Tramway de Bruxelles

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Tramway de Bruxelles
Tramway de Bruxelles
Image illustrative de l'article Tramway de Bruxelles
Logo du tramway de bruxelles

Image illustrative de l'article Tramway de Bruxelles
T3000 sur la ligne 55.

Situation RĂ©gion de Bruxelles-Capitale
Type Tramway
EntrĂ©e en service 1er mai 1869[1]
Longueur du rĂ©seau 136 kilomĂštres[2]
Lignes 18
Rames PCC 7700/7800
PCC 7900
T2000
T3000
T4000
FrĂ©quentation 81,2 millions de voyages en 2010[3]
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire Région de Bruxelles-Capitale
Exploitant Société des transports intercommunaux de Bruxelles
Vitesse moyenne 30 km/h
Vitesse maximale 70 km/h
Lignes du rĂ©seau 3 ‱ 4 ‱ 7

19 ‱ 25 ‱ 31 ‱ 32 ‱ 39 ‱ 44
51 ‱ 55 ‱ 62 ‱ 81 ‱ 82 ‱ 83
92 ‱ 94 ‱ 97

RĂ©seaux connexes MĂ©tro de Bruxelles
Prémétro de Bruxelles
Autobus de Bruxelles
Noctis

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles est un systĂšme de transport en commun, composĂ© de dix-neuf lignes, d’une longueur totale de 215 kilomĂštres[2], qui fonctionne en RĂ©gion de Bruxelles-Capitale, depuis le 1er mai 1869[1], situĂ©e en Belgique. Certaines de ces lignes empruntent le prĂ©mĂ©tro de Bruxelles.

Ce rĂ©seau voit passer en majoritĂ© des rames Ă  plancher haut, les Tramways PCC, qui sont petit Ă  petit remplacĂ©es par des rames Ă  plancher bas : les T2000 puis depuis 2006, par les T3000 et T4000, rames construites par Bombardier Transport et faisant partie de la gamme Bombardier Flexity Outlook.


Il est maillĂ© : dans le cƓur de la RĂ©gion-Capitale, principalement, la plupart des tronçons sont parcourus par plusieurs lignes, ce qui facilite les correspondances et augmente les frĂ©quences au cƓur de la RĂ©gion-Capitale.

Sommaire

Histoire

Un vieux tramway.

Le 1er mai 1869 est mise en service la premiĂšre ligne bruxelloise de tramway. Alors hippomobile, elle relie la Porte de Namur au Bois de la Cambre[1].
L’histoire des tramways bruxellois commence alors et elle connaĂźtra deux grandes pĂ©riodes :

Les Tramways bruxellois

De 1874 Ă  1953, le rĂ©seau est exploitĂ© par « Les Tramways bruxellois Â»â€Š[1]

  • 1874 : La compagnie « Les Tramways bruxellois Â» est fondĂ©e et devient rapidement l’unique concessionnaire du rĂ©seau. Un cahier des charges coordonnĂ© est Ă©laborĂ© entre le transporteur et la ville de Bruxelles ;
  • 1885 : Les axes du rĂ©seau s’étendent sur 37 kilomĂštres ;
  • 1892 : Un premier projet de rĂ©seau de tramways souterrain est lancĂ©, sans suites immĂ©diates ;
  • 1894 : Le tramway Ă©lectrique est mise en service. À cette occasion, Bruxelles Ă©lectrifie ses premiers tronçons du rĂ©seau pour pouvoir permettre sa circulation ;
  • 1899 : « Les Tramways Bruxellois Â» obtiennent la concession du rĂ©seau jusqu’au 31 dĂ©cembre 1945, Ă  condition d’y appliquer la traction Ă©lectrique sur son ensemble ;
  • 1945 : Le rĂ©seau ferrĂ© de tramway est long de 241 kilomĂštres.

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles

Un T4000 sur la ligne 23 au cƓur d’un site propre crĂ©Ă© pour l’Exposition universelle.

Le réseau est exploitée par la Société des transports intercommunaux de Bruxelles, depuis 1954, date de sa création
[4],[5],[6],[7],[8],[9]

De 1954 Ă  1963 : Nouvelle sociĂ©tĂ©, nouveaux dĂ©fis

  • 1954 : Le 1er janvier 1954, naĂźt la « SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles Â» suite Ă  l’association de la SociĂ©tĂ© anonyme « Les Tramways bruxellois Â» avec l’État belge, la Province de Brabant et 21 communes bruxelloises. Le capital de la STIB appartient dĂ©sormais pour moitiĂ© aux pouvoirs publics et pour moitiĂ© Ă  la S.A. « Les Tramways bruxellois Â» ;
  • 1955 : La STIB exploite alors un rĂ©seau ferrĂ© long de 246 kilomĂštres pour une soixantaine de lignes de tramways ;
  • 1958 : Elle profite de l’ouverture de l’Exposition universelle et de l’afflux de visiteurs Ă  transporter, pour dĂ©velopper son rĂ©seau ferrĂ© lĂ©ger, en profitant des grands travaux routiers prĂ©vus pour cet Ă©vĂ©nement international, pour investir dans les gares de tramways du Heysel. En effet, la STIB crĂ©e des sites propres pour les tramways de la Grande Ceinture et de l’avenue Louise. C’est aussi Ă  cette occasion qu’un premier tunnel pour les tramways est mis en service aux abords de la Gare du Midi.

De 1964 Ă  1971 : Les dĂ©buts du PrĂ©mĂ©tro

Le PCC 7768 au cƓur de l’axe Nord-Sud du PrĂ©mĂ©tro de Bruxelles.
Article dĂ©taillĂ© : PrĂ©mĂ©tro de Bruxelles.
  • 1964 : Quarante kilomĂštres de rails disparaissent alors que le rĂ©seau de bus passe de 40 Ă  185 kilomĂštres. En effet, depuis les annĂ©es 1950/1960, la voiture particuliĂšre et le bus sont populaires. Cette derniĂšre est nettement moins cher Ă  l’exploitation. Afin de lutter contre ces concurrences, la STIB ressort des cartons, le premier projet de rĂ©seau de tramways souterrain. Ce sont alors les prĂ©mices du projet de prĂ©mĂ©tro ;
  • 1965 : Les premiers coups de pioche du prĂ©mĂ©tro sont donnĂ©s sur l’axe principal Est-Ouest, reliant De BrouckĂšre Ă  Schuman. Par anticipation sur son avenir mĂ©tropolitain, le tunnel et les stations, bien qu’adaptĂ©s au passage des tramways, sont, directement, construits au gabarit du mĂ©tro ;
  • 1967 : Le dĂ©veloppement du rĂ©seau souterrain entraĂźne la rĂ©organisation complĂšte du rĂ©seau de surface, avec Ă  la clef, la suppression de petites lignes au profit des deux axes centraux, bouleversant ainsi les habitudes. Source de protestations des voyageurs, cette restructuration provoquera la perte, par la STIB, d’une importante part du marchĂ© en voyant passer le nombre de voyageurs sous la barre symbolique des 200 millions de voyageurs Ă  la fin de l’annĂ©e 1968 ;
  • 1969 : Le 17 dĂ©cembre 1969 est inaugurĂ©, par le Roi Baudoin, le premier tronçon prĂ©mĂ©tro de l’axe Est-Ouest, permettant la desserte de six nouvelles stations souterraines, situĂ©es entre De BrouckĂšre et Schuman ;
  • 1970 : Un nouvel axe prĂ©mĂ©tro sur la Petite Ceinture est mise en service. Les nouvelles stations sont d’ailleurs dotĂ©es d’Ɠuvres d’art, enrichissant ainsi le patrimoine culturel bruxellois.

De 1972 Ă  1993 : Un climat difficile mais des avancĂ©es

Un 7500 sur l’ancienne ligne 103.
  • 1972 : MalgrĂ© un contexte Ă©conomique crispĂ©, la flotte doit grandir et se moderniser. Alors, la STIB achĂšte Ă  nouveau des tramways de type 7000 et des tramways articulĂ©es de type 7500, tout en se dotant de voitures bidirectionnelles « 7800 Â» ;
  • 1978 : L’État belge rachĂšte les parts de la S.A. « Les Tramways bruxellois Â», devenant ainsi une sociĂ©tĂ© publique, les pouvoirs publics dĂ©tenant dĂ©sormais l’ensemble des parts sociales de la STIB ;
  • 1983 : L’État impose d’importantes restrictions budgĂ©taires Ă  la STIB en mettant en place un plan d’assainissement programmĂ© sur cinq annĂ©es. Dans un premier temps, il prĂ©voyait, devant l’importance de la crise Ă©conomique, de purement et simplement supprimer le rĂ©seau ferrĂ© de surface, c’est-Ă -dire le rĂ©seau de tramway. Puis devant le tollĂ© soulevĂ© par cette idĂ©e, il sera finalement prĂ©fĂ©rĂ©, dans un second temps, une diminution de la longueur totale du rĂ©seau, en passant de 150 Ă  134 kilomĂštres ;
  • 1985 : Le 15 aoĂ»t 1985, les indicateurs bicolores au numĂ©ro central sont remplacĂ©s par des indicateurs unicolores avec numĂ©ro de ligne Ă  gauche Ă  l’occasion de la restructuration de la petite-ceinture.
  • 1988 : Le 2 octobre 1988, suite Ă  la mise en service de la ligne mĂ©tropolitaine 2, sur l’axe de la Petite Ceinture, entre Simonis et Gare du Midi, les stations de prĂ©mĂ©tro comprises entre Rogier et Louise sont converties pour pouvoir accueillir le mĂ©tro. C’est ainsi que cinq nouvelles stations sont mises en service : Ribaucourt, Yser, HĂŽtel des Monnaies, Porte de Hal et Gare du Midi ;
  • 1993 : L’axe Nord-Sud prĂ©mĂ©tro est prolongĂ© de la Gare du Midi Ă  Albert.

De 1994 Ă  2008 : Nouvelles gĂ©nĂ©rations

Au premier plan, un T2000 sur la ligne 94.
  • 1994 : Le 29 avril 1994, le tramway se modernise avec l’arrivĂ©e d’un nouvelle gĂ©nĂ©ration de tramway : le Tram 2000. Cent ans aprĂšs l’introduction des premiers tramways Ă©lectriques sur le rĂ©seau, ce nouveau tramway offre une technologie proche de celle du mĂ©tro avec son plancher surbaissĂ©, ses larges portes, et un confort amĂ©liorĂ©.
  • 2006 : DĂ©but de la grande restructuration

    • Le 8 mars 2006 : La STIB prĂ©sente les nouvelles livrĂ©es de sa flotte de vĂ©hicules : l’argent combinĂ© au bronze, au cuivre ou Ă  l’or, remplace le jaune et bleu. Durant ce mĂȘme mois, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de tramway fait son entrĂ©e dans les rues de Bruxelles : le T3000, long de 32 mĂštres, avec un design moderne ;
    • L’Automne signa l’arrivĂ©e du T4000, verra le prolongement Ă  Herrmann-Debroux de la ligne 94 afin d’offrir la correspondance avec le mĂ©tro 1A Ă  l’époque, 5 de nos jours ;
    • Le 13 dĂ©cembre 2006, durant l'Ă©mission Tout ça (ne nous rendra pas la Belgique) diffusĂ©e sur La Une, des personnes ont empĂȘchĂ© un tramway de la ligne 44 de passer la frontiĂšre linguistique.
  • 2008 :
    • En janvier, est signĂ© le bon de commande de 102 nouveaux trams Ă  plancher bas : C’est la plus grosse commande de l’histoire de l’entreprise ;
    • En juillet, le rĂ©seau de la STIB poursuit sa mutation, avec la crĂ©ation du label CHRONO pour les lignes 3 et 4, circulant sur l’axe de prĂ©mĂ©tro Nord-Sud. Elle traduit une capacitĂ©, une rĂ©gularitĂ© et des frĂ©quences dignes d’un mĂ©tro, pour les lignes qui l’abordent ;
    • En dĂ©cembre, la ligne 23, qui dessert la Grande Ceinture, est la premiĂšre Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un tout nouveau systĂšme de tĂ©lĂ©commande des feux de signalisation.

Depuis 2009 : Restructurations

La ligne 4 est l’une des six lignes fortes du rĂ©seau.
DerniĂšre circulation des PCC 7000/7100 sur la ligne 44, le 12 fĂ©vrier 2010.
  • 2009 :
    • Le 4 avril 2009 est bouclĂ©e la Petite Ceinture, mettant ainsi fin Ă  la grande restructuration du rĂ©seau entamĂ©e en 2006. Ainsi, le rĂ©seau bruxellois est composĂ© de 6 lignes dĂźtes « fortes Â» (4 lignes de mĂ©tro et 2 lignes de tramway) qui sont les suivantes :
      • 1 (mĂ©tro) : Stockel - Gare de l’Ouest
      • 2 (mĂ©tro) : Simonis - Petite Ceinture - Simonis
      • 3 (tram) : Gare du Nord - Vanderkindere - Churchill
      • 4 (tram) : Esplanade - Gare du Nord - Vanderkindere - parking Stalle
      • 5 (mĂ©tro) : Herrmann-Debroux - Erasme
      • 6 (mĂ©tro) : Simonis - Petite Ceinture - Simonis - Roi Baudouin ;
    • Le 31 aoĂ»t 2009 : Dans l’optique de l’amĂ©lioration de la desserte Nord-Sud de Bruxelles, afin de faire face au succĂšs croissant des lignes 34, la ligne 3 est prolongĂ©e jusqu’à Esplanade, alors que la ligne 4 est raccourcie au nord, Ă  Gare du Nord. Suite Ă  cette restructuration, en soirĂ©e, la ligne 4 n’est plus exploitĂ©e aprĂšs 20 heures, car la ligne 33 prolongĂ©e par dĂ©viation vers Stalle Parking prend dĂ©sormais le relais. GrĂące Ă  ces modifications, la ligne 4 est dĂ©sormais plus courte, ce qui doit la rendre plus rĂ©guliĂšre, un meilleur cadencement entre les lignes 3 et 4 entre la Gare du Nord et Albert doit ĂȘtre possible et les tramways de ces deux lignes sont dĂ©sormais sur le mĂȘme quai Ă  la Gare du Nord en direction du centre ville[10].
    • Suspendue « temporairement Â»[11] le 29 juin 2009 pour permettre la rĂ©novation de la rue Gallait, la ligne 56 n’a pas Ă©tĂ© rĂ©tablie le 19 dĂ©cembre 2009 lorsque la circulation des trams 55 et 33 fut rĂ©tablie sur ce tronçon. Elle est ainsi, de facto, supprimĂ©e.
  • 2010 : Le 12 fĂ©vrier 2010 signe la fin de la circulation des PCC 7000/7100, alors plus vieux vĂ©hicules encore en activitĂ© sur le rĂ©seau. Derniers vĂ©hicules unidirectionnels du rĂ©seau, ils ne circulaient qu'en semaine uniquement, sur les lignes 39 et 44.
  • 2011 :
    • Le 14 mars 2011, le rĂ©seau de tramway a connu de nombreux changements. En effet, les lignes 23 et 24 ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par la ligne 7 «Chrono», avec une frĂ©quence de 6 minutes et la ligne 94 a Ă©tĂ© prolongĂ© jusque Woluwe, au MusĂ©e du Tram. De plus, plusieurs autres lignes de tramway ont Ă©tĂ© renforcĂ©es pour faire face Ă  la forte progression de la frĂ©quentation du rĂ©seau en 2010, de l’ordre de 7 % : il y a dĂ©sormais un tram toutes les 7 minutes 30 au lieu de 10 minutes sur la ligne 3, et toutes les 3 minutes 45 au lieu de 5 minutes sur la ligne 4, permettant ainsi d'augmenter de 33 % la capacitĂ© de l'axe nord-sud[12]. Depuis cette date, le rĂ©seau bruxellois est composĂ© de 7 lignes dĂźtes « fortes Â» (4 lignes de mĂ©tro et 3 lignes de tramway) qui sont les suivantes :
      • 1 (mĂ©tro) : Stockel - Gare de l’Ouest
      • 2 (mĂ©tro) : Simonis - Petite Ceinture - Simonis
      • 3 (tram) : Esplanade - Gare du Nord - Vanderkindere - Churchill
      • 4 (tram) : Gare du Nord - Vanderkindere - Parking Stalle
      • 5 (mĂ©tro) : Herrmann-Debroux - Erasme
      • 6 (mĂ©tro) : Simonis - Petite Ceinture - Simonis - Roi Baudouin
      • 7 (tram) : Heysel - Grande Ceinture - Vanderkindere.
    • Le 1er septembre 2011, le rĂ©seau de tramway a connu de nouveaux changements :
      • La ligne 4 fonctionne dorĂ©navant aussi toute la soirĂ©e, en remplacement de la ligne 33 qui a Ă©tĂ© supprimĂ©e. Au nord de Bruxelles, entre la Gare du Nord et Bordet Station, la ligne 33 a Ă©tĂ© remplacĂ©e par la ligne 32, elle-mĂȘme prolongĂ©e depuis la Gare du Nord jusqu’au zoning Da Vinci (via l’itinĂ©raire du 55). Une nouvelle relation directe a ainsi Ă©tĂ© crĂ©Ă©e entre Forest, Schaerbeek et Haren ;
      • La ligne de tramway 62 a Ă©tĂ© mise en service. Rapide et protĂ©gĂ©e de la circulation, cette nouvelle ligne au tracĂ© pratiquement en ligne droite, permet de rejoindre en un temps record, le haut de Schaerbeek, les supermarchĂ©s du boulevard LĂ©opold III, la gare de Bordet et le zoning Da Vinci, tout en contournant les embouteillages de la place Meiser. Elle relie Bienfaiteurs Ă  Da Vinci, le nouveau nom du terminus nord de la ligne de tramway 55, anciennement dĂ©nommĂ©e Bordet Station ;
      • La ligne 97 a retrouvĂ© son terminus Louise. Forte de son succĂšs, elle fonctionne dĂ©sormais toute la journĂ©e sur le tronçon Louise – BarriĂšre, tous les jours. Elle offre ainsi Ă  nouveau une relation directe entre la place Louise, la BarriĂšre de Saint-Gilles, Forest Centre et la chaussĂ©e de Neerstalle ;
      • Enfin, davantage de tramways circulent le samedi aprĂšs-midi sur la ligne 55. Des vĂ©hicules plus modernes, Ă  plancher bas, plus confortable et plus capacitaires, roulent dĂ©sormais sur les lignes de tram 32 et 82. Plus de places sont Ă©galement offertes sur les lignes 19 (entre Groot-Bijgaarden et Simonis) et 51, grĂące Ă  des vĂ©hicules plus longs[13].

Tramway de Bruxelles

Les dix-huit lignes du réseau

Un T4000 sur l'ancienne ligne 23 en direction de Churchill.

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles est exploitĂ© par la SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles. Il est trĂšs vaste et dense, parce qu’il est composĂ© de dix-huit lignes. Certaines de ces derniĂšres utilisent des sections prĂ©mĂ©tro. Ce rĂ©seau permet la desserte des 19 communes de la capitale. Le rĂ©seau s’étend malgrĂ© tout au-delĂ  de ses frontiĂšres en desservant les communes de Drogenbos, de Grand-Bigard, de Kraainem, de Tervuren ainsi que de Wezembeek-Oppem.

Globalement sur le rĂ©seau, du lundi au vendredi, de 5 heures Ă  20 heures, la frĂ©quence est de 6 Ă  8 minutes en heure de pointe, sur les branches terminales parcourues par une seule ligne, et le restant du temps, de 10 minutes. Les samedis, dimanches et les jours fĂ©riĂ©s, cette frĂ©quence passe Ă  10 voire 15 ou mĂȘme 20 minutes, selon les lignes. De plus, Ă  partir de 20 heures, chaque soir, le rĂ©seau de tramway Ă©volue pour s’adapter aux dĂ©placements des voyageurs : de nouvelles lignes sont mises en service, remplaçant d’autres, qui ne sont plus exploitĂ©es. La frĂ©quence gĂ©nĂ©rale des lignes du rĂ©seau de soirĂ©e est de 20 minutes[14],[15].

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles se dĂ©compose, comme dit prĂ©cĂ©demment, en dix-huit lignes couvrant la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale :

Ligne Terminus Service assuré
3 Esplanade ↔ Churchill Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
4 Gare du Nord ↔ Stalle P Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
7 Vanderkindere ↔ Heysel Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
19 De Wand ↔ Groot-Bijgaarden Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
25 Boondael Gare ↔ Rogier Du lundi au samedi sauf jours fĂ©riĂ©s, jusqu’à 20 heures sur l’ensemble du parcours.
À partir de 20 heures du lundi au samedi ainsi que les dimanches et jours fĂ©riĂ©s toute la journĂ©e, sur la portion Buyl ↔ Rogier.
31 Gare du Nord ↔ Marius Renard Tous les jours, Ă  partir de 20 heures sur l’ensemble du parcours.
32 Da Vinci ↔ Drogenbos ChĂąteau Tous les jours, Ă  partir de 20 heures sur l’ensemble du parcours.
39 Montgomery ↔ Ban Eik Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
44 Montgomery ↔ Tervuren Station Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
51 Heysel ↔ Porte de Ninove ↔ Gare du Midi ↔ Van Haelen Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
55 Da Vinci ↔ Rogier Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
62 Da Vinci ↔ Bienfaiteurs Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
81 Montgomery ↔ Marius Renard Tous les jours, jusqu’à 20 heures sur l’ensemble du parcours.
82 Berchem Station ↔ Drogenbos ChĂąteau Tous les jours, jusqu’à 20 heures sur l’ensemble du parcours.
83 Berchem Station ↔ Montgomery Tous les jours, Ă  partir de 20 heures sur l’ensemble du parcours.
92 Schaerbeek Gare ↔ Fort Jaco Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
94 Stade ↔ Legrand ↔ Louise ↔ MusĂ©e du Tram Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
97 Louise ↔ Dieweg Tous les jours, toute la journĂ©e sur l’ensemble du parcours.
La boucle de retournement du terminus Esplanade.

Les lignes 3, 4 et 7 sont labellisĂ©es CHRONO, un label attribuĂ© depuis 2007 par la SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles Ă  ses lignes les plus performantes. Ce label garantit que ces lignes offrent un service de qualitĂ©, proche de celle du mĂ©tro, grĂące Ă [16] :

  • un trajet en site propre ;
  • une desserte rapide ;
  • des frĂ©quences Ă©levĂ©es ;
  • une excellente rĂ©gularitĂ© ;
  • l’utilisation de vĂ©hicules au confort Ă©levĂ© et spacieux.

L’écartement des voies du rĂ©seau de tramway de Bruxelles est de 1 435 millimĂštres (largeur normale), la tension est de 750 Volts, en courant continu. Depuis la mise en service de tramways bidirectionnels, les extensions du rĂ©seau sont construits dans cette optique, ce qui n’a donc pas toujours Ă©tĂ© le cas : en effet, il existe des boucles comme au terminus Esplanade. Il a existĂ© jusqu'en 2010 des points de rebroussements en « chapeau de curĂ© Â» comme Ă  Ban-Eik ou au Dieweg, remplacĂ©s par des tiroirs de manƓuvre.

Depuis avril 2007, les tramways sont remplacĂ©s par Noctis, un rĂ©seau de bus nocturne exploitĂ© par la STIB, les vendredis et samedis, composĂ© de 11 lignes, de minuit 20 Ă  3 heures du matin.

ProblĂšmes d'aujourd'hui

Le PCC 7797 de la ligne 83, ancienne version, piĂ©gĂ© au cƓur d’un embouteillage.

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles est un rĂ©seau en redĂ©ploiement, depuis les annĂ©es 1980, mettant ainsi fin Ă  la pĂ©riode de dĂ©clin que connut le rĂ©seau durant le dĂ©but de la seconde partie du XXe siĂšcle.
D’ailleurs, contrairement au prĂ©mĂ©tro Anversois, au tramway de La Haye et au mĂ©tro lĂ©ger de Charleroi, les principales lignes de mĂ©tro lĂ©ger sont devenues des lignes de mĂ©tro lourd.

Des problĂšmes

Ce rĂ©seau, desservant la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale, n’est pas protĂ©gĂ© de la congestion. En effet, les tramways bruxellois roulent rarement sur des sites propres, et exceptionnellement sur des sites propres infranchissables, ces derniers servant, dans les faits, de seconde bande de circulation et de tourne-Ă -gauche : le rĂ©seau datant d’une Ă©poque oĂč l’importance du trafic automobile ne justifiait en aucun cas sa mise en site propre. De plus, la plupart des tramways ne sont pas facilement accessibles, ce qui prolonge la durĂ©e des arrĂȘts en station. Les consĂ©quences sont :

  • une faible vitesse commerciale allongeant les durĂ©es de parcours ;
  • un temps d’attente plus Ă©levĂ© que d’habitude, allant, dans certains cas, jusqu’à une impossibilitĂ© de tenir les horaires ;
  • une saturation de nombreuses lignes.

Des solutions

Un T3000 sur la ligne 4 sur un site propre infranchissable.

Cependant, pour remĂ©dier Ă  ce problĂšme, des amĂ©liorations sont en cours comme la mise en site propre de sections de ligne comme sur la rue Gallait[17]. Cette nĂ©cessaire politique est cependant largement Ă  l’arrĂȘt du fait du blocage des Communes qui refusent le rĂ©-amĂ©nagement des voiries au profit du tram et au dĂ©triment de la voiture. D’autres solutions plus secondaires sont nĂ©anmoins mises en place comme la gĂ©nĂ©ralisation de nouveaux vĂ©hicules Ă  plancher surbaissĂ© (T2000, T3000 et T4000) sur les lignes, afin de faciliter l’accĂšs aux tramways depuis le quai et par consĂ©quent, de permettre la rĂ©duction de la durĂ©e d’arrĂȘt en station pour avoir des temps de parcours plus compĂ©titifs[18]. De plus, pour accĂ©lĂ©rer la vitesse commerciale moyenne et ralentir les temps de parcours, l’installation d’un systĂšme de tĂ©lĂ©commande pour les feux est en cours, uniquement sur les lignes prioritaires : Les lignes 3, 4, 7, 25, 94[19]
 Ces tĂ©lĂ©commandes ont Ă©tĂ© installĂ©es vers 2007 et 2008, mais elles ne sont toujours pas activĂ©es et nul ne sait si elles le seront un jour : ici encore les Communes bloquent l’activation des tĂ©lĂ©commandes par crainte d’une altĂ©ration de la fluiditĂ© du trafic automobile[20].

Pour faire face au refus de sites propres et Ă  l’activation des tĂ©lĂ©commandes la STIB a scindĂ©e le rĂ©seau tram en deux : d’un cĂŽtĂ© les lignes protĂ©gĂ©es, exploitĂ©es par les nouveaux T3000 et T4000 avec de hautes frĂ©quences, de l’autre un sous-rĂ©seau exploitĂ© par les vieux trams, aux horaires et aux frĂ©quences alĂ©atoires et non maitrisables. Ce de fait, de nombreuses lignes ont Ă©tĂ© scindĂ©es, multipliant les correspondances, dans l’attente d’une politique des Communes plus favorables aux transports en commun. 30 juin 2008, la ligne 3 a Ă©tĂ© remise en service avec pour mission de rĂ©soudre voire mettre fin aux problĂšmes de tramways qui se suivent Ă  la queue-leu-leu avant une longue pĂ©riode sans tramway, symbole de l’irrĂ©gularitĂ©. En cadence avec la ligne 4, elle doit permettre d’amĂ©liorer la frĂ©quence et de garantir une desserte rĂ©guliĂšre de l’axe Nord - Midi afin de la rendre plus rĂ©guliĂšre et comparable aux lignes de mĂ©tro du rĂ©seau surtout aux heures de pointe : ainsi, ces 2 lignes offrent une frĂ©quence de 6 minutes aux heures de pointe, un tram passe donc toutes les 3 minutes entre la Gare du Nord et Vanderkindere. Par consĂ©quent, les 2 lignes venant du nord de Bruxelles : 55 et 56 ont Ă©tĂ© modifiĂ©es. Ainsi les deux premiĂšres sont limitĂ©es Ă  la station terminus en cul-de-sac Rogier situĂ© au niveau -2, et disposant aprĂšs avoir subi plus d’une annĂ©e de fermeture pour travaux de 4 voies Ă  quai, oĂč il existe une correspondance directe avec le mĂ©tro. La derniĂšre est, quant Ă  elle, limitĂ©e Ă  Gare du Nord, sur les voies centrales, permettant ainsi, une correspondance quai Ă  quai pour aller vers le centre-ville avec la ligne et la ligne 4. Au Sud, les correspondances s’effectuent Ă  la gare du Midi ou Ă  la station Lemonnier[21].
Mais ces lignes ont connu, depuis, un succĂšs croissant, obligeant la STIB Ă  Ă©tudier, afin de mettre en service, le 31 aoĂ»t 2009, une nouvelle organisation des lignes 3, 4 et 33 : La ligne 3 a Ă©tĂ© prolongĂ© de Gare du Nord Ă  Esplanade avec dans le mĂȘme temps, la limitation nord de la ligne 4 Ă  la Gare du Nord, abandonnant ainsi le terminus Esplanade. DĂ©sormais la ligne 4 est plus courte, ce qui doit permettre de la rendre plus rĂ©guliĂšre[10]. La ligne 56, quant Ă  elle, a Ă©tĂ© tout bonnement supprimĂ©e.

Le matériel roulant

Un PCC 7700 sur la ligne 92.
Un T2000 sur la ligne 92.
Un T4000 sur la ligne 23.

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles est depuis 2010[22], effectuĂ© par cinq types de tramway, avec une majoritĂ© d’anciens tramways Ă©tant de type PCC et de rĂ©cents Ă  plancher surbaissĂ© partiellement ou intĂ©gralement


Les PCC

Articles dĂ©taillĂ©s : PCC 7700/7800 et PCC 7900.

Les PCC 7700/7800 sont des véhicules de taille moyenne. Ce sont les premiers tramways bidirectionnels du réseau[23]. Ils roulent sur les lignes 25, 31, 32, 39, 44, 51, 81, 82, 83, 92, 94 et 97.

Les PCC 7900 sont les plus longs vĂ©hicules du type PCC, avec une longueur de 27,86 m. Ce sont les plus rĂ©cents de ce type. Ils ont cependant un certain nombre de dĂ©fauts, notamment son plancher haut et ses portes Ă©troites, comme ses « grandes sƓurs Â»[24]. Ils roulent sur les lignes 19, 25, 31, 32, 51, 81, 82 et 83.

Jusqu’au 12 fĂ©vrier 2010, les PCC 7000/7100 Ă©taient Ă©galement en activitĂ©.

Les Trams 2000

Article dĂ©taillĂ© : Tram 2000.

Les Trams 2000, longs de 22,80 m, sont les premiers tramways Ă  plancher bas intĂ©gral de la SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles. Synonyme de changement profond, au point de vue des performances, de l’accĂšs facilitĂ© par le plancher bas et des larges doubles portes, ils ont cependant aussi un certain nombre de dĂ©fauts, dont l’amĂ©nagement intĂ©rieur peu pratique, l’insonorisation et les vibrations[25]. Ils circulent quotidiennement en service voyageurs sur les lignes 92 et 94.

Bombardier Flexity Outlook

Articles dĂ©taillĂ©s : Tram 3000 et Tram 4000.

Les T3000 (32 mĂštres de long) et les T4000 (43 mĂštres de long) sont les nouveaux trams Ă  plancher bas intĂ©gral du rĂ©seau bruxellois (STIB). DotĂ©s d’un design particuliĂšrement soignĂ©, ils sonnent le glas des anciennes motrices de type PCC, Ă  commencer par les PCC 7000/7100[26],[27]. Ils circulent sur les lignes 3, 4, 7, 25, 33 et 55.

DĂ©pĂŽts

DĂ©pĂŽt de Molenbeek.

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles utilise les six dĂ©pĂŽts suivants pour remiser et entretenir les rames :

  • [1] Saint-Gilles (avenue du Roi) : il remise les lignes 31, 32, 51, 81, 82, 83, et 97 ;
  • [3] Haren (Houtweg) : il remise les lignes 4, 25, 33, 55 et 92 ;
  • [4] Ixelles (avenue de l’Hippodrome) : il remise les lignes 3, 4, 7, 25, 33, 39, 44, 92 et 94 ;
  • [5] Molenbeek (rue d’Enghien) : il remise les lignes 19, 31, 32, 51, 82 et 83 ;
  • [6] Schaerbeek (chaussĂ©e d’Haecht) : il remise les lignes 4, 25, 33, 55, 92 et 94 ;
  • [7] Woluwe (avenue de Tervuren) : il remise les lignes 39, 44, 81 et 94

Tarification et financement

Billet STIB

La tarification des lignes de la SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles est la mĂȘme que celle des rĂ©seaux urbains bruxellois TEC, De Lijn, SNCB et accessible avec les mĂȘmes abonnements sauf sur le tronçon NATO-Brussels Airport des lignes 12 et 21[28]. Le ticket de jour est aussi valable sur le rĂ©seau de bus de nuit Noctis, depuis le 1er fĂ©vrier 2009[29].

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles développe une large gamme de titres de transports utilisables en fonction de la fréquence des déplacements du client et de son ùge.
Les principaux titres de transport sont les cartes de 1, 5 ou 10 voyages ainsi que la carte d’un jour ou de 3 jours. Un abonnement mensuel ou annuel existe, tant pour le rĂ©seau de la STIB seul que pour l’ensemble des rĂ©seaux de transport public (STIB, SNCB, TEC et De Lijn) dans la RĂ©gion bruxelloise. Les enfants de moins de 12 ans habitant la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale, ainsi que les personnes ĂągĂ©es de plus de 65 ans peuvent solliciter un abonnement gratuit. Des tarifs rĂ©duits sur les abonnements existent pour les 12-18 ans, les 60-65 ans, les personnes Ă  faible revenu ainsi que les Ă©tudiants de moins de 25 ans.

Le financement du fonctionnement de la ligne, entretien, matériel et charges de personnel, est assuré par la STIB[28].

Trafic

Entre 2009 et 2010, le nombre total d'usagers du tramway est monté de 21 millions, et en 2011, les projections montrent encore une progression de 9 millions de voyageurs[12].

Avenir

Renouvellement du matériel roulant

Livraison d’un Tram 3000.

« La SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles renouvelle depuis le printemps 2006, son matĂ©riel roulant en remplaçant son parc PCC par les nouveaux T3000. Il y a encore des commandes en cours, avec pour objectif final, le total remplacement de l’ancien matĂ©riel (PCC 7000/7100, PCC 7700/7800, PCC 7900) et le renforcement de l’offre avec les prolongements planifiĂ©s[22]. Â»

En effet, la SociĂ©tĂ© des transports intercommunaux de Bruxelles et la firme Bombardier ont signĂ© le 22 janvier 2008, le contrat d’achat de 102 nouveaux trams de type 3000, matĂ©riel roulant plĂ©biscitĂ© par les voyageurs grĂące Ă  leur amĂ©nagement extĂ©rieur et intĂ©rieur, d’aprĂšs Alain Flausch, administrateur directeur gĂ©nĂ©ral de la STIB, pour une livraison prĂ©vue jusqu’en dĂ©cembre 2012, portant ainsi Ă  170, le nombre total de vĂ©hicules de ce type.
Cette commande fait partie d’un accord-cadre conclu en octobre 2003 pour une durĂ©e de 5 ans avec la firme Bombardier, qui comprenait Ă©galement la maintenance des bogies et de l’équipement de traction des vĂ©hicules pour une pĂ©riode de 15 ans.

Augmentation de la vitesse commerciale

Un tramway sur un site propre à proximité de la station Pétillon.

« La RĂ©gion de Bruxelles-Capitale installe sur les principales lignes, un systĂšme permettant la prioritĂ© aux feux Ă  chaque carrefour et procĂšde Ă©galement Ă  des mises en site propre afin de pouvoir augmenter la vitesse commerciale et donc rĂ©duire les temps de parcours
[19] Â»

La tĂ©lĂ©commande des feux de signalisation fait partie de l’arsenal de mesures qui facilitent la circulation des transports publics de surface. Elle garantit vitesse commerciale et rĂ©gularitĂ©.
EffectuĂ© par le systĂšme MS12, les tramways comportent un Ă©metteur placĂ© Ă  bord du vĂ©hicule, duquel est envoyĂ© un signal Ă  deux rĂ©cepteurs placĂ©s sur les voies :

  • Le premier signal est Ă©mis Ă  450 mĂštres du carrefour ;
  • Le second signal appelĂ© signal effectif est transmis Ă  150 mĂštres.

Elle garantit un fort pourcentage de phases vertes aux transports publics, tout en tenant compte des autres catĂ©gories d’usagers. Les traversĂ©es piĂ©tonnes sont intĂ©grĂ©es de mĂȘme que les lignes de tram transversales importantes. De plus, les automobilistes qui circulent dans l’axe du tram profitent Ă©galement des phases vertes. Elle coĂ»te moins cher que la crĂ©ation de sites propres mais est, selon Alain Flausch, Administrateur-Directeur gĂ©nĂ©ral de la STIB, lors de la prĂ©sentation du systĂšme Ă  la presse, tout aussi efficace.

Le systĂšme de tĂ©lĂ©commande de feux dĂ©jĂ  prĂ©sent sur la ligne 23 (actuelle ligne 7), en totalitĂ© depuis mi-mars 2009. Depuis fĂ©vrier 2009, l’équipement des lignes de tramway 3, 4, 25 et 94 est programmĂ©. Trois lignes de bus bĂ©nĂ©ficieront Ă©galement du systĂšme, le 63, le 71 et la 49. En tout, 145 carrefours et 883 vĂ©hicules seront Ă©quipĂ©s pour un budget global de 8 millions d’euros : Deux-tiers sont Ă  charge de la STIB, le solde Ă©tant financĂ© par la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale. Il est cependant Ă  noter qu’aucune des tĂ©lĂ©commandes installĂ©es n’est pour le moment activĂ©es : les pouvoirs publics et notamment les Communes craignent en effet une altĂ©ration de la fluiditĂ© du trafic automobile.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

Prolongements en cours ou planifiés

La motrice 7906 affichant de maniĂšre fictive, la mention « 94 Sources Â», futur terminus de la ligne.

Le rĂ©seau de tramway de Bruxelles est en pleine expansion. En effet, de nombreux projets ont Ă©tĂ© lancĂ©s ces derniĂšres annĂ©es et sont, Ă  ce jour, Ă  des stades diffĂ©rents d’avancement (de l’étude aux travaux). Le projet STIB 2020 prĂ©voit de nombreuses extensions ou crĂ©ations de lignes[30] :

  • Le prolongement Ă  moyen terme du 94 jusqu’au Shopping Center de Woluwe, et Ă  long terme, elle pourrait ĂȘtre prolongĂ©e jusque l’aĂ©roport de Zaventem ou jusqu’aux Cliniques universitaires Saint-Luc ;
  • La crĂ©ation d’une ligne de tramway, la ligne 9, entre Simonis et le haut de Jette, via l’UZ Brussel (attente du dĂ©but des travaux) [31] ;
  • Le passage d’une ligne de tramway sur la chaussĂ©e de Ninove ;
  • La desserte du site de Tour et Taxis (acquis, moyen terme) ;
  • La crĂ©ation d’un Tram-train (Ă  l’étude)[32] ;
  • Le bouclage de la Grande ceinture Ouest, Ă  long terme, en « tramifiant Â» l’actuel bus 49 ;
  • Le prolongement des lignes 39 et 44 jusque Schuman (vraisemblablement en cours d’abandon) ;
  • La desserte du Quartier europĂ©en ;
  • Une meilleure desserte du pentagone (Bruxelles-Centre) ;
  • La conversion des lignes d’autobus 71 et 95 en lignes de tramway ;
  • CrĂ©ation de nouveaux tunnels de type prĂ©mĂ©tro notamment entre la gare du Midi et Anneessens et Ă  hauteur de la gare d’Etterbeek ;
  • Le prolongement et la crĂ©ation de plusieurs lignes vers la pĂ©riphĂ©rie. Cela pourrait se faire notamment en collaboration avec De Lijn qui, selon le plan de dĂ©veloppement Wensnet, projette de crĂ©er de nouvelles lignes de tramway :
  • La STIB Ă©tudie la possibilitĂ© de modifier l’itinĂ©raire des trams 92 et 94 pour les faire passer par la Gare centrale via la rue Ravenstein et la rue des Colonies. Du Palais de Justice vers Schaerbeek, les lignes retrouveraient la rue Royale par la rue du Gentilhomme et ne longeraient donc plus le Parc de Bruxelles. Une enquĂȘte publique sur le projet a Ă©tĂ© ouverte vendredi dernier[Quand ?], elle se clĂŽturera le 18 septembre 2010. La dĂ©livrance Ă©ventuelle du permis est attendue pour la fin de l’annĂ©e. Les travaux, dont le coĂ»t total est estimĂ© Ă  20 millions, pourraient dĂ©marrer en 2012[33]. L’idĂ©e de ce crochet par la gare n’est en rĂ©alitĂ© pas nouvelle. Elle revient sur la table dans le cadre de la politique gĂ©nĂ©rale de rĂ©habilitation du centre. Cette modification de parcours d’environ un kilomĂštre pourrait doubler le nombre de clients sur la ligne entre Louise et la Gare Centrale, selon une analyse de la STIB. La dĂ©viation aurait pour consĂ©quence la mise Ă  sens unique de la rue Ravenstein, que les automobilistes ne pourront plus monter. L’espace public du quartier serait dĂšs lors aussi repensĂ© et rĂ©amĂ©nagĂ©.

Notes et références

  1. ↑ a, b, c et d Historique - De 1869 à 1953, stib.be.
  2. ↑ a et b Nous ConnaĂźtre : Le STIB au cƓur de la ville, stib.be.
  3. ↑ STIB : Chiffres : 311,6 millions, stib.be.
  4. ↑ Historique - De 1954 à 1959, stib.be.
  5. ↑ Historique - De 1960 à 1969, stib.be.
  6. ↑ Historique - De 1970 à 1979, stib.be.
  7. ↑ Historique - De 1980 à 1989, stib.be.
  8. ↑ Historique - De 1990 à 1999, stib.be.
  9. ↑ Historique - De 2000 à 2009, stib.be.
  10. ↑ a et b Nouvelles du rĂ©seau - Optimisation des lignes de tram 3, 4 et 33, stib.be.
  11. ↑ Site de la STIB - Avis aux riverains - rĂ©amĂ©nagement de la rue Gallait [PDF].
  12. ↑ a et b LaCapitale.be - "Stib: rĂ©seau tram modifiĂ© le 14 mars"
  13. ↑ Nouvelles du rĂ©seau - NouveautĂ©s sur les lignes tram 4, 62 et 97, stib.be
  14. ↑ Site de la STIB - Fiche Premiers et Derniers DĂ©parts [PDF].
  15. ↑ Site de la STIB - Fiche FrĂ©quences [PDF].
  16. ↑ PrĂ©parer son voyage - Lignes CHRONO, stib.be.
  17. ↑ Nouvelles du rĂ©seau : TRAMS 33 - 55 - 56 : RĂ©novation de la rue Gallait, stib.be.
  18. ↑ VĂ©hicules : Tramway, stib.be.
  19. ↑ a et b Nous ConnaĂźtre - ActualitĂ©s : 95 % de feux verts pour la ligne 23, stib.be.
  20. ↑ http://www.ccecrb.fgov.be/txt/fr/10-08.pdf
  21. ↑ Dossier « 30 juin : nouveau rĂ©seau tram Â» : Article « Bougeons mieux en tram en journĂ©e Â», stib.be.
  22. ↑ a et b Nous ConnaĂźtre - ActualitĂ©s : La STIB commande 102 nouveaux trams, stib.be.
  23. ↑ VĂ©hicules : Trams 7700, stib.be.
  24. ↑ VĂ©hicules : Trams 7900, stib.be.
  25. ↑ VĂ©hicules : Trams 2000, stib.be.
  26. ↑ VĂ©hicules : Trams de Type 3000, stib.be.
  27. ↑ VĂ©hicules : Trams de Type 4000, stib.be.
  28. ↑ a et b Tickets, stib.be.
  29. ↑ Noctis, stib.be.
  30. ↑ http://www.mivb.be/stib-mivb-2020.html?l=fr Stib.be - La STIB en 2020
  31. ↑ RTBF.be : La ligne de tram numĂ©ro 9: un projet qui divise
  32. ↑ La STIB Ă  l’horizon 2020 - chap.  12 - Être inventif en envisageant un nouveau mode de transport public : le tram-train [PDF], sur le site de la STIB.
  33. ↑ http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2010-08-31/les-trams-92-et-94-devraient-passer-par-la-gare-centrale-790521.php lesoir.be Les trams 92 et 94 devraient passer par la gare Centrale

Voir aussi

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