Syndrome d'immunodeficience acquise

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Syndrome d'immunodeficience acquise

Syndrome d'immunodéficience acquise

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Syndrome d'immunodéficience acquise
Classification et ressources externes
Red Ribbon.svg
Le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida.
CIM-10 B24.
CIM-9 042
DiseasesDB 5938
MedlinePlus 000594
eMedicine emerg/253 
MeSH D000163

Le Syndrome de l'ImmunoD√©ficience Acquise, plus connu sous son acronyme SIDA[1] (en anglais : AIDS, acronyme de Acquired Immune Deficiency Syndrome), est le nom d'un ensemble de sympt√īmes cons√©cutifs √† la destruction de plusieurs cellules du syst√®me immunitaire par un r√©trovirus. Le SIDA est le dernier stade de l'infection par ce virus et finit par la mort de l'organisme infect√©, des suites de maladies opportunistes.

Il existe plusieurs rétrovirus responsables du sida, chacun infectant une espèce particulière[2]. Le plus connu d'entre eux est le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) infectant l'Homme. Les autres virus sont, parmi d'autres, le VIS infectant les singes et le VIF pour le chat.

Trois modes de transmission ont √©t√© observ√©s :

Une pand√©mie s'est d√©velopp√©e √† partir de la fin des ann√©es 1970, faisant de cette maladie un des plus graves probl√®mes sanitaires mondiaux. La pr√©vention, telle que l'usage du pr√©servatif, constitue de loin la meilleure option, car il n'existe actuellement aucun vaccin permettant de se prot√©ger du virus, et les traitements antiviraux disponibles actuellement ne permettent aucune gu√©rison. Bien qu'ayant une certaine efficacit√©, ils ne peuvent que retarder la venue du stade ¬ę sida ¬Ľ, en ralentissant la prolif√©ration du VIH au sein de l'organisme. De plus, ces th√©rapeutiques, co√Ľteuses, ne sont facilement accessibles que dans les pays d√©velopp√©s qui peuvent assurer la charge financi√®re ; dans les pays en d√©veloppement, plus de 95 % des patients ne b√©n√©ficient aujourd'hui d'aucun traitement efficace. C'est pour cette raison que l'ONU, √† travers son programme ONUSIDA, a fait de la lutte contre le sida une de ses priorit√©s.

Sommaire

Historique

Le VIH est √©troitement li√© aux virus entra√ģnant des maladies semblables au sida chez les primates, le virus d'immunod√©ficience simien (VIS). Il existe plusieurs th√©ories sur l'origine du sida, mais il est commun√©ment admis que le VIH-1 est une mutation du VIS. Ce dernier infecte notamment les chimpanz√©s Pan troglodytes, qui sont des porteurs sains du VIScpz. La transmission chez l'homme a √©t√© rendue possible par une mutation du virus.

Les études scientifiques ont suggéré que le virus serait apparu initialement en Afrique de l'Ouest, mais il est possible qu'il y ait eu plusieurs sources initiales distinctes. Le premier échantillon recensé du VIH fut recueilli en 1959 à Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), dans l'actuelle République démocratique du Congo. Parmi les premiers échantillons recueillis, on compte également le cas d'un Américain homosexuel en 1969 et d'un marin hétérosexuel norvégien en 1976.

Au d√©but de l'√©pid√©mie, des recherches ont √©t√© entreprises pour d√©terminer le patient z√©ro qui aurait propag√© le virus aux √Čtats-Unis. Pendant un temps les soup√ßons se sont port√©s sur Ga√©tan Dugas, un steward canadien homosexuel qui est mort le 30 mars 1984. Une √©tude fait remonter l'entr√©e du VIH aux √Čtats-Unis vers 1969, par un immigr√© ha√Įtien c√©libataire[3].

Les premiers signes de l'épidémie remontent à la fin des années 1970, lorsque des médecins de New York et de San Francisco s'aperçoivent que nombreux sont leurs patients homosexuels souffrant d'asthénie, de perte de poids et parfois même de forme rare et atypique de cancer (comme le sarcome de Kaposi qui s'attaque aux leucocytes). L'existence d'un problème sanitaire est avérée en juillet 1981 lorsque le Center for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta relève une fréquence anormalement élevée de sarcomes de Kaposi, en particulier chez des patients homosexuels. L'apparition d'un nouveau virus est évoquée dès 1982.

En 1983, l'équipe du Professeur Jean Claude Chermann de l'Institut Pasteur, sous la direction de Luc Montagnier, découvre et isole le VIH.

L'origine virale ne sera pas d'embl√©e √©voqu√©e et l'hypoth√®se d'une intoxication par des produits comme les poppers (stimulant sexuel contenant du nitrite d'amyle) a pu √™tre √©mise au d√©but, car les six premi√®res personnes malades en avaient toutes √©t√© de gros consommateurs. De m√™me, l'identification du virus responsable a √©t√© difficile, beaucoup de scientifiques parlant d'HTLV comme cause de l'√©pid√©mie. S'emparant de la d√©couverte, la presse a commenc√© par d√©signer le virus par la p√©riphrase de ¬ę cancer gay ¬Ľ, avant de revenir sur ce pr√©jug√©. C'est √† la m√™me p√©riode que de nombreux transfus√©s sont contamin√©s par des lots de sang contenant le VIH. En quelques ann√©es, le virus va s'√©tendre pour finir par toucher toutes les couches de la population.

Seules les campagnes d'information sur les comportements √† risque, les m√©thodes de propagation de la maladie et surtout les moyens de protection permettront aux pays d√©velopp√©s d'enrayer la progression (sans toutefois pouvoir la bloquer). La prise de conscience g√©n√©rale doit aux populations homosexuelles son d√©ploiement rapide ; en effet, de nombreux mouvements, tels que celui d'Act Up, d'AIDES, et des vedettes internationales ont forc√© la visibilit√©, incitant les dirigeants politiques √† engager de v√©ritables recherches scientifiques.

D√®s le d√©but du XXIe si√®cle, le sida se transforme en une pand√©mie. Il y a eu de 1981 √† 2006 environ 25 millions de morts dues aux maladies en rapport avec le sida[4]. En 2007, l'√©pid√©mie semble marquer le pas, le nombre de s√©ropositifs au VIH ayant sensiblement diminu√© de 38,6 millions en 2006 √† 33,2 millions de personnes s√©ropositives au VIH[5]. L'ONUSIDA indique cependant que cette diminution provient d'une meilleure utilisation des outils statistiques, et met en garde contre un optimisme exag√©r√©.

Les principales victimes sont actuellement les habitants des pays en voie de d√©veloppement. Les raisons sont multiples et varient d'un pays √† l'autre : tourisme sexuel pour l'Asie du Sud-Est, absence d'information de la population sur les facteurs de risque de transmission (notamment en Afrique Noire), convictions religieuses interdisant l'utilisation des moyens de protection tels que le pr√©servatif, refus de l'abstinence ou relations hors mariage, manque de moyens ou de volont√© pour faire de la pr√©vention et informer les populations (principalement en Afrique et en Asie), voire refus d'admettre les faits.

Modes de transmissions

Les trois modes de transmission du VIH ont chacun leurs particularit√©s :

La transmission par voie sexuelle 

La plupart des infections par le VIH ont √©t√© ou sont encore acquises √† l'occasion de rapports sexuels non prot√©g√©s. La transmission sexuelle se fait par contact entre les s√©cr√©tions sexuelles (ou du sang contamin√© par le virus) et les muqueuses g√©nitales, rectales ou buccales. La probabilit√© de transmission varie selon le type de rapport sexuel avec une personne infect√©e entre 0,00005 et 0,005 par acte sexuel, 0,0067 pour le partage de seringue avec un toxicomane s√©ropositif au VIH et 0,9 pour la transfusion sanguine avec du sang contamin√©[6]. Le meilleur moyen de protection contre le VIH dans ce mode de transmission est le pr√©servatif. Suite √† la synth√®se de plusieurs √©tudes, il a √©t√© montr√© que l'usage du pr√©servatif lors de chaque rapport et de mani√®re correcte fait baisser le risque d'infection de 85 %[7].

La transmission par voie sanguine 

Ce mode de contamination concerne tout particulièrement les usagers de drogues injectables, les hémophiles et les transfusés. Les professionnels de santé (soins infirmiers, laboratoires) sont aussi concernés, bien que plus rarement. Il ne faut pas négliger les risques de contamination par aiguilles souillées et non ou mal désinfectées (tatouages).

La transmission de la m√®re √† l'enfant pendant la grossesse 

La transmission m√®re-enfant du virus peut survenir in utero dans les derni√®res semaines de la grossesse, et au moment de l'accouchement. √Ä noter une tendance √† la fausse s√©ropositivit√© au VIH chez les multipares[8]. En l'absence de traitement, le taux de transmission, entre la m√®re et le fŇďtus, avoisine les 20 %. L'allaitement pr√©sente aussi un risque suppl√©mentaire de contamination du b√©b√©, de l'ordre de 5 %, ce qui explique qu'il soit d√©conseill√© en cas d'infection de la m√®re. Cependant, trois √©tudes r√©centes, l'une men√©e par PJ. Illif & al. au Zimbabwe[9], l'autre par H. Coovadia en Afrique du Sud[10], la derni√®re par M. Sinkala et al. en Zambie[11], montrent que l'allaitement exclusif pr√©coce r√©duit le risque global de transmission postnatale √† 4 % et accro√ģt la survie des enfants. Actuellement, les traitements disponibles alli√©s √† une c√©sarienne programm√©e ont r√©duit ce taux √† 1 %[12]. Les r√©sultats sont plus mitig√©s dans les pays en voie de d√©veloppement[13],[14], le risque de transmission postnatale diminuant gr√Ęce √† l'utilisation de la N√©virapine jusqu'√† 13 % selon HIVNET012, 18 % selon Quaghebeur et al.

Infection par le VIH

Le VIH d√©sorganise le syst√®me immunitaire en infectant les lymphocytes T CD4+. Ces cellules sont en effet les ¬ę coordinatrices ¬Ľ de la r√©ponse immunitaire : elles jouent un r√īle tout √† fait central. La mort des cellules infect√©es est cons√©cutive au d√©tournement de la machinerie des lymphocytes, qui ne peuvent plus fabriquer leurs propres mol√©cules, ainsi qu'√† la destruction de l'int√©grit√© membranaire au moment de la sortie des virus neo-form√©s. Par ailleurs, les cellules infect√©es exposent √† leur surface membranaire des prot√©ines virales (complexe Env). Ces prot√©ines sont reconnues par des cellules immunitaires saines et s'accolent au lymphocyte infect√©. S'ensuit un processus de ¬ę baiser de la mort ¬Ľ (kiss of death) par lequel la cellule saine est d√©truite par activation de la voie de l'apoptose[15]. Dans ce sens, Luc Montagnier rappelle lors d'un colloque (Bruxelles, d√©cembre 2003) : ¬ę la mort massive des lymphocytes T4 n'est pas due √† l'infection directe des cellules par la souche virale, qui est alors peu cytopathog√®ne, mais √† des m√©canismes indirects touchant les cellules CD4+ non infect√©es. Un des m√©diateurs de cette apoptose est l'existence d'un fort stress oxydant caract√©ris√© par une pr√©valence de mol√©cules oxydantes (radicaux libres) sur les d√©fenses antioxydantes de l'organisme[16] ¬Ľ.

En l'absence de traitement, la quasi totalit√©[17] des patients infect√©s par le VIH √©volue vers le sida, phase ultime de la maladie. La dur√©e d'√©volution vers le sida a sembl√© √™tre de deux ou trois ans au d√©but de la pand√©mie, mais est plut√īt de l'ordre de 10 ans, ainsi que l'ont montr√© des √©tudes faites en Ouganda[18]. Les raisons de la latence de l'apparition de la maladie demeurent inexpliqu√©es de fa√ßon satisfaisante.

Il existe deux classifications pour décrire la progression de l'infection VIH, fondées sur les manifestations cliniques et les anomalies biologiques.

Classification en stades cliniques proposée par l'OMS

Stade clinique 1
  • Patient asymptomatique.
  • Ad√©nopathies persistantes g√©n√©ralis√©es.
Stade clinique 2
  • Perte de poids inf√©rieure √† 10 % du poids corporel.
  • Manifestations cutan√©omuqueuses mineures (dermite s√©borrh√©ique, ulc√©rations buccales r√©currentes).
  • Zona au cours des 5 derni√®res ann√©es.
  • Infections r√©cidivantes des voies respiratoires sup√©rieures.
Stade clinique 3
Stade clinique 4

Classification CDC (Centers for Diseases Control) modifiée en 1993

Catégorie A
  • S√©ropositivit√© aux anticorps du VIH en l'absence de sympt√īmes (avant 1993, la s√©ropositivit√© au VIH asymptomatique ne rentrait pas dans la classification ¬ę sida ¬Ľ)
  • Lymphad√©nopathie g√©n√©ralis√©e persistante
  • Primo-infection symptomatique
Catégorie B
  • Manifestations cliniques chez un patient infect√© par le VIH, ne faisant pas partie de la cat√©gorie C et qui r√©pondent au moins √† l'une des conditions suivantes :
    • elles sont li√©es au VIH ou indicatives d'un d√©ficit immunitaire ;
    • elles ont une √©volution clinique ou une prise en charge th√©rapeutique compliqu√©e par l'infection VIH. (Cette cat√©gorie correspond aux stades cliniques 2 et 3 de l'OMS).
Catégorie C
  • Cette cat√©gorie correspond √† la d√©finition du sida chez l'adulte. Les crit√®res cliniques sont les m√™mes que le stade clinique 4 de l'OMS.

Prévention

Les divers modes de transmission du VIH sont désormais parfaitement connus.

Il n'existe, à ce jour, aucune vaccination efficace contre le sida.

Prévention de la transmission par voie sexuelle

Panneau p√©dagogique sur la pr√©vention au Tchad financ√©e par Ta√Įwan. R√©dig√© en anglais alors que le Tchad est un pays francophone

Faits

  • Les rapports r√©ceptifs sont plus √† risque que les rapports insertifs, et les rapports anaux r√©ceptifs sont ceux qui comportent le risque de transmission le plus √©lev√©. Selon le minist√®re de la sant√© fran√ßais, la probabilit√© de transmission par acte varie de 0,03 % √† 0,07 % dans le cas de rapport vaginal r√©ceptif, de 0,02 √† 0,05 % dans le cas de rapport vaginal insertif, de 0,01 % √† 0,185 % dans le cas de rapport anal insertif, et de 0,5 % √† 3 % dans le cas de rapport anal r√©ceptif[19].
  • Les infections sexuellement transmissibles (IST) favorisent la transmission du virus VIH, par les micro-ulc√©rations et l'inflammation qu'elles entra√ģnent localement. R√©pondent √† cette d√©finition, la syphilis, la gonococcie, la chlamydiose (CT), l'herp√®s virus (HSV), la papillomatose et la trichomonase.
  • √ätre d√©j√† s√©ropositif pour le VIH ne prot√®ge pas d'une surinfection VIH par une nouvelle souche virale potentiellement plus virulente.
  • Les rapports oro-g√©nitaux ne sont pas d√©nu√©s de risques. Plusieurs cas prouv√©s de transmission du VIH au cours de rapports oro-g√©nitaux, essentiellement par fellation passive, mais aussi par rapport oro-anal, ont √©t√© rapport√©s.
  • Les personnes s√©ropositives au VIH ne souffrant d‚Äôaucune autre MST et suivant un traitement antir√©troviral efficace, c'est-√†-dire ayant une vir√©mie ind√©tectable depuis au moins six mois, ne risquent de transmettre le VIH par voie sexuelle que de fa√ßon n√©gligeable, avec un risque inf√©rieur √† 1 sur 100 000[20].

Conseils de prévention

Lors d'une relation sexuelle, seuls les préservatifs, qu'ils soient masculins ou féminins, protègent du VIH et des principales infections sexuellement transmissibles. Ils doivent être utilisés lors de tout rapport sexuel avec pénétration (quelle soit vaginale, anale ou buccale), avec un partenaire séropositif ou dont le statut sérologique est inconnu.

Préservatif masculin
  • Le pr√©servatif masculin : La condition pour son efficacit√© est qu'il soit utilis√© correctement √† chaque rapport. Les lubrifiants √† base de corps gras, comme la vaseline, des pommades ou des cr√®mes, voire du beurre, doivent √™tre proscrits car ils fragilisent les pr√©servatifs en latex et augmentent les risques de rupture. Il faut leur pr√©f√©rer des lubrifiants √† base d'eau. Il est pr√©f√©rable d'utiliser un pr√©servatif non lubrifi√© pour la fellation. Il est par ailleurs indispensable de v√©rifier sur la pochette du pr√©servatif l'inscription de la date de p√©remption et d'une norme reconnue (CE-EN 600 pour l'Union europ√©enne).
  • Le pr√©servatif f√©minin : Il repr√©sente une alternative au pr√©servatif masculin. Il est en polyur√©thane ‚ÄĒ ce qui autorise les lubrifiants √† base de corps gras ou aqueux ‚ÄĒ avec un anneau externe et interne. Il se place √† l'int√©rieur du vagin gr√Ęce √† un anneau souple interne. Il peut √™tre mis en place dans le vagin ou dans l'anus quelques heures avant un rapport sexuel, et n'a pas besoin d'√™tre retir√© tout de suite apr√®s le rapport, √† l'inverse du pr√©servatif masculin. Le principal obstacle √† sa diffusion reste son co√Ľt √©lev√©.

L'usage du préservatif permet une diminution du risque d'infection[21],[22],[23].

Si l'abstinence prot√®ge √©videmment √† 100%, l'efficacit√© des campagnes d'informations pr√īnant uniquement une abstinence sexuelle n'a pas √©t√© d√©montr√©e dans les pays √† hauts revenus o√Ļ toutes les formes de pr√©vention sont disponibles. Il n'est donc pas possible de savoir √† quoi ont eu recours les personnes concern√©es par les √©tudes[24].

Prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues

L'usage de drogue peut permettre la contamination par le partage de seringues par exemple, avec au moins une personne infect√©e mais de plus certaines drogues peuvent avoir en elles-m√™mes une action nocive sur le syst√®me immunitaire ; le risque pour la sant√© peut donc √™tre double. L√† encore, certains pr√īnent l'abstinence tandis que d'autres, jugeant que cette position n'est pas r√©aliste, pr√©f√®rent mettre √† disposition des toxicomanes un mat√©riel st√©rile ou des traitements de substitution.

  • La meilleure fa√ßon est bien √©videmment d'√©viter de consommer des drogues, de quelque sorte que ce soit. Les drogues comme la coca√Įne, l'h√©ro√Įne, le cannabis, etc, sont des corps toxiques √©trangers. Elles provoquent donc une r√©ponse immunitaire plus ou moins aigu√ę, d√©pendant de la nature de la substance, de sa concentration et de la fr√©quence √† laquelle elle est consomm√©e. Par exemple, le THC pr√©senterait en particulier des effets immunosuppresseurs sur les macrophages, les cellules NK et les lymphocytes T[25]. L'ecstacy a √©galement des effets n√©fastes sur les cellules CD4+ du syst√®me immunitaire[26].
  • Le partage et la r√©utilisation de seringues usag√©es et souill√©es par du sang contamin√© constituent un risque majeur de contamination par le VIH, mais aussi par les virus des h√©patites B et C. En France, des mesures de r√©duction des risques ont √©t√© mises en place : vente libre de seringues (depuis 1987), trousses de pr√©vention contenant le mat√©riel n√©cessaire pour r√©aliser une injection √† moindre risque, mise en place d'automates de distribution et de r√©cup√©rateurs de seringues, offre de traitements de substitution par voie orale.
  • Le risque d'infection par le virus du sida peut √™tre augment√© lorsque la personne √† l'origine de la contamination est porteur du VIH et d'un virus de l'h√©patite (A, B ou C)[r√©f. n√©cessaire]. Dans ce cas tr√®s particulier, la surinfection simultan√©e est m√™me √† envisager (voir test VIH).
  • Pour pr√©venir ces contaminations, il est essentiel de ne pas partager le mat√©riel d'injection ou d'inhalation. Ceci comprend les seringues, les cotons, les cuill√®res et cupules, eau de dilution de la drogue, mais aussi les pailles et les pipes √† crack, surtout si elles sont √©br√©ch√©es. Le mat√©riel d'injection doit √™tre √† usage unique ou d√©sinfect√© √† l'eau de Javel domestique en cas de r√©utilisation.

L'efficacit√© de ces mesures reste toutefois controvers√©e : par exemple, certaines √©tudes[27] ont montr√© qu'√† Montr√©al, ceux qui participent aux programmes ¬ę seringues st√©rilis√©es ¬Ľ ont apparemment un taux de transmission plus √©lev√© que ceux qui n'y participent pas. De plus, les associations de lutte contre la drogue reprochent √† ces mesures de rendre la toxicomanie plus accessible et de ne pas assez insister sur les possibilit√©s de d√©sintoxication. Elles mettent en avant que r√©soudre le probl√®me de drogue, r√©soudrait un des modes de transmission du sida.

Diagnostic

Aujourd'hui, en France, plus d'un s√©ropositif sur deux ignore son √©tat au moment o√Ļ survient une infection opportuniste. Il n'y a pas de d√©pistage obligatoire en France, si ce n'est lors d'un don de sang, de sperme ou d'organe. Il est propos√© lors du certificat m√©dical pr√©nuptial fait √† l'occasion d'un mariage. Chacun est libre de se poser la question de son propre statut s√©rologique vis √† vis du VIH, et d'aller faire un test de d√©pistage.

Souvent, la primo-infection est silencieuse et l'infection à VIH passe inaperçue jusqu'à ce que la maladie SIDA apparaisse ou qu'un test de séropositivité soit effectué. [28]

Tests de dépistage

Article d√©taill√© : Test VIH.

Le diagnostic de l'infection √† VIH fait appel √† la d√©tection dans le sang des patients des anticorps dirig√©s contre le VIH. La l√©gislation fran√ßaise actuelle exige l'utilisation de deux trousses s√©rologiques diff√©rentes lors du test de d√©pistage, car le test Elisa, s'il pr√©sente une sensibilit√© de 99,9 % (c'est-√†-dire qu'il ne passera pas √† c√īt√© d'une personne infect√©e), peut donner des r√©sultats faussement positifs, en particulier lors de grossesses multipares[8], lors de maladie grippale, chez les porteurs de facteur rhumato√Įde, etc. Deux tests diff√©rents sont donc r√©alis√©s issus de deux laboratoires diff√©rents. Ces tests sont des tests √† limite, c'est-√†-dire que la s√©ropositivit√© au VIH est d√©clar√©e si le taux d'anticorps d√©passe une certaine valeur fix√©e par le fabricant du test.

Afin d'éliminer le risque de résultat faussement positif, la séropositivité au VIH sera confirmée par un second prélèvement pour confirmation par un Western blot (immunoblot). Le malade est considéré séropositif au VIH si l'on dépiste à la fois des anticorps dirigés contre les protéines constitutives du virus et contre les protéines internes du virus.

De nouveaux tests de dépistage permettent d'identifier des patients porteurs de l'antigène p24. En effet en cas de prélèvement trop précoce, l'organisme n'a pas fabriqué d'anticorps en quantité détectable, et la recherche de l'Ag p24 ou la mesure de l'ARN-VIH plasmatique permettent un diagnostic plus précoce mais qui doit toujours être confirmé par un second prélèvement.

Il est √©galement √† noter que les tests de s√©ropositivit√© au VIH dans les pays en voie de d√©veloppement se r√©duisent le plus souvent √† un seul test Elisa effectu√© aupr√®s des femmes enceintes, qui constituent les populations les plus faciles √† d√©pister √† l'h√īpital.

Une étude[29] a montré que des souris alloimmunes peuvent produire les antigènes GP120 et P24 créés lors d'une infection au VIH, bien qu'elles n'aient pas été exposées au VIH. Chez l'être humain, on a retrouvé les antigènes GP120, P24 et P17 dans certains tissus placentaires spécifiques (chronic villitis) de femmes à termes non infectées[30].

Les tests de dépistage (Elisa) peuvent se révéler faussement positifs chez les personnes atteintes de lupus (ainsi que d'autres maladie auto-immunes tel qu'il a été confirmé au congrès de Yokohama en 1994) mais cela ne se retrouve généralement pas pour les tests de confirmation (Western blot)[31]. Pendant les mois qui suivent une vaccination anti-grippale (2 à 5 mois), le dépistage peut également se révéler faussement positif dans certains cas, y compris pour les tests de confirmation.

O√Ļ se faire d√©pister ?

En France

  • Dans les Centres de d√©pistage anonyme et gratuit CDAG[32].
  • Dans les h√īpitaux (Centres de Planification, Centre de la Femme, etc.)
  • Dans les centres de sant√© universitaires (pour les √©tudiants)
  • Dans les laboratoires de ville. Le test est rembours√© √† 100 % sur prescription m√©dicale.

Mesure de l'ARN viral plasmatique

La quantification par PCR (Polymerase Chain Reaction) de l'ARN viral plasmatique est le test permettant de suivre l'intensité de la réplication virale dans l'organisme infecté et est appelé charge virale. Ce test, couplé à la mesure du taux de Lymphocytes T CD4+, est utilisé pour suivre l'évolution virologique d'un patient avant ou après la mise sous traitement. Il ne peut être utilisé comme seul moyen de diagnostic.

On considère qu'une variation de la charge virale n'est significative qu'au-delà de 0,5 log, soit des variations d'un facteur (multiplication) de 3,6 environ à la hausse ou à la baisse. La charge virale est exprimée en copies par ml.

√Čvolution de la charge virale et du syst√®me immunitaire

Hiv-timecourse-Fr.png

Les valeurs temporelles de la phase de latence clinique (ou phase asymptomatique) ne sont qu'une moyenne. Cette phase peut en effet aussi bien durer 1 an que 16, dépendamment de l'individu.

R√©f√©rence : Ho DD, Neumann AU, Perelson AS, Chen W, Leonard JM, Markowitz M. Rapid turnover of plasma virions and CD4 lymphocytes in HIV-1 infection. Nature 1995 Jan 12;373(6510):123-6.

Signes cliniques de l'infection au VIH

Article d√©taill√© : Signes cliniques de l'infection au VIH.

Les signes cliniques de l'infection au VIH varient selon le stade de la maladie. Dans son livre ¬ę Des Virus et des Hommes ¬Ľ, le professeur Luc Montagnier indique que cette maladie n'a aucun sympt√īme sp√©cifique constant.

Manifestations cliniques de la primo-infection

Les sympt√īmes de la primo-infection sont peu sp√©cifiques. Ils apparaissent entre une et six semaines apr√®s la contamination, sous forme d'un syndrome pseudogrippal, ou mononucl√©osique. La fi√®vre est quasi constante, accompagn√©e de c√©phal√©es, de myalgies, d'asth√©nie. Les signes cutan√©omuqueux associ√©s sont une angine √©ryth√©mateuse ou pseudomembraneuse comme dans la mononucl√©ose infectieuse, et une √©ruption cutan√©e maculopapuleuse touchant essentiellement le tronc et la face. Peuvent s'y associer des ulc√©rations cutan√©omuqueuses superficielles, surtout g√©nitales et buccales.

Dans plus de la moitié des cas, apparaissent au cours de la deuxième semaine des adénopathies multiples, cervicales, axillaires et inguinales. Des manifestations digestives à type de diarrhée avec douleurs abdominales sont présentes dans un tiers des cas. La durée d'évolution d'une primo-infection est en moyenne de deux semaines.

Manifestations cliniques aux autres stades

En l'absence de d√©pistage pr√©coce et donc de traitement, tant prophylactique que curatif, de nombreux patients d√©couvrent leur s√©ropositivit√© au VIH au stade sida, √† l'occasion de l'apparition d'une maladie opportuniste. La liste en est longue : atteintes pulmonaires (pneumocystose, tuberculose, pneumopathie interstitielle lymphoide, lymphome), digestives (diarrh√©e, cryptosporidiose), neurologiques (toxoplasmose c√©r√©brale, d√©mence √† VIH, m√©ningites), dermatologiques (sarcome de Kaposi, dermite s√©borrh√©ique), oculaires (r√©tinite √† cytom√©galovirus qui peut entrainer une c√©cit√©).

Traitements

Article d√©taill√© : antir√©troviral.

Il n'y a pas √† l'heure actuelle de traitement permettant de gu√©rir du sida, malgr√© l'existence de traitements comme les trith√©rapies r√©trovirales qui permettent de contenir l'action du virus avec plus ou moins d'efficacit√© ; on d√©nombre de nombreux morts chaque jour en particulier dans les pays en d√©veloppement o√Ļ ces traitements sont difficilement accessibles en raison de leur co√Ľt. Des recherches continuent pour la mise au point d'un vaccin, mais les progr√®s dans ce domaine sont lents.

Les traitements ne sont pas g√©n√©ralement prescrits au d√©but de la s√©ropositivit√© au VIH, car ils pr√©sentent des effets ind√©sirables, ainsi qu'une certaine toxicit√©[33]. On √©value la n√©cessit√© de suivre un traitement √† l'aide des bilans sanguins, notamment le rapport Charge virale/Taux de CD4. Une fois le traitement d√©but√©, il doit √™tre poursuivi avec une tr√®s grande r√©gularit√© (une mauvaise observance peut rendre le virus ¬ę r√©sistant ¬Ľ). Les tentatives d'arr√™t des traitements n'ont pour l'instant pas donn√© de r√©sultats probants[34].

Les principaux effets ind√©sirables √† court terme des multith√©rapies s'att√©nuent g√©n√©ralement rapidement : fatigue, maux de t√™te, troubles digestifs (naus√©es, diarrh√©es), fi√®vre ou plaques rouges sur la peau. Apr√®s plusieurs mois de traitement, une lipodystrophie (graisse disparaissant du visage pour aller sur le ventre pour les hommes et les cuisses pour les femmes), des dyslipid√©mies (augmentation du cholest√©rol et des triglyc√©rides) ; ainsi qu'un perturbation du m√©tabolisme glucidique (mauvaise assimilation du sucre) peuvent survenir. Certains de ces effets ind√©sirables peuvent √™tre att√©nu√©s par une activit√© physique adapt√©e[35] ou une adaptation des traitements m√©dicamenteux.

L'espérance de vie actuelle sous traitement chez le sujet jeune infecté peut dépasser 35 ans[36].

Au cours d'une grossesse, le risque de transmission de la m√®re √† l'enfant est de 20 % √† 40 %. Ce risque peut √™tre consid√©rablement r√©duit √† l'aide d'un traitement pr√©ventif. Un traitement antir√©troviral associ√© √† la c√©sarienne et √† l'allaitement artificiel permet de r√©duire le risque de transmission √† moins de 1 %. La dur√©e courte du travail et le d√©lai court de prise en charge apr√®s la rupture de la poche des eaux sont des facteurs de protection contre la transmission maternofoetale. Les derni√®res recommandations favorisant l'allaitement maternel complet jusqu'√† l'√Ęge de 9 mois au moins proviennent d'√©tudes tr√®s r√©centes qui montrent que celui-ci r√©duit le taux de transmission √† 4 %[37],[38],[39].

√Čpid√©miologie : le statut actuel

Répartition géographique en 2007
En italique: pour 100 000 hab.
Moyennes entre les estimations hautes et basses (ONUSIDA, décembre 2007)
Région Nouvelles
infections
en 2007
Personnes vivant
avec le VIH
fin 2007
Décès dus
au sida
durant 2007
Amérique du Nord 46 000
8,6
1 300 000
278,7
21 000
3,9
Antilles 17 000
107,0
230 000
95,4
11 000
78,1
Amérique latine 100 000 1 600 000 58 000
Europe de l'Ouest 31 000 760 000 12 000
(France : 400)
Europe de l'Est et
Asie centrale
150 000 1 600 000 55 000
Asie de l'Est et
Pacifique
92 000 800 000 32 000
Asie du Sud et
du Sud-Est
340 000 4 000 000 270 000
Afrique du Nord et
Moyen-Orient
35 000 380 000 25 000
Afrique subsaharienne 1 700 000 22 500 000 1 600 000
Total 2 500 000
63,1
33 200 000
593,8
2 100 000
43,1

Depuis l'année 2002, le sida est considéré comme une pandémie globale.

Les derni√®res estimations fournies par le rapport Onusida 2007[40] portent √† :

  • 33,2 millions, le nombre de personnes s√©ropositives au VIH dans le monde.
  • 2,5 millions, le nombre de personnes nouvellement s√©ropositives au VIH en 2007.
  • 2,1 millions, le nombre de personnes mortes du sida en 2007.

Ce qui permet d'estimer à plus de 25 millions le nombre de morts depuis le début de la maladie en 1981. L'organisation note une stabilisation du taux d'infection (c'est-à-dire du nombre de personnes infectées par rapport à la population globale), ce qui amène à penser que l'on a atteint le pic de l'épidémie et que celle-ci se stabilise [41]. Cependant, le nombre de personnes infectées a augmenté, en raison de l'augmentation de la population et de l'accès aux trithérapies (qui retarde les décès).

Ces estimations sont obtenues gr√Ęce √† l'Epimodel[42] utilis√© par l'Onusida. L'√©volution de la pr√©valence de la s√©ropositivit√© au VIH est alors obtenue par mod√©lisation utilisant plusieurs param√®tres d√©mographiques et m√©dicaux d√©termin√©s sur des √©chantillons de la population, en particulier les √©tudes antenatales[43].

L'√©pid√©mie s'√©tend en Asie rapidement (plus d'un million de personnes ont √©t√© nouvellement contamin√©es dans cette r√©gion) et poursuit son expansion en Europe orientale. En s'√©tendant aux pays les plus peupl√©s du monde, elle peut avoir des cons√©quences potentiellement catastrophiques. Alors que dans les premi√®res ann√©es elle touchait principalement les consommateurs de drogues injectables, les hommes homosexuels et travailleurs sexuels ainsi que leurs partenaires, ce n'est plus le cas aujourd'hui o√Ļ la majorit√© des contaminations sont h√©t√©rosexuelles[r√©f. n√©cessaire].

Dans les pays occidentaux, la pr√©valence de la s√©ropositivit√© au VIH a quelque peu diminu√©, gr√Ęce aux campagnes de sensibilisation, ainsi que dans les pays d'Afrique centrale. Par exemple, en Ouganda[44], elle est pass√©e de 30 % en 1995 √† 5 % en 2003. N√©anmoins, parmi certaines parties de la population telles que les jeunes homosexuels, le taux d'infection montre de l√©gers signes d'un possible retour √† la hausse. Cela constitue un probl√®me majeur pour les professionnels de la sant√© publique. Le sida demeure √©galement extr√™mement probl√©matique en ce qui concerne les prostitu√©(e)s et les toxicomanes. Le taux de d√©c√®s a consid√©rablement chut√©, suite √† l'utilisation des trith√©rapies qui se sont av√©r√©s tr√®s efficaces, sans toutefois jamais arriver √† le gu√©rir (selon le rapport 2004 d'Onusida, il y a en 2003 environ 580 000 personnes s√©ropositives au VIH en Europe de l'Ouest).

Selon l'UNICEF[45], 530 000 enfants de moins de 15 ans ont √©t√© infect√©s par le VIH en 2006, essentiellement par transmission m√®re-enfant, malgr√© les progr√®s faits en Afrique, notamment dans le Sud et l'Est dans la pr√©vention de ce type de transmission. 50 % des b√©b√©s infect√©s mourront avant d'avoir 2 ans s'ils ne sont pas trait√©s. Le nombre de femmes infect√©es est plus √©lev√© que celui des hommes. On manque toujours d'antir√©troviraux (ARV) en Afrique : 9 % des femmes enceintes s√©ropositives au VIH en ont re√ßu en 2005 dans les pays pauvres ou moyennement riches, pour emp√™cher la transmission du VIH au b√©b√©, contre 3 % en 2003.

Prévalence du sida en Afrique de 1988 à 2003
     20% - 29%      10% - 20%      5% - 10%      1% - 5%      0% - 1%

Toutefois, dans les pays en d√©veloppement (surtout en Afrique sub-saharienne), les conditions √©conomiques et le manque de campagnes de sensibilisation ont contribu√© √† maintenir des taux d'infection √©lev√©s. Certains pays d'Afrique comptent actuellement jusqu'√† 25 % de leur population active s√©ropositive au VIH.

Si ces populations atteignaient effectivement le stade sida, elles deviendraient inaptes au travail et nécessiteraient des soins médicaux intensifs. De telles situations pourraient, à l'avenir, provoquer dans la région l'effondrement de certaines sociétés, la chute de gouvernements, augmentant d'autant plus la détresse de ces pays.

Pendant des années, nombre de ces gouvernements ont nié l'existence de ce problème, et commencent seulement à y rechercher des solutions. Le manque de soins médicaux adéquats, l'ignorance vis-à-vis de la maladie et de ses causes, ainsi que le manque de moyens financiers pour éduquer et soigner sont actuellement les principales causes de décès par le sida dans les pays en développement.

Pour l'essentiel, la rapidité de diffusion du VIH dans ces pays est due aux coinfections VIH et virus de l'Herpès (HSV). Ce dernier favorise, lors des rapports sexuels, la transmission du VIH, en particulier la transmission hétérosexuelle en rendant les muqueuses génitales davantage perméables aux virus.

√Ä l'heure actuelle, par exemple, la mortalit√© globale en Afrique du Sud est de 567 000 personnes par an[46], pour une population de 46,6 millions √† la m√™me date[47], soit un taux de 12 pour mille (√† comparer avec les 13 pour mille atteints en Hongrie et les 9 pour mille de la France).

De m√™me, certains chiffres officiels sont troublants. En effet, les donn√©es brutes des recensements de 1991 et de 2001 au Botswana donnent une progression de la population de 2,4 % par an[48], alors que les estimations du bureau am√©ricain du recensement donne une estimation (pour l'an 2000) de cette augmentation annuelle de 0,76 % en tenant compte de la pr√©valence de la s√©ropositivit√© au VIH, et de 2,5 % en n'en tenant pas compte[49]. Le chiffre de la population en 2004 ne fait qu'augmenter ce trouble, puisque l'accroissement annuel passe √† 2,55 %. Tout se passe comme si cette pr√©valence √©lev√©e de la s√©ropositivit√© au VIH n'avait pas de v√©ritable incidence sur la croissance de la population.

Face à cette épidémie qui atteint de plus en plus de femmes et de jeunes, L'Onusida estime qu'il faudrait mobiliser 20 milliards de dollars d'ici 2007 pour assurer la prévention et la prise en charge des malades dans les pays pauvres.

Le 1er d√©cembre a √©t√© d√©clar√© Journ√©e internationale contre le SIDA. Le XVIe congr√®s a eu lieu du 13 au 18 ao√Ľt 2006. Cent trente sept d√©l√©gu√©s d'Afrique ont pr√©sent√© une demande d'asile.

Le cas africain

C'est en Afrique que la pand√©mie conna√ģt les taux de d√©c√®s les plus √©lev√©s. L'ONU estime que pour l'an 2002, 2,4 millions d'Africains sont morts du sida. On estime √©galement que 10 millions de jeunes Africains √Ęg√©s de 15-24 ans et environ 3 millions d'enfants de moins de 15 ans sont infect√©s par le virus du VIH. En 2004, ONUSIDA, organisation de l'ONU en charge du dossier du sida, a publi√© un rapport sur l'√©volution de la pr√©valence dans le monde[50],[51],[52]. Dans la mise √† jour 2007 de ce rapport[53], l'ONUSIDA indique d√©sormais une baisse r√©guli√®re de la pr√©valence en Afrique depuis l'an 2000 o√Ļ elle atteignait 5,9% pour revenir √† 5 % en 2007.

Le cas français et européen

Depuis 2003 le nombre de personnes qui d√©couvrent leur infection par le VIH reste stable entre 6 000 et 7 000 cas. Celui des personnes vivant avec le VIH ne fait qu'augmenter (de 106 000 en 1996 √† 130 000 en 2005), notamment en raison des traitements antir√©troviraux disponibles qui ont fait passer l'esp√©rance de vie de 17 mois avant 1994 √† plus de cinq ans en 2005[54].

Entre 1995 et 2005, les √©volutions du sida sont notables sur quatre points[54] :

  • l'augmentation des pratiques sexuelles √† risque chez les homosexuels, principalement chez les s√©ropositifs au VIH, ce qui pose des probl√®mes au niveau du VIH mais aussi des autres infections sexuellement transmissibles (IST) ce qui d√©clenche des cas de co-infections difficilement traitables
  • les usagers de drogues nouvellement infect√©s par le VIH adh√®rent bien aux politiques de r√©duction des risques, ce qui a pour cons√©quence la diminution des nouvelles infections
  • l'augmentation du nombre de personnes d'Afrique subsaharienne vivant en France infect√©es par le VIH. Dans ce cas, les infections ne se font pas uniquement en Afrique, mais √©galement en France. Ce qui d√©note une intrication entre les populations fran√ßaise et africaine
  • une f√©minisation lente de l'infection au VIH

Le cas français n'est pas très différent des autres pays européens qui enregistrent également une diminution des cas de nouvelles infections (30 cas par million en 1998 et 19 cas par million en 2005) et de décès liés au Sida. Les usagers de drogues, tout comme en France, adhèrent bien aux politiques de réduction des risques. Les nouveaux cas sont en partie liés à l'augmentation des diagnostics chez des personnes originaires d'Afrique[55].

Alors que la notification des cas de s√©ropositivit√© au VIH est obligatoire en France, elle ne l'est pas en Espagne et en Italie, qui sont avec la France, les pays europ√©ens les plus touch√©s par le VIH/Sida[55]. De ce c√īt√©, la France reste dans le temps le pays europ√©en √† la pointe de l'observation √©pid√©miologique. Ce qui permet d'observer l'√©volution de cette maladie et d'adapter les campagnes d'information, de d√©pistage et de pr√©vention aux populations les plus √† risque[56].

Hypothèses alternatives

Une très petite minorité de la communauté scientifique pense qu'il n'y a pas de preuves dans la responsabilité du VIH dans le sida. Les scientifiques et les groupes qui ont été les plus impliqués sont Peter Duesberg, le Dr Willner, David Rasnik, Kary Mullis (prix Nobel de chimie), l'association Act Up San Francisco (la seule dans le monde) et le groupe de Perth en Australie. Le Dr Etienne de Harven[57] ou le virologue Stefan Lanka[58], entre autres, soutiennent qu'il n'y a jamais eu de détermination dans les règles d'un quelconque VIH.

Ce point de vue a été repris pendant un temps par le gouvernement d'Afrique du Sud et plus particulièrement son président Thabo Mbeki. C'est pourquoi il a convoqué une conférence contradictoire entre les tenants de la position officielle et ceux soutenant d'autres hypothèses alternatives en demandant une réévaluation[59]. Il a également remis en cause l'innocuité de certains antirétroviraux tels l'AZT et présenté la pauvreté comme origine du sida[60]. Malgré cela, l'Afrique du Sud a été un moteur dans le développement légal des génériques en contournement de la position dominante des grands laboratoires occidentaux[61]. Malgré la réticence du gouvernement à fournir des médicaments aux séropositifs au VIH et sous la pression intérieure et internationale, les fonds consacrés à la lutte contre le sida n'ont cessé d'augmenter, atteignant leur point d'orgue aux campagnes nationales de traitement gratuit annoncées en 2003 mais peu développées depuis[60]. Les délais dans l'accès aux soins et aux traitements mais aussi dans la prévention sont ainsi imputés à ces attitudes controversées, même si de nombreux autres facteurs peuvent légitimement être invoqués pour expliquer que l'Afrique du Sud soit un des pays les plus touchés par le sida.

Déni du sida

Article d√©taill√© : Sida en R√©publique populaire de Chine.

En République populaire de Chine la province du Henan a été contaminée massivement dans les années 1990 par des collectes de sang et de dérivés sanguins effectuées selon un protocole dangereux (réutilisation de matériel usagé, mise en commun du sang collecté, etc.) et a également nié la réalité du sida, pour protéger les responsables. Aujourd'hui, le mal est identifié mais les traitements ne suivent pas.

Selon l'hypothèse alternative, leur sida était l'effet des collectes de sang rémunérées trop fréquentes parmi une population très pauvre (et donc déjà mal nourrie) qui aurait causé leur effondrement immunitaire[62].

Sida et religion

La position de l'√Čglise Catholique autour du sida ne diff√®re en rien de sa position sur la sexualit√© en g√©n√©ral ; un th√®me qui fait souvent d√©bat est celui de sa position face √† l'usage du pr√©servatif en prophylaxie.

Législation

Les s√©ropositifs au VIH √©trangers peuvent difficilement entrer dans plusieurs pays [63] dont les √Čtats-Unis [64] et la Russie [65].

Ňíuvres traitant du sida et de l'infection VIH / Bibliographie

Voir la cat√©gorie : Ňíuvre ayant pour th√®me le sida

Films
Bandes dessinées
Livres

Références

  1. ‚ÜĎ Les deux typographies sont admises. Cet article privil√©giera la forme minuscule.
  2. ‚ÜĎ Le reste de cet article se concentre sur le sida touchant l'Homme.
  3. ‚ÜĎ √©tude dirig√©e par Michael Worobey et publi√©e dans Proceedings of the National Academy of Sciences le 29 octobre 2007, voir (fr) Jean-Louis Santini, ¬ę Ha√Įti a √©t√© un tremplin de l'√©pid√©mie du sida ¬Ľ, 29 octobre 2007, Agence France-Presse. Mis en ligne le 29 octobre 2007, consult√© le 30 octobre 2007
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  10. ‚ÜĎ Coovadia et al.
  11. ‚ÜĎ Sinkala et al.
  12. ‚ÜĎ Laurent Mandelbrot H√īpital Cochin, Paris
  13. ‚ÜĎ Sutthent, Bangkok, Thailande
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Voir aussi

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Voir ¬ę sida ¬Ľ sur le Wiktionnaire.

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Articles connexes

Les dissidents
Le sida dans le monde
Associations et organisations 

Liens externes

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  • immunod√©ficience ‚ÄĒ [ imynodefisj…ĎŐÉs ] n. f. ‚ÄĘ r√©pandu v. 1985 ; de immuno et d√©ficience ‚ô¶ M√©d. Incapacit√©, cong√©nitale ou acquise, de r√©sister √† l infection, due au non fonctionnement de tout ou partie du syst√®me immunitaire. ‚áí agammaglobulin√©mie. Syndrome d… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

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