Toussaint Louverture


Toussaint Louverture
François-Dominique Toussaint
Toussaint Louverture par Montfayon.jpg
Surnom Toussaint Louverture
Naissance 20 mai 1743
Pavillon LouisXIV.svg Plantation Bréda, près de Cap-Français (Saint-Domingue)
Décès 7 avril 1803 (à 59 ans)
Drapeau : France Fort de Joux, La Cluse-et-Mijoux (France)
Origine Allada,
Espagnol (1793-1794)
Français (1794-1802)
Haïtien (1803)
Allégeance Flag of Royalist France.svg Armée des esclaves insurgés royalistes
(1791-1794)
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Royaume d'Espagne
(1793-1794)
Drapeau français République française
(1794-1802)
Flag of France.svg Rebelles haïtiens
(1802-1803)
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1791 - 1803
Conflits Révolution haïtienne
Faits d'armes Expédition de Saint-Domingue

Toussaint Louverture (né François-Dominique Toussaint le 20 mai 1743 dans une habitation près de Cap-Français, mort le 7 avril 1803 au Fort de Joux, à La Cluse-et-Mijoux en France) est le grand dirigeant de la Révolution haïtienne, devenu par la suite gouverneur de Saint-Domingue (le nom d'Haïti à l'époque).

Il est reconnu pour avoir été le premier leader noir à avoir vaincu les forces d'un empire colonial européen dans son propre pays. Né esclave, s'étant démarqué en armes et ayant mené une lutte victorieuse pour la libération des esclaves haïtiens, il est devenu une figure historique d'importance dans le mouvement d'émancipation des noirs en Amérique.

Son grand-père, Gaou Degueno , serait un Africain né au Dahomey (actuel Bénin), issu d'une famille royale d'Allada. Déporté à Saint-Domingue, son père Hippolyte Gaou est vendu comme esclave au gérant de l'habitation Bréda[1], dans la province du Nord, près du Cap-Français. Dans la plantation de ce domaine naît Toussaint, recevant alors le nom de son propriétaire, Bréda, selon l'usage. Son maître, François-Antoine Baillon de Libertat, encourage Toussaint à apprendre à lire et à écrire, et en fait son cocher, puis le commandeur (c’est-à-dire le contremaître) de l'habitation. En 1776, il est affranchi à l'âge de 33 ans. Cette « liberté de savane »[2] lui donne la possibilité, comme l'avait eue son père, de posséder et cultiver un lopin de terre, avec cinq esclaves sous sa direction[3].

Toussaint, malgré une petite taille et une laideur qui lui vaut le surnom de Fatras-Bâton[4], gagne une réputation d'excellent cavalier et de docteur feuille, guérisseur maîtrisant la médecine par les plantes. Il épouse une femme libre du prénom de Suzanne dont il a deux fils : Isaac et Saint-Jean. Il adopte aussi un premier fils de Suzanne, le métis Placide, et a une nombreuse descendance illégitime.

Lorsque apparaissent les premiers signes de révolte des esclaves, Toussaint est alors à la tête d'une petite exploitation caféière qu'il loue pour 1 000 livres par an à son gendre, Philippe-Jasmin Désir, lui aussi affranchi[5], dirigeant une famille d'esclaves d'une douzaine de membres[6]. Il ne prend d'ailleurs pas part directement aux premiers événements de 1791, n'étant alors plus esclave lui-même.

Sommaire

Le révolté allié à l'Espagne

La Révolution française provoque d'énormes répercussions dans l'île. Dans un premier temps, les grands Blancs (riches propriétaires, administrateurs et aristocrates locaux) envisagent l'indépendance, les petits Blancs (paysans, artisans et employés) revendiquent l'égalité avec les premiers et les gens de couleur libres. Les esclaves sont informés de ces évènements, notamment les « nègres de talent » (nègres domestiques qui entendent ce que disent leurs patrons à table).

En août 1791, les esclaves de la plaine du Nord se révoltent suite à la cérémonie de Bois-Caïman. Toussaint Bréda devient aide-de-camp et médecin de Georges Biassou, commandant des esclaves qui, réfugiés dans la partie orientale de l'île, s'allient en 1793 aux Espagnols, qui l'occupent pour renverser les Français esclavagistes. Toussaint est initié à l'art de la guerre par les militaires espagnols. À la tête d'une troupe de plus de trois mille hommes, il remporte en quelques mois plusieurs victoires. On le surnomme dès lors "Louverture". Il devient général des armées du roi d'Espagne.

Le 29 août 1793, Toussaint lance sa proclamation où il se présente comme le chef noir :

« Frères et amis. Je suis Toussaint Louverture ; mon nom s'est peut-être fait connaître jusqu'à vous. J'ai entrepris la vengeance de ma race. Je veux que la liberté et l'égalité règnent à Saint-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l'arbre de l'esclavage. Votre très humble et très obéissant serviteur, Toussaint Louverture, Général des armées du roi, pour le bien public."

. Mais il excite la jalousie de ses chefs, Jean-François et Biassou, qui fomentent un complot auquel il échappe, mais où il perd son jeune frère Jean-Pierre. Le peu d'attention que lui montrent les Espagnols achève de le convaincre que ceux-ci ne vont pas abolir l'esclavage.

La situation est différente avec les autorités françaises. Les commissaires de la République française, Léger-Félicité Sonthonax et Étienne Polverel, sont en effet arrivés à Saint-Domingue en septembre 1792 pour garantir les droits des gens de couleur. L'île est envahie par la marine britannique et les troupes espagnoles, auxquelles se sont ralliés de nombreux Blancs royalistes. Le 29 août 1793, le même jour que la proclamation de Toussaint, Sonthonax émancipe l'ensemble des esclaves, pour que ceux-ci se joignent à la Révolution. Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), la Convention ratifie cette décision en abolissant l'esclavage dans tous les territoires de la République française.

Le général de la République

Par l'intermédiaire du général en chef Étienne Maynaud Bizefranc de Lavaux, les commissaires tentent de convaincre Toussaint de rejoindre la République. Ce n'est que le 5 mai 1794, que Toussaint effectue une volte-face. L'armée sous son commandement – qui compte des soldats noirs, mulâtres et même quelques blancs – défait en quinze jours ses anciens alliés espagnols et enlève une dizaine de villes.

En un an, il refoule les Espagnols à la frontière orientale de l'île, et bat les troupes de ses anciens chefs qui leur sont restés fidèles. En juillet 1795, la Convention l'élève au grade de général de brigade.

En mars 1796, il sauve Lavaux, malmené pour sa rigueur lors d'une révolte de mulâtres au Cap Français. En récompense, celui-ci le nomme lieutenant général de la colonie de Saint-Domingue. Le Directoire l'élève au grade de général de division en août 1796. Cependant, le flot des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique grossit.

La marche vers le pouvoir absolu

Courrier de Toussaint Louverture adressé à Rochambeau en 1796.
Acte écrit de Toussaint Louverture contre l'insurrection de 1801.

Son talent n'est pas seulement militaire. Partout où il passe, il confirme l'émancipation des esclaves. Il organise la remise en marche des plantations en invitant les colons à revenir, y compris ceux qui ont combattu contre la République, et ce, malgré l'avis des représentants de l'autorité française.

La lutte contre les Britanniques est plus difficile. Toussaint ne peut les déloger du Nord et de l'Ouest. Au Sud, le général mulâtre André Rigaud les contient courageusement, mais sans les repousser.

Le retour de Sonthonax comme commissaire civil en mai 1796 constitue une ombre à l'ambition de Toussaint de diriger seul. Il réussit en septembre 1794 à faire élire Lavaux et Sonthonax comme députés auprès du Directoire afin des les renvoyer en métropole : le premier dès octobre, le second en août 1797.

Pour rassurer la France, il envoie ses deux fils aînés, Isaac et Placide, étudier à Paris à l'École de Liancourt (rebaptisée « Institut des colonies ») sous la direction de l'abbé Coisnon.

Grâce aux armes arrivées avec la commission de 1796, Toussaint dispose d'une armée de 51 000 hommes (dont 3 000 blancs). Il reprend la lutte contre les Britanniques, et connaît quelques succès, mais pas décisifs. Fatigués d'une telle résistance, les Britanniques se décident à négocier. Toussaint sait écarter des négociations le dernier commissaire civil Julien Raimond, comme le dernier général en chef Gabriel d'Hédouville, arrivé le 27 mars 1798 et reparti le 23 octobre de la même année[7].

Hédouville avait pour mission d'inciter discrètement Toussaint Louverture à engager son armée dans l'attaque de la Jamaïque et des États-Unis, ce que ce dernier se gardera bien d'effectuer, pour éviter de perdre tout crédit et une partie de son armée. Trois jours après son arrivée, l'armistice du 30 mars 1798 permet à Toussaint Louverture de régler les détails de la retraite de l'armée anglaise de Saint-Domingue[8], avant l'entrée triomphale du général noir et de son armée d'ex-esclaves dans Port-au-Prince le 6 mai 1798[7]. L'armistice avait pour objectif les négociations par lesquelles il fut décidé que les Anglais quitteraient leur dernier bastion du nord du pays, le Môle Saint-Nicolas, le 31 août 1798.

Le 31 août 1798, les Britanniques abandonnent Saint-Domingue.

Pour se débarrasser d'Hédouville, Toussaint avait alerté les noirs du Nord. Le général ayant ordonné le désarmement des noirs, ceux-ci se révoltent le 16 octobre 1798, obligeant Hédouville à rembarquer précipitamment pour la métropole avec de nombreux blancs.

Edward Stevens fut nommé officiellement en avril 1799 consul général des États-Unis à Saint-Domingue, poste grâce auquel il renforça les relations économiques avec le régime de Toussaint Louverture[9], en faisant livrer l'île par des navires américains[10].

La fuite à Cuba de réfugiés de Saint-Domingue après l'armistice du 30 mars 1798 en voit beaucoup devenir corsaires lors de la quasi-guerre, sur fond de convention commerciale tripartite de 1799 entre Toussaint Louverture, les États-Unis et l'Angleterre, ce qui va nourrir la piraterie des années 1800 dans la Caraïbe et donne un premier coup de fouet au trafic commercial à Cuba comme le montrent les valeurs produites par le port de Cuba entre 1797 et 1801, une partie venant des prises des corsaires français attaquant les navires américains qui commerçaient avec Saint-Domingue[11] :

Année 1797 1798 1799 1800 1801
Tonnage   32,5   46,1   76,5   84   116,6

Délivré de tout contrôle, Toussaint se tourne contre son rival, le chef des mulâtres Rigaud. Profitant d'un incident, il le provoque. Rigaud engage les hostilités en juin 1799. Toussaint, secondé par Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe vainc les troupes de son adversaire en un an.

Décidé à remettre l'économie sur pied, Toussaint publie le 12 octobre 1800 un règlement reconduisant le travail forcé des noirs sur les plantations tel qu'il a été organisé par Sonthonax, Lavaux et Hédouville. Cela provoque de nombreux mécontentements. À la fin octobre 1801, les noirs du Nord se révoltent, allant jusqu'à égorger les blancs. En quelques jours, Toussaint disperse les révoltés et fait fusiller treize meneurs, dont son propre neveu, le général Moïse. Pour rallier les blancs à sa cause, il rappelle les émigrés et proclame le catholicisme religion officielle.

Le 3 juillet 1801 il proclame une constitution autonomiste qui lui donne les pleins pouvoirs à vie.

La fin de l'Aventure

Le Fort de Joux où est mort Toussaint Louverture.

Malgré les assurances de loyauté de Toussaint Louverture, Bonaparte, qui a été outré par la proclamation d'une constitution autonomiste par Toussaint et ses alliés les grands colons, se rallie aux arguments des négociants et des colons martiniquais qui veulent rétablir l'esclavage sur toutes les colonies françaises. Il profite de la paix d'Amiens pour constituer un corps expéditionnaire de 20 000 hommes avec à sa tête son beau-frère, le général Leclerc et reprendre le contrôle de l'île.

Le 20 janvier 1802, l'expédition de Saint-Domingue se présente dans les ports de la colonie, ostensiblement pour punir le seul Louverture, déclaré félon. Le rétablissement de l'esclavage est encore un objectif secret. Les officiers fidèles à Toussaint résistent d'abord, en brûlant les villes portuaires et en se retirant dans les terres. Malgré quelques succès, le combat devient rapidement inégal, la population, lassée de l'autoritarisme de Toussaint, ne suit pas et certains des officiers décident de rallier le camp des Français. Le 7 mai 1802, Louverture signe au Cap-Français avec Leclerc un accord qui lui permet de prendre sa retraite sur ses terres d'Ennery en conservant son grade. Cet accord stipule notamment que l'esclavage ne sera pas rétabli sur l'île.

Trois semaines plus tard, Leclerc arrête Toussaint Louverture, accusé de complot et de rébellion, ainsi que sa famille. Le vaisseau le Héros les conduit alors en France. Le 25 août 1802, Toussaint est emprisonné au château de Joux, dans le Doubs, où il sera maintenu isolé et soumis à des interrogatoires répétés. Il y mourra d'une pneumonie le 7 avril 1803. Sa famille fut exilée à Bayonne, puis à Agen.

Certains de ses partisans jugés comme dangereux ou susceptibles de créer de l'agitation sont envoyés en France. Ceux qui ne sont pas assignés à résidence sont emprisonnés, notamment en Corse. Ils constituent plus tard une partie des hommes et officiers du Bataillon des Pionniers Noirs.

À l'annonce du rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe et malgré l'exil de Louverture, la révolte reprend sous les ordres de Jean-Jacques Dessalines et les Français (menés par le général Donatien de Rochambeau) doivent évacuer Cap Français en novembre 1803 après la bataille de Vertières. Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804.

Plaque commémorative au château de Joux

La mort de Toussaint Louverture garde une part de mystère. Alors qu'il est plus communément expliqué que Toussaint Louverture est mort d'une pneumonie au Château de Joux dans le Doubs causée par le froid de cette région, une seconde hypothèse évoque que Toussaint Louverture serait mort d'infections dentaires. Aujourd'hui encore il est possible de visiter sa cellule au château de Joux. Tous les ans de nombreux Haïtiens font d'ailleurs ce pèlerinage dans le Doubs afin de perpétuer la mémoire de ce grand homme fondateur de la première République noire dans le monde.

Hommages

Galerie d'images

Selon un étude du chercheur haïtien Fritz Daguillard, seuls deux portraits d'époque semblent assez proches de leur modèle. Le premier est l'aquarelle réalisée probablement d'après nature par Nicolas Eustache Maurin, reproduit en gravure par François Séraphin Delpech. L'original fut offert par Toussaint à Roume. Le second portrait a été réalisé par M.de Montfayon, ingénieur sous les ordres de Toussaint. Il a été désigné par Isaac Toussaint comme étant le seul portrait dans lequel il trouvait son père reconnaissable[14],[15].

Sources

Bibliographie

  • Alphonse de Lamartine, Toussaint Louverture, poème dramatique en cinq actes et en vers, 1850, texte reproduit dans les Œuvres poétiques de Lamartine à la "Bibliothèque de la Pléiade", Gallimard, 1963.
  • Mémoires du général Toussaint L'Ouverture, écrits par lui-même, par Toussaint Louverture, Joseph Saint-Rémy, 1853 (Texte en ligne).
  • Mémoires du général Toussaint Louverture, écrites par lui-même, par Toussaint Louverture, Réédition comprenant l'édition originale de 1853 suivie de l'intégralité de la retranscription du manuscrit original de la main de Toussaint Louverture, Préface de Jacques de Cauna, Editions La Girandole, 2009.
  • C.L.R. James, Les jacobins noirs. Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue, 1938, (traduction française, Paris, Editions Caribéennes, 1983).
  • Aimé Césaire, Toussaint Louverture (essai), Club Français du Livre, Paris, 1960 (réédité par Présence Africaine en 1962).
  • Victor Schoelcher, Vie de Toussaint Louverture, Karthala, Collection Relire, 1982.
  • Pierre Pluchon, Toussaint Louverture , Fayard, Paris, 1989.
  • Jean Métellus, Toussaint Louverture, pièce de théâtre, Hatier, 2003.
  • Jean Métellus, Toussaint Louverture, le précurseur, Roman, Le Temps des Cerises, 2004.
  • Jacques de Cauna, Toussaint Louverture et l'indépendance d'Haïti, SFHOM et Karthala, 2004.
  • Alain Foix, Toussaint Louverture, Gallimard, "Folio Biographies", 2007.
  • Cri des colons contre un ouvrage de M. l'évêque et sénateur Grégoire, ayant pour titre « De la Littérature des nègres ». par François Richard de Tussac (à propos du livre de l'abbé Grégoire).

Notes et références

  1. Située au Haut-du-Cap, l'habitation Bréda porte le nom de Pantaléon I de Bréda
  2. Le terme « liberté de savane » se disait alors de l'affranchissement de caractère privé auquel on recourait fréquemment afin d'éviter les frais et les démarches administratives de l'affranchissement officiel.
  3. Toussaint- Louverture, le libérateur opportuniste, in Historia du 1er novembre 2002.
  4. Que l'on peut traduire par « le contrefait » ou « le difforme ».
  5. Toussaint Louverture, par Jean Fouchard, 1989, in Revue de la Société Haïtienne d'Histoire et de Géographie spécial bicentenaire.
  6. Mémoires et cultures: Haïti, 1804-2004 par Michel Beniamino et Arielle Thauvin-Chapot
  7. a et b http://books.google.fr/books?id=Pp4ZFvCZiOYC&pg=PA215&dq=corsaire++%22toussaint+louverture%22&hl=fr&ei=_tpNTO6LCJiT4gbYs-2ZDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CFIQ6AEwBzgU#v=onepage&q=corsaire%20%20%22toussaint%20louverture%22&f=false
  8. Saint-Domingue espagnol et la révolution nègre d'Haïti (1790-1822), par Alain Yacou, page 215
  9. Haïti: économie politique de la corruption. l'État marron, 1870-1915 Par Leslie Jean-Robert Péan, page 87
  10. http://books.google.fr/books?id=nPp6AjEDDCgC&pg=PA88&lpg=PA88&dq=Edward+Stevens++r%C3%A9volution+ha%C3%AFtienne&source=bl&ots=TRKMUEp9Z3&sig=i7w-tLbdFjaXHGGUSxev1sDb_Es&hl=fr&ei=uAZLTJ7QLI_74AbelZiaDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CCQQ6AEwAg#v=onepage&q=Edward%20Stevens%20%20r%C3%A9volution%20ha%C3%AFtienne&f=false
  11. Le monde caraïbe: Défis et dynamique. Tome II. Géopolitique, intégration, par Christian Lerat, page 112 (contribution de Maria-Elena Orozco-Melgar, professeur à l'université de Bordeaux))
  12. Pierre Pelchat, « Un héros haïtien [Toussaint Louverture] honoré à Québec », Le Soleil, 8 septembre 2010. Consulté le 8 septembre 2010.
  13. Jean-Jacques Salgon, « Sur les traces de Toussaint Louverture », Actualité Poitou-Charentes, no 86, octobre 2009, p. 31.
  14. Fritz Daguillard, The True Likeness of Toussaint Louverture, Americas,
  15. Madison Smartt Bell, Toussaint Louverture, p.342-343

Voir aussi

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