Sport en tunisie

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Sport en tunisie

Sport en Tunisie

Flag of Tunisia.svg Tunisie
Comité olympique CNOT
Sport national Football
Autres sports
importants
Arts martiaux, athlétisme, basket-ball, handball, tennis, volley-ball
Clubs 1 673 (2007)[1]
Licenci√©s 117 497 (2007)[1]
Palmarès
olympique
Or 2 médailles d'or
Argent 2 médailles d'argent
Bronze 3 médailles de bronze
Supporters de la sélection nationale à la coupe du monde de football 2006

Le sport en Tunisie, qui émergea réellement durant le protectorat français, est marqué par la domination du football, tant en termes de couverture médiatique qu'en termes de succès populaire.

Toutefois, des sports comme le volley-ball (huit victoires de l'équipe nationale en championnat d'Afrique) ou le handball (sept victoires de l'équipe nationale en championnat d'Afrique) figurent également parmi les sports les plus représentés même si des sports moins connus sont plus pratiqués par les Tunisiens, notamment les arts martiaux (taekwondo, judo et karaté), l'athlétisme, la natation voire le tennis[1]. D'autres grands sports comme le cyclisme, l'aviron ou la voile sont en revanche moins représentés, faute d'infrastructures, d'équipement et d'intérêt médiatique suffisant[2].

Sommaire

Histoire

Naissance sous le protectorat

Hassine Bouhageb, figure de l'émergence du sport tunisien

Le sport n'est pas consid√©r√© par l'historiographie tunisienne comme un th√®me de recherche digne des sciences sociales. En cons√©quence, dans la mesure o√Ļ rien ne peut √©clairer de fa√ßon certaine les pratiques associatives et sportives avant l'instauration du protectorat fran√ßais en 1881, l'√©veil du sport en Tunisie ne s'effectue v√©ritablement qu'√† la fin du XIXe si√®cle, particuli√®rement au sein de l'arm√©e o√Ļ l'on pratique la gymnastique, l'escrime et le tir. C'est ainsi que certains clubs tels que la Patriote de Sousse (fond√© en 1898) voient le jour au cours de cette p√©riode. Avec le changement de r√©gime, de profonds changements s'op√©rent dans les mŇďurs et les habitudes des habitants qui d√©couvrent et s'impr√©gnent d'un nouveau mode de vie avec la naissance d'une certaine forme de vie sportive tir√©e des comportements sociaux import√©s par le colonisateur. Au d√©but du XXe si√®cle se cr√©ent, dans un premier temps dans les grandes villes telles que Tunis, Sousse ou Sfax, les premi√®res soci√©t√©s sportives, notamment dans un cadre scolaire √† l'exemple de l'Orientale en 1902, de l'Association tunisienne musulmane en 1905 ‚ÄĒ groupant les respectivement les √©l√®ves du Lyc√©e Alaoui et du Coll√®ge Sadiki ‚ÄĒ et de la Nasria en 1906, dont les activit√©s se limitent √† la gymnastique. Un concours r√©gional de gymnastique a d'ailleurs lieu √† Tunis en 1912 avec la participation de milliers de gymnastes fran√ßais. Cependant, la loi du 15 septembre 1888 sur les associations est trop contraignante et emp√™che les Tunisiens de constituer des associations.

On peut consid√©rer l'ann√©e 1903 comme l'ann√©e de la naissance v√©ritable du sport tunisien. Un cross-country est disput√© par 80 participants le 12 avril, pour la premi√®re fois en Tunisie, l'id√©e de cr√©er un club de football est lanc√©e le 18 mai, une grande f√™te de gymnastique est organis√©e le 31 mai, une course cycliste est organis√©e le 23 ao√Ľt sur le parcours Tunis-Grombalia-Tunis et sera remport√©e par Bourguin de Sousse V√©lo alors que le principal quotidien de Tunisie, La D√©p√™che tunisienne, cr√©e une rubrique ¬ę Revue des sports ¬Ľ le 15 novembre.

Parmi les activit√©s nouvelles se trouve le football, peu pris√© dans un premier temps par les Tunisiens mais qui devient vite un enjeu de soci√©t√© et un terrain de r√®glement des conflits avec les colonisateurs. Le 15 septembre 1904 est cr√©√©e la premi√®re soci√©t√© de football du pays, le Football Club de Tunis, qui devient six jours plus tard le Racing Club de Tunis officialis√© le 11 mai 1905. Il sera suivi par le Sporting Club le 6 juin 1906 puis par le Stade gaulois fond√© en 1908 par des Fran√ßais dont Henri Smadja. Faute de comp√©tition officielle, on organise des rencontres entre les √©quipes des √©tablissements scolaires, la premi√®re d'entre elles ayant lieu le 9 juin 1907 entre l'√©quipe du Lyc√©e Alaoui et celle du Lyc√©e Carnot (1-1). La r√©gion nord voit √† son tour la cr√©ation de clubs de football √† Ferryville et Bizerte. Un championnat ¬ę national ¬Ľ est organis√© en 1910 autour de six clubs en premi√®re s√©rie √† Tunis ‚ÄĒ le Racing, le Sporting, le Football Club, l'√©quipe du Lyc√©e Carnot, celle de l'√Čcole coloniale d'agriculture et le Red Star ‚ÄĒ et trois √† Bizerte, √† savoir le Stade maritime de Bizerte, le Stade ferryvillois et le Club olympique de Bizerte. La premi√®re finale du championnat est remport√©e par le Racing contre le Stade maritime (2-0). Cette comp√©tition √©volue progressivement pour devenir le championnat de Tunisie de football, organis√© d√®s les ann√©es 1920 par la Ligue de Tunisie de football fond√©e en 1921 par la r√©union de 43 clubs et affili√©e √† la F√©d√©ration fran√ßaise de football. Mais le football n'est pas la seule discipline √† √©merger. L'apparition, dans les ann√©es 1910, du premier boxeur tunisien et musulman, Hassen El Karr√®che, est suivi par un essor de la boxe dans les ann√©es 1920 en raison de l'engouement de la communaut√© juive de Tunis qui se traduit par la victoire de Young Perez au championnat du monde de boxe en 1931. De plus, entre 1928 et 1955 se disputent neuf √©ditions du Grand Prix automobile de Tunis qui s'impose comme le rendez-vous incontournable du sport automobile au Maghreb.

En 1928, on recense 16 comit√©s sportifs en Tunisie :

  • la F√©d√©ration tunisienne des sports nautiques et de sauvetage (FTSNS) ;
  • la F√©d√©ration tunisienne d'escrime (FTE) ;
  • la F√©d√©ration tunisienne de lawn tennis (FTLT) ;
  • la F√©d√©ration tunisienne f√©minine de gymnastique et d'√©ducation physique (FTFGEP) ;
  • l'Union des soci√©t√©s de gymnastique tunisienne (USGT) ;
  • l'Union des soci√©t√©s de tir de Tunisie (USTT) ;
  • le Comit√© r√©gional de Tunisie de la F√©d√©ration fran√ßaise de rugby (CRT-FFR) ;
  • le Comit√© r√©gional de Tunisie de la F√©d√©ration fran√ßaise de boxe (CRT-FFB) ;
  • le Comit√© d√©partemental de Tunisie de l'Union v√©locip√®de fran√ßaise (CDT-UVF) ;

L'halt√©rophilie, appel√©e ¬ę poids et halt√®res ¬Ľ, est class√©e parmi les sports gymnastiques alors que les autres sports voient progressivement le jour : le basket-ball en 1935, le volley-ball en 1942, le tennis de table en 1946. L'arriv√©e en Tunisie des troupes alli√©es donne une grande impulsion √† la boxe qui conna√ģt son √Ęge d'or entre 1945 et 1955.

Toutefois, le sport tunisien est gangr√©n√© durant cette p√©riode par un ph√©nom√®ne de communautarisation des clubs sportifs, certains √©tant le domaine r√©serv√© des Fran√ßais, d'autres celui des Juifs tunisiens ou des autres communaut√©s d'origine √©trang√®re (Italiens, Maltais, etc.). Car, dans un premier temps, l'exercice d'une activit√© sportive officielle est interdite aux musulmans et seuls les enfants de collaborateurs ont droit √† une d√©rogation sp√©ciale pour services rendus √† la France. Un progr√®s d√©cisif m√™me si ces derniers n'ont alors droit qu'√† des clubs de seconde cat√©gorie, loin de valoir les clubs des Europ√©ens. En boxe, les musulmans venant de milieux pauvres doivent s'imposer par des victoires √©crasantes car les victoires aux points leur sont tr√®s rarement accord√©es. Ce n'est qu'avec l'av√©nement de l'ind√©pendance du pays en 1956 et le d√©part progressif des communaut√©s juive et d'origine europ√©enne que ce ph√©nom√®ne dispara√ģt peu √† peu. En effet, le nouvel √Čtat proc√®de √† la r√©unification des diff√©rents mouvements associatifs en cr√©ant progressivement des groupements uniques.

Situation après l'indépendance

Le handball fait son apparition plus tardivement dans le pays avec son introduction dans les lyc√©es en 1951, ce qui contribue √† sa diffusion. En 1953, la Ligue tunisienne de handball (remplac√©e par la F√©d√©ration tunisienne de handball en juillet 1957) voit le jour alors que le premier championnat national rassemble six clubs. Tr√®s vite, ce sport est adopt√© par la jeunesse et ne cesse de se r√©pandre au point de devenir le deuxi√®me sport national apr√®s le football. En 1960, le choix politique d'abandonner le professionnalisme en boxe acc√©l√®re le d√©clin de cette discipline qui re√ßoit le coup de gr√Ęce, le 2 f√©vrier 1974, avec la d√©faite du champion Tahar Belhassen.

Organisation du sport

Le sport tunisien est encadr√© par les grandes f√©d√©rations (football, volley-ball, handball, basket-ball, etc.) sous la houlette du minist√®re de la jeunesse, des sports et de l'√©ducation physique qui est charg√© ¬ę de d√©finir les choix nationaux dans le domaine du sport, de l'√©ducation physique et des activit√©s sportives ¬Ľ, de promouvoir le d√©veloppement de ce secteur et de ¬ę favoriser les conditions propices √† son renforcement ¬Ľ[3]. Depuis le d√©but des ann√©es 1980, le minist√®re de tutelle se r√©serve le droit de d√©signer le tiers des membres des f√©d√©rations qui occupent les principaux postes dont celui de pr√©sident. Les deux exceptions sont celles de la FTF qui a du se plier aux injonctions de la FIFA et √©lire la totalit√© du bureau f√©d√©ral, m√™me si la premi√®re exp√©rience s'est caract√©ris√©e par l'√©lection d'une seule liste en comp√©tition, et de la FTHB qui tient la premi√®re assembl√©e g√©n√©rale √©lective √† 100 % en 2008.

Pourtant, le Comité national olympique tunisien (CNOT), qui a modifié ses statuts en 2006, intervient plus directement dans la gestion des fédérations sportives et veille à leur bonne marche. Ainsi est-il intervenu lors de l'assemblée générale de la Fédération tunisienne de football (FTF) en 2007 et lors de l'assemblée extraordinaire de la Fédération tunisienne de handball (FTHB) dont la date a été décidée par le CNOT et dont les candidatures ainsi que les assises ont été dirigées par le président du CNOT Abdelhamid Slama. Ceci semble augurer du transfert de certaines prérogatives du ministère vers le CNOT.

Installations sportives

Stade Géo-André à Tunis

Les premi√®res v√©ritables installations sportives sont am√©nag√©es sous le protectorat fran√ßais, comme l'illustre la construction du stade G√©o-Andr√© ou l'am√©nagement de l'hippodrome de Ksar Sa√Įd. L'un des plus vieux stades de Tunisie encore en activit√© est le stade Ta√Įeb Mehiri de Sfax √©rig√© en 1938.

Stade du 7 novembre à Radès

À l'indépendance du pays, le président Habib Bourguiba décide d'investir massivement dans les infrastructures sportives. C'est pourquoi la majorité des grands stades du pays sont construits durant les années 1960, notamment à l'occasion des Jeux Méditerranéens 1967 organisés par la Tunisie et qui permettent à la Cité olympique d'El Menzah de voir le jour au nord de la capitale. Après le premier terrain de golf aménagé à La Soukra en 1927, le développement du tourisme voit la naissance de nouveaux terrains sur les sites touristiques (Hammamet, Monastir, Djerba, Tozeur, etc.), ce qui permet l'organisation de compétitions internationales.

Par la suite, l'organisation de grandes comp√©titions internationales est l'occasion de moderniser les installations existantes ou d'en construire de nouvelles comme la Cit√© olympique du 7 novembre et son stade de 60 000 places. Celui-ci est b√Ęti √† l'occasion des Jeux M√©diterran√©ens 2001 pour un co√Ľt estim√© √† 170 millions de dinars dont pr√®s de la moiti√© financ√©e par des pr√™ts sud-cor√©ens et espagnols alors que le stade d'athl√©tisme repr√©sente un investissement de 12 millions de dinars et le village olympique un investissement estim√© √† 50 millions de dinars[4].

En 2008, le gouvernement annonce le lancement de la construction par le groupe √©mirati Boukhater d'un important complexe sportif comprenant plusieurs acad√©mies sportives, un stade de 20 000 places et un centre de natation. Baptis√© Tunis Sports City, il s'√©tendra au bord du lac de Tunis, entre Tunis et La Marsa[5].

Compétitions

Finale de la coupe de Tunisie de volley-ball 2008

L'année sportive tunisienne est rythmée par les grandes compétitions que sont les championnats (football, handball, volley-ball et basket-ball) et les coupes (football, handball, volley-ball et basket-ball) des sports les plus populaires. En cyclisme, discipline moins suivie, sont organisés les championnats de Tunisie de cyclisme et, de façon irrégulière, le Tour de Tunisie.

Mais le pays organise également des compétitions internationales. Ainsi, la première édition de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans s'y tient en 1977 tout comme les phases finales des coupes d'Afrique des nations de football en 1965, 1994 et 2004, dernière édition remportée par la sélection nationale. La ville de Tunis organise par ailleurs à deux reprises les Jeux Méditerranéens en 1967 et 2001 mais aussi le Grand Prix historique de Tunis (automobile) depuis 2000[6] et le Grand Prix de la ville de Tunis (cycliste) depuis 2007. Plus récemment, le championnat du monde de handball masculin 2005 s'est également tenu en Tunisie. Un tournoi international de tennis, le Tunis Open qui est inscrit à l'ATP Challenger Series, ainsi qu'un rallye organisé dans le sud désertique du pays et qui gagne en importance avec l'annulation du Paris-Dakar en 2008, le rallye de Tunisie, ponctuent également l'agenda sportif.

Sportifs

La plupart des sports pratiqu√©s en Tunisie ont vu √©merger des figures de proue qui ont contribu√© √† la popularit√© de leurs disciplines et ont servi de mod√®les pour d'autres sportifs. La liste suivante est indicative et tente de pr√©senter les sportifs les plus connus et titr√©s dans leurs disciplines respectives :

Portrait du handballeur Wissem Hmam

Mohammed Gammoudi reste le sportif le plus titr√© de l'histoire du sport tunisien : il d√©tient en effet √† lui seul quatre des sept m√©dailles olympiques remport√©es par les athl√®tes olympiques tunisiens. Il a √©galement remport√© quatre m√©dailles d'or aux Jeux M√©diterran√©ens (doubl√© 5 000 et 10 000 m√®tres), en 1963 et 1967, et une m√©daille d'argent aux 5 000 m√®tres en 1971. Cette carri√®re lui a valu d'√™tre √©lu en 2000 comme ¬ę sportif du si√®cle en Tunisie ¬Ľ.

Clubs

Site du Club africain à Tunis

Des 43 clubs de football n√©s au d√©but du XXe si√®cle et ayant form√© la Ligue de Tunisie de football en 1921, seuls l'Union sportive tunisienne (UST) n√©e en 1917, l'Esp√©rance sportive de Tunis et le Club sportif des cheminots n√©s en 1919 et le Club africain n√© en 1920 existent encore aujourd'hui. Par la suite, d'autres grands clubs omnisports voient le jour comme l'√Čtoile sportive du Sahel n√©e en 1925, le Club athl√©tique bizertin et le Club sportif sfaxien n√©s en 1928. Dans les ann√©es 1920 et 1930, l'UST remporte trois championnats et cinq coupes, ce qui fait de lui le club le plus titr√© √† l'√©poque. Il est suivi par le Club sportif de Hammam Lif qui remporte entre 1946 et 1956 quatre championnats et sept coupes.

En mai 2007, le pays compte 1 673 clubs sportifs dont les principaux sont actifs dans le football (250) et le taekwondo (206)[1]. Viennent ensuite le karat√© et ses d√©riv√©s (166), l'handisport (140), le handball (85), l'athl√©tisme (80), le judo (66), le kung fu (60), le kick boxing (59), le basket-ball (48), la p√©tanque (47), le tennis de table (45), le volley-ball (40), la boxe (37), la natation (31) et le tennis (30)[1].

Basket-ball


Football


Handball


Volley-ball


Pratique

Le minist√®re de la jeunesse, des sports et de l'√©ducation physique pr√©sente r√©guli√®rement des statistiques sur la pratique sportive des Tunisiens. Le tableau ci-dessous donne les chiffres publi√©s pour l'ann√©e 2007, aussi bien au niveau des disciplines pratiqu√©es qu'au niveau de la r√©partition r√©gionale des sportifs :

Discipline[7] Licenciés Licenciées Total
Football Football 26 649 1 084 27 733
Taekwondo Taekwondo 9 027 4 965 13 992
Handball Handball 7 204 2 942 10 146
Judo Judo 4 963 3 801 8 764
Karaté Karaté
et disciplines associées
5 569 1 457 7 026
Athl√©tisme Athl√©tisme 4 089 2 594 6 683
Basket-ball Basket-ball 2 916 2 072 4 988
Tennis Tennis 2 909 1 534 4 443
Volley-ball Volley-ball 2 486 1 930 4 416
Handisport 2 940 1 270 4 210
Rugby Rugby 3 321 613 3 934
Natation Natation 2 314 1 148 3 462
Sport de boules Boule et p√©tanque 2 040 161 2 201
Kick boxing 1 334 170 1 504
Lutte Lutte 1 273 214 1 487
Kyokushinkai
et autres arts martiaux
1 159 279 1 438
Boxe Boxe 1 282 128 1 410
Halt√©rophilie Halt√©rophilie 1 077 318 1 395
Kung fu 1 050 150 1 200
Apnée 700 208 908
Tennis de table Tennis de table 657 212 869
Gymnastique Gymnastique 272 363 635
Golf Golf 470 140 610
√Čchecs 533 22 555
Baseball Base-ball 463 48 511
Voile Voile 418 88 506
Escrime Escrime 259 234 493
√Čquitation √Čquitation 322 101 423
Danse 131 119 250
Bridge 151 96 247
Aviron Aviron
et Cano√ę-kayak cano√ę-kayak
150 42 192
Cyclisme Cyclisme 156 24 180
Motocyclisme 225 11 236
Pêche sportive 234 1 235
Culturisme 215 0 215
Total 88 958 28 539 117 497
Sources : Portail du sport en Tunisie[1]
Gouvernorat Licenciés Licenciées Total
Tunis 16 525 7 570 24 095
Sousse 7 727 2 610 10 337
Nabeul 7 986 2 272 10 258
Sfax 6 646 2 221 8 867
Ben Arous 6 271 2 132 8 403
Monastir 5 273 1 114 6 387
Ariana 3 324 741 4 065
Kairouan 2 885 1 133 4 018
Gab√®s 3 200 685 3 885
Bizerte 3 032 819 3 851
M√©denine 3 264 317 3 581
Mahdia 2 707 734 3 441
Sidi Bouzid 1 909 887 2 796
Gafsa 2 636 135 2 771
La Manouba 1 696 1 040 2 736
B√©ja 1 951 477 2 428
Jendouba 1 808 235 2 043
Le Kef 1 572 137 1 709
Kasserine 1 275 160 1 435
Zaghouan 941 188 1 129
Siliana 788 137 925
Tozeur 747 33 780
Tataouine 482 90 572
Kébili 457 86 543
Total 85 102 25 953 111 055
Sources : Portail du sport en Tunisie[1]

Médias

Presse écrite

La presse sportive existe en Tunisie depuis le d√©but du XXe si√®cle. Parmi les premiers journaux figurent La Vie sportive et Les Cloches de Tunis qui fusionnent le 1er mars 1908 sous le nom de Vie sportive et cloches de Tunis r√©unis. Le 15 octobre 1908, le nouveau journal fusionne avec le Progr√®s de Tunis pour redonner naissance √† La Tunisie sportive, d√©j√† cr√©√©e en 1904 sous la direction de Fernand Saunier. Mensuel, le journal est remplac√© par La Vie sportive, avec pour r√©dacteur en chef Ren√© Bouyac, le 9 octobre 1910.

Apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale, la presse sportive se d√©veloppe et les titres se multiplient : pas moins de 19 journaux voient le jour entre 1920 et 1930 dont :

  • Le Sud sportif (1921) ;
  • Les Sports de Tunisie (1922) ;
  • Le Sport (1923) ;
  • Centre Sports (1925) ;
  • Centre Football (1927) ;
  • Tunisie Football (1927) ;
  • Courrier des sports (1928) ;
  • La Gazette des sports (1930).

L'intérêt croissant des quotidiens d'information générale, comme La Dépêche tunisienne, La Presse de Tunisie, Le Petit Matin, Tunis Soir ou Tunis socialiste, affaiblit toutefois la presse sportive spécialisée. On doit néanmoins citer le journal de Mongi Cherif, Coup d'envoi, qui a le mérite de continuer à s'intéresser au sport national dans les différentes régions avec des rédacteurs et des correspondants comme Mohsen Klibi, Emine Jeblaoui, Firmin Noyé, Béchir El Mouldi, Chedly Ayadi et Salem Ben Guirat. Néanmoins, cet hebdomadaire ne survit que durant deux ans (1945 et 1946).

Apr√®s l'ind√©pendance, Mahmoud Ellefi fonde le journal Le Sport qui joue durant 25 ans, de 1958 √† 1983, un r√īle pr√©pond√©rant en mati√®re d'information sportive. Il forme ou attire de grands journalistes sportifs tels qu'Abdelaziz Dahmani, Raouf Ben Ali, Mohamed et Ahmed Boughenim, Victor Nataf, Zeine Bach Hamba, Ali Safi, Hamed Badri, Albert Smadja, Fethi Houidi, Mokhtar Isma√Įl, Moncef Ghalloussi, Rafik Ben Arfa, Ameur Bahri, etc.

Depuis la disparition de ce journal, plusieurs tentatives de créer des journaux ou revues sportives ont eu lieu mais ont toutes échoué et il n'existe plus de nos jours de presse d'information sportive spécialisée en Tunisie.

Audiovisuel

D√®s l'apparition de Radio Tunis dans les ann√©es 1930, le journalisme sportif se d√©veloppe. Les pionniers des chroniques sportives sont M. Tranchida (en fran√ßais) et Chedly Zouiten (en arabe). Ils sont relay√©s par H√©di Tebourbi, Jameleddine Bousnina et Abdelaziz El Aroui alors que la retransmission des grandes comp√©titions tenues √† travers le pays favorise la diffusion du sport aupr√®s de la population. Elle est l'Ňďuvre de grands reporters comme Tahar Mbarek, Mohamed Ben Khelifa, Mohamed Boughenim, Mokhtar Baccour et Ismail Triki qui sont encadr√©s par Abdelmajid Msellati.

Le lancement de la t√©l√©vision dans les ann√©es 1960 accentue ce ph√©nom√®ne avec la diffusion par la cha√ģne publique des grands matchs de football, handball ou volley-ball. L'√©mission hebdomadaire des sports √† la t√©l√©vision, tour √† tour dirig√©e par Raouf Ben Ali, Mohamed Meddeb, Ridha Oudi, Mohamed Kilani ou encore Houssine El Oued, en est l'une des plus populaires. L'apparition de la cha√ģne priv√©e Hannibal TV et ses √©missions Souiaa Sport et Belmakchouf ajoutent une dose de concurrence √† l'√©mission Dimanche Sport diffus√©e par la cha√ģne publique.

Parmi les journalistes qui s'illustrent dans le sport audiovisuel figurent Sami Akrimi, Amor Ghouila, Mohamed Kilani, Brahim Mahouachi, B√©chir Manoubi ou encore Habib Mrabet. Toutefois, le prix croissant des droits de retransmission des comp√©titions internationales privent les Tunisiens de certains spectacles sur leur cha√ģne nationale qui n'a pas les moyens, notamment durant la coupe du monde 2006, de payer un prix jug√© trop √©lev√©.

Sport et économie

Palmarès international

La section suivante présente les principaux titres internationaux remportés par des équipes nationales, clubs ou sportifs tunisiens.

Jeux olympiques

Article d√©taill√© : Tunisie aux Jeux olympiques.

Jeux paralympiques

La Tunisie participe aux jeux paralympiques d'été depuis 1988. Elle termine quinzième au classement des médailles des Jeux paralympiques d'été de 2008 avec 21 médailles dont 9 en or. La délégation tunisienne était composée de 35 athlètes.

Jeux panafricains

Article d√©taill√© : Jeux panafricains.

La Tunisie a pris part √† toutes les √©ditions des Jeux panafricains et, apr√®s un d√©but timide en 1965 avec une seule m√©daille d'or, elle devient l'une des principales nations sportives d'Afrique en se classant souvent parmi les trois ou quatre premi√®res. Elle a d'ailleurs remport√© l'√©dition 1978. Aux Jeux panafricains de Brazzaville en 1965, la Tunisie se classe √† la neuvi√®me place avec un total de 12 m√©dailles :

  • 1 m√©daille d'or pour Mustapha Belkhodja ;
  • 5 m√©dailles d'argent pour le relais 4 fois 100 m√®tres 4 nages, Hamadi Hachicha (judo), Tahar Belhassen et Lakhdhar Lamine (boxe) et l'√©quipe de volley-ball ;
  • 6 m√©dailles de bronze pour l'√©quipe de handball, Mehrez Belhaj (judo), Mustapha Belkhodja et Mohamed Kilani (double messieurs tennis) ainsi qu'Anis Bahri et Hammadi Achour (relais 4 fois 200 m√®tres nage libre) ;

Durant l'√©dition 1973 tenue √† Lagos, la d√©l√©gation tunisienne progresse et acc√®de √† la sixi√®me place avec 13 m√©dailles dont 4 en or pour l'√©quipe masculine de basket-ball, Abdelaziz Za√Įer en judo, Ali Gharbi et Dalila Berriche en natation. En 1978 √† Alger, la Tunisie s'impose apr√®s le retrait de l'√Čgypte devant le Nigeria et l'Alg√©rie. Sur les 29 titres obtenus, 20 sont remport√©s par les nageurs gr√Ęce au duo Ali Gharbi et Myriam Mizouni (huit titres pour chacun d'eux). Le reste des m√©dailles se partage ainsi :

  • Athl√©tisme (2) : Youssef Ben Abid (marteau hommes) et Fethia Jerbi (disque dames) ;
  • Boxe (1) : Nejib Zaddem (poids coq) ;
  • Lutte (5) : Ameur Dridi (2), Abdellaoui, Khelifa Ben Naceur et Ali Gharbi ;
  • Natation (20) : Ali Gharbi (6), Mariem Mizouni (6), relais f√©minin (2), relais masculin (2), Samir Boucheleghem (2), H√©di Belhassen et Ahlem Gheribi ;
  • Volley-ball : √©quipe masculine.

Aux Jeux panafricains de Nairobi organis√©s en 1987, la natation tunisienne brille √† nouveau et permet au pays de se classer √† la troisi√®me place avec 24 m√©dailles d'or dont 17 en natation gr√Ęce notamment √† Faten Ghattas (9 titres) et Senda Gharbi. Le reste des m√©dailles se partage ainsi :

  • Athl√©tisme (1) : Chokri Abahnini (perche) ;
  • Halt√©rophilie (4) : Larbi Trab (2) et Taoufik Maaouia (2) ;
  • Judo (1) : Abdelmajid Senoussi ;
  • Lutte (1) : Zouhair Sghaier ;
  • Natation (17) : Faten Ghattas (6), Samir Bouchelaghem (4), Senda Gharbi (3), relais f√©minin (3) et Nabil Ben Aissa.

Au Caire en 1991, la d√©l√©gation tunisienne participe √† sept sports seulement (trois collectifs et quatre individuels). Le bilan est moyen avec six m√©dailles d'or dont cinq gr√Ęce √† la nageuse Senda Gharbi (trois en individuel et deux en relais). Slah Rekik remporte pour sa part le titre en judo (cat√©gorie des moins de 78 kg). Aux Jeux panafricains d'Harare (Zimbabwe) organis√©s en 1995, la Tunisie obtient dix m√©dailles d'or :

  • Athl√©tisme (1) : Monia Kari (disque dames) ;
  • Boxe (3) : Riadh Kela√Į, Kamel Chater et Mohamed Salah Marmouri ;
  • Judo (4) : Makrem Ayed, Hassen Moussa, Skander Hachicha et Slim Agrebi ;
  • Lutte (2) : Omrane Ayari et Mohamed Naouar.

La sixième édition, qui a lieu à Johannesbourg (Afrique du sud) en 1999, est marquée par la lutte entre les grandes nations sportives du continent, la Tunisie se plaçant au quatrième rang avec 63 médailles dont 20 en or.

  • Athl√©tisme (2) : Anis Riahi (d√©cathlon) et Monia Kari (disque dames) ;
  • Boxe (1) : Kamel Chater ;
  • Gymnastique (1) : Wajdi Bouallegue ;
  • Halt√©rophilie (6) : Youssef Seba√Į (3), Atef Jarray (2) et Samir Ghachem (1) ;
  • Handisport (1) : Khadija Jaballah ;
  • Judo (6) : Makrem Ayed, Hassen Moussa, Skander Hachicha, Hayet Rouini, Nesria Traki et Sa√Įda Dhahri ;
  • Lutte (2) : Fadhila Louati et Salma Ferchichi ;
  • Karat√© (1) : Hannibal Jegham ;
  • Taekwondo (1) : Ahmed Dekhil.

Aux Jeux panafricains d'Abuja (Nigeria) tenus en 2003, la d√©l√©gation totalise 89 m√©dailles dont 30 en or :

  • Athl√©tisme (3) : B√©chir Zaghouani (perche), Hatem Ghoula (20 km marche) et Aida Sallam (javelot dames) ;
  • Boxe (1) : Walid Ch√©rif ;
  • Halt√©rophilie (6) : Moez Hannachi (3) et Hayet Sassi (3) ;
  • Handisport (5) : Farhat Belkhir (3), Ahmed Aouadi et Samira Berri ;
  • Judo (2) : Saida Dhahri et Houda Ben Daya ;
  • Karat√© (2) : Hassib Kanoun et Ibtissem Hannachi ;
  • Lutte (4) : Amor Bach Hamba, Fadhila Louati, Faiza Bejaoui et Saida Riabi ;
  • Natation (6) : Oussama Mellouli (6) ;
  • Taekwondo (1) : Ikram Mouhager.

√Ä Alger, en 2007, la d√©l√©gation tunisienne totalise 147 m√©dailles au cours de la 9e √©dition des jeux mais ne termine que 5e car plusieurs nouvelles disciplines ont √©t√© introduites telles que l'escrime, le badminton, l'aviron, la voile et le kick-boxing alors que le nombre des comp√©titions d'handisport a atteint 46. Elle obtient 48 m√©dailles d'or :

  • Athl√©tisme (5) : Abderrahman Tamedda (perche messieurs), Leila Ben Youssef (perche dames), Hamdi Dhouibi (d√©cathlon), Hatem Ghoula (20 km marche messieurs) et Cha√Įma Trabelsi (20 km marche dames) ;
  • Aviron (1) : Ibtissem Trim√®che ;
  • Boxe (3) : Seifeddine Nejmaoui, Rached Merdassi et Mourad Sahraoui ;
  • Cyclisme (1) : Rafa√Ę Chtioui ;
  • Escrime (9) : Mohamed Samandi (fleuret messieurs), In√®s Boubakri (fleuret dames), √©quipe masculine (fleuret), √©quipe f√©minine (fleuret), Mohamed Rebai (sabre messieurs), H√©la Besbes (sabre dames), √©quipe f√©minine (sabre dames), √©quipe masculine (√©p√©e) et √©quipe f√©minine (√©p√©e) ;
  • Gymnastique (3) : Wajdi Bouall√®gue ;
  • Halt√©rophilie (1) : Hamdi Doghman ;
  • Handisport (7) : Mohamed Farhat Chida (longueur F36), Ahmed Aouadi (800 m et 5000 m, T54), Mohamed Farhat Belkhir (100 m, T54), Mahmoud Khaldi (400 m, T12) et Mohamed Charmi (400 m et 800 m, T36) ;
  • Judo (4) : Youssef Badra, Anis Chedly, Houda Miled et Nihel Cheikhrouhou ;
  • Karat√© (4) : Boutheina Hasnaoui, Kaouther Hasnaoui, Refka Dakhlaoui et Montassar Tabben ;
  • Kick-boxing (2) : Mohamed Seif Khelifa et Anis Ben Ammar ;
  • Lutte (3) : Wassila Raouafi, Naziha Hamza et Soumaya Sassi ;
  • Natation (1) : Ahmed Methlouthi ;
  • Taekwondo (1) : Ikram Mouhajer ;
  • Tir (2) : Olfa Cherni (pistolet 10 m dames) et Mohamed Habib El Oued (pistolet 10 m messieurs) ;
  • Voile (1) : Mehdi Chaaban (laser radial).

Jeux panarabes

Article d√©taill√© : Jeux panarabes.

La premi√®re participation tunisienne aux Jeux panarabes a eu lieu en 1957, au cours de la seconde √©dition organis√©e √† Beyrouth. La Tunisie se classe deuxi√®me derri√®re le Liban avec 24 m√©dailles d'or, 10 d'argent et 21 de bronze :

  • Athl√©tisme (2) : Mongi Zarrougui Soussi (110 haies) et Azaiez Ben Amor (marathon) ;
  • Boxe (7) : Hattab Lahrizi, Ahmed Lamine, Moncef Zayani, Mohamed Ben Mohamed, H√©di Othman, Abdelaaziz Nabli et classement par √©quipe ;
  • Cyclisme (3) : Bechir Merdassi et √©quipe (route et classement) ;
  • Escrime (1) : Norbert Brami ;
  • Gymnastique (5) : Ali Ben Younes (2), √©quipe nationale (2) et Mohamed Hamza (1) ;
  • Natation (5) : Hammadi Achour (100 m√®tres dos), Mongi Ben Becher (1 500 m√®tres nage libre), relais (4 fois 100 et 4 fois 200 m√®tres nage libre) et Abdelwahab Ouali (plongeon) ;
  • Volley-ball (1) : √©quipe nationale.

Le pays ne participe pas aux trois √©ditions suivantes organis√©es en 1961 √† Casablanca, en 1965 au Caire et en 1976 √† Damas. Le retour a lieu en 1985 √† Rabat o√Ļ les athl√®tes tunisiens finissent √† la deuxi√®me place derri√®re le pays organisateur avec 40 m√©dailles d'or (dont 22 en natation), 25 d'argent et 25 de bronze :

  • Athl√©tisme (6) : Fethi Baccouche (5 000 m√®tres et 3 000 m√®tres steeple), Abderrazak Guetari (10 000 m√®tres), Abderrazak Belhassine (disque), Kaouther Akremi (hauteur) et Basma Gharbi (longueur) ;
  • Boxe (2) : Tahar Nasri et Kh√©mis Refa√Į ;
  • Gymnastique (2) : Kh√©mais Baknini ;
  • Halt√©rophilie (1) : Taoufik Maaouia (moins de 56 kg) ;
  • Handball (2) : √©quipes nationale masculine et f√©minine ;
  • Judo (1) : Hassen Ben Gamra ;
  • Lutte (2) : Ameur Dridi et Habib Ben Cheikh ;
  • Natation (22) : Faten Ghattas (8), Samir Bouchlaghem (7), Hakim Chaouachi (2), relais masculin (2), relais f√©minin (2) et Souad Debbiche (1) ;
  • Volley-ball (1) : √©quipe nationale ;
  • Water polo (1) : √©quipe nationale.

Les septi√®mes Jeux panarabes tenus √† Damas en 1992 illustrent le d√©clin du sport tunisien de l'√©poque avec un maigre bilan : huiti√®me place avec 3 m√©dailles d'or, 21 d'agent et 26 de bronze. Seuls Riadh Kela√Į (boxe), Mohamed Tahar Mansouri (marathon) et Chedly Jelid (gymnastique) parviennent √† s'illustrer. En 1997, √† Beyrouth, la Tunisie remonte √† la cinqui√®me place (9 m√©dailles d'or, 12 d'argent et 26 de bronze) :

  • Athl√©tisme (2) : Anis Riahi et Mohamed Tahar Mansouri ;
  • Boxe (1) : Mohamed Salah Marmouri ;
  • Judo (4) : Raoudha Chaari, Nesria Traki, Makrem Ayed et Slim Agrebi ;
  • Karat√© (2) : Slim Abderrahim et Mona Ayat.

√Ä Amman, en 1999, la Tunisie retrouve la seconde place (40 m√©dailles d'or, 40 d'argent et 57 de bronze) derri√®re l'√Čgypte (106 m√©dailles d'or) :

  • Athl√©tisme (12) : Aouatef Ben Hassine, Fatma Lanouar, Ilhem Ben Salah, Syrine Balti, Han√®ne Dhouibi, relais 4 fois 100 m√®tres dames, Mohamed Ali Kakimi (800 et 1 500 m√®tres), Mohemd Bedoui, Anis Riahi, Hatem Ghoula et Ridha Chikhaoui ;
  • Basket-ball : √©quipe nationale f√©minine ;
  • Boxe (2) : Moez Zemzemi et Mohamed Salah Marmouri ;
  • Escrime (2) : Jih√®ne Mallat et √©quipe √©p√©e f√©minine ;
  • Gymnastique (1) : Wajdi Bouall√®gue ;
  • Halt√©rophilie (5) : Atef Jarray (2), Youssef Seba√Į, Kais Ayadi et Samir Ghachem ;
  • Judo (5) : Anis Lounifi, Skander Hachicha, Nesria Traki, Saida Dhahri et Hayet Rouini ;
  • Karat√© (2) : Mona Ayat et Hannibal Jegham ;
  • Lutte (1) : Hassen Feguiri ;
  • Nage avec palme (2) : 4 fois 50 et 4 fois 100 m√®tres messieurs ;
  • Natation (2) : Boutheina Ouaer ;
  • Tennis (4) : Walid Jallali et Adel Hadhiri (double messieurs), Selima Sfar (simple dames), √©quipe masculine et √©quipe f√©minine ;
  • Volley-ball : √©quipe nationale.

La dixi√®me √©dition est organis√©e √† Alger en 2004 : la Tunisie obtient la troisi√®me place derri√®re l'√Čgypte et l'Alg√©rie avec 47 m√©dailles d'or, 42 d'argent et 51 de bronze :

  • Athl√©tisme (7) : B√©chir Zaghouani, Hamdi Dhouibi, Hatem Ghoula, A√Įda Sallam, Monia Kari, Amel Ben Khaled et Syrine Balti ;
  • Boxe (2) : Rached Merdassi et Mohamed Homrani ;
  • Escrime (5) : Mohamed Reba√Į, Ines Boubakri, Chaima Fathallah, √©quipe √©p√©e f√©minine, √©quipe sabre f√©minine ;
  • Gymnastique (2) : Wajdi Bouall√®gue ;
  • Halt√©rophilie (13) : Soumaya Fatnassi (3), Lobna Maatoug (3), Hayet Sassi (3), Moez Hannachi (2), Loubaba Ben Chebba et Im√®ne Hasnaoui ;
  • Judo (1) : Anis Chedly ;
  • Karat√© (5) : Refka Dakhlaoui (2), Moneem Hammouda, Ibtissem Hannachi et √©quipe kumit√© f√©minine ;
  • Lutte (1) : Mohamed Ali Bouzaiane ;
  • Natation (7) : Oussama Mellouli (6) et Nadia Chahed ;
  • Tir (1) : Olfa Bouaziz ;
  • Voile (3) : Kamel Akrout, Mondher Chaaban et Foued Arabi.

En √Čgypte, en 2007, le pays arrive √† nouveau au second rang au classement g√©n√©ral (63 m√©dailles d'or, 34 d'argent et 50 de bronze) :

  • Athl√©tisme (7) : Mohamed Ali Kebabou, Hassanine Seba√Į, Safa Aissaoui, Karima Othmani, Monia Kari, Leila Ben Youssef et Cha√Įma Trabelsi ;
  • Aviron (1) : Ibtissem Trim√®che ;
  • Boxe (3) : Seifeddine Nejmaoui, Hamza Housseini et Mourad Chebbi ;
  • Cyclisme (3) : Rafa√Ę Chtioui, Nour Dissem et contre-la-montre pour l'√©quipe masculine ;
  • Escrime (4) : In√®s Boubakri, H√©la Besbes, √©quipe sabre f√©minine et √©quipe √©p√©e f√©minine ;
  • Gymnastique (1) : Saber Arfaoui ;
  • Halt√©rophilie (13) : Soumaya Fatnassi (3), Han√®ne Ouerfelli (3), Youssef Seba√Į (3), Loubaba Ben Chebba (2) et Nadia Hosni (2) ;
  • Judo (5) : Anis Chedly (2), Nesria Jelassi, Nihel Cheikhrouhou et Houda Miled ;
  • Karat√© (4) : Moneem Hammouda, Boutheina Hasnoui, Refka Dakhlaoui et √©quipe f√©minine de kumit√© ;
  • Lutte (2) : Zyed A√Įt Ekram et Adn√®ne Rehimi ;
  • Natation (16) : Maroua Methlouthi (6), Ahmed Methlouthi (4), √©quipes f√©minines de relais (3), Taki Mrabet (2) et Sarra Chahed ;
  • Tae Kwondo (2) : Khaouale Ben Hamza et Zeineb Amdouni ;
  • Tir (1) : Olfa Cherni ;
  • Voile (1) : Youssef Akrout.

Jeux Méditerranéens

Article d√©taill√© : Jeux M√©diterran√©ens.

La Tunisie participe pour la premi√®re fois aux Jeux M√©diterran√©ens lors de la troisi√®me √©dition organis√©e en 1959 √† Beyrouth. Il s'agit en effet des premiers jeux organis√©s apr√®s l'ind√©pendance du pays. La d√©l√©gation se classe neuvi√®me avec trois m√©dailles d'or, deux d'argent et une de bronze :

  • m√©dailles d'or : Sadok Omrane (67 kg), Abdelaziz Hasni (75 kg) et Othman Nabli (81 kg) en boxe ;
  • m√©dailles d'argent : Simon Bellaiche (57 kg) en boxe et Mongi Zarrougui (400 m√®tres haies) ;
  • m√©daille de bronze : Norbert Brami (√©p√©e) en escrime ;

Aux Jeux M√©diterran√©ens organis√©s √† Naples en 1963, le pays remporte six m√©dailles dont deux en or avec Mohammed Gammoudi (5 000 et 10 000 m√®tres), deux en argent avec Naceur Ben Messaoud (50 km marche) et Habib Galhia (63,5 kg) en boxe et deux en bronze avec Lakhdar Ben Ahmed (60 kg) en boxe et Brahim Chemmam (1 500 m√®tres). Au cours de l'√©dition 1967 tenue √† Tunis, pas moins de 27 m√©dailles sont obtenues dont cinq en or avec un nouveau doubl√© pour Gammoudi (5 000 et 10 000 m√®tres), deux m√©dailles pour les athl√®tes Jamila Ben Badr et Baya Bouabdallah (javelot et poids) ‚ÄĒ √† l'occasion de la premi√®re participation f√©minine aux jeux ‚ÄĒ et une m√©daille pour le boxeur Amara Boukhris.

En 1971, √† l'occasion des jeux organis√©s √† Izmir, la Tunisie obtient onze m√©dailles dont trois en or, gr√Ęce √† Mansour Guetaya (800 et 1 500 m√®tres) et au boxeur Ali Gharbi, et six d'argent dont la m√©daille de football remport√©e par une √©quipe compos√©e de Sadok Sassi, Mghirbi, Tahar Cha√Įbi, Chemam, Ezzedine Chakroun et Ben Mrad. √Ä Alger, en 1975, la moisson est moins bonne avec un total de sept m√©dailles dont trois en or pour Abdelkader Zaddem (10 000 m√®tres), B√©chir Zlassi et le nageur Ali Gharbi, et deux en argent gr√Ęce √† Mansour Guetaya (1 500 m√®tres) et Myriam Mizouni (100 m√®tres nage libre). √Ä Split, en 1979, la Tunisie recule encore et se contente d'une seule m√©daille d'or obtenue par le boxeur Lotfi Belkhir et de deux m√©dailles d'argent pour Tarek Chaabani (javelot) et Fethia Jerbi (disque dames).

√Ä Casablanca, en 1983, le renouveau de la boxe tunisienne permet d'am√©liorer les r√©sultats du sport tunisien qui obtient neuf m√©dailles dont quatre en or gr√Ęce √† ses boxeurs Noureddine Boughanmi, Lotfi Belkhir, Khema√Įs Refa√Į et Raouf Harbi alors que l'unique m√©daille d'argent est acquise au judo par Abdelmajid Senoussi. En 1987, √† Lattaqui√©, la Tunisie obtient deux m√©dailles d'or avec Fethi Baccouche (10 000 m√®tres) et Raouf Harbi (boxe) et quatre en argent avec Senda Gharbi (100 m√®tres nage libre), Zouheir Sghaier (lutte), Taoufik Maaouia (halt√©rophilie) et Hamadi Chergui (boxe).

Durant l'√©dition tenue √† Ath√®nes en 1991, le sport tunisien ne ram√®ne qu'une seule m√©daille d'or et cinq de bronze. Seule la nageuse Senda Gharbi, apr√®s un duel avec Sophie Kamoun sur 100 m√®tres nage libre, sauve la mise. Un mauvais r√©sultat survient en 1993 dans le Languedoc-Roussillon : 10 m√©dailles au total mais une seule en or et une seule en argent. Cette fois-ci, c'est le karat√©ka Djim Doula qui √©vite √† la Tunisie de rentrer bredouille alors que le boxeur Mohamed Lassoued remporte l'argent. Une petite am√©lioration est enregistr√©e √† Bari en 1997 : le boxeur Mohamed Salah Marmouri et la doublette de p√©tanque Lakhal et Akili remportent l'or, les boxeurs Hassen Zlassi et Ben Naceur et le judoka Makrem Ayed remportant l'argent.

En 2001, c'est Tunis qui accueille les Jeux M√©diterran√©ens au cours d'une √©dition particuli√®rement bonne pour les sportifs tunisiens ‚ÄĒ certains d'entre eux touchent 100 000 dinars pour chaque m√©daille d'or ‚ÄĒ qui remportent pas moins de 19 m√©dailles, ce qui constitue un record historique pour la Tunisie :

  • Athl√©tisme (2) : Hatem Ghoula et Fatma Lanouar ;
  • Boxe (3) : Zied Sassi, Mohamed Sahraoui et Sami Jendoubi ;
  • Football (1) : √©quipe olympique ;
  • Gymnastique (1) : L√©onie Marzouk ;
  • Halt√©rophilie (5) : Youssef Seba√Į (2), Mohamed Mejri (2) et Atef Jarray (1) ;
  • Judo (1) : Anis Lounifi ;
  • Karat√© (3) : H√©la Boudi, Wissem Arfaoui et Mohamed Moneem Hammouda ;
  • Lutte (3) : Fadhila Louati, Salma Ferchichi et Sa√Įda Riabi.

L'√©dition organis√©e √† Almer√≠a (Espagne) en 2005 confirme le nageur Oussama Mellouli qui remporte trois m√©dailles d'or et bat deux records des jeux sur 200 m√®tres 4 nages et 400 m√®tres 4 nages. La Tunisie totalise 35 m√©dailles dont 13 en or. En plus de la natation, les autres sports couronn√©s sont :

  • Athl√©tisme (2) : Fatma Lanouar et Sofian Laabidi ;
  • Boules (1) : triplette masculine ;
  • Boxe (1) : Mourad Sahraoui ;
  • Gymnastique (1) : Wajdi Bouall√®gue ;
Oussama Mellouli, médaillé d'or aux JM 2005

Football

Autres sports

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ, f‚ÄČ et g‚ÄČ (fr) Statistiques du sport en Tunisie (Minist√®re de la jeunesse, des sports et de l'√©ducation physique)
  2. ‚ÜĎ (fr) ¬ę Interview d'Hamadi Tazarki ¬Ľ, Tir au but, RTCI, 28 octobre 2007
  3. ‚ÜĎ (fr) R√īle et attribution du minist√®re des sports (Minist√®re de la jeunesse, des sports et de l'√©ducation physique)
  4. ‚ÜĎ (fr) Abdelaziz Barrouhi, ¬ę Combien √ßa co√Ľte ? ¬Ľ, Jeune Afrique, 7 ao√Ľt 2001
  5. ‚ÜĎ [image] Mod√©lisation de la future Tunis Sports City (Mosa√Įque FM)
  6. ‚ÜĎ (fr) ¬ę Grand Prix historique de Tunis : un rendez-vous magique ¬Ľ, Turbo, M6, 23 novembre 2007
  7. ‚ÜĎ Les d√©nominations des disciplines sont celles adopt√©es par le minist√®re de la jeunesse, des sports et de l'√©ducation physique tunisien.

Liens externes

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