Troll


Troll
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Troll (homonymie).
Vue d'artiste de trolls. L'illustration (Les trolls et la princesse enlevée) a été réalisée en 1915 par l'artiste suédois John Bauer pour la collection Bland Tomtar och Troll (parmi les elfes et les trolls) qui paraissait chaque année à Noël.

Dans la mythologie nordique, le troll est un être vivant dans les montagnes ou les buttes (bergtroll). Ce sont des géants incarnant les forces naturelles, au même titre que les Titans. Odin avait dû tuer Ymir, le géant dont il était né, pour assurer le règne des dieux et des hommes, selon un scénario rappelant la castration d'Ouranos par son fils Cronos et la victoire des dieux olympiens sur les Titans. Les trolls étaient des géants qui avaient surgi du corps d'Ymir ; ils symbolisent les forces naturelles dans leur énergie élémentaire.

La christianisation de la Scandinavie a profondément diminué la taille des trolls et altéré la réputation de ces êtres qui étaient jadis plutôt considérés comme bêtes et naïfs que comme malfaisants. Comme l'Église n'arrivait pas à éliminer les croyances populaires, elle a fait du troll un être de petite taille (semblable aux lutins du folklore français ou aux korrigans en Bretagne) et surtout un monstre, souvent identifié à Satan dans les contes populaires. Le folklore scandinave a particulièrement bien résisté à la pression chrétienne, et la fête païenne de Midsommar (qui a été christianisée en « Fête de la Saint Jean Â») témoigne de la permanence des rites ancestraux.

Avec l'effritement de l'influence luthérienne en Scandinavie, le troll a cessé d'être considéré comme un monstre, sans pour autant retrouver sa grandeur ancestrale : c'est désormais une drôle de créature, à laquelle on attribue telle ou telle anecdote cocasse, qui sert à expliquer la présence d'une bizarrerie dans le paysage (rocher lancé par un troll, par exemple), ou dont on conte les aventures aux enfants.

En français, le mot aurait dérivé en drôle, en conservant l'essentiel du sens imposé par le christianisme (le comique, la bêtise, ou la méchanceté).

Sommaire

Les trolls dans le langage d'Internet

Aujourd'hui c'est essentiellement sur Internet qu'on trouve le plus généralement l'emploi du terme "Troll". Une page spéciale a été rédigée : Voir Troll (Internet).

Les trolls dans les œuvres modernes

J. R. R. Tolkien s'est inspiré de cette créature pour la remettre au goût du jour dans Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. D'autres auteurs d'œuvres fantastiques s'en sont inspirés, dont récemment J. K. Rowling dans Harry Potter à l'école des sorciers et notamment dans les jeux de rôle.

Dans l'œuvre de Tolkien

Article détaillé : Troll (Terre du Milieu).

Les trolls furent créés par Melkor au premier Âge du monde, mais leur origine n'est pas connue. Sylvebarbe (Treebeard dans la version originale) en parle et compare leur force à celle des Ents. Certains écrits de Tolkien en feraient des version corrompues et enlaidies des Ents. Melkor les aurait torturés ainsi pour en faire des êtres abominables, comme il aurait fait pour obtenir des Orcs à partir d'Elfes.

Dans Bilbo le Hobbit, ils sont décrits comme très grands (une bonne dizaine de mètres de haut), puissants, laids et particulièrement stupides. Leur peau épaisse les protège des coups, mais la plupart se transforment en pierre sous les rayons du soleil. Ils vivent dans des cavernes. Ils amassent des trésors, tuent pour le plaisir et mangent homme, hobbit, nain ou elfe dès qu'ils peuvent.

Mais à travers eux s'avança à larges enjambées, avec des rugissements de bêtes, une grande compagnie de trolls des montagnes de Gorgoroth. Plus grands et plus larges que les Hommes, ils n'étaient vêtus que d'un réseau très ajusté d'écailles cornées, ou peut-être était-ce leur hideux cuir, mais ils portaient d'énormes boucliers ronds et noirs, et ils brandissaient de lourds marteaux dans leurs mains noueuses.
Le Seigneur des Anneaux, livre V.

Dans le Disque-monde

Un troll devenant une montagne

Dans le Disque-monde, les trolls sont des créatures silicieuses.

Les autres peuples du disque les considèrent comme des créatures stupides ce qui est en partie faux : les trolls possèdent un cerveau supraconducteur qui ne fonctionne efficacement que pour les basses températures. Les trolls stupides des villes étaient sans doute autrefois de brillants esprits lorsqu'ils vivaient dans leurs montagnes.

On entend aussi dire que les trolls sont violents et dangereux et qu'ils n'hésitent pas à dévorer les humains. C'est également faux, mais bien que leur métabolisme et leur estomac soit incapable d'extraire une quelconque valeur nutritive d'organismes vivants basée sur la chimie du carbone, il est toujours possible de trouver des trolls capables d'essayer. D'ailleurs il existe toujours un jeu troll assez similaire au football mais qui consiste à frapper tous dans une tête humaine jusqu'à ce qu'elle éclate.

Il existe une très forte animosité entre trolls et nains. Celle-ci est autant culturelle que génétique. Il se trouve que les nains sont des formes de vie dont le seul but semble être de creuser la roche à la recherche de pierres et métaux précieux, et que les trolls sont par ailleurs des formes de vie rocheuses remplies de pierres précieuses (les dents de trolls sont en diamant) qui n'hésitent pas à démembrer violemment tout individu qui ose leur donner un coup de pioche dans le pied.

Les gargouilles sont une espèce de trolls urbains qui vivent en symbiose avec les gouttières, canalisant l'eau par leurs oreilles et la rejetant par la bouche, qu'elles ne peuvent pas fermer (ce qui gène significativement leur élocution). Elles se déplacent très lentement.

Téthis est un troll marin originaire du monde de Bathys. Il est essentiellement composé d'eau. Il apparaît dans La Huitième Couleur.

Culturellement, deux choses sont importantes à souligner :

  • Les trolls considèrent que l'on se déplace à reculons dans le temps : le passé est connu et visible donc il se trouve devant eux alors que le futur est inconnu et invisible donc derrière eux[1].
  • Naturellement nus, les trolls considèrent que le summum de l'érotisme consiste à porter des vêtements. Cependant certaines femmes trolls essayent de faire pousser du lichen sur leur tête dans Les Zinzins d'Olive-Oued.

Dans la littérature scandinave contemporaine

Dans Les Brigands de la forêt de Skule (1988), roman suédois de Kerstin Ekman, un troll, Skord, quitte le monde de la forêt et rejoint des enfants qui l'acceptent parmi eux. On le prend pour un enfant, mais il ne grandit jamais et ses doigts repoussent. Le roman navigue entre fantastique et réalisme.

Dans le roman finlandais Jamais avant le coucher du soleil (2000) de Johanna Sinisalo, ces créatures mythiques sont rationalisées. Les trolls sont des animaux comme les autres, dont des spécimens sont découverts en 1907 et classés parmi les mammifères (felipithecus trollius).

Dans « Lanfeust de Troy Â»

La série des Lanfeust de Troy (Arleston et Tarquin) et des Trolls de Troy mettent en scène des trolls ressemblant plutôt à des sortes de yétis couvert de poils et très attachés à leurs mouches…

Ils peuvent être enchantés par des sages afin de devenir dociles, mais l'eau dont ils ont une sainte horreur et l'alcool dont ils raffolent peuvent briser cet enchantement.

Bien que sauvages et dangereux pour l'homme, ils sont dotés d'une intelligence et parlent, ce qu'ils cachent aux humains. Ils s'organisent en sociétés primitives dans de petits villages et adorent cueillir le paysan dans les bois et les fermières dans les champs.

La série BD Trolls de Troy leur est entièrement consacrée.

Dans Willow

Les rapports entre les trolls et les habitants des régions où ils vivent ne sont pas faciles au quotidien.

Dans le film Willow de Ron Howard (USA, 1988), les trolls sont une espèce hostile d'apparence simiesque — ou pré-hominidé — poilue. Ils sont nus et mesurent environ 1,50 m. Ils sont quadrumanes et ont la capacité de se déplacer rapidement, par exemple sur un mur vertical ou sous une passerelle en bois.

Dans les jeux de rôle et assimilés

Dans Donjons & Dragons

Dans le jeu de rôle Donjons et Dragons, les trolls sont des géants solitaires à l'appétit insatiable. Ces créatures presque deux fois plus grandes qu'un homme sont pourvues de longs bras griffus qui pendent presque jusqu'à terre. Leur tête est aplatie et leur long nez pend en forme de carotte.

Les trolls n'ont peur que du feu ; leurs capacités de régénération hors du commun leur permettent de se remettre en quelques instants de n'importe quelle blessure à l'exception de celles dues aux flammes et aux acides.

Les membres tranchés d'un troll repoussent en quelques heures ou en quelques minutes si les blessures sont soignées et seule la décapitation ou l'incinération peuvent en venir à bout.

Dans Glorantha

L'univers de Glorantha, pour lequel ont essentiellement été créés les jeux de rôle RuneQuest, Hero Wars et HeroQuest, donne aux Trolls une place presque égale à celle des Hommes. Toutes les informations qui suivent viennent du supplément Trolls qui décrit leur culture.

Grands (deux mètres 30 à 3 mètres), forts, pourvus d'une peau épaisse et de mâchoires de prédateurs, se fiant plus à leur sonar qu'à leur vue, les Uz (c'est le nom qu'ils se donnent) sont le Peuple des Ténèbres. Ils ne se régénèrent pas, mais peu de choses les menacent.

C'est un peuple puissant et noble, qui compta de nombreux héros. Lorsque Greg Stafford conta l'épopée de Snodal, il y inclut un Troll, Jem, qui détruisit une armée entière à lui seul. Chassés par le Soleil lorsque ce dernier mourut et descendit pour la première fois dans le Monde Inférieur, ils montèrent à la surface du monde et y conquirent de vastes territoires, avant de se retirer en quelques fiefs lors de l'Aurore. Au cinquième siècle après l'Aurore, un chevalier humain nommé Arkat choisit de devenir troll pour défaire ses ennemis : lui et ses compagnons établirent un empire troll, l'Autarchie d'Arkat, qui couvrit une vaste région peuplée d'humains, et dont certains souhaitent le retour. Arkat enseigna aux trolls la sorcellerie, magie naturelle de son peuple.

Malheureusement, les Uz ont été maudits par Gbaji le Menteur, un dieu fourbe. Depuis, neuf jeunes trolls sur dix sont atteints de nanisme et de débilité relative. Certains sont rusés et habiles, mais la plupart restent esclaves ou servent de repas à leurs grands frères. La race originelle semi-divine, celle des Uzuz, est rarissime ; les trolls communs, ou Uzkos, forment le gros du peuple, au-dessus des trolliniens avortons. Une tentative de guérison a donné les Uzdos, ou trolls géants, des titans idiots qui servent de portefaix. Certains Uzkos de Pamaltela vivent dans la forêt et la défendent au lieu de la dévorer, ce sont les Trolls des jungles ; et quelques-uns vivent sur le glacier de Valind, ce sont les Uzhim ou trolls des neiges. Une dernière race, les Trolls des mers, vit dans les profondeurs marines. Plusieurs races de Trolls ont existé qui sont à présent éteintes, comme des Trolls géants, des Trolls à défenses hypertrophiées, etc.

La culture et la religion trolles sont extrêmement riches. Ce peuple a des pouvoirs que les autres races n'imaginent même pas. Ses plus grands dieux sont Kyger Litor, leur mère ; Karrg, son fils et son vice-roi ; Zorak Zoran, leur dieu de la guerre berserk ; Xiola Umbar, sa sœur guérisseuse ; et Argan Argar, le marchand. Ils adorent bien d'autres dieux des ténèbres, et aussi de nombreux esprits. Il ne faut pas commettre l'erreur d'assimiler ce panthéon à des dieux du Mal, il est aussi diversifié que ses équivalents humains.

La société Uz est matriarcale et polyandre. Les prêtresses et les mères qui ont su mettre au monde des Uzkos ont tous les pouvoirs au nom de Kyger Litor, et les délèguent si elles le souhaitent aux mâles initiés de Karrg ou des autres dieux. Les mâles se battent, chassent, pêchent, commercent, travaillent le plomb, élèvent des insectes géants (leur bétail), pour subvenir aux besoins des femelles qui ont chacune plusieurs maris soumis. Ils vont jusqu'à se soumettre à un rituel magique qui leur fait endurer les douleurs de la grossesse et de l'accouchement, plutôt que de laisser souffrir les femelles. Bien que celles-ci n'allaitent pas les trolliniens, elles ont plusieurs paires de tétons, souvenir du temps où les naissances multiples d'Uzkos étaient la norme. La seule façon pour un mâle de ne pas obéir à une femelle est de se faire brigand ou chef de guerre et de ne jamais rentrer chez lui.

Les villes des Trolls sont des taudis, que ce soit en surface ou dans les cavernes, mais ils n'en ont cure. Leur art s'exprime dans la métallurgie du plomb (le métal des ténèbres) et dans leurs objets de culte. Ils détestent le feu (bien qu'ils ne le craignent pas) et se servent de magie pour amollir le métal ; seuls les forgerons de Zorak Zoran usent de flammes, car leur maître a jadis défait différents dieux du Feu, dont Yelmalio, à qui il a volé le secret de la chaleur.

Un homme peut devenir troll en suivant l'un ou l'autre de deux rituels très délicats. Le premier consiste à se laisser dévorer par une femelle trolle pour renaître Uzko : c'est la voie que choisit Arkat le héros pour lui-même et ses compagnons. Le second exige de se laisser démembrer, recoudre et enterrer par les adeptes de Zorak Zoran : si l'humain est valeureux, il ressuscitera en tant qu'Uzko.

Les Arkatis du pays d'Héort et des cités-états de Ralios sont une organisation secrète de Trolls et d'humains vouée à ressusciter l'Autarchie d'Arkat. Ils apprennent la sorcellerie. Les humains, bien que nombreux, sont les serviteurs des Trolls au sein de la secte.

Dans Earthdawn

Les Trolls d'Earthdawn sont une des races nées des Hommes sous l'influence de la magie. Ils font partie de la civilisation des Donneurs-de-Noms et sont présents partout, y compris hors de Barsaive. Nombre d'entre eux vivent au sein de mottes, sorte de communautés trolles dans les hautes montagnes, habitat qui correspond à leur culture qui recherche les milieux les plus hostiles pour s'y confronter. Les trolls pirates des airs (les Skyraiders) qui écument le pays à bord de leurs navires volants sont l'image la plus connue du troll pour les autres Donneurs-de-Noms.

Grands, couverts de plaques osseuses, cornus, ils ont souvent des cheveux tressés en nattes épaisses. Leurs canines dépassent en défenses proéminentes. Ils ont les traits et la voix durs et rugueux, les bras longs. Ils sont très sanguins, voire susceptibles.

Dans Shadowrun

Dans le jeu de rôle Shadowrun, univers mêlant cyberpunk et fantasy, les trolls sont des métahumains issus du phénomène de gobelinisation (apparition des races orques et trolles chez les humains suite au retour de la magie, vers 2015).

Plus grands et plus robustes que la moyenne (2m50 à 3m20), ils sont malgré tout souvent fragiles vis-à-vis de certaines pathologies ou de certains sorts. Ils possèdent des crocs et (éventuellement) des cornes (symétriques ou asymétriques). Des dépôts dermaux calcifiés ressemblant à de larges verrues parsèment leur corps et leur permettent de mieux résister aux chocs ou attaques à mains nues. Ils ont une durée de vie moyenne d'environ 50 ans. En plus d'une vision thermographique naturelle, ils sont prisés pour leur impulsivité et leur esprit d'équipe, qui en font des combattants redoutables autant que des leaders pour les bandes de Shadowrunners.

Dans Warhammer

Dans le jeu de figurines Warhammer, les trolls sont des créatures stupides de trois mètres de haut, douées de capacités de régénération (seuls le feu ou un coup causant une mort instantanée peuvent les annuler), et pouvant vomir de l'acide. Ils vivent (justement) au Pays des Trolls, une région située au sud des Désolations Nordiques et qui empiète sur Kislev.

Ceux du sud de cette région se divisent en trois espèces : les trolls, les trolls de pierre et les trolls d'eau. Ils ont tendance à suivre les campagnes guerrières des Orques et Gobelins sans trop comprendre.

Ceux vivant au nord du Pays des Trolls « souffrent Â» de mutations. Ces « trolls du Chaos Â» suivent les Seigneurs du Chaos et les Champions Hommes-Bêtes par instinct, peut-être simplement parce que leur route est semée de cadavres.

Dans les jeux vidéo

Dungeon Keeper

Dans le jeu Dungeon Keeper (Bullfrog Productions), les trolls sont de petites créatures ressemblant à des gobelins, ils aiment travailler et ne se plaignent pas ce qui leur évite de se battre. Ce sont des lâches, ils sont faibles et peu résistants mais s'ils en avaient le courage, ils feraient un carnage avec leur marteaux.

The Elder Scrolls

Dans le jeu The Elder Scrolls IV : Oblivion, le troll est présenté comme une créature verte assez imposante, ressemblant vaguement à un singe, et se mouvant comme tel, sur quatre pattes et rapidement. Loin d'être un être bienveillant ou naïf, le troll n'est en fait rien d'autre qu'une bête parmi les autres. Une référence à leur fameuse vulnérabilité au feu y est d'ailleurs faite : « Les trolls n'aiment guère le feu, mais quelques coups d'épée en viennent facilement à bout. Â»

Dark Age of Camelot

Dans ce MMORPG, les trolls sont, à l'instar de ceux du disque-monde de Terry Pratchett, des créatures imposantes fait de roche. Prédestinées au combat au corps à corps du fait de leur force démesurée, les trolls de Dark Age of Camelot ont pourtant une affinité mystique et divine leur permettant d'embrasser une classe telle que le Chaman. Pour le background, les tribus troll de Midgard (le royaume nordique) ont décidé de s'allier avec les humains et les nains de la même région pour, avec l'aide des tribus Kobold, permettre à Midgard d'entrer dans la guerre opposant Albion (le royaume du Roy Arthur) à Hibernia (le royaume celtique), faisant de ce duel une guerre de 3 royaumes.

Warcraft

Dans Warcraft, les trolls ne sont pas des créatures très imposantes. Elles se distinguent des orcs par leur ruse et leur magie vaudou, mais les orcs ont une force supérieure. Cet aspect est très développé à partir de Warcraft III et dans son extension The Frozen Throne, et World of Warcraft. Dans Warcraft II, ils sont simplement axés sur les dégâts au combat et pas sur la magie.

Article détaillé : Races de Warcraft.

World of Warcraft

Dans World of Warcraft, les trolls Sombrelances (Darkspear) sont une des 6 races de la horde avec les orcs, les taurens, les morts-vivants, les elfes de sang et les gobelins. Ils sont physiquement la seconde plus grande race du jeu (après les taurens) et se distinguent par leur agilité et leur esprit. Ils peuvent être voleur, chasseur, mage, chaman, prêtre, Chevalier de la mort, démoniste et guerrier (mais pas paladin) et leur monture est le raptor. Contrairement aux autres races de la horde, les trolls n'ont pas de capitale car ils sont un peuple décimé et vivent donc avec les Orcs.

Mais cette « marginalisation Â» des trolls de la tribu Darkspear cache l'importance des trolls dans la véritable histoire d'Azeroth (Le monde principal de l'univers Warcraft), en effet les trolls furent la première race intelligente à fouler le sol d'Azeroth. Ils se séparèrent en de multiples tribus qui se partagèrent le monde, fondant chacune de puissantes civilisations et établissant des fortifications pouvant parfois remplir toute une région ! Néanmoins ces tribus se considéraient le plus souvent comme des ennemis jurés, et l'arrivée d'autres races intelligentes brisa leur supériorité (Les Aqirs et l'alliance entre haut-elfes et humains principalement). Mais malgré tout, les descendants de ces tribus trolls, vivant toujours dans leurs anciennes cités, restent des ennemis effroyablement dangereux, car leur haine de toute race non-trolle reste vivace...

Aujourd'hui seules les tribus Darkspear (Sombrelance) et Revantusk (Vengebroche) font partie intégrante de la horde, mais ils restent méfiants envers tout ce qui est non-orc non-tauren. Leurs civilisations sont basées sur le principe du « vaudou Â», un monde d'esprit et d'ombre. Elles sont semblables aux anciennes civilisations d'Amérique du Sud/centrale, voir africaines et indiennes. L'originalité des trolls de Warcraft réside dans le fait qu'ils ne sont pas des créatures abruties comme on a l'habitude de voir dans d'autres univers. Ils sont également cannibales et raffolent des nains, des gnomes et des humains. Il existe également des trolls des glaces, plus grands que les autres, mais aussi des trolls des jungles (comme la tribu Darkspear par exemple, mais la tribu principale est la tribu Gurubashi), des trolls des sables (tribu Furie-des-sables), des trolls des forêts (comme les Revantusk, mais la tribu dominante est la tribu Amani, quasiment décimée par l'alliance des hauts-elfes et des humains). Il existe aussi des trolls sombres dont on ne sait pratiquement rien.

Les développeurs du jeu (Blizzard Entertainment) ont regroupé presque toutes les informations relatives à cette race dans l'univers de World of Warcraft au sein du Manuel des Trolls.

MountyHall

Les trolls sont les personnages principaux de ce jeu de rôles en ligne massivement multi-joueur. Ils ont été créés par les Dieux Trolls à leur image et incarnent donc la perfection. Ils se divisent en quatre peuples : les Skrims créés par le Dieu du Hum, les Durakuirs créés par le Dieu du Froid, les Tomawaks créés par le Dieu du Feu et les Kastars créés par le Dieu du Manger.

Everquest 2

Dans ce jeu de rôle massivement multijoueurs, les trolls sont un peuple d'alignement mauvais et démarrent le jeu à Freeport (port franc). Atrocement laids, ils ressemblent plus à des créatures des marais qu'à leurs représentations habituelles.

Age of wonders

Dans cette série de jeux de rôles, les trolls sont des créatures maléfiques affiliées aux lutins qui, dit-on, les feraient combattre pour eux en les flattant et en niant les histoires selon lesquelles ils sont stupides. Ils sont en outre grands, forts et difficiles à tuer.

Guild Wars

Dans le jeu Guild Wars (ArenaNet), MMORPG sans abonnement, les trolls sont des créatures hostiles. Ce sont tous des guerriers. On en trouve de différentes sortes (des marais, de la jungle, des montagnes, des ponts) à différents endroits.

Galerie

Peintures

Quelques illustrations de trolls imaginés par différents artistes nordiques.

Sculptures

Notes et références

  1. ↑ Cette conception inversée du temps existe par ailleurs réellement dans certaines cultures humaines primitives. Chez les peuples anciens de Mésopotamie, par exemple, le futur est « derrière Â» et le passé, connu, est placé « devant Â». Actuellement on retrouve cette notion temporelle inversée chez le peuple Aymara en Amérique du Sud, et chez les polynésiens, mais elle tend à disparaitre chez ces derniers par acculturation.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Selma Lagerlöf, Troll och människor, t. 1, 1915 ; t. 2, 1921, Le Monde des Trolls, traduit par Thekla Hammar, Paris, Perrin, « Collection d'auteurs étrangers Â», 1924, XVI-291 p.



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Troll de Wikipédia en français (auteurs)

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