sert d'√©l√©ment fertile dans les r√©acteurs, o√Ļ l'238U se transforme par irradiation en 239Pu fissile.

Toxicité

Toxicité chimique

L'uranium présente une toxicité comparable à celle d'autres métaux lourds, du même ordre que celle du plomb. La dose létale pour l'homme semble être de quelques grammes[29].

La majeure partie de l‚Äôuranium p√©n√©trant dans l‚Äôorganisme (plus de 95 %) n‚Äôest pas absorb√©e et s‚Äô√©limine dans les f√®ces. Environ 67 % de l‚Äôuranium sanguin est filtr√© par les reins et excr√©t√© dans les urines dans les 24 heures[30].

Le syst√®me digestif absorbe globalement entre 0,2 et 2 % de l‚Äôuranium pr√©sent dans l‚Äôeau et les aliments. Les compos√©s solubles de ce m√©tal sont plus facilement absorb√©s que les compos√©s insolubles[30]. Le contenu normal d'un corps humain en √©quilibre avec son environnement est de l'ordre de 90 √† 150 ¬Ķg d'uranium[31], r√©sultant d'un apport journalier de l'ordre de 1 √† 2 ¬Ķg/jour par l'eau courante et l'alimentation. Les deux tiers s'accumulent dans les os, 16 % dans le foie, 8 % dans les reins et 10 % dans les autres tissus[30].

Le rein est l'organe critique pour la toxicit√© chimique. Les √©tudes √† long terme portant sur des professionnels expos√©s √† l‚Äôuranium ont signal√© certains troubles de la fonction r√©nale selon l‚Äôintensit√© de l‚Äôexposition. Il semblerait n√©anmoins d‚Äôapr√®s certaines donn√©es que ces troubles puissent √™tre transitoires et que la fonction r√©nale revienne √† la normale apr√®s √©limination de la source d‚Äôune exposition excessive[30]. Le seuil de toxicit√© chimique r√©nale est estim√© √† 70 ¬Ķg/kg de poids corporel ou 16 ¬Ķg/g de rein (limite de 3 ¬Ķg/g de rein pour la protection des travailleurs)[32].

Radiotoxicité

Quel que soit son enrichissement, la radioactivit√© de l'uranium est toujours du type alpha de l'ordre de 4,5 MeV. Sa radiotoxicit√© d√©pend donc de son activit√© massique et faiblement de sa composition. Elle est de l'ordre de 0,6 ¬ĶSv/Bq (F) √† 7 ¬ĶSv/Bq (S) en inhalation, 0,05 ¬ĶSv/Bq (F) √† 0,008 ¬ĶSv/Bq (S) en ingestion, les poumons et les os √©tant alors les organes critiques[33].

La radiotoxicit√© de l'uranium serait du m√™me ordre de grandeur que celle de la toxicit√© chimique : elle l'emporte pour des enrichissements sup√©rieurs √† 6 %, la toxicit√© chimique √©tant sinon pr√©pond√©rante[28].

Effets sur la reproduction

L'uranium est aussi reprotoxique via notamment un effet d√©l√©t√®re sur les organes reproducteurs ; soit du fait de sa radioactivit√©, soit du fait de sa chimiotoxicit√©, et peut-√™tre des deux.
L'uranium a chez l'animal des effets d√©montr√©s ; sur le syst√®me reproducteur: Chez le rongeur de laboratoire, la barri√®re h√©mato-testiculaire (ou BHT) qui √©tait r√©put√©e prot√©ger le testicule peut en √™tre franchie par le plutonium, l'am√©ricium et le polonium au moins gr√Ęce √† la transferrine.

  • De l'uranium est significativement trouv√© dans les testicules de rats ayant re√ßu un implant d'uranium dans le muscle d'une des pattes. Les r√©cepteurs √† la transferrine pr√©sent dans l'√©pith√©lium s√©minif√®re humain pourrait donc expliquer la pr√©sence d'uranium dans le sperme de soldats bless√©s par des munitions √† l'uranium appauvri.
  • Des rats ayant des implants sous-cutan√©s d'uranium, et des souris abreuv√©es d'eau contenant de l'uranium produisent des cellules de Leydig alt√©r√©es, ce qui perturbe la production d'hormones st√©ro√Įdes et se traduit par un sperme d√©grad√© (spermatozo√Įdes moins nombreux et moins mobiles), expliquant les observations faites d√®s 1949 de diminution du nombre de port√©es et du nombre de petits par port√©e chez plusieurs esp√®ces d'animaux ayant r√©guli√®rement ing√©r√© de faibles doses de nitrate d'uranyle[34],[35].

Effets sur le développement

  • il induit une toxicit√© fŇďtale et embryonnaire chez la souris chez laquelle un implant d'uranium a √©t√© pos√© dans le muscle d'une patte.
  • il est t√©ratog√®ne √† doses plus √©lev√©es, avec mort de l'embryon expos√© √† une concentration 50 mg¬∑kg-1¬∑j-1 durant 9 jours, 20 % inf√©rieure √† la dose l√©tale pour l'adulte.
  • une souris gestante abreuv√©e avec une eau correspondant √† une ingestion de 25 mg d'uranium/kg/j produit moins de jeunes. Ceux-ci ont ensuite des probl√®mes de d√©veloppement et de survie[36].

La plupart des √©tudes et r√©glementations se fondent sur les effets sur l'animal, or les premi√®res √©tudes ex vivo permises par les nouvelles techniques de cultures cellulaires laissent penser que les gonades humaines seraient plus sensibles √† l'uranium que ne le sont celles des rongeurs utilis√©s en laboratoire. Le testicule fŇďtal humain pourrait aussi √™tre plus sensible que ceux des rongeurs de labo[37].

Normes

Il n'y a pas de consensus sur les normes ni la NOEL (dose sans effet nocif observé) de l'uranium, certains estimant que les effets délétères de la radioactivité peuvent exister quelle que soit la dose.

Pour la potabilit√© de l'eau, l'OMS a fix√© une teneur maximale de 1,4 mg¬∑l-1[38], tout en recommandant dans ses lignes directrices une concentration en uranium cent fois plus faible, inf√©rieure √† 15 ¬Ķg/l, pour les eaux de boisson courante[39].

Prix

Prix ¬ę spot ¬Ľ mensuel de l'uranium en US$[40].

Le prix de l'uranium a baiss√© dans les ann√©es 1980 et 1990 pour plusieurs raisons :

  • Les politiques d'√©conomie d'√©nergie ont permis de limiter la consommation d'√©lectricit√©,
  • Des gisements d'uranium √©conomiquement exploitable ont √©t√© d√©couverts,
  • Les stocks d'uranium militaire constitu√©s dans le contexte de la guerre froide ont √©t√© convertis en stocks civils et utilis√©s dans les r√©acteurs nucl√©aires suite √† l'assouplissement des tensions am√©ricano-sovi√©tiques[41].

Le prix de l'uranium a progressivement augmenté depuis 2001 pour atteindre un pic à 135 $ en juin 2007. Ce pic s'explique par la diminution des stocks, la faible augmentation de production, et par des événements ponctuels tels que l'inondation de la mine de Cigar Lake au Canada et l'incendie de la mine Olympic Dam en Australie[42].

L'uranium est redescendu √† 46,50 $ en ao√Ľt 2010. En janvier 2011, il se situait √† environ 63 $. Il est √† pr√©voir une tendance √† la hausse en raison de l'√©puisement des stocks militaires pr√©vu vers 2015[43].

Le prix de revient du kWh est peu sensible au prix de l‚Äôuranium. Certes, le co√Ľt du cycle du combustible repr√©sente environ 20 % du prix de revient du kWh, mais ce cycle comprend toutes les transformations physiques et chimiques qu‚Äôil faut faire subir √† l‚Äôuranium naturel pour en faire un combustible utilisable. En cons√©quence, le prix du minerai d‚Äôuranium ne d√©passe gu√®re 7 % du co√Ľt total du kWh[44]. Cependant, des √©tudes √©conomiques montrent que le prix de l'uranium commence √† avoir un effet significatif sur le co√Ľt du kWh d'√©lectricit√© nucl√©aire √† partir de 50 ou 100 ‚ā¨ par livre de U3O8[45].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc, 2009, 90e √©d., Reli√©, 2804 p. (ISBN 978-1-420-09084-0) 
  2. ‚ÜĎ (en) Beatriz Cordero, Ver√≥nica G√≥mez, Ana E. Platero-Prats, Marc Rev√©s, Jorge Echeverr√≠a, Eduard Cremades, Flavia Barrag√°n et Santiago Alvarez, ¬ę Covalent radii revisited ¬Ľ, dans Dalton Transactions, 2008, p. 2832 - 2838 [lien DOI] 
  3. ‚ÜĎ (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC, 2009, 89e √©d., p. 10-203 
  4. ‚ÜĎ Entr√©e dans la base de donn√©es de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la s√©curit√© et de la sant√© au travail) (allemand, anglais) (JavaScript n√©cessaire)
  5. ‚ÜĎ ¬ę Uranium ¬Ľ dans la base de donn√©es de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme qu√©b√©cois responsable de la s√©curit√© et de la sant√© au travail), consult√© le 25 avril 2009
  6. ‚ÜĎ Num√©ro index 092-001-00-8 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du r√®glement CE N¬į 1272/2008 (16 d√©cembre 2008)
  7. ‚ÜĎ (en) World Nuclear Association ‚Äď d√©cembre 2010 ¬ę Supply of Uranium. ¬Ľ
  8. ‚ÜĎ (en) http://www.iaea.org/OurWork/ST/NE/NEFW/documents/RawMaterials/RTC-Ghana-2010/5.RedBook.pdf AIEA Red Book ‚Äď juillet 2010] ¬ę Uranium: Resources, Production and Demand. ¬Ľ
  9. ‚ÜĎ Avant la d√©couverte de la radioactivit√©, Lord Kelvin avait estim√© l'√Ęge de la Terre √† quelque 20 millions d'ann√©es, en supposant que la seule source d'√©nergie capable de s'opposer au refroidissement √©tait la chaleur r√©siduelle, initialement produite lors de la formation de la Terre. Un √Ęge de seulement quelques dizaines de millions d'ann√©es fut consid√©r√© beaucoup trop court par les g√©ologues, et un vif d√©bat s'ensuivit entre g√©ologues et physiciens. Celui-ci ne devait prendre fin qu'une vingtaine d'ann√©es apr√®s la d√©couverte de la radioactivit√©, trop tard pour Kelvin de faire amende honorable.
    Plus tard, les physiciens ont pu apporter aux géologues des méthodes de datation absolue des roches qui se basent sur la radioactivité et les abondances actuelles de certains radioéléments et de leurs produits de désintégration (voir radiochronologie).
  10. ‚ÜĎ L'uranium est pr√©sent sur Terre essentiellement sous forme d'oxydes, donc incorpor√© dans les roches et tr√®s peu dans le noyau m√©tallique. Mais la chaleur d√©gag√©e dans le manteau retarde le refroidissement du noyau.
  11. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Depleted Uranium: Sources, Exposure and Health Effects - Full Report WHO, Geneva 2001 (WHO/SDE/PHE/01.1)
  12. ‚ÜĎ CNDP Commission particuli√®re du d√©bat public Gestion des D√©chets Radioactifs : D√©bat public sur les d√©chets radioactifs ; R√©ponses aux questions
  13. ‚ÜĎ a, b, c, d et e Etude sur l‚Äôorigine du marquage par l‚Äôuranium dans la nappe alluviale de la plaine du Tricastin, IRSN, septembre 2010
  14. ‚ÜĎ Uranium : l'abondance au rendez-vous Les d√©fis du CEA ; D√©cembre-Janvier 2002 N¬į94 p.4-5 par Olivier Donnars.
  15. ‚ÜĎ Lorsque nous tomberons dans le gouffre √©nerg√©tique (p.46) : De l'uranium jusqu'√† quand ? - Revue du R√©seau Sortir du Nucl√©aire N¬į37 d√©c-janvier 2008.
  16. ‚ÜĎ (en) World Uranium Mining, World Nuclear Association. Consult√© le 2010-06-11
  17. ‚ÜĎ Mentionn√© par comparaison dans un document portant sur l'incident du Tricastin
  18. ‚ÜĎ (fr) Retour d‚Äôexp√©rience des interventions de l‚ÄôIRSN ‚Äď Pr√©sentation de quelques cas (chaufferie, industrie m√©tallurgique, industrie du verre, eaux min√©rales), par P Doremus et J.P. Pierre (IRSN) (PDF - 279.1 ko)
  19. ‚ÜĎ (fr) Recommandation concernant l'uranium par le Groupe scientifique sur l'eau de l'Institut national de sant√© publique du Qu√©bec (inspq), PDF
  20. ‚ÜĎ Erwin Erasmus Koch (trad. Andr√© Pougetoux), Uranium, Paris, Andr√© Bonne Paris, coll. ¬ę L'homme et l'univers ¬Ľ, 1960, 225 p., p. 15 
  21. ‚ÜĎ Guide de la technique : l'√©nergie, Presses polytechniques et universitaires romandes, 1993.
  22. ‚ÜĎ Donn√©es cit√©es par la World Nuclear Association.
  23. ‚ÜĎ ¬ę Th√©oriquement ¬Ľ la fission compl√®te d'1 kg d'uranium lib√®re une chaleur de 80 TJ. Mais dans un r√©acteur nucl√©aire, seulement environ 1 % (√† quelques %) de l'uranium initialement pr√©sents subit r√©ellement la fission, avant d'√™tre remplac√©.
  24. ‚ÜĎ (en) D'apr√®s The Strategic Importance of Australia‚Äôs Uranium Resources, d√©bat parlementaire australien.
  25. ‚ÜĎ The Cosmic Origins of Uranium, World nuclear association.
  26. ‚ÜĎ Uranium isotopes, Globalsecurity.
  27. ‚ÜĎ D'apr√®s Exploration of the mechanisms that cause uranium isotope fractionation and the implications for nuclear forensics, Mr Greg Brennecka, Arizona State University, 17 April 2010.
  28. ‚ÜĎ a et b D'apr√®s l'Uranium, propri√©t√© et toxicit√©.
  29. ‚ÜĎ Voir Health Physics - Abstract: Volume 94(2) February 2008; p.170-179
  30. ‚ÜĎ a, b, c et d Uranium appauvri: sources, exposition et effets sur la sant√©, OMS 2001
  31. ‚ÜĎ Aide-m√©moire OMS sur l'uranium appauvri]
  32. ‚ÜĎ D'apr√®s pr√©sentation de l'ISPN, ¬ę L‚Äôuranium, propri√©t√©s et toxicit√©. ¬Ľ
  33. ‚ÜĎ Publication N¬į 68 de la CIPR, cit√©e par l'IPSN dans sa pr√©sentation.
  34. ‚ÜĎ JL Domingo, 2001 reprod toxicol. 15, 603-9
  35. ‚ÜĎ Arfsten DP et al. 2001, Toxicology in Health, 17 5610
  36. ‚ÜĎ Article de la Revue Biofutur, sign√© S.Barillet, M.Carri√®re, H.Coffigny, V.Rouiller Fabre, B.Lef√®vre, R.Habert, voir page 35 du Dossier sp√©cial Toxicologie nucl√©aire.
  37. ‚ÜĎ Article de la Revue Biofutur, sign√© S.Barillet, M.Carri√®re, H.Coffigny, V.Rouiller Fabre, B.Lef√®vre, R.Habert, in Conclusion page 37 du Dossier sp√©cial Toxicologie nucl√©aire.
  38. ‚ÜĎ Site LENNTECH : Comparaison de normes sur l'eau potable.
  39. ‚ÜĎ Voir le tableau des recommandations de l'OMS.
  40. ‚ÜĎ NUEXCO Exchange Value (Monthly Uranium Spot)
  41. ‚ÜĎ . Le prix de l'uranium a atteint un minimum en janvier 2001 √† 6,40 $ par livre de U3O8Impact des cours de l'uranium sur les prix de l'√©lectricit√©
  42. ‚ÜĎ L'impact des cours de l'uranium sur les prix de l'√©lectricit√©
  43. ‚ÜĎ Production et consommation d'uranium
  44. ‚ÜĎ Prix internationaux du p√©trole, du gaz naturel, de l'uranium et du charbon, 17 f√©vrier 2009
  45. ‚ÜĎ Prix de l'uranium et co√Ľt de l'√©lectricit√© nucl√©aire

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

Liens externes


  s1 s2 g f1 f2 f3 f4 f5 f6 f7 f8 f9 f10 f11 f12 f13 f14 d1 d2 d3 d4 d5 d6 d7 d8 d9 d10 p1 p2 p3 p4 p5 p6
1 H He
2 Li Be B C N O F Ne
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
6 Cs Ba   La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
7 Fr Ra   Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Uuq Uup Uuh Uus Uuo
8 Uue Ubn * Ute Uqn Uqu Uqb Uqt Uqq Uqp Uqh Uqs Uqo Uqe Upn Upu Upb Upt Upq Upp Uph Ups Upo Upe Uhn Uhu Uhb Uht Uhq Uhp Uhh Uhs Uho
  ‚Üď  
  g1 g2 g3 g4 g5 g6 g7 g8 g9 g10 g11 g12 g13 g14 g15 g16 g17 g18  
  * Ubu Ubb Ubt Ubq Ubp Ubh Ubs Ubo Ube Utn Utu Utb Utt Utq Utp Uth Uts Uto  


M√©tallo√Įdes Non-m√©taux Halog√®nes Gaz rares
M√©taux alcalins  M√©taux alcalino-terreux  M√©taux de transition M√©taux pauvres
Lanthanides Actinides Superactinides √Čl√©ments non class√©s


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Uranium de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Uranium ‚ÄĒ (pronEng|j äňąre…™ni…ôm) is a silvery gray metallic chemical element in the actinide series of the periodic table that has the symbol U and atomic number 92. It has 92 protons and 92 electrons, 6 of them valence electrons. It can have between 141 and ‚Ķ   Wikipedia

  • URANIUM ‚ÄĒ L‚Äôuranium (symbole U, num√©ro atomique 92) est un √©l√©ment chimique m√©tallique tr√®s dense (d = 19), dur, dont la couleur grise rappelle celle du nickel. Pendant les cent cinquante ans qui suivirent sa d√©couverte, en 1789, par Martin Heinrich… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • uranium ‚ÄĒ [yoo rńĀ‚Ä≤nńď …ôm] n. [ModL: so named (1789) by M. H. Klaproth (see TELLURIUM), its discoverer, after URANUS, recently (1781) discovered planet + IUM] a very hard, heavy, silver colored, radioactive, metallic chemical element, one of the actinides,… ‚Ķ   English World dictionary

  • Uranium ‚ÄĒ U*ra ni*um, n. [NL., from Uranus the planet. See {Uranus}.] (Chem.) An element of the chromium group, found in certain rare minerals, as pitchblende, uranite, etc., and reduced as a heavy, hard, nickel white metal which is quite permanent. Its… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • uranium ‚ÄĒ Symbol: U Atomic number: 92 Atomic weight: (231) White radioactive metallic element belonging to the actinoids. Three natural isotopes, U 238, U 235 and U 234. Uranium 235 is used as the fuel for nuclear reactors and weapons. Discovered by Martin ‚Ķ   Elements of periodic system

  • Uranium ‚ÄĒ Uranium, so v.w. Uranorama ‚Ķ   Pierer's Universal-Lexikon

  • Uranium ‚ÄĒ (U) –£—Ä–į–Ĺ —Ö–ł–ľ–ł—á–Ķ—Ā–ļ–ł–Ļ —Ä–į–ī–ł–ĺ–į–ļ—ā–ł–≤–Ĺ—č–Ļ —ć–Ľ–Ķ–ľ–Ķ–Ĺ—ā (–ľ–Ķ—ā–į–Ľ–Ľ) —Ā –į—ā–ĺ–ľ–Ĺ—č–ľ –Ĺ–ĺ–ľ–Ķ—Ä–ĺ–ľ 92 –ł –į—ā–ĺ–ľ–Ĺ–ĺ–Ļ –ľ–į—Ā—Ā–ĺ–Ļ –Ĺ–į–ł–Ī–ĺ–Ľ–Ķ–Ķ —Ä–į—Ā–Ņ—Ä–ĺ—Ā—ā—Ä–į–Ĺ–Ķ–Ĺ–Ĺ–ĺ–≥–ĺ –ł —É—Ā—ā–ĺ–Ļ—á–ł–≤–ĺ–≥–ĺ –ł–∑–ĺ—ā–ĺ–Ņ–į 238. –ü—Ä–ł—Ä–ĺ–ī–Ĺ—č–Ļ —É—Ä–į–Ĺ —Ā–ĺ—Ā—ā–ĺ–ł—ā –ł–∑ —Ā–ľ–Ķ—Ā–ł —ā—Ä–Ķ—Ö –ł–∑–ĺ—ā–ĺ–Ņ–ĺ–≤ —É—Ä–į–Ĺ–į 238, —É—Ä–į–Ĺ–į 235 –ł —É—Ä–į–Ĺ–į 234, –ł–∑ –ļ–ĺ—ā–ĺ—Ä—č—Ö –Ņ—Ä–į–ļ—ā–ł—á–Ķ—Ā–ļ–ĺ–Ķ ‚Ķ   –Ę–Ķ—Ä–ľ–ł–Ĺ—č –į—ā–ĺ–ľ–Ĺ–ĺ–Ļ —ć–Ĺ–Ķ—Ä–≥–Ķ—ā–ł–ļ–ł

  • uranium ‚ÄĒ rare metallic element, 1797, named 1789 in Modern Latin by its discoverer, German chemist and mineralogist Martin Heinrich Klaproth (1743 1817), for the recently found planet URANUS (Cf. Uranus) (q.v.) ‚Ķ   Etymology dictionary

  • uranium ‚ÄĒ ‚Ėļ NOUN ‚Ė™ a grey dense radioactive metallic chemical element used as a fuel in nuclear reactors. ORIGIN from the planet Uranus ‚Ķ   English terms dictionary

  • uranium ‚ÄĒ /yoo ray nee euhm/, n. Chem. a white, lustrous, radioactive, metallic element, occurring in pitchblende, and having compounds that are used in photography and in coloring glass. The 235 isotope is used in atomic and hydrogen bombs and as a fuel… ‚Ķ   Universalium


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.