São Paulo


São Paulo
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São Paulo
Image illustrative de l'article São Paulo
Armoiries
Blason de São Paulo
logo
Drapeau de São Paulo
Devise : « Non ducor, duco »
(« Je ne suis pas mené, je mène »)
Administration
Pays Drapeau : Brésil Brésil
Région Sud-Est
État État de São Paulo São Paulo
Maire Gilberto Kassab (Démocrates)
Code postal 01000-000 à 05999-999
et 08000-000 à 08499-999
Site web Site officiel de São Paulo
Démographie
Population 11 244 369 hab. (IBGE 2010)
Densité 7 383 hab./km²
Gentilé Paulistano
Géographie
Coordonnées 23° 32′ 52″ S 46° 38′ 11″ W / -23.547702, -46.63636123° 32′ 52″ Sud
       46° 38′ 11″ Ouest
/ -23.547702, -46.636361
  
Altitude 760 m
Superficie 1 523 km2
Informations
Date de fondation 25 janvier 1554
Création de la municipalité 5 septembre 1558
Fuseau horaire UTC-3
Indicatif téléphonique 11
Localisation de São Paulo
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São Paulo sɐ̃w̃ 'paw.lu (Saint-Paul en français) est la plus grande ville du Brésil. Située dans le sud-est du pays, elle est la capitale de l'État de São Paulo et le principal centre financier, commercial et industriel de l'Amérique latine, elle est aussi la capitale culturelle du Brésil. C'est encore la ville qui compte le plus de lusophones au monde.

Sommaire

Histoire

Période coloniale

Fondation de São Paulo (1913) par Antônio Parreiras.

Le village de São Paulo de Piratininga a été fondé le 25 janvier 1554, avec l'édification d'un collège jésuite, par douze prêtres, dont Manuel da Nóbrega et José de Anchieta, au sommet d'une colline escarpée, entre les rivières Anhangabaú et Tamanduateí[1]. Ce collège, un bâtiment rudimentaire fait en pisé, avait pour objectif la conversion au catholicisme des Indiens qui vivaient dans la région du plateau de Piratininga, séparée du littoral par la Serra do Mar.

Le nom São Paulo a été choisi car, selon le père José de Anchieta dans une lettre à ses supérieurs de la Compagnie de Jésus, le collège a été fondé le 25 janvier, jour en lequel l'Église catholique célèbre la conversion de l'apôtre Paul de Tarse :

« Le 25 janvier de l'An du Seigneur de 1554 nous célébrons, dans une très pauvre et étroite maisonnette, la première messe, le jour de la conversion de l'apôtre saint Paul, et, pour cette raison, nous leur dédions notre maison. »

Le peuplement de la région du Pátio do Colégio a commencé en 1560, quand, lors de la visite de Mem de Sá, gouverneur général du Brésil, à la capitainerie de São Vicente, celui-ci a ordonné le transfert de la population du hameau de Santo André da Borda do Campo, qui avait été créé par João Ramalho en 1553, aux environs du collège, le site étant situé en hauteur et plus adéquat (flanqué par une colline escarpée et par un grand marécage, la Várzea do Carmo) pour la protection contre le harcèlement des Indiens[1].

Pátio do Colégio, dans le vieux centre de São Paulo. Bâtiment érigé sur les lieux où la ville a été fondée.

En raison du difficile accès à travers la Serra do Mar (si on partait de Santos ou de São Vicente, il fallait monter à pied le « chemin du père José de Anchieta »[2]) et à cause de l'absence de ressources naturelles d'un grand intérêt pour la métropole, São Paulo est resté, pendant les deux siècles suivants, un village pauvre et isolé du centre d'activité de la colonie, le littoral. São Paulo a été longtemps le seul village de l'intérieur du Brésil. Il se maintenait grâce à l'agriculture vivrière et à la capture d'esclaves indiens. Ces expéditions de capture, appelées bandeiras (et les expéditionnaires, bandeirantes), ont été responsables de l'exploration et de l'expansion du territoire brésilien, et de la découverte de vastes dépôts d'or et de diamants dans l'intérieur sauvage.

Le 22 mars 1681, le marquis de Cascais, donataire de la capitainerie de São Vicente, transfère la capitale de la capitainerie au village de São Paulo. La nouvelle capitale est établie le 23 avril 1683, avec des grandes fêtes publiques.

La découverte d'or dans la région du Minas Gerais, pendant les années 1690, attire l'attention du royaume sur São Paulo. On crée, le 3 novembre 1709, la nouvelle « Capitainerie royale de São Paulo et Mines d'or ». Le 11 juillet 1711, le village de São Paulo est élevé au rang de ville.

Vers 1720, les bandeirantes découvrent de l'or où aujourd'hui se situent les villes de Cuiabá et de Goiás, marquant l'expansion du territoire brésilien au-delà du méridien du traité de Tordesillas.

Quand l'or s'épuise, à la fin du XVIIIe siècle, l'économie se déplace vers la culture du sucre, qui se répand dans la capitainerie de São Paulo, et la production est exportée à partir du port de Santos. C'est à cette époque que l'on construit la première voie entre São Paulo et le littoral, la Calçada do Lorena.

Période impériale

Monument à l'Indépendance dans le parc de l'Indépendance, situé à l'endroit même où Pierre Ier a proclamé l'indépendance du Brésil.

Lors de l'indépendance du Brésil, qui est déclarée là où aujourd'hui se situe le monument de l'Ipiranga, São Paulo a reçu le titre de « Ville impériale », conféré par don Pierre Ier du Brésil en 1823.

En 1827, il y a la création d'une cour juridique au couvent de Saint-François (qui sera à l'origine de la future faculté de droit de la place Saint-François), ce qui a donné une nouvelle impulsion à la ville, avec le flux d'étudiants et de professeurs, raison pour laquelle la ville est dénommée Ville Impériale et Bourg des étudiants de São Paulo de Piratininga.

Un autre facteur du développement de São Paulo a été l'expansion de la production de café, initialement dans la région du Val du Paraíba paulista, puis dans les régions de Campinas, Rio Claro, São Carlos et Ribeirão Preto. Depuis 1869, la ville bénéficie d'un chemin de fer qui lie l'intérieur de la province de São Paulo au port de Santos, le chemin de fer Santos-Jundiaí, nommé « l'Anglaise ».

São Paulo en 1821. Aquarelle d'Arnaud Julien Pallière, représentant la Várzea do Carmo (Marécage du Carmel).

À la fin du XIXe siècle sont créées plusieurs autres voies ferrées qui relient l'intérieur à São Paulo, faisant de la cité le point de jonction de tous les chemins de fer de la province. La production et l'exportation du café permettent à la ville et à la province de croître économiquement et démographiquement.

Du milieu du XIXe siècle au début du siècle suivant cette région reçoit une multitude d'immigrants, la plus grande partie ayant été celle d'Italiens, dont beaucoup se sont déplacés vers la capitale. Les premières industries s'installent.

Vieille République

Lorsque le Second Royaume se termine et que la Vieille République débute, la ville de São Paulo, tout comme l'État de São Paulo, continue d'avoir un grand développement économique et démographique, aidée encore par la « politique du café au lait » et par la grande immigration européenne.

Durant la Vieille République (1889-1930), São Paulo passe du statut de centre régional à celui de métropole nationale, en s'industrialisant et en atteignant son premier million d'habitants en 1928. Son plus grand développement démographique se situe dans les années 1890, où sa population double. Le pic de la période du café est représenté par l'édification de la seconde gare de la Luz (le bâtiment actuel) à la fin du XIXe siècle et par l'inauguration de l'avenue Paulista en 1891, où commencent à se multiplier les édifices.

La vallée de l'Anhangabaú est transformée en un jardin public et la région située sur sa rive gauche est dénommée le « Nouveau Centre ». Le siège du gouvernement pauliste est déplacé, au début du XXe siècle, du Pátio do Colégio aux Campos Elísios (un quartier qui tire son nom des Champs-Élysées à Paris).

Palais de la Poste en 1922.

Les améliorations réalisées par le conseiller Antônio da Silva Prado, le baron de Duprat et le Dr Washington Luís contribuent au climat de développement de la ville : certains auteurs estiment que la ville a été démolie et reconstruite dans son intégralité durant cette période[3]. Connaissant un important accroissement industriel, l'agglomération urbaine s'étend rapidement au XXe siècle, plusieurs lotissements s'établissant sur des zones autrefois rurales.

À partir des années 1920, avec la rectification et l'inversion des eaux de la rivière Pinheiros pour alimenter l'usine hydroélectrique Henry-Borden, les environs de celle-ci ne sont plus touchés par les inondations, permettant que soit construit dans la zone sud de São Paulo un lotissement de grand standing connu aujourd'hui comme Les Jardins.

De 1930 à nos jours

Troupes de gauchos campées devant l'Institut biologique (futur parc d'Ibirapuera) pendant la révolution constitutionnaliste de 1932.

En 1932 São Paulo se mobilise à l'occasion d'un grand mouvement civique : la révolution constitutionnaliste, où toute sa population s'engage dans la guerre contre le « Gouvernement provisoire » de Getúlio Vargas.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les crises de la culture du café et les empêchements au commerce international concourent au développement de l'industrie agricole qui devient la plus importante activité économique de l'État de São Paulo, dont la capitale est le siège de la plupart de ces nouvelles entreprises. En 1947, São Paulo est reliée au littoral par sa première autoroute revêtue d'asphalte, la « voie Anchieta », construite sur l'ancien « chemin du père José de Anchieta ». En 1954, le quatrième centenaire de la fondation de la cité est célébré magistralement et le parc d'Ibirapuera est inauguré. Durant cette même décennie, la plupart des bureaux financiers se déplacent du centre historique à l'avenue Paulista, remplaçant les anciens bâtiments des barons du café par des immeubles.

Sous l'administration du maire Francisco Prestes Maia et du gouverneur Adhemar de Barros, durant ses mandats entre 1938 et 1966, la ville est marquée par de nombreux ouvrages publics, comme par exemple le « plan d'avenues de São Paulo »[4], la rectification du Tietê, le campus de l'université de São Paulo, le stade Pacaembu, le circuit d'Interlagos, et le projet du métro[5] (sa construction commence en 1968, pendant la gestion du maire José Vicente de Faria Lima, et il est inauguré en 1974).

Vila Olímpia, quartier aux environs de l'avenue Faria Lima, symbole du changement de profil économique de la ville.

Actuellement, la croissance est moindre à cause de la concurrence dans le secteur industriel d'autres régions du Brésil. Les dernières décennies ont vu une claire transformation de son profil économique, qui devient de moins en moins industriel, les services et les entreprises commerciales prenant une importance croissante, à tel point que São Paulo est considérée aujourd'hui comme un centre commercial majeur de l'Amérique latine[6].

Géographie

Située dans le sud-est du Brésil dans l'État de São Paulo (SP) sur le plateau de Piratininga à 760 mètres d'altitude, São Paulo a un climat de type subtropical, avec 18 °C de température moyenne. La ville est traversée par deux rivières, le Rio Tietê et le Rio Pinheiros qui se jettent l'un dans l'autre avant de traverser tout l'État de São Paulo et de se jeter dans le Rio Paraná.

Sa population était de 11 037 593 habitants au recensement de 2009[7]. La municipalité s'étend sur 1 523 km²[8].

Climat

Le climat de São Paulo est de type subtropical humide. Les températures dépassent rarement 30 °C en été et le gel est exceptionnel en hiver. Bien que classé comme subtropicales, São Paulo a un climat doux qui reste chaud toute l'année. Les précipitations sont abondantes, atteignant 1 454 mm par an. Les mois les plus chauds sont également les plus humides. Pas plus que les environs la ville n'est exposée aux cyclones tropicaux.

Relevé météorologique
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 17 18 16 15 13 11 8 12 13 14 15 16 14
Température moyenne (°C) 21 22 21 19 16 13 10 14 16 19 20 21 17 5
Température maximale moyenne (°C) 25 27 26 24 21 19 17 20 21 23 24 25 22 5
Précipitations (mm) 290 272 190 88 72 70 57 47 78 140 120 190 1 454
Record de froid (°C) 10 11 9 8 1 -1 -3 -2 1 5 9 12 -3
Record de chaleur (°C) 31 35 30 30 28 27 27 32 33 33 34 32 35
Source : Weatherbase


Démographie

Du fait de son attractivité économique, São Paulo est une ville où l'immigration est importante, constituée non seulement de Brésiliens d'autres régions, mais aussi d'immigrants d'Europe (implantations italienne, espagnole, allemande et portugaise), d'Orient, d'Asie et d'autres origines. La cité est aussi la plus grande ville peuplée de descendants d'Italiens ou qui ont une part d'ascendance italienne, du fait que la communauté italienne et de personnes de descendance représente environ 60 % de la population totale. Elle compte aussi la plus forte communauté japonaise hors du Japon (près de 326 000 personnes), d'importantes communautés juive et syrio-libanaise sont aussi présentes. São Paulo reçoit quotidiennement des vagues de nouveaux habitants appauvris arrivant de la région Nordeste ou des pays du Mercosul.

Ethnies

Le mémorial de l'Immigrant dans le quartier de la Mooca.

Selon le recensement de 2000 de l'Institut brésilien de géographie et de statistiques, la population de São Paulo est composée de : blancs (68,0 %), métis (25,0 %), noirs (5,1 %), asiatiques (2,0 %) et amérindiens (0,2 %).

São Paulo est la ville la plus culturellement diversifiée du Brésil et l'une des plus diversifiées du monde. Depuis 1870, près de 2,3 millions d'immigrants sont allés à l'État de São Paulo depuis beaucoup de pays dans le monde. Elle est aujourd'hui la ville où habitent les plus importantes populations d'origine italienne, japonaise, espagnole et libanaise en dehors des pays respectifs[9], et elle regroupe le plus grand nombre d'habitants du Nordeste en dehors de celui-ci[10].

Européens
Immigrants européens à l'Auberge des Immigrants, vers 1890.

La communauté italienne est l'une des plus importantes, étant présente dans toute la ville. 60 % des habitants de la ville ont au moins un ascendant italien. Les Italiens se rassemblent encore dans les quartiers du Bixiga, du Brás et de la Mooca pour des commémorations et des fêtes[11]. Au début du XXe siècle, la langue italienne et ses dialectes était parlées aussi fréquemment que le portugais dans la ville, ce qui a entraîné la formation du dialecte paulistano d'actualité[12]. São Paulo est la deuxième ville consommatrice de pizza du monde. Il y a six mille pizzerias qui servent près d'un million de pizzas par jour[13],[14].

La communauté portugaise est aussi importante, et il est estimé que trois millions de paulistanos ont au moins un ascendant portugais[15]. La colonie juive compte plus de 60 000 personnes et s'est concentrée particulièrement dans le quartier d'Higienópolis et du Bom Retiro. Depuis le XIXe siècle, et fortement au cours de la première moitié du XXe siècle, São Paulo a également accueilli des immigrants allemands (dans le quartier de Santo Amaro), espagnols et lituaniens (dans le quartier de la Vila Zelina). On peut aussi remarquer l'importante communauté arménienne, avec ses nombreuses institutions installées auprès des quartiers du Bom Retiro, du Imirim, du Brás, et autour de la station de métro Arménie. Les Arméniens ont fait du commerce de détail et la fabrication de chaussures leur plus importantes activités.

Arabes
Article détaillé : Immigration arabe au Brésil.
Un Bazar syrien en 1950.

L'une des populations les plus marquantes de la ville est la population arabe. Les Libanais et les Syriens sont venus en grand nombre depuis années 1900 jusqu'aux années 1930. Leurs descendants sont aujourd'hui totalement intégrés au peuple brésilien, malgré le fait que des aspects culturels d'origine arabe marquent toujours la culture de la capitale paulista. Restaurants arabes abondent dans toute la ville et vendent des plats qui sont déjà entrés dans la cuisine brésilienne : le kibbe, la sfiha, le sandwich de Beyrouth, le « cigare de chou » etc[16]. La très fréquentée rue 25 de Março a été crée par des Arabes, dont la plupart étaient marchands[17].

Asiatiques
Article détaillé : Immigration japonaise au Brésil.
Quartier de la Liberdade (liberté en portugais), un important rassemblement de la communauté japonaise.

C'est à São Paulo qu'il y a le plus grand nombre de personnes qui se disent d'origine asiatique au Brésil. Près de 456 000 sont de cette origine[18], dont 326 000 sont japonais. C'est la plus nombreuse colonie japonaise du monde. Ces immigrants y sont arrivés depuis 1908, et continuèrent à migrer jusqu'aux années 1950. La plus importante concentration se trouve dans le quartier de la Liberdade, où il y a plusieurs restaurants et boutiques japonais, et où le japonais peut être entendu dans les rues. La colonie coréenne est également notable. Elle compte plus de 60 000 personnes d'origine sud-coréenne, particulièrement dans le quartier du Bom Retiro, de l'Aclimação et de la Liberdade. À l'Aclimação on peut trouver des restaurants, ainsi que des commerces de location de dvd. Les chinois sont très nombreux dans les quartiers centraux, comme le Brás et la Liberdade.

Africains

Il y a une population noire depuis le XIXe siècle, mais c'est dès la deuxième moitié du XXe siècle que elle s'est accrue fortement avec l'arrivée de gens d'autres États brésiliens, particulièrement de la côte de la Bahia[19]. Selon l'IBGE, en 2005, près de 30 % de la population de São Paulo avait au moins un ascendant africain.

Autres brésiliens

Avec la diminution de l'immigration européenne et asiatique depuis les années 1930, la plupart des immigrants viennent du Nordeste du pays.

Évolution démographique de la ville de São Paulo[20].

Religion

De par la variété culturelle à São Paulo, il y a de nombreuses religions. Le catholicisme était la religion officielle depuis la découverte du Brésil au dernier jour de l'Empire, et la plupart des immigrants étaient catholiques. Malgré une forte présence catholique dans la ville, il y a de nombreuses églises de différentes confessions protestantes, ainsi que bouddhistes, musulmanes, spirites, seicho-no-ietes, hindouistes, juives et des religions afro-brésiliennes. Selon le recensement de 2000 de l'IBGE, la population de São Paulo est composée de : catholiques (68,11 %), protestantes (15,94 %), personnes sans religion (8,97 %), spirites (2,75 %), bouddhistes (0,65%) et juifs (0,36%),musulmans (0,07%) [21].

Cathédrale métropolitaine de São Paulo, la cathédrale de la Sé (le Siège).

Église catholique

L'Église catholique romaine découpe le territoire de la municipalité de São Paulo en quatre circonscriptions ecclésiastiques : le Diocèse de Santo Amaro, le Diocèse de São Miguel Paulista, le Diocèse de Campo Limpo et l'Archidiocèse de São Paulo dont les trois premiers sont suffragants. Les archives de l'archidiocèse, appelées Arquivo Metropolitano Dom Duarte Leopoldo e Silva et situées dans le quartier de l'Ipiranga, gardent l'un des plus importants patrimoines documentaires du Brésil.

L'Église reconnaît comme saints patrons de la ville saint Paul et Notre-Dame de Penha de França.

Temple de São Paulo de l'Église mormone.

Églises Protestantes

La ville a plusieurs confessions protestantes ou réformées, comme la Comunidade Evangélica Sara Nossa Terra, l'Igreja Cristã Maranata, l'Église luthérienne, l'Église presbytérienne, l'Église méthodiste, l'Église épiscopale anglicane, des églises baptistes, les Assemblées de Dieu, l'Église adventiste du septième jour, l'Église universelle du royaume de Dieu, l'Église mormone, les Témoins de Jéhovah, etc. Ces églises comptent de plus en plus de fidèles, particulièrement dans les banlieues.

Criminalité

La ville de São Paulo occupe la 493e position dans la liste des villes les plus violentes du Brésil. Parmi les capitales du pays, c'est la quatrième moins violente, ayant des indices supérieurs seulement à Boa Vista, Palma et Natal. Le taux d'homicides dans la capitale pauliste est très inférieur à d'autres métropoles comme Recife, Curitiba et Belo Horizonte et drastiquement inférieur à celle de Rio de Janeiro. Les indices d'homicide en 2007 ont été 63% moins élevé que ceux de 1999. En une recherche sur l'indice d'homicides pendant l'adolescence, divulgué en 2007, São Paulo a été considéré la capitale brésilienne la plus sûre pour les jeunes. Entre 2000 et 2010, la ville a su réduire son taux d'homicides de 78%.

Économie

Article détaillé : Bourse de São Paulo.
La Ford Courier est assemblée dans la ville.

Cœur économique du Brésil et de l'Amérique latine, São Paulo dispose de tous les types d'industries et de commerces, dont l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, la métallurgie. Pratiquement toutes les grandes sociétés mondiales possèdent un siège social à São Paulo, soit pour vendre sur le marché brésilien, soit pour produire au Brésil et exporter. Environ la moitié de la population active est employée dans le secteur des services, le reste étant employé par l'industrie et le commerce.

Urbanisme

São Paulo est caractérisée par un urbanisme débridé. Elle est en 2003, la 7e ville du monde dans le classement des immeubles avec 2 578 gratte-ciel. On y trouve notamment l'édifice Martinelli[22], le premier gratte-ciel des Amériques, hors des États-Unis, avec ses 30 étages, achevé aux environs de 1934.

Autre caractéristique de São Paulo et du Brésil : en 2003, 71% des habitants de São Paulo sont propriétaires de leur logement.

La ville est divisée en 31 arrondissements (subprefeituras), groupés dans neuf régions (zonas) :

  • Centre - On y trouve le vieux centre-ville avec une architecture rappelant celle de Buenos Aires ou Paris. Le quartier est un peu laissé à lui-même quoique l'État tente aujourd'hui de le raviver en y transférant de nombreux ministères et bureaux. Y siègent la Bourse et l'hôtel de ville. La station de métro centrale Sé et celle de train Luz s'y trouvent.
  • Nord-Est - Situé près de Guarulhos, il s'agit d'un quartier principalement résidentiel mais aussi industriel puisqu'il est situé aux abords de l'Autoroute Dutra, la principale du pays.
  • Centre-Sud - Le nouveau centre-ville s'y développe où poussent les tours à bureaux, sièges de multinationales. La voiture y règne bien que le transport en commun s'y développe rapidement avec, entre autres, la nouvelle ligne de métro lilas.
  • Sud-Est - Cette région comprend la plupart des industries de la ville. On y trouve également les jardins d'Ipiranga, où l'indépendance du Brésil a été proclamée
  • Ouest - Région très commerçante, avec de nombreuses boutiques, bars, etc., on y trouve la rue la plus importante de la ville : l'Avenida Paulista, le quartier huppé des Jardins, le Jockey Club, le stade de football municipal et les plus grandes universités de São Paulo, comme l’université de São Paulo et PUC-SP. C'est aussi le point de rencontre de la communauté gay. La plus grande parade gay annuelle au monde se réalise sur cette avenue, attirant plus de 3 millions de participants gays, leurs amis et des gens de toutes couches sociales.
  • Est 1 et Nord-Ouest - Ce sont régions en voie de développement, à population pauvre, mais avec quelques services urbains.
  • Sud et Est 2. - Ce sont généralement les quartiers les plus défavorisés de la ville.
Région centrale de São Paulo.

Transport

Les déplacements urbains sont principalement réalisés en voiture et en bus. Des couloirs exclusifs d'autobus ont été aménagés au centre des principaux axes routiers et sont empruntés par des bus de diverses compagnies privées subventionnées par l'État. La ville est dotée de 8 lignes de trains urbains ainsi que 5 lignes du métro de São Paulo dont deux sont actuellement (2006) en construction. De nombreuses autoroutes arrivent à São Paulo telles la Dutra de Rio de Janeiro ou la Imigrantes de Santos mais ne seront reliées entre elles qu'une fois le boulevard périphérique paulista complété.

Pour lutter contre les centaines de kilomètres de bouchons quotidiens, et surtout, éviter les nombreux accidents mortels, les autorités de la ville ont opté pour une pédagogie originale. La compagnie d'ingénierie du trafic a ainsi posté des mimes aux points les plus dangereux de la ville pour sensibiliser les piétons et les sept millions d'automobilistes aux règles élémentaires de sécurité.

São Paulo est desservie par les aéroports de Cumbica/Guarulhos (vols nationaux et internationaux) et Congonhas (vols nationaux) ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales. Ces deux aéroports sont aussi les plus achalandés du pays ; loin devant ceux de Brasilia et Rio de Janeiro. La liaison entre São Paulo et Rio de Janeiro est la route aérienne la plus utilisée au monde, avec en moyenne 214 vols quotidiens (en 2002). La gare de la Luz témoigne de nos jours du passé économique de la ville lié au café.

Culture et monuments

Les principaux monuments sont :

Personnalités liées à la ville

  • Lúcia Benedetti, née en 1914, femmes de lettres
  • José Serra est né à Sao Paulo.
  • Marlene (Victória Bonaiutti De Martino), chanteuse et actrice, née à São Paulo en 1924

Naissance de sportifs

Jumelages

Voir aussi

Curiosités de São Paulo

  • São Paulo prend la 10 ème place parmi les villes les plus chères au monde.
  • São Paulo est la plus grande ville de l'hémisphère Sud.
  • São Paulo est surnommée la capitale des Italiens (plus grande communauté italienne du monde, 6 millions dans une seule ville, la plus grande ville d'Italie est Milan avec 4 300 000 habitants).
  • La ville a été classée la 4e ville au monde où les personnes sont les plus gentilles. (Reader's Digest)
  • São Paulo possède la deuxième plus grande flotte d'hélicoptères au monde, juste après New York.
  • São Paulo a le cinquième plus grand jardin zoologique du monde.
  • São Paulo possède un des plus grands centres spirites du monde [1]
  • La rue Oscar Freire est une des huit plus luxueuses du monde, selon le magazine Mistery Shopping International.
  • Actuellement, le plat le plus consommé dans la ville est la pizza, en concurrence avec New York, avec une production de 1 million d'unités chaque jour.
  • Le pilote brésilien Ayrton Senna était originaire de São Paulo.
  • En septembre 2006, une loi est votée interdisant toutes publicités extérieures dans les rues de São Paulo, et restreint la taille des enseignes des magasins[23]
  • Pátio do Colégio
  • Parc de la Luz
  • Jardin botanique de São Paulo
  • Parc Trianon
  • Parc zoologique de São Paulo
  • Mirante do Vale

Références

  1. a et b Manuel Eufrásio Azevedo Marques, Província de São Paulo, Editora Itatiaia, 1980.
  2. Júlio Prestes de Albuquerque, No Rancho de Paranapiacaba, Casa Mayença, São Paulo, 1922.
  3. Toledo, 2004.
  4. Francisco Prestes Maia, Plano de avenidas para a cidade de São Paulo, Editora Melhoramentos, São Paulo, 1930.
  5. « O Estado ajuda a Prefeitura a resolver o problema crucial da cidade: o metrô », Diário oficial do Estado de São Paulo, 14 février 1963, p. 1.
  6. São Paulo ocupa 56ª posição em ranking de comércio global, BBC Brasil. Consulté le 13 de outubro de 2008.
  7. « Population des municipalités brésiliennes », Institut brésilien de géographie et de statistiques, 1er avril 2007
  8. Institut brésilien de géographie et de statistiques
  9. Brasile, la stella del Sud, Archivio Storico dell'Emigrazione Italiana (11 décembre 2007). Consulté le 20 novembre 2008.
  10. Nordestinos são vítimas de preconceitos, Folha Online. Consulté le 20 de novembro de 2008.
  11. A capital paulista tem sotaque italiano (en portugais), Agência Brasil.
  12. Italianos - História da Comunidade, Prefeitura Municipal de São Paulo. Consulté le 22 novembre 2008.
  13. São Paulo consome mais pizza do que a Itália, JB Online. Consulté le 20 novembre 2008.
  14. Consumo de pizzas na capital paulista só perde para Nova Iorque (10 de julho de 2008). Consulté le 20 novembro 2008.
  15. Mais de três milhões de portugueses moram na cidade, Agência Brasil. Consulté le 22 novembre 2008.
  16. Giving Brazil a taste of Arabia, BBC. Consulté le 22 novembre 2008.
  17. Árabes encontram paz e prosperidade em São Paulo, Agência Brasil. Consulté le 24 novembre 2008.
  18. São Paulo - Quatro séculos e meio (en portugais), Agência Brasil.
  19. Migrantes, Governo do Estado de São Paulo. Consulté le 24 novembre 2008.
  20. Histórico demográfico do município de São Paulo, Prefeitura de São Paulo. Consulté le 24 novembre 2008.
  21. Tabela 2094 — População residente por cor ou raça e religião, IBGE (2000). Consulté le 24 novembre 2008.
  22. http://www.prediomartinelli.com.br
  23. http://www.respire-asbl.be/Sao-Paulo-interdit-la-publicite

Bibliographie

  • (fr) Ana Fani Alessandri Carlos, São Paulo, ville mondiale ?, in Confins, revue franco-brésilienne de géographie no 1, deuxième semestre 2007.

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