Union pour la Démocratie Française

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Union pour la Démocratie Française

Union pour la démocratie française

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Union pour la démocratie française
logo de l'Union pour la dĂ©mocratie française 
Président François Bayrou
Fondation 1978
Disparition {{{disparition}}}
SiĂšge 133 bis, rue de l’UniversitĂ©
75007 Paris
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PrĂ©sidents du groupe
au SĂ©nat Nicolas About
Ă  l'AssemblĂ©e {{{AssemblĂ©e}}}
au Parlement europĂ©en {{{ParlementEuropĂ©en}}}
ReprĂ©sentation du parti
Députés {{{Députés}}}
SĂ©nateurs
Députés européens {{{Députéseuropéens}}}
Idéologie Centrisme, Social-libéralisme, Démocratie chrétienne
Affiliation européenne Parti populaire européen puis Parti démocrate européen
Affiliation internationale {{{internationale}}}
Couleurs orange
Site Web www.udf.org
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

L’Union pour la dĂ©mocratie française (UDF) est un parti politique français du centre ou du centre-droit, suivant les points de vue, d'inspiration dĂ©mocrate-chrĂ©tienne et laĂŻque, ayant Ă©tĂ© fondĂ© en 1978, et gardant une existence transitoire jusqu'en 2010.

Le 30 novembre 2007, un congrĂšs extraordinaire de l'UDF a votĂ© la dĂ©lĂ©gation des responsabilitĂ©s du parti aux instances du Mouvement dĂ©mocrate (MoDem), initiĂ© par François Bayrou aprĂšs l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007, et dont l'UDF est un membre fondateur.

Formellement et selon le droit des associations[1], l'existence juridique de l'UDF subsiste pour une pĂ©riode transitoire de trois ans. L'UDF dĂ©lĂšgue aux instances du Mouvement dĂ©mocrate la « responsabilitĂ© de l'action et de l'expression communes Â», les autres instances nationales et locales de l'UDF devant « s'intĂ©grer aux instances correspondantes du Mouvement dĂ©mocrate Â». Pendant cette pĂ©riode transitoire, « les intĂ©rĂȘts juridiques, matĂ©riels et moraux Â» de l'UDF doivent ĂȘtre « garantis et administrĂ©s par un bureau de vingt Ă  trente membres dĂ©signĂ©s par le CongrĂšs, sur proposition du prĂ©sident dont le mandat est prorogĂ© Â».

Selon certains mĂ©dias et observateurs, ce montage juridique - dont l'un des objets est indubitablement de garantir provisoirement la continuitĂ© des financements publics - marque la « mort de l'UDF[2] Â». Une partie des cadres et militants qui sont opposĂ©s Ă  cette rĂ©solution ont crĂ©Ă© le Nouveau Centre, Rassembler les centristes ou encore Avenir dĂ©mocrate, tandis que d'autres ont rejoint le Forum des rĂ©publicains sociaux, parti associĂ© Ă  l'UMP, ou sont devenus « centristes sans Ă©tiquette Â».

L’UDF est membre du Parti dĂ©mocrate europĂ©en (PDE), qui siĂšge au Parlement europĂ©en au sein du groupe de l’Alliance des dĂ©mocrates et des libĂ©raux pour l'Europe. François Bayrou est le prĂ©sident de l'UDF et le co-prĂ©sident du PDE.

Sommaire

Historique de l’UDF

Origines

L'UDF fut Ă  l'origine fondĂ©e en 1978 par Michel Poniatowski sur l'idĂ©e de Jean Lecanuet et de Jean-Jacques Servan-Schreiber pour aider le prĂ©sident ValĂ©ry Giscard d'Estaing Ă  disposer d'un parti le soutenant lors des Ă©lections lĂ©gislatives. C'Ă©tait une confĂ©dĂ©ration de divers partis du centre et de la droite non-gaulliste. Le nom provient du titre de son livre DĂ©mocratie française. Il comprenait alors six composantes qui demeuraient chacune des partis politiques indĂ©pendants :

Le centrisme

AprĂšs avoir connu le succĂšs dans les annĂ©es 1970/1980 suite Ă  l'Ă©lection de ValĂ©ry Giscard d'Estaing Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique et au gouvernement de Raymond Barre, l'UDF apparut de façon croissante comme un syndicat d'Ă©lus et le partenaire de coalition naturel du RPR. L'« ouverture Â» conduite par François Mitterrand permit nĂ©anmoins au Parti socialiste d'obtenir le soutien ponctuel d'un groupe centriste spĂ©cifique Ă  l'AssemblĂ©e nationale (Union du centre, UDC) et la participation de plusieurs membres historiques de l'UDF aux gouvernements de Michel Rocard, Édith Cresson et Pierre BĂ©rĂ©govoy, notamment Jean-Pierre Soisson. PS et centristes de la « majoritĂ© prĂ©sidentielle Â» furent Ă©galement alliĂ©s lors des Ă©lections cantonales et rĂ©gionales de 1992.

L'UDF fut l'alliĂ©e du RPR aux Ă©lections lĂ©gislatives de 1993 au sein de l'Union pour la France, et participa aux gouvernements d'Édouard Balladur puis d'Alain JuppĂ©. En 1995, l'ancien Premier Ministre Raymond Barre devient maire et prĂ©sident de la communautĂ© urbaine de la deuxiĂšme agglomĂ©ration de France : Lyon.

L'UDF commença Ă  se dĂ©sagrĂ©ger avec la perte d'influence de son fondateur qui ne rĂ©ussit plus Ă  surmonter les divergences des courants de pensĂ©e au sein du mouvement. Il n'y eut d'ailleurs pas d'UDF candidat aux prĂ©sidentielles de 1988 et 1995 : Raymond Barre, candidat en 1988, n'Ă©tait qu'apparentĂ©, et l'UDF se dĂ©chira en 1995 entre partisans d'Édouard Balladur (CDS et une partie du PR) et de Jacques Chirac (comme Alain Madelin, Charles Millon, et l'ensemble du PPDF derriĂšre HervĂ© de Charette).

Les Ă©lections rĂ©gionales de 1998 entraĂźnĂšrent une scission. Alors que plusieurs prĂ©sidents de rĂ©gion avaient Ă©tĂ© Ă©lus avec les voix de l'extrĂȘme droite, François Bayrou, alors prĂ©sident de Force DĂ©mocrate et Alain Madelin, prĂ©sident de DĂ©mocratie libĂ©rale, se divisĂšrent sur la condamnation de ces accords. Ce fut finalement la position de François Bayrou - refus des alliances avec le Front National (FN) - qui l'emporta et DĂ©mocratie libĂ©rale choisit de quitter l'UDF quelques semaines plus tard. Quelques dissidents de DL comme Gilles de Robien et François LĂ©otard dĂ©cidĂšrent de rester Ă  l'UDF, au sein d'un PĂŽle rĂ©publicain indĂ©pendant et libĂ©ral (PRIL).

La « Nouvelle UDF Â»

Élu prĂ©sident de l'UDF la mĂȘme annĂ©e, François Bayrou dĂ©cida d'unifier les diffĂ©rentes composantes de l'UDF pour crĂ©er un nouveau parti, marquĂ© au centre. En novembre 1998, au CongrĂšs fondateur de Lille, les adhĂ©rents approuvĂšrent le principe de la fusion entre FD, le PRIL et l'UDF-AD, tandis que le Parti radical (PR) et le PPDF conservaient leur autonomie : la Nouvelle UDF Ă©tait nĂ©e.

Rapidement, François Bayrou affirma sa volontĂ© de prendre ses distances vis-Ă -vis du RPR, menant lui-mĂȘme une liste UDF aux Ă©lections europĂ©ennes, face Ă  la liste RPR-DL. Mais cette stratĂ©gie suscita des oppositions au sein des Ă©lus UDF qui furent nombreux Ă  choisir, lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002, de soutenir Jacques Chirac plutĂŽt que François Bayrou. MalgrĂ© son relatif succĂšs, François Bayrou, arrivĂ© en quatriĂšme position avec 7 % des voix, ne put s'opposer Ă  la crĂ©ation de l'UMP, lancĂ©e par Jacques Chirac et Alain JuppĂ© dĂšs le lendemain du dimanche 21 avril 2002 pour unifier les partis de la droite et du centre.

Une grande partie des élus UDF quittÚrent le mouvement pour rejoindre l'UMP. Toutefois, aux élections législatives de 2002, l'UDF parvint, avec 29 députés, à conserver un groupe politique à l'Assemblée Nationale. Cette tribune lui permit d'affirmer sa différence en s'opposant à plusieurs reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

En 2003, aprÚs une campagne électorale dirigée par Benjamin Ferniot, directeur de cabinet de François Bayrou, Christian Blanc, apparenté radical de gauche, ancien PDG d'Air France puis de la RATP, étant présenté par Madame Anne-Marie Idrac, députée UDF sortante, remporta au premier tour le siÚge de député de la troisiÚme circonscription des Yvelines.

L'UDF retrouva un niveau de 12 % des suffrages exprimĂ©s au premier tour des Ă©lections rĂ©gionales de 2004 et aux Ă©lections europĂ©ennes de juin 2004. Ce succĂšs est en partie dĂ» Ă  l'alternative qu'elle propose aux Ă©lecteurs de droite et du centre mĂ©contents de la politique du gouvernement, notamment sur les questions sociales ; en partie Ă  son engagement europĂ©en, qui lui permet de sĂ©duire au-delĂ  de sa sphĂšre d'influence traditionnelle. Lors des Ă©lections rĂ©gionales 2004 le prĂ©sident de l'UDF François Bayrou, tĂȘte de liste UDF dans la rĂ©gion Aquitaine, a dĂ©cidĂ©, au second tour des Ă©lections rĂ©gionales de 2004, de se dĂ©sister, en faveur du candidat UMP Xavier Darcos. Au cours de ce scrutin, aucun candidat de l'UDF ne s'est dĂ©sistĂ© au second tour au profit d'un candidat du Parti socialiste.

AprÚs les élections européennes, l'UDF a quitté le Parti populaire européen (historiquement le parti des Démocrates-chrétiens, mais désormais élargi à toutes les formations de droite), prenant pour prétexte l'euroscepticisme croissant du parti, pour fonder avec le centre-gauche italien de la Margherita un nouveau parti pro-européen, le Parti démocrate européen qui forme avec les libéraux le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE-ALDE) au Parlement européen.

Le 8 juin 2005, pour la premiĂšre fois depuis 2002, l'UDF a refusĂ© de voter la confiance au premier gouvernement Dominique de Villepin, Ă  la suite du discours de politique gĂ©nĂ©rale que ce dernier a prononcĂ© devant l'AssemblĂ©e nationale. La moitiĂ© du groupe des dĂ©putĂ©s UDF a ensuite votĂ© contre le projet de budget 2006 prĂ©sentĂ© par ce gouvernement ; les sĂ©nateurs Union centriste se sont abstenus.

L’« UDF libre et indĂ©pendante Â»

Les 28 et 29 janvier 2006, lors du CongrĂšs extraordinaire de Lyon, les adhĂ©rents de l'UDF (91,1 % des votants) ont apportĂ© leur soutien Ă  la motion unique de François Bayrou dĂ©finissant l'UDF comme un « parti libre et indĂ©pendant Â», au centre, sĂ©parĂ© des majoritĂ©s et opposition de droite comme de gauche et garant d'une dĂ©mocratie pluraliste. Les partisans d'une alliance prĂ©-Ă©lectorale avec l'UMP, menĂ©s par le ministre Gilles de Robien sont marginalisĂ©s au sein du parti. Gilles de Robien avait Ă©tĂ© suspendu de ses fonctions exĂ©cutives au sein du parti suite Ă  son entrĂ©e au gouvernement Villepin, contraire Ă  la dĂ©cision de non-participation de l'UDF.

Tout en soutenant la ligne défendue par François Bayrou, un certains nombre d'élus locaux de l'UDF et de parlementaires avaient exprimé leurs réserves quant à son application trop radicale. Ils mettaient en avant que l'UDF participait à de nombreux exécutifs de collectivités territoriales (communes, départements, région) aux cÎtés de l'UMP, ce qui la place toujours comme un allié naturel de la droite. Il est d'ailleurs à noter qu'il existe une collectivité territoriale de taille importante qui est co-gérée par l'UDF et un parti de gauche le grand Lyon, géré par une coalition PS-Verts-PCF-UDF. Mais il en existe d'autres, à des échelons plus locaux, à Nice notamment.

Les députés UDF n'ont voté ni la confiance au gouvernement Villepin, ni la motion de censure déposée contre ce Gouvernement Villepin le 21 février 2006 par les députés socialistes.

Le 16 mai 2006, dans le cadre de l'affaire Clearstream 2, François Bayrou et dix autres députés UDF votent la motion de censure déposée par l'opposition (Parti socialiste) contre le gouvernement Villepin. C'est la premiÚre fois depuis la création du parti en 1978 qu'un dirigeant centriste se rallie à un texte de cette nature. Toutefois, la position de François Bayrou est restée relativement minoritaire au sein du groupe parlementaire de l'UDF qui comptait alors 29 membres (dont les apparentés).

En rĂ©action, Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, a lancĂ©, le 21 mai, le cercle SociĂ©tĂ© en mouvement, favorable Ă  l'appartenance de l'UDF Ă  la majoritĂ©, et qui est restĂ©e sans lendemain, Ă  dĂ©faut d'ĂȘtre soutenue par la dominante sarkoziste de l'UMP.

Le 10 juin, depuis Issy-les-Moulineaux, fief de l'UDF historique AndrĂ© Santini, Bayrou lance son appel Ă  une « rĂ©volution civique Â», en prĂ©sence de Gilles de Robien, venu reconnaĂźtre « la lĂ©gitimitĂ© de François Bayrou en tant que prĂ©sident de l'UDF candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle Â». Celui-ci est nĂ©anmoins chahutĂ© par une trĂšs grande partie des conseillers nationaux UDF prĂ©sents et quittera l'assemblĂ©e au motif d'un agenda chargĂ©.

Le 22 avril 2007, François Bayrou arrive 3e Ă  l’élection prĂ©sidentielle avec un score de 18,57 % , derriĂšre Nicolas Sarkozy (UMP avec 31,18% des voix) et SĂ©golĂšne Royal (PS avec 25,87% des voix).

SĂ©vĂšrement attaquĂ© par l'UMP pour avoir acceptĂ© de participer Ă  un dĂ©bat tĂ©lĂ©visuel proposĂ© par la candidate au second tour SĂ©golĂšne Royal et relevant que de son cĂŽtĂ© le candidat Nicolas Sarkozy refuse comme « non lĂ©gitime Â» tout dĂ©bat officiel et dĂ©mocratique avec lui, François Bayrou ne donnera pas de consigne et indiquera qu'Ă  titre personnel « ne pas vouloir voter pour Nicolas Sarkozy Â».

Émus par sa position, 23 dĂ©putĂ©s UDF sortants, soucieux de leur Ă©lectorat de droite et menacĂ©s par l'UMP Ă  l'occasion de la campagne lĂ©gislative de juin 2007, dĂ©clarent, dans un article paru le 8 mai 2007 dans le quotidien Le Figaro, entrer en dissidence avec l'UDF et appellent pour la plupart (MM. Albertini et de Courson reviendront sur cet appel), Ă  la constitution d'un nouveau parti politique de centre droit partenaire de l'UMP.

En rĂ©ponse, lors du conseil national UDF du 10 mai suivant, les 1 500 conseillers nationaux UDF prĂ©sents dĂ©cident Ă  l'unanimitĂ© moins 4 voix d'appeler la constitution d'un nouveau parti politique dĂ©nommĂ© Mouvement dĂ©mocrate et que l'UDF prĂ©sentera des candidats aux lĂ©gislatives sous la banniĂšre UDF - MOUVEMENT DÉMOCRATE.

La liste des candidats du MoDem, arrĂȘtĂ©e le 20 mai 2007, comporte 535 candidats Ă  la dĂ©putation sur 577 circonscriptions, plus que le Parti socialiste et le record dans l'histoire de l'UDF.

L’UDF sur le plan international

Le Parti dĂ©mocrate europĂ©en, de tendance rĂ©formiste et centriste, est un parti politique europĂ©en initiĂ© le 16 avril 2004 par le Français François Bayrou et l'Italien Francesco Rutelli qui sont ses deux premiers co-prĂ©sidents, Romano Prodi en Ă©tant le prĂ©sident d'honneur. Le leader de l'UDF a crĂ©Ă© dans la foulĂ©e, fin fĂ©vrier 2006 avec la New Democrat Coalition amĂ©ricaine, composante parlementaire du Parti dĂ©mocrate, une « internationale Â», ou plutĂŽt une Alliance mondiale des DĂ©mocrates. En Italie, un important Parti dĂ©mocrate, rĂ©unissant la gauche ex-communiste et le centre-gauche chrĂ©tien, doit voir le jour dans un congrĂšs convoquĂ© en octobre 2006.

La marque UDF

C'est l'ancien ministre des Affaires Ă©trangĂšres et actuel dĂ©putĂ© HervĂ© de Charette, ancien membre de l'UDF ayant rejoint l'UMP en 2001, qui est propriĂ©taire apparent de la marque « Union pour la dĂ©mocratie Française UDF Â» qu'il a dĂ©posĂ©e le 8 mars 2004 au nom de l'association loi 1901 FĂ©dĂ©ration Nationale des Clubs Perspectives et RĂ©alitĂ©s et qui a Ă©tĂ© publiĂ©e le 16 avril 2004 au bulletin officiel de l'Institut national de la propriĂ©tĂ© industrielle.

Cette association qui est totalement extĂ©rieure Ă  l'UDF depuis 2001 en est donc propriĂ©taire lĂ©gal supposĂ© jusqu'en 2014. La direction de l'UDF a donc annoncĂ© « engager des poursuites judiciaires contre ceux qui avaient frauduleusement dĂ©posĂ© le nom de l'UDF et sans en avoir ni droit ni qualitĂ© pour procĂ©der Ă  un tel dĂ©pĂŽt Â», invoquant l'intention de nuire du dĂ©posant.

Le parti fondateur du Mouvement démocrate

Article dĂ©taillĂ© : Mouvement dĂ©mocrate (France).

Le 25 avril 2007, Le prĂ©sident de l'UDF François Bayrou a annoncĂ© la crĂ©ation d'un nouveau parti, le Mouvement dĂ©mocrate (MoDem) regroupant les formations politiques et les militants souhaitant la constitution d'une force politique centriste indĂ©pendante de la droite et de la gauche. Ce parti fut crĂ©Ă©, le 7 mai 2007. Les membres fondateurs du Mouvement dĂ©mocrate sont : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Michel Mercier et Jacqueline Gouraud. Le Mouvement dĂ©mocrate est dans ses statuts un mouvement politique unitaire.

François Bayrou a proposé au vote, lors du conseil national le 10 mai 2007, le principe de la création du Mouvement démocrate. L'UDF pourrait devenir membre fondateur du Mouvement démocrate dont les statuts déposés en préfecture le 9 mai 2007 sont trÚs proches de ceux de l'UDF et ne permettent pas l'appartenance à deux partis politiques.

Afin de marquer immĂ©diatement son existence politique, Le Mouvement dĂ©mocrate a prĂ©sentĂ© des candidats aux Ă©lections lĂ©gislatives de juin 2007 sous l'Ă©tiquette « UDF-Mouvement dĂ©mocrate Â», le financement de ces candidats ayant Ă©tĂ© assurĂ© par l'UDF.

Le Nouveau Centre et certains députés UDF opposés à la création du MoDem

Article dĂ©taillĂ© : Nouveau Centre.

En mai 2007, une large majorité (23 sur 29 en prenant en compte les apparentés) des députés de l'UDF n'ont pas suivi François Bayrou dans son intention de création du Mouvement démocrate (MoDem), reprenant la ligne défendue par Gilles de Robien d'une alliance des centristes dans la majorité présidentielle, qui maintiendrait l'UDF au centre-droit. Cette position a été notamment défendue par des personnalités comme Hervé Morin, président sortant du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Maurice Leroy, vice-président de l'UDF. D'autre part, Jean-Louis Bourlanges, député européen exprimait des réserves sur la stratégie sans pour autant rejoindre le "Nouveau centre".

La plus grande partie du groupe des députés UDF sortants, en désaccord avec la ligne politique de Francois Bayrou, a pris l'initiative du Nouveau Centre, en présentant des candidats sous cette étiquette aux élections législatives de 2007.

ReprĂ©sentation de l'UDF Ă  l’AssemblĂ©e nationale

Nombre de députés du groupe UDF-AN

  • 1978-1981 : 108 membres et 15 apparentĂ©s (sur 491)
  • 1981-1986 : 51 membres et 11 apparentĂ©s (sur 491)
  • 1986-1988 : 114 membres et 17 apparentĂ©s (sur 577)
  • 1988-1993 : 81 membres et 9 apparentĂ©s (sur 577)

dont le groupe Union du centre : 34 et 7 respectivement.

  • 1993-1997 : 213 membres et 2 apparentĂ©s (sur 577).
  • 1997-2002 : 107 membres et 7 apparentĂ©s (sur 577)

30 membres ont fondé le groupe Démocratie libérale et indépendants en 1998.

  • 2002-2007 : 27 membres et 3 apparentĂ©s (sur 577) - 1 Pierre-Christophe Baguet radiĂ© le 09/10/06 pour avoir publiquement annoncĂ© son soutien Ă  Nicolas Sarkozy, pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle.

Députés de la XIIe législature

Députés de la XIIIe législature

Élus sous l'Ă©tiquette "UDF" et/ou "MoDem" en juin 2007 :

  • Thierry Benoit, investi par le MoDem aux Ă©lections lĂ©gislatives de juin 2007, a toujours revendiquĂ© son unique appartenance Ă  l'UDF. Il a rompu avec le MoDem lors de son congrĂšs fondateur de dĂ©cembre 2007 et a siĂ©gĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale en tant que non-inscrit jusqu'en juillet 2008, date Ă  laquelle il s'est apparentĂ© au groupe du Nouveau Centre[4];
  • Abdoulatifou Aly (directement Ă©lu avec l'Ă©tiquette « Mouvement dĂ©mocrate Â», il n'a pas appartenu Ă  l'UDF).

Le groupe Union centriste

Article dĂ©taillĂ© : Union centriste.

Les sénateurs membres du Mouvement démocrate, du Nouveau Centre, de l'Alliance centriste, ainsi que certains qui ne sont affiliés à aucune de ces formations siÚgent au groupe Union centriste. En juin 2009, ce groupe comporte 29 membres dont 28 anciens UDF.

Autres Ă©lus principaux

La délégation UDF au Parlement européen, présidée par Marielle de Sarnez, comprenait 11 députés européens au sein de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. 3 députés l'ont quittée en janvier 2008 pour former la délégation de l'Alliance citoyenne pour la démocratie en Europe de Jean-Marie Cavada (ELDR) depuis avril 2008).

Avant la crĂ©ation du MoDem, huit conseils gĂ©nĂ©raux avaient des prĂ©sidents UDF (entre parenthĂšse leur Ă©ventuelle nouvelle Ă©tiquette suite Ă  la crĂ©ation du MoDem) : Calvados, Loir-et-Cher (Nouveau Centre), Mayenne (Union centriste-UDF), Morbihan (MoDem), PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques (MoDem), Haut-Rhin (UMP), RhĂŽne (MoDem), Somme (Nouveau Centre).

Avant la crĂ©ation du MoDem, plusieurs maires Ă©taient UDF (entre parenthĂšse leur Ă©ventuelle nouvelle Ă©tiquette suite Ă  la crĂ©ation du MoDem) : Annecy (Nouveau Centre), Amiens (Nouveau Centre), Arras (MoDem), Biarritz (MoDem), Blois (Nouveau Centre), Deauville (centriste indĂ©pendant), Drancy (Nouveau Centre), Issy-les-Moulineaux (Nouveau Centre), Le Plessis-TrĂ©vise (MoDem), Meudon(Nouveau Centre), Montrouge (Nouveau Centre), Noisy-le-Sec (MoDem), Redon (divers droite), Reims (divers droite), Rouen (centriste indĂ©pendant), Saint-Brieuc (MoDem), Talence (MoDem), Ville-d'Avray (MoDem).

Organigramme national

Président

  • François Bayrou : dĂ©putĂ© des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques et conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Pau-Sud (prorogĂ© pour trois ans jusqu'au 30 novembre 2010)

Membres du bureau

Vingt à trente membres désignés par le CongrÚs du 30 novembre 2007, sur proposition du président.

Anciens vice-présidents exécutifs

Anciens vice-présidents

Ancien porte-parole

Campagne présidentielle 2007

Parmi les conseillers de François Bayrou

Liste des anciens présidents

Jeunes UDF

FondĂ©s en 1998, lors de l’unification de l’UDF, les Jeunes UDF regroupent les adhĂ©rents de l’UDF de 16 Ă  34 ans inclus. PrĂ©sents dans toutes les instances de l’UDF, ils prennent activement part au dĂ©bat interne au parti et font valoir leurs positions. Chaque annĂ©e, ils organisent l’UniversitĂ© d’étĂ© de l’UDF, moment fort de la vie du mouvement. Contrairement Ă  de nombreux mouvements politiques jeunes, les Jeunes UDF disposent de leurs propres structures et choisissent eux-mĂȘmes leurs responsables :

  • un prĂ©sident national : Jean-Yves de Chaisemartin, Ă©lu pour deux ans au suffrage universel des adhĂ©rents ;
  • un bureau national Ă©lu en mĂȘme temps que le prĂ©sident et chargĂ© de l’animation quotidienne du mouvement ;
  • un conseil national formĂ© de membres Ă©lus au sein de chaque fĂ©dĂ©ration, qui tient rĂ©guliĂšrement des rĂ©unions thĂ©matiques.

Au niveau de chaque dĂ©partement existe une fĂ©dĂ©ration des Jeunes UDF organisĂ©e de maniĂšre similaire :

  • le prĂ©sident fĂ©dĂ©ral est Ă©lu pour deux ans par l’ensemble des adhĂ©rents de la fĂ©dĂ©ration ;
  • le bureau fĂ©dĂ©ral est Ă©lu en mĂȘme temps que le prĂ©sident et chargĂ© de l’animation de la fĂ©dĂ©ration.

Si la fédération départementale compte moins de 10 adhérents, un délégué fédéral nommé par le président national tient le rÎle du président et du bureau.

Les congrĂšs

  • fĂ©vrier 1979 : congrĂšs de Paris
  • novembre 1982 : congrĂšs de Pontoise
  • novembre 1998 : congrĂšs de Lille
  • dĂ©cembre 2000 : congrĂšs d'Angers
  • dĂ©cembre 2001 : congrĂšs d'Amiens
  • janvier 2003 : congrĂšs de Paris
  • 21 au 23 janvier 2005 : congrĂšs de Paris
  • 28 et 29 janvier 2006 : congrĂšs extraordinaire de Lyon
  • 30 novembre 2007 : congrĂšs extraordinaire de Villepinte, approuvant l'intĂ©gration de l'UDF dans le Mouvement dĂ©mocrate


Anciens logos

Notes et références de l'article

Voir aussi

Articles connexes

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