Telecommunications

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Telecommunications

Télécommunications

Les tĂ©lĂ©communications sont dĂ©finies comme la transmission Ă  distance d’informations avec des moyens Ă  base d'Ă©lectronique et d'informatique. Ce terme a un sens plus large que son acception Ă©quivalente officielle « communication Ă©lectronique Â». Elles se distinguent ainsi de la poste qui transmet des informations ou des objets sous forme physique.

Dans les débuts des télécommunications modernes, des inventeurs comme Antonio Meucci, Alexander Graham Bell ou Guglielmo Marconi ont mis au point des dispositifs de communication comme le télégraphe, le téléphone ou la radio. Ceux-ci ont révolutionné les moyens traditionnels tels que les pavillons ou le télégraphe optique Chappe.

A l'époque actuelle, les télécommunications concernent généralement l'utilisation d'équipements électroniques associés à des réseaux analogiques ou numériques comme le téléphone fixe ou mobile, la radio, la télévision ou l'ordinateur. Celles-ci sont également une partie importante de l'économie et font l'objet de régulations au niveau mondial.

Sommaire

Généralités

Étymologie

Le mot tĂ©lĂ©communications vient du prĂ©fixe grec tele- (τηλΔ-), signifiant loin, et du latin communicare, signifiant partager[1]. Le mot tĂ©lĂ©communication a Ă©tĂ© utilisĂ© pour la premiĂšre fois en 1904 par Édouard EstauniĂ©, ingĂ©nieur aux Postes et TĂ©lĂ©graphes, directeur de 1901 Ă  1910 de l'Ă©cole professionnelle des Postes et TĂ©lĂ©graphes (ancĂȘtre de l'École nationale supĂ©rieure des tĂ©lĂ©communications), dans son TraitĂ© pratique de tĂ©lĂ©communication Ă©lectrique[2].

DĂ©finition

Les télécommunications (abrév. fam. télécoms), sont considérées comme des technologies et techniques appliquées et non comme une science.

On entend par tĂ©lĂ©communications toute transmission, Ă©mission et rĂ©ception Ă  distance, de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toutes natures, par fil Ă©lectrique, radioĂ©lectricitĂ©, liaison optique, ou autres systĂšmes Ă©lectromagnĂ©tiques[3].

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire des tĂ©lĂ©communications.

Origine des télécommunications

Les moyens simples naturels anciens comme la parole ou les signaux à vue, permettent de communiquer à courte distance. Le besoin de communiquer à plus grande distance dans les sociétés humaines organisées a amené trÚs vite à développer des télécommunications primitives: tambours, signaux de fumée, langage sifflé, etc..

Certains de ces types de communications, comme les pavillons, sĂ©maphores ou hĂ©liographes sont encore utilisĂ©s dans la marine, mĂȘme si cet usage est devenu marginal.

Télégraphe et téléphone

Le téléphone d'Alexander Graham Bell au musée des Arts et Métiers à Paris.

Bien que la communication par signaux optiques entre des points hauts soit trĂšs ancienne, on doit Ă  l'ingĂ©nieur Claude Chappe la crĂ©ation Ă  partir de 1794 du premier rĂ©seau simple et efficace de transmission optique de messages. Ce rĂ©seau qu'il a nommĂ© « tĂ©lĂ©graphe Â» fut dĂ©veloppĂ© sur les grands axes français et resta en service jusqu'en 1848.

Le premier service commercial de tĂ©lĂ©graphe Ă©lectrique fut construit par Charles Wheatstone et William Fothergill Cooke, et ouvrit en 1839. C’était une amĂ©lioration du tĂ©lĂ©graphe Ă©lectromagnĂ©tique dĂ©jĂ  inventĂ©[4]. Samuel Morse dĂ©veloppa indĂ©pendamment une version de tĂ©lĂ©graphe Ă©lectrique, qu’il montra le 2 septembre 1837. Le code Morse Ă©tait une avance importante sur le tĂ©lĂ©graphe de Wheatstone.

Le premier cĂąble tĂ©lĂ©graphique transatlantique fut achevĂ© le 27 juillet 1866[5]. Sa longueur Ă©tait de 4200 km pour un poids total de 7000 tonnes.

Le téléphone classique fut inventé indépendamment par Alexander Bell et Elisha Gray en 1876. Cependant, c'est Antonio Meucci qui inventa le premier dispositif permettant la transmission de la voix à l'aide d'une ligne parcourue par un signal.

Télécommunications et sciences

Le domaine des tĂ©lĂ©communications est un lieu de convergence et d'interaction entre les diffĂ©rentes technologies et disciplines scientifiques[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Les mathématiques et plus particuliÚrement les mathématiques appliquées sont à la base du développement des théories du traitement du signal (modernisation des télécommunications), de la cryptologie (sécurisation des échanges), de la théorie de l'information et du numérique.

La physique a permis grùce au développement des mathématiques d'édifier la théorie de l'électromagnétisme. Sont apparus alors les premiers postes à galÚne, puis les tubes à vides, les semi-conducteurs et l'opto-électronique, qui sont à la base de l'électronique.

La chimie, par le biais de l'affinement des processus chimiques, a permis de rĂ©duire le poids et d'allonger l'autonomie des batteries, autorisant l'emploi d'appareils portatifs de tĂ©lĂ©communications. De mĂȘme, l'invention du laser a ouvert la voie aux communications par fibres optiques modernes.

L'informatique fondamentale et appliquée[6] quant à elle a révolutionné le monde de la communication à distance par le développement des langages de programmation et des programmes informatiques (génie logiciel) associés à la micro-éléctronique.

Technique des télécommunications

Principes

Une liaison de tĂ©lĂ©communications comporte trois Ă©lĂ©ments principaux :

  • un Ă©metteur qui prend l’information et la convertit en signal Ă©lectrique, optique ou radioĂ©lectrique ;
  • un mĂ©dia de transmission, pouvant ĂȘtre une ligne de transmission, une fibre optique ou l'espace radioĂ©lectrique, qui relie Ă©metteur et rĂ©cepteur ;
  • un rĂ©cepteur qui reçoit le signal et le convertit en information utilisable.

Par exemple, en radiodiffusion, l’émetteur de radiodiffusion Ă©met grĂące Ă  son antenne la voix ou la musique, qui passe dans l’espace sous forme d’onde Ă©lectromagnĂ©tique, jusqu’à un rĂ©cepteur AM ou FM qui la restitue.

Les liaisons de tĂ©lĂ©communications peuvent ĂȘtre monodirectionnelles, comme en radiodiffusion ou tĂ©lĂ©vision, ou bidirectionnelles, utilisant alors un Ă©metteur-rĂ©cepteur. Quand plusieurs liaisons sont interconnectĂ©es entre plusieurs utilisateurs, on obtient un rĂ©seau, comme par exemple le rĂ©seau tĂ©lĂ©phonique ou internet.

MĂ©dias de transmission

La transmission s'effectue par différents médias selon les systÚmes. Historiquement le fil téléphonique fut le premier support de télécommunication et permit le développement du télégraphe et du téléphone. Il est toujours le média principal pour le raccordement aux réseaux téléphonique et aux réseaux informatiques (téléphone, fax, minitel, internet, ...), sous forme de paire(s) torsadée(s).

Le cùble coaxial était le média du haut débit avant l'apparition des fibres optiques, il est toujours utilisé dans les réseaux industriels en raison de sa robustesse face aux perturbations. C'est aussi le support de prédilection pour les raccordement en radiofréquence à l'intérieur d'un équipement, parfois remplacé par le guide d'onde pour les transmissions de micro-ondes de forte puissance.

La fibre optique, qui raccorde progressivement les abonnés en ville, est aussi le média des cùbles sous-marins modernes. C'est un fil en verre ou en plastique trÚs fin qui a la propriété de conduire la lumiÚre.

La « radio Â», qui peut ĂȘtre dĂ©finie comme toute communication par l'intermĂ©diaire de l'espace hertzien, a rĂ©volutionnĂ© les tĂ©lĂ©communications au dĂ©but du XXe siĂšcle. C'est le mĂ©dia de la radiodiffusion de programmes, des services de communications en radiotĂ©lĂ©phonie, des rĂ©seaux de tĂ©lĂ©phonie mobile, du Wi-Fi, des loisirs radio comme le radioamateurisme, des liaisons par satellite de tĂ©lĂ©communications ou par faisceau hertzien, aussi bien que des simples tĂ©lĂ©commandes domestiques. La radioĂ©lectricitĂ© Ă©tudie la transmission hertzienne, la propagation des ondes, les interfaces avec l'Ă©metteur et le rĂ©cepteur par l'intermĂ©diaire des antennes.

Article dĂ©taillĂ© : onde radio.

Les liaisons optiques dans l'espace, donc non guidées par fibres, sont utilisées en communications par satellites, ainsi que dans des applications aussi simples que les télécommandes audio-vidéo.

Article dĂ©taillĂ© : Satellite de tĂ©lĂ©communications.

Enfin, certains milieux ne peuvent ĂȘtre traversĂ©s que par des ondes acoustiques, c'est le cas des communications dans les mines, ou entre plongeurs, qui s’effectue par ondes ultra-sonores.

Émission et rĂ©ception

Antenne rideau HF de télécommunication.

Quel que soit le mĂ©dia de transmission, un Ă©metteur convertit l’information en signal Ă©lectrique, optique ou radioĂ©lectrique adaptĂ© au mĂ©dia, en le modulant et en l’amplifiant. Inversement, un rĂ©cepteur convertit le signal transmis en information utilisable.

La technique de ces fonctions d’interface est donc trĂšs dĂ©pendante du mĂ©dia, de la frĂ©quence d’utilisation, et surtout de la puissance nĂ©cessaire pour compenser les pertes de propagation. Ainsi, la transmission sur une ligne Ethernet par exemple n’utilise que quelques circuits intĂ©grĂ©s et du cĂąble de faible section, alors qu’une liaison vers une sonde planĂ©taire demande des Ă©metteurs de forte puissance et des antennes de plusieurs dizaines de mĂštres.

Dans un canal de transmission hertzien, le signal portĂ© par l'onde radioĂ©lectrique est attĂ©nuĂ© par la perte d'espace, les absorptions atmosphĂ©riques et les prĂ©cipitations, et dĂ©gradĂ© par les diffractions et rĂ©flexions. L'Équation des tĂ©lĂ©communications inclut tous ces facteurs et dĂ©termine la puissance et les antennes nĂ©cessaires.

L'antenne radioélectrique convertit les signaux électriques en onde radioélectrique à l'émission, et inversement en réception. De nombreux types d'antennes ont été développées, selon la fréquence d'utilisation, le gain nécessaire et l'application, depuis les antennes miniatures intégrées aux téléphones mobiles, jusqu'aux paraboles géantes de radioastronomie.

Dans les applications bidirectionnelles, comme la radiotĂ©lĂ©phonie, les deux fonctions peuvent ĂȘtre combinĂ©es dans un Ă©metteur-rĂ©cepteur. Un rĂ©cepteur suivi d'un Ă©metteur constituent un rĂ©pĂ©teur, par exemple sur un satellite de tĂ©lĂ©communication, ou dans un cĂąble sous-marin.

Partage du média de transmission

Le partage du média entre utilisateurs se fait par les techniques d'affectation, de multiplexage et d'accÚs multiple.

L'affectation de frĂ©quences par bande et par service sur le mĂ©dia hertzien est la premiĂšre technique apparue pour empĂȘcher les brouillages mutuels.

À l'intĂ©rieur d'une bande de frĂ©quences, le multiplexage frĂ©quentiel est la division d’un mĂ©dia de transmission en plusieurs canaux, chacun Ă©tant affectĂ© Ă  une liaison. Cette affectation peut ĂȘtre fixe, par exemple en radiodiffusion FM, une station Ă©met Ă  96,1 MHz, une autre Ă  94,5 MHz. L’affectation des frĂ©quences peut ĂȘtre dynamique comme en FDMA[7] (AccĂšs multiple par division en frĂ©quence), utilisĂ©e par exemple lors de transmissions par satellite. Chaque utilisateur du canal y reçoit dans ce cas une autorisation temporaire pour une des frĂ©quences disponibles.

En communications numĂ©riques, le multiplexage peut Ă©galement ĂȘtre temporel ou par codage :

  • Les techniques d’étalement de spectre comme le (CDMA) sont utilisĂ©es notamment en tĂ©lĂ©phonie mobile. Chaque liaison y est modulĂ©e par un code unique d’étalement, pour lequel les autres utilisateurs apparaissent comme du bruit aprĂšs dĂ©modulation.
  • Le codage par paquets (TDMA) est la clĂ© du systĂšme ATM de communications internationales et de tout le rĂ©seau internet. Chaque utilisateur y transmet des « paquets numĂ©riques Â» munis d’adresses, qui se succĂšdent dans le canal.

Le fonctionnement de ces techniques d’accĂšs multiple nĂ©cessitent des protocoles pour les demandes d’affectation, les adressages, dont le plus connu est le TCP/IP d'Internet.

Traitement du signal

Le traitement du signal permet d'adapter l'information (sous forme de signal analogique ou numérique) au média de transmission et de la restituer aprÚs réception.

À l'Ă©mission, les techniques de compression permettent de rĂ©duire le dĂ©bit nĂ©cessaire, idĂ©alement sans perte de qualitĂ© perceptible, par exemple sur la musique (MP3) ou sur la vidĂ©o (MPEG), les codages transforment le signal d’information binaire en une forme adaptĂ©e Ă  la modulation.

À la rĂ©ception, les opĂ©rations inverses sont effectuĂ©es : dĂ©modulation, dĂ©codage, correction et dĂ©compression. La correction d’erreur permet, grĂące Ă  un ajout d'information redondante par un code correcteur, de diviser de plusieurs ordres de grandeur le taux d’erreur.

Ces techniques varient selon que les signaux Ă  transmettre sont analogiques, comme la musique, la voix, l’image, ou numĂ©riques, comme les fichiers ou les textes. Un signal analogique varie continĂ»ment alors qu’un signal numĂ©rique est une succession d’états discrets, binaires dans le cas le plus simple, se succĂ©dant en sĂ©quence.

Dans de nombreuses applications (TNT, tĂ©lĂ©phonie mobile, etc), le signal analogique est converti en numĂ©rique, ce qui permet des traitements plus efficaces, en particulier le filtrage du bruit [8]. Seuls la modulation, l’amplification et le couplage au mĂ©dia restent alors analogiques.

SystÚmes et réseaux

Un ensemble de liaisons et de fonctions permettant d'assurer un service, constitue un systÚme de télécommunications.

Ainsi le systÚme de satellites Inmarsat, destiné aux communications mobiles, comporte plusieurs satellites, plusieurs type de liaisons d'utilisateurs selon les débits et usages, des milliers de terminaux adaptés, et des liaisons de télémesure et de télécommande permettant le contrÎle des satellites depuis les stations terrestres, celles-ci étant également connectées par des liaisons terrestres dédiées.

Un systĂšme de tĂ©lĂ©communications peut avoir une architecture :

Visualisation des multiples chemins Ă  travers une portion de l'Internet.
  • de type "point Ă  point", comme par exemple un cable hertzien ou optique, ou une liaison radiotĂ©lĂ©phonique. Des rĂ©pĂ©teurs peuvent y ĂȘtre inclus pour amplifier et corriger les signaux ;
  • de « diffusion Â», comme en tĂ©lĂ©vision oĂč un Ă©metteur est reçu par des milliers de rĂ©cepteurs ;
  • de « collecte Â», comme en surveillance ocĂ©anographique, oĂč des centaines de capteurs sont reçus par un systĂšme central ;
  • en structure de rĂ©seau, oĂč un ensemble d’émetteurs et de rĂ©cepteurs communiquent entre eux par des liaisons « Ă©toilĂ©es Â» (topologie en Ă©toile) ou « point Ă  point Â». C'est la plus commune.

Un réseau de radiotéléphonie de secours est un réseau simple entre un central et des mobiles, géré par des procédures radio et des opérateurs.

Un réseau commuté comme le réseau téléphonique comporte des liaisons individuelles d'abonné comme une ligne analogique ou une ligne RNIS, des centraux téléphoniques pour établir un circuit entre deux abonnés et des liaisons haut débit pour relier les centraux téléphoniques.

Un rĂ©seau par paquet, comme Internet, comporte des routeurs qui aiguillent les paquets d’information d'une machine vers une autre dĂ©signĂ©e par son adresse IP.

Applications des télécommunications

Voix et son

Téléphone filaire récent.

Le transport de la voix par la téléphonie, fut la premiÚre avancée des télécommunications, juste aprÚs les premiers télégraphes. Le téléphone est l'appareil qui sert à tenir une conversation bidirectionnelle avec une personne lointaine. Il est utilisé à titre privé, pour garder le contact avec ses proches ou à titre professionnel, pour échanger des informations orales sans avoir à se rencontrer physiquement.

La téléphonie qui repose sur le réseau téléphonique permet également des services plus avancés tels que la messagerie vocale, la conférence téléphonique ou les services vocaux. La ligne téléphonique sert aussi de solution d'accÚs à Internet, d'abord avec un modem en bas débit, puis en haut débit grùce à l'ADSL.

La radiotĂ©lĂ©phonie, c’est Ă  dire la communication Ă  distance sans fil, a d'abord Ă©tĂ© appliquĂ©e aux communications maritimes pour en accroĂźtre la sĂ©curitĂ©, puis militaires dĂšs la premiĂšre guerre mondiale, avant de devenir un media populaire avec la TSF. La radiotĂ©lĂ©phonie est encore le moyen principal de communication du contrĂŽle aĂ©rien, des liaisons maritimes par la radio maritime et des liaisons de sĂ©curitĂ© (police, secours). C'est aussi l'activitĂ© principale du radioamateurisme.

La radiodiffusion est la distribution de programmes à partir d'un émetteur vers des auditeurs équipés d'un récepteur. D'abord en modulation d'amplitude en basse fréquence (GO) et moyenne fréquence (PO), puis en modulation de fréquence en VHF, elle évolue vers la radio numérique, diffusée par satellite ou en VHF terrestre.

La tĂ©lĂ©phonie mobile est la possibilitĂ© de tĂ©lĂ©phoner sans connexion filaire soit par une solution terrestre basĂ©e sur des zones de couverture de relais, soit par satellite. Le dĂ©veloppement de ce moyen de communication est un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ© remarquable de la fin du XXe siĂšcle. Le geste de tĂ©lĂ©phoner dans la rue devient banal, au point d'inquiĂ©ter sur ses risques sanitaires et de crĂ©er un langage particulier, le langage SMS. En attendant de voir partout les programmes de tĂ©lĂ©vision sur mobile en cours de dĂ©veloppement, l'accĂšs Ă  Internet est dĂ©jĂ  facile sur les derniĂšres gĂ©nĂ©rations de tĂ©lĂ©phones.

Image et vidéo

La transmission d’images fixes par ligne tĂ©lĂ©phonique remonte au bĂ©linographe, et est toujours utilisĂ©e sous le nom abrĂ©gĂ© de fax, comme Ă©change de pages photocopiĂ©es, documents commerciaux ou technique. Le radiofacsimilĂ© qui permet de transmettre des images par radio est utilisĂ© surtout pour la diffusion de cartes mĂ©tĂ©o, soit directement depuis les satellites d'observation, soit retransmises vers les navires ou les terrains d'aviation.

Antennes de télévision UHF

AprĂšs le tĂ©lĂ©phone et la radio, la tĂ©lĂ©vision est prĂ©sente dans tous les foyers. Les forĂȘts d'antennes yagi et de paraboles ont envahi les villes, les chaĂźnes satellites, d'abord analogiques puis numĂ©riques ont multipliĂ© les programmes nationaux et internationaux.

Les récepteurs modernes à plasma ou LCD fournissent des images de haute qualité et la télévision numérique terrestre augmente encore le choix des usagers.

La transmission d’images simultanĂ©es Ă  une liaison de tĂ©lĂ©phonie est possible grĂące Ă  la visioconfĂ©rence utilisant des canaux Ă  haut dĂ©bit dĂ©diĂ©s, par la transmission Ă  balayage lent analogique ou SSTV, immortalisĂ©e par les premiers pas sur la lune, et par les techniques numĂ©riques nouvelles, webcam sur internet ou tĂ©lĂ©phone mobile de derniĂšre gĂ©nĂ©ration.

Texte et données

Le tĂ©lĂ©graphe est l'ancĂȘtre des transmissions de donnĂ©es et la premiĂšre application des tĂ©lĂ©communications : transmettre des caractĂšres, donc un message, par signaux optiques, puis sur une ligne puis par ondes radio (radiotĂ©lĂ©graphie). Le tĂ©lĂ©type puis le radiotĂ©lĂ©type l'ont automatisĂ©.

Un rĂ©seau informatique est un ensemble d'Ă©quipements reliĂ©s entre eux pour Ă©changer des informations. Quoique l'internet ne soit pas le seul systĂšme de rĂ©seau informatique, il en est presque devenu synonyme. La structure d'internet est complexe et peut se sĂ©parer en plusieurs parties :

La tĂ©lĂ©mesure, terrestre comme en hydrologie ou en mĂ©tĂ©rologie, ou spatiale comme les images mĂ©tĂ©osat ou celles des sondes planĂ©taires lointaines, permet la surveillance des installations industrielles, augmente notre connaissance de l’environnement, du climat ou de l’univers.

La télécommande, la plus simple comme en domotique ou en HiFi et vidéo, ou la plus complexe comme celle des robots martiens, est la commande à distance sans fil, optique ou radio, généralement couplée à la télémesure.

Autres applications

Le signal radioélectrique peut contenir d'autres informations, comme des paramÚtres permettant les calculs de position, le temps universel, la détection de cibles ou la cartographie du terrain.

Cette antenne radar longue portĂ©e est connue sous le nom ALTAIR. Elle se trouve sur l'atoll Kwajalein des Îles Marshall.

Quoique le radar ne soit pas Ă  proprement parler un systĂšme de communication, mais de tĂ©lĂ©dĂ©tection, ses techniques combinent micro-onde, traitement du signal, radioĂ©lectricitĂ©, et peuvent ĂȘtre rattachĂ©es au monde des tĂ©lĂ©communications.

Initialement développé pour la détection des raids aériens, le radar fut trÚs vite installé sur les navires, puis les avions.

D'abord militaire puis civil, le contrÎle aérien et maritime utilisent intensivement le radar pour la sécurité. Enfin le radar météorologique permet de cartographier les pluies et nuages, y compris depuis les satellites d'observation.

Trois récepteurs GPS

La radionavigation a permis, dÚs les débuts de la radio, d'aider à la navigation maritime puis aérienne, grùce à la radiogoniométrie et aux radiophares, puis aux systÚmes hyperboliques comme le LORAN. Les systÚmes de navigation par satellite comme le GPS sont devenus un équipement courant des véhicules, en attendant le développement du futur Galileo.

Les systÚmes d'identification automatique comme l'AIS et de détection d'obstacle améliorent la sécurité de la navigation.

La diffusion du temps universel et de signaux horaires est intégrée aux signaux de radionavigation GPS actuels, mais a longtemps été un service spécifique d'aide à la navigation astronomique, ou de synchronisation scientifique, par émissions HF comme le WWV, ou BF comme l'émetteur d'Allouis ou le DCF77.

Pour leurs télécommunications, les militaires utilisent des méthodes de discrétion comme l'évasion de fréquence, et de cryptage, sur des réseaux de radiotéléphonie HF et VHF, ou des satellites dédiés, comme Syracuse. les gouvernements utilisent également les techniques radioélectriques dans un but de renseignement électromagnétique, comme le systÚme Echelon d'écoute satellitaire [9], ou des systÚmes de brouillage et de contre-mesures radioélectriques.

Télécommunications et société

Les télécommunications représentent un secteur d'activité économique significatif.

Télécommunications et développement

Un vaste centre d'appel situé à Lakeland, en Floride.

Les tĂ©lĂ©communications sont un Ă©lĂ©ment crucial de la sociĂ©tĂ© moderne. En 2006, l’industrie des tĂ©lĂ©communications reprĂ©sentait un revenu de 1 200 milliards de dollars, soit 3 % du revenu mondial[10].

À l’échelle microĂ©conomique, les entreprises utilisent les tĂ©lĂ©communications pour construire leur activitĂ©, comme les ventes en ligne, ou amĂ©liorer leur efficacitĂ©, comme les magasins traditionnels[11]. Dans le monde entier, des services Ă  domicile peuvent ĂȘtre obtenus sur simple appel tĂ©lĂ©phonique, des livraisons de pizzas au dĂ©pannage. Dans les communautĂ©s les plus pauvres, le tĂ©lĂ©phone mobile sert aussi bien au Bangladesh qu’en CĂŽte d’Ivoire pour nĂ©gocier les ventes agricoles au meilleur prix du marchĂ©[12].

En raison des avantages Ă©conomiques d’une infrastructure correcte de tĂ©lĂ©communications, Ă  laquelle une grande partie du monde n’a pas accĂšs, l’écart de dĂ©veloppement par manque de tĂ©lĂ©communications, ou fracture numĂ©rique, peut se creuser[13].

Culture et télécommunications

Les télécommunications modernes permettent de transmettre de l'image, du son et du texte dans le monde entier. Ces moyens techniques sont neutres par rapport à leur contenu. Cependant, les télécommunications sont à l'origine de débats en termes d'uniformisation de la culture, d'identité nationale ou, au contraire, de nouvelles possibilités d'expression, de communication permettant de s'affranchir des frontiÚres et des espaces traditionnels.

Le développement des moyens de transmission hertzien, terrestre puis satellitaire, a favorisé le déploiement à grande échelle des médias de masse (radio, télévision...) dans les sociétés [14], modifiant ainsi les modes de pensée et les schémas culturels traditionnels. Par exemple, pendant la guerre froide, la radio reçue internationalement en ondes courtes depuis les émetteurs américains vers la RDA, russes vers l'Europe ou chinois installé en Albanie, a servi de média de propagande entre deux idéologies. La télévision par satellite dont les paraboles garnissent les immeubles des banlieues européennes, permet aux communautés minoritaires de garder leur lien culturel.

Enfin, la convergence des réseaux numériques et des infrastructure de télécommunications mondiales permet de se connecter au Web par le biais du réseau Internet presque en tout point de la surface terrestre. Ce nouveau mode de communication transforme progressivement les maniÚres d'échanger, de communiquer et de travailler [15] non seulement dans une société mais aussi entre sociétés de cultures différentes.

Cependant, on trouve aussi sur le Web par exemple des albums CD et des films avant leur mise en vente, ce qui provoque des réactions restrictives, voire policiÚres, des grands distributeurs. Les informations vraies ou fausses peuvent circuler en quelques jours, les groupes extrémistes ou criminels peuvent s'organiser sans limitation.

Entreprises des télécommunications

Les industriels des télécommunications conçoivent et produisent des équipements et des logiciels destinés aux télécommunications. Ils participent aussi à la normalisation en proposant de nouvelles solutions aux organismes de standardisation.

Les constructeurs peuvent ĂȘtre des entreprises multinationales issues de plusieurs fusions-acquisitions comme Aastra, Alcatel-Lucent, Nokia-Siemens, ou des start-up comme Fortinet. Ils sont majoritairement d'AmĂ©rique du Nord : Cisco, 3Com, Nortel, d'Europe : Alcatel-Lucent, Ericsson, Nokia ou de Chine (ROC ou RPC) : Huawei, ZTE,D-Link.

Certains constructeurs se focalisent sur une technologie comme Extreme Networks sur l'Ethernet. D'autres, comme Cisco, essayent de couvrir toutes les technologies, tous les marchés (particulier, entreprise, opérateur de télécommunications), tous les services (support, installation, architecture, etc).

Un opĂ©rateur de tĂ©lĂ©communications est une entreprise qui commercialise des services en utilisant les infrastructures de tĂ©lĂ©communications. Ce peut-ĂȘtre une entreprise indĂ©pendante, ou une filiale d'un constructeur, qui loue une capacitĂ© sur un rĂ©seau pour vendre des abonnements et des connexions individuelles, ou encore une entreprise publique proprĂ©taire du rĂ©seau, comme les opĂ©rateurs historiques europĂ©ens.

Organismes de normalisation et de standardisation

L'interopérabilité entre équipements ou systÚmes différents nécessite des standards et des protocoles de télécommunications précis qui évoluent en versions successives selon les avances techniques. Un fabricant dont une ou plusieurs innovations sont à la base d'une norme ou d'un standard, est assuré de prendre une avance significative sur son marché, les constructeurs d'équipements tissent donc des liens trÚs étroits avec les organismes de normalisation et de standardisation.

Parmi les principaux organismes de normalisation-standardisation mondiaux, citons :

  • l'ETSI : European Telecommunication Standards Institute ou Institut europĂ©en des normes de tĂ©lĂ©communication ;
  • l'ITU : International Telecommunication Union ou Union internationale des tĂ©lĂ©communications ;
  • l'IETF : Internet Engineering Task Force ;
  • l'ATM Forum ;
  • l'ANSI : American National Standard Institute ;
  • l'IEEE: Institute of Electrical and Electronics Engineers.

Administration des télécommunications

Pour optimiser l'utilisation du spectre de frĂ©quence et limiter les interfĂ©rences entre systĂšmes, les Ă©tats s'accordent au niveau international :

Chaque pays gĂšre ces rĂšglementations internationales Ă  l'intĂ©rieur de ses frontiĂšres, sous le contrĂŽle d'administrations nationales :

  • la FCC (federal commission of communications) aux Etats-Unis ;
  • l'ARCEP (autoritĂ© de rĂ©gulation des communications Ă©lectroniques et des postes) et l'ANFR (agence nationale des frĂ©quences), en France ;

Le secteur des télécommunications était historiquement lié à la puissance publique de chaque état et exploité par cet état. Depuis les années 1980-1990, un mouvement mondial de dé-rÚglementation (ou dé-régulation) du secteur des télécommunications est intervenu, amenant par exemple au dégroupage du réseau téléphonique.

Voir aussi

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Voir « tĂ©lĂ©communication Â» sur le Wiktionnaire.

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • (en) A Global History Of The Mobile Phone. Constant Touch (Totem Books - 2004) (ISBN 1840465417)
  • (en) City of Light, The Story of Fiber Optics. Jeff Hecht (Oxford University Press, New York - 1999) (ISBN 0-19-510818-3)
  • EncyclopĂ©die des Postes, tĂ©lĂ©graphes et tĂ©lĂ©phones. 2 volumes (Rombaldi - 1957) (417 et 426 pages)
  • Globalstar: une constellation de 48 satellites pour le tĂ©lĂ©phone mobile. Guy lebĂšgue dans (Revue aerospatiale, n°115 - fĂ©vrier 1995)
  • (en) Inventing the Internet. Janet Abbate (Cambridge, Mass.: MIT Press - 1999) (268 pages) (ISBN 978-0262011723)
  • Le Radar, 1904-2004. Histoire d'un siĂšcle d'innovations techniques et opĂ©rationnelles. Yves Blanchard. (Editions Ellipses - 2004) (ISBN 2729818022)
  • RĂ©seaux informatiques: Notions fondamentales. Normes, Architecture, ModĂšle OSI, TCP/IP, Ethernet, Wi-FI,... Philippe Atelin, JosĂ© Dordoigne (ENI - 2006) (452 pages) (ISBN 978-2746031548)
  • RĂ©seaux et TĂ©lĂ©coms. Claude Servin (Ed. Dunod. Collection Sciences Sup - 2006) (940 pages) (ISBN 2-10-049148-2)

Notes et références

  1. ↑ Telecommunication, tele- and communication, New Oxford American Dictionary (2nd edition), 2005
  2. ↑ Jean-Marie Dilhac, From tele-communicare to Telecommunications, LAAS-CNRS, 2004 [lire en ligne]
  3. ↑ Telecommunications Act 1984 DĂ©finition de l'Oftel, renommĂ© en Ofcom dans le Telecommunications Act de 1984
  4. ↑ The Electromagnetic Telegraph, J. B. Calvert, 19 mai 2004
  5. ↑ The Atlantic Cable, Bern Dibner, Burndy Library Inc., 1959
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  14. ↑ Understanding media. The extensions of man. Marshall McLuhan. (Routledge, 2001)
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