Station Spatiale Internationale

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Station Spatiale Internationale

Station spatiale internationale

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Station spatiale internationale

ISS March 2009.jpg
L'ISS en mars 2009, après la mission STS-119

Caractéristiques
Organisation International
Domaine Station spatiale orbitale
Masse 277 598 kg (au 16 juin 2008 suite √† l'ajout du Module Pressuris√© (PM) du Japanese Experiment Module, KibŇć, par STS-124)
Lancement 20 novembre 1998 (pour le module Zarya)
Lanceur Proton
Fin de mission {{{fin}}}
Durée {{{durée}}}
Dur√©e de vie {{{dur√©e de vie}}}
Désorbitage {{{désorbitage}}}
Autres noms {{{autres_noms}}}
Programme {{{programme}}}
Index NSSDC 1998-067A
Site {{{site}}}
Orbite Orbite terrestre basse (LEO)
Périapside 319,6 km
Périgée {{{périgée}}}
Apoapside 346,9 km
Apogée {{{apogée}}}
Altitude {{{altitude}}}
Localisation {{{localisation}}}
Période 91,20 minutes
Inclinaison 51,63¬į
Excentricité {{{excentricité}}}
Demi-grand axe {{{demi-grand axe}}}
Orbites {{{orbites}}}
Type {{{télescope_type}}}
Diamètre {{{télescope_diamètre}}}
Superficie {{{télescope_superficie}}}
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Longueur d'onde {{{t√©lescope_longueur_d'onde}}}
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Vue d'artiste de l'ISS au complet fin 2010

La Station spatiale internationale (International Space Station : ISS) est une station spatiale plac√©e en orbite basse √† caract√®re scientifique. Elle est occup√©e en permanence par des √©quipages internationaux depuis sa construction d√©marr√©e en 1998 et qui devrait s'achever en 2011. Sa construction et son exploitation sont assur√©s en coop√©ration par les principales agences spatiales nationales dont la NASA (√Čtats-Unis), la FKA (agence spatiale russe), l'agence spatiale europ√©enne (ESA) et japonaise (JAXA)[1]. L'ISS doit rester en fonction jusqu'en 2020.

L'ISS est en 2009 le plus grand objet artificiel plac√© en orbite terrestre : lorsqu'elle sera achev√©e, elle devrait occuper un volume de 110 x 74 x 30 m√®tres et peser environ 420 tonnes. Le volume d'espace pressuris√© sera de 935 m¬≥. Les panneaux solaires d'une superficie de 2 500 m¬≤ fournissent 110 kW d'√©lectricit√©. La station spatiale se d√©place en orbite autour de la Terre √† une altitude d'environ 350 kilom√®tres[2], √† une vitesse de 27 700 km/h (7,7 km/s) , en faisant le tour de notre plan√®te 15 fois par jour.

Plusieurs vaisseaux spatiaux se relaient pour amener les composants de la station spatiale, réaliser le transfert des équipages, assurer le ravitaillement et rehausser l'orbite régulièrement dégradée par la trainée atmosphérique. Ce sont les cargos Progress russes, ATV européens, le HTV japonais ainsi que la capsule spatiale russe Soyouz et les navettes spatiales américaines.

Sommaire

L'origine

Logo de la SSI

La NASA amorce les premi√®res r√©flexions sur un projet de station spatiale sur orbite terrestre d√®s le d√©but des ann√©es 1960. Suivant le concept d'alors, elle serait occup√©e en permanence par un √©quipage de dix √† vingt astronautes et d√©j√†, on pr√©voit de nombreuses applications : laboratoires, observatoire astronomique, ateliers de montage, d√©p√īts de pi√®ces et mat√©riel, station-service, nŇďud et base de transport et de relais.

De 1963 √† 1966, les plans d'une station orbitale s'inspiraient directement du mat√©riel mis en Ňďuvre pour les missions Apollo. C'est ainsi que le 14 mai 1973, Skylab fut lanc√© par une fus√©e Saturn V dont seuls les deux premiers √©tages √©taient actifs, le troisi√®me constituant le corps de la station. Mais Skylab ne devait constituer que la d√©monstration de faisabilit√© d'un projet bien plus ambitieux.

En avril 1983, le Pr√©sident Ronald Reagan demande que soit √©tabli un projet de station spatiale par la NASA, puis le 25 janvier 1984, lors de son discours annuel sur l'√©tat de l'Union, annonce la d√©cision d'en entreprendre la construction dans un cadre international[3]. Son co√Ľt est alors estim√© √† huit milliards de dollars. La NASA cr√©e un bureau d'√©tudes le 27 juillet.

Le 31 janvier 1985, l'Agence spatiale europ√©enne (ESA) s'associe au projet, puis est suivie par le Canada le 16 avril et le Japon le 9 mai de la m√™me ann√©e. Mais le 28 janvier 1986, la navette spatiale Challenger explose en vol, ce qui entra√ģnera un retard consid√©rable de tous les projets de la NASA et une refonte compl√®te du programme spatial. C'est le 20 ao√Ľt que les nouveaux plans seront d√©finis, ils sont alors √©valu√©s √† 10,9 milliards de dollars.

En 1987, diverses √©tudes successives, men√©es par la NASA et le Conseil de la recherche am√©ricain, rehausseront l'estimation du co√Ľt de la station √† 13 milliards de dollars d'abord, 24,5 milliards de dollars ensuite.

Le 16 juillet 1988, le Pr√©sident Ronald Reagan baptise la station du nom de Freedom (¬ę Libert√© ¬Ľ).

En 1993, l'administration Clinton invite la Russie √† se joindre au projet qu'elle r√©vise enti√®rement et red√©finit en suivant un concept d√©riv√© des plans de Freedom et de la station russe Mir 2 qui devait succ√©der √† Mir. Le projet est rebaptis√© Alpha. En f√©vrier, le Pr√©sident Bill Clinton exige de la NASA que le co√Ľt de la station soit divis√© par deux ; l'agence doit proposer une nouvelle conception pour le mois de juin.

D√®s 1993, les Am√©ricains estiment n√©cessaire de profiter de la longue exp√©rience de la Russie, maintenant alli√©e au projet, dans le domaine des longs s√©jours √† bord de stations spatiales, dans le but d'√©viter de reproduire certaines erreurs strat√©giques ou technologiques susceptibles de provoquer de lourdes d√©penses inutiles. Le 16 d√©cembre, la NASA et la Rousskoye Kosmitcheskoye Agentsvo (RKA - l'agence spatiale f√©d√©rale russe) marquent leur accord pour dix vols de navette vers Mir, et le 23 juin 1994, la NASA acceptera d'en payer le co√Ľt, 400 millions de dollars.

Nous sommes le 13 juin 1995, et le co√Ľt d'exploitation de la station est maintenant estim√© √† 93,9 milliards de dollars, dont 50,5 milliards de dollars rien que pour les vols de navettes. Plusieurs accostages se sont ainsi accomplis entre 1995 et 1998 durant lesquels onze astronautes am√©ricains purent totaliser 975 jours de pr√©sence √† bord de la v√©n√©rable station Mir. √Ä neuf reprises, les navettes spatiales am√©ricaines se sont arrim√©es et ont ravitaill√© Mir en hommes, vivres et mat√©riel.

Le 14 octobre 1997, c'est au tour du Br√©sil de rejoindre l'√©quipe, et √† Washington en 1998, ce sont seize nations qui participent au projet ; les √Čtats-Unis, onze √Čtats europ√©ens, le Canada, le Japon, le Br√©sil, la Russie. La construction peut d√©buter. Mais l'arriv√©e de la Russie a aussi impliqu√© une refonte totale de l'organisation logistique de la station, de ses installations et ressources, de son partage, et bien entendu, de son co√Ľt d'exploitation. Dans la foul√©e, le nom Alpha, qui ne pla√ģt pas aux Russes car ils estiment que ce sont eux qui ont cr√©√© la v√©ritable premi√®re station orbitale, est abandonn√© et la station est simplement d√©nomm√©e International Space Station (ISS - ou en fran√ßais ¬ę Station spatiale internationale ¬Ľ).

Et le 20 novembre 1998, le premier √©l√©ment de la Station spatiale internationale, le module Zarya, est mis en orbite par les Russes au moyen d'une fus√©e Proton lanc√©e depuis Ba√Įkonour.

En octobre 2005, suite √† l'√©chec du retour en mission des navettes spatiales am√©ricaines, la NASA a annonc√© que seuls dix-huit vols auraient lieu avant la fin du programme. Ces 18 vols comprennent notamment l'envoi du module europ√©en Columbus et du Japanese Experiment Module (JEM). Deux importants modules, la plate-forme de puissance solaire russe et la centrifugeuse japonaise ne seront pas envoy√©es.

Chronologie

Les prises de participation

Les diff√©rents √©l√©ments de l'ISS en mars 2008

√Čtats-Unis

La NASA est l'initiatrice du projet, et √† ce titre la responsabilit√© de son bon d√©roulement lui incombe. Elle a pour principal contractant le groupe Boeing Space & Communications, et sa participation mat√©rielle comprend la structure principale (poutrelles), quatre paires de panneaux solaires, trois modules formant le nŇďud de liaison incluant les sas d'amarrage pour les vaisseaux spatiaux et les autres √©l√©ments, et les r√©servoirs d'air respirable qui approvisionneront aussi bien les locaux d'habitation que les combinaisons spatiales tant am√©ricaines que russes[4]. La NASA fournit aussi le module d'habitation, le laboratoire am√©ricain et le module de raccordement √† la centrifugeuse. La logistique sous la responsabilit√© de la NASA inclut la puissance √©lectrique, les communications et le traitement des donn√©es, le contr√īle thermique, le contr√īle de l'environnement de la vie et l'entretien de la sant√© de l'√©quipage. Les gyroscopes de l'ISS sont aussi sous sa responsabilit√©.

Canada

L'Agence spatiale canadienne prend en charge la réalisation du bras robotique MSS (pour Mobile Servicing System), un dispositif unique destiné à fournir une aide dans l'assemblage et la maintenance de la station. Le Canada fournit aussi le Space Vision System (SVS), un système de caméras qui a déjà été testé sur le bras manipulateur de la navette spatiale américaine destiné à assister les astronautes chargés de son utilisation.

Europe

Le réfrigérateur MELFI

La majorit√© des √Čtats membres de l'ESA travaillent √† l'ISS, notamment en fournissant :

  • le r√©frig√©rateur MELFI, install√© dans la station depuis 2006,
  • le Columbus Orbital Facility (COF ou simplement appel√© Columbus), module pouvant recevoir 10 palettes √† instruments, dont la moiti√© europ√©ennes,
  • le vaisseau cargo automatique, nomm√© ATV.
  • les lanceurs Ariane 5, qui ont √©t√© utilis√©s pour le ravitaillement de l'ISS en carburant et mat√©riel.
  • l'ESA est aussi responsable du bras manipulateur europ√©en ERA, qui sera utilis√© depuis les plates-formes scientifiques et logistiques russes, ainsi que des syst√®mes de gestion de donn√©es du module de service. Son installation est pr√©vue en 2009.

Japon

L'Agence d'exploration a√©rospatiale japonaise (anciennement NASDA jusqu'en 2003) fournit le Japanese Experiment Module (JEM) qui abrite plusieurs compartiments pressuris√©s habitables, une plate-forme o√Ļ dix palettes d'instruments peuvent √™tre expos√©s au vide spatial et un bras manipulateur sp√©cifique. Le module pressuris√© peut quant √† lui accueillir √©galement dix palettes √† instruments.

Russie

L'agence spatiale f√©d√©rale russe fournit un tiers environ de la masse de l'ISS, avec la participation de ses principaux contractants : Rocket space corporation-Energia, et Krunitchev space center. Un module de service habitable, qui sera le premier √©l√©ment occup√© par un √©quipage ; un module d'amarrage universel qui permettra l'accostage de vaisseaux aussi bien am√©ricain (Navette spatiale am√©ricaine) que russes (Soyouz) ; plusieurs modules de recherches. La Russie est aussi largement impliqu√©e dans le ravitaillement de la station ainsi que pour son maintien en orbite, en utilisant notamment des vaisseaux-cargos Progress. Le module de contr√īle Zarya a √©t√© le premier √©l√©ment √† √™tre mis en orbite.

Italie

Ind√©pendamment √† sa participation √† l'ESA, l'ASI fournit trois modules logistiques polyvalents. Con√ßus pour pouvoir int√©grer la soute de la navette Am√©ricaine, ils comportent des compartiments pressuris√©s et am√®neront divers instruments et exp√©riences √† bord de l'ISS. La conception du module europ√©en Columbus s'inspire largement de ces trois √©l√©ments. L'ASI fournit aussi les nŇďuds 2 et 3 de la station.

Brésil

Sous la direction de l'Agence spatiale brésilienne, l'Institut national de recherches spatiales (Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais) fournit une palette à instruments et son système de fixation qui accueilleront diverses expériences à l'extérieur de la station. Acheminées par une navette, celles-ci sont destinées à être exposée au vide spatial durant une longue période.

Anatomie

Lorsqu'elle sera termin√©e, la Station spatiale internationale mesurera 108 m√®tres de longueur sur 74 m√®tres de large, pour une masse de 415 tonnes. Avec un volume habitable de plus de 1 200 m¬≥, elle d√©passera en complexit√© toutes les stations spatiales ayant exist√©. Elle pourra accueillir sept astronautes en permanence, qui se succ√®deront et se relaieront selon les exigences des missions. Son √©nergie sera fournie par les plus grands panneaux solaires qui aient jamais √©t√© construits[r√©f. n√©cessaire], d'une puissance maximale de 120 kW.

L'Union européenne

Columbus

Article d√©taill√© : Laboratoire europ√©en Columbus.
Columbus lors de son arrivée au Centre spatial Kennedy le 1er juin 2006.

La partie europ√©enne de la station est repr√©sent√©e, depuis le 11 f√©vrier 2008, par le module laboratoire, d√©nomm√© Columbus Orbital Facility (COF), ou plus g√©n√©ralement Columbus. Extr√™mement polyvalent, ce laboratoire √† usages multiples peut √™tre adapt√© √† diff√©rentes missions par l'√©change de b√Ętis normalis√©s √† bord. Columbus est le lieu de travail privil√©gi√© des astronautes et chercheurs europ√©ens. Il est √©galement le plus √©volu√© de tous les laboratoires de l'ISS[r√©f. n√©cessaire].

Ce module pressurisé est raccordé en permanence à la station. Ses utilisations sont multiples, et portent entre autres sur la science des matériaux, la physique des fluides, les sciences de la vie, la physique fondamentale et de nombreuses autres technologies. Il renferme aussi la plupart des charges utiles pressurisées européennes.

L'ATV

Bien qu'il ne reste pas fixé en permanence à l'ISS, l'Automated Transfer Vehicle (ATV) n'en est pas moins un élément des plus importants.

L'ATV est un vaisseau cargo spatial automatique de 20 tonnes développé par l'ESA dont la mission est d'assurer les fonctions de cargo ravitailleur et de remorqueur pour l'ISS. Il a été lancé par une Ariane 5 ES ATV, modèle spécialement aménagé pour une injection directe en orbite basse.

Module de propulsion.

ATV se pr√©sente sous la forme d'un cylindre de 4,85 m√®tres de diam√®tre sur 10 m√®tres de longueur. Il est constitu√© de trois modules : un module de propulsion emportant jusqu'√† 6 tonnes de carburant, un module d'avionique qui int√®gre tous les circuits √©lectroniques ainsi que les syst√®mes de r√©gularisation thermique, de production d'√©nergie et de t√©l√©communications et un module cargo de 40 m¬≥. Le module cargo comprend une partie pressuris√©e accessible aux astronautes de l'ISS et les r√©servoirs pour l'eau et l'air et le carburant qui sont livr√©s √† l'ISS. L'extr√©mit√© avant du module cargo pressuris√© est √©quip√©e du port d'amarrage avec l'ISS. Ce port d'amarrage sert aussi d'acc√®s pour les astronautes qui peuvent aller et venir entre ce module pressuris√© et le reste de l'ISS.

Les charges utiles v√©hicul√©es par l'ATV se r√©partissent en deux cat√©gories : les fluides (air, eau, carburant) et celles qui n√©cessitent d'√™tre transport√©es sous atmosph√®re contr√īl√©e. La capacit√© totale d'emport de l'ATV est de neuf tonnes de fret qui peuvent se r√©partir diff√©remment √† chaque vol avec au maximum ; 4 700 kg de carburant br√Ľl√© par la fonction de remorquage, 860 kg de carburant pomp√©s dans les r√©servoirs de l'ISS, 4 500 kg de mat√©riel pour les astronautes, 100 kg d'air ou oxyg√®ne et 800 kg d'eau.

L'ATV, équipé de ses quatre gros moteurs de propulsion et d'une grande capacité d'ergols, sera aussi utilisé comme remorqueur spatial pour effectuer les modifications d'attitude et d'orbite de la station, et notamment les reboosts, c'est-à-dire les rehaussements d'orbite destinés à en compenser l'usure.

√Ä la fin de sa mission de six mois √† la Station, le module cargo sera charg√© des vieux mat√©riels devenus inutilisables √† bord de la station ainsi que des d√©chets. Puis l'ATV sera s√©par√© de l'ISS et effectuera une rentr√©e contr√īl√©e dans l'atmosph√®re terrestre o√Ļ il br√Ľlera.

Le premier lancement de l'ATV (v√©hicule baptis√© Jules Verne) a eu lieu le 9 mars 2008. L'arrimage √† l'ISS s'est effectu√© le 3 avril 2008. Durant son vol vers la station, Jules Verne a effectu√© plusieurs tests, notamment des manŇďuvres d'√©vitement de collision, pour s'assurer de son bon fonctionnement en situation d'urgence et de garantir aux propri√©taires de la station la fiabilit√© de l'appareil. √Ä terme, la dur√©e de vol de l'ATV ne devrait pas d√©passer deux semaines.

L'ERA

Article d√©taill√© : Bras t√©l√©manipulateur europ√©en.

Le bras manipulateur europ√©en (European robotic arm ou ERA) est b√Ęti sur un concept tout √† fait original et unique qui en fait un engin d'exception tr√®s diff√©rent du bras manipulateur principal de la station ou de son homologue de la navette spatiale am√©ricaine.

√Ä chaque extr√©mit√© de ce manipulateur sym√©trique de 10 m√®tres se trouve un organe pr√©henseur identique. Son utilisation altern√©e en tant que ¬ę pied ¬Ľ et ¬ę main ¬Ľ permet au bras de se d√©placer d'un point d'ancrage √† un autre √† la mani√®re d'une chenille arpenteuse. Ces organes sont con√ßus pour saisir et rel√Ęcher des charges utiles √©quip√©es d'un dispositif standard d'accrochage, pour mesurer des forces et des couples, ainsi que pour transmettre des signaux √©lectriques, de donn√©es ou de vid√©o des charges utiles qu'ils ont saisies. Ces organes pr√©henseurs sont aussi √©quip√©s d'un outil de service int√©gr√© que l'on pourrait comparer √† un tournevis universel. Il peut √©galement recevoir une plate-forme comportant cale-pieds et mains courantes et transporter des astronautes lors de sorties extrav√©hiculaires.

L'ERA sera mis en Ňďuvre √† partir d'un dispositif d'ancrage mont√© sur une petite plate-forme mobile capable de se d√©placer le long de rails longeant la structure de la plate-forme russe scientifique et d'√©nergie. En se d√©pla√ßant d'un point d'ancrage √† un autre, r√©partis sur d'autres √©l√©ments de la station, l'ERA √©largit consid√©rablement sa zone d'intervention.

Les √Čtats-Unis

En leur qualit√© d'initiateurs du projet, les √Čtats-Unis joueront le r√īle principal dans son √©laboration et c'est sans surprise que l'on peut constater que la majeure partie de l'ISS leur appartient.

Le laboratoire scientifique américain Destiny

Destiny est un module pressurisé, habitable, conçu pour accueillir les charges utiles et les expériences devant s'accommoder d'une atmosphère terrestre. Sa capacité est de vingt-quatre racks modulables, dont treize sont spécialement conçus pour recevoir des expériences nécessitant un interfaçage complet avec la station et ses ressources.

Cet élément a été mis en orbite le 7 février 2001.

Parmi les premiers √©l√©ments √† √™tre install√©s dans ce laboratoire am√©ricain, on peut citer notamment :

Material Science Research Design Facility

Ce rack comprend un √©l√©ment central qui coordonne la collecte et le traitement des donn√©es, ainsi que l'enregistrement et la redistribution d'images vid√©o, ainsi que deux ensembles de contr√īle de la temp√©rature et de l'environnement des √©chantillons √† traiter dans diverses exp√©riences.

Microgravity Science Glovebox

Il s'agit d'une boite de manipulation à gants utilisée pour la manipulation d'échantillons en évitant toute contamination, telle qu'on en trouve dans tout laboratoire de biologie terrestre.

Fluids and Combustion Facility

Ce triple rack, conçu par le Lewis research center de la NASA, est conçu pour l'étude de la physique des fluides (liquides, gaz et mélanges) et de la combustion en impesanteur. Il comprend une chambre de combustion, des dispositifs de dosage des gaz et des liquides, ainsi que divers systèmes très élaborés d'éclairage, de polarisation, de prise de vues et tous leurs automatismes incluant l'enregistrement vidéo sous forme digitale.

Biotechnology facility

Ce rack comporte six sous-ensembles interchangeables et modulables selon les expériences en cours. Ses éléments seront utilisés dans de nombreuses occasions, qu'il s'agisse de cultures cellulaires, de croissance de cristaux, études des protéines, séparations biochimiques, microencapsulation. Chacun de ses sous-ensembles est énergétiquement autonome et peut être alimenté sous différentes atmosphères (oxygène, azote, dioxyde de carbone et argon). Il comporte son propre système informatique et un dispositif indépendant de prises de vues.

Window Observational Research Facility

Cet élément un peu particulier comporte un hublot pratiqué dans la paroi du module laboratoire équipé d'un verre de qualité optique. Il peut recevoir différents instruments dédiés à l'observation de la surface terrestre et sera utilisé notamment pour l'étude des continents ou des phénomènes atmosphériques.

X-Ray Cristallography Facility

Double rack consacré à l'étude des cristaux en impesanteur. La croissance, la multiplication des cristaux peut être étudiée à l'intérieur des cuves de conditionnement de ce dispositif, qui possède un système de manipulation robotisée pilotée par l'équipage, par un ordinateur ou encore par des techniciens au sol. Tous les systèmes de prises de vues et d'analyses, aussi bien chimiques que spectrométriques en lumière visible ou en rayons X, sont inclus dans cet élément.

Minus Eighty degrees Celsius Laboratory Freezer for the ISS

Le Minus Eighty degrees Celsius Laboratory Freezer for the ISS (MELFI) a √©t√© construit par l'Agence spatiale europ√©enne (ESA) sous la direction de la NASA. Il comprend trois unit√©s de vol assurant le transport d'√©chantillons entre le sol et la station spatiale pouvant prendre place aussi bien dans la soute de la navette que dans le laboratoire scientifique. Ces racks comportent quatre unit√©s de r√©frig√©ration autonomes pouvant assurer des temp√©ratures r√©gul√©es de -80 ¬įC, -26 ¬įC et +4 ¬įC.

La centrifugeuse

Le Centrifuge Accommodation Module (CAM) se pr√©sente sous le m√™me gabarit que le laboratoire scientifique, dont il partage la m√™me interface et les m√™mes ressources. Le CAM est construit par l'Agence d'exploration a√©rospatiale japonaise (NASDA) sous contrat avec la NASA. Sa fonction, comme son nom l'indique, est d'√©tudier l'effet de diff√©rents niveaux de gravit√© (de 0,01 g √† g) sur la structure et la fonction de plantes ou d'animaux obtenus en micropesanteur.

Il est compos√© d'une centrifugeuse consistant en un rotor de 2,5 m√®tres de diam√®tre, comportant de nombreux emplacements d'exp√©riences et son propre syst√®me de contr√īle. Ce rotor, car√©n√©, est dispos√© en bout d'√©l√©ment.

En juin 2005, lors d'une rencontre des chefs des agences spatiales, son installation est abandonnée[5].

Le sas de sortie

Article d√©taill√© : Quest (sas).
Le sas Quest en cours d'installation.

√Čl√©ment √† part enti√®re, celui-ci est fix√© au Node-1 d√©j√† en orbite. Sa fonction est de permettre le passage entre l'int√©rieur, pressuris√©, de la station, et le vide spatial. Il est √©tudi√© pour recevoir deux astronautes √©quip√©s aussi bien du scaphandre am√©ricain Extravehicular mobility unit (EMU) que du scaphandre russe Orlon EVA. Il fut install√© par l'astronaute Michael L. Gernhardt lors de la mission STS-104.

Cupola

Article d√©taill√© : Cupola (ISS).

Cupola (con√ßu et construit par la firme italienne Alenia) est une baie vitr√©e de forme convexe et circulaire, compos√©e d'une mosa√Įque de sept hublots, soit un hublot central de forme circulaire entour√© de six autres plus petits et trap√©zo√Įdaux. L'ensemble, fix√© sur le Node-1 du c√īt√© oppos√© au sas de sortie, fournit une vue panoramique vers le bras manipulateur canadien et sera largement employ√© lors de diff√©rentes op√©rations.

La poutre et les panneaux solaires

Articles d√©taill√©s : Poutre ISS et STS-119.

Assembl√©s en quatre √©tapes (deux modules de chaque cot√©), ces gigantesques g√©n√©rateurs √©lectriques fournissent en moyenne 110 kW √† la station.

Dispos√©s en deux groupes, Tribord S (starboard) et B√Ębord P (port) comprenant chacun un ensemble de huit panneaux ; chacun d'entre eux mesure 40 x 13 m√®tres. √Ä chaque groupe de panneaux sont associ√© un ou plusieurs radiateurs dissipateurs de chaleur.

L'ensemble est disposé de part et d'autre d'une poutre de plus de 100 mètres de longueur, fixée en son centre au sommet du Node-1 Unity par un élément intermédiaire.

Harmony ou Node 2

Article d√©taill√© : Harmony (module).

Les nŇďuds sont des modules auxquels viennent se raccrocher d'autres modules.

Node 3

Article d√©taill√© : Node 3 (ISS).

Le nŇďud 3 offrira de nombreux syst√®mes de survie (2010).

La Russie

La participation de la Russie dans la r√©alisation de la Station spatiale internationale est loin d'√™tre symbolique, m√™me si elle est loin d'√™tre d√©finie, du moins compl√®tement. En effet, si on examine une repr√©sentation de l'ISS, on s'aper√ßoit que la partie russe s'apparente plus √† ¬ę une station dans la station ¬Ľ qu'√† une simple annexe‚Ķ

Sans conteste, le g√©n√©rateur √©lectrique en sera la marque la plus visible. Compos√© de huit panneaux solaires fix√©s au bout de leur propre m√Ęt de pr√®s de 20 m√®tres trouvant ancrage sur le module de service Zvezda, il assure l'autonomie √©nerg√©tique de toute la section.

Au module de service, sur le sas oppos√© au m√Ęt et dirig√© vers le nadir (c'est-√†-dire vers la Terre) s'amarrera un module d'accostage multiple, tr√®s similaire √† celui qui fut utilis√© sur Mir. Et √† cet √©l√©ment viendront se fixer deux modules laboratoires, un module d'habitation et un sas d'amarrage universel pouvant notamment recevoir les vaisseaux de ravitaillement Progress. L'ensemble sera prolong√© par un vaisseau Soyouz pouvant faire office de ¬ę barque de sauvetage ¬Ľ dans l'attente du d√©veloppement d'un moyen d'√©vacuation plus appropri√©.

Mais l'état actuel de l'économie russe empêche de pousser plus loin la définition du projet.

Le Japon

JEM KibŇć

Le Japanese Experiment Module (JEM) KibŇć est la pi√®ce maitresse du Japon sur la Station spatiale internationale. Fourni par l'Agence d'exploration a√©rospatiale japonaise (JAXA), il comporte dix emplacements normalis√©s √† bord, dont cinq seront occup√©s par des racks de charge utile japonais et cinq autres par du mat√©riel de la NASA. Tous les emplacements sont compatibles aux standards internationaux en ce qui concerne les branchements √©nerg√©tiques et l'approvisionnement en divers gaz ou liquides.

Le JEM inclut l‚ÄôExperiment logistic module ‚ÄĒ Pressurized section (ELM PS), cylindre √©galement pressuris√© fournissant des emplacements suppl√©mentaires pour certaines exp√©riences r√©clamant, entre autres, une atmosph√®re ou une pression atmosph√©rique diff√©rentes. Cet √©l√©ment est fix√© perpendiculairement au JEM.

L‚ÄôExperiment logistic module ‚Äď Exposed section (ELM ES) est une palette prolongeant l'√©l√©ment principal, destin√© √† recevoir les instruments et exp√©riences devant √™tre expos√©s au vide spatial. Un sas en facilite l'acc√®s.

Le module japonais possède également son propre bras manipulateur, qui présente l'avantage de limiter le nombre d'interventions humaines à l'extérieur.

Le Japon fournit également un véhicule de transfert HTV.

Le Canada

Le Canada, fort de son exp√©rience √† bord de la Navette spatiale am√©ricaine, se charge de fournir Canadarm2, le bras manipulateur principal de la station spatiale. Long de pr√®s de 20 m√®tres, il est capable de d√©placer des charges de 125 tonnes et sera largement utilis√© dans la phase de construction de la station. Le 18 mars 2008, deux ans apr√®s son installation, a √©t√© install√© une ¬ę main ¬Ľ (Special Purpose Dexterous Manipulator) beaucoup plus pr√©cise, autorisant des travaux exigeant une grande dext√©rit√©.

L'Agence spatiale canadienne construira aussi une plate-forme mobile d'inspection et de maintenance, petit v√©hicule inhabit√© enti√®rement autonome t√©l√©command√© depuis la station et qui sera capable de parcourir l'ensemble de la structure en relayant images et donn√©es aussi bien vers le centre de contr√īle √† bord que sur Terre.

L'Italie

Bien que faisant partie de l'Agence spatiale européenne (ESA), l'Agence spatiale italienne (ASI) a choisi d'ajouter une participation personnelle et indépendante à la construction de la Station spatiale internationale. Le Multi-Purpose Laboratory Modules (MPLMs) italien est un élément construit sur le modèle du Colombus européen et abritera seize emplacements normalisés aptes à recevoir des charges italiennes, européennes ou américaines. Son lancement sera assuré par la navette spatiale.

L'ASI construit également les Node-2 et Node-3 pour le compte de la NASA.

Le Brésil

L’Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais est chargé de l'élaboration et la construction d'un système de palettes porteuses mobiles à instruments qui se fixeront sur la poutre principale de l'ISS, et sur laquelle pourront être installées diverses charges devant rester exposées au vide spatial.

Caractéristiques physiques

Au mois de juin 2008, la station spatiale avait une masse de 277,598 tonnes (500 715 livres) et un volume habitable de 425 m¬≥ (15 000 pieds cube). Soit l'√©quivalent de 5 semi-remorques (14,04m) ou bus (15m), ou de 6 conteneurs de 40 pieds (2.44mx2.44mx12.04m)

Elle mesurait en tenant compte des panneaux solaires 73 m√®tres (240 pieds aviatique) et 45 m (146 pieds) du laboratoire Destiny au module Zvezda.

Vaisseaux spatiaux et équipages visitant l'ISS

Pour une liste chronologique complète de tous les vaisseaux spatiaux qui ont visité l'ISS, se reporter à la Liste des vols habités vers l'ISS.

Notes et références

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