Sous-marin

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Sous-marin
Vue d'artiste d'un sous-marin nucléaire d'attaque américain de classe Virginia, des années 2000.
Le U-660, U-boot allemand en surface, en 1942.

Un sous-marin est un navire submersible capable de se d√©placer dans trois dimensions, en surface et sous l'eau ; il se distingue ainsi des autres bateaux et navires qui se d√©placent uniquement √† la surface, et des bathyscaphes qui ne se d√©placent que selon l'axe vertical.

Cet article traite principalement des sous-marins habit√©s ; les drones et autres ROV sont trait√©s √† part. Un sous-marinier est un membre de l'√©quipage d'un sous-marin.

La plupart des sous-marins sont des navires de guerre. L'usage civil du sous-marin concerne, pour l'essentiel, la recherche oc√©anographique et l'exploitation p√©troli√®re ; son emploi √† des fins touristiques ou de transport commercial reste anecdotique[1].

L' immersion maximale[2] d'un sous-marin militaire est de quelques centaines de mètres. D'une centaine de mètres pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est passée à environ 300/400 mètres pour la plupart des sous-marins actuels. Elle atteint plusieurs milliers de mètres pour les sous-marins de recherche océanographique.

Sommaire

Histoire

Article d√©taill√© : Histoire des sous-marins.
Premier modèle de sous-marin de Denis Papin (1690)
Deuxième modèle de sous-marin de Denis Papin vers 1692
Détail de la Tortue de David Bushnell
Le Nautilus de Fulton
Vue en coupe du CSS H.L. Hunley

En 1624, le scientifique hollandais Cornelis Drebbel teste avec succès un sous-marin dans la Tamise, pour une commande du roi Jacques Ier d'Angleterre.

En 1641, Jean Barri√© lance √† Saint-Malo le XVII, sur des plans du p√®re Mersenne. Vaisseau m√©tallique √† rames, il peut accueillir jusqu'√† quatre personnes, et est muni d'un sas en cuir afin de faciliter son but premier : la chasse aux √©paves.

En 1690, à Marbourg en Allemagne, le Français Denis Papin élabore deux modèles de sous-marin. Le premier modèle est un parallépipède de fer très renforcé et hermétique, dans lequel le savant compresse de l'air à l'aide d'une pompe. Un baromètre permet de mesurer la pression d'air à l'intérieur. Une fois la pression de l'air équivalente à celle de l'eau, on peut ouvrir les trous au fond du bateau, pour y puiser ou rejeter un complément d'eau à l'aide d'une grosse seringue. Après un essai fructueux de mise sous pression à terre, cette machine est détruite par accident en tombant d'une grue, juste avant qu'on la mette à l'eau.

Vers 1692, un deuxi√®me mod√®le de sous-marin est construit. Denis Papin rapporte avoir apport√© plusieurs am√©liorations : la coque en forme de tonneau, r√©siste cette fois naturellement √† la pression de l'eau, et ne n√©cessite donc plus l'emploi d'air comprim√©. L'air y circule √† la pression d'air ext√©rieure, gr√Ęce √† une pompe √† air centrifuge, et √† deux tuyaux de cuir maintenus √† la surface de l'eau par une vessie flottante. Une pompe √† eau permet de faire entrer, ou sortir le dernier compl√©ment de lest, pour plonger ou refaire surface. On √©value sa profondeur de plong√©e gr√Ęce √† un barom√®tre qui mesure cette fois la pression de l'eau √† l'ext√©rieur. Ce deuxi√®me sous-marin a aussi des pr√©tentions militaires : un homme peut se tenir dans le cylindre horizontal, et sortir un bras au-dehors par le trou, une fois ce deuxi√®me cylindre mis sous air comprim√© gr√Ęce √† la pompe. Avec ce bateau, Papin accompagn√© d'un acolyte courageux a effectu√© au moins une plong√©e fructueuse.

En 1775, l'Américain David Bushnell met au point sa Tortue construite entièrement en bois. Pour avancer, le pilote, seul à bord, fait tourner une manivelle actionnant une hélice. Pour plonger, il ouvre des vannes pour remplir les ballasts; pour remonter il en évacue l'eau à l'aide d'une pompe.

En 1797, l'ingénieur américain Robert Fulton construit le Nautilus, en acier recouvert de cuivre. Long de 6,50 m, il est propulsé par une hélice actionnée à la main par les trois membres d'équipage. Il est équipé d'une charge explosive qu'il doit fixer sous les navires ennemis et déclencher à distance (difficile dans la pratique). Fulton propose son invention à la France puis à la Grande-Bretagne qui la refusent tour à tour.

En 1811, le Nautile sous-marin des fr√®res Co√ęssin, construit en bois et propuls√© par quatre rameurs, est assembl√© et test√© au Havre. Ses nombreux d√©fauts font abandonner le projet.

En 1844, apr√®s avoir invent√© une cloche de plong√©e √©quip√©e d‚Äôun syst√®me de purification de l‚Äôair dans un milieu herm√©tiquement clos, le Docteur fran√ßais Prosper Antoine Payerne con√ßoit le premier v√©ritable sous-marin avec un tel syst√®me capable de r√©g√©n√©rer l‚Äôair. Baptis√© le Belledonne, il est con√ßu avec des t√īles de 7 millim√®tres d'√©paisseur et dot√© d‚Äôun gros moteur √† h√©lices. Sa forme se rapproche de celle d'un Ňďuf, il mesure 9 m√®tres de long, 2,80 m√®tres de large et p√®se pr√®s de 10 tonnes. En 1846, les premiers essais du sous-marin sont r√©alis√©s dans la Seine devant un public de 20 000 personnes. Par la suite, le Belledonne est utilis√© pour la r√©alisation de travaux portuaires.

Le 28 juin 1856, en Espagne, Narcisse Monturiol plonge dans le port de Barcelone pour effectuer les premiers essais de l'Ictíneo, engin qu'il a conçu et fabriqué. En France, le commandant Bourgois et l'ingénieur Brun mettent au point en 1863 le Plongeur, premier sous-marin propulsé par un moteur à air comprimé. Long de 42,50 m, il déplace 420 tonnes et embarque sept membres d'équipage. Son autonomie et sa vitesse restent limitées.

Le 17 f√©vrier 1864, pendant la guerre de S√©cession, le CSS H. L. Hunley, un sous-marin conf√©d√©r√© propuls√© par une h√©lice manuelle, devient le premier sous-marin √† couler un navire ennemi en l'√©peronnant pour y fixer une charge explosive d√©clench√©e par un filin √† distance de s√©curit√©, le USS Housatonic, au large de Charleston ; il dispara√ģt en mer sans pouvoir regagner la c√īte, pour des raisons rest√©es inconnues.

Le premier sous-marin r√©ellement op√©rationnel est le Gymnote de 1887, construit par les Fran√ßais Henri Dupuy de L√īme et Gustave Z√©d√©. Long de 17 m, il est propuls√© par un moteur √©lectrique de 50 chevaux, atteint 8 nŇďuds en surface, 4 en plong√©e. Il est manŇďuvr√© par un √©quipage de cinq hommes. Il est arm√© de deux torpilles, et son rayon d'action est de 65 milles (en surface, mais seulement le tiers en plong√©e).

En 1899, les deux sous-marins militaires fran√ßais, successeurs du Gustave-Z√©d√©, Le Fran√ßais et l'Alg√©rien, sont construits gr√Ęce aux fonds r√©colt√©s par une souscription nationale organis√©e par le journal Le Matin (France)[3]

√Ä la fin du XIX si√®cle, le perfectionnement de la torpille conduit au d√©veloppement des torpilleurs puis, en r√©action, des contre-torpilleurs, alors que les sous-marins restent difficiles √† d√©tecter et √† d√©truire. On con√ßoit alors le submersible : un torpilleur, assez marin pour naviguer en surface, en haute mer √† distance importante de sa base, et qui ne plonge que pour le combat.

En 1904, l'ing√©nieur fran√ßais Maxime LaubŇďuf construit le Narval, √©quip√© d'un p√©riscope et de ballasts externes, il obtient la faveur de la marine de l'√©poque. C'est le premier sous-marin √©quip√© d'une propulsion mixte : machine √† vapeur en surface, moteur √©lectrique en plong√©e. Tous les mod√®les ult√©rieurs suivront cette conception fondamentale, jusqu'aux sous-marins nucl√©aires.

De 1914 √† 1918, les submersibles fonctionnant gr√Ęce √† une propulsion Diesel-√©lectrique peuvent √™tre engag√©s en grand nombre durant la guerre. Une batterie d'accumulateurs alimente un moteur √©lectrique de propulsion. Les batteries sont recharg√©es par une g√©n√©ratrice entra√ģn√©e par un moteur diesel, utilisable en surface. En 1944, les Allemands am√©liorent le schnorchel (invention hollandaise), un tube √† air permet aux U-Boots d'utiliser leur moteur diesel √† faible profondeur d' immersion, √©vitant ainsi de venir en surface o√Ļ ils sont tr√®s vuln√©rables.

√Ä partir des ann√©es 1950, la propulsion nucl√©aire appara√ģt √† bord des sous-marins, √† la suite de l'USS Nautilus (SSN-571) de 1954. Leur source d'√©nergie, le r√©acteur nucl√©aire est ind√©pendant de l'atmosph√®re terrestre, il permet aux submersibles de devenir de v√©ritables sous-marins.

¬ę sous-marin ¬Ľ ou ¬ę submersible ¬Ľ

D√®s son origine, √† la fin du XIXe si√®cle, le terme ¬ę sous-marin ¬Ľ est employ√© pour qualifier les premiers navires pouvant plonger sous la mer mais √† des profondeurs, autonomies et vitesses tr√®s faibles. C'est seulement √† la fin de la Seconde Guerre mondiale, notamment gr√Ęce au perfectionnement du schnorchel et aux progr√®s accomplis par les ing√©nieurs allemands dans le domaine de la propulsion √©lectrique en plong√©e des sous-marins de la Kriegsmarine, qu'il est apparu n√©cessaire de diff√©rencier ces navires : ceux naviguant surtout en surface et pouvant accessoirement plonger, de ceux de nouvelle g√©n√©ration dont l'autonomie sous l'eau est telle qu'ils remontent tr√®s rarement √† la surface. On requalifie alors les premiers de conception ancienne, souvent construits avant guerre, de ¬ę submersibles ¬Ľ, et les seconds, de ¬ę sous-marins ¬Ľ.

Actuellement, l'autonomie en plong√©e des sous-marins en service, m√™me √† propulsion classique, est telle que la qualification de ¬ę submersible ¬Ľ est inadapt√©e, et a fortiori pour les sous-marins √† propulsion nucl√©aire, dont l'autonomie en plong√©e est illimit√©e.

Dans la marine nationale fran√ßaise (comme d'ailleurs dans toutes les marines du monde), le terme ¬ę submersible ¬Ľ n'est d√©sormais plus utilis√©, sauf par des journalistes mal inform√©s.

La France possède actuellement 10 sous-marins, tous à propulsion nucléaires, 6 SNA (Sous-marins nucléaires d'attaque) classe Rubis, et 4 SNLE (Sous-marins nucléaires lanceurs d'engins) classe Triomphant. Ces derniers constituent la composante essentielle de la force de dissuasion.

Fonctionnement

Le sous-marin obéit à deux grands principes, le principe d'Archimède et le principe de Pascal qui s'appliquent à tout corps immergé.

Principe d'Archimède

Sous-marin en surface. Les purges sont fermées, les ballasts pleins d'air.
Plongée du sous-marin. Les purges sont ouvertes, les ballasts se remplissent d'eau et se vident de leur air.
Sous-marin en plongée. Les purges ont été refermées, les ballasts sont pleins d'eau.
Prise de plongée et remontée en surface d'un sous-marin.

¬ę Tout corps plong√© dans un fluide re√ßoit de la part de celui-ci une pouss√©e verticale dirig√©e vers le haut, et de grandeur √©gale au poids du volume du fluide d√©plac√©. ¬Ľ

Si le poids du navire est inf√©rieur au poids du volume d'eau du volume immerg√©, il flotte ; inversement il coule. Le sous-marin, pour plonger, remplit enti√®rement d'eau des ballasts pour que son poids soit √† peu pr√®s √©gal √† la pouss√©e d'Archim√®de et affine ensuite son poids aux moyens de caisses de r√©glage (r√©gleurs), lors d'une op√©ration dite de pes√©e. En plong√©e, le sous-marin est dans l'eau comme un a√©rostat dans l'air ; on peut dire √©galement qu'il flotte entre deux eaux. C'est pourquoi √† la conception, le poids du sous-marin est √©tudi√© avec pr√©cision et d√©finit le volume des ballasts. Le volume des r√©gleurs permet d'obtenir l'√©galit√© entre le poids, variable en fonction de ses approvisionnements, et la pouss√©e, √©galement variable en fonction de la densit√© de l'eau de mer [4]. Cette √©galit√© est donc obtenue dans certaines limites de poids (celui des approvisionnements en vivres et en combustibles[5]) pouvant √™tre embarqu√© et de la densit√©[6] de l'eau de mer, limites qui d√©finissent le programme du sous-marin, c‚Äôest-√†-dire son autonomie et les zones o√Ļ il peut naviguer. Pour se d√©placer dans le plan vertical (changer d'immersion), le sous-marin utilise sa propulsion et l'effet de la vitesse des filets d'eau sur ses barres de plong√©e[7].

Principe de Pascal

¬ę Sur la surface d'un corps immerg√©, s'exerce une pression, en bars, perpendiculaire √† cette surface, dirig√©e vers l'int√©rieur et √©gale au nombre de dizaines de m√®tres d' immersion. ¬Ľ Cette relation n'est valable que sur terre (gravit√© terrestre).

La coque du sous-marin est donc soumise √† une pression croissante avec l' immersion qui tend √† √©craser la coque. Une coque √©paisse, de forme g√©n√©rale cylindrique, r√©siste √† cette pression et abrite personnel et mat√©riel. Cette coque est construite en acier r√©sistant et √† tr√®s haute limite √©lastique (capacit√© de la coque comprim√©e √† revenir √† son √©tat initial). Son √©paisseur est fonction de l' immersion maximale pr√©vue ; il faut approximativement augmenter l'√©paisseur de 10 mm pour gagner 100 m d' immersion.

Architecture et équipements

Compte tenu des consid√©rations pr√©c√©dentes, les sous-marins poss√®dent :

  • une coque int√©rieure, √©paisse ;
  • une coque ext√©rieure mince qui assure l'hydrodynamisme (facult√© physique √† se d√©placer rapidement dans l'eau) en int√©grant ballasts, soutes ext√©rieures, les antennes des senseurs, les panneaux et les sas d'acc√®s √† bord. La forme id√©ale pour les sous-marins est celle de la goutte d'eau[8];
  • des ballasts situ√©s entre les deux coques et dont le remplissage ou la vidange permet la prise de plong√©e (ouverture des purges pour faire p√©n√©trer l'eau dans le ballast) et le retour en surface (en chassant de l'air comprim√© pour les vider). Sur les sous-marins modernes, les ballasts ne sont situ√©s qu'√† l'avant et √† l'arri√®re ;
  • des r√©gleurs, situ√©s au centre du sous-marin, remplis plus ou moins d'eau (admission d'eau par pression, vidange par pompe ou en secours par chasse √† air) pour ajuster son poids √† la pouss√©e d'Archim√®de ;
  • des barres de plong√©e pour faire varier l'immersion, g√©n√©ralement une paire √† l'arri√®re et une √† l'avant ou sur le massif. Sur certains sous-marins, les barres de plong√©e arri√®re sont coupl√©es avec les safrans de la barre de direction et dispos√©es en croix de Saint-Andr√©. Sur certains SNLE elles sont r√©tractables pour traverser la banquise ;
  • un lest largable de s√©curit√© qui pourrait permettre √† un sous-marin alourdi par une voie d'eau de remonter en surface ;
  • une r√©serve d'air comprim√© compl√©t√©e par des compresseurs d'air pour chasser l'eau des ballasts et faire surface.
Schéma d'un sous-marin

Ils disposent √©galement :

  • de caisses d'assiette, √† l'avant et √† l'arri√®re, permettant de r√©gler leur √©quilibre longitudinal (r√©partition longitudinale des poids √† bord[9]), en faisant passer de l'eau de l'avant √† l'arri√®re et r√©ciproquement ;
  • d'un massif, partie int√©grante de la coque ext√©rieure et abritant l'ensemble des m√Ęts p√©riscopiques hissables (p√©riscopes, antennes diverses et tube d'air) et permettant d'assurer la veille et la navigation en surface[10] ;
SNA fran√ßais Casabianca : vue du massif avec antenne radar et p√©riscope hiss√©s. On distingue √©galement la t√™te du tube d'air (schnorchel) et la barre de plong√©e avant b√Ębord.
  • d'une propulsion par moteurs √©lectriques, dans la plupart des cas, sauf pour certains sous-marins nucl√©aires qui utilisent directement des turbines √† vapeur comme moteurs de propulsion (ces derniers peuvent √©galement poss√©der des moteurs √©lectriques de secours) ;
  • d'une h√©lice, poss√©dant g√©n√©ralement de nombreuses pales de grande taille[11];
  • une source d'√©nergie :
    • soit des accumulateurs √©lectriques recharg√©s par des g√©n√©ratrices coupl√©es √† des moteurs diesels ou √† des dispositifs ana√©robies dans le cas des sous-marins classiques ;
    • soit, pour les sous-marins nucl√©aires, un r√©acteur nucl√©aire alimentant en vapeur des turbos-alternateurs (et √©ventuellement des turbines de propulsion). Tous les sous-marins nucl√©aires poss√®dent en outre une source d'√©nergie secondaire compos√©e de l'ensemble moteur diesel, g√©n√©ratrice et accumulateurs ;
  • des syst√®mes de r√©g√©n√©ration de l'atmosph√®re int√©rieure :
    • pour les sous-marins classiques, dont l'atmosph√®re est r√©g√©n√©r√©e √† chaque marche au schnorchel, il s'agit de syst√®mes de secours : chandelles chimiques √† oxyg√®ne et chaux sod√©e absorbant le gaz carbonique ;
    • usine √† oxyg√®ne par √©lectrolyse de l'eau de mer et absorbeur de gaz carbonique √† bord des sous-marins nucl√©aires ;
  • d'un ou plusieurs sas d'√©vacuation, pour le sauvetage de l'√©quipage et √©ventuellement utilis√©s pour larguer des plongeurs.

Les sous-marins militaires disposent en outre :

  • d'un dispositif permettant le fonctionnement des moteurs diesel √† l'immersion p√©riscopique, tube d'air (schnorchel) et √©chappement dans l'eau ;
  • d'un syst√®me de veille et de d√©tection, principalement acoustique, compos√© de sonars passifs et actifs, seuls senseurs pouvant √™tre utilis√©s en plong√©e. √Ä l'immersion p√©riscopique, le sous-marin peut utiliser par l'interm√©diaire de m√Ęts hissables de moyens de d√©tection, √©lectromagn√©tique actif (radar) ou passif (d√©tecteurs de radars), optronique (p√©riscopes de veille et d'attaque auxquels sont associ√©s des dispositifs vid√©o, de vision infra-rouge et d'amplification de lumi√®re);
  • d'un syst√®me de navigation, comprenant classiquement compas gyroscopique, loch et sondeur bathym√©trique, g√©n√©ralement centrale √† inertie et r√©cepteur GPS sur une antenne p√©riscopique et parfois d'un p√©riscope de vis√©e astrale (permettant de faire un point astronomique √† l'immersion p√©riscopique) ;
  • d'un syst√®me d'armes permettant de lancer en plong√©e des torpilles, des mines, des missiles anti-navires, des missiles de croisi√®re, et pour les SNLE des missiles balistiques. Certains sous-marins sont √©quip√©s de missiles anti-a√©riens (principalement contre h√©licopt√®res). Ils disposent par ailleurs de syst√®mes de lancement de leurres sonar et anti-torpilles.
  • d'un syst√®me de combat (un calculateur central) qui assure l'int√©gration des trois syst√®mes pr√©c√©dents et permet d'effectuer les calculs n√©cessaires √† la d√©termination de la cin√©matique des d√©tections, pr√©senter la situation tactique et calculer les √©l√©ments de tir ;
  • de moyens de communication acoustique (t√©l√©phone sous-marin) et radio : r√©cepteurs HF, U/VHF, et de communications par satellites avec des antennes sur des m√Ęts p√©riscopiques, r√©cepteurs √† tr√®s basse fr√©quence avec antenne filaire remorqu√©e ou sur un cadre dans le massif (les ondes VLF peuvent en effet √™tre re√ßues √† quelques m√®tres d'immersion) et, pour certains sous-marins, antenne U/VHF remorqu√©e ;

Types et utilisations

Les sous-marins sont généralement classés, d'une part selon leur utilisation (civile ou militaire), d'autre part selon leur mode de génération d'énergie et de propulsion (nucléaire ou conventionnelle), qui conditionne en grande partie leur conception.

Sous-marins civils

Article d√©taill√© : Sous-marin de commerce.

Les utilisations non militaires des sous-marins restent tr√®s rares. Quatre utilisations civiles peuvent √™tre trouv√©es : le transport maritime, la recherche oc√©anographique, le sauvetage et l'utilisation comme ¬ę navire de services ¬Ľ.

Seuls deux cargos sous-marins ont √©t√© con√ßus √† ce jour, le Deutschland et le Bremen, par l'Allemagne pendant la Premi√®re Guerre mondiale, avec une capacit√© de 47 tonnes chacun. D'autres sous-marins ont √©t√© utilis√©s pour transporter des cargaisons, notamment les ¬ę vaches √† lait ¬Ľ (sous-marins de ravitaillement) pendant la Seconde Guerre mondiale ou ceux employ√©s par l'Union sovi√©tique pour franchir le si√®ge de S√©bastopol en Crim√©e. Si d'autres projets ont exist√©, aucun n'a vu le jour, faute d'√™tre suffisamment comp√©titif avec les navires cargo de surface : l'avantage th√©orique d'un cargo sous-marin est de pouvoir passer sous la calotte glaciaire.

Les sous-marins de recherche oc√©anographique sont les successeurs des bathyscaphes utilis√©s pour explorer les grandes profondeurs. Leurs missions typiques incluent l'observation, la collecte d'√©chantillons et les mesures, mais ils peuvent aussi √™tre affr√©t√©s pour des missions diff√©rentes comme l'intervention sur les √©paves (identification de vieilles √©paves comme pour le Titanic, inspection pour la lutte anti-pollution ou en cas de litiges comme avec le p√©trolier Prestige) ou l'assistance √† d'autres sous-marins en difficult√© ; les sous-marins de sauvetages restent cependant l'apanage des forces militaires. Depuis les ann√©es 1950, environ une soixantaine de sous-marins de recherche a √©t√© construite, principalement aux √Čtats-Unis pour la recherche et le sauvetage militaire. En France, l'Ifremer utilise le Nautile et le Cyana ; l'Acad√©mie des sciences de Russie utilise le Mir.

L'industrie p√©troli√®re et gazi√®re utilise maintenant de petits sous-marins habit√©s, en plus des drones et des ROV, en tant que navires de services sur les champs d'exploitation. Leurs t√Ęches incluent l'observation et la collecte de mesures, le sauvetage sur place, l'aide √† la pose de c√Ębles et de tuyaux, le d√©ploiement de plongeurs, et l'inspection des infrastructures sous-marines. S'il n'existe pour l'instant qu'une petite flotte de ces sous-marins, en op√©ration surtout dans la mer du Nord, de nouvelles unit√©s davantage sp√©cialis√©es sont en construction.

Depuis le d√©but des ann√©es 2000, on recense l'utilisation par le crime organis√© de semi-submersibles pour le trafic de stup√©fiant. Ces appareils sont appel√©s ¬ę narco sous-marin ¬Ľ, de l'anglais ¬ę narco submarine ¬Ľ.

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Sous-marins militaires

Le DSRV Mystic chargé en pontée du SNA américain USS La Jolla, de classe Los Angeles.
Article d√©taill√© : Guerre sous-marine, U-Boot et Classe de sous-marins.

Les sous-marins militaires peuvent assurer une grande variété de missions, à l'opposé des premiers submersibles qui, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, n'étaient utilisés que pour couler les navires ennemis (et d'abord les navires de commerce), mouiller des mines sous-marines et éventuellement interdire l'accès ou la sortie d'un port. Les missions des sous-marins militaires modernes incluent la lutte anti-navires de surface, la lutte anti-sous-marine, l'infiltration de forces spéciales, l'attaque de cibles à terre, l'escorte des groupes de combat et notamment des groupes aéronavals, la collecte de renseignements, la dissuasion nucléaire et les opérations de recherche et de sauvetage. Des navires de surface spécialisé, les ravitailleurs de sous-marins, servent à leur maintenance et à leur ravitaillement hors de leur port d'attache.

Les sous-marins militaires se r√©partissent actuellement dans les types suivants :

  • Les sous-marins d'attaque, √† propulsion nucl√©aire (SNA en fran√ßais, SSN pour l'OTAN) ou classique (SSK pour l'OTAN - K pour kerosen). Leur mission est la destruction des forces de surface ou sous-marines ennemies par torpilles ou missiles anti-navires. Ils peuvent √©galement √™tre dot√©s de missiles de croisi√®re pour la frappe d'objectifs terrestres. Ils sont les plus polyvalents et assurent la plupart des missions √©nonc√©es ci-dessus.
  • Les sous-marins lanceurs d'engins balistiques (SNLE en fran√ßais, SSBN pour l'OTAN), aujourd'hui tous √† propulsion nucl√©aire. Leur mission est la dissuasion nucl√©aire et ils peuvent lancer, en plong√©e, des missiles balistiques √† charge nucl√©aire ; ils sont les plus imposants sous-marins en activit√©, et souvent aussi les plus silencieux.
  • Les sous-marins lanceurs de missiles de croisi√®re (SSGN pour l'OTAN) ; √©quip√©s de missiles anti-navires et/ou de missiles de croisi√®re, il peut s'agir de SNLE transform√©s (comme quelques-uns des classe Ohio am√©ricaine) ou de sous-marins con√ßus sp√©cifiquement dans ce but (classe Oscar russe). Certaines marines ne les distinguent pas des SNA.
  • Les sous-marins de sauvetage (DSRV pour l'OTAN) sont con√ßus pour recueillir l'√©quipage d'un sous-marin en perdition qui serait pos√© sur le fond.

Les sous-marins militaires sont généralement répartis en classes, séries de sous-marins aux caractéristiques identiques ou très proches.

Prolifération des sous-marins militaires

Au 2 mars 2010, un site sp√©cialis√© recensait 353 sous-marins militaires (hors sous-marins de poche) en service totalisant 1 839 888 tonnes et 97 autres en construction ou en commande totalisant 444 500 tonnes dans 39 marines de guerre[12].


Exportations de sous-marins depuis 1988
Pays/Constructeur Types proposés AIP Clients
Drapeau de France France/DCNS Classe Agosta, Classe Scorp√®ne, Classe Marlin oui France, Pakistan, Inde, Malaisie, Chili, Br√©sil
Drapeau d'Espagne Espagne/Navantia Classe Scorp√®ne, S-80 oui Espagne, Inde, Malaisie, Chili
Drapeau d'Allemagne Allemagne/TKMS Type 209, Type 210, Type 212, Type 214 oui Italie, Turquie, Gr√®ce, Cor√©e du Sud, Portugal, Isra√ęl, Afrique du Sud, Indon√©sie, P√©rou, Colombie, √Čquateur, Argentine, Chili, Br√©sil, Norv√®ge, Pakistan, Pologne, Maroc (4[13])
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas/Merwede Classe Walrus, Classe Zwaardvis non Pays-Bas, Taiwan
Drapeau de Su√®de Su√®de/Kochums (TKMS) Classe Sj√∂ormen, Classe V√§sterg√∂tland, Classe Gotland, Classe Collins oui Su√®de, Singapour, Australie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni/BAE Systems Submarines Classe Victoria non Canada
Drapeau d'Italie Italie/Fincantieri Classe Sauro, Classe Longobardo, Type 212 non Italie
Drapeau d'Italie Italie/Drapeau de Russie Russie
Fincantieri/Bureau d'étude Rubin
Classe S1000 oui -
Drapeau de Russie Russie/Bureau d'√©tude Rubin Classe Kilo non Russie, Chine, Inde, Roumanie, Pologne, Iran, Venezuela, Algerie, (?)
Drapeau de Russie Russie/Bureau d'√©tude Rubin Classe Amour oui Russie, Syrie (?)
Drapeau du Japon Japon/Mitsubishi/Kawasaki Classe Oyashio, Classe Harushio, Classe Soryu oui Japon
Drapeau de Chine Chine Classe Yuan, Classe Song √† terme Chine
Sources[14],[15] :
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Production d'énergie et propulsion

Les deux moteurs Diesel du USS Pampanito, sous-marin américain de la Seconde Guerre mondiale

On distingue √©galement les sous-marins selon leur syst√®me √©nerg√©tique, avec d'une part les sous-marins √† propulsion nucl√©aire, et d'autre part les sous-marins dits ¬ę classiques ¬Ľ ou ¬ę conventionnels ¬Ľ.

Les sous-marins nucl√©aires disposent d'un r√©acteur nucl√©aire dont la chaleur produite est utilis√©e pour g√©n√©rer de la vapeur d'eau actionnant :

  • des turbines coupl√©es aux h√©lices de propulsion (propulsion √† vapeur);
  • des turbines coupl√©es √† des alternateurs alimentant en √©nergie √©lectrique tout le b√Ętiment, et √©ventuellement des moteurs √©lectriques de propulsion (propulsion √©lectrique).

La ¬ę propulsion nucl√©aire ¬Ľ[16] a fait son apparition dans les ann√©es 1950 avec le USS Nautilus ; elle a depuis √©t√© massivement adopt√©e sur les sous-marins des grandes forces navales, √† savoir les √Čtats-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni ; la Chine poss√®de aussi quelques sous-marins nucl√©aires et l'Inde pr√©voit de s'en doter. L'utilisation de l'√©nergie nucl√©aire permet de rester plusieurs mois en immersion ; l'autonomie n'est limit√©e que par les vivres et le moral de l'√©quipage.

Les sous-marins classiques ont une propulsion √©lectrique, dont l'√©nergie est fournie par des batteries recharg√©es par des moteurs Diesel en surface ou √† l'immersion p√©riscopique au schnorchel, dispositif assurant l'alimentation en air du moteur au moyen d'un tube hissable et l'√©vacuation √† faible immersion des gaz d'√©chappement : l'autonomie en plong√©e (sans marche au schnorchel) est tr√®s limit√©e et fonction de la vitesse (quelques heures √† grande vitesse √† quelques jours √† vitesse tr√®s lente).

Certains pays (Suède, Allemagne et France notamment) ont conduit des recherches pour développer des sous-marins anaérobies, c'est-à-dire dont le moteur peut se passer d'oxygène. Ils peuvent utiliser une pile à combustible comme pour les récents Type 212 allemands, ou des turbines à vapeur fonctionnant à l'éthanol comme sur le Type Scorpène français destiné à l'exportation.

Sous-marins de fiction

  • Le plus c√©l√®bre reste le Nautilus du capitaine Nemo, h√©ros de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne.
  • Le sous-marin en forme de requin, invent√© par le Professeur Tournesol, appara√ģt dans la bande dessin√©e Tintin Le Tr√©sor de Rackham le Rouge d'Herg√©.
  • Dans les techno-thrillers, le ma√ģtre reste Tom Clancy qui a en particulier cr√©√© le sous-marin Octobre Rouge dans le roman √Ä la poursuite d'Octobre Rouge, d√©riv√© de la classe Typhoon et dot√© d'une propulsion quasi-ind√©tectable par h√©lices sous une conduite d'eau qui parcourt toute la longueur du sous-marin. Mais il s'agit plut√īt d'une exception, les autres sous-marins mis en sc√®ne comme l‚ÄôCode SSN, sont, eux, authentiques.
  • Un autre auteur de techno-thrillers, Patrick Robinson, cr√©√© toujours ses fictions dans le monde des sous-marins. Plusieurs d'entre eux sont fictifs : l‚ÄôUSS Shark dans ¬ę Mutinerie sur le Shark ¬Ľ ou le Xia III chinois dans ¬ę USS Seawolf ¬Ľ.
  • Le Thuata de Dannan de la s√©rie Fullmetal panic! utilise aussi une sorte de propulsion MHD (Magn√©to-Hydro-Dynamique) analogue √† celle de l'Octobre Rouge. Sa taille est plus proche d'un porte-avion que d'un sous-marin, il dispose de pistes de d√©collage, d'un atelier de maintenance avion, et d'une intelligence artificielle globale.
  • Un best-seller, Das Boot, a √©t√© √©crit par Lothar-G√ľnther Buchheim dans les ann√©es 1970, et adapt√© au cin√©ma avec le m√™me succ√®s en 1981 (Das Boot). Inspir√© de faits r√©els, l'histoire raconte la vie d'un √©quipage de U-boot allemand lors d'une mission, pendant la 2de guerre mondiale avec un tel r√©alisme que c'est sans doute la fiction la plus r√©aliste sur la guerre sous-marine.
  • Michael DiMercurio, un ancien sous-marinier, a √©crit de nombreux romans dont l'histoire se passe dans les submersibles et (pour ses derni√®res Ňďuvres) dans le futur. Il a ainsi cr√©√© les Destiny II et Destiny III (enti√®rement automatis√©s) japonais, le Kaliningrad russe ou encore le USS Devilfish (classe Piranha puis un autre: le SSNX). Mais il emploie √©galement des sous-marins existants, comme les Los Angeles, les Seawolf ou les Virginia.
  • Marc Dugain rebaptise le sous-marin russe ¬ę Koursk ¬Ľ "Oskar" dans son roman Une ex√©cution ordinaire (2007) et fait revivre son naufrage dramatique.
  • Le navire submersible de Margaret Cavendish, dans son roman de 1666, "The Description of a New World, called The Blazing World" ("Le Monde Glorieux", traduit par Line Cottegnies) est constitu√© d'or massif, tir√© par des hommes-poissons.
  • Dans le film 2010: Moby Dick, l'USS Pequod est un sous-marin de la Classe Virginia modifi√© par le Commandant Achab afin de combattre Moby Dick; tandis qu'un autre sous-marin fictif, baptis√© USS Acushnet, est le premier √† bord duquel √† servi Achab, et o√Ļ il a perdu sa jambe lors de l'attaque de la baleine.

Sources

Références générales

  • Ulrich Gabler, Submarine Design, Bernard & Graefe Verlag, 2e √©dition, 2000 (ISBN 3-7637-6202-7).
  • Paul E. Sullivan et Barry F. Tibbitts, chap. LVI ¬ę Naval Submarines ¬Ľ, dans Thomas Lamb (dir.), Ship Design and Construction [d√©tail des √©ditions].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ L'Allemagne a toutefois utilis√© le transport sous-marin pour des approvisionnements strat√©giques pendant la guerre
  2. ‚ÜĎ il s'agit de l'immersion maximale de consigne, l'immersion d'√©crasement √©tant, bien s√Ľr, bien sup√©rieure ; pour les sous-marins militaires, l'immersion maximale est de l'ordre des 2/3 de l'immersion calcul√©e d'√©crasement.
  3. ‚ÜĎ St√©phane Lauzanne, r√©dacteur en chef du Matin Le Matin, un grand journal fran√ßais
  4. ‚ÜĎ et marginalement de la pression qui comprime la coque
  5. ‚ÜĎ pour pallier cet inconv√©nient, les sous-marins classiques utilisent des soutes √† combustibles ext√©rieures, o√Ļ le gazole consomm√© est remplac√© par de l'eau de mer, la consommation se traduit alors par un alourdissement (diff√©rence de densit√© entre l'eau de mer et le gazole) qui vient compenser l'all√®gement des soutes int√©rieures et de la consommation de vivres. Ceci explique que les sous-marins classiques ont g√©n√©ralement une tr√®s grande autonomie en combustible
  6. ‚ÜĎ densit√© fonction de la temp√©rature et de la salinit√©
  7. ‚ÜĎ pour des raisons tactiques, le sous-marin peut choisir d'√™tre √† vitesse nulle et peut alors changer d'immersion, ou se poser sur le fond, en faisant varier son poids en jouant sur la quantit√© d'eau dans les r√©gleurs
  8. ‚ÜĎ de la goutte d'eau, ou encore celle des thonid√©s, c'est pourquoi on l'a nomm√© forme albacore. De plus, la forme optimale des anciens submersibles, qui naviguaient principalement en surface, √©tait celle d'une coque de bateau, avec √©trave
  9. ‚ÜĎ l'√©quilibre transversal, c'est-√†-dire la g√ģte, est assur√© par les r√©gleurs
  10. ‚ÜĎ la partie du massif o√Ļ se tient, en surface, l'√©quipe de quart est appel√©e la ¬ębaignoire¬Ľ, en raison de sa forme et ... parce qu'elle est souvent pleine d'eau
  11. ‚ÜĎ ce qui permet de ralentir sa rotation tout en conservant une bonne pouss√©e. On √©vite ainsi : (1) les ph√©nom√®nes de cavitation et (2) le bruit g√©n√©r√©, pour les sous-marins militaires
  12. ‚ÜĎ (en) Tim Colton, ¬ę World Fleets of Submarines ¬Ľ sur http://shipbuildinghistory.com, Shipbuilding and Shipping Statistics and Other Data, 2 mars 2010. Consult√© le 6 f√©vrier 2011
  13. ‚ÜĎ (de) Polen will deutsche U-Boote vom Typ U-214 kaufen sur polskaweb.eu, Polska Web, 13 janvier 2009. Consult√© le 13 janvier 2009
  14. ‚ÜĎ (fr)¬ę Le march√© mondial des sous-marins ¬Ľ, dans Le Monde maritime, no 41, septembre-octobre 2008 
  15. ‚ÜĎ (fr)Joseph Henrotin et Philippe Langloit, ¬ę Sous-marins : Une menace fant√īme et prolif√©rante ¬Ľ, dans D√©fense et S√©curit√© internationale, no 41, octobre 2008 (ISSN 1772-788X) 
  16. ‚ÜĎ Stricto sensu l'appellation est incorrecte car le syst√®me propulsif est soit √† vapeur soit √©lectrique.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Alexandre Sheldon-Duplaix, Les sous-marins : Fant√īmes des profondeurs, Editions Gallimard, 2006 (ISBN 2070314693).
  • Jean-Marie Mathey, Sous-marins en op√©rations , Altipresse, 2005 (ISBN 2911218345).
  • Christopher Drew, Guerre froide sous les mers : L'histoire m√©connue des sous-marins espions am√©ricains , Marines Editions, 2004 (ISBN 2915379157).
  • Jean-Marie Mathey, Alexandre Sheldon-Duplaix Histoire des sous-marins des origines √† nos jours, E.T.A.I., 2002 (ISBN 2726885446).
  • Jean-Louis Maurette, Les Gardiens du silence, √©paves de sous-marins √† travers le monde, √©ditions Keltia Graphic, 2006 (ISBN 2-35313-003-8).

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Liens externes



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