Tegee

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Tegee

Tégée

Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de la ville antique. Pour la municipalitĂ© moderne, voir TĂ©gĂ©e (dĂšme)

TĂ©gĂ©e est une ancienne citĂ© du sud-est de l'Arcadie, sur le territoire de l'actuelle TĂ©gĂ©a, mentionnĂ©e dans l'Iliade, probablement dĂ©jĂ  occupĂ©e Ă  l'Ă©poque mycĂ©nienne. L'importance du site rĂ©sulte de sa position centrale dans le PĂ©loponnĂšse, et de la prĂ©sence du temple d’AthĂ©na AlĂ©a, l’un des plus somptueux de toute la GrĂšce. Le site est trĂšs ruinĂ©, mais il a conservĂ© de nombreuses Ɠuvres de l’architecte et sculpteur Scopas de Paros, et a permis de dĂ©velopper les connaissances sur le culte d’AthĂ©na AlĂ©a en Arcadie.

TĂȘte d'Hygie, trouvĂ©e Ă  TĂ©gĂ©e

Sommaire

Historique du site

TĂȘte d'un guerrier
TĂȘte du guerrier, de face

TĂ©gĂ©e est dĂ©jĂ  prĂ©sente dans le Catalogue des vaisseaux et fut la rivale sĂ©culaire de MantinĂ©e. AprĂšs une longue pĂ©riode de luttes, TĂ©gĂ©e est forcĂ©e de devenir un État vassal de Sparte, en -560. Elle restera sous contrĂŽle spartiate jusqu’à ce qu'elle rejoigne la ligue d'Arcadie et se batte contre Sparte en -362.

Vers -370, TĂ©gĂ©e Ă©difia ses premiers murs d’enceinte. Mais pendant le IIIe siĂšcle av. J.-C., elle souffrit de trois dĂ©faites contre les Spartiates. En -222, TĂ©gĂ©e fut intĂ©grĂ©e de force dans la ligue d'AchaĂŻe et continua de perdre sa puissance politique pendant la pĂ©riode hellĂ©nistique.

Cependant, la ville sut maintenir sa prospĂ©ritĂ© et son importance commerciale, et s'est mĂȘme Ă©panouie durant la pĂ©riode romaine. Vers 395, TĂ©gĂ©e fut dĂ©truite par les Goths, puis reconstruite sous le nom de Nikli, et devint une des villes byzantines les plus importantes dans le PĂ©loponnĂšse.

Elle dirigeait la TĂ©gĂ©atide, divisĂ©e Ă  l’époque historique en neuf dĂšmes. Selon Pausanias le PĂ©riĂ©gĂšte, TĂ©gĂ©e prit part avec les autres Arcadiens Ă  l’expĂ©dition des Argonautes et Ă  la guerre de Troie, ainsi qu’aux Guerres mĂ©diques. Cette citĂ© aurait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par TĂ©gĂ©atĂšs, l’un des cinquante fils mythiques de Lykaon. La seule fille de celui-ci, Kallisto, aurait enfantĂ© Arkas, d’oĂč l’Arcadie tiendrait son nom. TĂ©gĂ©e aurait Ă©galement participĂ© Ă  la bataille de Dipaia, contre les LacĂ©dĂ©moniens, et elle en aurait capturĂ© un grand nombre. De ce fait de guerre dĂ©couleront des fĂȘtes et des concours (Halotia). Les TĂ©gĂ©ates tuĂšrent Ă©galement le mythique sanglier de Calydon, grĂące Ă  Atalante.

AlĂ©os, fils d’Apheidas, lui-mĂȘme un des trois fils d’Arkas, aurait fait construire l’ancien sanctuaire en l’honneur d’AthĂ©na AlĂ©a, et aurait rĂ©uni les neuf dĂšmes de la TĂ©gĂ©atide en une ville. On peut aisĂ©ment deviner que ce personnage est mythique, puisque son nom est Ă©ponyme Ă  celui de la dĂ©esse locale, AlĂ©a. Mais la date de ce synƓcisme n’est pas aisĂ©e Ă  dĂ©finir. MĂȘme si le culte est bien plus ancien, on pense que la ville s’est crĂ©Ă©e vers -478/-473. Le temple disparut dans un violent incendie qui eut lieu, dit Pausanias, « alors que DiophantĂšs Ă©tait archonte Ă  AthĂšnes, la deuxiĂšme annĂ©e de la quatre-vingt-seiziĂšme olympiade, oĂč EupolĂ©mos d’Élis fut vainqueur Ă  la course du stade Â», c'est-Ă -dire en -395/-394.

Un nouveau sanctuaire fut alors construit par les TĂ©gĂ©ates, que Pausanias le PĂ©riĂ©gĂšte dĂ©crit comme l’emportant « de loin sur tous ceux du PĂ©loponnĂšse par la construction et en particulier par la taille Â». On a voulu construire un temple qui soit Ă  la hauteur des grandes constructions grecques en gĂ©nĂ©ral, et attiques en particulier, et digne d’honorer une dĂ©esse comme AthĂ©na AlĂ©a, dont le culte Ă©tait alors Ă  son apogĂ©e et rayonnait dans toute l’Arcadie.

Tégée est située dans une plaine, difficilement défendable, raison de sa destruction par Michel Paléologue, empereur byzantin, quelques siÚcles plus tard.

Le culte d’AthĂ©na AlĂ©a

On rencontre ce culte dans ces trois villes d’Arcadie ; TĂ©gĂ©e, MantinĂ©e et AlĂ©a, ainsi que dans la Laconie, bien qu’en moindre importance. Mais c'est seulement Ă  TĂ©gĂ©e qu’il a pris une ampleur aussi considĂ©rable. La prĂ©sence du culte Ă  l’époque mycĂ©nienne n’est pas certaine, les quelques tessons et l’unique figurine Ă©tant insuffisants pour le dĂ©terminer. On trouve en revanche un certain nombre d’objets, la plupart en bronze, qui attestent son existence Ă  partir du -VIIIe siĂšcle.

Aucun vestige architectural ne peut laisser penser qu’il y avait plus d’un autel pour cĂ©lĂ©brer le culte. La premiĂšre construction d’un Ă©difice est attribuĂ©e Ă  l’époque archaĂŻque (fin VIIe siĂšcle) : on en retrouve des fragments au musĂ©e de TĂ©gĂ©e et sur le site (fragments rĂ©utilisĂ©s pour le nouveau temple). Une figure d’AthĂ©na en armes, trouvĂ©e sur place, pourrait ĂȘtre une copie de l’AthĂ©na d’Endoios. Le sanctuaire classique, dont il reste les fondations, a fait l’objet d’une Ă©tude approfondie.

Cette dĂ©esse peut ĂȘtre identifiĂ©e comme une fusion entre l’AthĂ©na Polias hellĂ©nique et une divinitĂ© locale, AlĂ©a. le nom d'AlĂ©a peut ĂȘtre issu d'une racine al-, qui veut dire "refuge", "protection" [rĂ©f. souhaitĂ©e], ce qui semble ĂȘtre confirmĂ© par l’histoire : TĂ©gĂ©e est une terre d’accueil reconnue des Ă©migrants argiens, parmi d'autres. Il est vraisemblable que ce culte naquit Ă  AlĂ©a et se rĂ©pandit ensuite dans cette rĂ©gion de l’Arcadie.

Le culte d'Athéna a probablement été importé en Arcadie par les Argiens émigrés, réfugiés dans des sanctuaires, et il est probable que son assimilation à Aléa trouve là son origine.

Le culte d’AthĂ©na AlĂ©a s'est renforcĂ©, et lors de l’incendie qui dĂ©truisit l’ancien temple, il Ă©tait Ă  son apogĂ©e. On comprend donc qu'on ait fait appel Ă  Scopas de Paros pour le rĂ©Ă©difier.

La statue d’AthĂ©na AlĂ©a prĂ©cĂ©dant l’incendie Ă©tait en ivoire et aurait Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e par Endoios, sculpteur de la seconde moitiĂ© du -VIe siĂšcle. SauvĂ©e des flammes, elle fut logĂ©e dans le nouveau temple. Elle sera plus tard emportĂ©e par Auguste et exposĂ©e sur son forum Ă  Rome. Sa remplaçante sera apportĂ©e par un des neuf dĂšmes. DerriĂšre cette AthĂ©na Ă©taient reprĂ©sentĂ©s AsklĂ©pios et sa fille Hygie, en marbre pentĂ©lique. L’autel aurait Ă©tĂ© fait pour la dĂ©esse par MĂ©lampous, fils d’Amynthaon, et reprĂ©sentait RhĂ©a et la nymphe OinoĂ© tenant Zeus encore enfant. Ces dĂ©tails laissent Ă  penser que ce culte Ă©tait important bien avant le synƓcisme politique de TĂ©gĂ©e.

Scopas de Paros

Article dĂ©taillĂ© : Scopas.

Contemporain de PraxitĂšle et de Lysippe, Scopas de Paros est un sculpteur talentueux. Nous connaissons peu sa vie, mais la chronologie de ses dĂ©placements est Ă  peu prĂšs Ă©tablie. Il Ă©tait architecte Ă  TĂ©gĂ©e vers 395, participa Ă  la construction du MausolĂ©e d'Halicarnasse, et Ă©tait peut-ĂȘtre Ă  ÉphĂšse, aprĂšs -356, et Ă  ThĂšbes avant -335. Il n’a fait aucun portrait, peu d’athlĂštes, mais surtout des statues de culte. On ne lui connaĂźt aucun maĂźtre ou disciple, et ses Ɠuvres datĂ©es sont peu nombreuses. Elles ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es en Attique, dans le PĂ©loponnĂšse et en Asie Mineure. Son travail Ă  TĂ©gĂ©e doit se situer relativement au dĂ©but de sa carriĂšre.

Fouilles

TĂȘte d'un jeune homme

Avant les fouilles de Milchhöfer en 1879, on savait par Pausanias qu’il y avait dans les environs un sanctuaire d’AthĂ©na AlĂ©a, que l'on situait parfois sous l’église d’Hagios Nikolaos. Les nombreux tambours de colonnes doriques Ă©parpillĂ©s sur le site attestaient la prĂ©sence d’un temple de taille considĂ©rable.

Max Treu Ă©tablissait en mĂȘme temps que plusieurs sculptures trouvĂ©es sur le site Ă©taient de style scopasique, et qu’elles ne pouvaient provenir que des frontons du temple construit par Scopas. Ces deux points justifiaient aisĂ©ment une fouille complĂšte du lieu.

En 1882, Dörpfeld fouilla une partie du site, mais c'est l’École française d'AthĂšnes qui va dĂ©gager le temple dans son intĂ©gralitĂ©, Ă  partir de 1900. De 1900 Ă  1902, Mendel a dĂ©gagĂ© entiĂšrement le temple, Ă  l’exception de l’angle sud-ouest, recouvert par une maison. L’archĂ©ologue RhomaĂŻos finit de dĂ©blayer le site en 1909. En 1910, Charles Dugas est chargĂ© par l’École française d'AthĂšnes de la publication du site, et fouillera le site en profondeur.

Les fouilles récentes (1990-1994) ont été conduites par l'institut norvégien à AthÚnes, sous la direction de E. Oestby.

Description du site

Stade

« Non loin du temple, nous dit Pausanias, se trouve un stade, formĂ© d’une levĂ©e de terre Â». Les concours cĂ©lĂ©brant ici la dĂ©esse AlĂ©a (AlĂ©ios) sont assez bien attestĂ©s. On y aurait Ă©galement, selon Pausanias, organisĂ© des concours appelĂ©s Halotia, cĂ©lĂ©brant la victoire des TĂ©gĂ©ates sur la Laconie.

Sanctuaires

Dans ce « quartier Â», Pausanias mentionne Ă©galement un temple d’HermĂšs Ayptos, Ă  trois stades de la fontaine qui se trouve au nord du temple d’AthĂ©na AlĂ©a. Ce quartier pourrait avoir portĂ© le nom d’AlĂ©a, indĂ©pendamment de la ville d’AlĂ©a.

Un autre sanctuaire Ă©tait consacrĂ© Ă  AthĂ©na Poliatis, et Ă©tait surnommĂ© « Eryma Â» par les TĂ©gĂ©ates ("le Rempart"). Cette dĂ©esse est citĂ©e par Pausanias. Il est Ă©vident dans son texte qu’il s’agit d’un monument distinct du sanctuaire d’AthĂ©na AlĂ©a. Il y a Ă©galement d’autres sanctuaires en dehors de ce « quartier Â», tels ceux de Zeus Klarios, de DĂ©mĂ©ter et KorĂ©, d’Aphrodite, de Dionysos et d’Apollon, moins importants que celui d’AlĂ©a.

Agora

Sur l’agora de TĂ©gĂ©e se trouvaient divers sanctuaires, notamment ceux d’Aphrodite, de Zeus TĂ©lĂ©ios, d’Ilithyie et de GĂ©. L’agora ressemble, toujours selon Pausanias, Ă  une « brique par la forme Â». Une stĂšle reprĂ©sente ArĂšs Gynaikothoinas. L’agora devait occuper le centre de la ville antique, et les fondations du thĂ©Ăątre ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes sous l’église de Palia Episkopi, ce qui confirme l’emplacement de l’agora.

Le temple d'Athéna Aléa

Vestiges du temple d'Athéna Aléa, à Tégée

C'est un temple dorique périptÚre hexastyle (6 x 14 colonnes), dont on estime la hauteur à 17 mÚtres.

Fondations

Il ne reste du temple que ses fondations, et quelques blocs de l’euthyntĂ©ria. Elles forment au sol deux rectangles, dont l’un est inscrit Ă  l’intĂ©rieur de l’autre.

Le rectangle extĂ©rieur mesure 49 m de longueur et 21 m de largeur : il soutenait les colonnes de la pĂ©ristasis. Le rectangle intĂ©rieur soutenait, lui, les murs de la cella et les colonnes du pronaos et de l’opisthodome. Il est divisĂ© en trois parties par deux fondations transversales qui supportaient les murs sĂ©parant la cella du pronaos et de l’opisthodome. Au milieu des cĂŽtĂ©s est et nord, des fondations rectangulaires relativement petites par rapport Ă  l’ensemble ne peuvent ĂȘtre que des rampes d’accĂšs.

Avec ces fondations, on peut facilement reconstituer la krĂ©pis. Celle-ci, ainsi que le reste du temple, est faite en marbre de Doliana. C'est un marbre trĂšs usuel dans l'AntiquitĂ©, d’un blanc trĂšs mat, d’un grain assez gros, qui provient du village du mĂȘme nom situĂ© Ă  quelques heures de TĂ©gĂ©e. Ces carriĂšres Ă©taient encore exploitĂ©es au dĂ©but du XXe siĂšcle.

La plupart des blocs sont ajustĂ©s prĂ©cisĂ©ment et participent Ă  la soliditĂ© de la construction. NĂ©anmoins, on remarque quelques blocs non ajustĂ©s et irrĂ©guliers, sans doute postĂ©rieurs au -IVe siĂšcle.

L’euthyntĂ©ria comprenait trois rangĂ©es de blocs, dont certains sont conservĂ©s, voire encore en place. GrĂące Ă  ceux-ci, on peut dĂ©terminer jusqu’à quel niveau montait le sol antique, car ces blocs ont une partie infĂ©rieure mal dĂ©grossie, alors que la partie supĂ©rieure est bien dressĂ©e.

Le stylobate est sĂ©parĂ© de l’euthyntĂ©ria par une double marche. Les fondations des rampes nous indiquent leur taille approximative de celles-ci : elles Ă©taient lĂ©gĂšrement moins Ă©levĂ©es que les fondations du temple.

L’ordre extĂ©rieur

Pour reconstituer les colonnes de la pĂ©ristasis, on dispose de traces laissĂ©es sur quatre dalles du stylobate, de trĂšs nombreux tambours et de quelques chapiteaux. Les traces sur le stylobate nous apprennent la distance qui sĂ©parait les colonnes du bord du stylobate. On connaĂźt Ă©galement ainsi le diamĂštre de la base des colonnes, et grĂące aux tambours dĂ©couverts sur place, nous sommes Ă  mĂȘme de reconstituer les colonnes avec une exactitude quasi parfaite. Les fĂ»ts ont vingt cannelures, et mesurent 8,88 m sans chapiteau, et 9,47 m avec le chapiteau ; elles sont donc relativement hautes.

On a retrouvĂ© treize chapiteaux, dont un d’angle ; les cannelures ne sont pas incurvĂ©es au-delĂ  des annelets, mais arrĂȘtĂ©es net. Le profil de l’échine est presque droit.

Il y a des restes importants de l’entablement, bien qu’aucun bloc ne soit parfaitement conservĂ©. Mais on peut Ă©tablir une reconstitution certaine Ă  partir de ceux-ci, qui viennent confirmer l’emplacement des colonnes. Les architraves et contre-architraves sont soigneusement polies Ă  l’extĂ©rieur, et seulement dĂ©grossies Ă  l’intĂ©rieur, mais s'ajustent parfaitement. Les fragments de frise de la pĂ©ristasis sont trĂšs nombreux. Chaque bloc comprend un triglyphe et une mĂ©tope.

Sur les long cĂŽtĂ©s, la frise se compose d’une sĂ©rie de gargouilles en forme de lions, entrecoupĂ©s de rinceaux en forte saillie, reprĂ©sentant des rameaux ou des branches d’arbres.

Le toit Ă©tait formĂ© de tuiles plates, mais quasiment toutes ont disparues. Le fronton est moins connu : des essais de reconstitution ont Ă©tĂ© Ă©tablis, d’aprĂšs le rĂ©cit de Pausanias et quelques fragments trouvĂ©s sur place.

Les acrotĂšres ont Ă©galement Ă©tĂ© restituĂ©s. Ils reprĂ©sentent un motif fait de palmettes et de rinceaux (acrotĂšre faĂźtier), et des personnages ailĂ©s et debout (acrotĂšres d’angles).

Le péristyle

La partie comprise entre la colonnade extérieure et les murs de la cella est recouverte par un plafond de marbre. Neuf fragments de dalles appartiennent au péristyle.

Le pronaos, l’opisthodome et leurs murs

Un seul tambour des colonnes d’ante a Ă©tĂ© retrouvĂ©, et un seul chapiteau, qui permettent de dĂ©terminer les mesures principales, mais pas les dĂ©tails des colonnes in antis et des antes. Trois blocs de frises ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s, un appartenant au pronaos, et deux Ă  l’opisthodome. Le triglyphe y est conservĂ© sur les trois, Ă  l’inverse des mĂ©topes, mais ils suffisent Ă  reconstituer la longueur et la composition gĂ©nĂ©rale de la frise.

Les murs du temple se reconstituent intĂ©gralement grĂące aux fragments trouvĂ©s sur place. Le dallage du pronaos est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© que celui de la pĂ©ristasis. Une grande porte faisait communiquer le pronaos et la cella. La rampe du cĂŽtĂ© nord laisse Ă  penser qu’il y avait une seconde porte latĂ©rale conduisant directement Ă  la cella.

La cella

Les blocs dĂ©finissant l’intĂ©rieur sont moins nombreux et moins bien conservĂ©s que ceux de l’extĂ©rieur, mais on a rĂ©ussi Ă  en tirer des dĂ©tails permettant la reconstitution.

À l’intĂ©rieur, on a 14 demi-colonnes avec des chapiteaux corinthiens, sept de chaque cĂŽtĂ©. Les 14 fragments de chapiteaux prĂ©sentent une finition et un travail exemplaires. MalgrĂ© la prĂ©sence de fondations centrales, on peut ĂȘtre certain qu’il n’y avait pas de colonnade intĂ©rieure, et que ces fondations sont largement postĂ©rieures au -IVe siĂšcle.

Épigraphie, numismatique

De nombreuses inscriptions ont Ă©tĂ© trouvĂ©es dans l’enceinte de TĂ©gĂ©e, mais peu de pierres ont Ă©tĂ© trouvĂ©es sur leur lieu d’origine.

Les monnaies de la région représentent Athéna Poliatis, à qui un sanctuaire étant dédié dans les environs, ou Athéna Aléa, ainsi que la chasse au sanglier de Calydon.

Bibliographie

Dictionnaires et encyclopédies

Atlas

  • TALBERT R. (Ă©d): Barrington, Atlas of the greek and roman world, Oxford et Princeton, 2000
RĂ©pertoires
  • HANSEN M. H. et NIELSEN Th. H., An inventory of archaĂŻc and classical poleis, Oxford, 2004

Ouvrages particuliers

  • AMOURETTI M.-C. et RUZE F., Le Monde Grec Antique, coll. Histoire UniversitĂ©, Hachette SupĂ©rieur, Paris, 1999
  • BÉRARD Victor, De l’origine des cultes arcadiens, Toulouse, 1894.
  • Charles Dugas, Le sanctuaire d’AlĂ©a AthĂ©na Ă  TĂ©gĂ©e, Fouilles de l’EFA, Paris, 1924
  • JOST Madeleine, Cultes et sanctuaires d’Arcadie, Librairie Philosophique J. Vrin, Paris, 1985
  • KARPODINI-DIMITRADI E., Le PĂ©loponnĂšse, guide historique des sites, des monuments et des musĂ©es, AthĂšnes, 1981
  • MAFFRE Jean-Jacques, L’art grec, coll. Tout l’Art, Flammarion, Paris, 1996
  • NIELSEN Thomas Heine, Arkadia and its Poleis in the Archaic and Classical Periods, Ă©ditions Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 2002
  • PAUSANIAS, Livre XVIII, l’Arcadie, traduction de Madeleine Jost et de Michel Casevitz, Les Belles Lettres, Paris, 1998
  • STEWART Andrew, Skopas Of Paros, Ă©dition Noyes Press, New Jersey, 1977.
  • STEWART Andrew, Skopas in Malibu, Ed. The Paul Getty Museum, California, 1982
  • RHOMAIOS K., Tegeatische reliefs, (904 (388.3) NELA 51234

Liens externes

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