Titus (empereur romain)

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Titus (empereur romain)
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Titus
Empereur romain
Image illustrative de l'article Titus (empereur romain)
Tête colossale de Titus, provenant d'une statue haute de 3,20 mètres, Glyptothèque de Munich (Inv. 338)
Règne
24 juin 79 ‚Äď 13 septembre 81 (~2 ans)
Période Flaviens
Prédécesseur(s) Vespasien
Successeur(s) Domitien
Biographie
Naissance 30 d√©cembre 39 - Rome
Nom originel Titus Flavius Vespasianus
D√©c√®s 13 septembre 81 (41 ans) - Rome
Père Vespasien
M√®re Domitilla l'A√ģn√©e
√Čpouse(s) (1) Arrecina Tertulla (62 - 63)
(2) Marcia Furnilla (63 - 65)
Liste des empereurs romains

Titus (latin : IMPERATOR‚ÄĘTITVS‚ÄĘCAESAR‚ÄĘVESPASIANVS‚ÄĘAVGVSTVS) (30 d√©cembre 39 ‚Äď 13 septembre 81), appartenant √† la dynastie des Flaviens, est un empereur romain, qui r√©gna de 79 √† 81.

Sommaire

Le portrait de Titus

N√© √† Aquae Cutiliae en Sabine ou √† Rome selon Su√©tone (√©crivain romain polygraphe), il est le fils de l‚Äôempereur Vespasien. Il fait partie de la dynastie des Flaviens √† l‚Äôorigine famille de notables municipaux : son grand-p√®re faisait partie de l‚Äôordre √©questre dans la r√©gion de Rieti. C‚Äôest apr√®s la naissance de Titus que les Flaviens prennent une place importante dans l‚Äôempire gr√Ęce √† l‚Äôav√®nement de l‚Äôempereur Claude, qui permit leur protection par l‚Äôaffranchi Narcisse. Titus fut ainsi √©lev√© dans la cour imp√©riale aux c√īt√©s du fils de Claude, Britannicus, qui mourut empoisonn√© √† l‚Äô√Ęge de quatorze ans. Il b√©n√©ficia donc d‚Äôune √©ducation raffin√©e dans un milieu de luxe, apprenant entre autres les lettres grecques et latines enseign√©es par son pr√©cepteur Sosibius √† Sabine.

L'auxiliaire de son père

Vespasien, père de Titus

Les carrières politiques du père et du fils ont connu une impulsion simultanée et ont suivi une évolution parallèle.

Le r√īle politique du jeune homme commence en 56 ou 57 o√Ļ il devient tribun militaire d‚Äôabord en Germanie puis en Bretagne mais son ascension ne commence v√©ritablement que deux ans avant le couronnement de son p√®re en 69. √Ä cette date, il devient l√©gat de son p√®re en Jud√©e pour r√©primer l‚Äôinsurrection. Au moment de cette intervention militaire, qui est exceptionnelle √©tant donn√© qu‚Äôil n‚Äôa pas encore exerc√© sa pr√©ture, il est tr√®s jeune puisqu‚Äôil n‚Äôa que vingt-huit ans. Son √©ducation militaire et diplomatique va lui √™tre utile.

Su√©tone va jusqu‚Äô√† affirmer que Titus est un v√©ritable ¬ę soutien de l‚Äôempereur ¬Ľ. En effet, au cours de l‚Äôann√©e 68, le jeune homme est engag√© par son p√®re dans des d√©marches diplomatiques : alors que la r√©volte de Vindex s‚Äôannonce et que N√©ron s‚Äôest donn√© la mort, Titus est charg√© d‚Äôapaiser les rivalit√©s entre son p√®re et Mucien qui a rejoint la province de Syrie. C‚Äôest donc un r√īle fondamental qu‚Äôil exerce afin de permettre √† son p√®re d‚Äôacc√©der au pouvoir en menant une action commune avec Mucien. En f√©vrier ou mars 69, Titus va remettre √† profit ses talents d‚Äôhomme d‚Äô√Čtat, ind√©niables et prometteurs, en apportant des nouvelles fra√ģches sur l‚Äô√©tat d‚Äôesprit des arm√©es et des provinces √† son p√®re et en le convainquant de pr√©tendre √† l‚Äôempire.

Ainsi jusqu‚Äôen juillet o√Ļ Vespasien est salu√© empereur, Titus m√®ne des tractations diplomatiques qui permettent le ralliement √† la cause de Vespasien des responsables romains de Syrie et d‚Äô√Čgypte. C‚Äôest apr√®s le ralliement en juillet de tout l‚Äôorient qu‚Äôil devient responsable en chef de la guerre de Jud√©e.

À partir de cette date, Titus ne va cesser d’exercer des fonctions autour de l’empereur.

Les fonctions de Titus

La photo représente une partie de l'arc de triomphe de l'empereur Titus, sur le forum Romain, érigé en l'honneur de sa victoire en Judée en l'an 70 ap. J.-C. Le cortège avec le butin ramené de Judée (Ménora, trompettes de Jéricho)

D‚Äôoctobre 70 √† juin 71 o√Ļ il revient √† Rome, Titus c√©l√®bre sa victoire de Jud√©e en faisant massacrer des milliers de juifs. Il rentre √† Rome jouer aupr√®s de son p√®re le r√īle non pas simplement de second mais de vice empereur car il devient, selon Su√©tone, ¬ę Parti prenante du pouvoir et m√™me tuteur de l‚Äôempire ¬Ľ. Lors du triomphe de sa victoire √† Rome, il distribua au peuple de l‚Äôargent en son nom et en celui de son p√®re, et son char surmonta l‚Äôarc comm√©moratif en compagnie de celui de son p√®re.

D√®s lors, Vespasien manifeste la volont√© d‚Äôassocier son fils √† l‚Äôempire comme Auguste l'avait fait avec Tib√®re : en 69, il est nomm√© avec son fr√®re prince de la jeunesse.

En 71, il acquiert la puissance tribunicienne à l’image d’Auguste en 23 avant J.-C.

En 73, il est censeur, c'est-à-dire qu’il est chargé de faire le recensement des citoyens et de dresser la liste des sénateurs dans un album.

Il va également exercer 7 consulats en 70, 72, 74, 75, 76, 77, 79. Il va ainsi pouvoir juger les chevaliers et sénateurs coupables d’infraction politique et de fautes professionnelles.

Il est responsable de l’ordre public, de la gestion du trésor et des biens publics. Le consul est également chargé au nom du peuple d’accomplir tous les actes religieux qui ne relèvent pas des prêtres et des autres magistrats.

On peut remarquer que Titus est un homme actif qui s‚Äôengage : il remplace son p√®re lors de l‚Äô√©criture de courriers officiels ou bien lors de la lecture des actes officiels devant le s√©nat. Il assume ainsi directement la gestion des affaires.

Les honneurs accumulés par Titus étaient choquants pour ses contemporains car ils étaient contradictoires.

En 72, il est nommé préfet du prétoire alors qu’il n’est pas chevalier. C’est cette nomination qui va mettre à jour ses vices.

Un deuxi√®me N√©ron ?

Un préfet du prétoire despotique

Tête de Titus, musée du Louvre (Ma 3562) (à l'origine portrait de Néron, avant le damnatio memoriae de celui-ci)

Le pr√©fet du pr√©toire est le chef de la garde imp√©riale. Il appartient √† l'ordre √©questre et repr√©sente l‚Äôempereur quand il est absent. Or Titus n'est pas chevalier, c‚Äôest donc une nomination hors du commun pour le jeune homme. Une face cach√©e de son caract√®re appara√ģt alors : pour abattre les hommes dont il soup√ßonne les vis√©es ambitieuses, il a organis√© des services secrets redoutables charg√©s de faire courir des rumeurs d√©sobligeantes sur les hommes mena√ßants √† ses yeux. Ils r√©clament ouvertement leur ex√©cution. Encourag√© par le peuple, cela permet √† Titus de liquider sans probl√®mes ses ennemis tout en feignant d'ob√©ir au peuple.

Aulus Caecina a été une des victimes de cette méthode. Il avait trahi en 69 Vitellius pour rejoindre les armées flaviennes. Aux yeux de Titus, cet homme est dangereux, c'est pourquoi il le fait tuer. Ces actions ont favorisé la mauvaise réputation de Titus au sénat, semant ainsi une certaine peur.

La culture des vices

Avant son avènement, Titus présentait une intempérance, une rapacité et une cruauté sans égale qui laissaient mal augurer du futur empereur.

Son √©ducation √† la cour imp√©riale a donn√© au jeune homme un go√Ľt tr√®s vif pour toutes les formes de plaisir et de libertinage. C‚Äô√©tait un libertin √† l‚Äôimage de N√©ron qui entretenait un certain go√Ľt pour les eunuques. Il avait tendance √† la d√©bauche.

Le peuple romain l‚Äôassimilait √©galement √† N√©ron dans le sens o√Ļ il aimait le monde du spectacle en comblant de largesses les chanteurs et com√©diens qui constituaient son entourage habituel. Pendant le r√®gne de son p√®re, il monnayait les jugements et essayait de tirer un profit douteux des affaires dont il avait la charge, tout cela afin de pouvoir vivre dans le luxe et de donner des f√™tes somptueuses ou dispendieuses.

Mais ce qui √©veillait chez les Romains une haine envers Titus √©tait son ¬ę amour fameux pour la reine B√©r√©nice ¬Ľ.

L'amour interdit

Cet amour n’est pas que le symbole de la destinée cruelle qui frappe deux amants mais derrière cette apparence se cache une implication politique.

Bérénice est l’arrière-petite-fille d’Hérode le Grand et fille d’Hérode Agrippa Ier. Elle appartient à la famille royale qui a gouverné en Judée au premier siècle avant notre ère.

C‚Äôest en 67 lors de la campagne de Vespasien en Galil√©e qu‚Äôelle rencontre Titus alors qu‚Äôelle cherche √† manŇďuvrer afin d‚Äôaider son fr√®re H√©rode Agrippa II √† obtenir un rapprochement politique avec les Romains. Elle est d‚Äôune grande beaut√© et ses actions politiques impressionnent Titus qui tombe sous le charme de la reine juive.

D√®s l‚Äôav√®nement de Vespasien, leur liaison est officielle mais devant la d√©sapprobation du peuple, B√©r√©nice reste en Jud√©e lors du retour de Titus √† Rome car son p√®re l‚Äôa persuad√© qu‚Äôelle mettrait en p√©ril l‚Äôinstallation durable de leur dynastie, mais en 75 B√©r√©nice vient avec son fr√®re √† Rome et devient officiellement l‚Äô√©pouse par cohabitation de Titus. Ils deviennent la cible des critiques, car les habitants de Rome entretiennent depuis toujours une m√©fiance vis-√†-vis des communaut√©s juives habitant la ville. Mais ils ont peur √©galement que B√©r√©nice incarne une nouvelle Cl√©op√Ętre dont ils ont gard√© un p√Ęle et mauvais souvenir. De plus, ils ont l‚Äôimpression que Titus se rapproche dangereusement de l‚ÄôOrient.

C’est pourquoi on ne peut pas dire que Titus ait une bonne réputation quand survient la mort de son père en juin 79. Tous attendaient le pire de la part du jeune homme. Cependant la mort de Vespasien le 24 juin 79 va provoquer un radical changement dans sa personnalité et sa perception chez le peuple romain. Pendant un court règne de deux ans, il va se montrer comme un prince idéal aussi bien dans ses méthodes de gouvernement qu’envers ses sujets.

Un bon empereur

Un homme respectueux

Il a d√Ľ √™tre profond√©ment marqu√© par cet √©v√®nement car du jour au lendemain ses d√©fauts vont s‚Äôeffacer devant ¬ę les plus rares vertus ¬Ľ. Peut-√™tre est-ce la mort de son p√®re qui l‚Äôa fait r√©fl√©chir sur l‚Äôimportance de la dynastie flavienne.

Par respect envers la volont√© du peuple, il va renvoyer B√©r√©nice ¬ę malgr√© lui et malgr√© elle ¬Ľ en Jud√©e.

Dès lors il se sépare de tous ses favoris et s’interdit même d’assister aux représentations et renonce aux plaisirs.

Il choisit ses conseillers parmi les hommes les plus respectables de Rome. Il remplace ses nuits d’orgie par des repas officiels visant plus l’agrément des convives que l’étalage du luxe.

Cette simplicit√© affich√©e, Ňďuvre de la traditionnelle imitatio Augusti chez les empereurs (imitation de l'empereur Auguste), n'emp√™cha pas Titus d'inaugurer en grande pompe, en l'an 80, le plus grand site de jeux de l'Antiquit√© : l'amphith√©√Ętre flavien, plus connu sous le nom de Colis√©e. Des milliers de b√™tes furent sacrifi√©es pendant les jeux inauguraux, pour la plus grande joie du peuple de Rome.

Un homme bon

Ce changement radical dans son comportement est suivi par une série de catastrophes qui vont, en deux ans, mettre en relief le caractère exemplaire de l’empereur.

Lors de l‚Äô√©ruption du V√©suve le 24 ao√Ľt 79 qui ensevelit Pomp√©i et Herculanum sous les cendres, des milliers de personnes dont Pline l'Ancien, ami de Titus, trouv√®rent la mort. L‚Äôempereur confia alors le soin √† deux consuls de superviser les secours √† apporter aux sinistr√©s et fit verser aux rescap√©s des subventions en leur octroyant les biens de ceux qui avaient p√©ri sans laisser d‚Äôh√©ritier contrairement √† ce que firent les pr√©c√©dents empereurs qui, dans de telles circonstances, s‚Äô√©taient accapar√© le bien des victimes.

Lors d‚Äôune √©pid√©mie de peste causant la mort de milliers de personnes, Titus intervint en personne pour secourir la population. Il fit parvenir les secours et vint lui-m√™me sur place r√©conforter les rescap√©s ¬ę apportant la sollicitude d‚Äôun empereur et la tendresse d‚Äôun p√®re ¬Ľ.

Titus n’accepta pas de faire de procès criminel.

Cette conjonction entre ces évènements dramatiques et l’attention prodiguée par Titus aux personnes éprouvées, explique la réputation sans égale de l’empereur avec générosité et dévouement.

La tradition lui pr√™te ce mot : ¬ę Diem perdidi ¬Ľ (j'ai perdu ma journ√©e), prononc√© lorsqu'il terminait une journ√©e sans avoir apport√© un bienfait particulier.

Il est resté célèbre pour avoir pris Jérusalem, en 70, après un long siège. L'arc de Titus, bien conservé, fut érigé pour commémorer cette victoire par son frère Domitien, devenu empereur.

Un règne assombri par les catastrophes et prématurément interrompu

Outre l'éruption du Vésuve décrite ci-dessus, le règne de Titus fut marqué par un grave incendie de Rome en 80, comparable en ampleur à celui connu sous Néron en 64, et par une épidémie de "peste" qui finit par emporter l'empereur lui-même.

Il meurt de la peste le 13 septembre 81, √† peine deux ans apr√®s son intronisation. Ses √©nigmatiques derniers mots sont ¬ę Je n'ai commis qu'une seule erreur ¬Ľ. Ils font toujours aujourd'hui l'objet de sp√©culations de la part des historiens.

Un deuil unanime accueillit sa disparition, et le titre de ¬ę d√©lices du genre humain ¬Ľ lui fut d√©cern√© et lui est rest√© attach√©. Ce dernier a d√©finitivement effac√© dans la m√©moire collective l'ancien Titus, capable de d√©bauches, de cruaut√©s et d'arbitraire despotique. La post√©rit√© a retenu avant tout le Titus m√©tamorphos√© par sa fonction.

Famille

Titus eut une fille, Julia Titi ou Julia Flavia, de son épouse Marcia Furnilla[1].

Noms et titres

Noms successifs

  • 39, na√ģt TITVS‚ÄĘFLAVIVS‚ÄĘVESPASIANVS (comme son p√®re)
  • 69, son p√®re devient empereur : TITVS‚ÄĘCAESAR‚ÄĘVESPASIANVS
  • 70, salu√© imperator √† la chute de J√©rusalem : IMPERATOR‚ÄĘTITUS‚ÄĘCAESAR‚ÄĘVESPASIANVS
  • 79, acc√®de √† l'Empire : IMPERATOR‚ÄĘCAESAR‚ÄĘVESPASIANVS‚ÄĘAVGVSTVS

Titres et magistratures

Titulature à sa mort

Sur les autres projets Wikimedia :

√Ä sa mort en 81 la titulature de Titus √©tait la suivante :

IMPERATOR‚ÄĘTITVS‚ÄĘCAESAR‚ÄĘVESPASIANVS‚ÄĘAVGVSTVS, PONTIFEX‚ÄĘMAXIMVS, TRIBVNICIAE‚ÄĘPOTESTATIS‚ÄĘXI, IMPERATOR‚ÄĘXVII, CONSVL‚ÄĘVIII, PATER‚ÄĘPATRIAE

Note : Titus fut divinis√© apr√®s sa mort par le S√©nat

Postérité

Littérature

Musique

  • La clemenza di Tito, op√©ra de Gluck sur un livret de Pietro Metastasio, cr√©√© √† Naples le 4 novembre 1752.
  • La Cl√©mence de Titus, op√©ra de Mozart (1791) sur un livret de Caterino Mazzol√†. Se r√©f√®re √† un √©pisode de son r√®gne narr√© par Su√©tone.

Peinture

  • La Destruction de J√©rusalem par Wilhelm von Kaulbach (1846). Huile sur toile, 585 x 705 cm. Neue Pinakothek, Munich. Une peinture de la destruction de J√©rusalem dramatiquement autoure du personnage de Titus.
  • la Destruction du Temple de J√©rusalem par Nicolas Poussin (1637). Huile sur toile, 147 x 198,5 cm. Kunsthistorisches Museum, Vienne. D√©peint la destruction et le pillage du deuxi√®me temple par l'arm√©e romaine dirig√©e par Titus.
  • La destruction du temple de J√©rusalem par Francesco Hayez (1867). Huile sur toile, 183 x 252 cm. Galleria d'Arte Moderna, Venise.
  • Le Si√®ge et la destruction de J√©rusalem par les romains sous le commandement de Titus en 70. par David Roberts (1850). Huile sur toile, 136 x 197 cm. Collection priv√©e. Incendie et pillage du temple de J√©rusalem.
  • Le Triomphe de Titus et Vespasien par Giulio Romano (1540). Huile sur bois, 170 x 120 cm. Mus√©e du Louvre, Paris. Titus et Vespasien traversant Rome sur un char de triomphe, pr√©c√©d√©s par une parade exhibant le butin ramen√© de J√©rusalem. La peinture pr√©sente un anachronisme, la pr√©sence de l'Arc de Titus, qui n'a √©t√© achev√©e que sous le r√®gne de Domitien.
  • Le Triomphe de Titus par Lawrence Alma-Tadema (1885). Huile sur toile. Collection priv√©e. Procession triomphale de Titus et de sa famille. Alma Tameda √©tait connu pour ses reconstitutions historiques m√©ticuleuses [2]. Vespasien, habill√© en Pontifex Maximus, marche en t√™te de sa famille, suivi par Domitien et sa premi√®re femme Domitia Longina, qu'il avait r√©cemment √©pous√©. Titus suit Vespasien en habits religieux. Un √©change de regards entre Titus et Domitia sugg√®re une relation sur laquelle les historiens ont sp√©cul√© [3],[4].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Su√©tone, Vie des douze C√©sars, Livre VIII, Titus, IV.
  2. ‚ÜĎ Elizabeth Prettejohn, ¬ę Lawrence Alma-Tadema and the Modern City of Ancient Rome ¬Ľ, dans The Art Bulletin, vol. 84, no 1, mars 2002, p. 115‚Äď129 [texte int√©gral, lien DOI (pages consult√©es le 2007-07-31)] 
  3. ‚ÜĎ Su√©tone, Vie des Douze C√©sars.
  4. ‚ÜĎ Dion Cassius, Histoire romaine, LXVI, 26.

Bibliographie

  • R√©gis Martin, Les douze C√©sars, du mythe √† la r√©alit√©, Les Belles Lettres 1991, r√©√©dition Perrin 2007, (ISBN 978-2-262-02637-0)

Voir aussi

Articles connexes



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