Trieste

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Trieste
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Trieste
Image illustrative de l'article Trieste
Trieste
Blason logo
Administration
Nom allemand Triest
Nom frioulan Triest
Pays Drapeau d'Italie Italie
R√©gion Friuli-Venezia Giulia-Flag.png Frioul-V√©n√©tie julienne 
Province Trieste 
Code ISTAT 032006
Code postal 34100
Préfixe tel. 040
Maire Roberto Cosolini (2011-)
Site web www.comune.trieste.it/
Culture et démographie
Population 205 535 hab. (31-12-2010[1])
Densit√© 2 433 hab./km¬≤
Gentilé triestini
Saint patron San Giusto
Fête patronale 3 novembre
Géographie
Coordonn√©es 45¬į 39‚Ä≤ N 13¬į 46‚Ä≤ E / 45.65, 13.7745¬į 39‚Ä≤ Nord
       13¬į 46‚Ä≤ Est
/ 45.65, 13.77
  
Altitude 2 m
Superficie 84,49 km²
Code cadastral L424
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Trieste
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Trieste

Trieste (anciennement Tergeste en latin, Trst en slovène, Triest en allemand, Trieszt en hongrois), est une ville italienne située au pied des Alpes dinariques sur la mer Adriatique au bord du golfe de Trieste et de la baie de Muggia, à proximité de la frontière italo-slovène. Elle est le chef-lieu de la région de Frioul-Vénétie julienne et de la province de Trieste.

Trieste compte en 2009 environ 205 000 habitants appel√©s les Triestins. G√©ographiquement, elle est parfois consid√©r√©e derni√®re ville du Nord-Est de l'Italie, ou ville de l'extr√™me Sud de l'Europe centrale ou bien premi√®re ville de la nouvelle Europe √©largie √† l'Est. L'histoire complexe de Trieste qui fut longtemps le principal d√©bouch√© m√©diterran√©en du "Saint empire romain germanique" puis de de l'Empire austro-hongrois avant le rattachement √† l'Italie, et sa position au carrefour des influences latine/italienne, germanique/autrichienne et slave/slov√®ne, ont forg√© ici une culture et des traditions tr√®s particuli√®res par rapport au reste de l'Italie.

Les ressources de la ville sont avant tout dues au port international, rival de celui de Venise, ainsi qu'aux activit√©s qui y sont li√©es : chantiers navals, sid√©rurgie, raffineries de p√©trole. Le commerce joue dans l'√©conomie de la ville un r√īle particuli√®rement important. Le tourisme y est en progression (le ch√Ęteau de Miramare reste l'un des ch√Ęteaux les plus visit√©s d'Italie). Son universit√© fond√©e en 1924 est renomm√©e. Trieste est connue pour √™tre une ¬ę Cit√© des Sciences ¬Ľ et accueille sur son territoire le synchroton ELETTRA[2]. Cette ville frontali√®re a √©t√© √©lue premi√®re ville italienne pour sa qualit√© de vie en 2009 par le quotidien √©conomique il Sole-24 Ore[3] car ¬ę elle allie tout le confort d'une m√©tropole au bien-√™tre que procure une nature foisonnante et multiple[4] ¬Ľ.

Sommaire

Géographie

Vue satellite de la ville de Trieste.

Le climat de la ville de Trieste est selon le classement de K√∂ppen de type m√©diterran√©en. Son littoral est mi-chemin entre la latitude du p√īle Nord et l'√©quateur. Son climat pr√©sente des hivers doux et chaud, mais pas chaud en √©t√©. En ce qui concerne les trois d√©cennies de r√©f√©rence mondiale de climatologie officiels (GIEC / OMM) 1971-2000, la temp√©rature moyenne annuelle √† la station m√©t√©orologique de Trieste √©tait de 15¬į C, les temp√©ratures moyennes du mois le plus froid (Janvier), s'√©levaient √† quelque 6¬į C, tandis que le mois le plus chaud (Juillet) √©tait l√©g√®rement au-dessus de 24¬į C. En hiver, les temp√©ratures descendent rarement, du moins sur la c√īte, en dessous de z√©ro, √† l'inverse, dans les localit√©s du Karst triestin, il y a souvent des nuits au minimum n√©gatif. Rares sont aussi le long de la c√īte, les jours de neige, le brouillard ou la gr√™le. L'humidit√© moyenne annuelle est de 64% tandis que l'amplitude journali√®re est de 4,5¬į C : les deux sont parmi les plus basses en Italie. √Čtant donn√© les particularit√©s du territoire de sa Province, on peut √™tre dit que tandis que le centre de Trieste d√©veloppe le long de la c√īte, des temp√©ratures relativement douces et un bon ensoleillement, les villages et localit√©s karstiques subissent sur le plateau arri√®re √† une hauteur de deux cents √† cinq cents m√®tres d‚Äôaltitude un climat beaucoup plus continental. A Basovizza, situ√©e √† environ 370 m√®tres d‚Äôaltitude, la temp√©rature moyenne annuelle est d'environ 11¬į C, avec une moyenne au mois le plus froid (Janvier) de 1,5 ¬į C et au mois le plus chaud (Juillet) de 20,6¬į C.

A ce climat g√©n√©ral moyen font exception les journ√©es de Bora (fort vent froid en rafales, dont le nom vient du grec Bor√©os : le Nord), qui p√©n√®tre du nord-est par l'arri√®re-pays le long de vall√©es qui s'ouvrent dans les montagnes de l‚Äôarri√®re-pays, d√©bouchant sur Trieste et sur le golfe. Ce vent violent peut atteindre les 180 km/h avec des rafales extr√™mes √† 212 km/h[4]. Par effet de la compression adiabatique la temp√©rature du vent qui descend sur la ville gagne de trois ou quatre degr√©s mais les rafales augmentent consid√©rablement sur la peau une sensation de froid, m√™me avec des temp√©ratures relativement douces. Exceptionnellement il y a m√™me en √©t√© des coups de Bora pour des p√©riodes tr√®s courtes avec parfois une une augmentation des temp√©ratures sup√©rieure √† 35 degr√©s. Les rafales d'air d'origine continentale d‚ÄôEst-Nord-Est gagnent √† l'embouchure de l'Adriatique une vitesse suppl√©mentaire et peuvent dans des cas exceptionnels en haute mer atteindre plus de 50 nŇďuds, comme enregistr√© en D√©cembre 1996. Dans certaines r√©gions, la Bora est plus forte et plus fr√©quents que dans d'autres, et seule la r√©gion de la c√īte qui va de Miramare √† Sistiana, est totalement √† l'abri de l'effet du vent. Tr√®s int√©ressante est la tendance de la fr√©quence des vents d'Est et de la Bora en g√©n√©ral, qui au cours des 100 derni√®res ann√©es a diminu√© de 28 jours, tandis que les vents provenant du Sud-Est et du Sud comme le Sirocco, ont augment√© leur fr√©quence de 18 jours par an.

Article d√©taill√© : Bora.

A cause des effets de relief, un peu de pluie peut se produire tout au long de l'année (il s'agit d'une particularité par rapport au climat typiquement méditerranéen), mais au cours des mois d'été la pluviométrie est néanmoins rare et se manifeste le plus souvent dans des orages (Juillet est généralement le mois le plus sec). La pluviométrie atteint son apogée en fréquence et intensité en Novembre et en Avril à cause des perturbations d’origine atlantique.

Histoire

Les origines de la ville de Trieste remontent √† la plus grande antiquit√©. Cependant les traces de son pass√© le plus lointain restent modestes. D√©j√† d√®s le deuxi√®me mill√©naire avant J.-C., toute la province de Trieste du plateau √† la mer, a √©t√© le site de colonies de divers peuplements pr√©historiques : des places fortes, des castels, de tr√®s petits villages, perch√©s sur les hauteurs prot√©g√©s par des fortifications en pierre, dont les habitants appartiennent aux Illyrien de la branche indo-europ√©enne.

La légende raconte aussi que le héros mythologique grec Jason, à la recherche de la Toison d’Or débarqua avec les Argonautes à l'embouchure du fleuve Timavo à peu de distance de l’actuelle Trieste. Un bois sacré au pied du mont Hermada, était également dédié aux héros Anténor et Diomède.

En 1976 des fouilles archéologiques permettent la découverte d’une grotte dédiée à Mithra dans la localité de San Giovanni al Timavo.

L'ancienne Tergeste est sous contr√īle romain depuis -177. En -52, le petit village de p√™cheurs qui se nommait "Tergeste" est devenu une importante colonie romaine et l'habitat y est entour√© de murs solides. Elle se voit donner le statut de colonie romaine sous Jules C√©sar, qui mentionne son nom dans la guerre des Gaules. La ville s'enrichit par des b√Ętiments importants tels que le forum romain et le th√©√Ętre, dont les vestiges sont encore visibles sur la colline de San Giusto. La ville romaine √©tait aliment√©e par deux acqueducs importants. Le plus long partait du Val Rosandra et mesurait 17 km de long (restes visitables).

Depuis le début du troisième siècle de notre ère, l'Urbe Tergestina a été maintes fois submergée par les invasions barbares. C’est seulement vers 850, lorsque l'évêque Jean de Trieste acquiert de Lothaire roi des Francs le pouvoir sur la ville, qu’a pu commencer une période caractérisée par une plus grande stabilité.

Apr√®s la chute de l'Empire romain, la ville passa sous le contr√īle de l'Empire byzantin et ce jusqu'en 788 quand elle fut occup√©e par les Francs. Dioc√®se √©piscopal en 1098, Trieste continuait √† porter le nom latin de Tergestum. Au XIIe si√®cle, elle devint une ville libre apr√®s des si√®cles de batailles contre sa rivale Venise.

Au Moyen √āge, Trieste devient un important carrefour commercial. Apr√®s deux si√®cles de rivalit√© avec la R√©publique de Venise (qui l'occupe de 1369 √† 1372), elle se donne en 1382 √† L√©opold III de Habsbourg, duc d'Autriche[5].

Au XVIe siècle après un bref passage sous juridiction espagnole, Trieste retourne à la maison d'Autriche (1552).

Le passage à une Trieste moderne se fait 1719, lorsque l'empereur Charles VI décrète un édit de la liberté de navigation et ouvre ainsi les portes au commerce en donnant à la ville le privilège de Port Franc, seul débouché maritime de l'Empire autrichien.

Occup√©e par les Fran√ßais en 1797, 1805 et 1809, elle est int√©gr√©e aux Provinces illyriennes (1809‚Äď1814), puis redevient autrichienne et conna√ģt une p√©riode de grande prosp√©rit√©, particuli√®rement apr√®s la construction de la ligne de chemin de fer Vienne-Trieste (termin√©e en 1857). √Ä la fin du XIXe si√®cle, c'est une grande cit√© cosmopolite qui h√©berge des artistes comme James Joyce, et Italo Svevo. Ses habitants italiens sont pourtant m√©contents de se trouver sous domination autrichienne et aspirent √† rejoindre l'Italie ‚ÄĒ c'est ce qu'on appelle l'irr√©dentisme.

En 1921, après la Première Guerre mondiale qui brise l'empire austro-hongrois, Trieste devient italienne, en même temps que les autres terres irrédentes [non rattachées à l'Italie]. Le port perd rapidement de son importance et entre dans une profonde crise économique. Il sert de base à la naissance du Parti national fasciste (en proportion, les plus grands nombres d'adhérents sont de Trieste et de sa région dès 1922). En octobre 1920, les squadristes incendient le siège du journal socialiste, il Lavoratore, dirigé par Ignazio Silone.

Lorsque l'Italie quitte l'Axe, la ville est prise par les Allemands (1er octobre 1943), qui en font la capitale d'une nouvelle province administr√©e directement par eux et nomm√©e ¬ę Adriatische K√ľstenland ¬Ľ. Ils y ouvrent le tristement c√©l√®bre camp (surtout de transit mais plus tard aussi d'√©limination) de la Risiera di San Sabba (rizerie de San Sabba, dans une zone industrielle) ‚ÄĒ o√Ļ furent emprisonn√©es, avant d'√™tre transf√©r√©es 12 √† 15 000 personnes, surtout des Juifs mais √©galement des partisans, des slaves, des r√©sistants italiens.

Le 1er mai 1945, les partisans communistes de Tito (IVe arm√©e yougoslave) entrent √† Trieste aux cris de ¬ę Trst je naŇ° ¬Ľ, Trieste est √† nous. Mais le lendemain, 2 mai, la 2e division n√©o-z√©landaise du g√©n√©ral Bernard Freyberg entre √©galement en ville. Les communistes yougoslaves y restent n√©anmoins pendant 40 jours et assassinent beaucoup d'Italiens (fascistes mais aussi r√©sistants et antifascistes), utilisant les foibe et m√™me le camp nazi de la Risiera.

Le Territoire libre de Trieste de 1947 à 1954.

En 1947, le trait√© de Paris cr√©e un ¬ę Territoire libre de Trieste ¬Ľ sous contr√īle de l'ONU, coup√© en deux zones, l'une anglo-am√©ricaine, avec 311 000 habitants comprenant la ville de Trieste (zone A), l'autre yougoslave avec 54 000 habitants et comprenant la ville de Capodistria (Koper), (zone B). La plupart de la population originaire (40 000 Italiens, mais aussi des Croates et Slov√®nes) abandonne la zone B entre 1947 et 1956, pouss√©e par le climat de terreur communiste cr√©√© par les massacres des foibe et autres intimidations. Le 26 octobre 1954, la partie A retourne √† l'Italie, tandis que la partie B va √† la Yougoslavie et, au sein de celles-ci, est partag√©e entre la Croatie et la Slov√©nie.

Ce n'est qu'avec l'entr√©e en vigueur officielle le 11 octobre 1977 du trait√© d'Osimo sign√© le 10 novembre 1975 par l'Italie et la Yougoslavie, que Trieste et son territoire deviennent d√©finitivement italiens. Il ent√©rine la division entre ces deux pays du Territoire libre de Trieste cr√©√© √† l'issue de la Seconde Guerre mondiale, effective depuis le protocole d'accord du 26 octobre 1954. Trieste perd une grande partie de son ancienne province (l'Istrie) au profit de l'ancienne Yougoslavie. L'√©mergence des nouveaux √©tats voisins (la Slov√©nie et la Croatie) rend ce trait√© caduc et certaines voix s'√©l√®vent pour la n√©gociation d'un nouveau trait√© compatible avec les aspirations europ√©ennes.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/italiefrioul-osimo_1975.htm

- PATRONE DOMENICO "Trieste.storia. Episodi di resistenza partigiana. La vicenda di Olbicella e verità su Monte Manfrei", Editore: L. Editrice (2010)

- ROBERTO SPAZZALI, "Epurazione di frontiera", Le ambigue sanzioni contro il fascismo nella Venezia Giulia 1945-1948, Libreria Editrice Goriziana Collana : "Le Guerre", n¬į 3 Brossura, pagine 410, Prima edizione: maggio 2000, ISBN: 88-86928-35-1

- MARANZANA SILVIO, "LE ARMI PER TRIESTE ITALIANA", Brossura, pagine 244, Edizioni Italo Svevo Trieste, ISBN: 13122003

- "FOIBE ED ESODO. RISULTATI DELLA COMMISSIONE ITALO-SLOVENA", Brossura, pagine 261, ISBN: 8887388059

- DE MARCO MARIO, "LA PUBBLICA SICUREZZA SUL CONFINE ORIENTALE 1938-1945" - Inediti di una tragedia annunciata, brossura, pagine 176, ISBN: 97888193845

- "Due anni fra le bande di Tito - L'odissea dei combattenti italiani in Jugoslavia", Bassi Maurizio, Bologna, Cappelli (1950)

- OLIVA GIANNI, "LA RESA DEI CONTI. APRILE-MAGGIO 1945 FOIBE, PIAZZALE LORETO E GIUSTIZIA PARTIGIANA", brossura, pagine 215, Collana OSCAR MONDADORI STORIA, ISBN: 978880448472

- PUPO RAOUL - SPAZZALI ROBERTO, "FOIBE", Brossura, pagine 253, ISBN: 978884249015

- PUPO RAOUL, "IL LUNGO ESODO - Istria: le persecuzioni, le foibe, l'esilio", libro, pagine 333, Editore: BUR Biblioteca Univ. Rizzoli (2006), ISBN: 8817009490

- GIANNI OLIVA, "FOIBE. Le stragi negate degli italiani della Venezia Giulia e dell'Istria", pagine 206, Mondadori Collana LE SCIE, ISBN: 978880448978

- "La stampa e la memoria. Le foibe, l'esodo e il confine orientale nelle pagine dei giornali lombardi agli albori della Repubblica", Editore: Insubria University Press (2008)

- "A Trieste sotto 7 bandiere 1914-1954", De Szombathely Gabrio, Editore: Italo Svevo (2009)

- "Trieste durante la guerra mondiale", Gaeta Giuliano, Editore: Luglio (Trieste) (2009)

- "Il terrore viene dal cielo. Trieste: 1944-1945", Gleria Franco - Radacich Maurizio, Editore: Italo Svevo (2007)

- "L'insurrezione di Trieste cinquant'anni dopo. atti del convegno", Editore: Civici Musei Storia ed Arte (2008)

Héraldique

blason

Trieste porte: de gueules à une pointe de hallebarde d'argent.

  • Cette hallebarde d'argent est de fait un "ranseur", ancienne pertuisane semblable aux lances des gardes suisses du Vatican. (Neubecker √©voque une "lance de Saint Serge"). Elle figure sur un fond d'√©cusson rouge fran√ßais antique et est surmont√©e d'une couronnne symbolisant les murailles antiques de la ville.
  • Certains blasonnements donnent: "Sceptre fleurdelis√©", voire "fleur de lys" (une des hypoth√©tiques origines de la fleur de lys √©tant cette "hallebarde") mais c'est le terme de "hallebarde" (it:alabarda) qui est le plus rencontr√©.
blason

Dans sa période autrichienne, cette "hallebarde" est d'or, issante de la pointe et broche sur les armes d'Autriche (de gueules à la fasce d'argent) dans un coupé de Habsbourg et d'Autriche.

La légende de l’hallebarde ou de la lance de Saint Serge

Serge de Rome √©tait un tribun militaire du IIe si√®cle qui appartenait √† la quinzi√®me L√©gion Apollinaire mais qui avait s√©journ√© pour un temps √† Trieste o√Ļ il avait rencontr√© de nombreux chr√©tiens qui √©taient devenus ses amis et o√Ļ il s‚Äô√©tait converti au christianisme. Comme pr√©vu, il fut rappel√© √† Rome √† cause de ses sentiments chr√©tiens et condamn√©. Mais, tandis que ses amis pleuraient, il les rassurait en disant que Dieu ferait un miracle comme une d√©monstration que la religion chr√©tienne est la seule foi vraie et qu‚Äôun signe leur serait envoy√© √† l‚Äôheure de sa mort. Il fut jug√© par le cruel empereur Antiochus qui le condamna avec brutalit√© √† porter des clous aux pieds et de se rendre aux castrum de Saura, Tetrapirgius et de Rosapha. Il souffrait beaucoup mais √©tait secouru la nuit par une arm√©e d'anges qui s'approch√®rent de lui et il fut compl√®tement gu√©ri. Furieux, Antiochus d√©cida alors de le faire dispara√ģtre et le condamna √† √™tre mis √† mort √† Rosapha (actuelle Syrie) le 7 octobre 303 par d√©capitation. Il tomba alors d‚Äôun ciel limpide sur le forum Trieste cette hallebarde encore conserv√©e dans le tr√©sor de la cath√©drale. La hallebarde ne rouille pas et semble incorruptible. Sa repr√©sentation figure sur le blason de Trieste. Sur son lieu de martyre fut construite une √©glise pour recueillir sa d√©pouille. Puis au Ve si√®cle l‚Äôon b√Ęti une grande basilique √† Frigia en son honneur autour de laquelle se d√©veloppa une ville que l‚Äôempereur Justinien appela Sergiopoli. Saint Serge est l‚Äôun des Saints Patrons Protecteurs de la ville de Trieste et sa f√™te a lieu le 7 octobre de chaque ann√©e. La hallebarde de Saint Serge reste le symbole le plus marquant de la ville. En son honneur l‚Äôon nomma une bourgade du territoire de Trieste en son nom. Aujourd‚Äôhui cette bourgade s‚Äôappelle ńĆrni Kal et se trouve en Slov√©nie. Un quartier de la ville de Trieste porte depuis 1956 le nom de ¬ęborgo San Sergio¬Ľ.

Population et communautés ethniques et religieuses

Habitants recensés


Trieste est une ville √† la mentalit√© plut√īt ouverte, de par sa position g√©ographique de fronti√®re et des vicissitudes historiques qui en ont fait le carrefour de nombreuses langues et cultures. En fait, quasiment tous les groupes ethniques et tous les mouvements religieux y disposent d'un lieu de culte sp√©cifique. Dans la ville de Trieste m√™me on compte actuellement √† c√īt√© des Italiens une centaine de groupes ethniques minoritaires, tant d√©j√† pr√©sents √† travers l'histoire (Serbes, Slov√®nes, Roumains, Grecs, Juifs, Arm√©niens, Vaudois, Allemands, Croates) que plus r√©cemment install√©s (Albanais, Chinois, Africains, Sud-Am√©ricains).

√Ä travers le vaste territoire communal de Trieste, qui s'√©tend jusqu'√† la fronti√®re avec la Slov√©nie, on rencontre aussi des faubourgs et des localit√©s du haut-plateau karstique dans lesquels vit une communaut√© de langue et de culture slov√®ne (5% de la population communale suivant le recensement de 1971), qui dispose de son propre r√©seau scolaire. Il faut par ailleurs noter que de l'autre c√īt√© de la fronti√®re se trouve une communaut√© italienne istrienne qui maintient des liens avec l'Italie, et plus particuli√®rement avec Trieste qui a accueilli apr√®s la Seconde Guerre mondiale pr√®s de 40 000 r√©fugi√©s italiens (profughi, esuli) d'Istrie et de Dalmatie, des r√©gions devenues yougoslaves en 1945.

Avant la Premi√®re Guerre mondiale, la communaut√© de langue allemande d√©passait les 10% de la population[r√©f. n√©cessaire]

- "La nascita di una città. Storia minima della popolazione di Trieste - La città dei gruppi 1719-1918", R. Finzi, G. Panjek, (2001), Trieste pp 69-237

- "La cultura tedesca a Trieste dalla fine dell 1700 al tramonto dell'Imperio absburgico, S. De Lugnani, Trieste (1986)

et celle de langue slovène atteignait les 24,80% (recensement de 1910). La première a ensuite quasiment disparu et la seconde s'est réduite. Actuellement, dans le centre urbain elles ont numériquement été dépassées par d'autres communautés, en particulier les Chinois, les Serbes et les Croates.

Trieste √©tait √©galement au tournant du XXe si√®cle, une ville ayant de fortes communaut√©s religieuses minoritaires : orthodoxes grecs et serbes, arm√©niens, protestants (luth√©riens, r√©form√©s, vaudois et anglicans) et surtout la communaut√© juive, d'influence √©conomique, politique et culturelle notable.

La communauté juive de Trieste

La communaut√© juive de Trieste comptait en 1900 entre 5 000 et 7 000 membres[6], install√©s l√† depuis le Moyen √āge[7] au sein d'un ghetto cr√©√© vers 1690 autour du Corte Trauner[8], et ayant un r√īle √©conomique et culturel majeur pour la ville. De 1908 √† 1912 fut √©difi√©e une vaste synagogue dans le centre-ville qui reste de nos jours la plus grande d'Europe avec celle de Budapest (selon que l'on consid√®re la surface ou le volume). En 1938, avec la promulgation des lois raciales fascistes, la communaut√© √©migra massivement dans le reste de l'Europe et aux √Čtats-Unis. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'extermination de la communaut√© juive dans les camps d'Europe centrale et surtout dans l'un des seuls camps italiens de concentration d√©nomm√© la Risiera di San Sabba r√©duisit fortement la population juive de Trieste. De nos jours, la communaut√© h√©bra√Įque de Trieste compte environ 700 personnes[6].

Histoire de la communauté arménienne de Trieste

La communaut√© arm√©nienne v√©nitienne du XVIIe est secou√©e par des tensions qui la jettent en 1772 dans une scission. Don Giuseppe Maria Nicol√≤ Mainati (1789-1830), un pr√™tre triestin d‚Äôorigine grecque, √©crit dans ses ¬ę Croniche Ossia Memorie Storiche Sacro-Profane Di Trieste ¬Ľ (1817) qu‚Äôen cons√©quence de ceci, deux moines arm√©niens, Babic et Gasparenz gagnent Trieste en 1773 pour un service de pastorale spirituelle des commer√ßants arm√©niens. Ils obtinrent de l'imp√©ratrice Marie Th√©rese d‚ÄôAutriche un "dipl√īme" dat√© du 30 mars 1755 pour avoir en concession l'√©glise de Sainte Lucia, dite des Saints Martyrs. Dans la cath√©drale de San Giusto il y a par terre une pierre tombale avec une mitre d'√©v√™que et la gravure suivante : "Martino Carabzth vescovus ritus armen necto1756 ¬Ľ. Un √©v√™que arm√©nien est donc enseveli dans l‚Äôantique cath√©drale catholique de San Giusto. Les P√®res arm√©niens Mekhitaristes s√©journ√© √† Trieste en deux p√©riodes : la premi√®re prends fin en 1810, quand ils ont d√Ľ le fermer leur paroisse pour dettes, la seconde d√©butant en 1817 et prenant fin en 1910. En 1859, ils ouvrent un lyc√©e royal commercial au sein du c√©l√®bre coll√®ge Mekhitariste qui √©tait la premi√®re √©cole de langue italienne de Trieste. L'Eglise arm√©nienne √©tait situ√©e au num√©ro 7, rue Giustinelli : l'√©glise de la Bienheureuse Notre-Dame des Gr√Ęces est maintenant l'√©glise de la communaut√© de langue allemande catholique de Trieste. Elle a √©t√© l'√©glise du XIXe si√®cle de la communaut√© arm√©nienne. La rue porte le nom du riche propri√©taire terrien arm√©nien Giustinelli qui en 1846 a offert ce terrain aux p√®res Mekhitaristes qui avaient d√©j√† quitt√© Trieste dans le but de construire construire une nouvelle √©glise et un monast√®re, dont les p√®res Mekhitaristes de Venise sont toujours propri√©taires. L'√©glise est intacte et poss√®de un bel orgue construit en 1894 par Franz Rieger suite √† un don de l‚Äôalpiniste et √©crivain Julius Kugy (1858-1944), qui venait ici pour jouer tous les jours. L'√©glise est actuellement en danger d'abandon et avec une superbe vue panoramique sur le golfe de Trieste, pourrait faire l‚Äôobjet de transactions immobili√®res peu scrupuleuses. Une des deux tours de l‚Äô√©glise menace de s‚Äôeffondre. Elle a √©t√© √©tay√©e depuis le printemps 2008 pour garantir d'autres travaux de restauration selon les besoins. Les p√®res arm√©niens Mekhitaristes de Venise, propri√©taires du complexe, apr√®s cette premi√®re intervention ne semblent pas avoir de plans d'urgence pour faire face √† d'autres investissements et ont d√©j√† vendu des terrains avoisinants pour la construction d‚Äôun nouveau parking. Parmi les noms de famille des Arm√©niens de Trieste, au pass√© et au pr√©sent on peut retenir les noms suivants : Ananian, Aidinian, Zingirian, Hermet, Giustinelli, Anmahian, Tumanshvili, Hovhanessian. Selon un article paru dans le journal ¬ę il Piccolo ¬Ľ de Janvier 2010, les Hovhanessian, avec cinq ou six autres familles qui vivent dans la ville, sont les derniers descendants d'une communaut√© beaucoup plus nombreux qui √† la fin du XVIIIe si√®cle et jusqu‚Äôau milieu du si√®cle dernier a contribu√© √† la fortune de Trieste. √Ä cette √©poque entre via Tigor et via Cereria les commer√ßants et les artisans arm√©niens ont donn√© naissance au soi-disant ¬ę village arm√©nien ¬Ľ autour de la pittoresque √©glise de la rue Giustinelli. C‚Äô√©tait l‚Äô√©poque o√Ļ l‚Äôarchitecte Georgio Aidinian construisait des palais fortifi√©s typiques, o√Ļ les Hermet dominaient la sc√®ne politique et culturelle, et o√Ļ les Zingirian ouvraient leur premier cabinet de science optique, en m√™me temps que les Hovhanessian apparaissaient dans la ville. Suite aux pers√©cutions turques, ¬ę le premiers √† arriver en 1923, a √©t√© Garabed Bahschian fuyant Constantinople¬Ľ selon le t√©moignage de Giacomo Hovhanessian (¬ę il Piccolo ¬Ľ Janvier 2010). Garabed trouva rapidement du travail √† la manufacture de tabac mais presque aussit√īt d√©cida de capitaliser ses comp√©tences en tant que boulanger. Un an plus tard il cr√©a l '¬ęusine orientale de bonbons ¬Ľ dans la Via Mazzini 5. Le magasin, avec deux belles vitrines et des tables de marbre o√Ļ l‚Äôon pouvait d√©guster le caf√© turc, avait une atmosph√®re qui plut imm√©diatement aux Triestins. Tant et si bien que tout juste un an plus tard, Garabed fait appel aux deux fr√®res de l'√©pouse, Kevork et Onnig Ohannessian, p√®re de Giacomo. Avec leur arriv√©e, la p√Ętisserie Bahschian prosp√©ra. C√©l√®bre pour son rahat lokum, pour son baklav√† (le roi des bonbons arm√©niens), pour le yaourt servi dans des petites jarres de terre cuite, la p√Ętisserie Bahschian devint vite le point de rencontre des Grecs, des Arm√©niens et des des Juifs triestins. Dans les ann√©es soixante, deux familles d'origine arm√©nienne vivaient encore √† Trieste : une famille Tumanshvili qui vivait dans un grand b√Ętiment rue Giustinelli et une famille Ananian dans les environs de la via Tigor. C'√©tait le quartier historique des Arm√©niens au coeur de la vieille ville de Trieste.

Sources et bibliographie

- Colloque-congrès "Fonti archivistiche e ricerca demografica", Trieste, (23-26 avril 1990), Claude Lévy, http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1990_num_45_6_18694

- "Bibliografia storico-religiosa su Trieste e l'Istria 1864-1974", Rome, Multigrafica editrice (1978)

- "Trieste multietnica". Ediz. italiana e inglese, Editore Forum Edizioni (collana Quaderni del Craf) (2007)

- "Les minorit√©s : une d√©mographie culturelle et politique XVIIIe XXe si√®cle", Guy Brunet, Michel Oris, Alian Bideau - Political Science (2004)

- "Chi avr√† Trieste? Sloveni e italiani tra due stati", Troha Nevenka, Editore : Irsml Friuli Venezia Giulia (2009)

- "il Piccolo" Janvier 2010 (les Arméniens de Trieste)

- plaquette "Itinerari ebraici" publication de l'office de toursisme de Trieste, satmpa Tipografia S.r.l. Udine

- "Situation juridique des minorit√©s en Italie" dans Les minorit√©s en Europe, Carrozza Paolo, Paris, √Čditions Kim√©, 1992, p. 215-232.

- Donn√©es d√©mographique et linguistiques relatives √† la r√©gion Frioul - V√©n√©tie Julienne et Trieste (publication de Jacques Leclerc - Universit√© de Laval - Canada) : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/italiefrioul.htm

- "Les Slovènes d'Autriche et d'Italie" - Language Problems & Language Planning, vol. 6, no 2, Guy Héraud, University of Texas Press, Austin (1982) p. 137-153

- "Cultura serba a Trieste", Editore: Argo (2009)

- "Genti di san Spiridione. I serbi a Trieste 1751-1914. Catalogo della mostra" (Trieste, 17 luglio-4 novembre 2009), Editore: Silvana (2009)

- "Zapiski k preuńćevanju zgodovine trŇĺaŇ°kega prebivalstva v 18. in 19. stoletju. Od demografske entitete k druŇĺbeno-kulturnemu tkivu", Aleksei Kalc, Revue Traditiones - InŇ°titut za slovensko narodopisje, Ljubljana ISSN 0352-0447 (2003), vol. 32, no2, pp. 137-150 (Traduction du titre : "Recherche historique sur la population de Trieste aux 18√®me et 19√®me si√®cles. Des faits d√©mographiques √† la structure sociale")

- "The Protection of Linguistic Minorities in Italy" - Langue et droit / Language and Law, Actes du Premier Congrès de l'Institut international de droit linguistique appliqué, Alessandro Pizzorusso, 27-28 avril 1988, Montréal, Wilson & Lafleur, 1989, p. 387-398

- "Trieste, une identité de frontière", Claudio Magris (en collaboration avec l'historien Angelo Ara) (1982)

- "Trieste multiculturale. Comunità e linguaggi di integrazione", Editore: Il Mulino (2011)

- "Microcosmes", Claudio Magris, (1997), prix Strega

- archives de la cathédrale San Giusto de Trieste

- "Croniche Ossia Memorie Storiche Sacro-Profane Di Trieste", Don Giuseppe Maria Nicolò Mainati, (Trieste - 1817)

- "I cimiteri di Trieste. Un aldilà multietnico", Curci Roberto, Editore: Mgs Press (2006)

- "cenni sulla presenza Armena a Trieste", pp 603-611, La Città dei Gruppi, R. Finzi, G. Panjek, Trieste (2001)

- "Armeni a Trieste tra Settecento e Novecento: l'impronta di una nazione", Krekic Anna - Messina Michela, Editore: Civici Musei Storia ed Arte (2008)

- "La communità ebraica di Trieste, 1781-1914", T. Catalan, Trieste (2000)

- "Ebrei di porto nella Trieste asburgica. Politica assolutista e cultura dell'Illuminismo", Dubin Lois C., Editore: Editrice Goriziana (2010)

- "Memorie di pietra. Il ghetto ebraico, citt√† vecchia e il piccone risanatore", De Rosa Diana - Ern√® Claudio - Tabor Mauro, Editore : Comunicarte (2011)

- "Profitto e devozione. La communità serbo-illirica di Trieste 1748-1908", M. Dogo, Trieste (2000)

- "Portofranco e commuità etnico-religiose nella Trieste settecentesca", L. De Antonellis Martini, Milano (1968)

Les écrivains à Trieste

Trieste est et a toujours été une pépinière d'écrivains du fait de son multiculturalisme. Son université est renommée et ses cafés littéraires sont célèbres.

(en ordre alphab√©tique dans les rubriques) :

Ecrivains en langue latine

  • Pietro Bonomo (1458-1546), √©v√™que de Trieste et de Vienne
  • Jules C√©sar, publia "la guerre des Gaules" et donna son nom √† la r√©gion de Trieste qualifi√©e de "Julienne"

Ecrivain en langue h√©bra√Įque

Ecrivains de langue italienne:

Trieste - statue d'Italo Svevo
  • Silvia Bonucci, romanci√®re (roman : "Retour √† Trieste")
  • Roberto Bazlen (1902-1965), √©crivain
  • Francesco Burdin
  • Antonio Caccia (1829-1893), √©crivain suisse
  • Fausta Cialente, (1898-1994) √©crivain
  • Carolus Cergoly
  • Mauro Covacich
  • Diego De Castro
  • Piero Dorfles
  • Marcello Labor
  • Giuseppe O. Longo
  • Samuel David Luzzatto (1800-1865)
  • Claudio Magris
  • Bruno Maier
  • Stelio Mattioni
  • Elody Oblath
  • Giorgio Pressburger, √©crivain, n√© √† Budapest (1937)
  • Nicola Pressburger n√© √† Budapest (1937), √©crivain, √©conomiste et politologue, mort en 1985
  • Pier Antonio Quarantotti Gambini
  • Renzo Rosso
  • Pino Roveredo
  • Paolo Rumiz
  • Umberto Saba (1883-1957), po√®te
Trieste - jardin public - buste d'Umberto Saba
Trieste - statue de James Joyce
  • Bruno Giordano Sanzin
  • Scipio Slataper
  • Giani Stuparich, romancier (1891-1961)
  • Italo Svevo, √©crivain (1861 - 1928)
  • Susanna Tamaro
  • Fulvio Tomizza
  • Bruno Vasari
  • Franco Vegliani
  • Giorgio Voghera
  • Guido Voghera

Ecrivains de langue française:

  • Vitomir Ahtik
  • Fran√ßoise Berg√®re
  • Marie Bonaparte (1882-1962), s√©journa √† Duino
  • Paul Morand (1888-1976), √©crivain, et son √©pouse H√©l√®ne, princesse Soutzo, qui furent inhum√©s dans un mausol√©e familial √† Trieste
  • Catherine N√©al Phleng
  • Charles Nodier (1780 ‚Äď 1844), √©crivain, √©diteur et acad√©micien. V√©cu √† Trieste en 1813
  • Stendhal (Henri Beyle) (1783 - 1842), consul de France √† Trieste en 1831
  • Franck Venaille, a publi√© un √©ssai sous le nom de "Trieste"

Ecrivains de langue allemande:

Ecrivains de langue anglaise:

Ecrivains de langue slovène:

Le dialecte triestin

Au XVIIIe si√®cle, le dialecte Triestin (dialecte de type v√©n√®te) a remplac√© le tergestino, le vieux type local dialectal rh√©to-roman. Le triestin √©galement parl√© par des √©crivains et des philosophes, reste la langue la plus largement utilis√©e dans la famille et dans de nombreux contextes sociaux d'un caract√®re informel et parfois formel, c√īte √† c√īte dans une situation de diglossie, √† l'italien, la langue et administrative, qui reste principal vecteur de communication dans les relations d'un caract√®re public.

Ecrivains ayant √©crit en dialecte triestin :

  • Bronzin Angelo (n√© en 1928)
  • Lino Carpinteri
  • Carolus Cergoly po√®te triestin
  • Mariano Faraguna
  • Stringher Ricciotti, po√®te
  • Virgilio Giotti (prim√© en 1957 par l'Accademia dei Lincei)

Bibliographie - Histoire de Trieste en triestin : "Triesteide. Storia de Trieste in triestin", Galazzi, Editore: Italo Svevo (2009)

Médias

Journaux et m√©dias distribu√©s √† Trieste :

Quotidiens Périodiques Editeurs TV Radio Internet
  • La Cittadella
  • Vita Nuova
  • Help!
  • Il Mercatino
  • La Voce Giuliana
  • Zeno Magazine
  • NTWK
  • 5Starlife
  • Konrad
  • Il Massimiliano
  • Artecultura
  • La Pulce-giornale di Un'Altra Trieste
  • Asterios Editore (sito)
  • Editoriale Scienza
  • Editoriale Stampa Triestina
  • Editzioni Italo Svevo
  • Lint Editoriale
  • Hammerle Editori
  • Luglio Editore
  • Edizioni El
  • La Mongolfiera
  • Beit casa editrice
  • Bohem Press Italia
  • RAI Friuli-Venezia Giulia
  • Telequattro
  • Trieste Oggi tv

√† Trieste :

  • Antenna 3 Nord Est
  • Free
  • Radio Attivit√†
  • Radio Fragola
  • Radio Nuova Trieste
  • Radio Punto Zero Tre Venezie
  • Radio Romantica
  • Radio Vasco'

√Čconomie

Le port

Trieste, en tant que ville frontière et ouverte sur la mer, fut durant de nombreuses années une ville d'échanges commerciaux portuaires importants, et un des plus grands ports de la Méditerranée. L'activité portuaire s'est fortement réduite durant l'entre deux guerres mondiales mais reste très présente au niveau de la gare maritime et des différentes installations portuaires du nord et du sud de la ville.

Seule ville de l'empire austro-hongrois ouverte sur la mer M√©diterran√©e, elle constitua l'acc√®s principal de nombreuses marchandises provenant d'outre-mer. Le commerce avec l'orient et l'Afrique a √©t√© pendant de nombreux si√®cle important. Ainsi, Trieste a depuis longtemps constitu√© une plaque tournante du commerce du th√© et du caf√© o√Ļ transite un tiers des importations du pays[4]. De nos jours, la soci√©t√© de caf√© Illy, fond√©e √† Trieste en 1933 par Francesco Illy, est toujours install√©e dans la ville[4].

Transports

Les gares de Trieste

Trieste poss√®de deux importantes gares, l'une au nord, la gare centrale accueillant le trafic en provenance de l'Italie et du reste de l'Europe occidentale, l'autre au sud-ouest, la gare du Campo Marzio qui √©tait tourn√©e vers la c√īte dalmate et l'Europe centrale. Cette derni√®re gare est aujourd'hui transform√©e en un mus√©e ferroviaire.

Le tram d’Opicina

En 1899 la ville de Trieste adopta le projet de tramway de l'ing√©nieur-architecte Eugenio Geiringer pour la construction de la ligne Trieste-Opicina, qui impliquait du fait de la forte d√©clivit√© du terrain (une diff√©rence de 348 m et une pente moyenne de 8 % pouvant atteindre ponctuellement 26 %) une attention tout √† fait particuli√®re. C‚Äôest un syst√®me mixte combinant tram √† traction √©lectrique et funiculaire (syst√®me Strubb) qui fut choisi et qui n‚Äôa pas son √©quivalent ailleurs dans le monde. La ligne part de la piazza Caserma (aujourd‚Äôhui piazza Oberdan) et gagne ensuite ensuite la pente raide de Scorcola et √† travers les bourgades de Cologna, Conconello et Banne avant d‚Äôatteindre Opicina, le tout √† 7 km/h. La mise en Ňďuvre et la gestion des travaux est confi√©e √† la Societ√† Anonima delle Piccole Ferrovie di Trieste , √©tablie en 1901 avec capital priv√©. Le concepteur du projet Eugenio Geiringer en exer√ßa les fonctions de directeur. La Soci√©t√© obtint une concession pour 50 ans qui sera prolong√©e jusqu'en 1961. Les travaux dur√®rent un an et l‚Äôouvrage √©tait achev√© √† la fin de l‚Äô√©t√© 1902. Le tram fut inaugur√© le 10 septembre 1902 dans un grand √©lan de joie par la population triestine. Mais l'enthousiasme ne dura pas longtemps: dans les premi√®res heures du 10 octobre 1902 et ce √† peine √† un mois de son ouverture, un accident se produisit : par un jour de fort vent (la Bora), l'une des motrices commen√ßa √† descendre la colline √† grande vitesse et heurta une maison, Heureusement, il n'y eut pas de victimes, mais le tramway fit l'objet de critiques acerbes sur la s√©curit√© des syst√®mes vite corrig√©s.

Cet incident inspira une c√©l√®bre chanson populaire triestine el tram di Opcina ou encore appel√©e la Bora et qui est toujours tr√®s en vogue en Italie et √† Trieste :

El tram di Opcina (chanson en dialecte triestin de 1902) :

‚ÄúE anche el tram de Opcina xe nato disgrazi√† - vignindo z√≤ per Scorcola una casa‚Äôl ga ribalt√† - Bona de Dio che jera giorno de lavor - che dentro no ghe jera che‚Äôl povero frenador‚ÄĚ

Ce tramway est toujours en fonction et relie Trieste à Opicina sur une ligne historique constituant le dernier exemple en Europe de traction mixte (électrique dans les parties normales et à crémaillère dans les fortes pentes). Cette ligne est aujourd'hui devenue touristique en montant sur les hauteurs de la ville et offrant un panorama unique sur le golfe.

  • Bibliographie : "Alla scoperta del tram di Opicina. Storia, immagini e curiosit√† della celebre linea tranviaria", Di Matteo Andrea, Editore : Luglio (Trieste) (2010)

Le réseau de bus

La ville de Trieste possède aussi un réseau de bus moderne bien équipé, ce transport est le plus utilisé dans la région Frioul-Vénétie julienne et passe par 51 lignes.

Monuments

La ville s'organise autour du port, du Canal Grande et de la place centrale ouverte sur la mer, appelée Piazza dell'Unità d'Italia.

Les restes de la pr√©sence romaine sont visibles avec le Th√©√Ętre Romain qui pouvait accueillir 6000 spectateurs et l'Arc de Ricardo datant tous deux du Ier si√®cle av. J.‚ÄĎC., le Forum Romain avec vestiges d'une basilique civile, ainsi que les restes de deux aqueducs romains dont le plus long faisait 17 kilom√®tres de long, ainsi qu'un Lapidarium.

Trieste - le th√©√Ętre romain

Parmi les principaux lieux de culte de la ville se trouvent la cath√©drale catholique de San Giusto, la basilique de San Sivestro (culte vaudois), l'√©glise catholique Santa Maria Maggiore, l'√©glise catholique Sant'Antonio Taumaturgo, le Temple Luth√©rien, l'√©glise orthodoxe serbe San Spiridone et l'√©glise orthodoxe grecque San Nicol√≤, ainsi que la synagogue de Trieste qui est l'une des deux plus grandes d'Europe et rappelle l'important pass√© h√©bra√Įque attach√© √† la ville.

La ville pr√©sente aussi de belles places, parcs et jardins, palais, th√©√Ętres, villas, fontaines et monuments divers, ainsi que plusieurs ch√Ęteaux.

Trieste - la fontaine des Quatre Continents - Piazza dell'Unità d'Italia

La Piazza dell'Unità d'Italia

C'est la place principale de Trieste autour de laquelle toute la vie de la ville s'organise. Appel√©e √† l'origine Piazza San Pietro ou Piazza Grande, puis Piazza Francesco Giuseppe (du nom de l'empereur Fran√ßois Joseph d'Autriche), elle prit le nom de Piazza dell'Unit√† d'Italia en 1918 suite au rattachement de Trieste √† l'Italie. Elle se trouve au pied de la colline de San Giusto, entre le quartier construit par l'imp√©ratrice Marie Th√©r√®se d'Autriche (Borgo Teresiano) et le quartier construit √† l'√©poque de l'empereur Joseph II d'Habsbourg - Lorraine (Borgo Giuseppino). La place planifi√©e d√®s 1788 par l'architect Domenico Corti, est de plan rectangulaire et est encadr√©e de nombreux √©difices publics et palais. De par sa superficie (10.368m¬≤) elle est la plus vaste place d'Europe qui s'ouvre sur la mer. Elle est prolong√©e par un quai au nom c√©l√®bre : le Molo Audace. Sur la place on peut voir une fontaine monumentale construite de 1751 √† 1754, la fontaine des Quatre Continents (appel√©e aussi Fontana del Mazzoleni). Deux autres fontaines bordent l'imposant Palazzo du Lloyd Triestino construit de 1881 √† 1883 et repr√©sentent les d√©esses Th√©tis (Ňďuvre du sculpteur Giuseppe Pokorny) et V√©nus (Ňďuvre du sculpteur Ugo Haedti). A noter la pr√©sence sur la place d'une colonne d√©di√©e √† l'empereur Charles VI, cons√©cutive √† sa visite du 10 septembre 1728. La statue de pierre blanche qui surmonte la colonne et le repr√©sente depuis 1754 est une Ňďuvre du sculpteur Lorenzo Fanoli.

Molo Audace

En 1740 s'√©choua au fond du port de Trieste le navire San Carlo, √©pave qui fut aussit√īt utilis√©e pour la construction d'un nouveau quai construit de 1743 √† 1751. Ce quai porta le nom du navire San Carlo. A l'origine le quai ne mesurait que 95 m√®tres de long et fut peu √† peu amplifi√© au cours du temps pour atteindre la longueur actuelle de 246 m√®tres. A la fin de la premi√®re guerre mondiale, le 3 novembre 1918, le premier navire de la Marine Italienne √† rentrer dans le port de Trieste et √† s'attacher au quai fut l'Audace. On donna le nom de l'Audace au quai (Molo Audace) et sur une petite colonne de pierre blanche on √©rigea une rose des vents de bronze avec √©pigraphe en souvenir de cet √©v√©nement. L'Audace est toujours expos√© √† la base du phare de la Victoire (Faro della Vittoria). De nos jours le Molo Audace qui forme une v√©ritable place sur la mer, est devenu un lieu de promenade privil√©gi√© des Triestins et prolonge de fa√ßon harmonieuse la perspective de la Piazza dell'Unita d'Italia.

Le Canal Grande

Creus√© de 1754 √† 1756 √† l'emplacement d'anciens marais sur projet de l'architecte v√©n√©tien Matteo Pirona, il permettait aux navires d'entrer au coeur de la cit√©. Il se situe au coeur du Borgo Teresiano, quartier construit sous l'imp√©ratrice Marie Th√©r√®se d'Autriche. A l'origine sa longueur arrivait jusqu'√† la hauteur de l'√©glise Saint Antoine le Thaumaturge. Cette derni√®re partie fut combl√©e pour permettre la construction d'une place. De nos jours la construction d'un pont fixe appel√© Ponterosso et qui donne le nom au quartier, ne permet plus aux voiliers d'aborder. Seules de petites embarcations y ont acc√®s. Sur ses rives s'√©l√®vent l'√©glise San Spiridone ainsi que de remarquables palais : le Palazzo Carciotti (1805 - architecte Matteo Pertsch) si√®ge de la Capitainerie du Port de Trieste, le Palazzo Genel (1873 - architecte Domenico Monti), le caf√© historique "Stella Polare", le Palazzo Gopcevich, aujourd'hui mus√©e (1850 ‚Äď architecte Giovanni Andrea Berlam), le Palazzo Aedes appel√© aussi le "gratte-ciel rouge" (1928 - architecte Arduino Berlam). A noter aussi sur l'un des ponts construit en 1832 du Canal Grande appel√© Ponterosso, la statue en bronze de l'√©crivain James Joyce (1882-1941) qui habitait le quartier. Au bord du Canal Grande, sur la petite place homonyme appel√©e Piazzetta Ponterosso se trouve une belle fontaine avec une statue, construite en 1753 par Mazzoleni.

  • Bibliographie : "Guida storica del porto vecchio di Trieste, Editore: Italo Svevo (2009)

Cathédrale catholique de San Giusto

Elle se trouve situ√©e sur la colline homonyme et telle que nous la connaissons aujourd'hui, ressemble √† une basilique pal√©ochr√©tienne √† cinq nefs, avec presbyt√®re en abside et sol en mosa√Įques. Quelques vestiges antiques sont ins√©r√©s dans la construction. Elle a √©t√© construite au Ve si√®cle sur le site d‚Äôune basilique civile et d‚Äôun ancien temple romain d√©di√© √† la triade Jupiter, Junon et Minerve. Au cours des si√®cles l'√©glise primitive √† trois nefs a subi de nombreux et substantiels changements pour des raisons inconnues de nous. Une premi√®re restauration a lieu en 547 par le premier √©v√™que de Trieste connu et qui se nommait Frugifero. Deux autres √©difices religieux lui ont √©t√© rajout√©s : une petite cath√©drale d√©di√©e √† la Vierge puis au Xe, la chapelle destin√©e √† recueillir les reliques de Saint Giusto (ou Saint Juste). Des trois nefs de l'ancienne cath√©drale, reste aujourd'hui le seul centre le long duquel il y a deux rang√©es de colonnes d‚Äôorigine byzantine. Du presbyt√®re subsiste la magnifique mosa√Įque du XIIe-XIIe si√®cle repr√©sentant le Christ, Saint Giusto et Saint Servolo Ňďuvre probable de ma√ģtres originaires de V√©n√©tie, ainsi qu‚Äôen abside la chapelle d√©di√©e √† Saint-Apollinaire. A noter √©galement un baptist√®re d‚Äôorigine romane. La nef de la cath√©drale actuelle voit le jour au XIVe si√®cle, suite √† la fusion de l'ancienne cath√©drale et de la chapelle par la volont√© de l‚Äô√©v√™que Roberto Pedrazzani de Robecco. Le b√Ętiment est orn√© d'une magnifique rosace gothique en calcaire triestin, ins√©r√©e dans le gr√®s de la fa√ßade. Le clocher est construit sur un propil√©e du Ier si√®cle et comporte divers vestiges antiques. Une statue de Saint Giusto y figure en bonne place. Le clocher de San Giusto et ses cloches ont √©t√© longtemps un symbole irr√©dentiste pour les patriotes de toute l‚ÄôItalie. Une c√©l√®bre chanson italienne porte le nom ¬ę les cloches de San Giusto ¬Ľ et a √©t√© interpr√©t√©e notamment par Luciano Pavarotti :

Trieste - la cathédrale San Giusto
Trieste - église serbo-orthodoxe San Spiridone

L'église serbo-orthodoxe San Spiridone

Cette caract√©ristique √©glise de rite serbo-orthodoxe est consacr√©e √† Saint Spiridon le Taumaturge et est √©galement d√©nomm√©e "chiesa degli Schiavoni". Elle a √©t√© √©rig√©e le long du Canal Grande sur les fondations d'une √©glise orthodoxe pr√©existante du XVIIIe si√®cle qui √©tait indiff√©remment utilis√©e par les communaut√©s orthodoxes grecques ou serbes. Le projet de l'√©difice actuel fut r√©alis√© par l'architecte milanais Carlo Maciacchini, entre les ann√©es 1861 et 1868, sur seule commande de la communaut√© serbo-orthodoxe. L'√©difice peut accueillir 1600 personnes. Le temple se pr√©sente comme dans la tradition orientale, sous forme d'un √©difice de plan √† croix grecque, surmont√© de cinq coupoles √† caract√©ristique couleur d'azur. La pierre utilis√©e est d'origine locale, sauf les colonnes r√©alis√©es en marbre de V√©rone et les corniches faites de marbre de Toscane. La fa√ßade est recouverte de mosa√Įques. L'int√©rieur est richement d√©cor√© par des peintures et des fresques mais ce qui domine l'ensemble est une prestigieuse iconostase faite de bois massif sculpt√©. Quatre ic√īnes repr√©sentent la Vierge Marie, J√©sus, Saint Spiridon et l'Annonciation. Elles furent r√©alis√©es √† Moscou et sont recouvertes d'or et d'argent. A noter le grand cand√©labre d'argent offert √† la communaut√© serbo-orthodoxe en 1782 par le futur tzar Paul Ier de Russie, lors de son passage √† Trieste.

Trieste - basilique Santa Maria Maggiore

La basilique catholique Santa Maria Maggiore (ou dite "dei Gesuiti")

Elle est l'une des grandes √©glises de Trieste, construite de 1627 √† 1682 en style baroque, surplombant la sc√©nique "Scalinata delle Medaglie d‚ÄôOro", un acc√®s en escalier qui lui apporte majest√©. Sa fa√ßade est attribu√©e √† l'architecte j√©suite Andrea Pozzo (1647-1709). Son plan librement inspir√© de celui de l'√©glise du Ges√Ļ de Rome est celui d'une vaste croix latine. La basilique est divis√©e en trois nefs par deux rang√©es de piliers. La nef centrale est surmont√©e d'une vaste coupole. Le transept gauche abrite un autel d√©di√© √† Saint Ignace de Loyola et celui de droite, un autel d√©di√© √† Saint Fran√ßois Xavier, √† la fois le fondateur et l'un des premiers disciples de l'ordre des J√©suites. L'un des autels majeurs est d√©di√© au Christ cucifi√©. D'autres autels historiques ornent l'√©glise comme celui offert par le baron Pasquale Revoltella et d√©di√© √† la Madonne des Gr√Ęces. Une des chapelles de droite est d√©di√©e √† la Madonne della Salute, le tableau qui s'y trouve est attribu√© au peintre Sassoferrato ou √† son √©cole. L'autel majeur de la chapelle est consacr√© √† la Madonne della Salute et reste un lieu de p√®lerinage privil√©gi√© des Triestins. Cette d√©votion se rattache √† la fin d'une √©pid√©mie de chol√©ra survenue en 1849 et Trieste f√™te depuis la Madonne della Salute chaque 21 Novembre. Les grandes orgues de la basilique ont √©t√© restaur√©es en 2009. Dans la basilique repose √©galement la d√©pouille du bienheureux Monaldo de Capodistria, d√©c√©d√© en 1278. La basilique est aussi connue pour ses souterrains. A c√īt√© de la basilique catholique s'√©l√®ve la petite basilique (de culte r√©form√©) d√©di√©e √† Saint Sylvestre.

Trieste - basilique Santa Maria Maggiore : l'autel baroque

La basilique paléochrétienne de Saint Sylvestre (San Silvestro) de culte réformé

La petite basilique paléochrétienne s'élève discrètement aux pieds de la grande basilique baroque de Santa Maria Maggiore. Elle fascine le visiteur par son aspect antique et ses belles proportions. Restaurée en 1927 et libérée de ses ornements baroques, elle était considérée jusqu'à la découverte d'une autre basilique paléochrétienne via del Mare dans les années 1960, comme le plus ancien lieu de culte de Trieste.

La tradition rapporte qu'elle fut √©rig√©e sur les fondations de la maison natale de deux martyres (en 254) : Sainte T√®cle et Sainte Euf√©mia. Elle fut plus tard d√©di√©e √† Saint Sylvestre, pape √† l'√©poque de l'empereur Constantin le Grand. Elle a conserv√© son aspect antique primitif, malgr√© l'ajout de baies gothiques √† c√īt√© du clocher dans sa structure romane du XIe si√®cle. En raison de ses caract√©ristiques remarquables elle est class√©e comme monument national.

La petite basilique Saint Sylvestre abrite de nos jours la Commuauté Evangélique Réformée, composée de la Communauté de confession Hélvétique et de la Communauté Vaudoise.

Trieste - Sant'Antonio Nuovo vu du Canal Grande

L'église catholique de Saint Antoine le Thaumaturge (Sant’Antonio Taumaturgo appelée aussi Sant’Antonio Nuovo)

Cette monumentale √©glise de Trieste fut projet√©e en 1825 en style n√©oclassique par l'architecte Pietro Nobile et fut termin√©e en 1849. Sa fa√ßade principale est marqu√©e par 6 imposantes colonnes et offre une belle perspective au bout du Canal Grande. Elle est surmont√©e d'une coupole. Deux clochers encadrent sa fa√ßade arri√®re. L'int√©rieur pr√©sente une fresque du peintre S√©bastiano Santi. Le d√©cor du ma√ģtre-autel est de l'artiste Alessandro Longhi.

L'église du Christ (Christchurch) de la Communauté Anglicane

Elle se trouve via San Michele. Elle fut construite en 1829 en style néoclassique par la grande communauté de commerçants britanniques résidents d'alors à Trieste. Acquise en 1985 par la ville et complètement restaurée, elle dessert une fois par mois la Communauté Anglicane actuelle de Trieste.

Capella Civica Madonna del Rosario (chapelle civique catholique de la Madonne du Rosaire)

Elle est l'une des petites √©glises anciennes de la ville. Le nobles triestins avaient l'habitude au XVIIe si√®cle de s'associer en congr√©gations religieuses et cr√©√®rent en 1613 suite √† la bataille de L√©pante (7 octobre 1571) une fraternit√© de d√©votion mariale d√©di√©e au Rosaire. Dans l'ancien centre-ville, piazza vecchia, ils d√©cid√®rent de construire cette chapelle civique qui fut b√Ętie en vingt ans de 1631 √† 1651. De discrets ornements baroques agr√©mentent sa fa√ßade.

H√ītel de Ville de Trieste

Le Palazzo Municipale de la ville de Trieste, encore appelé Palazzo Comunale di Trieste est situé Piazza dell’Unità d’Italia. Le Palazzo Municipale fut construit sur un projet de l'architecte triestin Giuseppe Bruni (1827-1877). L'architecte triestin Eugenio Geiringer en dirigea de 1872 à 1877 les travaux de construction. Il présente un corps central richement décoré surmonté de la Torre dell'Orologio et de deux ailes d'une facture plus sobre. Au sommet de la Torre dell'Orologio, deux personnages en bronze battent les heures. Du fond de la prestigieuse Piazza dell’Unità d’Italia l'une des plus belles places d'Europe, le Palazzo Municipale fait face à la mer.

Trieste - H√ītel de Ville

Grand H√ītel Duchi d'Aosta de Trieste

En 1872, le fonds d‚Äôinvestissement foncier des assurances Assicurazioni Generali chargea l'architecte triestin Eugenio Geiringer du projet et de la construction, Piazza dell'Unit√† d'Italia pr√®s du Palazzo Pitteri, d‚Äôun nouvel H√ītel qui s‚Äôappelait √† l‚Äôorigine H√ītel Garni et qui devait prendre le nom d‚ÄôH√ītel Vanoli. Eugenio Geringer s‚Äôattacha √©galement √† l‚Äôam√©nagement de son restaurant en lui donnant un cachet tout √† fait dans le go√Ľt de la ¬ę belle √©poque ¬Ľ. En 1912, l‚ÄôH√ītel Vanoli fut √©lectrifi√© puis pris bien plus tard (1972) l‚Äôactuel nom de Grand H√ītel Duchi d‚ÄôAosta. Ce prestigieux b√Ętiment fut construit en 1873 et pr√©sente aujourd‚Äôhui ses belles fa√ßades d‚Äôun go√Ľt et style fran√ßais, l‚Äôune donnant √† droite de la piazza dell‚ÄôUnit√† d‚ÄôItalia et l‚Äôautre sur front de mer. L‚Äôhistoire de cet √©tablissement est tr√®s antique puisqu‚Äô√† sa place s‚Äô√©levait d√©j√† en l‚Äôan 300 l‚ÄôHospitium Magnum le long des d√©barcad√®res de Trieste qui offrait aux voyageurs g√ģte et couvert. Entre 1727 et 1732 un nouvel √©tablissement, l‚ÄôOsteria Grande fut construite sur les fondations de l‚Äôancien Hospitium Magnum. Cet h√ītel fut peu √† peu agrandi et transform√© prenant le nom de Locanda Grande. En 1768 le c√©l√®bre arch√©ologue Johann Joachim Winckelmann y fut assassin√© par son amant Francesco Arcangeli et ce fait divers donna lieu √† maintes l√©gendes. Il fut d√©moli en 1847 avant d‚Äô√™tre remplac√© par l‚Äôactuel Grand H√ītel Duchi d‚ÄôAosta sur le projet d'Eugenio Geiringer en 1873. L'architecte Raoul Puhali (1904-1980) restructura plus tard ce prestigieux √©tablissement. Le Grand H√ītel Duchi d'Aosta accueillit au cours de son histoire des personnalit√©s diverses et illustres : l‚ÄôInfante d‚ÄôEspagne Marie √©pouse du roi Ferdinand, Fr√©d√©ric de Gonzague duc de Mantoue, le vice-amiral Horatio Nelson, Giacomo Casanova, Carlo Goldoni et beaucoup d‚Äôautres.

Trieste - Lloyd austro-ungarico

Palazzo del Lloyd austro-ungarico de Trieste

Ce prestigieux b√Ętiment fut construit Piazza dell'Unit√† d'Italia de 1880 √† 1882 par le c√©l√®bre architecte viennois Heinrich Freiherr von Ferstel. Le ma√ģtre d'Ňďuvre en √©tait un autre architecte viennois Josef Horwath, assist√© dans la construction de l'ouvrage par les architectes Geiringer, Vallon, Fumis et Jessersitz de Trieste.

Palazzo delle Assicurazioni Generali de Trieste

En 1833, la direction g√©n√©rale de l'assurance Assicurazioni Generali de Trieste chargea l'architecte Eugenio Geiringer de la construction d'un nouveau b√Ętiment de prestige, √† partir duquel l'on pourrait visualiser l'ensemble du golfe et du port de Trieste. Il s'ensuivit une belle construction de style n√©o-grec tr√®s en vogue √† l'√©poque et qui, √† ce jour, est l'un des plus int√©ressants t√©moignages d'architecture triestine du XIXe si√®cle. L'√©l√©gante fa√ßade qui donne sur front de mer, est caract√©ris√©e par un avant-corps central constitu√© d'une colonnade soutenant les balcons du premier √©tage. Le b√Ętiment est domin√© par un pignon, flanqu√© de deux ob√©lisques, o√Ļ figure l'inscription Assicurazioni Generali ainsi que l'ann√©e de fondation de la soci√©t√© (1831) par un membre de la famille Morpurgo (de la famille de l'√©pouse de Eugenio Geiringer). L'entr√©e se pr√©sente comme un grand hall comportant quatre colonnes de calcaire. Autrefois un escalier majestueux menait √† l'√©tage mais il fut d√©moli en 1965 pour √™tre remplac√© par un autre escalier sans int√©r√™t ainsi qu'un ascenceur et pour gagner de la place.

Trieste - Palazzo delle Assicurazioni Generali

Palazzo della Banca d'Italia de Trieste

Le Palazzo della Banca d‚ÄôItalia se situe au 141, via Cavour √† Trieste. Il fut construit en style n√©o-Renaissance italienne par l'architecte triestin Eugenio Geiringer et l‚Äôarchitecte austro-hongrois M√ľller tout au d√©but du XXe si√®cle. Il se pr√©sente comme un impressionnant b√Ętiment massif et tr√®s richement orn√© √† trois √©tages avec un rez-de-chauss√©e sur√©lev√©. L‚Äôentr√©e principale est surmont√©e d‚Äôun balcon d'honneur repr√©sentatif.

Trieste - Palazzo del Governo

Palazzo del Governo de Trieste

Le prestigieux Palazzo del Gorverno de Trieste est consid√©r√© comme l'un des chefs d'Ňďuvre de la Piazza dell'Unit√† d'Italia. Sa construction fut pojet√©e par l'architecte viennois Emil Artman et il fut construit de 1901 √† 1905 en lieu et place de l'ancien Palais du Gouvernement Austro-hongrois bien plus modeste, le Palast der K. und K. Statthalterei. Les caract√©ristiques principales de sa belle fa√ßade sont son vaste balcon couvert, ainsi que son magnifique rev√™tement de mosa√Įques en verre de Murano sur la patie sup√©rieure du b√Ętiment, repr√©sentant diverses all√©gories triestines et des m√©daillons comportant la croix de de la maison royale de Savoie. Sa partie basse est recouverte de pierres blanches d'Istrie. Autrefois se trouvait devant le palais un jardin d'agr√©ment aujourd'hui disparu au profit de l'embellisement de la place. En 1960 on entreprit diff√©rents travaux de restauration sur projets des architectes Nordio et Cervi.

De nos jours le Palazzo del Governo est le si√®ge du "Commissariato del Governo nella regione Friuli - Venezia Giulia" ainsi que de la Pr√©fecture de R√©gion (Prefettura - UTG di Trieste). De prestigieux salons de repr√©sentation avec une imposante vue sur la mer et sur l'ensemble du golfe de Trieste, se trouvent au premier √©tage et accueillent les h√ītes de marque en visite officielle dans la r√©gion. La richesse ext√©rieure et int√©rieure du Palazzo del Governo en font l'une des plus belles et prestigieuses pr√©fectures d'Italie.

Trieste - Ch√Ęteau de Miramare

Ch√Ęteau de Miramare

Construit en 1856 pour l'archiduc Maximilien le ch√Ęteau de Miramare est l'un des monuments les plus connus de la ville.

Article d√©taill√© : Ch√Ęteau de Miramare.

Villa Geiringer de Scorcola

La villa Geiringer, aussi appel√©e le petit ch√Ęteau Castelletto de Scorcola a √©t√© construite via Ovidio par son propri√©taire l‚Äôarchitecte Eugenio Geiringer en 1896 sur un b√Ętiment pr√©existant sur sa propri√©t√© et qui datait de 1888. La villa qui domine tout le golfe de Trieste a l‚Äôaspect d‚Äôun petit ch√Ęteau d‚Äôaspect n√©o-m√©di√©val. Durant la seconde guerre mondiale elle servit de si√®ge au Genralkommando de la garnison de l‚ÄôAxe et fut l‚Äôune des poches de r√©sistance allemande avant l‚Äôarriv√©e des troupes Yougoslaves √† Trieste. Selon un t√©moignage de Monseigneur Antonio Santin (1895-1981) √† l‚Äô√©poque √©v√™que (1938) puis archev√™que (1963) de Trieste-Capodistria, un passage souterrain reliait la villa √† l‚Äôh√īpital militaire. La villa Geiringer est devenue aujourd'hui l‚ÄôEuropean School of Trieste, fond√©e en 1980. L‚Äô European School of Trieste est une √©cole de mod√®le anglais, int√©gr√©e au syst√®me scolaire italien.

Trieste - Villa Basevi (siège historique de l'observatoire)

Villa Basevi de Trieste, siège historique de l'observtoire de Trieste

Cette villa en forme de ch√Ęteau fort n√©o-m√©di√©val est situ√©e au 11, via Tiepolo √† la p√©riph√©rie de Trieste. Elle √©tait une propri√©t√© des marquis Diana et fut acquise par le chevalier Giuseppe Basevi en 1895. Le 14 avril de cette m√™me ann√©e √† 20:17 la ville de Trieste est secou√©e par un violent tremblement de terre. L‚Äô√©picentre est situ√© dans la proche Ljubljana et son intensit√© est de 6,1 sur l‚Äô√©chelle de Richter. 10 % des √©difices de Ljubljana sont d√©truits. Giuseppi Basevi fait alors amplifier et transformer la villa par l‚Äôarchitecte triestin Eugenio Geiringer aux dimensions d‚Äôun ch√Ęteau et d√®s la fin des travaux le 27 mars 1898, c√®de sa villa en location au gouvernement austro-hongrois d‚Äôalors pour y transf√©rer l‚Äôobservatoire Zentralanstalt f√ľr Meteorologie und Geodynamik et pour y installer de fa√ßon correcte un sismographe de type Rebeur-Ehrlet √† 3 pendules horizontaux non amortis ainsi qu‚Äôun observatoire astronomique. Le b√Ętiment est aujourd'hui le si√®ge historique de l‚ÄôObservatoire Astronomique de Trieste.

Sources de l'article "Monuments" et bibliographie

- "Guida descrittiva di Trieste e l'Istria", Italico Giulio, Trieste (1923)

- "Trieste e provincia. Il Castello di Miramare. Il caso editoriale", Editore: Touring (28 novembre 2006)

- plaquette d'information "Trieste - Castelli sul Mare" de l'Agenzia di Informazioni e Accoglienza Turistica, Trieste, Edizioni Fenice

- "Guida sentimentale di Trieste", Editore: Arbor Librorum (2011)

- "Microcosmi", Claudio Magris, Milano, Garzanti, 1997, ch. 1)

- "Trieste. Guida storico artistica", Vidulli Torlo Marzia, Editore: Fachin (2011)

- "Trieste", Schatzdorfer G√ľnther, Editore: Gaffi Editore in Roma (2008)

- Meridiani 196 - Trieste e Istria (AAVV), Brossura (03/2011)

- "Trieste e il carso - viaggio in Italia - itinerari, storia, costumi, i luoghi della Grande Guerra", Fratelli Fabbri editori, (1970)

- "Castelli senza confini. Un viaggio tra le opere fotificate del Friuli Venezia Giulia e della Slovenia", Editore : Forum Edizioni (2009)

- "Castelli e città nel Friuli Venezia Giulia", Donata Degrassi, (2011), Editrice Goriziana, ISBN: 8861021395

- "Friuli Venezia Giulia" (2 vol.) 2ª ed, Touring Club éd.

- "Friuli - Venezia Giulia", Giuseppe Bergamini, Assoziazione fra le Pro Loco del Friuli - Venezia Giulia -Gemona del Friuli (1990) ISBN 88-402-0966-2

- publications de la "Segreteria Generale Straordinaria" Regione Friuli - Venezia Giulia

- "itinerari ebraici, alla scoperta di un affascinante volto di Trieste", stampa : Tipografia S.r.l Udine (agosto 2007)

- "Trieste" - edizione italiana - Azienda Regionale per la Promozione Turistica - testi a cura del Soroptimist Club Tieste coordinati da Laura Ruaoro Loseri, Stampato dalla ERGON - Ronchi (Go)

- "Le mura medioevali di Trieste", Veronese Leone jr., Luglio (Trieste) (2010)

- "Trieste 1872-1917. Guida all'architettura", Editore: Mgs Press (Trieste-architettura) (2007)

- "Trieste calpestata. Storia degli acquedotti e dei sotterranei della città", Veronese Leone jr., Editore: Luglio (Trieste)(2010)

- "Trieste sotterranea. Curiosità, misteri e meraviglie sotto la città", Halupca Armando - Guglia Paolo - Halupca Enrico, Editore: Lint Editoriale (2010)

- Guide : "Trieste", Prina Francesca - Pelliccia Fabio, Editore: Mondadori Electa (2010)

Les caf√©s et p√Ętisseries de Trieste

La ville est aussi c√©l√®bre pour ses caf√©s et ses p√Ętisseries historiques. Le fructueux commerce du caf√© √† Trieste avait entra√ģn√© au cours du XVIIIe si√®cle la naissance de ¬ę boutiques du caf√© ¬Ľ sur le mod√®le de celles de Venise. Beaucoup √©taient aux mains de marchands grecs ou suisses. En 1768 on parle d√©j√† de la Caffeteria da Caponi, via dei Bottari (actuelle via San Nicol√≤) et d‚Äôune dizaine d‚Äôautres locaux. A la m√™me √©poque, la commission imp√©riale d‚Äôhygi√®ne et de s√©curit√© bloquait l‚Äôouverture d‚Äôautres caf√©s, les raisons √©tant bien √©videmment d‚Äôordre politique car les Triestins s‚Äôy rendaient pour y discuter et s‚Äôy retrouver librement. Mais devant la demande, les √©tablissements se multipli√®rent : de 28 √©tablissements en 1782, l‚Äôon passa en 1815 √† 94 √©tablissements (56 restaurants et 38 caf√©s). En 1830 (selon les chiffres de la chambre de commerce) l‚Äôon comptait d√©j√† 350 √©tablissements pour la seule ville de Trieste dont certains devinrent vite c√©l√®bres comme le Caff√® Tommaseo. Pour ce qui est du commerce en gros actuel de caf√©, il est est de nos jours rest√© un secteur tr√®s vivant qui concerne plus de 50 entreprises triestines et qui emploie plus de 900 salari√©s. Trieste repr√©sente 27% des importations de caf√© sur les 7.477.166 sacs import√©s en Italie (chiffres de la chambre de commerce de Trieste, 2008).

Le Caffè Tommaseo

Le caff√® Tommaseo a √©t√© ouvert en 1830. Il est le plus ancien caf√© de Trieste et a √©t√© nomm√© d'apr√®s le c√©l√®bre auteur de Dalmatie Nicol√≤ Tommaseo n√© √† ҆ibenik (√† l'√©poque Sebenico) le 9 octobre 1802 et mort √† Florence le 1er mai 1874. C‚Äô√©tait un √©crivain, linguiste et patriote italien. Les d√©corations du caf√© sont l'Ňďuvre du peintre Gatteri. Les miroirs ont √©t√© sp√©cialement con√ßus et fabriqu√©s en Belgique. Le caf√© Tommaseo a √©t√© restaur√©e en 1997, par le maintien d'un cadre √©l√©gant et sophistiqu√©, conform√©ment √† la tradition du caf√© viennois. Il est √©galement c√©l√®bre pour avoir introduit au d√©but du si√®cle, la cr√®me glac√©e. Aujourd‚Äôhui vous pouvez √©galement y prendre un brunch ou un d√ģner rapide pour suivre le rythme de son temps mais qui ont peu de rapport avec la tradition historique du caf√© triestin de l‚Äô√©poque.

Trieste - intérieur du Caffè San Marco

Le Caffè San Marco

Ouvert en 1914, il a ensuite √©t√© compl√®tement d√©truit pendant la premi√®re guerre mondiale en tant que lieu de rencontre pour les irr√©dentistes. Imm√©diatement reconstruit dans les ann√©es vingt, il repr√©sentera le lieu de rencontre pour les intellectuels. Ses clients fid√®les ont √©t√© Saba, Svevo et Giotti. Situ√© dans un quartier o√Ļ il y avait la centrale laiti√®re Trifolium, il est vite devenu un lieu de rencontre pour les lecteurs de journaux, les joueurs de billard, il servit de laboratoire pour jeunes et irr√©dentistes dans la pr√©paration de faux passeports, servant aux patriotes anti-Autrichiens √† fuir vers l'Italie. L'activit√© de caf√© s'est termin√©e abruptement le 23 mai 1915 quand une troupe autrichienne a d√©vast√© le local. Parmi les nombreux propri√©taires qui se sont succ√©d√© dans la gestion du caf√© il convient de mentionner, outre le premier, Lovrinivich Marco, les sŇďurs Stocks. Claudio Magris les d√©finit comme ¬ępetites et impitoyable" (voir ¬ę Microcosmi ¬Ľ Milan, Garzanti, 1997, ch. 1). Le caf√©, restaur√© plusieurs fois gr√Ęce √† la g√©n√©rosit√© des ¬ę Assicurazioni Generali¬Ľ, reste apr√®s sa r√©ouverture au 16 Juin 1997, d‚Äôun aspect inchang√©. Les masques continuent de jeter un clin d‚Äôoeil d‚Äôen haut, sur le mobilier en bois marquet√© de la c√©l√®bre menuiserie Cante - explique Magris. Certaines peintures de masques sont attribu√©es au peintre viennois Timmel, qui venait se reposer dans ce caf√©. En fait, tout le caf√© suit le style architectural de la s√©cession viennoise, qui conjointement √† l'Art Nouveau, lui donne un aspect incroyable. Int√©ressants sont les nus peints en m√©daillons sur les murs, apparemment par Napoleone Cozzi un ¬ę √©crivain, alpiniste, d√©corateur etirr√©dentistes ¬Ľ et Ugo Flumiani ¬ęun peintre - a dit Magris- des eaux agit√©es ¬Ľ. Les nus sont en fait la m√©taphore des cours d'eau du Frioul, mais aussi de l'Istrie et de la Dalmatie, qui se perdent dans la mer Adriatique, la mer de Venise et par extension √† San Marco. D‚Äôun grand effet : les nombreuses feuilles de caf√© peintes impressionnantes qui sont une constante dans la d√©coration. Leur r√©p√©tition obsessionnelle est pourtant rassurante. Il ya des tables de marbre qui se dressent sur un pi√©destal en fer support√© par des pattes d'un lion, ce lion de San Marco, choisi comme symbole du lieu par le premier propri√©taire Marco Lovrinivich non seulement pour c√©l√©brer son pr√©nom mais surtout pour symboliser l'italianit√© et l'irr√©dentisme. Tr√®s appr√©ci√©e par les joueurs d'√©checs, le caf√© est de par la disposition particuli√®re des tables - dit Magris- comme un √©chiquier o√Ļ les clients sont oblig√©s de se d√©placer comme le cheval du jeu d‚Äô√©chec.

Le Caffè Tergesto

Il se trouve aujourd'hui √† l'int√©rieur de la galerie couverte homonyme et est connu pour ses belles verri√®res qui narrent des √©pisodes de la vie triestine d'alors. Fond√© en 1863 il se situait tout d'abord face au th√©√Ętre lyrique Giuseppe Verdi avec des terrasses ouvertes. Situ√© proche de le Bourse, il √©tait un traditionnel point de rencontre fr√©quent√© par les hommes d'affaire et l'√©lite culturelle de la ville. L'√©crivain triestin Umberto Saba (1883-1957) lui d√©dia un couplet dans son Ňďuvre ("Caf√© Tergeste, tu r√©concilies l'italien et le slave dans la nuit tardive, le long de ton billard").

Le bar Cattaruzza

Situ√© dans l'ancien "gratte-ciel" en style Art Nouveau construit de briques et en pierre d'Istrie par l'architecte Arduino Berlam, il conserve son am√©nagement d'int√©rieur d'√©poque et ses belles mosa√Įques.

Trieste - Pasticceria Pirona

La P√Ętisserie Pirona

Fond√©e en 1900 par Alberto Pirona, elle est tellement li√©e √† l'histoire aux traditions de sa ville, qu‚Äôau fil des ans, dans le langage triestin commun, le nom de Pirona est devenu un nom commun, le nom de p√Ętisserie semblant superflu. Situ√©e via della Barriera Vecchia dans un quartier orn√© de b√Ętiments qui t√©moignent √† Trieste de l'√©panouissement du style n√©oclassique tardif, la p√Ętisserie d√©licatement construite dans le style Art Nouveau a √©t√© imm√©diatement visit√©e par la noblesse, la bourgeoisie et l'√©lite intellectuelle de Trieste. Des lettr√©s et des √©crivains sont associ√©s √† son nom pour toujours : il en est ainsi de James Joyce, qui de 1910 √† 1912 a v√©cu au num√©ro 32 de la m√™me rue et qui passait des heures dans cette p√Ętisserie. Contrairement aux caf√©s destin√©s √† l‚Äô√©change et √† la lecture, la p√Ętisserie Pirona √©tait un local de consommation rapide pour boissons et douceurs mais malgr√© cela elle √©tait et reste toujours un point de rencontre tr√®s populaire. Dans la fin des ann√©es 1980, la famille De Marchi acquiert ce c√©l√®bre √©tablissement d‚ÄôOscar Pirona, le dernier des h√©ritiers de la c√©l√®bre dynastie. Ce changement de main et une nouvelle gestion ont n√©anmoins su pr√©server la qualit√© et la comp√©tence, en gardant la tradition. Il est √† noter cette volont√© et cette pers√©v√©rance particuli√®re des nouveaux prpri√©taires pour √©viter de perdre une foule de vieilles recettes et de proc√©d√©s anciens. Depuis 1991, la p√Ętisserie Pirona fait partie de la prestigieuse association ¬ę Locali Storici d‚ÄôItalia ¬Ľ qui regroupe les locaux charg√©s d‚Äôhistoire de l'Italie et dont l‚Äôobjectif est d'am√©liorer la qualit√© du tourisme historique et culturel relativement √† ces lieux qui ont r√©ussi √† pr√©server intact le mobilier et l'atmosph√®re du pass√©. C‚Äôest en d√©gustant les vins bonifi√©s et s√©lectionn√©s par Pirona que James Joyce par exemple, a commenc√© √† d√©velopper ici son ¬ę Ulysse ¬Ľ. Le local a commenc√© par √™tre un caf√© de d√©gustation de p√Ętisseries destin√©es √† √™tre consomm√©es rapidement. Mais au fil du temps, avec la fr√©quentation d‚Äôuniversitaires et de patriotes gourmets il est devenu une v√©ritable institution √† Trieste. Aujourd'hui, il est un lieu de rencontre tr√®s populaire pour acheter des douceurs et des p√Ętisseries traditionnelles locales ainsi qu‚Äôun petit p√īle de bavardage et d‚Äô√©change. Pirona est un paradis pour les amateurs de sucr√© et de d√©gustation de vins et de liqueurs. Ses ma√ģtres p√Ętissiers et chocolatiers proposent toujours une √©tonnante et large palette de p√Ętisseries typiques desquelles l‚Äôon compte le g√Ęteau Dobos accompagn√© d‚Äôun vin doux du Collio, la typique pinza trestine, le fameux presnitz, les rigojanci et les beignets servis avec une bonne cr√®me p√Ętissi√®re. C‚Äôest rest√© un local simple, avec son comptoir en verre d√©poli √©l√©gant et un banc caract√©ristique de bois massif mais qui n‚Äôa en rien perdu de son charme d‚Äôorigine.

La P√Ętisserie La Bomboniera

Cette p√Ętisserie qui compte parmi les plus anciennes d'Italie est un v√©ritable temple du bon go√Ľt, √©l√©gante et par√©e de belles boiseries. C'est la derni√®re p√Ętisserie de Trieste en style Art Nouveau demeur√©e intacte depuis plus d'un si√®cle. Ses vitrines aust√®res se parent de confiseries et de douceurs cach√®res en pure tradition du XIXe si√®cle : p√Ętisseries d'Europe centrale d'origine austro-hongroise ("Strudel", "Kugelhopf", "Dobos", ...) et sp√©cialit√©s triestines ("Putizza", "Presnitz, ...) accompagnent des Ňďufs en chocolat et de d√©licieuses glaces faites maison selon les saisons. La p√Ętisserie fut fond√©e en 1850 par la famille d'origine hongroise Eppinger. Toute la production est cach√®re ("Presnitz", "Putizza", "Pinza", douceurs h√©bra√Įques de massepain, "F√®ves des Morts" triestines, le traditionnel "Rigojanci", le "Nontino" de la f√™te de Purim, les g√Ęteaux siciliens et austro-hongrois) et est pr√©par√©e dans l'antique four √† bois qui date de 1850. C'est la seule p√Ętisserie de Trieste qui continue √† utiliser ce traditionnel mode de cuisson. Le temps semble s'√™tre arr√™t√© ici mais pour satisfaire les plus gourmands.

Les cafés de Trieste ont été et sont toujours des places intellectuelles et littéraires de la ville[4]. Les écrivains James Joyce, Rilke, Italo Svevo et Umberto Saba, qui tous vécurent dans la ville, sont les grands noms attachés à Trieste et à ses cafés.

Les sources de l'article "Les caf√©s et p√Ętisseries de Trieste" et bibliographie

- "Le insegne dell' ospitalità, due secoli di esercizi pubblici a Trieste", di Seri, Covre e Grassi, ISBN 88-8190-188-9

- "Microcosmi", Claudio Magris, Milano, Garzanti, 1997, ch. 1)

- "Al Caffè San Marco, Storia, arte e lettere di un caffè triestino", Vinci Stelio, ISBN: 8886179901

- plaquette "il profumo di Trieste", éditée par la Regione Autonoma Friuli-Venzia Giulia, via San Nicolo 20, Trieste

- "La serena disperazione" (1913- 1915), Caffè Tergeste, Umberto Saba (2e édition 1962, Mondadori Milano)

- chiffres de la chambre de commerce de Trieste sur le commerce de café, 2008

- article sur Trieste et ses caf√©s : http://www.dw-world.de/dw/article/0,,2870805,00.html

- "Il mondo delle osterie", Veronese Leone jr., Editore: Luglio (Trieste) (2010)


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Personnalités

(en ordre alphabétique dans les rubriques)

Secteur scientifique, historique et technique :

  • Georgio Aidinian, architecte
  • Arduino Berlam (1880-1946), architecte
  • Vinzenz Bronzin (1872-1970), math√©maticien
  • Giuseppe Bruni (1827-1877), architecte
  • F. Bruyn, architecte de Trieste d'origine belge
  • Richard Francis Burton (1821-1890), explorateur mort √† Trieste le 20 octobre 1890
  • Walter Freiherr von Czoernig-Czernhausen (1883-1945), sp√©l√©ologue
  • Eugenio Geiringer (1844-1904) architecte
  • Louis-Salvador de Habsbourg-Lorraine (1847-1915), g√©ographe autrichien (r√©sidence estivale 1876-1914 √† Trieste)
  • Umberto De Mola n√© √† Trieste, cr√©ateur de l'Alfa Romeo 6C 2500 De Mola
  • Richard Mollier (1863-1935), physicien
  • Silvio Polli (1904-1990), savant m√©t√©orologue, climatologue, sp√©l√©ologue, math√©maticien, directeur de l‚ÄôInstitut de G√©ophysique de Trieste et acad√©micien
  • Mutius von Tommasini (1794-1879), botaniste
  • Johann Joachim Winckelmann arch√©ologue d√©couvreur de Pompei, mort √† Trieste

Secteur artistique musical et de la sc√®ne :

photographie de Charlotte impératrice du Mexique
Charlotte de Belgique, impératrice du Mexique
  • Claudio Abbado, musicien et directeur d'orchestre, d√©buta √† Trieste en 1959
  • Fedora Barbieri (1920-2003), chanteuse
  • Roberto Benzi, chef d'orchestre
  • Piero Cappuccilli (1929-2005), chanteur
  • Giuliano Carella, directeur musical, a produit des r√©alisations au Teatro Verdi
  • Violaine Corradi, compositrice et directrice musicale n√©e √† Trieste
  • Paul Henreid (1908-1992), acteur (Casablanca) et r√©alisateur
  • Franz Lehar, chef d'orchestre √† Trieste, compositeur
  • Paolo Longo, maestro et chef d'orchestre
  • Josip Mandic (1883-1959), musicien
  • Mauro Maur, clarinettiste (*1958)
  • Alexander Moissi (1879-1935), acteur
  • Lorenzo Pilat, chanteur
  • Victor de Sabata (1892-1967) chef d'orchestre, compositeur et musicien n√© √† Trieste
  • Mike Sponza, bluesman de Trieste
  • Giorgio Strehler (1921‚Äď1997), r√©gisseur
  • Christine Turellier, premi√®re fl√Ľte solo de l'orchestre symphonique du Teatro Verdi de Trieste
  • Luca Turilli, n√© √† Trieste, guitariste du groupe de m√©tal Rhapsody Of Fire
  • Umberto Lupi, pianiste et musicien
  • Gutavo Adolfo Wieselberger, chef d'orchestre

Secteur artistique des beaux arts :

  • Angelo Battista (n√© en 1927), peintre
  • Giuseppe Bino (1829-1914), peintre
  • Leo Castelli (1907-1999), galeriste et marchand d'art am√©ricain n√© √† Trieste.
  • Famille Janesich, joailliers de renomm√©e mondiale depuis 1835 ‚Üí voir : "L'orf√®vrerie juive de Trieste" - Magazine : L'Objet d'Art n¬į 188 Page : 38-45
  • Alexander Kircher (1867-1939), peintre
  • Pompeo Posar (1921-2004), photographe
  • Domenico Venier (1896-1996), orf√®vre, peintre et musicien

Secteur √©conomique, politique et religieux :

photographie de Maximilien I empereur du Mexique
Maximilien de Habsbourg, empereur du Mexique(1863)

Secteur m√©dical et psychologique :

  • Edoardo Weiss (1889-1970), m√©decin et psychanalyste
  • Franco Basaglia, m√©decin et psychiatre alternatif
  • Marie Bonaparte (1882-1962), pionni√®re de la psychanalyse - s√©journa √† Duino

Secteur sportif :

Autres personnalit√©s marquantes :

Administration

Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
-1993 Giulio Staffieri Alliance nationale  
1993-2001 Ricardo Illy Centre-gauche  
2001-2006 Roberto Dipiazza Forza Italia  
2006-2011 Roberto Dipiazza Forza Italia  
2011- Roberto Cosolini Parti d√©mocrate  
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Hameaux

Barcola, Villa Opicina, Miramare, Grignano, Basovizza, Banne, Cattinara, Conconello, Contovello, Gropada, Longera, Padriciano, Prosecco, Santa Croce, Trebiciano, Servola, Cedassamare

Communes limitrophes

Duino-Aurisina, Monrupino, Muggia, San Dorligo della Valle, Sesana (SeŇĺana) (SLO), Sgonico

Jumelages

Voir aussi

Liens internes

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Liens externes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. ‚ÜĎ "Trieste citt√† della scienza. Un sistema d'eccellenza-Trieste city of science. A system of excellence", Zar Federica, Editore : APS-2007
  3. ‚ÜĎ (it) Trieste batte Aosta: √® prima nella qualit√† della vita.
  4. ‚ÜĎ a, b, c, d et e Irr√©sistible Trieste du magazine Ulysse dans Le Monde du 25 juin 2010
  5. ‚ÜĎ L'acte de soumission fut sign√© en octobre 1382, dans l'√©glise Saint Bartholom√© du village de ҆iŇ°ka (apud Sisciam), aujourd'hui un quartier de Ljubljana.
  6. ‚ÜĎ a et b Selon la plaquette informative de la synagogue de Trieste
  7. ‚ÜĎ La premi√®re mention notari√©e d'un acte de vente √† la communaut√© juive date de 1236 ((it)Histoire de la communaut√© h√©bra√Įque de Trieste)
  8. ‚ÜĎ (it)Histoire de la communaut√© h√©bra√Įque de Trieste :Dal cinquecento al seicento il primo privilegio e la nascita del ghetto
  9. ‚ÜĎ http://www.mauriziofondriest.com/d/sites/default/files/biografia.pdf




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