Toponymie

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Toponymie
Page d'aide sur les redirections Pour les toponymes situés en France, voir Toponymie française.

La toponymie (du grec tĂłpos, Ï„ÏŒÏ€ÎżÏ‚, lieu et Ăłnoma, áœ„ÎœÎżÎŒÎ±, nom) est la science qui Ă©tudie les noms de lieux, ou toponymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur Ă©tymologie, leur Ă©volution et leur impact sur les sociĂ©tĂ©s. Avec l'anthroponymie (Ă©tude des noms de personnes), elle est l'une des deux branches principales de l'onomastique (Ă©tude des noms propres), elle-mĂȘme branche de la linguistique.

Outre l'étude des noms de lieux habités (villes, bourgs, villages, hameaux et écarts) ou non habités (lieux-dits), la toponymie étudie également les noms liés au relief (oronymes), aux cours d'eaux (hydronymes), aux voies de communication (odonymes, ou hodonymes), ainsi qu'à des domaines plus restreints, comme des noms de villas ou d'hÎtels, par exemple (microtoponymes)[1].

Sommaire

Historique de la toponymie

Il est impossible de savoir précisément à partir de quelle date l'Homme a attribué des noms aux lieux qui l'entouraient. Néanmoins, il semble que ce soient les riviÚres et les montagnes qui aient été nommées en premier[2].

Les armes du Mexique, qui font Ă©cho au nom de la ville de Tenochtitlan

Il est avĂ©rĂ© que la plupart des toponymes de l'Ă©poque rĂ©pondaient aux caractĂ©ristiques gĂ©ographiques ou naturelles de l'endroit, comme dans le cas de Tenochtitlan (la lĂ©gende de la fondation de la ville mĂȘle le toponyme et le sacrĂ©, comme on peut encore l'observer sur les armes du Mexique) ou encore d' Ostie, latin Ostia « embouchure d'un fleuve Â». On trouve Ă©galement des rĂ©fĂ©rencĂ©s au sacrĂ©, comme dans le cas de Babylone (de l'akkadien babil, Porte de Dieu), parfois elles-mĂȘmes en lien avec la gĂ©ographie du lieu, comme dans le cas de Cuzco (du quechua qusqu wanka, le rocher du hibou).

Avec la conquĂȘte de KrĂšnidĂšs et sa subsĂ©quente retoponymisation en Philippes par Philippe II de MacĂ©doine en 365 av. J-C naĂźt le concept d'onomastique princiĂšre, qui veut que l'on donne Ă  un lieu le nom d'une personne[3]; parmi les nombreux exemples de cette pratique, on pourra citer CĂ©sarĂ©e (l'actuelle Kayseri), Alexandrie, la RĂ©publique de Colombie ou encore, l'Ăźle du Prince-Édouard ou Nelson Mandela Bay).

Le Col de Port, dont le nom signifie en réalité "Col de col"

Dans le cas des nombreuses villes dont le toponyme honore Dieu, un Saint, une relique ou un Ordre de l'église chrétienne (phénomÚne dont on trouve des exemples sur dans chaque continent), on parlera d'hagiotoponymie; cette pratique a connu son apogée lors de la colonisation des Amériques. Parmi les exemples, on pourra citer Santa Fé, Los Angeles ou San Francisco.

Aujourd'hui, les recherches en toponymie ont permis de montrer que de nombreux toponymes sont pléonastiques, comme le lac Léman ou le col de Port.

ÉpistĂ©mologie de la toponymie et toponymistes

Les premiĂšres recherches en toponymie Ă  l'Ă©poque moderne ont commencĂ© presque simultanĂ©ment en France et en Grande-Bretagne, durant la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle. À cette Ă©poque, on privilĂ©gie l'Ă©tablissement de dictionnaires topographiques (gazzeteers en anglais)

La toponymie a ensuite largement concentré ses recherches sur l'étymologie des noms de lieux; dans ce cadre, on a pu établir une évolution assez linéaire dans la toponymie ouest-européenne. En effet, il existe un substrat indo-européen ou pré-celtique dans les toponymes européens; on y rattache généralement toutes les étymologies toponymiques inexpliquées[2].

L'Empire romain, de par son expansion et la rigueur de ses armées, a permis de cartographier et de recenser les toponymes d'une grande partie de l'Europe et du Bassin méditerranéen. Faute de recherches en ce sens, il est malheureusement plus difficile d'établir une carte historique du toponyme aussi précise dans d'autres parties du monde.

Le Moyen Âge europĂ©en ne verra pas de grande Ă©volution dans le domaine; en revanche, les grandes dĂ©couvertes entraĂźneront une prĂ©dominance de la toponymisation europĂ©enne dans le monde qui a pu s’établir notamment grĂące Ă  l'hagiotoponymie pratiquĂ©e par les puissances colonisatrices europĂ©ennes.

En France 1860 fut lancĂ©e dĂšs 1860 et sous l'Ă©gide du ComitĂ© des travaux historiques et scientifiques, une entreprise nationale : celle des dictionnaires topographiques des dĂ©partements ; la majoritĂ© des auteurs furent les Conservateurs des Archives dĂ©partementales. Mais l'entreprise connut une nette dĂ©cĂ©lĂ©ration dans l'entre-deux-guerres ; Ă  l'heure actuelle, trente-trois dĂ©partements français sont couverts, tout juste un tiers du territoire national.

Le CTHS, qui a patronnĂ© cette entreprise, a dĂ©cidĂ© de mettre progressivement en ligne et en accĂšs libre ces dictionnaires (ici[4]).. Le premier pays oĂč fut publiĂ©e une synthĂšse sur la toponymie est l'Allemagne (Ernst Förstemann et Hermann Jellinghaus, (1913-1916). Dans la tradition française, Auguste Longnon (1844-1911) est considĂ©rĂ© comme le fondateur en France d'une toponymie vĂ©ritablement mĂ©thodique et systĂ©matique, avec son ouvrage Noms de lieux de la France, paru en 1920. Par la suite, d'autres chercheurs ont dĂ©veloppĂ© les travaux de Longnon, notamment Albert Dauzat (1877-1955), Marcel Baudot (1902-1992), Charles Rostaing (1904-1999), et Ernest NĂšgre (1907-2000) avec la Toponymie gĂ©nĂ©rale de la France en trois volumes. Les spĂ©cialistes qui continuent aujourd'hui d'approfondir les recherches toponymiques sont Marie-ThĂ©rĂšse Morlet, Marianne Mulon, Paul Fabre, StĂ©phane Gendron, Michel Morvan, SĂ©bastien Nadiras, etc.

Dans le monde anglo-saxon, on citera les Britanniques Richard Coates (en), Margaret Gelling (en), Oliver Padel (en), Albert Hugh Smith (en), Isaac Taylor (en), William J. Watson (en), et les AmĂ©ricains George R. Stewart et Mark Monmonier.

Normalisation

Avec la croissance exponentielle des rapports internationaux dĂšs la moitiĂ© du XXe siĂšcle et devant l'importance grandissante de la toponymie Ă  l'Ă©chelle mondiale, l'ONU met en place le Groupe d'experts des Nations unies pour les noms gĂ©ographiques en 1959[5]. Ce groupe a Ă©tabli comme premiĂšre mission la nĂ©cessitĂ©, pour chaque État, de se doter d'une autoritĂ© toponymique nationale. Une division francophone de ce groupe a d'ailleurs Ă©tĂ© mise en place en 1998; En effet, il importe que les gouvernements de la francophonie et des États francophiles dĂ©sireux de voir leurs autoritĂ©s toponymiques bĂ©nĂ©ficier des retombĂ©es des travaux de la division francophone mandatent ces derniĂšres pour qu'elles prennent part aux travaux du GENUNG, qui comporte 22 divisions diffĂ©rentes[6].

C'est la commission de toponymie de l'IGN représente le Gouvernement français aux conférences des Nations unies pour la normalisation des noms géographiques. Ces conférences ont pour but d'examiner les problÚmes posés par l'utilisation des noms géographiques dans les communications aussi bien nationales qu'internationales, et de proposer des solutions en vue de la normalisation de leur transcription sur les documents cartographiques.

Le GENUNG comporte en outre plusieurs groupes de travail :

  • Noms de pays,
  • Exonymes,
  • Bases de donnĂ©es toponymiques,
  • PublicitĂ© et financement,
  • Romanisation,
  • Cours de formation en toponymie.

Enjeux de la toponymie

Panneau de signalisation bilingue italien-slovÚne indiquant l'entrée d'une agglomération en Italie

De tous temps, le nom des lieux a suscitĂ© des controverses ; il est en effet Ă©vident que la toponymie a une dimension Ă©minemment politique[7]. Au cours de l’AntiquitĂ©, certains exemples apparaissent dĂ©jĂ  avant JĂ©sus-Christ, notamment le cas de Rakhotis, renommĂ©e Alexandrie par Alexandre le Grand dans une volontĂ© d’afficher sa puissance. Les exemples de toponymie princiĂšre sont lĂ©gion Ă  travers l’Histoire, et reflĂštent souvent les rĂ©alitĂ©s historiques de leur Ă©poque ; pensons ainsi Ă  la ville de Saint-PĂ©tersbourg, qui s’est appelĂ©e Petrograd de 1914 Ă  1924 avec la poussĂ©e du nationalisme slave[8], puis Leningrad Ă  la mort de LĂ©nine, pour retrouver son nom originel en 1991, aprĂšs la chute du Parti communiste de l'Union soviĂ©tique et la disparition de l'URSS. Actuellement, deux tendances parfois contradictoires existent en toponymie; d'une part, la volontĂ© de rendre lisible et attractif le toponyme (par exemple les CĂŽtes-d'Armor, dĂ©baptisĂ©es en raison de la perception nĂ©gative de l'ancienne dĂ©nomination de CĂŽte du Nord, ou encore ChĂąlons-en-Champagne, anciennement ChĂąlons-sur-Marne). D'autre part, l’on assiste Ă  une dĂ©colonisation des toponymes, notamment en Afrique du Sud, oĂč les exemples sont lĂ©gion depuis la fin du rĂ©gime de l'apartheid[7] ; on citera en exemple la toponymisation « parallĂšle Â» de Port Elizabeth en Nelson Mandela Bay[7].

On peut noter que si certaines modifications sont bien accueillies par la population en gĂ©nĂ©ral, il existe nombre de cas oĂč la volontĂ© du peuple ne suit pas celle des responsables politiques, notamment dans le cadre de la polĂ©mique sur la retoponymisation de Tshwane en Pretoria[7].

D'autre part, la mondialisation et les mouvements de protections des langues minoritaires entraßnent une généralisation des indications toponymiques plurilingues, notamment dans les aéroports et sur les grandes voies de communication; les toponymes offensants sont également en voie de disparition[9].

Typographie des toponymes en français

Noms des entités politiques et administratives

Les mĂȘmes rĂšgles que pour les noms de rues (voir Noms de voies et d’organismes) s'appliquent aux unitĂ©s administratives et politiques françaises ou dont le nom a Ă©tĂ©, partiellement ou totalement, francisĂ©. La rĂšgle s’applique Ă©galement Ă  nombre de noms du domaine de la gĂ©ographie physique.

Les traits d’union entraĂźnent l’apparition d’une majuscule dans tous les noms et adjectifs unis dans l’expression : trait d’union et majuscule sont donc les outils d’élaboration des noms composĂ©s des unitĂ©s administratives et politiques, comme on peut le voir dans les noms de Loire-Atlantique, Scey-sur-SaĂŽne-et-Saint-Albin, Basse-Normandie, CĂŽtes-d'Armor, RhĂ©nanie-du-Nord-Westphalie, ou encore Virginie-Occidentale.

La partie du nom qui sera « unionisĂ©e Â» est ce qu’on appelle le spĂ©cifique (le nom « propre Â»), par opposition au gĂ©nĂ©rique (nom « commun Â»).

Ainsi, dans « dĂ©partement du Pas-de-Calais Â», « dĂ©partement Â» est gĂ©nĂ©rique, « Pas-de-Calais Â» est spĂ©cifique. Dans « pas de Calais Â», « pas Â» est un gĂ©nĂ©rique (synonyme de dĂ©troit), « Calais Â» est spĂ©cifique.

De mĂȘme, on fera la diffĂ©rence entre la province de l’Île-du-Prince-Édouard et l’üle du Prince-Édouard qui donne son nom Ă  la province, entre le massif du Mont-Blanc et le mont Blanc ou entre la RĂ©publique du Cap-Vert et le cap Vert.

Toutefois, cette logique n'a pas Ă©tĂ© systĂ©matiquement respectĂ©e; il serait correct que soit faite la diffĂ©rence entre l’Afrique du Sud comme synonyme d’« Afrique australe Â» et l’Afrique-du-Sud, comme État, tout comme « Timor oriental Â» et « Timor-Oriental Â», « Ăźles Salomon Â» et « ĂŽles-Salomon». De mĂȘme, Provence-Alpes-CĂŽte-d’Azur, Mecklembourg-PomĂ©ranie-Occidentale ou Frioul-VĂ©nĂ©tie-Julienne ne sont pas toujours les formes les plus courantes. L’usage n’a pas non plus retenu cette rĂšgle qui aurait permis de diffĂ©rencier le pays basque, rĂ©gion humaine et historique, et le Pays-Basque, l’unitĂ© administrative qu’est la CommunautĂ© autonome basque.

France

La graphie des toponymes officiels français (ceux des entitĂ©s administratives : rĂ©gions, dĂ©partements, arrondissements, cantons, communes) est fixĂ©e par l’édition la plus rĂ©cente du Code officiel gĂ©ographique publiĂ© par l’Insee[10]. Pour le français de France, les principales rĂšgles typographiques sont les suivantes:

  • tous les substantifs et adjectifs prennent une majuscule ;
  • les articles, prĂ©positions, conjonctions et adverbes prennent une majuscule en dĂ©but de nom et une minuscule Ă  l’intĂ©rieur du nom, Ă  l’exception de Hors, qui prend toujours une majuscule, et des prĂ©positions situĂ©es en fin de toponyme, qui prennent Ă©galement une majuscule ;
  • les toponymes officiels composĂ©s de localitĂ©s administrativement organisĂ©es comportent un trait d’union entre tous les termes, sauf aprĂšs l’article initial ou lorsqu’il y a une apostrophe[11].
Exemples : L'Île-Rousse, La Roche-sur-Yon, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Villeneuve-d'Ascq.

Exceptions : Pays de la Loire, Territoire de Belfort et l’espace aprĂšs « CĂŽte Â» dans Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur. On ne met pas non plus de traits d'union dans la partie non officielle d'un toponyme (Saint-Paul de Vence) ou d'un surnom gĂ©ographique (la CĂŽte d'Azur).

La rĂšgle est obligatoire sur tous les panneaux officiels (encadrĂ©s de rouge) de communes Ă  l’entrĂ©e d’une agglomĂ©ration, les dĂ©partements et rĂ©gions (sauf les exceptions ci-dessus), mais n’est pas toujours appliquĂ©e de façon cohĂ©rente sur les autres panneaux (lieux-dits, bĂątiments administratifs), les noms de riviĂšres (la SĂšvre niortaise), d’üles (l’Île d’Yeu dĂ©signe l’üle ayant plusieurs communes, mais on ne peut dĂ©tacher le mot Île du toponyme) et de montagnes (le mont Sainte-Odile, le mont Blanc mais le massif du Mont-Blanc), la distinction Ă©tant parfois nĂ©cessaire avec les noms de communes (le mont d’Or est le nom du mont gĂ©ographique, le Mont-d’Or est la commune). On citera en outre le cas des antonomases (noms propres utilisĂ©s comme noms communs ou inversement) constituant des appellations d’origine s’écrivent avec une minuscule, comme dans le cas d'un verre de bordeaux d'une coupe de champagne, d'un havane ou d'un sĂšvres.

La majuscule est toutefois maintenue si le lieu est citĂ© en tant que tel , par exemple dans le cas des vins de Bordeaux, du vignoble de Saint-Émilion ou de la porcelaine de Limoges ; enfin, certaines appellations appliquent simultanĂ©ment ces deux rĂšgles, comme le camembert de Normandie ou le brie de Meaux.

Québec

Au Canada, la rĂšgle du gouvernement fĂ©dĂ©ral veut que les toponymes (dont les noms de ville) ne se traduisent pas (ni du français, ni de l’anglais), exception faite pour quelques toponymes d’intĂ©rĂȘt pancanadien, tels que le fleuve Saint-Laurent (appelĂ© Saint Lawrence en anglais), ou la riviĂšre des Outaouais, plus connu sous son nom anglais d’Ottawa River[12]. On pourrait aussi faire exception pour certains noms de grandes villes qui ont une forme française courante : Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) et Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) en Ă©tant les exemples principaux.

Les spĂ©cifiques des toponymes français au Canada sont toujours reliĂ©s par des traits d’union : on Ă©crira ainsi Sainte-Anne-de-Bellevue, chemin de la CĂŽte-des-Neiges ou lieu historique national du Commerce-de-la-Fourrure-Ă -Lachine.' Ainsi, on parlera de l’üle du Prince-Édouard (qui est une Ăźle qui s’appelle Prince-Édouard), mais l’Île-du-Prince-Édouard (qui est une province qui s’appelle Île-du-Prince-Édouard .) Les particules nobiliaires ne prennent pas de trait d’union, mais on met une majuscule : rue Jean-De La Fontaine, ruelle Nick-Auf Der Maur, rue De La GauchetiĂšre ou rue De Castelnau.

Les toponymes spĂ©cifiques de langue anglaise ne contiennent pas de traits d’union, mĂȘme lorsqu’ils soient incorporĂ©s dans un toponyme français : Kirkland Lake ; Ayer’s Cliff ; l’avenue McGill College ; la rue City Councillors ou la cĂŽte du Beaver Hall (ces quatre derniers se trouvent au QuĂ©bec); en revanche, on Ă©crira: la rue Terry-Fox, le chemin Queen-Mary, l’église Saint-James, car ce sont des noms personnels.

Belgique

L’usage belge est de ne pas lier prĂ©nom et nom par un trait d’union, par exemple Place EugĂšne Flagey et non Place EugĂšne-Flagey[13].

L’exception concerne les Saints. En ce qui concerne les noms de lieux ou de fĂȘtes (et uniquement dans ces cas-lĂ ) on met toujours une majuscule et un trait d’union dans les noms d’églises, de monastĂšres, de temples, de cathĂ©drales, de basiliques, etc., comme dans le cas de la cathĂ©drale Saints-Michel-et-Gudule, ou de la cathĂ©drale Saint-Paul ainsi que lorsque Saint figure dans le nom d’une ville, d’un lieu, d’un Ă©difice, d’une rue, par exemple les cliniques universitaires Saint-Luc.

Luxembourg

Au Luxembourg, l'usage veut que l'on ne lie pas prĂ©nom et nom par un trait d’union dans les noms de rues, de boulevards, etc., comme en Belgique. Le cas des saints est aussi une exception Ă  cette rĂšgle. Les Ă©tablissements publics prennent une minuscule Ă  la dĂ©signation mais des majuscules et traits d’union au nom propre, par exemple lycĂ©e Michel-Rodange ; Ă  l’exception de l'UniversitĂ© du Luxembourg, institution unique.

Notes et références

  1. ↑ "Naftali Kadmon, Glossary of Toponymic Terminology, version 4.1, New York, United Nations Group Of Experts On Geographical Names, 2000
  2. ↑ a et b "Charles Rostaing, Les Noms de Lieux, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? Â», 1969
  3. ↑ [1]
  4. ↑ [2]
  5. ↑ [3]
  6. ↑ [ http://www.toponymiefrancophone.org/divfranco/]
  7. ↑ a, b, c et d "Elwyn Jenkins, Falling Into Place: The Story of Modern South African Place Names, Claremont, New Africa Books, 2007
  8. ↑ Wladimir Berelowitch, Olga Medvedkova, Histoire de Saint-PĂ©tersbourg, p. 27
  9. ↑ "Mark Monmonier, From Squaw it to Whorehouse Meadow, Londres et Chicago, The University Of Chicago Press, 2006
  10. ↑ insee.fr, Code officiel gĂ©ographique 2007
  11. ↑ La politique de regroupement de communes a abouti en France Ă  des appellations Ă  rallonge telles que Saint-RĂ©my-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson.
  12. ↑ [4]
  13. ↑ "Joseph Hanse, Nouveau dictionnaire des difficultĂ©s du français moderne, Louvain-la-Neuve, Duculot, 1994

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

Ressources audiovisuelles



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   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • toponymie — ĐĄĐŒ. toponomĂ stica 
   ĐŸŃŃ‚ĐžŃĐ·Ń‹Ń‡ĐœŃ‹Đč ŃĐ»ĐŸĐČарь Đ»ĐžĐœĐłĐČОстОчДсĐșох Ń‚Đ”Ń€ĐŒĐžĐœĐŸĐČ

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