Union pour un Mouvement Populaire

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Union pour un Mouvement Populaire

Union pour un mouvement populaire

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Union pour un mouvement populaire
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Secrétaire général Xavier Bertrand[1]
Fondation 17 novembre 2002
Disparition {{{disparition}}}
SiÚge 55, rue La Boétie
75384 Paris Cedex 08
Fondateur Jacques Chirac
1er vice-président du conseil national Jean-Pierre Raffarin
Vice-présidents du conseil national Brice Hortefeux, Jean-Louis Borloo, MichÚle Alliot-Marie
SecrĂ©taires gĂ©nĂ©raux adjoints Éric Besson, Marc-Philippe Daubresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Axel Poniatowski
Porte-parole Frédéric Lefebvre, Dominique Paillé
TrĂ©sorier Éric Woerth
PrĂ©sidents du groupe
au SĂ©nat GĂ©rard Longuet
Ă  l'AssemblĂ©e Jean-François CopĂ©
au Parlement europĂ©en Joseph Daul
ReprĂ©sentation du parti
Députés [2]
SĂ©nateurs [3]
Députés européens [4]
Idéologie Conservatisme, Conservatisme libéral, Libéralisme, Gaullisme, Radicalisme
Affiliation européenne Parti populaire européen et Démocrates européens
Affiliation internationale Union démocratique internationale et Internationale démocrate centriste
Couleurs bleu, rouge
Site Web www.u-m-p.org
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français de droite et de centre-droit[5] nommé à sa création Union pour la majorité présidentielle, en vue de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002. Il est membre du Parti populaire européen, ainsi que de l'Union démocratique internationale, association des partis de centre-droit à l'échelle mondiale.

Regroupant le RPR et DĂ©mocratie libĂ©rale, l'UMP est rejoint Ă  sa crĂ©ation par deux tiers des dĂ©putĂ©s de l'Union pour la dĂ©mocratie française (UDF). Ce parti cherche donc Ă  ĂȘtre un rassemblement de tendances gaullistes, libĂ©rales et dĂ©mocrates chrĂ©tiennes (ou des tendances bonapartistes et orlĂ©anistes, suivant la classification de RenĂ© RĂ©mond) de la droite française.

L'UMP est le premier parti politique de France en nombre d'adhĂ©rents revendiquĂ©s (277 141 au 31/12/2008 selon le site du parti)[6].

Sommaire

Fondements idéologiques

Valeurs

Dans sa « Charte des valeurs[7] Â», l'UMP se donne pour but de donner Ă  la politique française un « souffle nouveau Â» et d'enrayer « la montĂ©e [de la] mĂ©fiance Ă  l’égard de la politique Â». Ses mots d'ordre : « Ă©couter les citoyens, agir avec eux et pour eux Â».

La doctrine de l'UMP dĂ©clare qu'il faut laisser libre cours au « destin individuel de la personne Â» qui dĂ©passe le « dĂ©terminisme social Â». L'UMP « [rejette] les systĂšmes qui Ă©touffent la libertĂ© (Ă©conomique) en cherchant Ă  tout encadrer Â», ce qui peut ĂȘtre compris comme une attaque directe envers les politiques de gauche. Le travail, le mĂ©rite et l'innovation doivent ĂȘtre encouragĂ©s, afin de mener la France vers la reprise de la croissance et la baisse du chĂŽmage. Cette « libertĂ© Â» ne doit cependant pas ĂȘtre comprise comme un Ă©goĂŻsme : « La libertĂ© ouvre la voie Ă  la gĂ©nĂ©rositĂ© Â». Pour faire respecter cette « libertĂ© Â», un respect strict de la loi est nĂ©cessaire : « L’autoritĂ© de l’État et la justice doivent assurer que chacun rĂ©ponde de ses actes Â».

L'UMP se dĂ©clare trĂšs attachĂ©e Ă  la solidaritĂ© : « l’État est lĂ  pour que soit garantie la protection sociale Ă  laquelle les Français sont lĂ©gitimement attachĂ©s Â». NĂ©anmoins, la solidaritĂ© se doit de « respecter l’individu Â» et « ne (
) pas se transformer en assistanat Â». Elle se limite essentiellement aux domaines des services publics, de l'Ă©galitĂ© entre les territoires, du soutien des familles et de l'Ă©cole de la RĂ©publique, laquelle doit « permettre Ă  ceux que leurs mĂ©rites distinguent, d’exercer les responsabilitĂ©s les plus Ă©levĂ©es Â».

Enfin, l'UMP affirme sa fiertĂ© pour la nation française, tout en dĂ©finissant son horizon dans la construction europĂ©enne, synonyme de « paix Â» mais aussi d'« Ă©largissement [des] perspectives Â». L'Europe ne doit pas se rĂ©duire Ă  la seule coopĂ©ration Ă©conomique : elle doit « permettre [Ă  ses membres] d'avoir plus de poids Â» dans le contexte de la mondialisation, tout en faisant en sorte que « chaque pays conserve son identitĂ© Â».

Le programme prĂ©sidentiel de Nicolas Sarkozy listĂ© en 15 points :

  1. Mettre fin Ă  l'impuissance publique
  2. Une démocratie irréprochable
  3. Vaincre le chĂŽmage
  4. RĂ©habiliter le travail
  5. Augmenter le pouvoir d'achat
  6. L'Europe doit se protéger dans la mondialisation
  7. Répondre à l'urgence du développement durable
  8. Permettre Ă  tous les Français d'ĂȘtre propriĂ©taires de leur logement
  9. Transmettre les repÚres de l'autorité, du respect et du mérite
  10. Une école qui garantit la réussite de tous les élÚves
  11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
  12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
  13. MaĂźtriser l'immigration
  14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
  15. Fiers d'ĂȘtre français

Les courants de pensée internes

La crĂ©ation de l'UMP s'est voulue ĂȘtre le grand rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Afin de permettre aux diffĂ©rentes familles qui la composent de s'exprimer en son sein, les statuts de l'UMP prĂ©voient la possibilitĂ© de crĂ©er des courants internes appelĂ©s « mouvements Â». L'un des buts de ces mouvements Ă©tait de favoriser l'Ă©mergence d'un dĂ©bat interne riche et d'Ă©viter que l'UMP, Ă  l'instar du RPR de Jacques Chirac, ne se transforme en un parti avant tout organisĂ© pour favoriser la victoire politique de son leader.

Cette crĂ©ation n'aura cependant jamais lieu. Dans un premier temps, Alain JuppĂ© a Ă©tĂ© contraint de la repousser, Jacques Chirac, entre autres, y voyant un risque de recrĂ©er au sein de l'UMP une « guerre des chefs Â» telle que l'UDF l'a connue pendant plus de 30 ans entre libĂ©raux et dĂ©mocrates chrĂ©tiens et les multiples chapelles qui naquirent au sein de ces deux familles. De plus, les courants qui se dessinaient Ă  l'Ă©poque reprenaient presque Ă  l'identique les contours des anciens partis, ce qui aurait pu donner un argument Ă  ceux qui dĂ©nonçaient (notamment au sein de l'UDF demeurĂ©e indĂ©pendante) le caractĂšre artificiel de la nouvelle formation. Ce report devint trĂšs rapidement dĂ©finitif, la peur des chiraquiens se fondant rapidement sur les consĂ©quences que pourrait avoir la crĂ©ation d'un courant sarkozyste Ă  vocation majoritaire. Lors de son Ă©lection Ă  la prĂ©sidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy prit l'engagement de favoriser l'Ă©mergence de ces courants, bien des militants s'estimant quelque peu « flouĂ©s Â» par rapport aux engagements qui avaient prĂ©valu lors de la crĂ©ation de l'UMP. Mais devant le nombre de ralliements trĂšs important autour de son nom (devenant trĂšs largement majoritaire, il n'avait plus lui-mĂȘme l'utilitĂ© de rassembler ses partisans au sein d'un courant, qui serait au contraire devenu exclusif pour les autres) et la difficultĂ© pour certaines familles, comme celles des centristes ou des gaullistes, Ă  se structurer sans dĂ©montrer par lĂ  mĂȘme une dĂ©liquescence certaine, ce projet ne sera pas concrĂ©tisĂ©.

Aujourd'hui, l'expression des diffĂ©rentes tendances internes Ă  l'UMP n'en existe pas moins. Elle se traduit Ă  travers plusieurs clubs, associations, voire partis politiques associĂ©s, qui regroupent des Ă©lus et/ou des militants. À l'exception des partis associĂ©s (Parti radical, PCD et CNI), ces diffĂ©rentes structures n'ont cependant aucune reconnaissance en termes de dĂ©mocratie interne, bien que l'UMP les subventionne pour la plupart. Il est Ă©galement Ă  noter que certaines grandes familles comme les nĂ©o-gaullistes (« chiraco-villepinistes Â») ne s'appuient sur aucune structure formelle, mais n'en ont pas moins une trĂšs forte influence grĂące Ă  leurs leaders.

Conservateurs libéraux

Article dĂ©taillĂ© : Conservatisme libĂ©ral.

Souvent dĂ©signĂ©s sous le nom de « sarkozystes Â», hĂ©ritiers eux-mĂȘmes des « balladuriens Â», ils sont issus du RPR (Nicolas Sarkozy) ou de DL qui se rĂ©clament des mĂȘmes valeurs que les libĂ©raux « rĂ©formateurs Â», mais y ajoutent un prĂ©alable plus pragmatique dans la pratique du pouvoir, le concept de libĂ©ralisme Ă©tant estimĂ© rejetĂ© par les Français car mal-compris par ceux-ci. On retrouve aussi dans cette famille quelques caractĂ©ristiques des familles gaullistes, avec notamment, un attachement relatif au dirigisme Ă©conomique et au jacobinisme politique. Cette famille ne rejette pas non plus certaines valeurs traditionnelles (ex. attachement Ă  la famille, Ă  une structuration sociale forte de la sociĂ©tĂ©). Cette famille a tendance Ă  devenir trĂšs composite du fait des nombreux ralliements Ă  la candidature de Nicolas Sarkozy Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007, mais constitue aujourd'hui le noyau central de l'UMP autour du prĂ©sident de la RĂ©publique. Elle pourrait ĂȘtre rangĂ©e, sur un Ă©chiquier politique europĂ©en, dans le camp des conservateurs plus que dans celui des libĂ©raux.

La famille gaulliste

Article dĂ©taillĂ© : Gaullisme.

Celle-ci a longtemps constituĂ©, depuis la crĂ©ation de la Ve RĂ©publique en 1958, la base de la droite française, Ă  travers notamment le RPR. Mais elle est elle-mĂȘme divisĂ©es en plusieurs tendances.

NĂ©o-gaullistes
Article dĂ©taillĂ© : Jacques Chirac.

Également appelĂ©s « chiraco-villepinistes Â», ils sont issus du RPR (Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain JuppĂ©, Jean-Louis DebrĂ©) qui se placent dans l'hĂ©ritage du GĂ©nĂ©ral de Gaulle, mais en ont surtout retenu la pratique pragmatique du pouvoir (qui peut les amener Ă  dĂ©fendre tantĂŽt des solutions d'inspiration libĂ©rale, modĂ©rĂ©e, sociale ou dirigiste), plus que son corpus idĂ©ologique. Les nĂ©o-gaullistes ont donc un positionnement trĂšs mobile sur l'Ă©chiquier politique traditionnel (cf. thĂšmes de campagne de Jacques Chirac aux diffĂ©rentes Ă©lections prĂ©sidentielles) tout en rejetant une approche transpartisane du gaullisme dont ils ont Ă©tĂ© les artisans de son ancrage dĂ©finitif Ă  droite, Ă  la suite de Georges Pompidou. MalgrĂ© les postes clĂ©s qu'elle contrĂŽle dans les institutions rĂ©publicaines, et le soutien que lui apportent les autres familles d'inspiration gaulliste, cette famille apparaĂźt en forte perte de vitesse au sein du parti depuis qu'Alain JuppĂ© a Ă©tĂ© contraint d'en quitter la prĂ©sidence. Les difficultĂ©s qu'a rencontrĂ© Dominique de Villepin en tant que Premier ministre a condamnĂ© les chances de cette famille Ă  voir dĂ©signer l'un de ses membres comme candidat de l'UMP Ă  la derniĂšre Ă©lection prĂ©sidentielle et a induit une perte d'influence de ce courant.

Gaullistes « lĂ©gitimistes Â»

Issus du RPR (Jean-Louis DebrĂ©, Dominique de Villepin, MichĂšle Alliot-Marie (via son mouvement Le ChĂȘne), Jean-François CopĂ©, soutiens indĂ©fectibles de Jacques Chirac, rejetant le libĂ©ralisme comme solution globale, ils sont les hĂ©ritiers de la tradition bonapartiste. Ils se rĂ©clament Ă  la fois de la pratique du pouvoir du GĂ©nĂ©ral de Gaulle (pouvoir exĂ©cutif fort, dirigiste et pragmatisme transpartisan) et de son corpus idĂ©ologique propre, liĂ© Ă  la fameuse formule « une certaine idĂ©e de la France Â». Ils sont gĂ©nĂ©ralement difficiles Ă  diffĂ©rencier des « nĂ©o-gaullistes Â».

Gaullistes sociaux

Issus du RPR au sein duquel ils Ă©taient souvent regroupĂ©s sous le qualificatif de « sĂ©guinistes Â» (Philippe SĂ©guin qui n'est pas membre de l'UMP et s'est retirĂ© de la vie politique en 2002, François Fillon, Roger Karoutchi, dĂ©fendent une forme de dĂ©mocratie sociale sous une forme de rĂ©formisme social-dĂ©mocrate sans toutefois remettre en cause le capitalisme. Ils sont prĂ©sents surtout dans le club France.9 de François Fillon ou en partie dans le Club Nouveau siĂšcle. À l'origine hostile Ă  une Europe supranationale et trop libĂ©rale, cette famille s'Ă©tant, derriĂšre Philippe SĂ©guin, Ă  l'origine opposĂ©e au TraitĂ© de Maastricht, elle a Ă©voluĂ© sur cette question puisque la plupart de ses reprĂ©sentants ont fait campagne pour le « oui Â» lors du rĂ©fĂ©rendum du 9 mai 2005 sur le TraitĂ© instituant une constitution pour l'Europe. Nicolas Dupont-Aignan, gaulliste social lui aussi, est restĂ© hostile Ă  une Europe supranationale. Il dĂ©cide alors de quitter l'UMP et de crĂ©er un rassemblement gaulliste et rĂ©publicain indĂ©pendant : Debout la RĂ©publique.

Gaullistes de gauche

Issue du RPR (Bernard Reygrobellet, Yves GuĂ©na, Alain Terrenoire, Jean Peyrelevade, Alain Marleix) au sein duquel ils Ă©taient trĂšs minoritaires, cette famille regroupe au sein du Club Nouveau siĂšcle les gaullistes notamment issus de l'UJP (Union des jeunes pour le progrĂšs) et du MSP (Mouvement solidaritĂ© participation) qui ne se reconnaissent pas en premier lieu dans les valeurs de droite, mais plutĂŽt dans celle de la social-dĂ©mocratie et qui rejettent en partie le capitalisme. Historiquement issus de l'Union dĂ©mocratique du travail qui a soutenu le retour au pouvoir du gĂ©nĂ©ral de Gaulle tout en rejetant les thĂšses marxistes et lĂ©ninistes estimĂ©es ĂȘtre Ă  la base du socialisme français et de ses alliĂ©s politiques (PCF, Les Verts, etc.).

Souverainistes et nationalistes
Articles dĂ©taillĂ©s : Souverainisme et Nationalisme.

Ils sont issus du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF, mais aussi du RPF, dont plusieurs membres se sont prĂ©sentĂ©s aux Ă©lections sous l'Ă©tiquette UMP. Ils se rĂ©clament pour une trĂšs grande majoritĂ© de l'hĂ©ritage gaulliste dont ils retiennent essentiellement les prises de positions nationalistes et en faveur d'une « Europe des Nations Â». Ce sont des euro sceptiques. Cette famille est souvent considĂ©rĂ©e comme proche de mouvements externes classĂ©s Ă  la droite de l'UMP, comme le MPF de Philippe de Villiers, et constitue la famille qui exprime le plus son attachement Ă  prendre en compte les aspirations des Ă©lecteurs de l'extrĂȘme droite (FN, MNR), tout en affirmant vouloir indĂ©fectiblement rester dans la famille de la droite rĂ©publicaine. Cette famille compte peu de membres, mais son positionnement Ă  sa marge lui donne une influence plus grande que son poids rĂ©el au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'Ă©lecteurs souverainistes et nationalistes non membres de l'UMP.

La famille libérale

Article dĂ©taillĂ© : LibĂ©ralisme.

Celle-ci est essentiellement issus de DĂ©mocratie libĂ©rale, et avant cela du Parti rĂ©publicain au sein de l'Union pour la dĂ©mocratie française et encore auparavant des RĂ©publicains indĂ©pendants de ValĂ©ry Giscard d'Estaing. Une partie provient Ă©galement du RPR, pour la plupart d'anciens « balladuriens Â». LĂ  encore il existe plusieurs tendances.

Libéraux réformateurs
Article dĂ©taillĂ© : Les RĂ©formateurs.

Issus de DL (HervĂ© Novelli), du RPR (Patrick Devedjian) ou de l'UDF (Pierre MĂ©haignerie), ils sont notamment regroupĂ©s au sein du club Les RĂ©formateurs, de La Droite libre prĂ©sidĂ© par Rachid Kaci et des Cercles libĂ©raux prĂ©sidĂ©s par Alain Madelin. Cette famille trouve dans le libĂ©ralisme politique et Ă©conomique une solution globale pour la sociĂ©tĂ© française. La libertĂ© est donc leur valeur fondamentale et doit prĂ©valoir Ă  tous les niveaux qu'il s'agisse du dĂ©veloppement Ă©conomique, sur lequel ils mettent le plus l'accent, du champ d'intervention de l'État ou des questions sociĂ©tales (libertĂ© individuelle). Ils rejettent l'Ă©galitarisme, le dirigisme et encouragent les mouvements de mondialisation et de libĂ©ralisation de l'Ă©conomie qu'ils estiment positifs. Cette famille est l'une des plus dynamiques au sein de l'UMP et a comptĂ© de nombreux ralliements aussi bien au niveau des adhĂ©rents que des Ă©lus. Elle est aussi la famille qui a su le mieux promouvoir ses idĂ©es en interne et constitue un soutien important de Nicolas Sarkozy qui, cependant, apparaĂźt un peu moins libĂ©ral qu'il ne l'a Ă©tĂ©. On peut notamment citer David Martinon, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, ou encore Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et l'une de ses « plumes Â».

Libéraux sociétaux

Tendance minoritaire, mais efficace dans son lobbying interne, issue de DL, du RPR et de l'UDF, ils se rĂ©clament du libĂ©ralisme dont ils retiennent surtout l'approche sociĂ©tale qui prĂ©conise de laisser Ă  chaque individu la libertĂ© de mener sa vie comme il le souhaite pour peu que cela ne nuise pas Ă  la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Ainsi, on retrouve dans cette famille Jean-Luc RomĂ©ro, Ă©lu RPR, puis UMP, secrĂ©taire national du Parti radical, prĂ©sident du parti politique Aujourd'hui, Autrement (indĂ©pendant de l'UMP), prĂ©sident de l'association « Ă‰lus locaux contre le sida Â» et affirme depuis un outing (rĂ©vĂ©lation non souhaitĂ©e de l'homosexualitĂ© d'une personne par une autre - Ă  diffĂ©rencier du coming out qui implique une action volontaire) son homosexualitĂ© . Cette famille se compose Ă©galement de Gay Lib (StĂ©phane DassĂ©, prĂ©sident, Emmanuel Blanc, prĂ©sident-dĂ©lĂ©guĂ©, Emmanuelle Revolon, vice-prĂ©sidente), organisation nĂ©e au sein de DL qui constitue aujourd'hui le club de l'UMP s'adressant aux homosexuels et qui entend en dĂ©fendre les droits au sein de la sociĂ©tĂ©.

La famille « centriste Â» d'inspiration dĂ©mocrate-chrĂ©tienne

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mocratie chrĂ©tienne.

Celle-ci est essentiellement issue de l'ancienne UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein de l'UMP. Elle comprend deux tendances principales.

Les « modĂ©rĂ©s de centre-droit Â»

Ils sont pour la plupart issus de l'ancienne UDF (Philippe Douste-Blazy, HervĂ© de Charette) et sont notamment regroupĂ©s au sein des clubs DĂ©mocrate et Populaire et Convention dĂ©mocrate. Ils se placent dans la tradition orlĂ©aniste de la droite française et dans celle de l'ancien MRP, parti politique pivot de la IVe RĂ©publique. Le fondement de leurs valeurs se situe dans le christianisme, mais la rĂ©fĂ©rence Ă  ce dernier est trĂšs modĂ©rĂ©e et peu affichĂ©e. IdĂ©ologiquement ils sont trĂšs europĂ©ens, plutĂŽt fĂ©dĂ©ralistes (au niveau europĂ©en, mais aussi dans leur approche trĂšs « dĂ©centralisatrice Â» de l'organisation de l'État français) et revendiquent un libĂ©ralisme social, plutĂŽt que d'opposer l'un et l'autre. On peut Ă©galement classer dans cette famille la branche libĂ©rale-giscardienne incarnĂ©e par Jean-Pierre Raffarin et le PPDF. En raison de l'existence de l'UDF en externe, et du dynamisme trĂšs fort des libĂ©raux, mais aussi de l'Ă©chec relatif de Philippe Douste-Blazy Ă  se faire accepter comme son chef de file crĂ©dible, cette famille apparait en proie Ă  une forte dĂ©mobilisation qui a conduit bon nombre de ses membres Ă  rejoindre d'autres courants voire mĂȘme pour certains Ă  rejoindre Ă  terme le Nouveau centre qui tend Ă  incarner le pĂŽle centriste de la majoritĂ© prĂ©sidentielle.

Chrétiens sociaux
Logo du PCD, présidé par Christine Boutin

Ils sont issus entre autres de l'ancienne UDF (Christine Boutin) et rassemblĂ©s au sein du Parti chrĂ©tien-dĂ©mocrate, parti politique associĂ© Ă  l'UMP. Proches des dĂ©mocrates chrĂ©tiens historiquement, ils en constituent une tendance plus radicale dans son attachement aux valeurs catholiques, et qui rejette le libĂ©ralisme d'un point de vue sociĂ©tal et Ă©conomique. Ils se caractĂ©risent notamment par des prises de positions trĂšs sociales (ex. revenu universel) dans une dĂ©marche humaine avec les catĂ©gories de populations qu'ils estiment nĂ©gligĂ©es ou rejetĂ©es par la sociĂ©tĂ© (ex. dĂ©tenus, sans abris
), souhaitant ainsi ĂȘtre les tenants d'une droite « plus humaine Â». Le PCD, minoritaire au sein de l'UMP, revendique 8 300 adhĂ©rents et 40 000 sympathisants[8].

La famille conservatrice ou « indĂ©pendants Â»

Ils sont rassemblĂ©s au sein du Centre national des indĂ©pendants et paysans (CNI), famille trĂšs minoritaire malgrĂ© un rĂŽle historique important sous la IVe RĂ©publique, qui regroupe les IndĂ©pendants qui n'ont pas soutenu ValĂ©ry Giscard d'Estaing Ă  la fin des annĂ©es 1960 lorsque celui-ci a crĂ©Ă© les RĂ©publicains IndĂ©pendants (partisans d'un soutien au gĂ©nĂ©ral de Gaulle), futur Parti rĂ©publicain au sein de l'UDF, devenu DL en 1998. Le CNI a connu des positionnements politiques trĂšs Ă  droite, puis s'est positionnĂ© en alliĂ© de la droite rĂ©publicaine Ă  la fin des annĂ©es 1980 aprĂšs avoir tentĂ© de devenir une « passerelle Â» entre les partis de droite classique (RPR, UDF) et le Front national. Aujourd'hui, le CNI se veut constituer l'aile droite de l'UMP tout en rappelant son attachement Ă  la RĂ©publique et Ă  ses valeurs comme en tĂ©moigne la « Charte du CNI Â», adoptĂ©e lors du conseil national du 18 novembre 2000. Jean-Michel Jardry, son vice-prĂ©sident, candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007, a ensuite apportĂ© son soutien Ă  Nicolas Sarkozy. Plusieurs parlementaires se rĂ©clament toujours de lui, comme Christian Vanneste et Gilles Bourdouleix.

Les deux députés CNI, Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste, siÚgent au sein du groupe UMP de l'Assemblée nationale, et ce malgré le fait que, 7 juin 2008, le CNI, réuni en conseil national, ait décidé de reprendre son indépendance vis-à-vis de l'UMP[9].

Le « pĂŽle social Â»

Il existe au sein de l'UMP un certain nombre de mouvements tendant Ă  dĂ©fendre des valeurs gĂ©nĂ©ralement associĂ©es Ă  la « gauche Â» et met l'accent sur la justice sociale et la solidaritĂ©, tout en ne remettant pas en cause le capitalisme et l'Ă©conomie de marchĂ©. Il s'agit essentiellement des radicaux et, depuis plus rĂ©cemment, des sociaux-libĂ©raux.

Radicaux
Article dĂ©taillĂ© : Radicalisme.

Ils sont regroupĂ©s au sein du Parti radical (Jean-Louis Borloo, AndrĂ© Rossinot, Yves JĂ©go), parti associĂ© Ă  l'UMP qui constitue la plus ancienne famille politique française qui a Ă©tĂ© au fondement de la IIIe RĂ©publique. Aujourd'hui, les radicaux « valoisiens Â», trouvent leur originalitĂ© dans une ligne politique plus sociale que la majoritĂ© de l'UMP marquĂ©e par un fort attachement Ă  la RĂ©publique et Ă  ses valeurs fondamentales comme la laĂŻcitĂ©. En 2005, le Parti radical a connu plusieurs ralliements d'anciens centristes (Renaud Dutreil) et gaullistes (Serge Lepeltier) qui y cherchent semble-t-il un espace d'expression moins libĂ©ral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP.

Sociaux-libéraux

Ils sont issus pour la plupart du Parti socialiste (Éric Besson, Jean-Marie Bockel, Patrick Rajoelina). Ce courant a Ă©mergĂ© Ă  l'occasion de la campagne prĂ©sidentielle de 2007 et semble devoir se structurer en marge du parti plutĂŽt qu'en son sein. Il s'est notamment constituĂ© grĂące au club La Diagonale, qui regroupe des personnalitĂ©s et militants de gauche soutenant Nicolas Sarkozy. Jean-Marie Bockel Bockel a en outre fondĂ© son propre parti politique, La Gauche moderne, qui se revendique du social-libĂ©ralisme et se veut un alliĂ© loyal de l'UMP. La crĂ©ation d'un « pĂŽle de gauche Â» au cĂŽtĂ© de l'UMP a Ă©tĂ© annoncĂ© par François Fillon entre les deux tours de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007.

Le pĂŽle Ă©cologique

Article dĂ©taillĂ© : Écologie bleue.

Issu principalement de GĂ©nĂ©ration Ă©cologie et de l'ancienne UDF, il est regroupĂ© au sein d'Écologie bleue.

Écologie bleue, prĂ©sidĂ©e Ă  l'origine par Patrice Hernu, constitue l'une des cinq composantes fondatrices de l'UMP. Cette structure a Ă©tĂ© marginalisĂ©e par la crĂ©ation du Conseil de dĂ©veloppement durable de l'UMP, sous l'Ă©gide de Nathalie Kosciusko-Morizet Ă  laquelle Patrice Hernu s'est opposĂ©. Cette famille politique trĂšs minoritaire, mais Ă  l'influence non nĂ©gligeable, dĂ©fend avant tout un dĂ©veloppement durable de la sociĂ©tĂ© et les valeurs du mouvement Ă©cologiste. Ils rejettent fortement le positionnement Ă  gauche des Verts et se rĂ©clament volontiers d'un Ă©cologisme non idĂ©ologique, rĂ©aliste, trĂšs orientĂ© vers les prioritĂ©s du climat, de l'Ă©nergie et de la biodiversitĂ©.

Ce courant rejette le principe d'autonomie des mouvements Ă©cologistes et considĂšre que les grands partis doivent dĂ©sormais ĂȘtre les premiers Ă  porter cette exigence. Écologie Bleue s'est en grande partie transmuĂ©e en un rĂ©seau, sympathisant de l'UMP, mais extĂ©rieur, « France Bleue Â» que prĂ©side Patrice Hernu.

À l'extĂ©rieur de l'UMP Ă©galement, GĂ©nĂ©ration Ă©cologie-Les Bleus, aprĂšs avoir nouĂ© un partenariat avec DĂ©mocratie libĂ©rale en 2000, a entamĂ© une dĂ©marche d'association Ă  l'UMP en 2002 qui n'a pu se concrĂ©tiser formellement. Elle a pris ses distances suite aux Ă©lections rĂ©gionales et cantonales de 2004 dans l'espoir de lancer la candidature de France Gamerre Ă  l’élection prĂ©sidentielle. Depuis, GĂ©nĂ©ration Ă©cologie se dĂ©fend de tout lien avec l'UMP, et l'organisation Les Bleus, Ă  laquelle elle fait nĂ©anmoins toujours rĂ©fĂ©rence, semble sans rĂ©elle activitĂ©. Plusieurs cadres de ce parti sont Ă©lus aux cĂŽtĂ©s de maires UMP.

Histoire

Processus de fondation

Le président Jacques Chirac, cofondateur de l'UMP

Issue d'Alternative 2002 (mouvement de soutien Ă  Jacques Chirac ambitionnant de rassembler l'ensemble des forces de droite et du centre) l'UMP est crĂ©Ă©e le 23 avril 2002 suite au premier tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle et en vue des lĂ©gislatives de la mĂȘme annĂ©e, afin d'« unir les forces politiques de toutes les droites Â». Elle se nomme d'abord « Union pour la majoritĂ© prĂ©sidentielle Â» en signe de soutien au prĂ©sident. Une fois les Ă©lections passĂ©es, ce nom perd sa raison d'ĂȘtre et le nom est donc changĂ©.

Un dĂ©bat interne eut lieu afin de nommer ce nouveau parti. Le premier prĂ©sident Alain JuppĂ© proposa de nommer ce parti « La Maison Bleue Â», quand d'autres Ă©taient partisans (les libĂ©raux pour l'essentiel) d'une rĂ©fĂ©rence au Parti populaire europĂ©en et au Parti populaire espagnol, souvent citĂ© en exemple, et proposĂšrent de nommer le parti « Union populaire Â».

Il a Ă©tĂ© choisi de conserver le sigle alors dĂ©jĂ  bien connu des Français, mais de changer la dĂ©nomination en « Union pour un mouvement populaire Â», lors de son congrĂšs fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget. Lors de ce mĂȘme congrĂšs, Alain JuppĂ© devient le premier prĂ©sident du mouvement et Philippe Douste-Blazy son premier secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Le RPR et DL sont dissous Ă  l'interieur de l'UMP. Seuls deux partis fondateurs substistent en tant que tel : le Forum des rĂ©publicains sociaux (prĂ©sidĂ© par Christine Boutin) et le Parti radical (Jean-Louis Borloo).

2002 - 2004 : les annĂ©es JuppĂ©

Alain Juppé, président de l'UMP de 2002 à 2004

Au congrĂšs du Bourget, le 17 novembre 2002, Alain JuppĂ© est Ă©lu premier prĂ©sident de l'UMP par 79,42 %, devant Nicolas Dupont-Aignan (14,91 %), Rachid Kaci (3,17 %), Brigitte Freytag (1,70 %) et Mourad Ghazli (0,80 %). Le corps Ă©lectoral Ă©tait composĂ© des adhĂ©rents et la participation ne s'Ă©levait qu'Ă  28,79 %.

Refusant d'entrer au gouvernement, le parti permet à Juppé de tenir une lutte à distance avec son principal rival à l'intérieur de sa famille politique, Nicolas Sarkozy. Les années 2003-2004 constituent l'apogée du combat féroce mené entre chiraquiens et sarkozystes. L'UMP en devient un de ses principaux théùtres.

En 2004, ont lieu les premiĂšres Ă©lections depuis 2002, ce qui constitue un vĂ©ritable test pour le gouvernement Raffarin et le parti. Lors des rĂ©gionales, cantonales et europĂ©ennes, les rĂ©sultats sont dĂ©sastreux, la politique gouvernementale Ă©tant sĂ©vĂšrement sanctionnĂ©e. De plus, Alain JuppĂ© est rattrapĂ© par la justice. Le 16 juillet 2004, il rend sa dĂ©mission, suite Ă  sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. ConformĂ©ment aux statuts, en tant que vice-prĂ©sident, Jean-Claude Gaudin assure l'intĂ©rim Ă  la tĂȘte du parti, en attendant l'Ă©lection d'un nouveau prĂ©sident par les adhĂ©rents.

Depuis 2004 : les annĂ©es Sarkozy

Nicolas Sarkozy durant un meeting, le 12 avril 2007

2004 - 2007 : la prĂ©paration de la prĂ©sidentielle

Le 28 novembre 2004, au Bourget, Nicolas Sarkozy devient le deuxiĂšme prĂ©sident de l'UMP, Ă©lu par 85,09 % des membres du parti face Ă  Nicolas Dupont-Aignan (9,10 %) et Christine Boutin (5,82 %)[10]. Le corps Ă©lectoral Ă©tait composĂ© des adhĂ©rents et la participation s'Ă©levait Ă  53,29 %. Le nouveau secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est Pierre MĂ©haignerie.

Lui permettant de rivaliser Ă  distance avec Jacques Chirac, le nouveau prĂ©sident de l'UMP n'a plus qu'un seul objectif en tĂȘte, Ă  savoir l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007. MalgrĂ© l'Ă©chec du rĂ©fĂ©rendum constitutionnel de 2005, l'UMP bat tous les records d'affluence et d'adhĂ©sion. Le mouvement entreprend alors un vaste chantier de modernisation et de rĂ©flexion interne par l'organisation d'une vingtaine de conventions thĂ©matiques entre 2005 et 2006, afin d'Ă©laborer le programme prĂ©sidentiel et lĂ©gislatif de Nicolas Sarkozy et de l'UMP pour les Ă©chĂ©ances de 2007. Le parti abandonne alors toute rĂ©fĂ©rence gaulliste.

Seul candidat en lice, Nicolas Sarkozy est investi candidat de l'UMP par les militants Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle le 14 janvier 2007. Il est Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique quatre mois plus tard, avec 53,06 %, face Ă  SĂ©golĂšne Royal. Le 14 mai 2007, deux jours avant son investiture, il dĂ©missionne de la prĂ©sidence du parti. Jean-Claude Gaudin, pour la deuxiĂšme fois, assure l'intĂ©rim jusqu'Ă  la tenue d'un nouveau congrĂšs.

Depuis 2007 : la prĂ©sidence de la RĂ©publique

Nicolas Sarkozy en compagnie d'Angela Merkel, la chanceliÚre fédérale allemande

À partir de ce moment, se pose la dĂ©licate question de la succession de Nicolas Sarkozy Ă  la tĂȘte du mouvement. La bataille est lancĂ©e entre Patrick Devedjian, proche du prĂ©sident de la RĂ©publique, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre dĂ©veloppant une image consensuelle. À la sortie d'une rĂ©union du bureau politique, le 25 juin 2007, Jean-Claude Gaudin affirme que « nous considĂ©rons que, moralement, le prĂ©sident (de l'UMP) reste Nicolas Sarkozy et, par consĂ©quent, nous pensons qu'il n'est pas utile d'Ă©lire Ă  nouveau un triumvirat (prĂ©sident, vice-prĂ©sident et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral) comme les statuts l'exigent[11] Â».

RĂ©uni le 7 juillet 2007, le conseil national de l'UMP adopte Ă  72 % la rĂ©forme des statuts du mouvement instituant une direction collĂ©giale qui s'appuie sur un « pĂŽle lĂ©gislatif Â» - le bureau du conseil national, animĂ© par trois vice-prĂ©sidents, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre MĂ©haignerie - et sur un « pĂŽle exĂ©cutif Â», le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, dirigĂ© par Patrick Devedjian assistĂ© de Philippe Cochet et de Dominique PaillĂ©.

Suite aux élections municipales et cantonales de 2008, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont nommés secrétaires généraux adjoints. Christian Estrosi les rejoint quelques semaines plus tard.

Le 5 dĂ©cembre 2008, Patrick Devedjian est nommĂ© ministre de la Relance Ă©conomique. Il dĂ©missionne aussitĂŽt de son poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, l'intĂ©rim Ă©tant tout d'abord assurĂ© par les trois secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux adjoints, puis confiĂ© Ă  Xavier Bertrand jusqu'au 24 janvier 2009[12], date Ă  laquelle le conseil national dĂ©signe les nouvelles instances nationales et confirme Xavier Bertrand Ă  son poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral.

En avril 2009, l'UMP lance sa campagne pour les Ă©lection europĂ©ennes avec la crĂ©ation d'un site internet[13], l'organisation d'un meeting Ă  Rueil-Malmaison en prĂ©sence de François Fillon le 28 avril 2009, et le lancement de la caravane de l'Europe des Jeunes Populaires pour sillonner la France[14].

En juin 2009, aprÚs sa victoire relative aux élections européennes, l'UMP lance une grande campagne d'adhésion et de ré-adhésion pour ses adhérents.

Historique des dirigeants

Présidents de l'UMP
Période Identité Notes
17 novembre 2002 - 16 juillet 2004 Alain Juppé
16 juillet 2004 - 28 novembre 2004 Jean-Claude Gaudin Intérim
28 novembre 2004 - 14 mai 2007 Nicolas Sarkozy
14 mai 2007 - 7 juillet 2007 Jean-Claude Gaudin Intérim, puis poste supprimé


Secrétaires généraux de l'UMP
Période Identité Notes
17 novembre 2002 - 28 novembre 2004 Philippe Douste-Blazy
28 novembre 2004 - 25 septembre 2007 Pierre MĂ©haignerie
25 septembre 2007 - 5 décembre 2008 Patrick Devedjian
8 décembre 2008 - ... Xavier Bertrand

RĂ©sultats Ă©lectoraux

Élections prĂ©sidentielles

Date Candidat # 1er tour # 2nd tour
2002 Jacques Chirac 5 666 021 voix (19,88 %) 25 537 894 voix (82,21 %)
2007 Nicolas Sarkozy 11 448 663 voix (31,18 %) 18 983 138 voix (53,06 %)
  • Élection prĂ©sidentielle de 2002 : le 21 avril 2002, le prĂ©sident sortant, Jacques Chirac, candidat du RPR, parti fusionnĂ© dans l'UMP deux jours plus tard, arrive en tĂȘte du premier tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle, avec 19,88 % des suffrages exprimĂ©s. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin (16,18 %) se retrouve Ă©liminĂ© par le candidat d'extrĂȘme droite Jean-Marie Le Pen (16,86 %), et le second tour permet Ă  Jacques Chirac d'ĂȘtre rĂ©Ă©lu avec 82,21 % des suffrages exprimĂ©s.

Élections lĂ©gislatives

Date # 1er tour # 2nd tour # SiĂšges
2002 8 408 023 voix (33,30 %) 10 029 669 voix (47,26 %) 356
2007 10 289 028 (39,54 %) 9 463 408 (46,37 %) 313
  • Élections lĂ©gislatives de 2007 : les Ă©lections ont lieu sur le thĂšme de donner au prĂ©sident les moyens ou non de gouverner. DĂšs le premier tour de scrutin, le 10 juin 2007, l'UMP rĂ©alise des scores trĂšs importants, puisque 100 dĂ©putĂ©s de droite sont Ă©lus contre 1 de gauche (PS). Au second tour, l'UMP l'emporte largement mais la « vague bleue Â» attendue n'a pas eu lieu, sĂ»rement Ă  cause du lancement maladroit du sujet sur la TVA sociale. À elle seule, l'UMP obtient tout de mĂȘme 313 siĂšges sur 577, soit la majoritĂ© absolue. Depuis 1978, c'est la premiĂšre fois qu'une majoritĂ© se succĂšde Ă  elle-mĂȘme.

Élections locales

Pour son premier véritable test électoral depuis ses écrasantes victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite. Néanmoins, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la liste UMP a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante. Au final, les deux seules régions restant à droite sont l'Alsace et la Corse.

Si Ă  l'Ă©chelle nationale les listes apparentĂ©es Ă  la « majoritĂ© prĂ©sidentielle Â» sont arrivĂ©es en tĂȘte en nombre de voix et en nombre de siĂšge[15], l'UMP et la droite en gĂ©nĂ©ral ont perdu un certain nombre de villes importantes. Si aprĂšs les Ă©lections municipales de 2001 elle contrĂŽlait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 39, la droite en a alors perdu 10 et n'en a gagnĂ© aucune (Ă  part Mulhouse, dont le maire sortant, Jean-Marie Bockel, ancien membre du PS, est dĂ©sormais membre du gouvernement depuis 2007).

Pour les cantonales, la gauche qui contrÎlait déjà une majorité de département depuis 2004, en remporte 8 de plus sur la droite qui n'en reprend que deux à l'opposition.

Élections europĂ©ennes

Le deuxiĂšme grand test Ă©lectoral de l'UMP, les europĂ©ennes de 2004, n'est guĂšre brillant pour l'UMP ; en effet ce parti qui doit rĂ©unir l'ensemble de la droite n'obtient que 17 % des voix alors que le PS en remporte pas loin du double avec 29 %, et que l'UDF (constituĂ© de ceux de ses membres qui ont refusĂ© de rejoindre l'UMP Ă  sa crĂ©ation) atteint les 12 %.

À l'issue des Ă©lections europĂ©ennes en France, les listes de la majoritĂ© prĂ©sidentielle conduites par l'UMP arrivent en tĂȘte de l'ensemble des formations politiques en lice avec un total de 27,88 % des suffrages exprimĂ©s. Sur les 72 siĂšges Ă  pourvoir, 29 ont Ă©tĂ© remportĂ©s par la majoritĂ©, dont 24 pour l'UMP.

Organisation interne actuelle

Direction nationale

  • DĂ©lĂ©guĂ©s gĂ©nĂ©raux :

Les secrétaires nationaux

Ils sont nommĂ©s par le bureau politique sur proposition du prĂ©sident de l'Union. « Ils sont responsables de l’activitĂ© et de la rĂ©flexion de l’Union Â» (article 22 des statuts) dans leurs domaines respectifs. Ils doivent rendre compte de leurs travaux auprĂšs du ComitĂ© d'Orientations, du Bureau Politique et une fois par an au moins devant le Conseil National.

Organes de direction

Bureau politique

Son but est d'assurer la direction de l'Union entre les sessions du conseil national. Le prĂ©sident ou un quart de ses membres peuvent le rĂ©unir et dĂ©finir de l'ordre du jour. Les dĂ©cisions sont prises Ă  la majoritĂ© qualifiĂ©e (50 % + 1 voix), Ă  condition qu'il y ait au moins la moitiĂ© des membres prĂ©sents.

Il est composé[16]:

  • du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et de ses adjoints ;
  • du premier vice-prĂ©sident et des vice-prĂ©sident du conseil national ;
  • du prĂ©sident du comitĂ© de la majoritĂ© ;
  • du trĂ©sorier national ;
  • du porte-parole, des dĂ©lĂ©guĂ©s gĂ©nĂ©raux, des conseillers politiques et des secrĂ©taires nationaux fonctionnels ;
  • du prĂ©sident des Jeunes populaires ;
  • de 30 membres Ă©lus par le conseil national ;
  • des anciens prĂ©sidents de la RĂ©publique et Premiers Ministres ainsi que du Premier ministre en exercice ;
  • des prĂ©sidents des AssemblĂ©es, des groupes parlementaires de l’AssemblĂ©e nationale, du SĂ©nat et du Parlement europĂ©en ainsi que le PrĂ©sident de la dĂ©lĂ©gation française au Parti populaire europĂ©en (PPE) au Parlement europĂ©en ;
  • des anciens prĂ©sidents de l’UMP.

Membres Ă©lus par le conseil national du 27 janvier 2009 : Marie-Dominique Aeschlimann ; Camille Bedin ; Natacha Bouchart ; Claude Greff ; Françoise GrossetĂȘte ; Nicole Guedj ; Jacqueline Irles ; AgnĂšs Le Brun ; BĂ©rengĂšre Poletti ; Catherine Procaccia ; Catherine Troendle ; Brigitte BarĂšges ; JoĂ«lle Garriaud-Maylam ; Françoise de Panafieu ; MichĂšle Tabarot ; HervĂ© de Charette ; Bernard Deflesselles ; Jean-Paul Fournier ; Louis Giscard d'Estaing ; Philippe Goujon ; Michel Herbillon ; HervĂ© Mariton ; AlbĂ©ric de Montgolfier ; Renaud Muselier ; Patrick Ollier ; Didier Robert ; AndrĂ© Rossinot ; Philippe Briand ; Alain Lambert ; Antoine Rufenacht.

Commission nationale des recours

La Commission nationale des recours est formĂ©e de neuf membres, Ă©lus par le Conseil national. Toute personne dont la demande d’adhĂ©sion est repoussĂ©e peut faire appel devant la Commission. La dĂ©cision de la Commission n’est ensuite susceptible d’aucun recours. Les personnes Ă  l’encontre desquelles des dĂ©cisions disciplinaires sont prises peuvent Ă©galement formuler un recours devant la Commission, qui veille Ă  ce que les droits de la dĂ©fense soient garantis dans l’exercice du pouvoir disciplinaire. Quand un comitĂ© dĂ©cide de prendre une sanction contre un de ses membres dĂ©tenteur d’un mandat Ă©lectif, exĂ©cutif ou parlementaire, il ne peut la rendre publique qu’aprĂšs dĂ©cision du Bureau Politique. Dans tous les autres cas, la Commission nationale des recours statue en dernier ressort.

Commission d'organisation et de contrÎle des opérations électorales

Avant le CongrĂšs, le Conseil National Ă©lit en son sein une Commission d’organisation et de contrĂŽle des opĂ©rations Ă©lectorales composĂ©e de sept membres titulaires et de deux supplĂ©ants. Elle a autoritĂ© pour prĂ©parer et organiser les opĂ©rations de vote nationales et territoriales et s’assurer de leur rĂ©gularitĂ©. Elle est Ă©galement chargĂ©e de s’assurer de la validitĂ© des candidatures et de veiller Ă  l’égalitĂ© des candidats dans le dĂ©roulement des opĂ©rations de propagande et des opĂ©rations de vote.

Commission permanente des statuts et du rÚglement intérieur

Cette Commission est élue par le Conseil National sur proposition du Bureau Politique. Elle rend un avis sur les propositions de modification des statuts ou du RÚglement Intérieur qui lui sont soumises par le Bureau Politique ou le Conseil National.

Commission des sages

Elle comprend les anciens prĂ©sidents et secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux de l'Union ainsi que les prĂ©sidents des anciens partis reprĂ©sentĂ©s dans l'Union et 8 personnes choisies pour leur anciennetĂ© par les groupes parlementaires. « Elle examine tous les cas oĂč un Ă©lu de l’Union est mis en cause dans son honneur et son intĂ©gritĂ©. Â» (article 35) Cette commission se rĂ©unit sur demande du bureau politique et peut Ă  sa demande ou Ă  celle de l'Ă©lu concernĂ©, l'entendre.

Commission de contrĂŽle de gestion financiĂšre

La Commission de contrĂŽle de la gestion financiĂšre est composĂ©e de 10 membres Ă©lus par le Bureau Politique. Elle est chargĂ©e de contrĂŽler la gestion du TrĂ©sorier national. À ce titre, elle se rĂ©unit pour avis : ‱ avant la remise des comptes Ă  la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ; ‱ avant la prĂ©sentation du budget au Bureau politique. Elle peut Ă©galement se rĂ©unir Ă  la demande d’au moins sept de ses membres pour Ă©mettre des recommandations sur la gestion financiĂšre de l’Union qui sont ensuite transmises de plein droit au bureau politique.

Commission nationale d'investiture

La Commission nationale d’investiture est dĂ©signĂ©e statutairement par le Bureau Politique avant chaque scrutin national. Pour les Ă©lections lĂ©gislatives, sĂ©natoriales, rĂ©gionales, cantonales, europĂ©ennes et municipales (villes de plus de 30 000 habitants), la Commission nationale d’investiture a autoritĂ© pour prĂ©parer les investitures. Elle auditionne les responsables politiques dĂ©partementaux, rend compte devant le Bureau Politique et saisit pour avis consultatif les comitĂ©s dĂ©partementaux concernĂ©s par l’élection considĂ©rĂ©e. Ses propositions dĂ©finitives sont enfin soumises au vote du Conseil national, vĂ©ritable parlement de l’UMP et seule instance compĂ©tente pour accorder formellement et en derniĂšre instance les investitures. Pour les Ă©lections aux municipales et cantonnales ce sont les comitĂ©s dĂ©partementaux qui les investissent.

Les militants

Au 5 janvier 2007, 335 000 adhĂ©rents Ă©taient Ă  jour de leur cotisation 2006, d'aprĂšs les propres chiffres de l'UMP. L'UMP aurait enregistrĂ© plus de 200 000 adhĂ©sions depuis que Nicolas Sarkozy en Ă©tait devenu le PrĂ©sident. le 31/12/2007 l'UMP compte plus de 370 000 militants. L'UMP revendique 256 000 adhĂ©rents au 7 novembre 2008[17].

Les Jeunes Populaires

Article dĂ©taillĂ© : Jeunes Populaires.

L'UMP a une antenne pour les jeunes de 16 Ă  29 ans, les Jeunes Populaires dont les vingt membres du Bureau national sont Ă©lus par des grands Ă©lecteurs (conseillers nationaux Jeunes Populaires, reprĂ©sentant 10 % des adhĂ©rents jeunes). Ces vingt dĂ©lĂ©guĂ©s nationaux forment le Bureau national des Jeunes Populaires. Les dĂ©lĂ©guĂ©s nationaux sont thĂ©matiques ou sont nommĂ©s par zone rĂ©gionale.

Les Jeunes Populaires revendiquent plus de 40 000 adherents[18].

Les Jeunes Actifs

Les Jeunes Actifs sont une autre antenne de l'UMP pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'ùge spécifique, mais plutÎt au fait d'exercer une activité professionnelle. L'association a été créée par François Guéant dans le courant de l'année 2005, leur président est Gilles Laborde[19].

Figures politiques

L'UMP compte dans ses rangs plusieurs figures politiques qui ont occupé les plus hautes fonctions de la République, sous l'étiquette de l'UMP ou des partis qui l'ont précédé.

Présidents de la République

Premiers ministres

Présidents du Sénat

Présidents du groupe UMP au Sénat

Présidents de l'Assemblée nationale

Présidents du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Présidents du Parlement européen

Présidents du groupe PPE-DE au Parlement européen

Présidents de la Commission européenne

Personnalités proches ou membres de l'UMP

Structures associées et satellites

L'article 3 des statuts de l'UMP Ă©voque des « personnes morales associĂ©es Â», c'est-Ă -dire « les associations loi 1901, disposant ou non de la qualitĂ© de parti politique, ayant rĂ©guliĂšrement demandĂ© leur association Ă  l’Union et dont celle-ci a Ă©tĂ© approuvĂ©e par le Conseil national de l’Union. Â». Ces « personnes morales associĂ©es Â» « sont reprĂ©sentĂ©es au Conseil national de l’Union et dans les instances dĂ©partementales de l’Union dans des conditions fixĂ©es par le Bureau politique[23] Â».

Partis associés

Les partis associĂ©s le sont selon les statuts de l'UMP. En adhĂ©rant Ă  ces partis autonomes, on adhĂšre en mĂȘme temps Ă  l'UMP et participe donc de plein droit Ă  la vie dĂ©mocratique interne de l'Union.

Autres mouvements associés

Français de l'étranger

Deux mouvements politiques des Français de l'Ă©tranger se rĂ©clament de l'UMP :

DĂ©lĂ©gation UMP Ă  l'Ă©tranger :

  • L'UMP Allemagne

Associations locales associées

Mouvements indépendants proches ou alliés à l'UMP

Partis de la majorité présidentielle indépendants, mais alliés à l'UMP

  • GĂ©nĂ©ration Ă©cologie[rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • Le Nouveau Centre qui regroupe les centristes ralliĂ©s Ă  Nicolas Sarkozy (HervĂ© Morin, Maurice Leroy, Christian Blanc, ...)
  • Le CNI, ancien membre-associĂ© de l'UMP, dĂ©sormais indĂ©pendant mais revendiquant son appartenance Ă  la majoritĂ© prĂ©sidentielle, et voulant en incarner l'aile droite.
  • Le MPF de Philippe de Villiers, qui, bien que critique vis-Ă -vis de la majoritĂ©, notamment sur les questions europĂ©ennes, s'allie avec elle lors de la plupart des scrutins locaux, mais pas pour les Ă©lections nationales (500 candidats pour les lĂ©gislatives)[25] ni pour les europĂ©ennes (prĂ©sence systĂ©matique d'une liste MPF).
  • CPNT de FrĂ©dĂ©ric Nihous, qui, comme le MPF, s'allie avec l'UMP lors de la plupart des scrutins locaux, mais pas pour les Ă©lections nationales.

Autres mouvements

Fondations proches de l'UMP

Structures internationales dont l'UMP est membre

Groupes parlementaires

Élus d'autres partis soutenus dùs le premier tour par l'UMP

À l'occasion des Ă©lections lĂ©gislatives de juin 2007, l'UMP n'a pas prĂ©sentĂ© de candidats contre plusieurs candidats d'autres partis ou associations politiques pourtant concurrents, qui siĂšgent d'ailleurs parmi les non-inscrits : le Mouvement pour la France (VĂ©ronique Besse dans la 4e circonscription de la VendĂ©e) et Debout la RĂ©publique (Nicolas Dupont-Aignan dans la 8e circonscription de l'Essonne).

Pratiques publicitaires

En 2005, l'UMP a par deux fois recours à des méthodes publicitaires sur Internet jusqu'alors inusitées en politique.

L'UMP possÚde ETC, une entreprise spécialisée dans l'audiovisuel qui filme Nicolas Sarkozy pour revendre les reportages aux chaßnes françaises[26].

Par ailleurs, pendant le conseil national de l’UMP de janvier 2009, l'UMP a utilisĂ© sans autorisation une Ɠuvre du groupe amĂ©ricain MGMT, « Kids Â». Pour Ă©viter un Ă©ventuel procĂšs, le parti payera 30 000 euros de dommages et intĂ©rĂȘts au groupe[27].

Notes et références

  1. ↑ « Xavier Bertrand Ă©lu Ă  l'unanimitĂ© patron de l'UMP Â», Le Parisien, 24 janvier 2009.
  2. ↑ Composition et effectifs des groupes politiques Ă  l'AssemblĂ©e nationale sur le site officiel de l'AssemblĂ©e nationale
  3. ↑ Composition et effectifs des groupes politiques au SĂ©nat sur le site officiel du SĂ©nat
  4. ↑ Composition et effectifs des groupes politiques au Parlement EuropĂ©en sur le site officiel du Parlement EuropĂ©en
  5. ↑ LePolitique.com
  6. ↑ u-m-p.org (en haut à droite)
  7. ↑ Charte des valeurs
  8. ↑ Chiffres clĂ©s, frs-ladroitehumaine.fr
  9. ↑ CommuniquĂ© du CNI
  10. ↑ LCI
  11. ↑ Devedjian-Raffarin: une direction Ă  deux tĂȘtes pour l'UMP, L'Express, 26 juin 2007
  12. ↑ UMP.org - Point Presse : Xavier Bertrand, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral par intĂ©rim de l’UMP, 8 dĂ©cembre 2008
  13. ↑ http://www.ump2009.eu
  14. ↑ http://www.jeunesump.fr/2009/04/23/les-jeunes-pops-lancent-la-campagne-europeenne/
  15. ↑ [pdf] RĂ©sultats globaux pour les communes de 3500 habitants et plus sur le site du ministĂšre de l'intĂ©rieur
  16. ↑ Site officiel de l'UMP - consultĂ© le 9 fĂ©vrier 2009
  17. ↑ [1]
  18. ↑ Site des Jeunes Populaires
  19. ↑ [2]
  20. ↑ Agoravox.fr Johnny Hallyday rejoint l’UMP et soutient Sarkozy ConsultĂ© le 23 juin 2008
  21. ↑ Dailymotion.com Bigard Bercy Sarkozy ConsultĂ© le 23 juin 2008
  22. ↑ (fr) [http://www.tele7.fr/tv/personnalite-tele/veronique-genest « VĂ©ronique Genest Â» sur le site officiel de TĂ©lĂ© 7 Jours, consultĂ© le 23 juin 2008
  23. ↑ Les statuts de l'UMP. ConsultĂ© le 2007-12-23
  24. ↑ CommuniquĂ© du CNI
  25. ↑ http://villiers2007.over-blog.com/article-6629941.html
  26. ↑ Mainmise sur la presse tricolore
  27. ↑ France Info.

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