Universite de Paris

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Universite de Paris

Université de Paris

Université de Paris
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Devise Hic et ubique terrarum
« Ici et partout sur la terre Â»
Informations
Fondation XIIe siÚcle. Supprimée en 1793, refondée en 1896. Disparue le 31 décembre 1970
Type Université corporative puis publique
Localisation Paris, France

L’universitĂ© de Paris Ă©tait l’une des plus importantes et des plus anciennes universitĂ©s mĂ©diĂ©vales. Apparue au XIIe siĂšcle, elle est reconnue par le roi Philippe Auguste en 1200 et par le pape Innocent III en 1215. Elle acquiert rapidement un trĂšs grand prestige, notamment dans les domaines de la philosophie et de la thĂ©ologie. ConstituĂ©e comme l’association de tous les collĂšges parisiens situĂ©s sur la rive gauche, elle assurait la formation de tous les clercs, c’est-Ă -dire de tous les cadres et agents administratifs des institutions royales (conseil d’État, parlements, tribunaux, cours des comptes, impĂŽts,
) et ecclĂ©siastiques (enseignement, hĂŽpitaux, libraires, recherche, Ă©vĂȘques, abbĂ©s).

L’universitĂ© de Paris, aprĂšs une longue pĂ©riode de dĂ©clin Ă  l’époque moderne, est supprimĂ©e en 1793, et remplacĂ©e par des Ă©coles supĂ©rieures spĂ©cialisĂ©es de droit, de mĂ©decine, d’ingĂ©nieurs, par les Ă©coles normales, etc.

Un peu plus de un siĂšcle plus tard, en 1896, l’universitĂ© de Paris est rĂ©instituĂ©e sur des bases diffĂ©rentes avec quatre facultĂ©s (droit, mĂ©decine, lettres, sciences), et environ encore un siĂšcle plus tard, en 1971, elle est divisĂ©e en treize universitĂ©s indĂ©pendantes.

Sommaire

Historique

L’universitas magistrorum et scholarium Parisiensis (mot Ă  mot l’ « ensemble des maĂźtres et des Ă©lĂšves de Paris Â») est d’abord une corporation de maĂźtres et d’élĂšves qui apparaĂźt Ă  Paris dans le cours du XIIe siĂšcle, en complĂ©ment de l’école de thĂ©ologie de Notre-Dame. Le premier acte qui lui donne un statut officiel est une charte de 1200 du roi Philippe Auguste qui accorde Ă  tous ses membres le « for ecclĂ©siastique Â», c’est-Ă -dire le privilĂšge d’ĂȘtre jugĂ© par un tribunal ecclĂ©siastique et non civil. Les membres de l’universitĂ© sont donc tous considĂ©rĂ©s comme des clercs, ce qui ne les empĂȘche pas d’ĂȘtre trĂšs turbulents et de provoquer des incidents dans les tripots parisiens. L’universitĂ© est reconnue par le pape Innocent III — qui y avait Ă©tudiĂ© —, par une bulle de 1215, bulle confirmĂ©e par une autre de GrĂ©goire IX de 1231. L’organisation de l’enseignement en quatre facultĂ©s — droit canon ou dĂ©cret, mĂ©decine, thĂ©ologie et « arts libĂ©raux Â» (grammaire, rhĂ©torique, dialectique, arithmĂ©tique, gĂ©omĂ©trie, musique, astronomie) — remonte Ă  un arbitrage pontifical de 1213. Le logement des Ă©tudiants (les « Ă©coliers Â») et l’organisation des corps se fait au sein de fondations pieuses appelĂ©es « collĂšges Â». L’universitĂ© de Paris est un studium generale c’est-Ă -dire un centre d’enseignement de toutes les disciplines.

Aux XIIe et XIIIe siĂšcles, c’était l’une des premiĂšres universitĂ©s d’Europe, avec Bologne, Oxford, Cambridge, Toulouse, Salamanque et Montpellier.

L’universitĂ© de Paris ne tarde pas Ă  devenir une vĂ©ritable autoritĂ© morale. Les docteurs de l’universitĂ© se prononcent sur des controverses fameuses comme la taxation des bĂ©nĂ©fices ecclĂ©siastiques par le Saint-SiĂšge, et jouent un grand rĂŽle au moment du Grand Schisme d’Occident (1378-1417). C’est le chancelier de l’universitĂ© de Paris, Jean de Gerson, qui anime d’ailleurs le concile de Constance (1414-1418), qui met fin au schisme. Pendant la guerre de Cent Ans, l’universitĂ© soutient les Anglais et le parti bourguignon, et approuve l’exĂ©cution de Jeanne d’Arc (1431).

Au XVe siĂšcle, l’universitĂ© est souvent en grĂšve, notamment pendant trois mois en 1443, et pendant six mois de septembre 1444 Ă  mars 1445, pour dĂ©fendre son exemption fiscale. Jusqu’en 1446, les Ă©tudiants dĂ©pendent en matiĂšre pĂ©nale de l’universitĂ©. Mais il arrive rĂ©guliĂšrement que des Ă©coliers soient arrĂȘtĂ©s par le prĂ©vĂŽt du roi. Dans ce cas-lĂ , le recteur de l’universitĂ© se rendait au ChĂątelet pour demander Ă  ce que l’écolier soit jugĂ© par l’official de l’universitĂ©. Si le prĂ©vĂŽt du roi refusait, l’universitĂ© se mettait en grĂšve.

La fin du XVe siĂšcle marque pour l’universitĂ© de Paris le dĂ©but d’une pĂ©riode dĂ©licate. Charles VII la soumet, en 1446, Ă  la juridiction du parlement de Paris, ce qui suscite des Ă©meutes estudiantines auxquelles participe, entre autres, le poĂšte François Villon. En 1453, un Ă©colier, Raymond de Mauregart, est tuĂ© par les sergents du ChĂątelet et l’universitĂ© se met Ă  nouveau en grĂšve pendant plusieurs mois.

L’universitĂ© de Paris s’oppose en vain au concordat de Bologne, signĂ© en 1516 par François Ier, qui donne au pouvoir royal la possibilitĂ© de contrĂŽler l’accĂšs aux grands bĂ©nĂ©fices. La fondation du CollĂšge de France, en 1530, et l’apparition de la Compagnie de JĂ©sus au milieu du XVIe siĂšcle viennent concurrencer l’universitĂ©, avant que les guerres de Religion n’embrasent la France. En 1600, Henri IV supprime les privilĂšges de l’universitĂ©.

AprĂšs des vellĂ©itĂ©s d’indĂ©pendance au cours de la Fronde, l’universitĂ© se soumet Ă  Louis XIV. Elle condamne les idĂ©es de Descartes, puis celles des philosophes du siĂšcle des LumiĂšres. AprĂšs l’expulsion des JĂ©suites en 1762, elle annexe le collĂšge Louis-le-Grand et un nouveau bĂątiment est construit place du PanthĂ©on pour la facultĂ© de droit.

Organisation de l’universitĂ©

Église Saint-Julien-le-Pauvre, premier siĂšge des assemblĂ©es de l’universitĂ© de Paris.

L’ancienne universitĂ© de Paris Ă©tait formĂ©e de quatre facultĂ©s : une facultĂ© gĂ©nĂ©raliste, la facultĂ© des arts, et trois facultĂ©s spĂ©cialisĂ©es : la facultĂ© de dĂ©cret, la facultĂ© de mĂ©decine et la facultĂ© de thĂ©ologie. Au sein de la facultĂ© des arts existaient quatre groupements appelĂ©s « nations Â» : la nation de Normandie, la nation de Picardie, la nation d’Angleterre, puis d’Allemagne, et la nation de France. ExceptĂ© la nation de Normandie, ces nations Ă©taient composĂ©es d’un certain nombre de provinces, elle-mĂȘmes subdivisĂ©es en diocĂšses.

Par exemple, la nation de Picardie comprenait deux parties comprenant chacune cinq diocĂšses :

La nation d’Angleterre Ă©tait d’abord divisĂ©e en deux provinces, la province composĂ©e du seul royaume d’Angleterre, et la province composĂ©e de onze royaumes non anglais. Les Anglais Ă©tant devenus plus tard trĂšs minoritaires, la nation abolit cette distinction en 1331 et se subdivisa vers la fin du XIVe siĂšcle en trois provinces, Haute-Allemagne, Basse-Allemagne et Écosse. AprĂšs la guerre de Cent Ans, la nation d’Angleterre devint la nation d’Allemagne.

Chaque compagnie (facultĂ© ou nation) Ă©lisait deux officiers subalternes appelĂ©s bedeaux, qui Ă©taient chargĂ©s de proclamer les congĂ©s, les heures et les jours de leçons, de publier les dĂ©cisions de la compagnie et d’en assurer l’exĂ©cution matĂ©rielle, enfin de prĂ©cĂ©der avec des masses d’argent le recteur, le doyen ou le procureur dans les grandes cĂ©rĂ©monies.

L’universitĂ© rĂ©glementait les industries du livre (librairie, parcheminerie, reliure, enluminure). Elle gĂ©rait Ă©galement le service des messagers.

Les finances étaient administrées par chaque compagnie. Elles étaient confiées à un officier élu, un receveur pour les nations, le grand bedeau pour la faculté de théologie, un trésorier pour la faculté de décret, et le doyen pour la faculté de médecine.

Il fallait ĂȘtre maĂźtre Ăšs arts pour ĂȘtre membre de la facultĂ© des arts ; il fallait ĂȘtre docteur pour participer aux dĂ©libĂ©rations des autres facultĂ©s. Les bacheliers des facultĂ©s supĂ©rieures, qui Ă©taient maĂźtres Ăšs arts, faisaient partie de la facultĂ© des arts tant qu’ils n'Ă©taient pas docteurs. Le doctorat leur ĂŽtait le droit de participer aux Ă©lections et aux dĂ©libĂ©rations de la facultĂ© des arts. Les religieux de la facultĂ© de thĂ©ologie et la plupart des bacheliers de la facultĂ© de dĂ©cret ne faisaient pas partie de la facultĂ© des arts.

Le poste le plus Ă©minent de l’universitĂ© Ă©tait celui de recteur. Au XVIIIe siĂšcle, celui-ci Ă©tait Ă©lu tous les trois mois, mais le mĂȘme Ă©tait gĂ©nĂ©ralement reconduit durant une annĂ©e. Chaque Ă©lection donnait lieu Ă  la « procession du recteur Â», oĂč dĂ©filaient l’ensemble des dignitaires de l’universitĂ© en partant du siĂšge de l’universitĂ© (le collĂšge Louis-le-Grand au XVIIIe siĂšcle). L’ensemble des ordres religieux Ă©taient ainsi conviĂ©s (Augustins, Cordeliers, Carmes, Jacobins, Billettes, Blancs-Manteaux, ordre de Sainte-Croix, ordre du Val-des-Écoliers, Trinitaires, PrĂ©montrĂ©s, ordre de CĂźteaux, ordre de Saint-BenoĂźt, ordre de Cluny).

Chaque graduĂ©, chaque officier des diffĂ©rentes facultĂ©s possĂ©dait un costume dĂ©terminĂ© :

  • les graduĂ©s :
    • les maĂźtres Ăšs arts, en robe noire
    • les bacheliers en mĂ©decine, en robe noire et chaperon herminĂ©
    • les bacheliers en droit, en robe noire et chaperon herminĂ©
    • les bacheliers en thĂ©ologie, en robe noire et chaperon doublĂ© de fourrure
    • les docteurs en droit, en robe rouge et chaperon herminĂ©
    • les docteurs rĂ©gents en mĂ©decine, en chape et fourrure
    • les docteurs en thĂ©ologie, en robe noire et violette fourrĂ©e avec bonnet de mĂȘme couleur
  • les officiers :
    • le courrier de l’universitĂ©
    • les 4 censeurs des nations
    • le premier appariteur de la facultĂ© de mĂ©decine, en robe bleue fourrĂ©e de blanc avec sa masse
    • le premier appariteur de la facultĂ© de droit, en robe violette avec sa masse
    • le premier appariteur de la facultĂ© de thĂ©ologie, en robe violette fourrĂ©e de blanc avec sa masse
    • le recteur de l’universitĂ©, en robe violette et bonnet carrĂ© violet, avec le mantelet royal et l’escarcelle de velours violet, garnie de glands d’or et de galons d’or
    • les syndic, greffier et receveur de l’universitĂ©, en robe rouge herminĂ©e
    • les doyens des facultĂ©s
    • les procureurs des quatre nations, en robe rouge herminĂ©e blanc et fris
    • les rĂ©gents de la facultĂ© des arts, en robe rouge avec le chaperon doublĂ© de fourrure
    • les 12 imprimeurs et libraires jurĂ©s
    • les 4 papetiers jurĂ©s
    • les 4 parcheminiers jurĂ©s
    • les 2 enlumineurs
    • les 2 relieurs
    • les 2 Ă©crivains jurĂ©s
    • les grands messagers en tunique de velours pourpe brodĂ©e de fleurs de lys d’or, tenant aux mains le bĂąton d’azur, semĂ© de fleurs de lys d’or
    • les hĂ©rauts des grands messagers


  • recteur de l’universitĂ©

Le recteur Ă©tait choisi parmi les membres de la facultĂ© des arts. Il prĂ©sidait le tribunal acadĂ©mique qui se tenait au chef-lieu de l’universitĂ© le premier samedi de chaque mois. Il Ă©tait formĂ© par les doyens des facultĂ©s de thĂ©ologie, de droit, de mĂ©decine, et par les quatre procureurs des quatre nations qui composaient la facultĂ© des arts. Le procureur-syndic, le greffier et le receveur assistaient aux sĂ©ances. Le tribunal jugeait tous les diffĂ©rends entre les membres de l’universitĂ©. Les plaignants pouvaient faire appel devant l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des facultĂ©s.

Les enseignements avaient gĂ©nĂ©ralement lieu au sein d’établissements tenus par des fondations pieuses appelĂ©s « collĂšges Â», comme le collĂšge de Sorbonne ou le collĂšge de Navarre pour la thĂ©ologie (ou, pour les jeunes artiens, le collĂšge de Montaigu, par exemple). L’universitĂ© de Paris ne possĂ©dait pas de bĂątiment en propre.

L’universitĂ© avait droit Ă  la nomination de quatorze bĂ©nĂ©fices : les trois cures de Saint-AndrĂ©-des-Arts, de Saint-CĂŽme, de Saint-Germain-le-Vieux, et onze chapellenies.

Les armes de l’universitĂ© reprĂ©sentaient une main tenant un livre entourĂ© de trois fleurs de lys d’or Ă  fond d’azur.

CollĂšges de l’ancienne universitĂ© de Paris

RĂ©union des petits collĂšges

Cour d’honneur de l’actuel lycĂ©e Louis-le-Grand, ancien siĂšge de l’universitĂ© de Paris.

En 1763, aprĂšs l’expulsion des jĂ©suites, l’universitĂ© est rĂ©organisĂ©e et 28 de ces collĂšges (notĂ©s par une *) sont rĂ©unis au collĂšge Louis-le-Grand devenu le chef-lieu de l’universitĂ©. Il ne reste plus alors Ă  la facultĂ© des arts de Paris, en plus du collĂšge Louis-le-Grand, que neuf collĂšges dits de plein exercice dispensant encore un enseignement : collĂšge du Cardinal-Lemoine, collĂšge des Grassins, collĂšge d’Harcourt, collĂšge de la Marche, collĂšge de Lisieux, collĂšge de Montaigu, collĂšge de Navarre, collĂšge du Plessis et collĂšge des Quatre-Nations.


Un séminaire philologique est créé au collÚge Louis-le-Grand pour former les professeurs des collÚges.

En 1766 est crĂ©Ă© un concours d’agrĂ©gation pour les classes de philosophie, belles-lettres et grammaire. Lors des vacances d’emploi, les nouveaux professeurs sont choisis parmi les agrĂ©gĂ©s.

Études, examens et grades

Le grade le plus ancien est la licence. Celui-ci n’est en fait pas un grade d’origine universitaire puisqu’il Ă©tait confĂ©rĂ© par le chancelier de Notre-Dame ou de Sainte-GeneviĂšve et donnait le droit d’enseigner dans toutes les universitĂ©s. L’universitĂ© crĂ©a ensuite d'autres grades : le baccalaurĂ©at, le bachelier obtenant le droit d’assister le professeur avant d’obtenir la licence ; la maĂźtrise, grade terminal des Ă©tudes artiennes marquant l’intronisation dans la corporation ; et le doctorat qui reconnaissait le titulaire comme un maĂźtre de sa discipline (droit, mĂ©decine, thĂ©ologie).

Voici quelques dĂ©tails portant sur le baccalaurĂ©at dans les diffĂ©rentes facultĂ©s supĂ©rieures prĂ©sentĂ©s dans l’EncyclopĂ©die de Diderot et d’Alembert.

Faculté de décret

D’aprĂšs les statuts de 1600, le baccalaurĂ©at en droit canonique peut ĂȘtre obtenu aprĂšs deux annĂ©es d’études. Le candidat passe un examen sur la dĂ©crĂ©tale devant deux docteurs, puis prĂȘte serement et reçoit la bĂ©nĂ©diction du doyen.

Faculté de médecine

Pour ĂȘtre bachelier en Medecine, il faut, aprĂšs avoir Ă©tĂ© quatre ans maĂźtre Ăšs Arts dans l’universitĂ©, faire deux ans d’étude en Medecine & subir un examen, aprĂšs quoi on est revĂȘtu de la fourrure pour entrer en licence.

D’aprĂšs les statuts de 1600, on ne reçoit les bacheliers en mĂ©decine que de deux ans en deux ans. Cette reception se fait vers la mi-carĂȘme. Les aspirants doivent justifier qu’ils sont maĂźtres Ăšs arts de l’universitĂ© de Paris depuis quatre ans ou huit pour une autre universitĂ©. Le candidat passe un examen puis prĂȘte serment. La clause de cĂ©libat a Ă©tĂ© retirĂ©e depuis 1600. Les bacheliers en mĂ©decine ne peuvent exercer dans la ville ou les fauxbourgs de Paris qu’avec l’assistance d’un docteur. D’aprĂšs un Ă©dit de 1707, pour les autres facultĂ©s de France, il faut ĂȘtre licenciĂ© pour exercer la mĂ©decine.

La fermeture de l’universitĂ© de Paris

L’ancienne universitĂ© de Paris disparaĂźt avec la suppression des corporations durant la RĂ©volution française. En 1791, RenĂ© Binet est chargĂ© des fonctions de recteur par la municipalitĂ© de Paris. Au mois de fĂ©vrier 1792, la facultĂ© de thĂ©ologie et le tribunal acadĂ©mique furent supprimĂ©s, sur le rapport du reprĂ©sentant Gaudin. Le 19 avril 1792, l’assemblĂ©e ordonna que tous les instituteurs ecclĂ©siastiques seraient obligĂ©s de prĂȘter serment Ă  la constitution civile du clergĂ©. Puis la Convention nationale supprima par dĂ©cret du 15 septembre 1793 les collĂšges de plein exercice et les facultĂ©s sur l'ensemble du territoire de la RĂ©publique. La Convention nationale dĂ©cide de remplacer l’enseignement des anciennes universitĂ©s par un ensemble d’écoles centrales et d’écoles spĂ©ciales, prĂ©cĂ©dĂ©es par les Ă©coles primaires. En 1794 une Ă©cole de mĂ©decine fut crĂ©Ă©e, qui reprit les fonctions de la facultĂ© de mĂ©decine. Elle fut rejointe en 1804 par une Ă©cole de droit.

L’acadĂ©mie de Paris de l’UniversitĂ© de France

La loi de 1806 crĂ©e une acadĂ©mie de Paris, qui reprend les fonctions de l’ancienne universitĂ© de Paris, avec une facultĂ© des lettres, une facultĂ© des sciences, une facultĂ© de thĂ©ologie catholique, une facultĂ© de droit et une facultĂ© de mĂ©decine. Chaque facultĂ© est dirigĂ©e par un doyen nommĂ© par le grand-maĂźtre de l’UniversitĂ© de France. Celui-ci est Ă©galement recteur de l’acadĂ©mie de Paris.

La nouvelle université de Paris

La Sorbonne, siĂšge de l’universitĂ© de Paris et des facultĂ©s des sciences et des lettres.
La faculté de droit et des sciences économiques.
L’ancienne facultĂ© des sciences, partie sud de la Sorbonne.
La faculté de médecine.
L’Institut de gĂ©ographie.

Suite au dĂ©cret du 25 juillet 1885 donnant aux facultĂ©s la personnalitĂ© civile, le dĂ©cret du 28 dĂ©cembre 1885 instituant un conseil gĂ©nĂ©ral des facultĂ©s dans une mĂȘme acadĂ©mie, la loi du 28 avril 1893 donnant la personnalitĂ© civile aux corps formĂ©s par la rĂ©union de plusieurs facultĂ©s d’une acadĂ©mie et celle du 10 juillet 1896 donnant le nom d’universitĂ© aux corps de facultĂ©s, la nouvelle universitĂ© de Paris fut crĂ©Ă©e en 1896 comme groupement de la facultĂ© des sciences, de la facultĂ© des lettres, de la facultĂ© de droit, de la facultĂ© de mĂ©decine, de la facultĂ© de thĂ©ologie protestante (transformĂ©e en facultĂ© libre en 1905) et de l’École supĂ©rieure de pharmacie. Elle fut inaugurĂ©e le 19 novembre 1896 par le prĂ©sident de la RĂ©publique FĂ©lix Faure. En 1914, l’universitĂ© de Paris compte 17 308 Ă©tudiants, elle en compte 64 151 en 1956.

PrĂ©sidents du conseil de l’universitĂ© de Paris

Les universités de Paris aprÚs 1968

1971-2005

AprĂšs les Ă©vĂ©nements de mai 1968 et la promulgation de la loi Faure, l’universitĂ© de Paris fut divisĂ©e (annonce du ministre Olivier Guichard le 20 mars 1970) en 13 universitĂ©s crĂ©Ă©es le 1er janvier 1971 :

L’ensemble totalise actuellement 336 000 Ă©tudiants.

AprĂšs 2005

La plupart de ces universitĂ©s sont en train de se regrouper en pĂŽles de recherche et d’enseignement supĂ©rieur (PRES), bien qu’ils n’aient pas tous ce statut lĂ©gal.

Le pĂŽle universitĂ© de Paris Île-de-France est actuellement en discussion (septembre 2007).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Voir AbbĂ© Lebeuf, Histoire de la Ville et de tout le DiocĂšse de Paris, Librairie de FĂ©choz et Letouzey, 1883, p. 347 ; « [Le sĂ©minaire de Saint-Nicolas] n’étoit, dans le commencement, qu’une sociĂ©tĂ© de dix ecclĂ©siastiques que M. Adrien Bourdoise, l’un d’eux, avoit rĂ©unis en 1612 au collĂšge de Rheims, oĂč il demeurait alors. L’objet que l’instituteur se proposoit Ă©toit de faire des confĂ©rences pour ceux qui se destinent Ă  la prĂȘtrise
 Enfin, aprĂšs plusieurs Ă©preuves se consacrĂšrent, en 1618, Ă  l’instruction des jeunes clercs. En 1620, ils allĂšrent demeurer prĂšs Saint-Nicolas du Chardonnet. Â» Voir Lebeuf-Bournon, Histoire de la Ville et de tout le diocĂšse de Paris : Rectifications et addition, p. 398-399. Voir aussi Gosse (Emmanuel), Adrien Bourdoise, fondateur du sĂ©minaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (1584-1655) et l’idĂ©al du parfait ecclĂ©siastique, mĂ©moire de maĂźtrise prĂ©sentĂ© sous la direction de M. CĂ©dric Giraud, Paris, 2007, 130 p.
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