Touareg

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Touareg
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Touareg
Targui.jpg
Populations
Population totale 5,2 millions
Sahara central
Drapeau du Niger Niger 1,7 million
Drapeau du Mali Mali 1,4 million
Drapeau d'AlgĂ©rie AlgĂ©rie 1 million
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 600,000
drapeau de la Libye Libye 557,000
Autre
RĂ©gion d'origine Sahara central
Langue(s) Touareg (Tamasheq, Tamajeq, Tamahaq)
Religion(s) Islam
Groupe(s) relié(s) BerbÚres

Tuareg area.png
Carte de répartition

Localisation des variantes berbĂšres en Afrique du Nord

Localisation des variantes
berbĂšres en Afrique du Nord.

     Chleuh      Braber
     Rifaine      Chenouis
     Kabyle      Chaouie
     Touareg      Saharienne

Les Touareg (au singulier un Targui) ou, sous sa forme francisĂ©e, les Touaregs (au singulier un Touareg) ou encore Kel Tamasheq sont un peuple de BerbĂšres nomades vivant dans le Sahara central, l’AlgĂ©rie, la Libye et sur les bordures du Sahel, Niger, Mali, et Burkina Faso. Leur langue est le tamajaq ou tamasheq ou encore tamahaq selon les rĂ©gions. Ils utilisent un alphabet appelĂ© tifinagh (prononcer tifinar). Ce sont les descendants des premiers habitants de l'Afrique du Nord.

Les Touareg sont souvent appelĂ©s par les occidentaux, les « hommes bleus Â», d’aprĂšs la couleur de leur chĂšche. Teinte avec de l’indigo, elle dĂ©colore sur la peau avec le temps. Ces populations sont confrontĂ©es Ă  des formes d’assimilation culturelle et linguistique, Ă  une marginalisation Ă©conomique et politique qui les ont conduites Ă  la lutte armĂ©e dans les annĂ©es 1990. Beaucoup ont abandonnĂ© le nomadisme pour se fixer dans les grandes villes en bordure du Sahara, comme Tamanrasset en AlgĂ©rie ou Agadez au Niger.

Sommaire

Étymologie

L’origine de ce nom est inconnue. Certains pensent qu’il provient d’un mot arabe qui signifie « abandonnĂ©s Â», d’autres qu’il dĂ©rive du nom d’une rĂ©gion libyenne appelĂ©e encore Ă  ce jour Targa (« rigole Â» ou « vallĂ©e Â»). C’est la rĂ©gion de Oubari, dans le Fezzan. La dĂ©nomination d’origine Aw-Targa (fils de Targa) en berbĂšre atargi, Ă  l’origine du nom pour certains, tandis que d’autres retiennent que depuis le milieu du XIXe siĂšcle, les chroniqueurs mĂ©diĂ©vaux arabes les appelaient tawwareq. À l’époque coloniale, les Français ont utilisĂ© et popularisĂ© le mot Touareg comme le pluriel de Targui en français (fĂ©minin Targuia, pluriel Twareg). Cette distinction est souvent abandonnĂ©e et l’on accorde parfois le mot comme en français (un Touareg, des Touaregs et touareg(s) pour l’adjectif avec quelquefois touarĂšgue(s) au fĂ©minin).

Les Touareg prĂ©fĂšrent d’ailleurs se dĂ©signer eux-mĂȘmes par Imajaghan ou Imuhagh (noble et libre) ou par Kel Tamajaq (les gens de Tamajaq). Tamahaq, Tamajaq et Tamachaq sont toutes les trois des dĂ©formations de Tamazight dues Ă  une altĂ©ration par les accents du sud.

Pays

DivisĂ©s en plusieurs confĂ©dĂ©rations et tribus, un million et demi de Touareg vivent sur cinq pays du continent africain (barriĂšres pour un peuple sans frontiĂšre). À l’intĂ©rieur de ce territoire, les Kel Tamasheq se sont longtemps jouĂ©s des limites des Ă©tats. Ceux-ci ont pourtant rĂ©ussi Ă  leur inculquer les normes de la douane et des passeports.

Ce territoire, appelĂ© tinariwen (les dĂ©serts), est comme son nom l’indique dĂ©coupĂ© en plusieurs terres. De ces nombreux dĂ©serts, il y a le dĂ©sert proprement dit : le TĂ©nĂ©rĂ©. Les autres terres sont plus ou moins arides, plates et montagneuses, parmi lesquels on peut citer celles qui font l’objet d’un article : Adrar, Azawagh, Hoggar, Tadmait, Tanezruft, Tassili n'Ajjer, Tawat (Touat), TadmaĂŻt, le DĂ©sert Libyque ou encore Tibesti.

Des villes et villages touareg font l’objet d’un article. Elles sont listĂ©es ci-dessous, avec en italique la transcription de l’équivalent en berbĂšre :

Vie sociale

Bijou Touareg, Musée du quai Branly, Paris

Si la sociĂ©tĂ© touarĂšgue est hiĂ©rarchisĂ©e, sa structure ne s'apparente pas aux hiĂ©rarchies figĂ©es occidentales. Chacune des classes sociales, articulĂ©es selon leurs fonctions sociales spĂ©cifiques, se frĂ©quentent et se mĂȘlent au quotidien, unies dans des relations de plaisanterie codĂ©e. Il est possible de distinguer certaines de ces catĂ©gories sociales :

  • Imajaghan : tribus nobles, essentiellement guerriers fĂ©roces et redoutĂ©s ;
  • Ineslemen : tribus maraboutiques (au singulier ineslem signifie « musulman Â»), nobles aussi;
  • Imrad : tribus vassales ;
  • Inaden : forgerons (en fait les artisans) noirs ;
  • Irawellan : anciens captifs touareg ;
  • Iklan : esclave ou si l'on prĂ©fĂšre serviteur;
  • Bellas : esclaves libĂ©rĂ©s de langue SonghaĂŻ ;
  • Bouzou : esclaves libĂ©rĂ©s de langue haoussa.

Les Touareg sont monogames, sauf quelques exceptions. Le futur mariĂ© doit apporter une dot composĂ©e de terres, de bƓufs et de dromadaires. La tente et son ameublement est fournie au couple par la famille de la mariĂ©e, cette derniĂšre en gardera la propriĂ©tĂ© en cas de divorce. L'ex-mari sera donc sans toit. Les mariĂ©s appartiennent presque toujours Ă  la mĂȘme caste[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Les Touareg portent traditionnellement une sorte de long vĂȘtement souvent nommĂ© [takakat] (en Ă©toffe de coton nommĂ© « bazin Â») et un chĂšche, appelĂ© aussi taguelmoust (tagelmust en berbĂšre) ou encore « turban Â». Le chĂšche est une sorte de turban d’environ quatre-cinq mĂštres de long qui s’enroule sur la tĂȘte pour se protĂ©ger du soleil, du vent, de la pluie, du sable, du froid
 Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban. Il peut ĂȘtre de diffĂ©rentes couleurs, telles que rouge, jaune, vert, mais deux couleurs ont une signification spĂ©ciale. Le blanc est portĂ© pour montrer un signe de respect, un jour particulier. Le chĂšche indigo est fait Ă  partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est portĂ© les jours de fĂȘte (et les jours de froid car il est plus chaud que le chĂšche en coton). Sa teinture tend Ă  dĂ©teindre sur la peau, donnant au targui le surnom d’« homme bleu Â».

Culture

Article dĂ©taillĂ© : Tanit.
Touareg en déplacement

L’origine exacte des Touareg est berbùre, ils sont vraisemblablement descendants des tribus des premiers habitants de l'Afrique du Nord.

Leur culture berbĂšre est confirmĂ©e par l'usage du mĂȘme alphabet, du tifinagh, et de la mĂȘme base linguistique le tamasheq.

Le cĂ©rĂ©monial du thĂ© est une maniĂšre de montrer l’hospitalitĂ© et un prĂ©texte pour discuter avec le visiteur de passage. Le thĂ© a Ă©tĂ© introduit au dĂ©but du XXe siĂšcle au travers de l’influence arabo-musulmane. Refuser un thĂ© ou de ne pas boire les trois thĂ©s est jugĂ© impoli. En effet les mĂȘmes feuilles de thĂ© vert sont utilisĂ©es pour confectionner trois services Ă  la suite ; «Le premier thĂ© est amer comme la vie, le second est fort comme l'amour et le dernier est doux comme la mort».

Le plat de base des touaregs est la taguella.

Les femmes touareg se couvrent rarement le visage, mais le chÚche traditionnel des hommes n'en révÚle que les yeux.

Chaque annĂ©e, en janvier, a lieu le festival du dĂ©sert Ă  Essakane, prĂšs de Tombouctou au Mali, ainsi que celui d’Essouk, prĂšs de Kidal. Plusieurs autres festivals ont lieu Ă  travers le pays Touareg, manifestations qui offrent une vraie occasion pour dĂ©couvrir la culture touareg : la cure salĂ©e Ă  In-Gall, prĂšs d’Agadez. Les fĂȘtes traditionnelles de Gani et Bianou Ă  Agadez.

Depuis les annĂ©es 1990, la musique touareg s’est enrichie d’un nouveau courant : le blues touareg avec notamment le groupe Tinariwen ou bien Toumast. Les festivals de tourisme de Ghat et Ghadames en Libye. La fĂȘte de Sabiba Ă  Djanet en AlgĂ©rie.

Histoire

Touareg lors de l'exposition coloniale de 1907

Pendant des siÚcles, les Touaregs ont pris des esclaves dans d'autres tribus du désert et se sont mariés avec des membres de celles-ci. Il en a résulté un groupe ethnique se distinguant en premier lieu par une langue commune, le tamasheq, apparentée à la langue berbÚre parlée en Algérie et au Maroc.

Jusqu’aux annĂ©es 1900, le monde touareg Ă©tait organisĂ© en confĂ©dĂ©rations ayant chacune son propre ettabel (tambour) symbole de la chefferie et un Amenokal (pluriel Imenokalan), chef traditionnel Ă©lu par les sages Ă  l’issue des palabres.

Au dĂ©but du XXe siĂšcle, les Touareg furent le dernier peuple d'Afrique de l'Ouest soumis par les Français, et leurs terres furent rĂ©parties entre le Niger, le Mali, l'AlgĂ©rie et la Libye. Ces pays ignorĂšrent en gĂ©nĂ©ral leurs minoritĂ©s touareg rĂ©calcitrantes, les laissant errer dans le dĂ©sert avec leurs chameaux et leurs chĂšvres. Mais, lors des derniĂšres dĂ©cennies, les saisons humides l'Ă©tant de moins en moins, les familles touareg peinĂšrent Ă  nourrir des troupeaux importants. « Les animaux sont tout pour un Touareg, m'a un jour expliquĂ© un vieux nomade. Nous buvons leur lait, nous mangeons leur viande, nous utilisons leur peau, nous les Ă©changeons. Quand les animaux meurent, les Touareg meurent Â».

Ces derniÚres années, les Touareg du Niger et du Mali se sont révoltés, affirmant que le gouvernement délaisse leurs régions.

Les principaux groupes confĂ©dĂ©rĂ©s sont :

Quelques Imenokalan touaregs :

  • Tin Hinan, ou Tamenokalt, matriarche et reine de Ahaggar ;
  • Koceilatta ,Roi de Tadamakkat au moyenne Age,amenokal des Imididaghanes et des tous les Touregs d Essouk;
  • Karidanna, premier amenokal et fondateur de la fĂ©dĂ©ration des Ioullemiden ;
  • Ibrahim ag Abakkada, chef des Azjer ;
  • Afadandan Sultan de Keita;
  • Moussa ag Amastan, amenokal d’Ahaggar ;
  • El Jilani Ag Khamed Ibrahim, Amenokal et Imam de Tagaraygarayt (Kel Dennig). DĂ©but du XIXe siĂšcle.
  • Koceilatta Roi de Tadamakkat au moyenne Age
  • Makhammad ag Katamay, chef des Iwillimidan Kel Denneg ;
  • Abdurrahman Tagama, sultan d'Agadez ;
  • Al Khorer, rĂ©sistant, chef des Ioullemiden Kel Denneg ;
  • Fihrun ag Amansar, rĂ©sistant, chef des Ouelleminden Kel Ataram ;
  • Warilyess , rĂ©sistant, chef des Imididaghan kel Gossi;
  • Guarayane Ag OUbagzane, chef des Imididaghan ke Adagh;
  • Amud, chef des Kel Ajjer ;
  • Mohamed Ali ag Attaher, amenokal des Kel Ansar, dĂ©cĂ©dĂ© en exil au Maroc en 1994 ;
  • Ahna Ag Amouzar, amenokal des Imididaghan de Tessit;
  • Egarwaye Ag Mataly, amenokal des Imididaghane Hawssa;
  • Mohamed Elmehdi ag Attaher, actuel Amenokal des Kel Ansar.
  • Kili Kili Najim actuel AmĂ©nokal des Imaghads de l'Azawak;
  • Khamzata Mouhamed El Khourer, Chef des Kel Nan
  • ZaĂŻnou Mohamed, Chef des Kel Eghlal

Tribus touarĂšgues :

  • Ait Awari (Iberkorayane de Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak, Niger)
  • Awraghan

Imididagh (Kel Adagh, Ihadakatane,kel Alkitt, kel Gossi,kel Agheriss, kel Serrere,kel Oulli, Ilokane,imididaghane Tin Bouctou,Ighinaghissane)

  • Alwalitan (Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak, Niger)
  • Ashsharifan (Iberkorayane de Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak, Niger)
  • Dabbakar (Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak, Niger)
  • Itaguane
  • Daw Sahak (Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak)
  • Idnane
  • Ibarogane
  • Ifoghas
  • Iherherane (Iwillimidan Kel Dennig, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Igdalane
  • Igoran (Tagaraygarayt, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Ihaggarane
  • Ijawanjawatane (Tagaraygarayt, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Ikanawan (Tagaraygarayt, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Ikazkazane
  • Ilabakkan (Iwillimidan Kel Dennig, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Imalhaya (Tagaraygarayt, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Imanghasatane
  • Imannane
  • Imaqqarghasane
  • Ikanawan (Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak)
  • Irawalan (Iwillimidan Kel Dennig, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Ihadanharan
  • Izawitan (Tagaraygarayt, rĂ©gion de l'Azawak)
  • lisawan (Keita, Illela, region de l'Ader)
  • Kel Aghlal (Iberkorayane de Tagaraygarayt , rĂ©gion de l'Azawak, Niger)
  • Kel Assuk
  • Kel Away
  • Kel Faday
  • Kel Ferwan
  • Kel Ghala
  • Kel Ansar
  • Kel Nan (Iwillimidan Kel Dennig, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Kel Tadaley
  • Kel Tafidat
  • Kel Takriza
  • Kel Tin Alkum
  • Kel Ghat
  • Taitoq
  • Taouary
  • Teggermet (Iwillimidan Kel Dennig, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Tellem Edes (Iwillimidan Kel Dennig, rĂ©gion de l'Azawak)
  • Udalan

Économie

Leurs troupeaux décimés par les sécheresses, beaucoup de Touareg nomades ont rejoint les villes. Ils y travaillent comme forgerons, artisans du cuir ou guides.

Personnalités touareg

  • Hamid Algabid, homme politique nigĂ©rien. Ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'O.C.I et ancien premier ministre du Niger.
  • Mohamed Abdoullahi, homme d'État nigĂ©rien. Un des fondateurs du Front Populaire de LibĂ©ration du Niger en 1981.
  • Mohamed Almokhtar ag Hawad, urran, sage et hĂ©ros des lĂ©gendes anciennes ;
  • Afellan, guerrier libre de l'Azawagh (milieu du 19e siĂšcle), cavalier et poĂšte ;
  • AllĂ©lĂ© Elhadji Habibou, homme politique nigĂ©rien. Ancien ministre du Niger.
  • Kaocen Ag Gedda, chef de la rĂ©sistance contre la colonisation française en 1916 ;
  • Alla Ag Albachir, rĂ©sistant de l’Adrar des Ifoghas des annĂ©es 1960 ;
  • Hadj Moussa Hakhamoukh, Aminokal du Kel ahaggar. Il fut militant du FLN pendant la guerre d’indĂ©pendance d’AlgĂ©rie ;
  • Alladi Ag Alla, rĂ©sistant durant la rĂ©bellion de 1963 au Mali;
  • Firhoun Ag Alanessate, Amenokal des Iwellemeden, a menĂ© la lutte contre la colonisation française en 1916;
  • Khammed Moussa Amadou, premier dĂ©putĂ© des Touareg Azawagh Niger, membre fondateur de la rĂ©belion armĂ©e en Libye.
  • [Abdelmomomin], leader de la rĂ©bellion Touareg, assassinĂ© par l'armĂ©e nigerienne en 1990.
  • Mohamed Moussa, ingĂ©nieur de l'aviation civile, il a Ă©tĂ© syndicaliste et trĂšs actif lors de la confĂ©rence nationale souveraine du Niger tenue en 1992. Il participa au gouvernement de transition comme ministre de l’intĂ©rieur et ministre des transports en 1992 et 1993 ;
  • Mohamed In-Alkher, dit Tazoughe, un des chefs Touareg des annĂ©es 1990.
  • Mano Dayak, leader de la rĂ©sistance des annĂ©es 1990, dans l’AĂŻr ;
  • Hammed Attaher Abdelmomin, un des chefs de la rĂ©sistance Touareg dans les annees 1990.
  • Alhadi Elhiji, principal fondateur du FLAA, prĂ©sident du FPLN des annees 1990. Il a mene le raid commando de Tchintabaraden 1985.
  • Sidi Ag Issa, auteur-compositeur-interprĂšte ; Leader du groupe Tiwitine, groove touareg.
  • Kedhou Ag Ossad, chanteur et guitariste ;
  • Abdallah Ag Oumbadougou, chanteur et guitariste de la rĂ©sistance ;
  • Rhissa Ag Boula, chef de la principale rĂ©bellion armĂ©e du Niger des annĂ©es 1990, il signa en avril 1994 des accords de paix qui permirent la fin de la rĂ©bellion, le retour de la paix au Niger. Il participa Ă  plusieurs gouvernements
  • Moussa Ag Assarid, Ă©crivain, journaliste, conteur et comĂ©dien habitant en France.
  • Hawad, poĂšte;
  • Mohamed Ali Ag Attaher al Ansari, Amenokal, rĂ©sistant, mort en exil au Maroc en 1994;
  • Ibrahim ag Alhabib, dit « Abraybone Â» (guitare, chant, composition) fondateur du groupe Tinariwen;
  • Abdallah Ag Alhousseyni, dit « Catastrophe Â», (guitare, chant, composition, au sein du groupe Tinariwen);
  • Alhassane Ag Touhami, dit « Abin-Abin Â», dit « Le lion du dĂ©sert Â» (guitare, chant, composition, au sein du groupe Tinariwen);
  • SaĂŻd Ag Ayad (percussions, chƓurs, au sein du groupe Tinariwen);
  • Iyadou ag Leche (basse, guitare, chƓurs, percussions, composition, au sein du groupe Tinariwen);
  • Abdallah Ag Lamida, dit « Intadao Â» (guitare, chƓurs, composition au sein du groupe Tinariwen);
  • Ghousmane Ag Mossa, leader du groupe musical Tamikrest;
  • Wounou wallet Sidati (chƓurs, claps au sein du groupe Tamikrest);
  • Sanou Ag Ahmed (Guitare, basse, chant au sein du groupe Terakaft);
  • Liya ag Ablil dit « Diara Â» (Guitare, chant, compositions au sein du groupe Terakaft);
  • Iyad ag Ghali, dirigeant de la rĂ©bellion de 1990 au Mali.
  • Ibrahim Ag Bahanga, ancien combatant de la rĂ©bellion de 1990 et de 2006 au Mali;
  • Assia Djebar,(arabe : ŰąŰłÙŠŰ§ ۏۚۧ۱) de son vrai nom Fatima-Zohra ImalayĂšne. Femme Ă©crivain, acadĂ©micienne (2005).
  • Oumara Almoctar dit "Bambino", musicien touareg d'Agadez.
  • Acharif Mohamed Mokhtar Alias Ashaest un des rares Touareg de la tribu Iforas de Tidene, massif de l'AĂŻr au nord Niger, ex capitaine des FAN (Forces ArmĂ©es NigĂ©riennes), Ă  ĂȘtre issu des prytanĂ©es militaires du SĂ©nĂ©gal, CĂŽte d'Ivoire, Mali, AlgĂ©rie et du Niger. Il fut parachutiste, commandant du centre d'instruction de Tondibiah en 1998. Sous-commandant des forces de maintien de paix au Lac Tchad en 2004. DAF des FNIS (Forces Nationales d'Intervention et de SĂ©curitĂ©), DAF de l'hĂŽpital national de Niamey, c'est cette derniĂšre nomination qui lui a valu les foudres du ministĂšre de la dĂ©fense et de son chef d'Ă©tat major. Le poste Ă©tait trop convoitĂ© pour un capitaine sans vĂ©ritable attache politique[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Il fut emprisonnĂ© durant deux mois par son Ă©tat major, qui voyait dans cette nomination faite par le premier ministre de l'Ă©poque Hama Amadou une insubordination[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Il fut libĂ©rĂ© sous caution aprĂšs que son grand frĂšre ait payĂ© une caution de trois millions de Fcfa. Il se rĂ©fugia au Mali avec sa femme et ses deux enfants jusqu'Ă  l'attaque d'Iferouane au Niger en fĂ©vrier 2007 menĂ©e par des Ă©lĂ©ments du MNJ. L'armĂ©e malienne l'arrĂȘta au lendemain de l'attaque l'accusant d'en ĂȘtre l'auteur. Ne se sentant plus en sĂ©curitĂ©, Acharif comme beaucoup d'autres officiers nigĂ©riens et sous-officiers, rejoignit les maquis de Tamgak en mars 2007. Il devint vice-prĂ©sident du MNJ (Mouvement des NigĂ©riens pour la Justice). Fin stratĂšge, il contribua Ă  beaucoup des victoires militaires du MNJ durant deux ans. Il contribua aussi Ă  donner Ă  la rĂ©sistance touareg un Ă©cho plus national, impliquant les autres ethnies et Ă  tenir un discours modĂ©rĂ©, axĂ© sur l'environnement et le partage des richesses uranifĂšres du Niger qui ne profitaient pas Ă  son peuple et aux rĂ©gions du nord Niger. Acharif Mohamed Mokhtar alias Asha pour les intimes a Ă©tĂ© fait prisonnier et assassinĂ© le 27 juin 2008 lors de l'attaque de TĂ©zirzaĂŻt par ses ex-compagnons d'armes des FAN. AprĂšs son dĂ©cĂšs, le MNJ signa des accords tacites de paix avec le gouvernement nigĂ©rien qui s'apparentent plus Ă  une capitulation[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Notes et références


Voir aussi

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Bibliographie

  • Edmond Bernus, Touaregs du Niger, le regard d'Edmond Bernus, Ă©ditions Grandvaux, 2007. (ISBN 978-2-909550-49-7)
  • AndrĂ© Bourgeot, Les sociĂ©tĂ©s touarĂšgues. Nomadisme, identitĂ©, rĂ©sistance, Paris : Karthala, 1995.
  • Julien Brachet, Migrations transsahariennes. Vers un dĂ©sert cosmopolite et morcelĂ© (Niger), Paris: Le Croquant, 2009. (ISBN 978-2-91496865-2)
  • HĂ©lĂšne Claudot-Hawad, Touaregs. Apprivoiser le dĂ©sert, Paris : Gallimard, 2002. (Collection DĂ©couvertes Gallimard ; Cultures et sociĂ©tĂ© ; no 418).
  • Dominique Casajus, Gens de parole. Langage, poĂ©sie et politique en pays touareg, Paris : La DĂ©couverte, 2000.
  • Henri Duveyrier, L’exploration du Sahara. Les Touaregs du Nord. Paris 1864.
  • Paul Pandolfi, Les Touaregs de l’Ahaggar. Sahara algĂ©rien, Paris : Karthala, 1998.
  • Bibliographie exhaustive en ligne sur Temoust, par Anne Saint Girons http://www.temoust.org/spip.php?rubrique9
  • Jeanne Pottier, LĂ©gendes Touareg, Fernand Sorlot, Paris, 1943 (prĂ©face de RenĂ© Pottier)
  • RenĂ© Pottier & Saad Ben Ali, La tente noire, Éditions les Ɠuvres reprĂ©sentatives, 1933
  • Issouf ag Maha, "Touareg du XXIĂšme siĂšcle" photographies Catherine et Bernard Desjeux Ă©ditions Grandvaux, 2006 200p (ISBN 2-909550-44-3)
  • Dictionnaire abrĂ©gĂ© touareg-français (dialecte de l’Ahaggar), publiĂ© par RenĂ© Basset, Alger, 1918-1920. Carbonnel, 2 tomes.
  • Grammaire, dialogues et dictionnaire touaregs / A. de Motylinski par RenĂ© Basset, revus et complĂ©tĂ©s par le P. de Foucauld 1908 * PoĂ©sies touarĂšgues (dialecte de l’Ahaggar), Paris,1925-1930 Leroux, 2 tomes.
  • Dictionnaire abrĂ©gĂ© touareg-français des noms propres (dialecte de l’Ahaggar), publiĂ© par AndrĂ© Basset, Paris, 1940, Larose.
  • Dictionnaire touareg-français, Paris, Imprimerie nationale, 1951-1952 4 tomes (rĂ©Ă©dition L'Harmattan, 2005).
  • Les RĂ©bellions TouarĂšgues de Anne Saint-Girons, Ibis Press Ă©diteur, 2008 et Artelittera en 2011

Articles connexes

Liens externes


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   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile LittrĂ©

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   Useful english dictionary

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