Soutane

ÔĽŅ
Soutane
Soutane

Une soutane, (lat. : vestis/tunica talaris, angl. : cassock, it. : abito talare, talare, esp. : sotana, all. : Sutane, su√©d. : kaftan, gr. : anteri/rason), de l'italien sottana, est un ¬ę v√™tement de dessous ¬Ľ par rapport aux habits liturgiques.

Sommaire

Origines

Selon le R.P. Charles Louis Richard, ¬ę On compte jusqu'√† treize conciles g√©n√©raux, dix-huit papes, cent cinquante conciles provinciaux, et plus de trois cents synodes, tant de France que des autres royaumes, qui ont ordonn√© aux clercs de porter l'habit long ¬Ľ[1]. On peut citer notamment le concile de Tr√®ves, de 1238, qui affirme en son dixi√®me canon : ¬ę L'habit des pr√™tres doit √™tre long et ferm√©. Pour le service divin, ils seront rev√™tus d'un rochet. ¬Ľ[2] ou celui de Sens et Paris, de 1528, qui dit en son vingt-troisi√®me canon : ¬ę (‚Ķ) les eccl√©siastiques ne porteront point d'habits qui soient ouverts, mais ferm√©s sur le cou, sur les c√īt√©s, par derri√®re et sur les poignets. ¬Ľ et en son vingt quatri√®me canon : ¬ę Les eccl√©siastiques auront soin que leurs habits longs ne soient ni trop amples, ni trop √©troits, qu'on n'y voie rien qui ressente le faste, et qu'ils ne soient ni fronc√©s ni pliss√©s; (‚Ķ) ¬Ľ[3]. Le concile de Trente en 1542 r√©affirme simplement l'obligation, sous peine de sanction, pour tout clerc, de porter un habit qui soit digne et distinct de celui des la√Įcs : ¬ę Tous eccl√©siastiques, quelques exempts qu'ils puissent √™tre, ou qui seront dans les ordres sacr√©s, ou qui poss√©deront quelques dignit√©s, personats, offices, ou b√©n√©fices eccl√©siastiques, quels qu'ils puissent √™tre; si apr√®s en avoir √©t√© avertis par leur √©v√™que, ou par son ordonnance publique, ils ne portent point l'habit cl√©rical, honn√™te et convenable √† leur ordre et dignit√©, et conform√©ment √† l'ordonnance, et au mandement de leur dit √©v√™que; pourront et doivent y √™tre contraints (‚Ķ). ¬Ľ[4]. Suite √† ce concile de Trente, la forme de la soutane s'impose au XVIe si√®cle dans sa forme actuelle[5].

Description

Longue robe boutonn√©e sur le devant, port√©e au chŇďur lors des offices, sous les v√™tements liturgiques, par tous les clercs, les enfants de chŇďur et parfois par certains chantres la√Įcs et bedeaux ; elle est aussi port√©e par les clercs, en dehors des √©glises, comme v√™tement ordinaire de dessus. La nature de son √©toffe, sa couleur et celle de ses parements d√©pendent de l'√©tat du clerc qui la porte et des circonstances. Elle est blanche pour le pape et les chanoines r√©guliers, rouge pour les cardinaux, violette doubl√©e et filet√©e de cramoisi pour les √©v√™ques et les pr√©lats de rang sup√©rieur, et g√©n√©ralement noire pour les pr√™tres et les autres clercs.

Au chŇďur, les √©v√™ques et les cardinaux portent la soutane de couleur avec la mosette sur le rochet. Les pr√©lats sup√©rieurs portent, selon leur rang, la soutane de couleur avec le mantelet sur le rochet ou seulement avec le surplis. En plus de la croix pectorale et de l'anneau pastoral, les √©v√™ques et les cardinaux utilisent une ceinture, une calotte, un collaro et des bas. Ces accessoires sont de soie violette pour les √©v√™ques, rouges pour les cardinaux. Les pr√©lats qui ont droit au chŇďur √† la soutane violette portent √©galement un collaro et une ceinture violets mais n'ont pas droit √† la calotte violette et font usage de bas noirs. Cardinaux, √©v√™ques et pr√©lats portent en outre la barrette qui est de soie rouge pour les cardinaux, de soie violette pour les √©v√™ques, de soie noire √† houppe cramoisie pour les pr√©lats sup√©rieurs de la Curie romaine qui n'ont pas la dignit√© √©piscopale, certains clercs de la Rote romaine, du Tribunal supr√™me de la Signature apostolique ou de la Chambre apostolique et les protonotaires apostoliques de numero participantium (titulaires), enfin de soie enti√®rement noire pour les protonotaires apostoliques supra numerum (honoraires) et les Pr√©lats de Sa Saintet√©. La calotte, la barrette et la ceinture sont en soie moir√©e pour les cardinaux et pour les √©v√™ques ayant rang de nonce apostolique.

Autrefois, pendant les temps de l'Avent et du Carême, aux Quatre-Temps, aux vigiles des fêtes solennelles, aux offices funèbres et durant la vacance du Siège pontifical, les cardinaux utilisaient des vêtements violets à doublure, filetage et boutons cramoisis et les évêques des vêtements noirs à doublure, filetage et boutons violets. Les cardinaux portaient, les dimanches de Gaudete et Læatare, une soutane de soie moirée couleur de rose sèche doublée et filetée de violet.

Par ailleurs, les soutanes rouges et violettes des cardinaux étaient de laine l'hiver et de soie moirée l'été.

Les religieux √©lev√©s √† l'√©piscopat ou cr√©√©s cardinaux conservaient la couleur propre √† leur ordre : les dominicains, les camaldules, les chartreux le blanc, les augustins et les b√©n√©dictins le noir, les capucins le marron, les franciscains de l'Observance le gris, cendr√© ou perle.

À la ville, cardinaux et évêques ont revêtu jusqu'en 1969 comme tenue quotidienne et revêtent encore aujourd'hui comme tenue de cérémonie une soutane filetée (appelée abito piano en italien, car créée par Pie IX vers 1850), noire avec une doublure, un liseré et des boutons de couleur cramoisie pour les évêques et rouge pour les cardinaux. Avec cette tenue, les évêques et les cardinaux portent le collaro et la ceinture, les bas et la calotte violette ou rouge. Ils peuvent compléter cette tenue par le chapeau noir dit Saturno à cordons et glands verts pour les évêques et rouges et or pour les cardinaux. Ils jettent un manteau de laine noire, dit tabarro, sur leurs épaules lorsqu'il fait froid, à moins qu'ils ne prennent la douillette, et peuvent ajouter des gants de cuir noir ordinaires.

Vêtements de cardinal

À la ville également, les prélats non revêtus de la dignité épiscopale ont toujours porté en dehors des occasions particulières la soutane noire des prêtres éventuellement accompagnée du collaro violet. Pour les sorties officielles, les prélats supérieurs de la Curie romaine qui n'ont pas la dignité épiscopale, certains clercs de la Rote romaine, du Tribunal suprême de la Signature apostolique ou de la Chambre apostolique, les Protonotaires Apostoliques et les Prélats de Sa Sainteté prennent la soutane filetée des évêques (mais sans pèlerine comme c'était possible auparavant) avec collaro et ceinture violets, bas noirs, les Chapelains de Sa Sainteté la soutane noire avec une doublure, un liseré et des boutons de couleur violette, le collaro et la ceinture violets, les bas noirs. Ils peuvent porter le Saturno à cordons et glands amarante pour les prélats supérieurs et violets pour les prélats et chapelains de Sa Sainteté ainsi que le tabarro noir et des gants de ville.

La soutane filet√©e est √† la fois l'habit de ville et l'habit de chŇďur des Chapelains de Sa Saintet√© (port√©e avec le surplis) lesquels ont perdu en 1969 le droit d'user au chŇďur de la soutane enti√®rement violette avec le manteau de chŇďur dit mantellone. Ils portent alors une barrette enti√®rement noire.

La soutane filet√©e des √©v√™ques et des cardinaux est souvent port√©e avec une p√®lerine √©galement agr√©ment√©e de soie cramoisie ou rouge, ouverte sur le devant et cousue au col. √Ä la cr√©ation de l'abito piano, elle √©tait √©galement dot√©e de surmanches boutonn√©es descendant des √©paules jusqu'au coude. Ces surmanches ont √©t√© supprim√©es par la r√©forme de 1969. Elles r√©apparaissent n√©anmoins aujourd'hui sur les soutanes du Souverain Pontife Beno√ģt XVI, lequel n'est pas li√© par les d√©cisions prises par ses pr√©d√©cesseurs pour les diff√©rents pr√©lats. Ce type de soutane, qui √©tait souvent port√©e autrefois, enti√®rement noire, par certains dignitaires (Vicaires G√©n√©raux, sup√©rieurs de s√©minaires...), s'appelait alors une simarre. C'√©tait, √† l'origine, un habit d'int√©rieur. C'est paradoxalement et progressivement devenu un v√™tement plus solennel que la soutane classique.

Dans les occasions particulièrement solennelles, tous les clercs peuvent porter sur l'abito piano le Manteau de cérémonie, ou ferraiolo en laine noire pour les prêtres, en soie lisse noire pour les Chapelains et Prélats de Sa Sainteté, en soie lisse violette pour les prélats supérieurs et évêques, en soie moirée violette pour les nonces apostoliques ou en soie moirée rouge pour les cardinaux. Avant 1969, les cardinaux portaient un ferraiolo violet doublé de rouge et les évêques un ferraiolo de soie noire pour les temps de pénitence et de deuil. Le pape n'a jamais porté le ferraiolo.

De nos jours, la soutane quotidienne des évêques et cardinaux est la soutane noire avec la croix pectorale et l'anneau et, s'ils le jugent utile, la ceinture, le collaro et la calotte de couleur. Les bas sont toujours noirs. Les prélats qui ne sont pas évêques peuvent continuer comme par le passé à porter la soutane noire accompagnée à leur guise du collaro et de la ceinture violets.

Le violet forme la livr√©e √©piscopale. Ainsi cette couleur est-elle assign√©e aux ma√ģtres de c√©r√©monie des cath√©drales, au caudataire de l'√©v√™que et, en th√©orie, au s√©minaire dioc√©sain. Les employ√©s des basilique (chantres, sacristains, massiers, acolytes, etc.) l'ont en privil√®ge propre. Les porteurs de la livr√©e √©piscopale n'ont n√©anmoins pas droit au collaro et aux bas violets. Ils portent parfois la ceinture violette.

Le clergé des pays tropicaux porte, en ville, la soutane blanche avec filetage et boutonnage noir, violet, cramoisi ou rouge. Pour les jours ordinaires, il peut aussi revêtir une soutane blanche sans filetage et de tissu très léger.

À Rome, sous Pie IX, l'habit court est encore le costume de ville et des audiences papales. C'est lui qui supprime cet habit d'audience pour les cardinaux, lui substituant la soutane filetée, l’abito piano.

Le schéma du Ier concile du Vatican (1870) sur la vie des prêtres reprend simplement les règles sobres du concile de Trente et n'impose qu'un habit ecclésiastique dont la forme est laissée au jugement des Ordinaires.

Aujourd'hui, le droit canonique demande aux clercs de porter un habit eccl√©siastique convenable, diff√©rent des v√™tements des la√Įques, selon les r√®gles √©tablies par la conf√©rence des √©v√™ques et les coutumes l√©gitimes des lieux[6],[7]. C'est souvent un costume sobre accompagn√© d'une chemise ou d'un plastron surmont√©s d'un col romain (en) imit√© de celui de la soutane.

Depuis Vatican II en 1962, le port de la soutane n'est plus obligatoire pour les prêtres et tombe progressivement en désuétude, laissant sa place à un costume civil[8].

En France

En France, le port de la soutane devient, dans certains dioc√®ses, obligatoire sur le lieu de la r√©sidence √† partir du XVIIe si√®cle[9]. Le concile de Trente avait prescrit aux clercs un habit biens√©ant, sans en pr√©ciser la forme ni la couleur. Fran√ßois de Harlay impose la soutane sur le lieu de r√©sidence en 1673, le port de l'habit court √† la fran√ßaise ou de la soutanelle √©tant r√©serv√© aux voyages. √Ä Rome et en Italie, on est beaucoup moins strict sur ce point. On se contente d'imposer un habit noir, la soutane √©tant cependant obligatoire pour la c√©l√©bration de la messe.

Pendant la R√©volution fran√ßaise, le port de l'habit eccl√©siastique est supprim√© par l'Assembl√©e nationale le 6 avril 1792 sur la demande de l'√©v√™que constitutionnel du Cher, et au lendemain de la chute de la monarchie, l'Assembl√©e interdit de nouveau le port du costume cl√©rical, ne le permettant qu'aux pr√™tres asserment√©s, dans l'exercice de leur fonction et dans l'arrondissement o√Ļ ils exercent.

Les articles organiques du concordat de 1801 reprennent l'interdiction de 1792 : l'article 41 proscrit le port de la soutane en dehors des c√©r√©monies du culte et impose l'habit noir √† la fran√ßaise, avec, pour les √©v√™ques, des bas violets et la croix pectorale. Le d√©cret du 17 niv√īse an XII autorise les eccl√©siastiques √† porter ¬ę les habits convenables √† leur √©tat suivant les anciens r√®glements et les usages de l'√Čglise ¬Ľ, mais seulement dans le lieu de leur juridiction. En dehors, l'habit noir √† la fran√ßaise reste en principe obligatoire. En 1844, monseigneur Affre rend obligatoire la soutane sur le territoire de la paroisse, la soutanelle et la redingote, noire - et non plus simplement de couleur modeste comme requis dans son ordonnance de 1840 - pouvant √™tre port√©es en dehors de la paroisse.

C'est monseigneur Sibour qui généralise le port de la soutane à Paris, en 1852.

Dans les autres confessions chrétiennes

Un prêtre anglican en soutane simple

En dehors de l'√Čglise catholique romaine, la soutane est √©galement port√©e ‚ÄĒ avec des formes pr√©sentant parfois quelques diff√©rences mineures ‚ÄĒ par les eccl√©siastiques des √Čglises orthodoxes et vieille-catholique et des confessions anglicane, m√©thodiste-√©piscopale ou luth√©rienne.

Annexes

La soutane a servi de base à d'autres costumes tels que la robe d'avocat.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Charles Louis Richard, Analyse des conciles g√©n√©raux et particuliers, partie 2, t. 4, Vincent, Paris, 1773, p. 78.
  2. ‚ÜĎ Mgr P. GU√ČRIN, Les conciles g√©n√©raux et particuliers, t. 2, coll. Les sources th√©ologiques, Victor Palm√©, Paris, 1869, p. 466.
  3. ‚ÜĎ Mgr P. GU√ČRIN, Les conciles g√©n√©raux et particuliers, t. 3, coll. Les sources th√©ologiques, Victor Palm√©, Paris, 1869, p. 301. Le texte latin du 24e canon est le suivant : ¬ę Vestes fint talares , non fronciat√¶ , aut partit√¶ ; nec nimi√Ę amplitudine superflu√¶ , nec plus √¶quo constrict√¶ , in quibus clericalis ordinis honestas et modestia, non fastus , jactantia , vel elationis vitium , deprehendatur. ¬Ľ
  4. ‚ÜĎ Session 14, d√©cret de r√©formation, chap. 6 : De l'obligation qu'ont les clercs de porter l'habit eccl√©siastique, sous les peines port√©es. Cf. M. L'abb√© Chanut (trad.), Le saint concile de Trente Ňďcum√©nique et g√©n√©ral, 3e √©d., S√©bastien Madre-Cramoisy, Paris, 1686.
  5. ‚ÜĎ Michel Zimmermann, Revue de l'histoire des religions, vol 204, n¬į 204-2, 1987, p. 211-213
  6. ‚ÜĎ Code de droit canonique, can. 284
  7. ‚ÜĎ Congr√©gation pour le clerg√©, Directoire pour le minist√®re et la vie des pr√™tres, Rome, 1994 :

    ¬ę  Pour cette raison, le pr√™tre doit porter ¬ę un habit eccl√©siastique digne, selon les normes indiqu√©es par la conf√©rence √©piscopale et selon les coutumes locales l√©gitimes ¬Ľ. Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit √™tre diff√©rent de la mani√®re de se v√™tir des la√Įcs, et conforme √† la dignit√© et la sacralit√© du minist√®re. La coupe et la couleur doivent en √™tre √©tablies par la conf√©rence √©piscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel. ¬Ľ

    .
  8. ‚ÜĎ Les pr√™tres ne seront plus oblig√©s de porter la soutane
  9. ‚ÜĎ Le cardinal Gousset affirme : ¬ę En France, o√Ļ les √©v√™ques ont toujours montr√© beaucoup de z√®le pour la discipline eccl√©siastique, la soutane, qui est un habit long de couleur noire pour les simples pr√™tres, et qui descend jusqu'aux talons, vestis talaris, est de rigueur pour le costume cl√©rical. Parmi nous, il est ordonn√© √† ceux qui sont dans les Ordres sacr√©s de porter la soutane dans le lieu de leur r√©sidence, et cela, dans un bon nombre de dioc√®ses, sous peine d'une suspense lat√¶ ou ferend√¶ sententi√¶ ¬Ľ. La note 2 qui accompagne cette proposition ajoute : ¬ę Voyez les statuts des dioc√®ses de Meaux, de l'an 1691; de Besan√ßon, de 1707; de Belley, de l'an 1749; de Toulouse, de l'an 1836; de Sarlat, de l'an 1729 ; de P√©rigueux, de l'an 1822 et 1839; de la Rochelle, de l'an 1835 ; d'Aix, de l'an 1840, etc. ¬Ľ, in Thomas Marie Joseph Cardinal Gousset, Th√©ologie morale √† l'usage des cur√©s et des confesseurs, t. 2, 9e √©d., Jacques Lecoffre et Cie, Paris, 1853.

Liens internes

Liens externes


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Soutane de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • soutane ‚ÄĒ [ sutan ] n. f. ‚ÄĘ 1564; sottane 1550; it. sottana ¬ę jupe ¬Ľ, de sottano ¬ę v√™tement de dessous ¬Ľ, de sotto ¬ę sous ¬Ľ 1 ‚ô¶ Anciennt Longue robe que portaient les eccl√©siastiques, les m√©decins et les gens de justice. 2 ‚ô¶ Longue robe boutonn√©e par… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Soutane ‚ÄĒ mit Kollar und Zingulum Die Soutane (franz√∂sisch f√ľr ‚ÄěUntergewand‚Äú), auch Sutane, ist das Gewand eines katholischen, koptischen oder anglikanischen Geistlichen. Bis vor einigen Jahrzehnten war die Soutane als Alltagsbekleidung eines katholischen… ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Soutane ‚ÄĒ Sf (Talar von katholischen Geistlichen) per. Wortschatz fach. (19. Jh.) Entlehnung. Entlehnt aus frz. soutane, dieses aus it. sottana, eigentlich Untergewand , zu it. sottano unter , zu it. sotto unten , aus l. subtus. Die Soutane wird von den… ‚Ķ   Etymologisches W√∂rterbuch der deutschen sprache

  • soutane ‚ÄĒ SOUTANE. s. f. Espece d habit long √† manches estroites, que l on serre avec une ceinture, & que les gens d Eglise, & les gens de Robe, portent ordinairement. Soutane de tafetas, de satin, de soye, de serge, de drap &c. Soutane, signifie fig. La… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

  • Soutane ‚ÄĒ ¬Ľlanges, enges, talar√§hnliches Oberbekleidungsst√ľck des katholischen Geistlichen¬ę: Das Fremdwort wurde Anfang des 19. Jh.s aus gleichbed. frz. soutane entlehnt, das seinerseits aus entsprechend it. sottana (eigentlich ¬ĽUntergewand¬ę) stammt.… ‚Ķ   Das Herkunftsw√∂rterbuch

  • Soutane ‚ÄĒ Sou tane , n. [F., fr. Sp. sotana, or It. sottana, LL. subtana, fr. L. subtus below, beneath, fr. sub under.] (Eccl. Costume) A close garnment with straight sleeves, and skirts reaching to the ankles, and buttoned in front from top to bottom;… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • Soutane ‚ÄĒ (Sottane), ein schwarzer bis auf die F√ľ√üe reichender Rock der katholischen Geistlichen, um welchen das lang herabh√§ngende Cingulum (ein breiter G√ľrtel) gebunden wird. Die Soutanelle dagegen ist der im gew√∂hnlichen Leben meist gebrauchte k√ľrzere… ‚Ķ   Pierer's Universal-Lexikon

  • Soutane ‚ÄĒ (franz., spr. √üu ), meist gleichbedeutend mit Talar (s. d.) gebraucht, ein von den katholischen Geistlichen in und au√üer Amt getragenes langes, eng anliegendes Kleid mit stehendem Kragen und engen √Ąrmeln, vorn von oben bis unten durch dicht… ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon

  • Soutane ‚ÄĒ SoutńĀne (frz., spr. √üu ), der lange Leibrock der kath. Geistlichen; Soutanelle, der etwas k√ľrzere √§hnliche Rock ‚Ķ   Kleines Konversations-Lexikon

  • Soutane ‚ÄĒ (sutahn), frz., der Chorrock der kath. Geistlichen, ein bis zu den F√ľ√üen faltenlos herunterh√§ngender schwarzer Rock mit stehendem Kragen u. engen Aermeln, √ľber den die Me√ügew√§nder angezogen werden. Bei manchen gottesdienstlichen Functionen ist… ‚Ķ   Herders Conversations-Lexikon


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.