The Supremes

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The Supremes
The Supremes
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Surnom The Primettes Diana Ross & the Supremes
Pays d’origine Drapeau des États-Unis DĂ©troit, États-Unis
Genre musical Rhythm and blues pop soul
AnnĂ©es d'activitĂ© de 1959 Ă  1977
Labels Drapeau des États-Unis Motown

Anciens membres Diana Ross Florence Ballard Mary Wilson Cindy Birdsong et autres personnels
Entourage Berry Gordy The Temptations Martha and the Vandellas The Miracles Stevie Wonder Jackson 5

The Supremes est un groupe de musique populaire américain, actif de 1959 à 1977.

Sommaire

Composition du groupe

Diana Ross (nĂ©e le 26 mars 1944), Florence Ballard (nĂ©e le 30 juin 1943) et Betty Travis chantaient depuis toutes jeunes, dans des pavillons ouvriers du nord-est de DĂ©troit dit « Brewster-Douglas housing projects Â» oĂč elles Ă©taient voisines. Elles incorporeront dans leur groupe Mary Wilson (nĂ©e le 6 mars 1944), qui venait du Mississippi tandis que Betty Travis sera remplacĂ©e par Barbara Martin avant que celle-ci ne s'en aille.

Le groupe qu'elles avaient formé, sous la houlette de Florence Ballard et sous l'impulsion d'Eddie Kendricks et de Bill Williams, DJ de la radio locale WCHB, s'appelait The Primettes pendant que le groupe The Primes (groupe masculin, base des futurs Temptations, Eddie Kendricks et Paul Williams) exerçait.

Les débuts à la Motown

GrĂące Ă  Milton Jenkins, imprĂ©sario des Primes, les Primettes enregistreront chez Lu-Pine, petit label de DĂ©troit. LĂ , elles enregistrent des chƓurs pour les Falcons ou Eddie Floyd, et huit chansons Ă©talĂ©es sur une pĂ©riode de six mois. Un single (non classĂ©), Tears of sorrow, est Ă©ditĂ© en mars 1959, avec Pretty baby en face B. Tears of sorrow est chantĂ© par Diana Ross et Pretty baby par Mary Wilson. AprĂšs la faillite de Lu-Pine, elles font le siĂšge de la firme Tamla-Motown, aidĂ©es par Smokey Robinson, ancien voisin de D. Ross ; elles feront des chƓurs ou frapperont dans leurs mains pendant un an Ă  2 $ 50 la semaine avant de vraiment signer avec le label le 15 janvier 1961.

Elles avaient enregistrĂ© le 1er octobre 1960 un titre rĂ©alisĂ© par Smokey Robinson, After all, qui ne sera jamais Ă©ditĂ©, Ă  l'inverse de I want a guy, enregistrĂ© le 15 dĂ©cembre, et rĂ©alisĂ© par Berry Gordy. Lorsque le patron de la Motown Berry Gordy signe le groupe en 1961 et lui impose de changer de nom, c'est Florence Ballard qui propose The Supremes, nom qui plaĂźt Ă  Berry Gordy. Elles enregistrent en 1961 douze chansons, qui ne seront pas commercialisĂ©es sauf certaines plus tard sur des compilations. En mars sort le premier single, I want a guy (face 2 : Never again), suivi en juillet du meilleur Buttered popcorn (face 2 : Who's lovin' you), qui ne seront classĂ©s ni l'un ni l'autre. Butterd popcorn est chantĂ© par Florence Ballard, ce qui est unique au milieu des autres chansons toutes chantĂ©es par Ross. Ces deux singles seront sortis sur le label Tamla, avant que les suivants ne le soient sur le label Motown.

Suivront des essais infructueux avec Smokey Robinson, puis en mai 1962 sort Your heart belongs to me (face 2 : He's Seventeen) classĂ© n°95, suivi en novembre de Let me go the right way (face 2 : Time changes things) classĂ© n°90 pop et n°26 R&B. Leur premier album, Meet the Supremes, sorti en dĂ©cembre 1962, est rĂ©alisĂ© par Gordy et Robinson. L'album inclut les quatre premiers singles accompagnĂ©s des faces 2 et quatre autres chansons dontBaby don't go chantĂ© par Mary Wilson.

MĂȘme si en janvier 1963, Gordy a dĂ©cidĂ© que les Supremes Ă©taient une prioritĂ© pour la Motown, My heart can't take it no more (face 2 : You bring back memories incluse sur l’album) sorti en fĂ©vrier, n'est pas classĂ©. En avril 1963, une version en public de Let me go the right way est incluse sur la compilation gĂ©nĂ©rale Motor Town revue, volume 1. Il s’agit d’un titre enregistrĂ© en dĂ©cembre 1962 et remixĂ© pour l’album. Une version «dĂ©mixĂ©e» sortira pour la compilation The Supremes de 2000. Le single suivant est A breath taking guy qui, sorti en juin 1963, est classĂ© n°75. Il est par ailleurs intĂ©ressant de noter que le titre original de cette chanson Ă©tait l'invraisemblable A breath taking, first sight soul shaking, one night love making, next day heartbreaking guy. C'est une des rares chansons des Supremes oĂč s'opĂšre un vĂ©ritable «call and response», mettant en valeur les voix de M. Wilson et de F. Ballard. En fĂ©vrier 1963, elles enregistrent un album de country-western qui aurait dĂ» inclure (The man with the) Rock and roll banjo band, la face 2 de A breath taking guy. Cet album rĂ©alisĂ© par Clarence Paul ne sera Ă©ditĂ© que deux ans aprĂšs, en 1965 (il inclura d’ailleurs My heart can't take it no more), tandis qu'un autre album, The Supremes sings ballads & blues, est partiellement enregistrĂ© mais ne sortira jamais. Ces dĂ©buts laborieux font ricaner leurs collĂšgues de la prestigieuse Motortown Revue, qui les affublent du sobriquet de «no-hit Supremes».

Holland-Dozier-Holland et Where did our love go

C'est alors que Berry Gordy qui n'a jamais mĂ©nagĂ© ses efforts pour ses «girls», fait Ă©crire le single suivant par le trio Holland/Dozier/Holland, en pleine gloire avec Martha and the Vandellas et les Marvelettes : ils trouvent la formule qui peut tirer parti de la voix tĂ©nue et mal assurĂ©e de Diana Ross, incapable de chanter avec la force de Martha Reeves ou la maturitĂ© de Mary Wells. Sort fin octobre 1963 When the lovelight starts shining through his eyes, qui sera classĂ© n°23 pop et R&B. Ce single contient tous les tics H/D/H-Motown depuis les frappements dans les mains aux «ooh ooh» jusqu'Ă  la batterie trĂšs parade de majorettes. Et enfin Diana Ross chante de maniĂšre assurĂ©e, d'une voix claire et nette, avec en fond deux Ă©tonnants rugissements masculins. Berry Gordy et la Motown ont enfin trouvĂ© la formule mettant en valeur le timbre de Ross, immĂ©diatement reconnaissable et indĂ©niablement sexy. L'annĂ©e 1963 est aussi l'annĂ©e des premiers concerts de «prĂ©paration». Les rares apparitions tĂ©lĂ©visĂ©es rĂ©vĂšlent des Supremes en play-back oĂč Diana Ross s'affirme comme le point de mire et la chanteuse solo malgrĂ© le rĂŽle important laissĂ© Ă  Mary Wilson, que l'on dit alors favorite de Berry Gordy.

Le single suivant, Run, run, run, enregistrĂ© en mai 1963 et sorti en fĂ©vrier 1964 n'aura pas un tel succĂšs et sera n°93 pop et R&B : moins lisse que le prĂ©cĂ©dent, son rythme sautillant est donnĂ© par un orgue et un piano tandis que s'y greffent les chƓurs et les cuivres. Il aura au moins le mĂ©rite de clore la pĂ©riode «no-hit Supremes». Le feu d'artifice des n°1 et disques d'or s'ouvre le 17 juin 1964 avec Where did our love go, la chanson sĂ»rement la plus achevĂ©e des Supremes, de H/D/H et de la Motown. Cette chanson enregistrĂ©e en avril 1964 devient n°1 pop et R&B et se vendra sur le moment Ă  un peu plus d'un million exemplaires : c'est un de leurs «instant million-seller» avec You Can't Hurry Love, Love child, I'm gonna make you love me et Someday, we'll be together. RefusĂ©e par les Marvelettes, elle avait Ă©chu aux «girls», qui ne l'aimaient pas plus -Mary Wilson parlait de «kiddy-bop stuff»- lors du «Dick Clark road show». En aoĂ»t sort l'album Where did our love go, avec les hits Baby Love (n°1 pop et R&B un mois -un record !- anglais sorti en septembre) et Come see about me (n°1 pop et n°3 R&B sorti en octobre), en plus des quatre singles prĂ©cĂ©dents.

Le point de mire de cet album est nĂ©anmoins Where did our love go, dont le charme semble renouvelĂ© Ă  chaque Ă©coute. Sur les douze chansons, c'est celle dont la personnalitĂ© est la plus affirmĂ©e, et celle qui servira de modĂšle aux autres hits. L'album, classĂ© n°2, restera 89 semaines dans les classements et se vendra Ă  prĂšs d'un million d'exemplaires. Il affirme un style vocal neuf tandis que le look avec perruques sophistiquĂ©es et robes serrĂ©es est assumĂ© comme une rĂ©ponse fĂ©minine Ă  l'unitĂ© vestimentaire des Beatles. L'Ă©lĂ©gance de Diana Ross, qui avait Ă©tĂ© la seule vendeuse noire du magasin Harrod's de DĂ©troit, Ă©tait d'ailleurs ce qui avait dĂ©cidĂ© Berry Gordy Ă  engager les Supremes : ainsi, la Motown acquĂ©rait une allure, une image de marque et Diana Ross, avec ses grands yeux de biche, devenait la quintessence de l'esprit Motown. H/D/H lui fabriquent un personnage, celui du sex symbol ambigu, de la femme-enfant, toujours quittĂ©e, toujours en quĂȘte de consolation et de protection, gĂ©nĂ©ralement rĂ©servĂ©e mais capable d'explosions soudaines de dĂ©sirs.

C'est aussi l'Ă©poque oĂč l'image des Supremes s'affirme Ă  travers des entrevues fabriquĂ©es par la Motown oĂč Diana Ross, jeune et sage ne consent que des confidences sur ses secrets de maquillages et son enfance «pauvre» (qualificatif exagĂ©rĂ© pour des raisons publicitaires : en fait les Ross Ă©taient issus de la classe moyenne, comme le dira plus tard Diana Ross). La Motown fait barrage sur leur vie sentimentale : il y a toute une tradition de la chanteuse noire triste et droguĂ©e (Bessie Smith, Billie Holiday) ou tout simplement volage et volcanique (Dinah Washington), qu'il faut faire oublier. Elle hĂ©site aussi Ă  proposer les Supremes sur scĂšne mais elles apparaissent Ă  la tĂ©lĂ©vision oĂč de nombreuses Ă©missions exposent une chorĂ©graphie recherchĂ©e qui rompt avec la tradition qu'avaient imposĂ© les Ronettes et leurs Ă©mules. AprĂšs avoir leur album aux trois n°1, elles commenceront cependant la tournĂ©e des night-clubs par le 20 Grand nightclub de DĂ©troit, avec les Temptations, pour entretenir un succĂšs tel qu'il n'Ă©tait concurrencĂ© que par les Beatles et Elvis Presley.

Elles obtiennent aussi du succĂšs en Europe : Where did our love go se classe n°3 en Angleterre, n°8 aux Pays-Bas et n°6 en SuĂšde, Baby Love, n°1, n°8 et n°7 respectivement et Come see about me n°27 en Angleterre et n°17 aux Pays-Bas. L'album rĂ©intitulĂ© Meet the Supremes se classe n°8 en Angleterre.

En 2004, pour les quarante ans de l’album, la Motown sort, par l’intermĂ©diaire du label Hip-O select dĂ©volu Ă  la vente par Internet, Where did our love go – The 40th anniversary Ă©dition, un double cd particuliĂšrement riche. Les douze chansons de l'album sont disponibles en stĂ©rĂ©o puis en mono sur un cd. Sur l'autre on a 14 titres enregistrĂ©s lors des mĂȘmes sessions, une version supplĂ©mentaire de Baby Love, quatre chansons prĂ©vues pour l'album annulĂ© The Supremes sing ballads and blues (qui aurait dĂ» sortir en septembre 1963 et ĂȘtre leur deuxiĂšme album) ainsi que 8 titres enregistrĂ©s en public en aoĂ»t 1964 et prĂ©vus pour l'album lui aussi annulĂ© The Supremes Live! Live! Live!. Quatre chansons du second cd sont dĂ©jĂ  sorties auparavant sur d’autres compilations mais avec des mixages diffĂ©rents et une est reprise telle quelle de The never before released masters, une compilation d’inĂ©dits de 1987.

L’apogĂ©e du groupe

En octobre 1964, elles passent deux semaines en Angleterre et sortent en mĂȘme temps leur troisiĂšme album, intitulĂ© A little bit of Liverpool aux États-Unis et With love (from us to you) en Angleterre. Il est composĂ© de reprises de succĂšs des Beatles et d'autres groupes du Merseybeat. Mais, cet album sans grande personnalitĂ© a peu de succĂšs (175 000 exemplaires, n°21). En fĂ©vrier 1965, Meet the Supremes reçoit une nouvelle pochette et un mixage en stĂ©rĂ©o tandis qu'en mars sort enfin The Supremes sing country, western & pop, album rĂ©alisĂ© par Clarence Paul et Lawrence T. Horn qui se vendra Ă  moins de 40 000 exemplaires. Il est suivi en avril de We remember Sam Cooke, vendu seulement Ă  85 000 exemplaires (n°79 pop et n°5 R&B). Entre les deux, aurait dĂ» prendre place The Supremes Live! Live! Live!, mais il n'est pas Ă©ditĂ© (bien que l’on possĂšde un photo de Marvin Gaye montrant la pochette Ă  Mary Wilson et Florence Ballard). Le projet Ă©tait de le sortir en avril 1965 avec des extraits de concerts de fĂ©vrier, aoĂ»t et dĂ©cembre 1964 aux États-Unis complĂ©tĂ©s par des extraits de la Motortown Revue Ă  Paris (mars 1965).

La vĂ©ritable suite de Where did our love go est en fait un single enregistrĂ© le 5 janvier, sorti en fĂ©vrier et devenu n°1 pop et n°2 R&B, Stop! in the name of love, complĂ©tĂ© en avril par Back in my arms again, n°1 pop et R&B alors qu'elles font une tournĂ©e en Europe en mars. C'est lors de cette tournĂ©e qu'un des Temptations trouvera pour elles leur geste chorĂ©graphique, celui de l’agent de police arrĂȘtant la circulation, paume Ă©tendue, bras Ă©tirĂ©. Ce geste originellement prĂ©vu Ă  la va-vite pour Stop ! in the name of love, deviendra la marque de fabrique des Supremes. On retrouve ces deux titres avec le single sorti en juillet 1965, Nothing but heartaches (n°11 pop et n°6 R&B) sur le lp More hits by the Supremes, sorti le mĂȘme mois et promu par de nombreuses Ă©missions tĂ©lĂ©visions spectaculaires dont le public ne se lasse pas (quinze en 1965). ClassĂ© n°6, c'est un de leurs meilleurs albums : H/D/H et elles-mĂȘmes y sont Ă  leur apogĂ©e.

En novembre, elles sortent deux disques : The Supremes at the Copa (n°11) enregistrĂ© en public et Merry Christmas. Les deux albums There's a place for us et A tribute to the girls, de la mĂȘme Ă©poque, ne sortiront pas — mais les chansons qui avaient Ă©tĂ© enregistrĂ©es referont surface sur des compilations.

AprĂšs 1965, leurs royalties augmentent de de 0,00675 $ Ă  0,0091 $ -presque un centime !- sur chaque 45 tours. Leur engagement au night club new-yorkais du Copacabana, Ă  partir du 29 juillet, montre cependant lâ€ČĂ©tendue de leur succĂšs « crossover Â». Ce genre de night clubs Ă©tait en effet plus habituĂ© Ă  Frank Sinatra qu'Ă  des chanteurs de pop et rares Ă©taient les noirs Ă  y avoir chantĂ©, comme Sammy Davis Jr. ou Sam Cooke. Elles y feront une excellente impression et y retourneront par ailleurs plusieurs fois (du 17 au 23 mars 1966, en mai 1967, puis en avril 1968 entre autres). En octobre 1965, elles chanteront mĂȘme au Philarmonic Hall de New York.

Puis vient en fĂ©vrier 1966 l’album I hear a symphony (n°8), annoncĂ© par le hit homonyme (n°1 pop, n°2 R&B, n°39 anglais sorti en octobre et n°35 aux Pays-Bas) et par My world is empty without you (n°5 pop et n°10 R&B sorti en dĂ©cembre). Cependant, les dissensions Ă  l’intĂ©rieur du groupe, prĂ©sentes presque depuis le dĂ©but, commencent Ă  prendre un nouveau relief du fait de l’antagonisme entre F. Ballard et D. Ross soutenue au-delĂ  de toute mesure par B. Gordy. D'ailleurs en octobre 1965, F. Ballard rate la session d'enregistrement de My world is empty without you, remplacĂ©e par Marlene Barrow. À partir de ce moment-lĂ , Gordy se rend compte qu'il peut remplacer Ballard : il veut mĂȘme la remplacer sur scĂšne, au Copa, ce Ă  quoi s'oppose le patron du club. NĂ©anmoins sur un album de spirituals que Gordy projette pour la mĂ©moire de sa sƓur qui vient de mourir, Ross chante souvent seule. Et en 1966, Barbara Randolph est sur le point de remplacer F. Ballard, tandis que Gordy lancerait Ross en solo.

En avril 1966, elles lancent Love is like a itching in my heart (n°9 pop et n°7 R&B) suivi en juillet de You Can't Hurry Love (n°1 pop et R&B, inspirĂ© de (You can't hurry God) He's right on time titre de janvier 1953 des Gospel Harmonettes). Ces chansons sont rĂ©unies sur un album en aoĂ»t, Supremes Ă  go-go, oĂč l’on retrouve des standards de la Motown. Supremes Ă  go-go, classĂ© n°1, annonce une deuxiĂšme vague de hits aprĂšs celle de 1964-1965. You keep me hangin' on, un de leurs meilleurs morceaux, lancĂ© en octobre 1966, est un n°1 pop et R&B, suivi de Love is here and now you're gone, lancĂ© en janvier 1967, n°1 pop et R&B aussi. Le lp The Supremes sing Holland-Dozier-Holland est lancĂ© en mĂȘme temps : c'est un des derniers de la sĂ©rie avec ces compositeurs-rĂ©alisateurs artistiques (classĂ© n°6). You keep me hangin' on est de tous un de leurs morceaux les plus spectaculaires, avec une guitare funk et une basse vrombissante. Les paroles aussi ont changĂ© et cette fois-ci, c'est Diana Ross, devenue femme, qui dit avec rage « get out of my life! Â». Certains y voient le testament des Supremes : il avait d'ailleurs Ă©tĂ© prĂ©vu comme tel par la Motown, qui aurait officialisĂ© le dĂ©part de Ross le 29 septembre 1966 Ă  l’hĂŽtel Flamingo de Las Vegas.

Elles sont gagnĂ©es par la mode psychĂ©dĂ©lique, mais talonnĂ©es par le Memphis Sound et Aretha Franklin : on reproche aux Supremes de ne pas avoir su Ă©voluer dans la fin des annĂ©es 1960. Il est vrai que l’album suivant (enregistrĂ© fin 1966 et sorti en mai 1967), The Supremes sing Rodgers & Hart peut apparaĂźtre comme un erreur : d'ailleurs il avait Ă©tĂ© prĂ©vu en tant qu'album double et ne sortira finalement qu'en album simple. L’album se classe cependant n°3 R&B et n°20 pop. MĂȘme s’il se vend peu (135 000 exemplaires), The Supremes sing Rodgers & Hart, rĂ©alisĂ© par Gordy et Gil Askey, ne l’est pas dans la carriĂšre globale de Ross, qui sur son album de 1993 reprend toujours du Rodgers & Hart, rĂ©alisĂ© par Askey. Une des chansons les plus remarquables est Falling in love with love oĂč l’on entend Mary Wilson en plus de Ross. L’enregistrement de The Supremes sing Rodgers & Hart avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© d’une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision sur ABC Ă  laquelle ont participĂ© les Supremes. IntitulĂ©e Rodgers & Hart today, elle rĂ©unit des gens aussi divers que Petula Clark et Count Basie entre autres. Les Supremes y chantent sept chansons enregistrĂ©es durant l’étĂ© 1966.

C’est pour prolonger cette Ă©mission (finalement programmĂ©e le 11 mai 1967) que Berry Gordy a l’idĂ©e de faire enregistrer un album aux Supremes. Ce dernier est enregistrĂ© du 28 octobre au 3 novembre avec quelques retouches en janvier 1967 pour ĂȘtre finalement lancĂ© en mai 1967. Dans le mĂȘme genre que The Supremes sing Rodgers & Hart, The Supremes from Broadway to Hollywood prĂ©vu pour mars 1967 avait Ă©tĂ© lui aussi annulĂ©. En janvier 1967, elles enregistrent The Supremes sing & perform Disney classics, dont la sortie prĂ©vue pour juillet sera annulĂ©e. D'autres chansons seront enregistrĂ©es en septembre mais elles connaĂźtront le mĂȘme sort. En mars enfin elles enregistrent et lancent un autre n°1 pop (n°12 R&B), The happening, chanson du film du mĂȘme nom.

Le groupe devient le 28 juin 1967 Ă  Las Vegas Diana Ross & the Supremes en mĂȘme temps qu'est lancĂ©e une compilation (aoĂ»t 1967) de 20 titres dont The happening. Cette compilation intitulĂ©e Greatest hits est n°1 aux États-Unis et en Angleterre. Elle aurait due ĂȘtre suivie par Diana Ross & the Supremes on stage en dĂ©cembre, qui finalement ne sortira pas. En 1967 Florence Ballard est remplacĂ©e par Cindy Birdsong.

AprÚs avoir offert écrit dix numéro 1 pour les Supremes, les auteurs Holland-Dozier-Holland quittent Motown pour créer leurs maisons de disques, Hot Wax et Invictus.

Diana Ross & the Supremes

Florence Ballard, qui a de plus en plus de mal Ă  s'accommoder de Diana Ross soutenue par Gordy, est mise Ă  la porte et remplacĂ©e par Cindy Birdsong (ex-membre de Patti LaBelle & the Bluebelles nĂ©e le 15 dĂ©cembre Ă  Camden, dans le New Jersey). Cette dĂ©cision de Berry Gordy date d'avril 1967 et la premiĂšre apparition de Birdsong se fera discrĂštement et anonymement au Hollywood Bowl le 29 avril, sans problĂšme, mĂȘme si Birdsong n'a pas la mĂȘme prĂ©sence vocale que Ballard. Cette derniĂšre apparaĂźtra cependant encore au Copacabana en mai et Ă  l'Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e d'Ed Carson en mĂȘme temps, puis elle honore les engagements du groupe Ă  Los Angeles, Ă  partir du 13 juin et Las Vegas, Ă  partir du 28 juin. Officiellement, elle est remplacĂ©e en juillet, puis elle sera lachĂ©e sans mĂ©nagement par la Motown, qui lui fera abandonner tout droit sur son travail dans les Supremes et lui interdira d'utiliser son ex-appartenance au groupe comme argument publicitaire.

La nouvelle composition du groupe, le départ d'Holland, Dozier, Holland et le déménagement de la Motown de Détroit en Californie aprÚs les émeutes de 1967 (rendu définitif en 1971) affectent les ventes des Supremes dont la présence dans les classements et donc les ventes seront dorénavant irréguliÚres.

Les trois singles suivants, Ă©crits par H/D/H sont Reflections (n°2 pop et n°4 R&B), «In and out of love» (n°9 pop et n°6 R&B) et Forever Came Today (n°28 pop et n°17 R&B). Sortis respectivement en juillet, octobre 1967 et fĂ©vrier 1968, ils sont tirĂ©s de l'album Reflections. Cet album a Ă©tĂ© enregistrĂ© en mars 1967 pour les deux premiers hits et est sorti en mars 1968. C'est un album oĂč sont utilisĂ©s de nombreux effets Ă©lectroniques et contrairement aux apparences, c'est un bon album trĂšs moderne et trĂšs psychĂ©dĂ©lique, loin du classicisme des Supremes. Reflections sera suivi en aoĂ»t d'un autre album broadwayien, Diana Ross & the Supremes sing and perform «Funny girl» (n°150 en octobre 1968). En aoĂ»t sort «Live» at London's talk of the Town, album en public oĂč elles reprennent entre autres de nombreux standards de pop anglais, accompagnĂ© entre autresd'un pot-pourri de The lady is a tramp avec Let's get away from it all tout Ă  fait rĂ©ussi qui met en valeur les trois voix. «Live» at London's... se classe lui n°57, alors qu'il avait Ă©tĂ© n°6 en mars en Angleterre (oĂč il Ă©tait sorti avant Reflections). He, une de leurs chansons n’est pas incluse sur leurs albums mais sur In loving memory, un album oĂč se retrouvent tous les grands noms de la Motown sorti en aoĂ»t 1968 (et rĂ©Ă©ditĂ© en mars 1969 pour une bonne Ɠuvre des Gordy).

AprĂšs Some things you never get used to, lancĂ© en mai (n°30 pop et n°43 R&B), leur plus gros succĂšs de cette Ă©poque, Love child, est lancĂ© en septembre et il devient n°1 pop et n°2 R&B. Sur le single Love child, seule Diana Ross chante, accompagnĂ©e de choristes anonymes (les Andantes en fait) : la Motown montre dĂšs lors clairement ce qu'elle pense des Supremes en tant que groupe. Mary Wilson et Cindy Birdsong apprendront ce qu'elles ont Ă  chanter pour une Ă©mission d'Ed Sullivan ! NĂ©anmoins l'une comme l'autre touchent la mĂȘme somme de royalties que Diana Ross : Wilson encore maintenant, et Birdsong jusqu'en 1972 quand elle quitte le groupe et signe un «arrangement» du genre de celui que Ballard avait signĂ©.

AprĂšs Love child nĂ©anmoins, leur succĂšs auprĂšs des radios n'est plus ce qu'il a Ă©tĂ© : la musique et l’état d’esprit de la fin des annĂ©es 1960 se durcissent et les Supremes brillamment superficielles ont du mal Ă  s'adapter. Suivra ensuite une longue collaboration de quatre albums particuliĂšrement rĂ©ussis, avec les Temptations. Le moteur avait Ă©tĂ© un arrangement entre B. Gordy et la chaĂźne NBC qui donnerait naissance au projet «T.C.B.», prĂ©sentĂ© d'abord Ă  l’émission d'Ed Sullivan. Le premier album est Diana Ross & the Supremes join the Temptations (novembre 1968, n°2), lancĂ© parallĂšlement au single I'm gonna make you love me (n°2 pop et R&B). L'album suivant, sorti en dĂ©cembre 1968, est The original soundtrack from TCB starring Diana Ross & the Supremes with the Temptations, bande originale de la premiĂšre Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e en couleurs, du 9 dĂ©cembre. Les uns comme les autres y reprennent leurs hits et d'autres standards. L'album se classe n°1. Puis en mai 1969 les Supremes sortent un album Ă  elles, Let the sunshine in. Suivra en aoĂ»t le single avec les Temptations, The weight classĂ© n°46 pop et n°33 R&B, tirĂ© du lp Together de septembre 1969 (classĂ© n°28 aux États-Unis et en Angleterre).

Sur cet album Mary Wilson chante le superbe Can't take my eyes off of you, reprise du succĂšs de Frankie Valli de 1967. Elle chante en duo avec Eddie Kendricks, ce qui en fait la chanson la plus rĂ©ussie de l'album. Sa voix voilĂ©e et son trĂšs beau timbre sont joliment mis en valeur et peuvent mĂȘme faire oublier que Wilson a bien peu de rĂ©serve vocale et qu'elle ne maĂźtrise pas trĂšs bien sa respiration -particuliĂšrement visibles dans la version solo sortie sur le coffret The Supremes en 2000. 1969 est aussi le moment oĂč D. Ross est associĂ©e Ă  la dĂ©couverte des Jackson 5 qu'elle prĂ©sente Ă  une fĂȘte de 300 personnes au Daisy Club d'Hollywood. Les Jackson 5 feront alors partie du spectacle des Supremes, le 16 aoĂ»t au Forum de L.A., puis au Hollywood Palace en octobre 1969. La publicitĂ© de la Motown insistera sur le fait que c'est Ross en tournĂ©e qui a dĂ©couvert les Jackson, ce qui est trĂšs exagĂ©rĂ© quand on sait qu’ils ont Ă©tĂ© dĂ©couverts par Gladys Knight et que c'est Bobby Taylor qui les a amenĂ©s Ă  DĂ©troit pour leur faire passer une audition : nĂ©anmoins leur premier album sera Diana Ross presents Jackson 5, avec quelques lignes Ă©crites par elle.

Le départ de Diana Ross

Diana Ross en 1990

L'annĂ©e se termine en octobre avec le dernier n°1 (pop et R&B) des Supremes avec Ross Someday we'll be together, une chanson joliment arrangĂ©e qui sanctionnait justement le fait qu'elles ne seraient plus jamais ensemble. Cette chanson tirĂ©e de l'album Cream of the crop, sorti en novembre, avait Ă©tĂ© enregistrĂ©e par Ross avec un chƓur d'oĂč se dĂ©tachent Julia et Maxine Waters mais sans Wilson ni Birdsong, car il avait Ă©tĂ© prĂ©vu comme le premier single solo de Diana Ross. On entend aussi sur ce disque la voix du rĂ©alisateur artistique Johnny Bristol. Ce sera un trĂšs gros succĂšs, leur quatriĂšme «instant million-seller», qui se vendra Ă  2 millions d'exemplaires. Pour Berry Gordy il Ă©tait fondamental que l’adieu de Ross aux Supremes se fasse sur un n°1 et l'album Cream of the crop est typique des petits arrangements commerciaux de la Motown. Il existe deux versions des chansons de l'album : une avec Ross, l'autre avec sa future remplaçante Jean Terrell. Si c'est la version avec Ross qui est sortie, c'est grĂące au numĂ©ro 1 obtenu par Someday we'll be together. Dans le cas contraire, la Motown aurai lancĂ© These things will keep me loving you, finalement sur le premier album solo de Ross. Le classement au sommet des charts de Someday we'll be together a ainsi ouvert la voie Ă  Up the ladder to the roof devenu par consĂ©quent le premier single des Supremes sans Ross et terminĂ© seulement 24 heures avant l'enregistrement de l'Ă©mission d'Ed Sullivan.

Les Supremes terminent leur carriĂšre avec Diana Ross par le quatriĂšme album en collaboration avec les Temptations, Gettin' it together, the original TV soundtrack from «On Broadway» (novembre, enregistrĂ© en septembre), suivi d'un Greatest hits, volume III ne concernant que la pĂ©riode Diana Ross & the Supremes (Ă  partir de 1968), sorti en dĂ©cembre, au moment oĂč, le 21, elles faisaient leur douziĂšme apparition Ă  l'Ă©mission d'Ed Sullivan. Enfin elles sortent un double album en public en avril 1970, Farewell, rebaptisĂ© en juillet 1982 Captured live on stage ! Ce dernier album est celui de leur spectacle d'adieux Ă  l'hĂŽtel Frontier Ă  las Vegas le 14 janvier 1970. Il avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© d'adieux de Diana Ross le 21 dĂ©cembre 1969 lors de l'Ă©mission d'Ed Sullivan. Elle sera remplacĂ©e pour la suite par Jean Terrell (nĂ©e le 26 novembre 1942 au Texas), sƓur du boxeur Ernie Terrell et belle-sƓur de Tammi Terrell. Elle avait Ă©tĂ© dĂ©couverte par la Motown en juin 1969 et le premier projet avait Ă©tĂ© en fait d'en faire une artiste solo. Elle sera prĂ©sentĂ©e au public lors du spectacle de Farewell mĂȘme si juste aprĂšs B. Gordy continuait Ă  penser qu'elle n'Ă©tait pas Ă  sa place dans le groupe et voulait la remplacer par Syreeta. Birdsong et surtout Wilson s'y Ă©taient formellement opposĂ©es, ce qui sera une nouvelle source d'affrontements avec Gordy et un nouveau prĂ©texte de sa part pour se dĂ©sintĂ©resser du groupe. L'album Farewell, classĂ© n°46 aux États-Unis, n'est pas particuliĂšrement original si ce n'est qu'elles y interprĂštent joliment deux standards de comĂ©die musicale, It's alright with me et Big spender .

Les années 70

AprĂšs le dĂ©part de Diana Ross, les quatre premiers albums du trio produiront des singles disques d'or (1970-1972). ParallĂšlement, Berry Gordy associa les Supremes aux Four Tops dĂšs la fin de 1970 pour une version agrĂ©able de «River deep, mountain high», des Ă©missions tĂ©lĂ©visĂ©es et trois disques. Mary Wilson passera les annĂ©es 1970 Ă  lutter pour les Supremes de maniĂšre dĂ©sordonnĂ©e tandis que Florence Ballard traverse une suite de crises qui aboutissent Ă  sa mort le 22 fĂ©vrier 1976. Le groupe continuera jusqu'en 1977 avec la seule Mary Wilson qui commencera peu aprĂšs une brĂšve carriĂšre solo (1979) sans cependant avoir le droit d'utiliser le nom de Supremes dans sa promotion, source de nombreuses poursuites judiciaires contre la Motown jusqu'en 1990, annĂ©e oĂč Wilson renoncera. Le succĂšs lui viendra autrement en 1986, quand elle publie sa version de l'histoire des Supremes jusqu'en 1970, sous le titre Dreamgirl, my life as a Supreme. Ce livre connaĂźtra d'ailleurs une suite en 1990, Supreme faith : someday we'll be together, livre au succĂšs bien moindre cependant. L’un et l’autre sont sa perception de l’histoire des Supremes, et s’ils ne sont pas inintĂ©ressants, ils sont nĂ©anmoins la marque d’un tĂ©moignage finalement trĂšs suspect oĂč Wilson se rĂ©vĂšle sous son jour le moins flatteur. Leur succĂšs hypothĂšquera profondĂ©ment l’image de Ross aux États-Unis. Mais il Ă©tablira un fonds de commerce pour Wilson qui remontera inlassablement au front mĂ©diatique pour dĂ©molir Ross.

Le premier album des Supremes sans Ross est Right on (avril 1970, n°4 R&B et n°25 pop). Il avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© en fĂ©vrier du single Up the ladder to the roof (n°5 R&B, n°10 pop, 800 000 exemplaires, plus que le premier Ross solo, et une apparition Ă  l'Ă©mission d'Ed Sullivan). C'est un album agrĂ©able avec les bons Everybody's got the right to love (le second single, sorti en juillet et classĂ© n°11 R&B, 21 pop) et Wait a minute before you leave me.

En septembre 1970 sort The Magnificent seven avec les Four Tops (n°18 R&B, n°113 pop). Il est suivi du single River deep - mountain high en novembre (n°7 R&B, n°14 pop). La version du single est raccourcie par rapport à celle de l'album, pratique qui commence seulement à poindre. Malgré un trÚs réussi Baby (You've got what it takes) avec une petite apparition réjouissante de Mary Wilson, cette association est néanmoins moins intéressante que celle des Supremes avec les Temptations auparavant.

L'annĂ©e 1970, bien chargĂ©e pour les Supremes, se termine par le lancement du single Stoned love (n°1 R&B, n°7 pop) et de l'album d'oĂč il est extrait, ways... but love stays (n°12 R&B, n°68 pop). Dans cet album, on trouve des reprises de Bridge over troubled water (superbe grĂące Ă  Mary Wilson) et de Na na hey hey kiss him goodbye.

En avril 1971, sort Nathan Jones (n°8 R&B, n°16 pop) et en mai You gotta have love in your heart. Ce dernier single est extrait de The return of the Magnificent seven (n°18 R&B, n°154 pop), avec les Four Tops, tandis que Nathan Jones est extrait de Touch (n°6 R&B, n°85 pop). Les deux albums sont sortis en juin. Nathan Jones est un titre aux effets originaux qui rompt avec le reste des chansons du groupe qui restent dans l'esprit des annĂ©es 1960. Ce titre est avec Touch, single sorti en septembre, l'intĂ©rĂȘt de l'album.

En dĂ©cembre 1971, elles sortent le single Floy joy qui rappelle sous certains cĂŽtĂ©s Where did our love go (n°5 R&B, n°16 pop) et leur troisiĂšme album avec les Four Tops, Dynamite (n°21 R&B, n°160 pop). En avril 1972, sort Automatically sunshine (n°21 R&B, n°37 pop) et en mai l'album Floy joy (n°12 R&B, n°54 pop). En juillet, sort un troisiĂšme single extrait de Floy joy, Your wonderful sweet sweet love (n°22 R&B, n°59 pop). Cet album sera le dernier avec Cindy Birdsong, dorĂ©navant remplacĂ©e par Lynda Laurence ; cette derniĂšre est cependant photographiĂ©e pour la pochette du lp Floy joy alors qu'elle n'y chante pas. Les petits trucages coutumiers des Supremes et de la Motown continuent. Entre Dynamite et Floy joy aurait dĂ» prendre place un autre lp, Promises kept, mais il ne sera pas Ă©ditĂ©. Par contre une vingtaine de chansons de cette Ă©poque refera surface par la suite dans des rĂ©Ă©ditions.

L'album The Supremes produced and arranged by Jimmy Webb (1972) rĂ©alisĂ© par Jimmy Webb, trĂšs remarquĂ© par la critique, rompt heureusement avec le classicisme, avec des chansons superbes comme Paradise ou Silent voices. Cette derniĂšre est une chanson italienne dont le titre d’origine est La voce del silenzio (et non Il voce de silenzio comme il est Ă©crit sur l’album) dont la version en anglais avait Ă©tĂ© popularisĂ©e par Dionne Warwick en 1968. Une lĂ©gĂšre dĂ©ception : la reprise de Cheap lovin' ne vaut pas la version de Thelma Houston de 1969. C'est la premiĂšre fois que les Supremes font appel Ă  un rĂ©alisateur artistique extĂ©rieur Ă  leur maison de disques. NĂ©anmoins, on trouve sur l'album un titre que Webb n'a pas rĂ©alisĂ©, I guess I'll miss the man, rĂ©alisĂ© par Deke Richards et Sherlie Matthews. Ce titre tirĂ© de Pippin, comĂ©die musicale produite par la Motown, est d'ailleurs absurdement le 45 tours extrait de l'album. L'album, dont le titre originel aurait dĂ» ĂȘtre le peut-ĂȘtre plus appropriĂ© Beyond myself, est loin d'ĂȘtre un succĂšs et il rejoint Funny girl et les trois disques avec les Four Tops en tant que recalĂ©s au Top 100 des albums pop (n°27 R&B, 129 pop).

C’est le premier vrai Ă©chec des Supremes sans Ross qui ont jusqu’alors rĂ©ussi Ă  bien faire Ă©voluer le mythe avec ces demi-classiques que sont Up the ladder to the roof, Stoned love, Nathan Jones et Floy joy. ParallĂšlement les disques de Ross n’avaient pas un immense succĂšs ; par contre Ă  partir de 1973 la situation s’inverse et il faudra attendre 1976 pour voir les Supremes et Ross avoir en mĂȘme temps du succĂšs.

AprĂšs l'expĂ©rience avec Jimmy Webb, elles sortiront le 45 tours isolĂ© Bad weather, co-Ă©crit et rĂ©alisĂ© par Stevie Wonder (mars 1973). La face 2 du 45 tours est un titre dĂ©jĂ  connu : Oh be my love extrait de Floy joy pour les États-Unis et It’s so hard for me to say goodbye extrait de Touch pour l’Angleterre. Le single se classe n°74 R&B, n°87 pop et n°37 en Angleterre. L’absence de face 2 originale est bien sĂ»r Ă©tonnante surtout quand on sait que la Motown avait en rĂ©serve de trĂšs nombreuses chansons qu’elle avait fait enregistrer aux Supremes. Qu’il n’y ait pas plus d’album est aussi un mystĂšre. Seul sortira l’enregistrement d’un concert donnĂ© au Japon en juin 1973. NĂ©anmoins, l’album In Japan ! ne sort qu’au Japon et dans une version raccourcie en Angleterre. Il est rĂ©Ă©ditĂ© dans son intĂ©gralitĂ© en Ă©dition limitĂ©e en 2004 par Hip-O select.

Puis Jean Terrell et Lynda Laurence partiront ; la voix principale est dorĂ©navant Scherrie Payne (la sƓur de Freda Payne), souvent Ă  Ă©galitĂ© avec Mary Wilson : l'harmonie de ces deux timbres donne de trĂšs beaux effets soul, auxquels J. Terrell n'arrivait pas et que D. Ross ne prĂ©tendait pas atteindre. La troisiĂšme Supreme sera Cindy Birdsong, qui fait son retour.

Jean Terrell fera plus tard une experience solo sans grand relief (I had to fall in love chez A&M en 1978) oĂč elle tend vers une variĂ©tĂ© plus conventionnelle laissant beaucoup la place aux ballades. L’album rĂ©alisĂ© par Bobby Martin est rĂ©Ă©ditĂ© en cd en Angleterre en 2006.

Les Supremes ne refont surface qu'en 1975, aprĂšs deux ans de chantage au renouvellement de contrat de la part de la Motown. L'album The Supremes (n°25 R&B, n°152 pop) contient He's my man, un excellent titre proto-disco rĂ©alisĂ© par Greg Wright. C'est leur meilleur titre avec This is why I believe in you, chanson superbement gospel, qui paradoxalement annonce le Love masterpiece de Thelma Houston. Écrite par M. & B. Sutton et P. Sawyer, elle est rĂ©alisĂ©e par Hal Davis. L'album et le single He's my man, sortis en juin, seront suivis en octobre d'un autre single Where do I go from here. He's my man et This is why I believe in you seront conjointement n°1 disco.

Elles aborderont le vrai disco en 1976 avec deux titres agrĂ©ables I'm gonna let my heart do the walking et You're my driving wheel, sur des albums rĂ©alisĂ©s par Brian Holland. I'm gonna let my heart do the walking, sortie en mai, se classera n°25 R&B, n°40 pop et n°3 disco. C'est le single tirĂ© de High energy (sorti en avril, n°24 R&B, n°42 pop), dernier album oĂč chante Cindy Birdsong. Elle est progressivement remplacĂ©e par Susaye Greene, dont la voix est rajoutĂ©e sur I'm gonna let my heart do the walking et la chanson-titre, High energy. Susaye Greene, ancienne choriste d'Harry Belafonte, Ray Charles (ex-Raelette) et Stevie Wonder (Wonderlove), prendra dĂ©finitivement la place de Birdsong sur l'album suivant. Comme F. Ballard et J. Terrell avant elle, C. Birdsong devra d'ailleurs renoncer Ă  ses royalties.

En octobre, sort You're my driving wheel et l'album d'oĂč elle est extraite, Mary, Scherrie & Susaye (n°61 R&B, n°112 pop). Ce dernier album est peut-ĂȘtre leur meilleur avec les discos motowniens You're my driving wheel (n°29 disco), qui reprend une certaine ligne rythmique d'I'm gonna let my heart do the walking, Let yourself go (second single, sorti en fĂ©vrier 1977), Come into my life et Love I never knew you could feel so good. Elles reprennent aussi sur cet album You are the heart of me, une chanson originellement chantĂ©e par Dionne Warwick en 1973. La version que les Supremes donnent de cette ballade est plutĂŽt plus rĂ©ussie, avec, en fond, une basse discrĂšte mais nettement disco.

En 1977 Scherrie Payne chante trois chansons sur la B.O. du film français oĂč joue Jodie Foster, Moi, Fleur Bleue : Fly, La conga et When I looked at your face. Fly' sort en single Ă  la Motown avec When I looked at your face comme face 2.

En juillet 1978, sort une compilation des Supremes 1970-1976 intitulée At their best. Elle contient dix titres dont deux inédits, The sha-la bandit et Love train.

AprĂšs un long procĂšs avec la Motown, Mary Wilson sort en 1979 son album solo, Mary Wilson. Il est malheureusement rĂ©alisĂ© par Hal Davis qui ne lui fait guĂšre faire qu'un disco-Motown sans grand relief. L'album reste nĂ©anmoins de qualitĂ© en particulier le bon single Red hot, un disco syncopĂ© qui, malgrĂ© la voix, la basse et le piano accrocheurs, ne s'est vendu qu'Ă  6120 unitĂ©s (sorti en septembre en Angleterre et en octobre aux États-Unis). Deux 12" sortent sous le mĂȘme numĂ©ro de code : un avec la version album au Canada et un autre avec un remix lĂ©gĂšrement plus long aux États-Unis. Une curiositĂ© : le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone dont parle Wilson dans la chanson, Beechwood 6-5789, est une rĂ©fĂ©rence au titre d'un succĂšs des Marvelettes de 1962 (Beechwood 4-5789).

Scherrie Payne et Susaye Greene sortent peu aprĂšs leur disque solo, Partners (1979). Il contient neuf chansons dont une avec Ray Charles (Luvbug). C'est un Ă©chec et aprĂšs cela S. Payne et S. Greene chanteront comme choristes.

Les derniÚres années

Les Supremes avec Diana Ross figurent parmi les artistes les plus importants des annĂ©es 1960, mais surtout comme la formation vocale amĂ©ricaine la plus apprĂ©ciĂ©e de tous les temps aux États-Unis. En septembre 1977 la compilation Diana Ross & the Supremes : 20 golden greats est n°1 en Grande-Bretagne pendant sept semaines. Et en dĂ©cembre 1981, juste revanche sur Hair qui en avait fait la satire, une comĂ©die musicale inspirĂ©e par la carriĂšre du trio Dreamgirls commença la sienne Ă  Broadway Ă  l'Imperial Theatre, avec Sheryl Lee Ralph et Jennifer Holliday dans les rĂŽles respectifs de chanteuses rappelant Ross et Ballard (plus de 1500 reprĂ©sentations). Et le 6 mai 1983, le groupe se rĂ©unit pour le 25° anniversaire de la Motown, avant de reprendre une derniĂšre fois la route avec Wilson.

Trente ans aprĂšs leurs dĂ©buts, les «girls» comme le prĂ©sentateur TV Ed Sullivan les avait surnommĂ©es, dĂ©tiennent toujours le record du groupe amĂ©ricain ayant vendu le plus de disques dans son pays (plus de 50 millions), et de l'artiste ayant alignĂ© douze n°1 dont cinq d'affilĂ©e. Autre record : 16 singles ayant dĂ©passĂ© le million de ventes, Ă  une Ă©poque oĂč la Motown produisait un tiers des singles nord-amĂ©ricains. Ces records n'ont Ă©tĂ© dĂ©passĂ©s que par Elvis Presley et les Beatles. Elles ont Ă©tĂ© admises, aprĂšs une cĂ©rĂ©monie au Waldorf-Astoria en janvier 1988, au «Rock and Roll Hall of Fame».

Diana Ross elle, entreprit une carriÚre solo de trÚs grande envergure, sans jamais renier les Supremes. Elle est devenue la grande chanteuse de soul music des années 1970 et poursuit une carriÚre luxueuse et distinguée, proche de la grande variété internationale. Elle accumule les hits, assez irréguliÚrement mais finalement sûrement, puisqu'elle devient la chanteuse avec le plus de numéros 1 et de disques vendus de l'histoire du livre Guiness des records.

La grande affaire de l'Ă©tĂ© 2000 est une tournĂ©e de Ross avec deux ex-Supremes, Scherrie Payne et Lynda Lawrence, qui sera nĂ©anmoins interrompue avant d'arriver Ă  son terme. On peut en effet s'Ă©tonner de voir Ross avec deux chanteuses du groupe des annĂ©es 1970. D'un autre cĂŽtĂ© quel rĂŽle avaient rĂ©ellement Mary Wilson et Cindy Birdsong au-delĂ  des «baby, baby» ? La tournĂ©e n’a pas Ă©tĂ© un grand succĂšs mais on a pu voir Diana Ross chanter Amazing grace en duo avec son fan Luther Vandross le 14 juin et The best years of my life (un titre de Ross de 1993). Cette tournĂ©e a Ă©tĂ© l’occasion de sarcasmes dans une partie de la presse, alimentĂ©e par Mary Wilson qui n’a finalement rien d’autre Ă  faire (Wilson avait de plus refusĂ© de participer Ă  la tournĂ©e sous prĂ©texte qu'elle ne touchait pas la mĂȘme somme d'argent que Ross alors que cette derniĂšre devait couvrir tous les frais ; le refus de Wilson a ainsi entraĂźnĂ© celui de Birdsong).

Compilations et rééditions

De trĂšs nombreuses compilations des Supremes avec Diana Ross ont Ă©tĂ© publiĂ©es : en 1974 (Anthology, trois vinyls, n°24 R&B et n°66 pop), 1977 (20 golden greats, n°1 en Angleterre), 1979, 1983, 1984 ,deux en 1985 et une en 1986 (25th anniversary, n°61 R&B et n°112 pop aux États-Unis), puis bien d’autres aprĂšs. On trouve par exemple plusieurs compilations des Supremes avec le nom d’Anthology. La premiĂšre est un triple vinyl de mai 1974 avec 35 titres allant de 1962 Ă  1969 (30 succĂšs et 5 reprises). Un double compilation est sortie avec le mĂȘme nom en 1995.

Elle contient 52 titres depuis 1961 jusqu’à la fin du groupe en 1976. Une troisiĂšme enfin est sortie en 2001 avec 50 titres qui vont de 1961 Ă  1969. À l’instar de celle de 1974, cette derniĂšre contient en plus des hits des reprises que les Supremes ont faites de grands classiques. Sur le vinyl 25th anniversaryon trouve 20 titres connus et 22 inĂ©dits (triple vinyl sorti en mars) et sur le cd 24 titres connus et 26 titres inĂ©dits (deux cd sortis en octobre). Cette compilation a Ă©tĂ© la premiĂšre faite dans un esprit de collectionneur avec un livret vraiment dĂ©taillĂ©. L’avalanche d’inĂ©dits pas forcĂ©ment repris sur les compilations ultĂ©rieures fait de 25th anniversary un disque qui continue Ă  ĂȘtre intĂ©ressant. La premiĂšre compilation composĂ©e uniquement d’inĂ©dits est The never before released masters, sortie en 1987 et non-rĂ©Ă©ditĂ©e depuis. Elle contient 27 chansons enregistrĂ©es entre 1961 et 1969. L’impression d’ensemble que l’on a Ă  l’écoute de ce disque est Ă©tonnamment positive et on peut se demander pourquoi la Motown n’a pas publiĂ© ces chansons en leur temps. Bien sĂ»r, Ă  cĂŽtĂ© de rĂ©ussites comme Am I asking too much, certaines comme Whistle while you work sont plus faibles mais celles-ci sont minoritaires.

Fin aoĂ»t 2000 sort la compilation des Supremes la plus luxueuse simplement intitulĂ©e The Supremes. C'est un coffret de 4 cd (89 chansons : trois cd avec Ross et un sans elle) avec en plus sur 25 000 unitĂ©s une cinquiĂšme cd de onze titres en public. Cette compilation a l'originalitĂ© d'ĂȘtre la premiĂšre Ă  prĂ©senter un vaste panorama du groupe de 1959 Ă  1976 sans s'arrĂȘter ou commencer au dĂ©part de Ross comme toutes les compilations qui l'avaient prĂ©cĂ©dĂ©e (sauf Anthology de 1995 avec 10 titres des Supremes sans Ross sur les 52). Elle est d'ailleurs intitulĂ©e « The Supremes Â» et non « Diana Ross & the Supremes Â». IndĂ©pendamment des hits on y trouve des versions inĂ©dites. Une curiositĂ© : dĂ©but 2004 sort The #1’s avec quatorze chansons des Supremes, une des Supremes sans Ross, huit de Ross en solo et une version supplĂ©mentaire de You keep me hangin’ on remixĂ©e par Almighty. Cette compilation se classe n°72 pop et n°63 R&B en 2004, ce qui n’est finalement pas si mal quarante ans aprĂšs Where did our love go..

Au printemps 2008 sort Let the music play, Supremes rarities dans la sĂ©rie «Lost and found» de la Motown/Hip-O select. Avec 47 titres et un supplĂ©mentaire d’extraits promotionnels destinĂ©s aux radio, cette compilation est la plus riche de toutes avec des versions de chansons connues (une trĂšs bonne You can’t hurry love, Back in my arms again, Someday we’ll be together) ou des inĂ©dits (une trĂšs bonne Autumn leaves, Satisfaction, MacArthur park). Le livretde 32 pages est trĂšs dĂ©taillĂ© ; il recense aussi les inĂ©dits dĂ©jĂ  publiĂ©s et donne une liste de chansons prĂ©tendument inĂ©dites des Supremes qu’elles n’ont en fait jamais enregistrĂ©es. Cette liste tord le cou Ă  celle que Mary Wilson avait donnĂ©e dans livres : des 120 chansons de la liste de Wilson, 80 sont ainsi Ă©liminĂ©es. De la quarantaine restante sept sont sur la compilation «Lost and found» et douze sont des Supremes sans Ross (donc non-comptabilisĂ©es sur la compilation «Lost and found» qui est clairement une compilation de «Diana Ross and the Supremes 1960-1969»).

Il existe aussi des compilations gĂ©nĂ©rales de la Motown qui contiennent des chansons inĂ©dites des Supremes. Parfois ces derniĂšres sont finalement intĂ©grĂ©es Ă  des disques des Supremes mais ce n’est pas une rĂšgle. En janvier 1979 sort le vinyl From the vaults avec Take me where you go. Une version diffĂ©rente de cette chanson sera disponible sur The Supremes en 2000 et une troisiĂšme sur Let the music play, Supremes rarities en 2008. En fĂ©vrier 1986 sort Never before released masters from today’s brightest stars – the 1960’s avec The tears et Stay in my lonely arms des Supremes. On retrouvera The tears sur Anthology de 2001. En 1986 toujours sort une compilation gĂ©nĂ©rale des chansons chantĂ©es dans d’autres langues que l’anglais. AppelĂ©e Motown around the world elle contient cinq chansons des Supremes : Moonlight and kisses (en allemand), Thank you darling, thank you baby (en allemand)/Johnny und Joe (Come see about me en allemand) et L'amore verrĂ  (You can't hurry love en italien)/Se il filo spezzerai (You keep me hangin’ on en italien).

Ces chansons sont trois 45 tours sortis durant l’étĂ© 1965 pour ceux en allemand et en 1967 pour celui en italien. Il manque cependant la face 2 de Moonlight and kisses, Baby, baby wo ist unsere Liebe (Where did our love go en allemand). Ces chansons resteront inĂ©dites par la suite et ne seront que nommĂ©es dans The Supremes (2000). Sur The ultimate rarities collection 1 : Motown sings Motown treasures (1998), on a In my lonely room et Can I get a witness (une version diffĂ©rente pour cette derniĂšre de celle parue sur The never before released masters). Enfin sur Motown celebrates Sinatra (1998) on a Strangers in the night. À ceci s’ajoutent les chansons de NoĂ«l (voir le disque de NoĂ«l).

Les Supremes sans Ross ont aussi droit Ă  des compilations. La premiĂšre est sortie en vinyl en juillet 1978, sous le titre At their best. Elle contient dix titres qui sont dans l'ordre du disque : Stoned love, I'm gonna let my heart do the walking, Floy joy, Nathan Jones, The sha-la bandit (inĂ©dit), Up the ladder to the roof, You're my driving wheel, Everybody's got the right to love, Bad weather et Love train (inĂ©dit). Tous ces titres se retrouveront en 1991 sur The Supremes 70's, greatest hits and rare classics, avec 12 autres supplĂ©mentaires ; cette compilation, prĂ©vue Ă  l'origine en tant que double cd, existe finalement en trois versions diffĂ©rentes : cd nord-amĂ©ricain, cd europĂ©en et cassette nord-amĂ©ricaine (de 19 titres pour cette derniĂšre) diffĂ©rent sensiblement dans le choix des chansons ou mĂȘme des versions des chansons. La mĂȘme annĂ©e 1991, la Motown sort Best of the Supremes & Four Tops, qui compile 12 titres extraits des trois albums faits ensemble par les deux groupes (le cd contient plus de titres). Mais la compilation la plus complĂšte des Supremes sans Ross est le double cd The ‘70s anthology (sorti en 2002).

Hip-O select a sorti fin 2006 This is the story, the ‘70s albums, vol. 1 un triple cd qui compile les cinq premiers albums des Supremes avec Jean Terrell, treize chansons inĂ©dites qui auraient dĂ» faire partie de l’album Promises kept annulĂ© et les chansons isolĂ©es May his love shine forever, Bad weather et Love train.

Liste récapitulative des membres des Primettes/Supremes

RĂ©capitulatif des chanteuses RĂ©capitulatif des formations
  • Diana Ross (1959-1970)
  • Mary Wilson (1959-1977), seule parmi les dix chanteuses Ă  avoir appartenu Ă  toutes les formations successives
  • Florence Ballard (1959-1967)
  • Betty McGlown (1959-1960)
  • Barbara Martin (1960-1962)
  • Cindy Birdsong (1967-1972 puis 1974-1976)
  • Jean Terrell (1970-1973)
  • Lynda Laurence (1972-1973)
  • Scherrie Payne (1973-1977)
  • Susaye Greene (1976-1977)
  • 1959-Ă©tĂ© 1960 : The Primettes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard, Betty McGlown
  • Ă©tĂ© 1960-janvier 1961 : The Primettes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard, Barbara Martin
  • janvier-dĂ©cembre 1961 : The Supremes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard, Barbara Martin
  • dĂ©cembre 1961-juin 1967 : The Supremes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard
  • juillet 1967-janvier 1970 : Diana Ross & The Supremes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Cindy Birdsong
  • janvier 1970-avril 1972 : The Supremes :
    Mary Wilson, Cindy Birdsong, Jean Terrell
  • avril 1972-octobre 1973 : The Supremes :
    Mary Wilson, Jean Terrell, Linda Laurence
  • octobre 1973-janvier 1976 : The Supremes :
    Mary Wilson, Cindy Birdsong, Scherrie Payne
  • janvier 1976-juillet 1977 : The Supremes :
    Mary Wilson, Scherrie Payne, Susaye Greene

Discographie

The Supremes

  • 1963: Meet The Supremes
  • 1964: Where Did Our Love Go?
  • 1964: A Bit Of Liverpool'
  • 1965: The Supremes Sing Country, Western & Pop
  • 1965: We Remember Sam Cooke
  • 1965: More Hits By The Supremes
  • 1965: The Supremes At The Copa
  • 1965: Merry Christmas
  • 1966: I Hear A Symphony
  • 1966: The Supremes A Go-Go
  • 1967: The Supremes Sing Holland-Dozier-Holland
  • 1967: The Supremes Sing Rogers & Hart

Diana Ross & The Supremes

  • 1967: Diana Ross and the Supremes Greatest Hits (Volumes 1 & 2)
  • 1968: Reflections
  • 1968: Diana Ross & the Supremes Sing And Perform Funny Girl
  • 1968: Live At London’s Talk Of The Town
  • 1968: Love Child
  • 1968: Diana Ross & the Supremes Join the Temptations
  • 1968: TBC (The Original Sound Track From) - (Diana Ross & The Supremes With The Temptations)
  • 1969: Let The Sun Shine In
  • 1969: Together (Diana Ross & The Supremes With The Temptations)
  • 1969: Cream Of The Crop
  • 1969: On Broadway (Diana Ross & The Supremes With The Temptations)
  • 1969: Diana Ross & The Supremes Greatest Hits (Volume 3)
  • 1970: Farewell


The (New) Supremes

  • 1970: Right On
  • 1970: The Magnificent 7 (The Supremes & The Four Tops)
  • 1970: New Ways But Love Stays
  • 1971: The Return Of The Magnificent Seven (The Supremes & The Four Tops)
  • 1971: Touch
  • 1971: Dynamite (The Supremes & The Four Tops)
  • 1972: Floy Joy
  • 1972: The Supremes Produced and Arranged by Jimmy Webb
  • 1973: The Supremes Live! In Japan (Ă©dition originale au Japon seulement)
  • 1975: The Supremes
  • 1976: High Energy
  • 1976: Mary, Scherrie & Susaye
  • 1978: At Their Best (Greatest Hits)'


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