Souris (informatique)

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Souris (informatique)
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Souris à fil, avec deux boutons et une molette

Une souris est un dispositif de pointage pour ordinateur. Elle est compos√©e d'un petit bo√ģtier fait pour tenir sous la main, sur lequel se trouvent un ou plusieurs boutons, et une molette dans la plupart des cas.

La souris a été inventée en 1963 par Douglas Engelbart du Stanford Research Institute , et présentée au public en 1968.

Pendant de nombreuses années les souris informatiques communiquaient avec l'ordinateur par l'intermédiaire d'un fil, ce qui les faisait ressembler à des souris domestiques. Il n'en est plus de même aujourd'hui, car les communications avec l'ordinateur se font le plus souvent par ondes radio ou par liaisons infra-rouge, tout comme les claviers du reste (et de plus en plus de périphériques).

Sommaire

Historique

Un des premiers modèles de souris

La souris a √©t√© invent√©e en 1963[1],[2] et pr√©sent√©e au public en 1968[3] par Douglas Engelbart du Stanford Research Institute apr√®s des tests d'utilisation bas√©s sur le trackball. Elle a √©t√© am√©lior√©e par Jean-Daniel Nicoud √† l'EPFL d√®s 1979 gr√Ęce √† l'adjonction d'une boule et de capteurs ; il fabriqua la souris Depraz qui fut √† l'origine de l'entreprise Logitech.

Pendant plusieurs décennies, les souris étaient des trackballs inversées. La friction de la boule contre la table permettait le mouvement du pointeur sur l'écran. Les souris à boules ont été majoritairement remplacées par les souris optiques. Le système mécanique à boule avait en effet tendance à ramasser la poussière de la surface horizontale et à encrasser les rouleaux capteurs, ce qui exigeait un nettoyage interne régulier.

Utilisation

Pointage absolu et relatif

De nombreux syst√®mes ont √©t√© imagin√©s pour d√©terminer les actions qui seront effectu√©es √† l'√©cran : crayon optique, √©cran tactile, boule, joystick, tablette tactile, molettes diverses, tablette graphique, trackpoint.

Alors que certains d'entre eux donnent un pointage absolu (les √©crans tactiles, par exemple), la souris d√©tecte un d√©placement. Celui-ci, par sommation, fournit donc une position relative : par exemple, un mouvement de la souris vers la droite provoque un mouvement du pointeur √† l'√©cran vers la droite, ind√©pendamment de la position absolue de la souris sur le plan de travail. Si le pointeur se trouve d√©j√† √† droite de l'√©cran, un mouvement de la souris vers la droite n'aura aucun effet (l'environnement graphique veille en effet √† ce que le pointeur ne puisse appara√ģtre que dans des zones autoris√©es).

La souris ne permettait au départ de fournir que deux informations de position (x et y). Ce dispositif ne convenait donc pas pour un déplacement spatial de précision exigeant trois coordonnées (x, y et z) quand ce n'était pas six (en y ajoutant les trois angles d'attaque). D'autres dispositifs, plus onéreux (ring, bat) ont été créés à cet effet. L'ajout d'une molette à la souris a cependant permis d'ajouter dans une certaine mesure cette troisième dimension qui lui manquait.

Des outils de pointage plus récents et plus abordables complètent la souris au lieu de chercher à la concurrencer.

Tenue en main

Position du clavier par rapport au corps et souris dans la main gauche.
Souris dans la main droite, le bras est dirigé vers la droite à cause du pavé numérique à droite du clavier.

Une souris se tient le corps dans la paume, les boutons sous les doigts (le fil, s'il y en a un, √©tant √† l'oppos√© de l'utilisateur). Pour la tenue de la souris de la main gauche, l'index se situe sur le clic droit, le majeur sur le bouton molette centrale et l'annulaire sur le clic gauche. Le pouce et l'auriculaire se placent de chaque c√īt√© de la souris. Le mouvement sur la table est reproduit √† l'√©cran. Il est bien de poser les coudes sur les accoudoirs afin de reposer les muscles. L'avant du bras et la main sont align√©s et le poignet est non cass√©.

Certains spécialistes conseillent de tenir la souris de la main gauche[4],[5] car la tension musculaire est plus faible de plus cela libère la main droite pour taper sur le clavier numérique. Quoique les claviers soient loin de tous avoir un pavé numérique (par exemple début 2009, Apple vend des claviers avec ou sans, et exclusivement sans pour les sans-fil[6]), ce qui est le cas de certains ordinateurs portable. Il existe des pavés numériques externes qui peuvent être placés à gauche ou à droite du clavier alphabétique en fonction des préférences de placement de la souris.

Support

Il √©tait utile avec les anciennes souris ¬ę m√©caniques ¬Ľ d'avoir un support bien homog√®ne afin que la souris glisse facilement et r√©guli√®rement. On nommait ce support un tapis de souris et il pouvait √™tre en papier, plastique, tissu, etc. Aujourd'hui, la table sur laquelle est pos√©e la souris suffit.

Des plaques de d√©placement pour souris, faisant office de ¬ę tapis ¬Ľ rigides, furent √©galement fournies en standard avec les premi√®res souris optiques au milieu des ann√©es 1980, ainsi avec la souris (optionnelle) ¬ę 5277 ¬Ľ de l'√©cran IBM 3179-G pour mainframe : elles √©taient m√©talliques, vernies, et pourvues de cannelures noires permettant √† l'√©lectronique de l'√©poque de suivre le mouvement de la souris.

Le verre et les surfaces brillantes ou trop sombres ne sont pas recommandés pour les souris optiques. Si le pointeur à l'écran ne reproduit pas les mouvements de la souris, il est recommandé de placer une feuille rigide de papier clair sous la souris afin de réfléchir les rayons lumineux.

Souris symétriques et asymétriques

Les interfaces graphiques modernes (Windows, Gnome, KDE...) permettent aux gauchers d'inverser les boutons s'ils le d√©sirent : le bouton droit devient le bouton principal, tandis que le bouton gauche devient le bouton accessoire. Il faut toutefois pond√©rer cet √©ventuel confort par la perte de g√©n√©ralit√© de l'interface, qui peut d√©stabiliser les quelques fois o√Ļ on travaille sur un autre poste de travail que le sien. Quelques droitiers tiennent leur souris de la main gauche, ce qui est cens√© provoquer moins de troubles musculo-squelettiques[4].

Certaines souris sont symétriques, se prêtant facilement à l'inversion des boutons (accessible dans la configuration du système), d'autres sont asymétriques, et les gauchers devront veiller à choisir des souris inverses des droitiers. Dans la pratique, cette asymétrie obéit à un impératif plus marketing que fonctionnel.

Les documentations mentionnant historiquement des boutons gauche et droit, il revient aux gauchers qui ont inversé les leurs d'inverser aussi ces termes.

Souris et handicap

Utilisation par les personnes déficientes

Certaines souris √† retour de force sont con√ßues pour donner une sensation de duret√© :

  • lors du franchissement du bord des fen√™tres ;
  • lors du passage sur une zone cliquable.

Ces souris permettent un usage plus commode par des personnes ayant des problèmes de vue.

Un paramètre du pilote aujourd'hui répandu permet de simuler le clic ou le double-clic au moyen de mouvements saccadés particuliers.

Source de handicap

Souris avec boule de commande, que le marketing de cette société présente comme étudiée pour minimiser les inconvénients dus à une utilisation intensive. Le modèle représenté est pour droitier, il existe également pour gaucher.

La souris est un accessoire peu dangereux quand le poste de travail est correctement configur√© (bras de l'utilisateur √† l'horizontale et surtout pas montant, m√™me tr√®s l√©g√®rement). Comme tout ustensile utilis√© intensivement, elle peut provoquer des l√©sions, en l'occurrence des tendinites. On peut en att√©nuer le risque en alternant l'usage de la main droite et de la main gauche, ce qui demande cependant un entra√ģnement. Les activit√©s professionnelles exigeant un usage permanent de la souris peuvent induire le syndrome du canal carpien, voire la formation de callosit√©s, ou de capsulite r√©tractile de l'√©paule, et m√™me des d√©formations de la main et du poignet. Les constructeurs essaient avec plus ou moins de succ√®s des formes de souris plus ergonomiques, existant en version droitier et gaucher.

Selon des chercheurs néerlandais, l'ensemble main/bras ou cou/épaule est affecté de manière proportionnelle au nombre d'heures passées en utilisant la souris, avec un risque plus important pour le bras et la main que pour la région cou/épaule. La souris aurait par ailleurs plus d'impacts négatifs sur la santé que l'utilisation de l'ordinateur sans souris, ou que le seul clavier sans souris[7].

Connecteurs de souris

Avec fil

Les premi√®res souris Macintosh avaient leur propre connecteur ; elles utilis√®rent ensuite l'ADB (Apple Desktop Bus).

Les premi√®res souris pour PC utilisaient soit un connecteur sur un port sp√©cifique (VisiCorp), soit un port s√©rie (ou port RS-232) ; √† partir d'avril 1987, celui-ci commen√ßa √† √™tre remplac√© par le port PS/2. Par la suite ce port a √©t√© color√© en vert pour la souris et en violet pour le clavier.

Depuis 1997, les souris pour Mac OS X et Microsoft Windows utilisent le port USB ; ce type de connexion devient depuis le standard pour toutes les souris √† c√Ęble.

Sous Unix, et particuli√®rement sous les syst√®mes X-Window, il est parfois n√©cessaire d'indiquer le p√©riph√©rique et son protocole au fichier de configuration du serveur X. Ainsi, pour une souris USB, on indiquera le p√©riph√©rique /dev/input/mice ; pour une souris PS/2 /dev/psaux ; et pour une souris S√©rie /dev/tty0 √† tty4 suivant le port.

Sans-fil

Souris sans fil avec son boitier de réception.

Les technologies actuelles permettent de s'affranchir d'une connexion physique entre la souris et l'ordinateur, en passant par une liaison infra-rouge ou radio. Un bo√ģtier est reli√© au port classique destin√©e √† la souris et transforme les signaux re√ßus par le capteur infra-rouge ou radio en signaux compr√©hensibles par le protocole standard de la souris. La technologie radio offre l'avantage de passer par-dessus les obstacles, par rapport aux infra-rouges. On utilise un syst√®me de canaux radio pour ne pas m√©langer les signaux de diff√©rents appareils.

L'avenir semble à la technologie Bluetooth, standardisée pour tout type de périphérique, qui évite la profusion d'émetteurs/récepteurs.

La plupart des souris sans fils sont aliment√©es soit par des piles, soit par une batterie/accumulateurs (souvent appel√©s ¬ę piles rechargeables ¬Ľ), qui se rechargent lorsqu'on pose la souris sur son r√©ceptacle.

Les souris sans fil peuvent avoir un temps de r√©ponse plus long que les souris filaires, selon la technologie employ√©e. On parle aussi de latence ou de ¬ę lag ¬Ľ dans le jargon des joueurs.

Sans fil et avec pile

Le gros inconvénient des souris sans fil est la nécessité de les alimenter en énergie, ce qui conduit à remplacer régulièrement les piles ou à les recharger.

Il existe des souris magnétiques, qui nécessitent un tapis spécial relié au port USB et alimenté par lui. Le tapis est chargé de détecter les mouvements de la souris et les transmet à l'ordinateur.

Les tablettes graphiques peuvent aussi utiliser une souris à la place du stylet, mais la zone de détection reste limitée à celle du tapis ou de la tablette.

Boutons et leur utilisation

Souris à 1 bouton
Souris à 2 boutons
Souris à 3 boutons

Les souris standard pour PC ont aujourd'hui une molette en plus de leurs deux boutons ; la molette (un bouton sp√©cial) qui peut aussi bien √™tre tourn√©e (molettes m√©caniques) que press√©e (Trackpoint, donnant respectivement un et deux degr√©s de libert√© aux souris correspondantes) s'est r√©pandue. Les souris avec plus de deux boutons (voire deux molettes) remplissent diff√©rentes fonctions assign√©es √† chacun par les applications, le pilote ou le syst√®me d'exploitation.

Par exemple, un utilisateur du bureau Windows, GNOME ou KDE utilisera le bouton de gauche dans le navigateur web pour suivre les liens, alors que celui de droite fera appara√ģtre un menu contextuel permettant √† l'utilisateur de copier des images ou un lien, d'imprimer, etc.

Apple a longtemps continu√© de produire des ordinateurs avec des souris ne comptant qu'un seul bouton, car leurs √©tudes montraient que les souris √† un bouton sont plus faciles √† utiliser. Pour obtenir le menu contextuel, ouvert par le bouton droit sur les PC, il faut maintenir la touche Contr√īle ‚ÄĒ souvent Ctrl ‚ÄĒ appuy√©e pendant le clic. N√©anmoins, en ao√Ľt 2005, Apple a sorti une souris √† quatre boutons (droite, gauche, un trackpoint √† la place d'une molette un double-bouton lat√©ral). En pratique, tous les Mac reconnaissent d'embl√©e n'importe quelle souris USB √† deux boutons.

Dans le monde UNIX ou Linux (plus g√©n√©ralement utilisant X Window System), le troisi√®me bouton est traditionnellement utilis√© pour la fonction de collage : un simple balayage d'une zone de texte avec le bouton gauche enfonc√© copie du texte, un clic sur le bouton central le colle.

Du fait que le troisi√®me bouton est quasiment standard sous Unix, on lui a attribu√© de nombreuses autres fonctions dans les bureaux graphiques √©volu√©s : un clic central sur de nombreux √©l√©ments du bureau ou des fen√™tres donne un acc√®s facile √† de nombreuses fonctions.

Sous la plupart des navigateurs web récents, un clic central sur un lien ouvre la page dans un nouvel onglet, un clic central sur un onglet ferme celui-ci.

Pour les souris qui n'ont que deux boutons, il est possible de simuler un troisième bouton par appui simultané sur les deux boutons.

Pour la plupart des souris actuelles, le troisième bouton se présente sous la forme d'une roulette cliquable permettant de faire défiler les pages sans déplacer la souris.

On trouve facilement des souris ayant les deux boutons classique, une molette que l'on peut cliquer (soit d√©j√† 5 actions possibles, que l'on appelle 5 boutons), plus encore deux boutons ¬ę pr√©c√©dent ¬Ľ et ¬ę suivant ¬Ľ. Ces deux derniers boutons servent par exemple √† consulter la page pr√©c√©dente ou suivante dans un navigateur web ou un explorateur de fichiers. Ils sont parfois int√©gr√©s √† la molette, qui peut basculer √† droite et √† gauche. Ce principe introduit par Apple(Mighty Mouse) pour Mac OS X a √©t√© reproduits pas de nombreux fabricants (comme le m√©connu Bazoo ou Trust) . Il est possible d'appliquer des actions √† effectuer comme ouvrir des applications lorsque l'on clique sur un bouton.

Entretien

Les souris sans boule demandent peu d'entretien.

Les modèles à boule doivent être fréquemment démontés, car de la poussière se met sur les rouleaux, gênant leur rotation. Cela se fait facilement à la main, mais il peut être nécessaire, dans les cas d'encrassement sévère, de recourir pour cette opération à un accessoire de nettoyage, tel qu'un coton-tige légèrement humide. Dans tous les cas, il est important de ne pas laisser tomber de saletés à l'intérieur du boitier de la souris, faute de quoi le risque de rencontrer des problèmes de fonctionnement futurs est fortement augmenté.

Il se met aussi de la crasse sur les patins glisseurs.

Les phénomènes d'encrassement sont diminués par les tapis en tissu, ou par une forme spéciale des rouleaux. Les rouleaux ont la fine zone directement en contact avec la boule d'un diamètre un peu plus grand que le reste du rouleau. La poussière se dépose donc autour de cette zone, lorsque le mouvement de la boule le permet. Le déplacement dans un axe de la souris nettoie le rouleau détectant le mouvement perpendiculaire.

Par précaution, un nettoyage périodique de celui-ci est toujours le bienvenu pour limiter l'encrassement des organes mécaniques de la souris.

Il peut aussi arriver que la molette d'une souris s'encrasse. La poussière s'introduit progressivement sur la roue codeuse chargée de détecter la rotation. Dans ce cas, un démontage plus profond de la souris est nécessaire.

Extensions du modèle de la souris

L'usage d'applications en OpenGL qui demandent six degr√©s de libert√© au lieu de trois conduisent √† rechercher des dispositifs de pointage permettant de rentrer de fa√ßon analogique six informations simultan√©es[8] (trois de position et trois d'orientation) : Spaceball, The bat, anneau radio orientable port√© au doigt, etc.

Certains dispositifs s'ajoutent à la souris au lieu de la concurrencer. Par exemple le 3D SpaceNavigator, qui procure six degrés de liberté, s'utilise avec la main gauche tandis que la souris à molette continue à fournir trois degrés de liberté à la main droite[9]. Des logiciels comme Google Earth ou Google Sketchup supportent en standard ce dispositif par ailleurs peu onéreux.

Repr√©sentation graphique : le pointeur

S√©lection de quatre ic√īnes par d√©placement du pointeur en bas √† droite.

Le pointeur de la souris est un graphisme (ou sprite) sur l'écran. Lorsque l'utilisateur déplace la souris, le pointeur se déplace. Sa représentation dépend des opérations offertes à l'utilisateur. Son apparence de base est une flèche. Il prend l'apparence de la capitale I lorsqu'il permet de sélectionner du texte. Il prend l'apparence d'une montre ou d'un sablier lorsqu'il faut attendre la fin d'un calcul. Après avoir déplacé le pointeur sur un élément (caractère, mot, bouton, image…) affiché à l'écran, l'utilisateur peut ensuite le sélectionner d'un clic.

Mesure des mouvements de la souris

Plusieurs technologies sont ou ont été utilisées pour mesurer les mouvements de la souris.

Technologie mécanique

Souris √† boule :
1 : Mouvement de la boule
2 : Rouleau transmettant les mouvements lat√©raux de la souris
3 : Disque perfor√©
4 : Diode √©lectroluminescente
5 : Capteur optique
Souris optique Sun avec son tapis

La souris contient une boule en contact avec le support o√Ļ elle est utilis√©e. Deux rouleaux perpendiculaires entre eux actionn√©s par cette boule permettent de capter les d√©placements de la souris sur le sol. Un troisi√®me rouleau permet de stabiliser la boule. Les rouleaux sont solidaires d'un axe au bout duquel se trouve un disque perfor√© laissant passer la lumi√®re d'une diode √©lectroluminescente ou au contraire la bloquant. Une cellule photo√©lectrique recevant cette lumi√®re fournit quand la souris se d√©place un signal alternatif, grossi√®rement | sin(x) | , de fr√©quence proportionnelle √† la vitesse. √Ä l'aide d'un trigger de Schmitt, on peut obtenir un signal en cr√©neaux, chaque impulsion cr√©neau correspondant √† une perforation, et on peut calculer la vitesse de d√©placement de la souris selon chaque axe.

La r√©solution de la direction du d√©placement (gauche-droite vs droite-gauche) se fait en utilisant deux cellules de r√©ception d√©cal√©es d'une demi perforation. Apr√®s conversion en signal en cr√©neaux binaires (0 = pas de lumi√®re, 1 = lumi√®re), les bool√©ens fournis par le couple de cellule prennent forc√©ment la suite de valeurs (0, 0), (0, 1), (1, 1), (1, 0) dans cet ordre ou dans l'ordre inverse ; l'ordre indique la direction du d√©placement. En effet, le placement d√©cal√© des deux cellules fait que l'on ne peut jamais passer directement d'un √©tat o√Ļ les deux sont √©clair√©es √† un √©tat o√Ļ les deux ne sont pas √©clair√©es, ou vice-versa ; en d'autres termes, lorsque la souris se d√©place, un seul des deux signaux bool√©ens peut varier √† la fois (Code Gray sur deux bits). On obtient ainsi une r√©solution de ¬Ĺ perforation.

Pour obtenir une position absolue sur l'√©cran, la solution la plus imm√©diate est de totaliser les impulsions (d√©placement relatif de ¬Ī1 en abscisse ou en ordonn√©e) ; ceci est g√©n√©ralement fait par logiciel. Certains syst√®mes permettent des manipulations plus complexes, comme un comportement non-lin√©aire vis-√†-vis de l'acc√©l√©ration, cens√© faciliter la travers√©e de grandes zones d'√©cran par la souris sans fatigue de la main de l'utilisateur, les mouvements rapides (et peu pr√©cis) √©tant amplifi√©s plus que les mouvements lents.

Les premières souris comportaient des cylindres à la place de la boule. Cela rendait la souris moins précise car les déplacement horizontaux et verticaux s'effectuaient moins facilement quand ils étaient associés lors d'un déplacement oblique.

Le principal inconv√©nient de la souris m√©canique est le d√©p√īt de poussi√®res qui s'accumulent sur les rouleaux, modifiant al√©atoirement le transfert des mouvements de la boule aux rouleaux. En raison de ce ph√©nom√®ne, la plaque trou√©e supportant la boule dans la partie inf√©rieure de la souris est d√©montable, permettant √† l'utilisateur de nettoyer les rouleaux. Un chiffon imbib√© d'eau savonneuse y suffit pour la boule, des b√Ętonnets √† bout de coton du commerce sont en g√©n√©ral n√©cessaires pour les rouleaux.

Technologie optique Mouse Systems

Développée par Mouse Systems vers 1982, elle utilise un tapis métallique, solide, rigide et quadrillé. En envoyant un rayon de lumière et en captant le retour, la souris arrive à savoir qu'un déplacement a eu lieu.

Elle a été utilisée sur des PC, et quelque temps par IBM sur son écran 3179-G, mais surtout par Sun Microsystems pour ses stations de travail. Un inconvénient est que la mesure du mouvement dépend de l'alignement du tapis. Cette technique n'est plus utilisée.

Technologie optique DEL

En 1999, Agilent commercialise la première souris optique. Une micro-caméra filme le support et un processeur interprète le défilement des aspérités comme un mouvement. Cette technologie ne nécessite pas de tapis spécial, mais il faut quand même éviter les supports réfléchissants (verre, plastique brillant, bois vernis…) ou trop sombres.

Technologie laser

Inventée par les ingénieurs de Logitech. Ils ont remplacé la DEL de la souris optique par un petit laser, ainsi la source de lumière est plus intense et plus ciblée, permettant d'obtenir un meilleur cliché de la surface.

Technologie optique infrarouge

La Diamondback Plasma de Razer.

Inventée par les ingénieurs de Razer. Utilisée notamment sur les souris de la même marque, comme les Diamondbacks.

Technologie BlueTrack

La technologie BlueTrack a √©t√© d√©velopp√©e par Microsoft et mise la premi√®re fois sur le march√© en 2008. BlueTrack a √©t√© pens√© pour remplacer les souris qui utilisent les technologies laser, infrarouge et LED car elles posaient probl√®me pour fonctionner sur certaines surfaces. Les souris BlueTrack peuvent fonctionner sur presque tous les types de surfaces (par exemple, le granit, tapis, bois, etc) sauf le verre clair et les miroirs. La LED utilis√©e par la technologie BlueTrack n'est plus rouge mais bleu car cette couleur est moins sensible √† la poussi√®re et aux taches que le rouge, fournit √©galement des images avec un contraste plus √©lev√© et une r√©solution plus √©lev√©e ce qui assure une meilleure pr√©cision sur les surfaces granuleuses. Enfin, le faisceau utilis√© par cette technologie est quatre fois plus grand afin que la lumi√®re couvre une surface plus grande, ce qui entra√ģne une meilleure r√©flexion et repr√©sentation de la surface du capteur.

La tendance actuelle est aux souris commutables instantanément du doigt entre trois sensibilités différentes. On peut ainsi à la fois bénéficier de déplacements très rapides du pointeur et d'une excellente précision sans effort de tension nerveuse chaque fois que l'on en a besoin.

Performances

Les performances d'une souris se fondent sur le rapport du nombre de mesures effectuées par la souris sur la distance parcourue par celle-ci. On parlera de DPI (Dots Per Inches, Points par Pouce). Une souris classique à une précision d'environ 800 DPI. Beaucoup de souris ont maintenant une précision de 1600 DPI, 2000 DPI voire parfois plus. Un nombre élevé de DPI permet une précision accrue lors du déplacement du pointeur

Gadgets

Certaines souris disposent d'un ventilateur au centre avec un bouton sur un c√īt√© pour l'activer ou l'√©teindre. Certains ont introduit des souris ¬ę sensibles ¬Ľ : au passage d'un objet (lien hypertexte, bouton, changement de fen√™tre‚Ķ) la souris vibre l√©g√®rement, donnant une impression de relief.

  • Une souris-stylo est un stylo num√©rique.
  • Une souris de pr√©sentation, presenter Mouse en anglais, est une souris informatique ayant des possibilit√©s de pilotage multi-media.
  • Une souris d'air (traduction du terme anglais air mouse) est une souris d'ordinateur sans fil √† d√©tection de mouvements dans l'espace (trois dimensions). Elle est utilisable pour des simulations de mouvement ou des jeux vid√©o. Elle peut permettre, par exemple, de simuler une partie de tennis ou un combat de boxe quand on dispose du logiciel ad√©quat.

Notes et références

Voir aussi

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