Sorbonne

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Sorbonne
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Sorbonne
Image illustrative de l'article Sorbonne
Lieu cinquième arrondissement de Paris
Pays Drapeau de France France
Construction 1253 (1er b√Ętiment) ; 1635 (2e b√Ęt. par Jacques Lemercier) ; 1884 (3e b√Ęt. par Henri-Paul N√©not)
√Čtablissements principaux universit√© Paris I, universit√© Paris III, universit√© Paris IV, universit√© Paris V, Ecole pratique des hautes √©tudes, Ecole nationale des chartes
Métro station Cluny - La Sorbonne
Coordonn√©es 48¬į 50‚Ä≤ 55‚Ä≥ N 2¬į 20‚Ä≤ 36‚Ä≥ E / 48.848611, 2.34333348¬į 50‚Ä≤ 55‚Ä≥ Nord
       2¬į 20‚Ä≤ 36‚Ä≥ Est
/ 48.848611, 2.343333
  

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Sorbonne

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Sorbonne

La Sorbonne est un b√Ętiment du Quartier latin, propri√©t√© de la ville de Paris. Il tire son nom du th√©ologien du XIIIe si√®cle, Robert de Sorbon, le fondateur du coll√®ge de Sorbonne, coll√®ge consacr√© √† la th√©ologie dont il d√©finit ainsi le projet : ¬ę Vivre en bonne soci√©t√©, coll√©gialement, moralement et studieusement ¬Ľ. Ce terme de Sorbonne est aussi utilis√© par m√©tonymie pour d√©signer l‚Äôancienne Universit√© de Paris, sous l'ancien r√©gime et de 1896 √† 1971, ainsi que les anciennes facult√©s des sciences et des lettres de Paris. La fa√ßade baroque est celle de la chapelle Sainte Ursule, achev√©e en 1642. Cette derni√®re, d√©consacr√©e depuis la loi de s√©paration des √Čglises et de l'√Čtat, est d√©sormais utilis√©e pour des r√©ceptions ou des expositions.

La Sorbonne est le siège du rectorat de l'académie de Paris et de la chancellerie des universités de Paris. Elle abrite une partie des activités des universités Paris-I, Paris-III, Paris-IV et Paris-V, ainsi que celles de l'Ecole pratique des hautes études, et l'Ecole des chartes. La Bibliothèque de la Sorbonne est rattachée par convention à l’université Paris-I.

La chapelle de la Sorbonne fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 f√©vrier 1887[1]. Le Grand Amphith√©√Ętre (entre autres salles et salons) fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1975[2]. L'ensemble des b√Ętiments (fa√ßades et toitures) fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1975[2].

Sommaire

De la fondation du collège de théologiens par Robert de Sorbon, à la reconstruction initiée par Richelieu

Article connexe : Chapelle de la Sorbonne.
Article d√©taill√© : coll√®ge de Sorbonne.
Le collège de Sorbonne au XVIe siècle

√Ä ses origines, la Sorbonne est un coll√®ge pour √©tudiants en th√©ologie fond√© en 1253 au sein de l'Universit√© de Paris par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi saint Louis, ainsi nomm√© d'apr√®s son village de naissance, dans les Ardennes. Comme les autres coll√®ges de l'universit√©, il devait accueillir des pensionnaires pauvres qui y disposaient de bourses, ainsi que des √©tudiants non pensionnaires. Le coll√®ge est ainsi destin√© √† sa fondation √† abriter une vingtaine de personnes. √Ä cet effet, saint Louis donna quelques maisons de la rue coupe-gueule, face √† l'h√ītel de Cluny, pour y installer les √©tudiants. Robert de Sorbon, par l'interm√©diaire de Guillaume de Chartres ach√®te et √©change rapidement l'ensemble des abords de cette rue; en 1260, la majorit√© du site actuel est aux mains du coll√®ge. Il s'agit alors d'un ensemble √©pars de b√Ętiments divers, maisons, granges, etc. dispos√©s dans un jardin. Une grande simplicit√© du b√Ęti est maintenue √† dessein par le fondateur qui instaure une r√®gle de vie pieuse et aust√®re. En d√©pit des achats et constructions ult√©rieures, cette relative aust√©rit√© reste une des caract√©ristiques du coll√®ge. Au d√©but du XVIIe si√®cle, il se pr√©sentait encore comme un ensemble de b√Ętiments disparates √©difi√©s le long de la rue Coupe-Gueule, d√©sormais appel√©e rue de la Sorbonne, entre le clo√ģtre Saint-Beno√ģt au nord et le coll√®ge de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe si√®cle dont la fa√ßade donnait sur la rue[3]. Le coll√®ge de Sorbonne devint le si√®ge des assembl√©es de la facult√© de th√©ologie de l'universit√© de Paris.

Reconstruction des b√Ętiments sous le provisorat de Richelieu

√Čl√©vation de la chapelle de Richelieu.

Le cardinal de Richelieu, qui avait √©t√© √©l√®ve au coll√®ge de Sorbonne en 1606-1607, en devint le proviseur en 1622 apr√®s le d√©c√®s du cardinal de Harley. Face √† l'√©tat de d√©labrement du b√Ętiment, il entreprit un ambitieux programme de r√©novation du coll√®ge. Les b√Ętiments, particuli√®rement mal commodes, √©taient devenus nettement insuffisants au cours des deux derniers si√®cles. Le r√īle des coll√®ges avait en effet alors √©volu√© : d'un simple g√ģte √† l'attention d'une vingtaine de pensionnaires, il √©tait devenu le si√®ge d'une importante biblioth√®que et un lieu d'enseignement, tandis que l'acquisition de terres et de rentes avait permis d'accro√ģtre le nombre de pensionnaires. Des travaux √©taient urgents pour le nouveau proviseur du coll√®ge. √Ä cette effet, il y agr√©gea deux coll√®ges voisins, ceux de Calvi et des Dix-Huit et fit reconstruire les b√Ętiments dans un style classique.

Richelieu chargea donc son architecte, Jacques Lemercier, de reconstruire l'ensemble afin de r√©pondre aux exigences et au go√Ľt de l'√©poque. Le premier projet consistait √† raser les b√Ętiments gothiques du coll√®ge et de son voisin m√©ridional, celui de Calvi, tout en conservant la chapelle. Celle-ci, modernis√©e et agrandie, aurait servi de s√©paration entre deux cours de taille √©gale. Les travaux de d√©molition √©taient en cours depuis 1629 quand Richelieu, confort√© dans sa situation de premier ministre apr√®s la journ√©e des dupes, fit retravailler le projet dans un sens plus ambitieux.

On abandonna le syst√®me des cours jumelles au profit d'une grande cour unique s'√©tendant au nord d'une nouvelle chapelle. Celle-ci prit rapidement des proportions monumentales, recouvrant tout l'espace jadis occup√© par le coll√®ge de Calvi. Les travaux de reconstructions commenc√®rent en mai 1635 et le gros Ňďuvre √©tait presque termin√© √† la mort du cardinal en 1642. Seule la chapelle, aujourd'hui consid√©r√©e comme le chef-d'Ňďuvre de Lemercier et de l'architecture classique parisienne restait inachev√©e. La duchesse d'Aiguillon, h√©riti√®re de Richelieu et ex√©cutrice de son testament, dirigea la fin des travaux.

Le nouveau collège doubla ainsi sa surface et se vit, en outre, doté d'une grande chapelle destinée à recevoir le tombeau du cardinal. En plus de ces aménagements, le cardinal léguait une partie de sa bibliothèque et de sa fortune à l'institution.

Les b√Ętiments sous la R√©volution

Sous la R√©volution fran√ßaise, les b√Ętiments furent ferm√©s aux √©tudiants en 1791 et la soci√©t√© sorbonique fut dissoute en m√™me temps que les universit√©s de Paris et de province en cons√©quence de la loi Le Chapelier supprimant les corps interm√©diaires. En 1794, la chapelle fut transform√©e en temple de la d√©esse Raison. Napol√©on Bonaparte transforma le site en ateliers d'artistes[4].

La Sorbonne au XIXe siège, siège des facultés des sciences, des lettres et de théologie de Paris

La place de la Sorbonne au d√©but du XIXe si√®cle.

√Ä partir de 1806, Napol√©on r√©organisa l'ensemble du syst√®me d'enseignement fran√ßais en cr√©ant l'Universit√© imp√©riale. Elle regroupait tous les niveaux d'enseignement et comportait √† ses niveaux les plus √©lev√©s les √©coles sp√©ciales et des facult√©s de cinq types : Facult√© des sciences, Facult√© des lettres, Facult√© de th√©ologie, Facult√© de droit et Facult√© de m√©decine. Les deux derni√®res retrouv√®rent leurs locaux d'Ancien R√©gime, place du Panth√©on et rue de l'√©cole de M√©decine, tandis que les trois autres s'installent dans les b√Ętiments de l'ancien coll√®ge du Plessis, puis en 1821 dans la Sorbonne de Richelieu. Le b√Ętiment devenait en outre le si√®ge du rectorat de l'Acad√©mie de Paris.

√Ä la Restauration, le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, voulut honorer la m√©moire du cardinal en rendant tout son lustre √† la Sorbonne. Il y fit construire un amphith√©√Ętre de 1 200 places. Malgr√© ces am√©nagements, les vieux b√Ętiments du XVIIe si√®cle, abandonn√©s pendant les dix ans de la R√©volution, s'√©taient beaucoup d√©grad√©s. La concentration sur ce seul coll√®ge des √©tudiants en lettre, science et th√©ologie de toute l'acad√©mie de Paris posa rapidement des probl√®mes d'exigu√Įt√©. La r√©novation du complexe devenait une urgence qui traversa tout le XIXe si√®cle. Sous le Second Empire, on confia √† L√©on Vaudoyer le projet. Il con√ßut un palais avec une grande fa√ßade rue Saint-Jacques et une tour d'astronomie. La premi√®re pierre fut pos√©e en 1855 mais le projet n'aboutit pas[5].

La création de l'Ecole pratique des hautes études mit encore plus en évidence les problèmes d'exiguité des lieux. Les nouveaux laboratoires d'enseignement et de recherche de la faculté des sciences, financés par l'Ecole pratique, durent être installés dans des appartements de la rue Saint Jacques.

La nouvelle Sorbonne de Paul Nénot

La nouvelle Sorbonne de N√©not, entr√©e principale, rue des √Čcoles
Plan de la nouvelle Sorbonne, d'après Henri-Paul Nénot

Un nouveau concours d'architecte, pr√©sid√© par Charles Garnier, fut ouvert dans les ann√©es 1880 et remport√© par l'√©l√®ve de Charles Garnier, Henri-Paul N√©not. Il reprenait l'id√©e de L√©on Vaudoyer de construire non plus un coll√®ge mais un v√©ritable palais des sciences et des lettres. Refusant les tentations n√©ogothiques qu'on voyait s'√©panouir en Grande-Bretagne ou en Belgique pour les nouveaux coll√®ges de Cambridge ou l'universit√© de Gand, il livra un tr√®s bel exemple du classicisme haussmannien. N√©not d√©clara "l'universit√© ne peut se passer de la tradition de l'architecture latine et a besoin de proportions et de r√®gles dans ses b√Ętiments[6]".

Malgr√© quelques protestations[7], la d√©molition des b√Ętiments, chapelle except√©e, dura dix ans, de 1884 √† 1894, tandis que la premi√®re pierre du nouvel √©difice √©tait pos√©e en 1885. Le pr√©sident Sadi Carnot put inaugurer la premi√®re partie du complexe, au nord, en 1889, pour le centenaire de la R√©volution fran√ßaise. L'ensemble des travaux ne fut achev√© qu'en 1901.

Le projet de Paul N√©not √©tait √† la fois simple et grandiose. La surface √† lotir avait √©t√© √©tendue √† un vaste √ģlot tout en longueur compris entre les rues Saint-Jacques, Cujas, des √©coles et de la Sorbonne. Le terrain pr√©sentait une forte d√©clivit√©, s'√©levant de fa√ßon importante au sud, suivant les pentes de la Montagne Sainte-Genevi√®ve. La chapelle, devenue monument historique et occupant une surface importante au centre du site, devait √™tre conserv√©e. Ce n'√©tait donc pas un ensemble facile √† mettre en valeur. N√©not y d√©limita trois ensembles qui permettent v√©ritablement de consid√©rer son b√Ętiment comme un complexe regroupant plusieurs monuments, s√©par√©s par des rues int√©rieures transversales, les galeries Robert de Sorbon et Jean de Gerson :

  • au nord, sur la rue des √©coles, il cr√©a un vaste palais acad√©mique, destin√© √† recevoir l'administration du rectorat, la chancellerie de l'universit√© et les secr√©tariats des deux facult√©s qui devaient occuper le site.
  • au sud, un ensemble d'ailes assez basses, organis√©es autour de cours nombreuses et am√©nageables, destin√© √† accueillir les laboratoires de la facult√© des sciences. Chaque d√©partement y disposait de locaux sp√©cialement adapt√©s √† sa discipline.
  • entre les deux, un ensemble g√©n√©raliste autour d'une cour d'honneur, regroupant de vastes salles, de grands amphith√©√Ętres et une biblioth√®que centrale, apte √† accueillir toutes sortes d'enseignements, mais en particulier ceux de la facult√© des lettres.

Les espaces initialement pr√©vus pour la facult√© de th√©ologie, supprim√©e en 1885, furent attribu√©s √† l'√Čcole nationale des chartes[8], qui devenait ainsi la deuxi√®me √©cole sp√©ciale apr√®s l'Ecole pratique des hautes √©tudes √† s'installer dans le complexe de la Sorbonne.

En 1896, une loi regroupa les facult√©s de droit, lettres, m√©decine et sciences d'une m√™me acad√©mie en une personne morale, l'universit√©. La Sorbonne, d√©j√† si√®ge du rectorat de Paris, devenait par l√† le si√®ge de la nouvelle Universit√© de Paris. Le recteur de l'acad√©mie de Paris cumula d√®s lors sa charge avec celle de chancelier de l'universit√© de Paris, augmentant notablement ses besoins en place et en personnel dans le b√Ętiment. De la m√™me fa√ßon, l'augmentation rapide du nombre d'√©tudiants, imposa la construction d'annexes autour du b√Ętiment : (Institut de g√©ographie, Institut d'Art et d'Arch√©ologie)[9]. D'abord modestes, ces annexes devinrent apr√®s la Seconde Guerre mondiale, de gigantesques complexes rivalisant en taille avec la maison m√®re, √† l'image du campus de Jussieu, de celui de Nanterre, etc.[10].

Le Palais

Le grand vestibule, sur la rue des √Čcoles
L'escalier d'honneur vers le vestibule

Chaque ensemble √©tait construit selon un th√®me architectural. Le palais, au Nord, √©tait ainsi la seule partie enti√®rement con√ßue dans des mat√©riaux nobles, affichant sur les rues comme dans les cours un appareil de pierre de taille somm√© de grands toits pentus d'ardoise. Sa fa√ßade principale, sur la rue des √©coles, au nord, √©tait √©difi√©e dans un style n√©o-Renaissance des plus grandiloquents. Au premier √©tage, d'immenses fen√™tres √† meneaux de pierre marquaient ainsi cette inspiration. √Ä l'int√©rieur, un grand vestibule de pierre claire d√©cor√© de reliefs et de statues s'ouvrait sur un monumental escalier √† double r√©volution desservant un grand amphith√©√Ętre plus proche d'une salle de spectacles que d'une salle de cours. Il √©tait d√©cor√© dans des tons de vert, couleur traditionnellement attach√©e au savoir et tr√®s pr√©sente dans le b√Ętiment. Son mur de sc√®ne fut confi√© au peintre Puvis de Chavannes qui y figura le bois sacr√© de la connaissance. L'escalier menait √† un palier √† √©clairage z√©nithal largement ouvert sur le rez-de-chauss√©e, faisant ainsi office de puits de lumi√®re. Un vaste p√©ristyle en dessinait les contours et soutenait une verri√®re dont le m√©daillon central figurait les armoiries de la ville de Paris en vitrail. Au dessus du vestibule, depuis le palier, on acc√©dait √† une enfilade de salons ouvrant sur la rue et destin√©s √† accueillir les c√©r√©monies de l'universit√© et du rectorat. Cette partie, particuli√®rement prestigieuse regorgeait de peintures murales √©voquant les grands moments de l'universit√© de Paris, de la concession de Saint-Louis √† l'inauguration de la nouvelle Sorbonne.

Au rez-de-chauss√©e, le vestibule s'ouvrait √† ses extr√©mit√©s sur deux galeries, les amphith√©√Ętres Michelet et Quinet √† l'est et les bureaux du rectorat √† l'ouest. Les deux galeries, bord√©es d'arcades de pierre de taille garnies de boiseries et de peintures figurant les principales villes de l'histoire universelles, longeaient le grand amphith√©√Ętre et aboutissaient, apr√®s une vol√©e de marches, √† la galerie Robert de Sorbon. Elles √©taient long√©es vers l'ext√©rieur de l'√ģlot par deux cours √©clairant les secr√©tariats des deux facult√©s r√©sidentes. L'ensemble poss√©dait une grande lisibilit√© puisque toute la partie ouest, rectorat except√© √©tait d√©volue √† l'administration de la facult√© des lettres, tandis qu'en sym√©trique, toute la partie est √©tait d√©volue √† l'administration de la facult√© des sciences. Au niveau de la galerie Robert de Sorbon, entre les galeries des sciences et des lettres, se trouvait la salle des autorit√©s, communiquant avec la sc√®ne du grand amphi. D√©cor√©e d'all√©gories des sciences peintes dans les styles pointilliste et fauve, elle √©tait le lieu de pr√©paration et de repos des sommit√©s appel√©es √† intervenir dans le grand amphi et servait de coulisses pour les repr√©sentations qui s'y d√©roulaient.

La Faculté des lettres

L'amphith√©√Ętre Richelieu, au cŇďur de la nouvelle Sorbonne de N√©not

Commen√ßait ensuite la partie centrale du b√Ętiment. La cour d'honneur avait √©t√© con√ßue de mani√®re √† √©voquer une architecture Louis XIII et √† ne pas trancher avec la chapelle qui en occupait le bord m√©ridional. Elle √©tait bord√©e au nord par un auvent √† colonnes ouvert dans le rez-de chauss√© du b√Ętiment. Elle s'ouvrait sur la rue √† l'ouest par une porte coch√®re et sur le hall des amphis √† l'ouest. Celui-ci √©tait une r√©plique plus modeste du grand vestibule du palais. Il s'ouvrait sur un escalier menant √† la biblioth√®que et sur cinq salles de cours : les amphith√©√Ętres Descartes, Guizot, Turgot et Richelieu, ainsi que sur la salle Louis Liard, anciennement salle des doctorats. Les trois premiers √©taient des salles rectangulaires √† gradins, orn√©s de boiseries basses et d'une peinture au dessus de l'estrade. Derri√®re chaque estrade se trouvait un bureau pour que le professeur puisse recevoir ses √©tudiants. L'amphith√©√Ętre Richelieu √©tait de conception tr√®s diff√©rente, puisqu'il √©tait rond. L√† encore, boiseries et peinture en d√©coraient les murs. Autre sp√©cificit√©, ces derniers √©taient vert pomme et orn√©s sur toute leur hauteur de motifs floraux. La salle Louis Liard, enfin, √©tait une salle prestigieuse destin√©e aux soutenances de doctorat et aux r√©unions acad√©miques. Son d√©cor √©tait n√©o-rococo et un grand portrait du Cardinal de Richelieu tr√īnait au dessus de l'estrade. √Ä l'arri√®re, ici encore, on trouvait une petite salle destin√©e √† la d√©lib√©ration des jurys de doctorat.

Salle de lecture de la Bibliothèque

√Ä l'√©tage, sur toute la longueur de la cour, s'√©tendait la vaste biblioth√®que de la Sorbonne Afin de ne pas r√©duire la luminosit√© en obstruant une partie des fen√™tres avec des rayonnages, elle fut d√®s le d√©but une biblioth√®que avec peu de livres en libre acc√®s. De part et d'autre de l'entr√©e, o√Ļ se situaient le guichet et les catalogues, s'organisaient deux espaces de lecture : les lettres au nord et les sciences au sud. Le long vaisseau √©tait d√©cor√© de deux sc√®nes historiques √† ses extr√©mit√©s et les murs √©taient recouverts de toiles maroufl√©es aux grands motifs art nouveau dans des tons vert-d'eau. Un syst√®me de ventilation tr√®s novateur √©tait m√©nag√© dans les frises en fontes du plafond et permettait de chauffer la salle en hiver. Sur les cours int√©rieures, au dessus des amphith√©√Ętres Turgot et Guizot, s'√©levaient cinq puis huit √©tages de magasins. Des salles s√©par√©es, pour les professeurs et pour accueillir la biblioth√®que de Victor Cousin, jouxtaient la grande salle. Au m√™me niveau que la biblioth√®que, sur la rue Saint-Jacques se situaient les deux mus√©es de l'universit√©, celui de min√©ralogie et celui de (aide bienvenue), qui compl√©taient ces archives du savoir.

Cette partie du b√Ętiment √©tait la plus r√©cente et on pouvait y constater un changement dans le go√Ľt dominant : le d√©cor y faisait une plus large part au bois et aux toiles peintes. L'influence du style art-nouveau √©tait palpable. Les escaliers de cette partie centrale du b√Ętiment √©taient ainsi d√©cor√©s des m√™mes toiles peintes aux d√©licats motifs vert-d'eau que la biblioth√®que, bien qu'elles aient √©t√© par la suite recouvert d'un badigeon beige. Le contraste √©tait donc saisissant avec la d√©coration du palais, juste √† c√īt√©, d√©cor√© dans le style triomphant et propagandiste si cher aux d√©buts de la troisi√®me r√©publique. Le long des rues ext√©rieures, s'√©chelonnaient quatre √©tages de salles de cours. Sur la rue Saint-Jacques, se trouvait une tour √† deux coupoles destin√©e √† accueillir l'observatoire de la Sorbonne. Par souci d'√©conomie, seules les fa√ßades sur les rues et la cour d'honneur furent ici r√©alis√©es en pierre de taille; les ailes donnant sur les cours int√©rieures √©taient en brique.

La Faculté des Sciences

Les b√Ętiments de la facult√© des sciences, avec leur appareil de pierre et de brique, depuis l'√©cole de droit de Paris

Cet ensemble √©tait travers√© sur toute sa longueur par la galerie Richelieu, qui s'achevait au sud par une nouvelle vol√©e de marches destin√©es √† compenser la pente de la montagne. Au sud s'√©tendaient les b√Ętiments de la facult√© des sciences, avec seulement deux √† trois √©tages en moyenne et r√©alis√©s dans un style industriel m√™lant appareil de briques et auvents m√©talliques. Cette section du b√Ętiment comportait surtout des laboratoires et des bureaux mais aussi quelques beaux amphith√©√Ętres : ceux de chimie et de g√©ologie, notamment au niveau de l'entr√©e. Il s'agissait de deux amphith√©√Ętres ronds en boiseries, et dont le haut de l'estrade √©tait peint de paysages dans un style n√©o-impressionniste. Ce sont actuellement les amphith√©√Ętres Bachelard et Oury (dits de gestion).

La Sorbonne √©clat√©e : l'apr√®s mai 68

En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations √©tudiantes, ayant d√©but√© avec le mouvement du 22-Mars √† la facult√© de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La premi√®re √©meute de mai 1968 se d√©clenche suite √† l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'√©tudiants se sont en effet rassembl√©s dans la cour en pr√©vision d'une attaque d'Occident. Il y a l√† toutes les tendances de l'extr√™me gauche : trotskystes, mao√Įstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extr√™me gauche sont arm√©s de manches de pioche et pr√™ts √† l'affrontement. En faisant appel √† la police, le recteur-pr√©sident de l'universit√© va ainsi d√©clencher la premi√®re √©meute du mois de mai. √Ä partir du 13 mai, la gr√®ve g√©n√©rale commence et la Sorbonne est occup√©e.

L'Assembl√©e nationale √©lue en juin 1968 apr√®s la dissolution d√©cid√©e par le g√©n√©ral de Gaulle s'attaque aussit√īt √† la r√©forme universitaire. En 1971, l'Universit√© parisienne est √©clat√©e en treize universit√©s nouvelles. Tandis que les annexes sont partag√©es entre les diff√©rentes universit√©s filles, le complexe de la Sorbonne, propri√©t√© de la ville de Paris, est plac√© dans un r√©gime d'indivision g√©r√© par la Chancellerie des universit√©s de Paris. Six √©tablissements d'enseignement se maintiennent dans les locaux : les universit√©s Paris I, Paris III, Paris IV et Paris V ainsi que l'ENC et l'EPHE. Cette multiplication d'acteurs a favoris√© l'accumulation de difficult√©s et d'in√©galit√©s dans gestion du monument.

Dans le m√™me temps, un processus de fermeture du b√Ętiment d√©j√† enclench√© par le d√©m√©nagement de la facult√© des sciences s'acc√©l√®re afin de neutraliser le site : les √©tudiants de premier cycle, plus nombreux et r√©put√©s plus remuants, sont d√©localis√©s sur des sites p√©riph√©riques comme le centre Pierre-Mend√®s-France, le centre Censier ou le centre Clignancourt, r√©duisant notablement le nombre d'√©tudiants dans le b√Ętiment. De m√™me, la partie basse du complexe, le palais acad√©mique, est ferm√© aux √©tudiants, tandis que sous l'effet du plan Vigipirate, devenu permanent √† la suite des attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, ferm√©e au public. Si l'on fait exception de quelques rares visites group√©es organis√©es par la Chancellerie et des journ√©es europ√©ennes du patrimoine, seuls les √©tudiants et le personnel des √©tablissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la biblioth√®que de la Sorbonne, peuvent y entrer.

Malgr√© cela, le caract√®re symbolique du monument dans la contestation √©tudiante et la tentation de r√©it√©rer le mythe de mai 68 restent forts. C'est ainsi qu'en 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi dite ¬ę sur l'√©galit√© de chances ¬Ľ, ont occup√© la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : ¬ę la prise de la Sorbonne ¬Ľ) avant d'√™tre √©vacu√©s par les forces de l'ordre.

Le quartier a √©t√© boucl√© pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant pass√© inaper√ßu ‚ÄĒ voir un des rares documents sur le sujet, le court-m√©trage Sorbonne interdite[11]. Le b√Ętiment a √©t√© ferm√© aux √©tudiants et aux enseignants √† la demande du rectorat d√©sireux d'√©viter toute nouvelle occupation et tout nouveau d√©g√Ęt. Elle a rouvert le 24 avril 2006. Au cours de cette p√©riode, les b√Ętiments du Panth√©on, situ√© au 12 de la place du Panth√©on, continuaient √† recevoir √©tudiants et enseignants.

Des √©tudiants ont imm√©diatement vot√© la r√©occupation de l'universit√© avant d'√™tre √† nouveau expuls√©s le soir m√™me. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le d√©ploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'universit√©. Au-del√† de la lutte contre le CPE, une partie des √©tudiants a cherch√© √† imiter sans vrai discernement, semble-t-il, l'esprit de mai 68. Les d√©g√Ęts caus√©s par les manifestants se sont chiffr√©s √† 800 000 euros, ce qui a contraint l'universit√© √† d√©velopper la location de ses locaux - d√©j√† existante vu l'histoire du lieu, pour des tournages de films ou de t√©l√©films, afin de payer les travaux qui ont n√©cessit√© la fermeture du b√Ętiment et l'annulation de nombreux cours[12].

Le 19 février 2009 suite à une manifestation la Sorbonne fut occupée par des étudiants pendant plusieurs heures avant d'être expulsés par la police[13].

Un monument menac√© ?

Si le complexe de N√©not put sembler lors de son inauguration aussi grandiloquent que surdimensionn√©, l'universit√© de Paris ne comptant en 1914 que 17308 √©tudiants, il fallut bien vite l'adapter √† un afflux d'√©tudiants toujours plus nombreux. Le plan de N√©not fut donc modifi√© peu √† peu pendant tout le XXe si√®cle, au gr√© de l'√©volution de la d√©mographie. Dans le b√Ętiment lui-m√™me, on chercha ainsi √† gagner de l'espace d'enseignement en couvrant le rez-de chauss√© des cours int√©rieures de l'ancienne facult√© des sciences pour y cr√©er des amphith√©√Ętres. Ces structures de pi√®tre qualit√© occupent √† l'heure actuelle huit des onze cours du b√Ętiment et accueillent des services aux √©tudiants, des sanitaires et des salles de travail, alors que la vocation de ces espaces √©tait de m√©nager des respirations dans un √ģlot de tr√®s grande taille. De m√™me, leurs toits de graviers, install√©s sans se soucier de l'esth√©tique g√©n√©rale du monument, sont actuellement, faute d'entretien, envahis par des plantes parasites. La biblioth√®que a √©t√© soumise au m√™me probl√®me et a d√Ľ trouver de nouveaux espaces de stockage quand ses cinq √©tages de magasins ont √©t√© pleins. On a d'abord commenc√© par construire trois nouveaux √©tages avant d'utiliser les caves[14]. √Ä l'heure actuelle, seul le creusement d'un silo sous la cour d'honneur ou le stockage de livres hors de Paris permettraient d'accro√ģtre les collections[15].

L'√©v√©nement le plus important de ce si√®cle pour le monument a sans doute √©t√© le d√©membrement de l'universit√© et la multiplication subs√©quente de ses occupants. Chaque institution a en effet sa propre politique concernant le b√Ętiment, en d√©pit de l'autorit√© th√©orique de la Mairie de Paris et de la Chancellerie des Universit√©s sur la gestion du complexe. La chose est saisissante quand on arpente les couloirs : suivant l'occupant des murs, ceux-ci peuvent passer du blanc immacul√© au jaune sale. L'installation non concert√©e de gaines techniques (√©lectricit√©, t√©l√©phone, r√©seau local) par chacun des acteurs pose en outre des probl√®mes importants, √† tel point que la r√©fection globale de ces r√©seaux fait partie des missions assign√©es par la mairie de Paris √† la campagne de mise en s√©curit√© de la Sorbonne[16].

Une autre menace, qui ne p√®se plus sur l'int√©grit√© du monument, mais sur sa vocation[17], est d√©nonc√©e depuis plusieurs ann√©es par les √©tudiants[18],[19] du complexe: il s'agit de la mainmise toujours plus importante des services de la chancellerie sur le b√Ętiment. Le rapport Larrouturou[20] sur l'immobilier universitaire parisien s'en est √©galement √©tonn√©, dans la mesure o√Ļ la chancellerie poss√®de de nombreux autres immeubles dans Paris. Il est vrai que, th√©oriquement, celle-ci attribue les espaces qui se lib√®rent dans le complexe au fil des d√©parts, mais elle s'en est attribu√© plusieurs, notamment dans l'ancienne facult√© des sciences, faisant craindre aux organisations √©tudiantes une politique de grignotage et d'expulsion des √©tudiants. Il n'est pas faux qu'un certain nombre de pr√©c√©dents existent, notamment en ce qui concerne le palais acad√©mique, qui abritait le rectorat et la chancellerie, mais aussi les secr√©tariats des facult√©s. Or ces derniers font aujourd'hui partie des espaces attribu√©s √† la chancellerie[21].

Le nom ¬ę Sorbonne ¬Ľ, h√©ritage des universit√©s de Paris

√Ä la suite de la r√©forme des universit√©s de 1970, le b√Ętiment de la Sorbonne fut plac√© dans un r√©gime d'indivision entre diff√©rentes institutions. La Ville de Paris est propri√©taire des lieux, avec obligation perp√©tuelle d'y maintenir le chef-lieu de l'acad√©mie de Paris; la chancellerie des universit√©s de Paris, quant √† elle g√®re le monument. D'autres institutions comme les Cours de civilisation fran√ßaise de la Sorbonne et la Biblioth√®que de la Sorbonne y ont leur si√®ge, de m√™me que l'√Čcole des chartes et l'√Čcole pratique des hautes √©tudes. Ces derni√®res, n√©anmoins, devraient bient√īt d√©m√©nager sur la rive droite, notamment sur le futur Campus Condorcet. Quatre universit√©s disposent de locaux dans la Sorbonne et utilisent ainsi ce nom[22]:

Le nom "Sorbonne" est ainsi une marque disput√©e par diff√©rentes institutions. Il s'agit en effet d'un v√©ritable enjeu de taille pour ces institutions, dans la mesure o√Ļ le nom Sorbonne concentre en lui seul toute la r√©putation de l'ancienne universit√© de Paris. On a ainsi vu au d√©but de l'ann√©e 2010 les diff√©rents PRES de Paris se battre autour de ce nom, consid√©r√© comme une marque porteuse de prestige et attractive pour les √©tudiants √©trangers[23]. Finalement, trois PRES utilisent ce nom :

Bibliographie

  • Emmanuelle Anizon, Nicolas Delesalle, ¬ę Les damn√©s de la th√®se ¬Ľ, T√©l√©rama, no 2962, 21 octobre 2006, p. 30-34
  • Jean-Robert Pitte, La Sorbonne au service des Humanit√©s. 750 ans de cr√©ation et de transmission du savoir (1257-2007), Paris, PUPS, 2007

Notes

  1. ‚ÜĎ Minist√®re de la Culture, base M√©rim√©e, ¬ę Notice no {{{r√©f√©rence}}} ¬Ľ sur www.culture.gouv.fr.
  2. ‚ÜĎ a et b Minist√®re de la Culture, base M√©rim√©e, ¬ę Notice no PA00088485 ¬Ľ sur www.culture.gouv.fr.
  3. ‚ÜĎ Pal√©mon Glorieux, Aux origines de la Sorbonne t 1, Robert de Sorbon, Paris, Vrin, 1966, ppes 35 & sqq
  4. ‚ÜĎ Christian Hottin, ¬ę Naissance d‚Äôune architecture sp√©cifique ¬Ľ, dans Christian Hottin (dir.), Universit√©s et grandes √©coles √† Paris : les palais de la science, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 1999 (ISBN 2-913246-03-6), p. 37-44, sp√©cialement p. 38.
  5. ‚ÜĎ Christian Hottin, ¬ę Naissance d‚Äôune architecture sp√©cifique ¬Ľ... , p. 39.
  6. ‚ÜĎ Cit√© par Pierre Vaisse, "Hyppolite Fortoul", √Čcrire l'histoire de l'art, France-Allemagne, 1750-1920, Revue germanique internationale, 13/2000, ppes 141-154
  7. ‚ÜĎ Christian Hottin, ¬ę La Sorbonne, lieu de m√©moires ¬Ľ, dans Christian Hottin (dir.), Universit√©s et grandes √©coles √† Paris... , p. 125-131, sp√©cialement p. 125.
  8. ‚ÜĎ Christian Hottin, ¬ę L‚Äô√Čcole des Chartes ¬Ľ, dans Christian Hottin (dir.), Universit√©s et grandes √©coles √† Paris... , sp√©cialement p. 102.
  9. ‚ÜĎ Christian Hottin, ¬ę La formation du quartier Latin ¬Ľ, dans Christian Hottin (dir.), Universit√©s et grandes √©coles √† Paris..., p. 32-36, sp√©cialement p. 35.
  10. ‚ÜĎ Christian Hottin, ¬ę Les Trente glorieuses ¬Ľ, dans Christian Hottin (dir.), Universit√©s et grandes √©coles √† Paris..., p. 187-190, sp√©cialement p. 187.
  11. ‚ÜĎ Sorbonne interdite r√©alis√© par Adrian Ruchwald et Anke Zeugner, France 2006, 6 min, fran√ßais sous-titr√© en anglais.
  12. ‚ÜĎ Des tournages √† la Sorbonne pour payer les d√©g√Ęts du CPE, Le Figaro, 14 d√©cembre 2006.
  13. ‚ÜĎ occupation de la Sorbonne le 19 f√©vrier 2009, T√©l√©Sorbonne
  14. ‚ÜĎ Anne Richard-Bazire, "Un si√®cle de r√©flexion sur la construction des biblioth√®ques", in JM L√©niaud, dir, Des Palais pour les livres, Labrouste, Sainte-Genevi√®ve et les biblioth√®ques, Paris, 2002, ppes 62-65
  15. ‚ÜĎ rapport IUP
  16. ‚ÜĎ point travaux de la mairie de Paris
  17. ‚ÜĎ Par l'ordonnance royale du 16 mai 1821, "les b√Ętiments et d√©pendances de l'ancienne Sorbonne, √† l'exception de la partie o√Ļ devait √™tre plac√©e l'√©cole normale, seront conc√©d√©s par l'Universit√© √† la ville de Paris pour en jouir en toute propri√©t√©, √† la condition d'y conserver a perp√©tuit√© le chef-lieu de l'Acad√©mie de Paris, ainsi que les Facult√©s de th√©ologie, des sciences et des lettres; de les approprier √† l'usage de ces √©tablissements, et de pourvoir √† leur entretien annuel", ordonnance mise en acte par un d√©cret pr√©sidentiel de 1852
  18. ‚ÜĎ La Sorbonne offshore - article du Sorbonnard d√©cha√ģn√©, organe de presse du syndicat AGEPS, Paris IV
  19. ‚ÜĎ La sorbonne une Universit√© confisqu√©e ?
  20. ‚ÜĎ rapport IUP, n. 51 p.46 et annexe 11 dans son ensemble. Le rapport reprend en cela, comme en de nombreux points, le rapport de l'Inspection g√©n√©rale des finances de novembre 2008 sur le m√™me sujet [1], p. 27
  21. ‚ÜĎ il suffit de consulter les plans grav√©s sur les murs des galeries des sciences et des lettres pour se rendre compte de ce mitage
  22. ‚ÜĎ Jean-Robert Pitte, ¬ę les √Čmirats arabes unis se tournent vers la culture fran√ßaise ¬Ľ, H√©rodote, no 133 ‚Äď 2009/2, ¬ę Le Golfe et ses √©mirats ¬Ľ : ¬ę Il est vrai que beaucoup de professeurs des universit√©s parisiennes utilisent sur leurs cartes de visite ou sur leurs publications le titre de ¬ę Professeur √† la Sorbonne ¬Ľ et que le grand public ou la presse ont beaucoup de mal √† comprendre le maquis des appellations universitaires parisiennes ¬Ľ
  23. ‚ÜĎ Bataille de chiffonniers autour de la marque Sorbonne - le blog de l'√©ducation

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