Transvaal

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Transvaal

Transvaal

1852 ‚Äď 1994

Drapeau

Drapeau

Devise : Eendracht maakt magt
(afrikaans : L'union fait la force)

Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.

Localisation du Transvaal (en orange) dans l'Afrique du Sud.

Informations générales
Statut République boer (1857-1902)
colonie britannique (1877-1883) & (1902-1910)
province sud-africaine (1910-1994)
Capitale Pretoria
Langue Afrikaans
Histoire et évènements
1852 Traité de Sand River
1857 République indépendante
1877-1883 1re annexion britannique
1881 Rébellion boer
1900 2e annexion britannique
1910 Province
1994 Dissolution

Le Transvaal est une r√©gion situ√©e au nord-est de l'Afrique du Sud qui peut d√©signer :

Le Transvaal désigne également une circonscription supérieure d'appel de l'ordre judiciaire.

Sommaire

Géographie

La superficie du Transvaal est de 262 499 km¬≤ et sa population en 1994 √©tait environ de 11 millions d'habitants.

La capitale de la république sud-africaine du Transvaal fut Pretoria, qui devint en 1910 la capitale de l'Afrique du Sud.

Ses principales autres villes sont : Johannesburg, Pietersburg, Nelspruit, Krugersdorp, Louis-Trichardt, Tzaneen, Carletonville, Potchefstroom, Witbank, Centurion, Nylstroom, Vereeniging ...

L'économie du Transvaal repose sur l'activité minière avec l'or, le charbon et le platine (aujourd'hui principalement au Gauteng) mais aussi sur l'agriculture (principalement dans le Mpumalanga et le Limpopo).

Histoire du Transvaal

Blyde River Canyon dans le Transvaal

Pendant une dizaine de milliers d'ann√©es, la r√©gion du futur Transvaal fut habit√©e par les anc√™tres des Kho√Įkho√Įs. √Ä partir du IVe si√®cle, la r√©gion fut envahie par des peuples bantous venus d'Afrique centrale qui allaient s'y √©tablir ou poursuivre leur route jusqu'aux c√ītes de l‚Äôoc√©an Indien dans les futurs Transkei et KwaZulu-Natal.

Au d√©but du XIXe si√®cle, la r√©gion est ainsi le lieu d'habitation de quelques dizaines de milliers de personnes r√©partis en tribus, villages tels Dithakong et chefferies.

En 1817, la région est envahie par les troupes du chef ndebele Mzilikazi, lui-même poursuivi par des hordes de guerriers du roi Shaka. Les peuples de la région, obligés de prendre parti, sont alors l'objet de raids, de déportations et de massacres de la part de l'un et l'autre des belligérants. Enfin, la famine qui résulte de ces assauts termine de mettre les économies et systèmes politiques locaux en déroute. Les villages sont abandonnés par leurs habitants qui émigrent vers d'autres régions à l'est et au nord, loin de leurs lieux de vie traditionnels. C'est le mfecane ou grand dérangement. Ceux qui restent sont affaiblis et à la merci des envahisseurs ou de despotes locaux.

La région commence à faire l'objet à la même époque de l'intérêt d'explorateurs boers ou britanniques venus de la colonie du Cap.

De 1827 à 1836, le sud-ouest de la future région du Transvaal est dominé par les troupes de Mzilikazi. En 1829, le missionnaire Robert Moffat est admis à la cour de Mzilikazi alors que les premières relations commerciales se nouent entre les explorateurs blancs et les tribus locales.

√Ä partir de 1830, les explorations s'intensifient. En 1835, plusieurs milliers de boers quittent la colonie du Cap √† bord de leurs chars √† bŇďufs en qu√™te d'une terre promise o√Ļ fonder une r√©publique ind√©pendante de tout pouvoir colonial. C'est le Grand Trek.

Si certains continuent vers l'océan Indien, plusieurs de ces voortrekkers traversent le fleuve Vaal, s'établissent et s'organisent en petite localités indépendantes sans trop de difficultés. Quand les régions qu'ils traversent sont habitées, ils n'ont que peu de problème à faire valoir leur supériorité militaire mais la plupart du temps, ils s'établissent avec l’accord des chefs locaux qui espèrent ainsi être protégés des raids de tribus hostiles, voire s'établissent dans des régions a priori inhabitées ou abandonnées lors du mfecane.

En octobre 1836, le groupe de voortrekkers commandés par Hendrik Potgieter, est attaqué par 5000 guerriers ndébélés. C'est pourtant l'un de ces chefs sotho-tswana, le chef Moroko, qui accorde finalement nourriture et protection au groupe de Potgieter à Thaba Nchu. En janvier 1837, les boers et les ndébélés du chef Moroko s'allient et organisent un commando sous le commandement de Potgieter et Gert Maritz pour renverser Mzilikazi. Celui-ci est vaincu et en 1838, franchit le fleuve Limpopo pour s'établir dans la région du futur Matabeleland.

Profitant de la fuite de Mzilikazi, Potgieter revendique pour les boers les territoires lib√©r√©s de son emprise, n√©gligeant ses alli√©s Sotho-Tswana. Mais la fuite de Mzilikazi encourage de nombreux Tswanas et sothos √† revenir dans les r√©gions qu'ils avaient fui o√Ļ ils se retrouv√®rent face √† de nombreux fermiers boers qui avaient r√©pondu √† l'appel de Potgieter de venir s'√©tablir au Transvaal.

En novembre 1838, Potgieter fonde Potchefstroom, la premi√®re ville boer du Transvaal. Un gouvernement sommaire est organis√© et en 1840 entre dans une conf√©d√©ration au c√īt√© de la r√©publique de Natalia et de la r√©publique de Winburg.

En 1842, la conf√©d√©ration se d√©sagr√®ge apr√®s le refus de Potgieter de venir en aide aux Boers de Natalia en conflit avec les Britanniques. En 1845, de nombreux boers √©migrent vers la baie de Delagoa pour s'affranchir de toute d√©pendance britannique alors que d'autres partent plus au nord dans la r√©gion de Zoutpansberg. La ville de Lydenburg est ainsi fond√©e par Potgieter alors que le sud du Transvaal conna√ģt l'affluence de nouveaux immigrants boers conduits par Andries Pretorius depuis le Natal.

La Zuid-Afrikaansche Republiek (ou république sud-africaine du Transvaal)

Article d√©taill√© : Zuid-Afrikaansche Republiek.

Le 17 janvier 1852, le trait√© de Sand River est sign√© entre les repr√©sentants des Boers du nord du fleuve Vaal et les Britanniques. Cette convention reconna√ģt l'ind√©pendance du Transvaal (territoires situ√©s au-del√† du Vaal) alors habit√© par 5 000 familles boers (soit une population totale de 40 000 personnes) et elle proscrit le r√©tablissement de l'esclavage ainsi que la vente d'armes aux tribus indig√®nes[1]. Mais le Transvaal ne constitue pas alors un √©tat territorialement constitu√© et uni bien qu'il revendique un territoire s'√©tendant du fleuve Vaal au fleuve Limpopo. Il existe alors pas moins de trois r√©publiques boers au nord du Vaal alors que l'√Čtat libre d'Orange fait l'objet d'une convention similaire d'ind√©pendance.

Pretorius avait en fait mené les négociations avec les Britanniques sans le moindre mandat du Volksraad, le parlement boer. Les partisans de Potgieter accusèrent Pretorius d'usurpation de pouvoir et de forfaiture.

Le 16 mars 1852, le volksraad ratifie néanmoins à Rustenburg la convention de Sand River après la réconciliation de Potgieter et Pretorius. La capitale du Transvaal est alors fixée à Potchefstroom.

Potgieter meurt à la fin de l'année 1852 suivi par Pretorius en juillet 1853, laissant les Boers provisoirement sans chef charismatique.

Le successeur d√©sign√© pour succ√©der √† Andries Pretorius fut son propre fils, Marthinus Wessel Pretorius, appr√©ci√© pour avoir mis fin aux disputes sur le caract√®re religieux ou la√Įc que devait prendre le gouvernement du Transvaal. En 1856, Pretorius fait campagne aupr√®s de ses concitoyens pour les convaincre de constituer un gouvernement central √† l'ex√©cutif renforc√© au lieu de petits gouvernements autonomes de districts, sourcieux de leur autonomie. Il parvint ainsi √† organiser la r√©union d'une assembl√©e constituante.

En décembre 1856, après trois semaines de débat, les élus de l'assemblée du Transvaal, votent la loi fondamentale établissant la république d'Afrique du Sud ("Zuid-Afrikaansche Republiek" - ZAR).

En 1860, les deux districts et celui d'Utrecht sont incorpor√©s √† la ZAR et Pretoria, reconnue comme capitale de la r√©publique sud-africaine alors que Pretorius tente sans succ√®s d'unir la ZAR √† l'√Čtat libre d'Orange.

En 1877, le Transvaal, en situation de banqueroute, est menac√© par une offensive imminente des arm√©es zoulous en provenance du Natal. Lord Carnavon, le ministre des colonies britanniques, un partisan de la cr√©ation d'une f√©d√©ration d'Afrique du Sud, pense alors que les habitants du Transvaal ne pourraient que se r√©jouir d'une annexion par l'Angleterre. Le 4 janvier 1877, sir Theophilus Shepstone p√©n√®tre dans la r√©publique boer avec 25 hommes de la police mont√©e du Natal. Il se rend alors sans r√©sistance jusqu'√† Pretoria o√Ļ les discussions aboutissent √† l'annexion du Transvaal par l'Empire Britannique le 12 avril 1877. Le vice-pr√©sident de la r√©publique, Paul Kruger, est alors l'un des rares dirigeants boers √† s'y opposer. Il fonde alors un triumvirat avec Piet Joubert et Marthinus Wessel Pretorius pour organiser une r√©sistance arm√©e qui n'est en mesure de passer √† l'action qu'√† la fin de l'ann√©e 1880.

Le 16 d√©cembre 1880, les rebelles boers proclament l'ind√©pendance du Transvaal √† Potchefstroom. Le 20 d√©cembre, ils attaquent et d√©truisent un convoi militaire britannique √† Bronkhorstspruit. Plusieurs garnisons britanniques du Transvaal sont alors assi√©g√©es par des commandos boers entre le 22 d√©cembre 1880 et le 6 janvier 1881. Apr√®s plusieurs escarmouches, les britanniques subissent une d√©faite cinglante √† Majuba Hill le 27 f√©vrier 1881. Un trait√© d'armistice mettant un terme √† la premi√®re Guerre des Boers est sign√© le 6 mars 1881, compl√©t√© par un trait√© de paix final le 22 mars 1881 par lequel les Boers du Transvaal retrouvent leur autonomie tout en restant sous la souverainet√© britannique. Le trait√© est ensuite ratifi√© par la convention de Pretoria le 3 ao√Ľt 1881.

En 1884, la convention de Londres redonne sa pleine souveraineté au Transvaal réorganisée sous sa forme originelle de république d'Afrique du Sud.

Dorénavant dirigé par Paul Kruger, les boers aspiraient à retourner maintenant à leur vie de fermier.

L'irruption soudaine à partir de 1886 du système industriel dans une société fondée sur la volonté de préserver un certain ordre social, un mode de vie rural et le refus des ingérences extérieures, allait avoir des répercussions internes considérables[2], menaçant l'ordre établi par les descendants des voortrekkers et déplaçant le centre de gravité économique de l'Afrique du Sud de la colonie du Cap au Transvaal.

En 1886, des prospecteurs d√©couvrent un gisement d'or consid√©rable dans le Witwatersrand (¬ę Barri√®re de l'Eau Blanche ¬Ľ), une ar√™te montagneuse situ√©e de 100 kilom√®tres √† l'est jusqu'√† 50 kilom√®tres au sud de Pretoria. Quasiment du jour au lendemain, une ville champignon surgit qui prit tr√®s vite le nom de Johannesburg et devint la plus grande ville du Transvaal, au fur et √† mesure de l'installation des uitlanders (√©trangers) pr√®s des mines. Ceux-ci d√©pass√®rent rapidement en nombre les Boers sur le gisement, bien que restant une minorit√© dans le Transvaal lui-m√™me. Le gouvernement sud-africain leur refusa le droit de vote et taxait lourdement l'industrie aurif√®re. En r√©ponse, les uitlanders exerc√®rent une pression sur les autorit√©s britanniques, en vue d'obtenir le renversement du gouvernement boer.

En 1895, Cecil Rhodes, premier ministre de la colonie du Cap et richissime homme d'affaires, appuya une tentative de coup d'√Čtat men√©e par Leander Starr Jameson. Celle-ci se solda par un √©chec lamentable et la d√©mission de Rhodes.

En mai 1899, une conf√©rence r√©unissant lord Alfred Milner et Paul Kruger fut organis√©e √† Bloemfontein par le pr√©sident Marthinus Steyn de l'√Čtat libre d'Orange mais les n√©gociations achopp√®rent. En septembre 1899, Joseph Chamberlain, secr√©taire britannique aux colonies, exigea de Kruger la compl√®te √©galit√© de droits pour les citoyens britanniques r√©sidant au Transvaal alors que simultan√©ment Kruger donnait 48 heures aux Britanniques pour √©vacuer leurs troupes des fronti√®res du Transvaal.

La guerre entre les deux nations débuta le 12 octobre 1899 quand les Boers attaquèrent la colonie du Cap et la colonie du Natal.

La guerre des Boers et la défaite du Transvaal

Article d√©taill√© : deuxi√®me Guerre des Boers.
Le cabinet ministériel de Paul Kruger en 1899:
Au premier rang : Piet Joubert, Paul Kruger, Piet Cronje
Au second rang : A. Wolmanrans, Francis William Reitz, Q.M. Burger et J. H. M. Kock

.

Dans les premières semaines, les Boers prennent l'avantage. Les Britanniques sont surpris et n'ont pas assez d'effectifs mais les troupes boers sont indisciplinées et peu hiérarchisées. Au lieu de poursuivre leur avantage, elles optent pour un certain immobilisme tactique et assiègent des villes comme Mafeking alors que les routes vers Durban et Le Cap étaient libres d'accès.

Pretoria en 1900 : Paul Kruger re√ßoit chez lui les volontaires am√©ricains pour combattre les Britanniques

Les troupes britanniques, command√©es par Sir Robert Baden-Powell ne reprirent l'initiative qu'avec l'arriv√©e de renforts le 4 f√©vrier 1900. √Ä partir du mois de mars, les troupes Britanniques progressent au cŇďur des deux r√©publiques boers. Bloemfontein, la capitale de l'√Čtat libre d'Orange, tombe le 13 mars. Le 18 mai, le si√®ge de Mafeking est lev√©. Puis le 5 juin, c'est le tour de Pretoria, √©vacu√© par le gouvernement sud-africain retranch√© dans l'est du Transvaal.

Si les Britanniques pensent la victoire acquise, ils vont faire face pendant encore deux ans à une guérilla active qui va désorganiser leurs lignes de communication et de ravitaillement.

Le commandement de l'arm√©e britannique d√©cide alors de construire tous les 100 yards des postes fortifi√©s, entour√©s et reli√©s par des fils barbel√©s, afin de r√©duire les mouvements des groupes de gu√©rilla. Ainsi, ce ne sont pas moins de 8 000 postes fortifi√©s sur pr√®s de 6 000 kilom√®tres qui vont se dresser dans le paysage sud-africain. Les Britanniques ont alors 450 000 hommes (Britanniques et troupes coloniales) stationn√©s dans la r√©gion pour combattre la gu√©rilla.

Cette politique est accompagn√©e par une strat√©gie de la terre br√Ľl√©e destin√©e √† couper les Boers de leurs bases arri√®res. Les campagnes du Transvaal et de l'Orange sont ainsi vid√©es, les stocks de vivres sont r√©quisitionn√©s ou d√©truits, les r√©coltes br√Ľl√©es et les fermes √©vacu√©es. Les familles boers sont alors rassembl√©es dans des camps de concentration.

Au final, 30 000 fermes sont d√©truites ainsi qu'une quarantaine de petites villes. Un quart de la population boer, soit 116 572 personnes, fut intern√©e au c√īt√© de 120 000 Africains noirs. Pr√®s de 30 000 femmes et enfants boers moururent, principalement de malnutrition ou par manque d'hygi√®ne, dans les camps britanniques.

En mai 1902, un trait√© de paix est finalement sign√© √† Vereeniging ent√©rinant la d√©faite des Boers et l'annexion d√©finitive du Transvaal et de l'√Čtat libre d'Orange √† la couronne britannique.

En d√©pit du soutien de l'opinion publique et des gouvernements de la majeure partie des pays europ√©ens, la r√©sistance des Boers a √©t√© vaine et le pr√©sident Kruger termine sa vie en exil √† Clarens, en Suisse o√Ļ il meurt en 1904.

La colonie britannique du Transvaal

À la sortie de la guerre, le Transvaal est exsangue.

Plusieurs anciens généraux boers, entreprennent une tournée européenne en vue de tenter de récolter des fonds pour reconstruire économiquement les deux anciennes républiques. Le général boer Louis Botha adresse même un article au premier ministre britannique lui exposant tous les avantages qu'aurait l'Empire britannique à aider à la reconstruction des deux pays vaincus. Peu de temps après, le parlement britannique débloque la somme de 8 millions de livres pour aider à la reconstruction.

En mai 1904, avec Jan Smuts et d'autres v√©t√©rans boers, Botha se lance dans la politique et fonde un parti politique afrikaner, ¬ę Het Volk ¬Ľ (le peuple), pr√īnant la r√©conciliation nationale et l'autonomie de l'Afrique du Sud.

Après la victoire des libéraux au Royaume-Uni en 1905, Botha envoie Smuts à Londres négocier le principe de l'autonomie du Transvaal.

En décembre 1906, la colonie du Transvaal et en juin 1907, celle de l'Orange, reçoivent enfin l'autorisation de former leur propre gouvernement.

Le 4 mars 1907, Het Volk, qui rallie également des anglophones favorables à une Afrique du Sud autonome, remporte les élections du Transvaal et Louis Botha en devient le premier ministre. Il ne tarde pas à effectuer d’importants déplacements en Europe laissant Smuts gérer les affaires courantes du Transvaal.

Lors de la conf√©rence imp√©riale, il proclame la loyaut√© des Afrikaners √† l'Empire et offre le diamant Cullinan au roi √Čdouard VII. En remerciement, il obtient une rallonge budg√©taire de 5 millions de livres qui permet √† Botha de cr√©er une banque agricole d'aide aux fermiers, de d√©velopper le chemin de fer et d'introduire une √©ducation primaire gratuite. Mais il ne parvient pas √† faire admettre l'afrikaans comme langue officielle √† parit√© avec l'anglais.

En octobre 1908, des centaines de d√©l√©gu√©s de toute l‚ÄôAfrique du Sud vinrent participer √† une conf√©rence constitutionnelle √† Durban consacr√©e √† l'avenir politique de l'Afrique du Sud. Il s'agit de d√©partager les partisans du r√©gime unitaire, du r√©gime f√©d√©ral, conf√©d√©ral voire colonial. Plusieurs compromis furent adopt√©s gr√Ęce √† l'entremise de Jan Smuts concernant le choix de la capitale sud-africaine (en fait trois capitales), les langues officielles (n√©erlandais et anglais) et m√™me l‚Äô√©cartement standard des voies de chemin de fer. L'accord g√©n√©ral est finalement adopt√© gr√Ęce aux d√©l√©gu√©s du Transvaal et retranscrit dans une r√©solution finale faisant figure de projet de constitution √† l‚Äô√©t√© 1909, et approuv√©e √† l‚Äôunanimit√© des d√©l√©gu√©s.

Le projet de constitution fut ratifié par le parlement du Cap, celui de l’Orange et du Transvaal. C’est par référendum qu’il fut approuvé au Natal.

Le 31 mai 1910, le parlement britannique ratifie le South Africa Act √©tablissant le dominion de l'Union de l'Afrique du Sud. Et c'est Botha, le boer du Transvaal, qui est choisi par Lord Gladstone pour former le premier gouvernement provisoire de la jeune Union alors que Pretoria prend le statut de capitale ex√©cutive o√Ļ si√®ge le gouvernement. Pour symboliser ce nouveau statut, Smuts fait appel √† Herbert Baker pour construire sur une colline de la ville un gigantesque palais de gouvernement, les Union Buildings.

Une province sud-africaine (1910-1994)

En 1910, le Transvaal est l'une des quatre colonies britanniques fondatrices de l'Union de l'Afrique du Sud au c√īt√© de l'ancienne colonie du Cap, du Natal, et de l'√Čtat libre d'Orange.

Jusqu'en 1994, le Transvaal sera une province d'Afrique du Sud, politiquement très conservatrice et vite vouée aux thèses nationalistes des Afrikaners de Daniel Malan.

Depuis, avec les premi√®res √©lections multiraciales, le territoire du Transvaal est partag√© entre quatre nouvelles provinces : celle de Pretoria-Witwatersrand-Vereeniging (rebaptis√©e Gauteng en 1995), celle de l'Eastern Transvaal (devenu Mpumalanga en 1995), celle du Northern Transvaal (rebaptis√© province du Nord en 1995, puis Limpopo en 2001) et celle du Nord-Ouest.

Présidents du Transvaal (Zuid-Afrikaansche Republiek)

les républiques boers

Emblèmes du Transvaal (ZAR)

Le vierkleur, le drapeau du Transvaal

Adopt√© en 1857, le drapeau traditionnel du Transvaal est connu sous le nom de ¬ęvierkleur¬Ľ (quatre couleurs).

Il demeura le drapeau de la république boer jusqu'en 1902, à l'exception de la période 1874-1875, remplacé brièvement par le drapeau voortrekker.

En 1902, la fin de la guerre des boers met également fin à l'indépendance du Transvaal.

En 1927, le drapeau r√©appara√ģt au sein du nouveau drapeau national d'Afrique du Sud. En effet, le vierkleur est associ√© √† la droite de l'Union Jack et du drapeau de l'√Čtat libre d'Orange au milieu de la bande blanche du drapeau d'Afrique du Sud (1927-1994).

À partir de 1994, il n'a plus de représentation officielle. Il demeure encore un symbole très fort de la communauté afrikaner, fièrement revendiqué non seulement par les radicaux blancs mais aussi par les associations et représentants modérés de la communauté afrikaner.

Au contraire du drapeau national de 1927 qui représentait le rassemblement des communautés blanches d'Afrique du Sud, il est moins associé à l'apartheid mais davantage à la communauté afrikaner.

De ce fait, il est encore plus souvent utilisé que l'ancien drapeau national. On peut le voir notamment devant la maison de Paul Kruger à Pretoria et en alternance avec d'autres drapeaux afrikaners au Voortrekker Monument de Pretoria. Il est également le drapeau officiel de l'embryon de Volkstaat à Orania.

L'hymne du Transvaal était Volkslied van Transvaal.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Fran√ßois-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Seuil, 2006, p 259
  2. ‚ÜĎ F-X Fauvelle-Aymar, ibid, p 286

Voir aussi

Bibliographie

  • Servin Desplaces : Les vaillants Boers, Biblioth√®que anecdotique et litt√©raire, Hatier, 1901
  • Robert Lacour-Gayet : Histoire de l'Afrique du Sud, Fayard, 1970
  • Fran√ßois Lafargue  : G√©opolitique de l'Afrique du Sud, , 2005 Complexe
  • Paul Coquerel : L'Afrique du Sud des Afrikaners, 1992, Complexe
  • Bernard Lugan : La Guerre des Boers, Perrin, 1998

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Transvaal de Wikipédia en français (auteurs)

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