Syphilis

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Syphilis
Syphilis
Classification et ressources externes
Treponema pallidum.jpg
Le tr√©pon√®me p√Ęle, agent de la syphilis
CIM-10 A50-A53
CIM-9 090-097
MedlinePlus 001327
eMedicine med/2224  emerg/563derm/413
MeSH D013587

La syphilis (vulgairement appel√©e v√©role) est une infection sexuellement transmissible contagieuse, due au tr√©pon√®me p√Ęle. Elle se manifeste par un chancre initial et par des atteintes visc√©rales et nerveuses tardives, certaines manifestations survenant plusieurs ann√©es apr√®s la contamination.

Le tr√©pon√®me p√Ęle a √©t√© identifi√© par Fritz Schaudinn et Erich Hoffmann √† Berlin en 1905.

Sommaire

Appellations

Les différentes appellations du nom en Europe montrent bien le cheminement de la progression de la première épidémie.

  • Mal v√©nitien, mal de Naples ou mal napolitain (pour les Fran√ßais)
  • Mal fran√ßais (pour les Italiens, les Espagnols, les Allemands, les Anglais et les Polonais)
  • Mal espagnol (pour les Portugais et les N√©erlandais)
  • Mal anglais (pour les √Čcossais)
  • Mal polonais (pour les Russes)
  • Las bubas
  • Maladie de Cupidon

Sp√©cificit√© (terme m√©dical) :

  • Grande (ou ¬ę grosse ¬Ľ) v√©role (la petite v√©role √©tant la variole)
  • Le tab√®s est l'atteinte de la moelle √©pini√®re rencontr√©e dans la neurosyphilis.
  • La bact√©rie Treponema pallidum est √† l'origine de cette maladie.

Historique

Sympt√īme de la syphilis

Les origines de la syphilis ne sont pas connues. Pendant longtemps, la thèse qui a prévalu était que la maladie avait été apportée du Nouveau Monde dans l'Ancien à l'occasion du premier voyage de Christophe Colomb.

Cette th√©orie n'est plus aujourd'hui unique. En 1963, Hackett en propose une autre selon laquelle le tr√©pon√®me p√Ęle provient d'un autre tr√©pon√®me, le Treponema caracteum ayant √©galement engendr√© le Treponema pallidum sub species endemicum √©galement nomm√© bejel.

En effet, d√©j√† sous l'Antiquit√©, Hippocrate semble avoir fait la description de la forme tertiaire de la maladie. De plus, des recherches arch√©ologiques semblent indiquer que la maladie √©tait pr√©sente dans la ville grecque de M√©taponte en Italie au VIe si√®cle av. J.‚ÄĎC.; et la d√©couverte √† Pomp√©i de dents pr√©sentant des cannelures, d√©formations caract√©ristiques d'enfants infect√©s durant la grossesse par leur m√®re atteinte de la maladie, para√ģt confirmer cette ant√©riorit√©.

La preuve la plus marquante d'une forme de syphilis dans l'Europe m√©di√©vale a √©t√© trouv√©e lors des fouilles du monast√®re augustinien datant des XIIIe et XIVe si√®cles dans le port de Kingston-upon-Hull au nord-est de l'Angleterre.

À cette époque, Kingston-upon-Hull était, après Londres, le deuxième port le plus important d'Angleterre et une ville portuaire à vocation internationale. Son monastère, comme beaucoup d'autres, fut détruit sur ordre d'Henri VIII en 1539, suite à la réforme anglicane.

Les deux tiers des squelettes mis au jour au cours des fouilles pr√©sentent des d√©formations osseuses typiques du troisi√®me stade de la maladie. Il est d√©couvert que ces marques caract√©ristiques en particulier sur les squelettes inhum√©s au plus pr√®s de l'autel, ce qui signifie que les riches donateurs du monast√®re, les membres de la classe privil√©gi√©e de Kingston-upon-Hull, √©taient parmi les personnes touch√©es par la maladie. La datation au carbone confirmerait que ces squelettes ont √©t√© enterr√©s pendant la p√©riode active du monast√®re, ce qui s'accorde difficilement avec la th√©orie am√©ricaine[1]. Cependant, nous n'avons pourtant pas trace de grandes √©pid√©mies de syphilis en Europe avant le XVIe si√®cle et le continent am√©ricain a pu fournir √† l'Europe un agent pathog√®ne mutant et plus virulent.

L'hypothèse traditionnelle était que la syphilis avait fait son apparition en 1494 à Naples et qu'elle y avait été apportée par des marins espagnols de l'équipage de Christophe Colomb qui participaient à une campagne militaire de Charles VIII.

Une publication de d√©but 2008 redonne un fort cr√©dit √† l'hypoth√®se de l'origine am√©ricaine[2]. Elle se fonde sur l'√©tude g√©n√©tique de diff√©rentes souches de sous-esp√®ces de Treponema pallidum. Il semblerait que le plus proche ¬ę parent ¬Ľ de Treponema pallidum sous-esp√®ce pallidum (T. pallidum pallidum) (agent de la syphilis) soit la souche am√©ricaine de Treponema pallidum sous-esp√®ce pertenue (T. pallidum pertenue) (agent d'une tr√©pon√©matose cutan√©e, le pian ou yaws, transmissible par simple contact cutan√©, donc non v√©n√©rien). L'explication retenue par les auteurs serait que T. pallidum pertenue serait li√©e √† l'esp√®ce humaine depuis l'apparition m√™me de l'homme (des tr√©pon√®mes simiens sont tr√®s proches de cette souche). Cette sous-esp√®ce aurait migr√© avec l'homme √† travers le monde et aurait pr√©sent√© quelques mutations. Les compagnons de Christophe Colomb auraient rapport√© cette souche en Europe et, lors de ce transfert sur un h√īte nouveau, pour une raison inconnue, une derni√®re mutation aurait transform√© son pouvoir pathog√®ne et son mode de transmission et, ainsi, aurait produit T. pallidum pallidum, agent de la syphilis.

S'il est consid√©r√© que le pian peut entra√ģner des l√©sions osseuses avec d√©formations, ce nouvel apport n'est pas forc√©ment en contradiction avec les pr√©c√©dentes constatations.

Selon les pays, elle est appel√©e ¬ę mal de Naples ¬Ľ, ¬ę mal des Anglais ¬Ľ, ¬ę mal des Fran√ßais ¬Ľ. Personne ne veut en revendiquer l'origine. Elle n'√©pargne pas les monarques Fran√ßois Ier et Charles Quint.

Poster du gouvernement am√©ricain pr√īnant un traitement rapide de la syphilis.

Le nom de syphilis est utilis√© pour la premi√®re fois par Girolamo Fracastoro en 1530 dans son Ňďuvre ¬ę Syphilis sive de morbo gallico ¬Ľ, o√Ļ il d√©crit l'histoire all√©gorique d'un berger nomm√© Syphilus qui aurait √©t√© le premier √† contracter la maladie pour avoir mis en col√®re les dieux.

Ce n'est qu'au XIXe si√®cle que l'affection sera reconnue cliniquement et bien d√©finie dans sa symptomatologie. Avant 1870, rien du contenu des √©crits m√©dicaux ne donne une image angoissante de la syphilis. Elle pose un grave probl√®me de sant√© publique associ√©e √† la propagation v√©n√©rienne habituelle. Les traitements √† base de mercure sont largement diffus√©s mais les m√©decins ont souvent des difficult√©s √† convaincre leurs patients de traiter cette maladie peu spectaculaire. Le mercure, rem√®de pluricentenaire, et l'iodure de potassium semblaient capables √† eux deux de r√©gler toutes les situations. En fait, le mercure tuait autant que la syphilis elle-m√™me.

Dans les ann√©es 1850, le Dr Joseph-Alexandre Auzias-Turenne, s'inspirant du traitement de la variole, exp√©rimente un vaccin contre la syphilis[3]. Cette syphilisation, bas√©e sur des conceptions erron√©es est un √©chec. Vers 1898 Albert Neisser essaie un s√©rum curatif : c'est encore un √©chec et un drame qui ne furent pas sans cons√©quences r√©glementaires[4].

Dans les premi√®res ann√©es du XXe si√®cle, les compos√©s de l'arsenic remplacent les m√©dicaments √† base de mercure. Le premier m√©dicament v√©ritablement efficace contre la syphilis, mis au point en 1908 par Sahachiro Hata dans le laboratoire de Paul Ehrlich, est commercialis√© en 1910 sous le nom de Salvarsan. En 1921, Ernest Fourneau, √† l'Institut Pasteur, met au point le Stovarsol, autre d√©riv√© de l'arsenic mais, contrairement au Salvarsan, stable et actif par voie orale[5]. L'ann√©e pr√©c√©dente, en 1920, Voegtlin et Smith ont isol√© l'agent actif du Salvarsan, dont la mol√©cule est introduite en th√©rapeutique en 1934 sous le nom de Mapharsen.

En 1927, Julius Wagner-Jauregg obtint le Nobel pour sa d√©couverte de la malariath√©rapie : le parasite du paludisme √©tait inocul√© aux patients gravement atteints par la syphilis, et la forte fi√®vre provoqu√©e par la malaria am√©liorait l'√©tat de certains d'entre eux[6].

Avant la d√©couverte des antibiotiques, la syphilis pouvait entra√ģner la mort. Gr√Ęce √† eux, elle se gu√©rit facilement aujourd'hui. Cependant, depuis 1999, elle est en recrudescence, en France et dans la plupart des pays. Elle peut √™tre associ√©e √† l'infection par le VIH[7] et, comme pour le VIH, le pr√©servatif ou la connaissance du statut s√©rologique du partenaire stable sont les meilleurs moyens de se prot√©ger.

√Čpid√©miologie

Nombre de décès suite aux infections de syphilis sur 100 000 habitants en 2004[8].
     Aucune donn√©e      <35      35-70      70-105      105-140      140-175      175-210      210-245      245-280      280-315      315-350      350-500      >500

Selon une estimation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on a dénombré en 1995 quelque 12 millions de nouveaux cas de syphilis dans la population adulte mondiale[9]. Le plus grand nombre de cas répertoriés sont situés en Asie du Sud et du Sud-Est, suivie par l'Afrique subsaharienne.

En France, la syphilis était une maladie à déclaration obligatoire jusqu'en juillet 2000, date à laquelle elle a été retiré de la liste en raison de sa quasi-disparition. Mais selon une enquête[10],[11] de l'Institut de veille sanitaire (InVS), la syphilis est en recrudescence en France depuis les années 2000. Dans ce contexte, le ministère délégué à la Santé a décidé de mettre en place une stratégie de prévention sous forme d'actions de communication et d'actions ciblées vers les populations à risque. 455 cas de syphilis ont été dénombrés en 2006.

La s√©ropr√©valence de la syphilis augmente depuis quelques ann√©es dans les grandes villes des √Čtats-Unis[r√©f. n√©cessaire].

Transmission et stades de la maladie

La syphilis se transmet par des rapports sexuels non protégés (vaginal, anal et bucco-génital), par voie sanguine (transfusion ou rarement usage de matériel souillé) et par voie transplacentaire pendant la grossesse, de la mère à l'enfant. La période d'incubation est de 3 semaines à 1 mois.

Syphilis primaire

Chancres d'inoculation sur un pénis lors d'une syphilis primaire.

Elle n'a pas toujours de signes apparents, et lorsqu'ils existent, ils n'apparaissent en g√©n√©ral que 3 semaines apr√®s la contamination. Il s'agit d'une l√©sion caract√©ristique des muqueuses appel√©e le chancre d'inoculation (petite plaie ros√©e, creuse, propre, atone, √† fond indur√©, √† l'aspect cartonn√© au toucher, et indolore) : il correspond au point d'entr√©e de la bact√©rie. Cette ulc√©ration g√©n√©ralement unique, se retrouve au niveau du fourreau de la verge, sur le gland, dans l'ur√®tre (invisible), au niveau du col ut√©rin (invisible), du vagin, de la vulve. D'autres localisations sont possibles, anus, amygdales (ce qui fait penser √† une angine), l√®vres, langue...etc. Cette l√©sion s'accompagne d'une ad√©nopathie importante, le plus souvent unique, mais qui peut √™tre entour√© de plusieurs autres plus petites dans la r√©gion de drainage lymphatique du chancre (Pr√©fet de l'aine est le qualificatif pour le plus gros ganglion de l'aine). Ces ad√©nopathies sont l√©g√®rement inflammatoires et indolores.

Les lésions syphilitiques sont toutes extrêmement contagieuses. Le prélèvement à la recherche de la bactérie en est donc facilité.

Syphilis secondaire

Lésions syphilitiques dorsales lors d'une syphilis secondaire.

Elle appara√ģt trois √† dix semaines apr√®s le chancre. Il s'agit de la g√©n√©ralisation du tr√©pon√®me par voie sanguine. Elle s'accompagne d'√©ruptions multiples sur la peau et/ou sur les muqueuses sans d√©mangeaison : c'est la ros√©ole (petites taches rose p√Ęle sur la peau et rouge sur les muqueuses du gland, de l'anus, de la gorge, de la langue, des l√®vres). Ces l√©sions peuvent se voir sur les paumes et la plante des pieds, mais encore sur le torse ou le dos, ce qui est assez rare pour une √©ruption dermatologique. Les signes visibles peuvent dispara√ģtre m√™me sans traitement, mais la syphilis reste pr√©sente dans l'organisme et transmissible.

Des syphilides sont retrouv√©s, au niveau du visage, des paumes des mains et des pieds, et en p√©riorificiel, petites papules brun cuivr√©e, polymorphes, tr√®s contagieuses : un simple contact d'une muqueuse syphilitique ou d'une syphilide contre une peau ayant une forme de l√©sion quelconque (grattage, coupure, br√Ľlure ou autre forme de plaies) suffit √† √™tre contaminant.

Il existe d'autres l√©sions : plaques d'alop√©cie, plaques muqueuses, ad√©nopathies cervicales et du trap√®ze, h√©patospl√©nom√©galie.

Syphilis tertiaire

Lésions osseuses craniennes dues à une syphilis tertiaire.

Devenue tr√®s rare dans les pays occidentaux, elle n'appara√ģt qu'apr√®s des ann√©es de d√©veloppement.

Elle s'aggrave s√©rieusement sans traitement par des atteintes cardio-vasculaires, nerveuses (en particulier c√©phal√©es intenses et dysarthrie), articulaires. Elle touche tous les organes de mani√®re g√©n√©rale, et m√™me soign√©e √† temps et donc non contaminante apr√®s traitement, elle peut entra√ģner des signes secondaires comme les br√Ľlures gastriques du tab√®s. Des √©pisodes par√©tiques transitoires sont caract√©ristiques (aphasie, h√©mipl√©gie, h√©mipar√©sie etc.) Elle augmente √©galement s√©rieusement le risque de transmission du VIH et elle se complique chez les personnes s√©ropositives par une √©volution plus rapide et des complications neurologiques plus fr√©quentes.

Moins souvent, la syphilis peut atteindre le cŇďur et les gros vaisseaux (aorte par exemple), entra√ģnant une insuffisance cardiaque qui peut √™tre mortelle. Les atteintes ost√©o-articulaires avec des dommages au squelette sont fr√©quents (fractures spontan√©es et maux perforants plantaires).

Syphilis latente

Il s‚Äôagit de la persistance du tr√©pon√®me dans certains sites (Ňďil, cerveau, aorte‚Ķ). C‚Äôest une p√©riode asymptomatique qui est souvent d√©cel√©e √† l'occasion d'un examen s√©rologique de routine (pr√©nuptial, pr√©natal, d'embauche‚Ķ).

Nouvelle classification

La stadification classique a √©t√© modifi√©e, avec une dichotomisation th√©rapeutique en deux temps :

  • pr√©coce : moins d'un an depuis le chancre
  • tardive : plus d'un an, ou date inconnue

Neurosyphilis

Elle peut se voir à la forme précoce ou tardive de la maladie.

Sans traitement, de 8% √† 10% des personnes atteintes √©prouvent des troubles neurologiques importants dix √† vingt ans apr√®s le d√©but de la maladie (voir Neurosyphilis). Un quart des patients non trait√©s sont victimes d'une m√©ningo-enc√©phalite (Syphilis cerebrospinalis) qui aboutit √† la d√©mence (avec parfois une augmentation transitoire des capacit√©s mentales et cognitives des individus contamin√©s). Des changements extraordinaires dans la sensibilit√© ou le psychisme au cours de cette phase ont √©t√© d√©crits, mais ils ne sont pas syst√©matiques. L'augmentation excessive de la libido et diff√©rentes sortes d'hallucinations ont √©t√© rapport√©es. Les malades peuvent aussi pr√©senter une ataxie locomotrice, dite tab√®s syphilitique par destruction progressive des racines post√©rieures ou une d√©g√©n√©rescence des cordons post√©rieurs de la moelle √©pini√®re qui s'accompagne de douleurs invalidantes avec dysfonctionnements et de pertes de contr√īle de la vessie et des intestins. L'√©volution se fait vers la paralysie g√©n√©rale. Par ailleurs des troubles de la circulation ou des dommages au squelette sont fr√©quents. Dans les pays occidentaux ce n'est que rarement qu'on observe aujourd'hui une telle √©volution, car les antibiotiques permettent une th√©rapie suffisante.

Syphilis congénitale

Touchant les enfants pendant le 2e et 3e trimestre de la grossesse, si la m√®re pr√©sente une syphilis primaire ou secondaire, elle peut √™tre fulminante et entra√ģner la mort du nouveau-n√© ou se transformer en syphilis latente et entra√ģner des malformations acquises cong√©nitalement et apr√®s la naissance.

Méthodes diagnostiques

  • Examen direct au microscope sur fond noir √† partir d'un frottis d'une l√©sion cutan√©e : tr√©pon√®me facilement identifiable.
  • S√©rologies syphilitiques : VDRL peu sp√©cifique ; TPHA et FTA sont sp√©cifiques des tr√©pon√®matoses dans leur ensemble mais pas de la syphilis en particulier. TPHA et FTA se positivent en g√©n√©ral avant le VDRL et restent positifs m√™me apr√®s traitement chez les personnes immunocomp√©tentes. Les diff√©rents tests s√©rologiques doivent √™tre utilis√©s simultan√©ment pour interpr√©ter le statut du patient[12]‚Äô[13].

Traitements

En dehors du traitement spécifique de la syphilis, tout patient infecté doit avoir un bilan à la recherche d'autres maladies sexuellement transmissibles. De plus ses partenaires sexuels doivent être dépistés et traités si nécessaire.

C’est la pénicilline parentérale qui représente le traitement de choix de la syphilis à tous ses stades. Ce traitement a prouvé son efficacité dès le milieu des années 1940[14]. Contrairement à beaucoup de germes vis-à-vis des antibiotiques, il n'a pas été retrouvé, depuis, de souches résistantes[15].

Syphilis précoce (primo-secondaire)

  • Les instances internationales recommandent une injection unique en intramusculaire de 'benzathine p√©nicilline G (extencilline) √† la dose de 2,4 millions d‚Äôunit√©s [16]. A noter que l'injection est particuli√®rement douloureuse et qu'il est pr√©f√©rable d'administrer un anesth√©siant dans le m√™me temps.

Avec ce traitement la guérison survient dans plus de 95% des cas mais un échec clinique ou sérologique ainsi qu'une réinfestation sont toujours possibles, ce qui justifie une surveillance clinique et sérologique[17].

  • En cas d‚Äôallergie aux b√™talactamines on peut utiliser en seconde intention des cyclines, sauf pour les enfants et les femmes enceintes chez qui ils sont contre-indiqu√©s.

Syphilis tardive

  • Extencilline, trois injections √† une semaine d'intervalle
  • Si allergie : cyclines ou √©rythromycine

Pour une neurosyphilis, syphilis chez un immunodéprimé (SIDA), la pénicilline G en intraveineuse est recommandée.

En cas de diagnostic de syphilis, il est important que le ou les partenaires du patient (contemporains ou anciens) soient pris en charge médicalement pour le dépistage et le traitement de la syphilis, et qu'un dépistage IST complémentaire soit réalisé.

Autre

  • Bilan IST compl√©mentaire : "une IST peut en cacher une autre".
  • Vaccinations h√©patite B (et h√©patite A dans le cas de rapport homosexuels masculins) recommand√©es en l'absence d'immunisation et de contre-indication.

Cas célèbres d'infection

Annexes

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Bibliographie

  • La M√©thode Curatoire de la maladie v√©n√©rienne vulgairement appel√©e grosse V√©role et de la diversit√© de ses sympt√īmes. Paris, Arnoul L'Angelier, 1552 ; Paris, Nicolas Pepingu√©, 1660. Il s'agit du premier ouvrage fran√ßais sur la syphilis, √©crit par Thierry de H√©ry.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Hull City Council : Home
  2. ‚ÜĎ PLoS Neglected Tropical Diseases: On the Origin of the Treponematoses: A Phylogenetic Approach
  3. ‚ÜĎ http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhd/ecrits/inocul.htm
  4. ‚ÜĎ http://www.bmj.com/archive/7070nd1.htm
  5. ‚ÜĎ E. Fourneau, ¬ę Sur l'emploi des acides oxyaminoph√©nylarsiniques et des acides arylarsiniques en g√©n√©ral dans le traitement des spirilloses et des trypanosomiases ¬Ľ, dans Ann. Inst. Pasteur, vol. 35, 1921, p. 571 .
  6. ‚ÜĎ Malaria.
  7. ‚ÜĎ (fr) Recrudescence Syphilis, Institut national de pr√©vention et d'√©ducation pour la sant√©, 14 novembre 2002. Consult√© le 28 f√©vrier 2008
  8. ‚ÜĎ (en) WHO Disease and injury country estimates sur Organisation Mondiale de la Sant√© (OMS), 2004. Consult√© le 11 novembre 2009
  9. ‚ÜĎ Gerbase AC, Rowley JT, Heymann DHL, Berkley SFB, Piot P. Global prevalence and incidence estimates of selected curable STDs. Sex Trans Infection 1998 ; 74 : 12-6. abstract pubmed
  10. ‚ÜĎ Actualit√©s √©pid√©miologiques sur le VIH, le sida et les IST
  11. ‚ÜĎ √Čpid√©miologie des infections sexuellement transmissibles (IST) en France
  12. ‚ÜĎ Guide to interpretation of serologic tests for syphilis
  13. ‚ÜĎ Diagnostic s√©rologique de la syphilis, publi√© par l'InVS
  14. ‚ÜĎ Moore JE, Mahoney JF, Schwartz W et als. The Treatment of early syphilis with penicillin , JAMA, 1944;126:67-73
  15. ‚ÜĎ Douglas Jr JM, Penicillin treatment of syphilis, clearing away the shadow on the land, JAMA, 2009;301:769-771
  16. ‚ÜĎ Centers for Disease Control and Prevention. CDC 2010 Guidelines - Sexually Transmitted Diseases (STDs) - pages sur la syphilis, en ligne
  17. ‚ÜĎ √Č. CAUMES et M. JANIER. Cours sur la Syphilis sur http://www.therapeutique-dermatologique.org


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Syphilis de Wikipédia en français (auteurs)

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