Togo

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Togo
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RĂ©publique togolaise (fr)
Drapeau du Togo Armoiries du Togo
(Drapeau du Togo) (Armoiries du Togo)
Devise nationale : Travail, liberté, patrie
carte
Langue officielle Français
Capitale Lomé
6°7â€ČN 1°13â€ČE / 6.117, 1.217
Plus grande ville Lomé
Forme de l’État RĂ©publique
 - PrĂ©sident de la RĂ©publique
Premier ministre
Faure Gnassingbé
Gilbert Houngbo
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 123e
56 785 km2
4,2%
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 104e
5 858 673 hab.
95 hab./km2
Indépendance
 - Date
de la France
27 avril 1960
Gentilé Togolais
Monnaie Franc CFA (XOF)
Fuseau horaire UTC +0
Hymne national Terre de nos aĂŻeux
Code ISO 3166-1 TGO, TG
Domaine internet .tg
Indicatif
téléphonique
+228


Le Togo, en forme longue la RĂ©publique togolaise, est un pays d’Afrique de l'Ouest ayant des frontiĂšres communes avec le BĂ©nin Ă  l’est, le Burkina Faso au nord, et le Ghana Ă  l’ouest. Sa façade sud est ouverte sur le golfe du BĂ©nin. La population est estimĂ©e en 2009 Ă  environ 6 millions d’habitants pour une densitĂ© de 95 hab/kmÂČ.

Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 kmÂČ, s’étirant sur 600 km du nord au sud avec une largeur n’excĂ©dant pas 100 km. Cette faible superficie n’empĂȘche pas le Togo d’ĂȘtre reconnu pour la grande diversitĂ© de ses paysages (une cĂŽte de sable fin bordĂ©e de cocotiers au sud, des collines, des vallĂ©es verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantĂ©es de baobabs au nord).

Le Togo fait partie de la CEDEAO.

Sommaire

Histoire

Voir l'article détaillé Histoire du Togo

Le Togo tire son nom de Togodo (LŽautre Rive) aujourd'hui Togoville, une ville coloniale germanique, premiÚre capitale du pays qui est située à l'est de la capitale Lomé.

Époque coloniale

Le Togo subit le commerce nĂ©grier du XVIe au XIXe siĂšcle. En 1884, le roi Mlapa III de Togoville, signe un traitĂ© de protectorat avec l’Allemagne (reprĂ©sentĂ©e par Gustav Nachtigal), qui perdure jusqu’en 1918, Ă  la fin de la PremiĂšre Guerre mondiale.

La colonie est alors divisée entre le Royaume-Uni et la France, parfois au prix de la division de certaines ethnies voir de certaines familles.

La partie sous contrĂŽle français est d'abord placĂ©e sous mandat de la SDN (SociĂ©tĂ© Des Nations) confiĂ© Ă  la France, puis passe sous tutelle de l’ONU en 1946.

Le Royaume-Uni rattache la partie Ouest de la rĂ©gion qu’il contrĂŽle au Ghana en 1956. Ce rattachement est entĂ©rinĂ© par un rĂ©fĂ©rendum d'autodĂ©termination organisĂ© par L'ONU en 1958.

L’indĂ©pendance

Le Togo acquiert son indĂ©pendance, le 27 avril 1960, par un accord avec l’administration française, sous le contrĂŽle de l’ONU. L’autonomie interne remonte Ă  1956.

Sylvanus Olympio devient prĂ©sident. Sous l’instigation du commandant français Georges Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du prĂ©sident dont le contrat de coopĂ©ration arrivait Ă  terme, 626 vĂ©tĂ©rans togolais de l’armĂ©e française, dont une grande partie avait combattu en AlgĂ©rie et en Indochine, demandent Ă  ĂȘtre intĂ©grĂ©s dans les forces de sĂ©curitĂ© togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le 13 janvier 1963, dans lequel Olympio trouve la mort[1].

C’est donc un prĂ©sident civil, Nicolas Grunitzky (1963-1969) qui est portĂ© au pouvoir, mais quatre ans plus tard, Ă  la suite d’un autre coup d’État, il fuit le pays. Il dĂ©cĂšdera le 27 septembre 1969 Ă  Paris dans un accident de voiture.

Le rÚgne de Gnassingbé Eyadema

Carte du Togo

Un des organisateurs du coup d’État de 1963, GnassingbĂ© Eyadema est promu prĂ©sident en 1967. Il supprime les partis politiques et crĂ©e le Rassemblement du peuple togolais (RPT).

Une nouvelle constitution, en 1979, instaure la troisiÚme république et donne le pouvoir au président par une élection au suffrage universel. Il est ensuite réélu en 1986.

En 1990, suite Ă  de violentes manifestations, suivies d'une confĂ©rence nationale, un premier ministre issu de l'opposition MaĂźtre Joseph Kokou Koffigoh est nommĂ© premier ministre. L’adoption d’une nouvelle constitution en 1992 n’apaise cependant pas les tensions. En 1993, Eyadema remporte de nouveau l’élection prĂ©sidentielle boycottĂ©e par l’opposition.

GnassingbĂ© EyadĂ©ma est proche de la dĂ©faite, lors des Ă©lections de 1998, face Ă  Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte l’élection dans des conditions trĂšs controversĂ©es.

GnassingbĂ© EyadĂ©ma est rĂ©Ă©lu en 2003 suite Ă  un changement dans la constitution pour l’autoriser Ă  se prĂ©senter Ă  nouveau.

Faure Gnassingbé

GnassingbĂ© EyadĂ©ma dĂ©cĂšde le 5 fĂ©vrier 2005, mettant fin Ă  38 ans de prĂ©sidence consĂ©cutifs. L’armĂ©e prend le pouvoir, en enfreignant la Constitution qui dispose que c’est le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale : FambarĂ© Natchamba (Ă  l’étranger lors du dĂ©cĂšs de GnassingbĂ© Eyadema) qui doit prĂ©sider l’intĂ©rim et le confie Ă  un des fils de GnassingbĂ© Eyadema, Faure GnassingbĂ©, aprĂšs une double modification de la constitution et du rĂšglement intĂ©rieur de l'AssemblĂ©e Nationale. Ces modifications conseillĂ©es par un Professeur Français de Droit Constitutionnel DEBACH permettent Ă  Faure GnassingbĂ© Ministre au moment du dĂ©cĂšs de son pĂšre de retrouver son poste de dĂ©putĂ© Ă  l'AssemblĂ©e Nationale, de se faire Ă©lire PrĂ©sident de l'AssemblĂ©e Nationale afin d'occuper le poste de PrĂ©sident de la RĂ©publique, le tout en un week-end.

Sous la pression de l’opposition, de l’Union Africaine (UA) et de la communautĂ© Nationale et internationale, ce coup d’État « Ă©choue Â» le 25 fĂ©vrier 2005 avec la dĂ©mission de Faure GnassingbĂ©. La lĂ©galitĂ© constitutionnelle est rĂ©tablie.

Le 24 avril 2005, une Ă©lection prĂ©sidentielle est organisĂ©e. Elle se dĂ©roule dans des conditions trĂšs controversĂ©es, l’opposition, dĂ©nonçant des fraudes, notamment des vols d’urnes par des militaires dont certaines images ont fait la unes des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s du monde. Emmanuel Bob Akitani, chef de l’opposition, se dĂ©clare vainqueur avec 70 % des voix alors que le gouvernement dĂ©clare Faure GnassingbĂ© Ă©lu. DĂšs l’annonce des rĂ©sultats, des manifestations Ă©clatent dans les principales villes. Elles seront violemment rĂ©primĂ©es par l’armĂ©e, faisant 500 morts selon les estimations de la commission d’enquĂȘte nationale, plus de 800 selon la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH)[2]. De nombreux Togolais, environ 40 000, se rĂ©fugient dans les pays voisins, le BĂ©nin et le Ghana[3]. Le 3 mai 2005, Faure GnassingbĂ© prĂȘte serment et dĂ©clare qu’il se concentrera sur « la promotion du dĂ©veloppement, le bien commun, la paix et l’unitĂ© nationale Â».

Depuis, le jeune président est parvenu à rétablir la confiance avec l'Union européenne (UE) aprÚs 13 ans d'embargo. Il a en outre donné son accord à la formation d'un gouvernement d'unité nationale. Le Premier ministre est un opposant de longue date, Me Yawovi Agboyibo, président du CAR.

AprĂšs de nombreux reports, des Ă©lections lĂ©gislatives ont lieu, avec un modĂšle de reprĂ©sentation Ă  la proportionnelle, ceci afin de permettre Ă  la population du nord du pays (moins peuplĂ©) d'avoir autant de reprĂ©sentants Ă  l'assemblĂ©e que le sud. Le prĂ©sident via son parti, le RPT, remporte une majoritĂ© absolue Ă  l'AssemblĂ©e. Deux partis politiques se partagent l'AssemblĂ©e nationale : le RPT et l'UFC, les autres partis sont ultra minoritaires. MalgrĂ© la prĂ©sence d'Ă©missaires de l'Union europĂ©enne, des votes illĂ©gaux et des suppressions ont Ă©tĂ© dĂ©noncĂ©s principalements dans les bastions du RPT. Mais les Ă©lections sont dĂ©clarĂ©es relativement transparentes par la communautĂ© internationale, et considĂ©rĂ©es comme un modĂšle depuis le retour du systĂšme multi-parti puisqu'il y a eu peu de pressions et de cas de violences. Le 3 dĂ©cembre 2007, un nouveau premier ministre issu du RPT, Komlan Mally, est nommĂ© pour succĂ©der Ă  Yawovi Agboyibor. Il est remplacĂ© le 5 septembre 2008 par Gilbert Fossoun Houngbo, qui assumait jusqu'Ă  cette date la direction du bureau Afrique du PNUD (Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement).

L'Ă©lection prĂ©sidentielle de fĂ©vrier 2010 permet Ă  Faure GnassingbĂ© de se faire rĂ©Ă©lire avec 61 % des voix[4] face Ă  Jean-Pierre Fabre, de l'UFC, candidat de la coalition d'opposition Front rĂ©publicain pour l’alternance et le changement (FRAC). Des heurts ont lieu en protestation Ă  cette Ă©lection entre militants de la coalition et forces de l'ordre[5]. Les Ă©lections ont Ă©tĂ© dĂ©noncĂ©es par l'Union europĂ©enne, finançant les Ă©lections, qui au travers de ses observateurs a constatĂ© des irrĂ©gularitĂ©s au niveau de la campagne Ă©lectorale[6].

Politique

Voir l'article détaillé Politique du Togo

Sylvanus Olympio est le premier prĂ©sident togolais, mais il est tuĂ© au cours du coup d’État du 13 janvier 1963.

Nicolas Grunitzky devient prĂ©sident du Togo Ă  la suite du coup d’État, le premier de toute l’histoire de l’Afrique noire aprĂšs les IndĂ©pendances, organisĂ© par un groupe de soldats dirigĂ© par le sergent Étienne GnassingbĂ© Eyadema. Nicolas Gruniztky est destituĂ© par coup d’État en 1967 organisĂ© par le mĂȘme Étienne GnassingbĂ© Eyadema.

De 1967 au 5 fĂ©vrier 2005, Étienne GnassingbĂ© Eyadema, trĂšs critiquĂ© pour ses mĂ©thodes de rĂ©pression envers ses opposants politiques, est prĂ©sident du Togo. Suite Ă  son dĂ©cĂšs et profitant de l’absence au pays du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale qui, selon l’article 65 de la Constitution, doit assurer l’intĂ©rim de la prĂ©sidence, l’armĂ©e togolaise prend la dĂ©cision de confier le pouvoir au fils de GnassingbĂ© Eyadema, Faure GnassingbĂ©. L’Union africaine par la voix du prĂ©sident de la Commission Alpha Oumar KonarĂ© dĂ©nonce un coup d’État militaire.

Le 25 fĂ©vrier 2005, suite aux pressions de la CEDEAO et de l’Union europĂ©enne, le fils de GnassingbĂ© se retire et laisse la place au vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale togolaise Abbas Bonfoh. Ce dernier assure l’intĂ©rim de la fonction prĂ©sidentielle jusqu’à la tenue de l’élection prĂ©sidentielle du 24 avril 2005. Quatre candidats se prĂ©sentent : Faure GnassingbĂ©, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien Ă  la dĂ©mocratie et au dĂ©veloppement (RSDD, opposition modĂ©rĂ©e) et Nicolas Lawson, homme d’affaires qui annonce le retrait de sa candidature le 22 avril 2005.

Le 26 avril 2005, la Commission Ă©lectorale nationale et indĂ©pendante (CENI) proclame les rĂ©sultats de l’élection prĂ©sidentielle du 24 avril. Faure GnassingbĂ©, remporte l’élection avec 60,22 % des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani avec 38,19 % et Harry Olympio avec 0,55 %. L’opposition et le RPT s’accusent mutuellement de manipulations et de fraudes. La France, trĂšs impliquĂ©e dans les Ă©vĂ©nements du Togo, juge que le scrutin s’est dĂ©roulĂ© dans des conditions acceptables mĂȘme s’il y a eu plus de 500 morts, 10 000 blessĂ©s et 30 000 rĂ©fugiĂ©s. La Commission europĂ©enne, malgrĂ© un rapport confidentiel accrĂ©ditant l’existence de fraudes massives de la part du pouvoir, a pris acte de l’élection de Faure Gnassingbe. Le parlement europĂ©en a votĂ© une rĂ©solution de non-reconnaissance de Faure GnassigbĂ© comme prĂ©sident Ă©lu du Togo.

Le 8 juin 2005, Edem Kodjo, prĂ©sident de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modĂ©rĂ©e), est nommĂ© Premier ministre. Il est chargĂ© de constituer un gouvernement d’union nationale.

Amnesty International publie en juillet 2005, un rapport dĂ©nonçant selon ses propres termes « un scrutin entachĂ© d’irrĂ©gularitĂ©s et de graves violences Â» tout en montrant que « les forces de sĂ©curitĂ© togolaises aidĂ©es par des milices proches du parti au pouvoir (le Rassemblement du peuple togolais (RPT)) s’en sont violemment prises Ă  des opposants prĂ©sumĂ©s ou Ă  de simples citoyens en ayant recours Ă  un usage systĂ©matique de la violence. Â» Le rapport reproche aussi Ă  la France son rĂŽle ambigu dans la situation actuelle.

Les violences suites aux Ă©vĂ©nements politiques de 2005 auraient entraĂźnĂ© entre 400 et 500 morts. Certains parlent mĂȘme de plus de 800 victimes.

Subdivisions

Article dĂ©taillĂ© : Subdivisions du Togo.

Le Togo est divisĂ© en cinq rĂ©gions administratives, elles-mĂȘmes dĂ©coupĂ©es en 30 prĂ©fectures.

Climat

Voir l'article détaillé Géographie du Togo, villes du Togo

GĂ©ographie

Voir l'article détaillé Géographie du Togo, villes du Togo

Le Togo est un pays africain de 56 785 kmÂČ dont la longueur est de 600 km et la largeur varie de 50 Ă  150 km. Le pays possĂšde 1 700 km de frontiĂšre avec le Burkina Faso, le Ghana et le BĂ©nin et 50 km de cĂŽtes donnant sur le Golfe de GuinĂ©e. L’érosion y est trĂšs importante : en six ans, l’eau a avancĂ© de 140 m. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine Ă  986 m.

Éducation

Il y a six ans d'enseignement obligatoire au Togo[7]. L'enseignement primaire y est gratuit[8]. Le systÚme éducatif a souffert de pénuries, de qualité inférieure dans les zones rurales et du taux d'interruption[7].

DĂ©mographie

Voir l'article détaillé Démographie du Togo

En 2006, la population du Togo Ă©tait estimĂ©e Ă  5,4 millions d’habitants, avec une densitĂ© moyenne de 95 habitants au kmÂČ.

En 2005, son taux de croissance annuelle Ă©tait de 2,17 %, le taux de mortalitĂ© infantile s’élevant Ă  66,6/1000. L’espĂ©rance de vie Ă©tait de 52,6 ans.

En 2003, 35 % de la population habitait en ville.

En 2006, les dix plus grandes villes du pays Ă©taient :

Ethnies

Le Togo comprend une cinquantaine d'ethnies :

Santé

En 2006, l'espĂ©rance de vie fĂ©minine Ă©tait de 60 ans, et celle masculine de 55 ans[9]. En 2006, le total des dĂ©penses pour la santĂ© Ă©tait Ă  5 5 % du PIB[9]. En 2003, l'espĂ©rance de vie en bonne santĂ© fĂ©minine Ă©tait de 46 ans, et celle masculine de 44[9].

Économie

Mine de phosphates
Voir l'article dĂ©taillĂ© Économie du Togo

L’économie du Togo repose essentiellement sur la culture vivriĂšre qui reprĂ©sente 65 % des travailleurs. Le reste de la main-d’Ɠuvre (30 %) vit de la culture du cacao, du cafĂ©, du coton mais surtout des mines de phosphates qui sont vitales au pays. Le Togo est d’ailleurs le cinquiĂšme producteur mondial de phosphates.

À l’instar de nombreux pays africains (SĂ©nĂ©gal, Île Maurice, Namibie), le Togo s’est dotĂ© d’une zone franche dĂšs la fin des annĂ©es 80. Ainsi, dans cette zone sont implantĂ©s des sociĂ©tĂ©s pharmaceutiques, des fabricants d’huiles vĂ©gĂ©tales, des assembleurs informatiques, des distributeurs de produits cosmĂ©tiques, des prothĂ©sistes dentaires ou des entreprises de transport routier


Depuis le dĂ©but du conflit en CĂŽte d'Ivoire, le Togo est devenu une plateforme portuaire trĂšs importante pour les opĂ©rateurs de l’ouest africain. Le port de LomĂ©, seul port en eau profonde de la sous-rĂ©gion, est donc une zone franche qui ne cesse de se dĂ©velopper rapidement. Le trafic conteneurisĂ© (par conteneurs) Ă  LomĂ© a doublĂ© en trois ans pour atteindre 212 000 EVP (Ă©quivalent vingt pieds) en 2005.

À titre d’exemple, le port autonome de LomĂ© (PAL) vient d’acquĂ©rir en mars 2006 deux grues portuaires qui disposent d’une force de levage de 104 tonnes. Ces Ă©quipements sont destinĂ©s Ă  accompagner l’extension et l’exploitation du terminal qui connaĂźt une rapide expansion rĂ©gionale et couvre les besoins de nombreux pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso. Ce projet va permettre d’accueillir les navires de grande capacitĂ© et d’attirer ainsi les flux en transbordement, notamment ceux en provenance d’Asie.

Le Togo fait partie de la CommunautĂ© Ă©conomique des États de l'Afrique de l'Ouest et de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine

En 2011, La France a annulé la dette du Togo d'un montant de 100 millions d'euros[10].

Culture

Voir l'article détaillé Culture du Togo

Au Togo, le français est langue officielle avec l'Anglais, seconde langue de l'administration[11]. L'Ewe, le Kabiyé et le Mina sont les langues nationales les plus utilisées par la population.

Les diffĂ©rentes religions du pays sont l'animisme pratiquĂ© par 50 % de la population, le catholicisme (26 %), l'islam (15 %) et le protestantisme (9 %).

FĂȘtes et jours fĂ©riĂ©s
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l'an
27 avril FĂȘte de l'indĂ©pendance FĂȘte Nationale
1er mai FĂȘte nationale du travail
21 juin Jour des Martyrs
25 décembre Noël

FĂȘtes locales non fĂ©riĂ©es du Togo

Codes

le Togo a pour code :

Notes et références

  1. ↑ Le sergent GnassingbĂ© Eyadema a racontĂ© Ă  des journalistes dans quelles circonstances il a lui-mĂȘme assassinĂ© Sylvanus Olympio. De nombreux indices, dont le tĂ©moignage de l’épouse du prĂ©sident Sylvanus Olympio, montrent que l’ambassadeur de France au Togo Ă©tait en relation directe avec le commando qui traquait le prĂ©sident Ă©lu.
  2. ↑ Philippe Bernard, La rĂ©pression au Togo aurait fait plus de 800 morts, Le Monde 15 mai 2005
  3. ↑ « Togo: premier scrutin pacifique depuis le processus dĂ©mocratique Â», Afp, 15 octobre 2007
  4. ↑ « Faure GnassingbĂ© remporte l'Ă©lection prĂ©sidentielle togolaise Â», dans Le Monde (dĂ©pĂȘche AFP), 7 mars 2010 [texte intĂ©gral] .
  5. ↑ « Togo: nouvelle marche de l'opposition contre le prĂ©sident GnassingbĂ© Â», dans AFP, 3 avril 2010 [texte intĂ©gral] 
  6. ↑ Philippe Bernard, « Ă‰lection prĂ©sidentielle togolaise : L’Europe dĂ©nonce des irrĂ©gularitĂ©s et un «soupçon grave» Â», dans Le Quotidien, 09-03-2010 [texte intĂ©gral] 
  7. ↑ a et b http://www.dol.gov/ilab/media/reports/iclp/tda2001/Togo.htm
  8. ↑ http://www.unicef.org/infobycountry/togo_45941.html
  9. ↑ a, b et c http://www.who.int/countries/tgo/en/
  10. ↑ « La France annule la dette du Togo, d'un montant de 100 millions d'euros Â», dans Le Monde, 12 mai 2011 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 12 mai 2011)] 
  11. ↑ Article 3 de la constitution de 2003

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Jean de Menthon, A la rencontre du Togo, Ă©d. L’Harmattan, 2000, coll. A la rencontre de, 271 pages
  • TĂštĂš Tete, DĂ©mocratisation Ă  la togolaise, Ă©d. L'Harmattan, 2000, coll. Points de vue
  • Yvonne François, Le Togo, Ă©d. Karthala, 2000, coll. MĂ©ridiens, 192 pages
  • Fulbert Sassou Attisso, La ProblĂ©matique de l'alternance politique au Togo, Ă©d. L'Harmattan, 2003, coll. Études Africaines
  • Jacques Rongier, Parlons Ewe une Langue du Togo, Ă©d. L'Harmattan, 2004
  • Hilaire Dossouvi Logo, Lutter pour ses droits au Togo, Ă©d. L'Harmattan, 2004, coll. MĂ©moires africaines, 156 pages

Articles connexes

Liens externes


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   Kleines Konversations-Lexikon

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