Soignies

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Soignies
Drapeau communal Soignies
La Place Verte et la collégiale Saint-Vincent

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Soignies

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Soignies
Armoiries de la commune
Situation de la commune dans l'arrondissement de Soignies et dans la province de Hainaut
Géographie
Pays Drapeau de Belgique Belgique
R√©gion Drapeau de la R√©gion wallonne R√©gion wallonne
Communaut√© Drapeau de la Communaut√© fran√ßaise de Belgique Communaut√© fran√ßaise
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Soignies
Coordonn√©es 50¬į 34‚Ä≤ 46‚Ä≥ N 4¬į 04‚Ä≤ 11‚Ä≥ E / 50.579495, 4.069833333333350¬į 34‚Ä≤ 46‚Ä≥ Nord
       4¬į 04‚Ä≤ 11‚Ä≥ Est
/ 50.579495, 4.0698333333333
Superficie
‚Äď Surface agricole
‚Äď Bois
‚Äď Terrains b√Ętis
‚Äď Divers
110,30 km¬≤ (2005)
80,41 %
4,25 %
12,95 %
2,39 %
Données sociologiques
Population
‚Äď Hommes
‚Äď Femmes
Densité
25 871 (1er janvier 2008)
47,80 %
52,20 %
235 hab./km¬≤
Pyramide des √Ęges
‚Äď 0‚Äď17 ans
‚Äď 18‚Äď64 ans
‚Äď 65 ans et +
(1er janvier 2008)
21,88 %
62,63 %
15,49 %
√Čtrangers 8,87 % (1er janvier 2008)
√Čconomie
Taux de ch√īmage 13,09 % (janvier 2009)
Revenu annuel moyen 13 074 ‚ā¨/hab. (2005)
Politique
Bourgmestre Marc de Saint Moulin (PS)
Majorité PS-MR
Sièges
PS
IC
MR
Ecolo
29
14
8
6
1
Sections de commune
Section Code postal
Soignies
Horrues
Casteau
Thieusies
Naast
Chaussée-ND-Louvignies
Neufvilles
7060
7060
7061
7061
7062
7063
7063
Autres informations
Gentilé Sonégien(ne)s
Zone téléphonique 065/067
Code INS 55040
Site officiel www.soignies.be

Soignies (prononcé /swaɲi/, en néerlandais Zinnik, en wallon Sougniye) est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Hainaut. Soignies est une ville millénaire et est considérée comme le Centre européen de la pierre de taille.

Sommaire

Toponymie

Sceau aux causes de la ville de Soignies.

La première mention connue de Soignies se trouve dans le traité de Meerssen en 870. On y parle de l'abbaye de Sunniacum.

√Ä travers les √©poques, on retrouve : Sonegiae (XIe si√®cle-XIIIe si√®cle), Sungeias, Sonniae (XIIe si√®cle), Soingnies (XIVe si√®cle), Sonegisiae (XVIe si√®cle), Songnies, Songnyes, Soyngnies, Sougnies[1]...

Diff√©rents auteurs se sont pench√©s sur l'√©tymologie du lieu. Leurs conclusions ne sont pas forc√©ment contradictoires :

  • Jacques de Guyse (XIVe si√®cle) et, √† sa suite, Jacques de Leussach dit Lessab√©[2] (XVIe si√®cle) affirmaient que Soignies doit son nom au s√©jour qu'y firent les S√©nonais (r√©gion de Sens (Yonne)) sous la conduite de Brennus, 4 si√®cles avant J.-C. Une confusion entre senonico et senonago pourrait √™tre √† l'origine de cette interpr√©tation. (Cf. la discussion sur l'origine de Samo de Boh√®me)[1].
  • Pontus Heuterus, historien du XVIe si√®cle pr√©tendait qu'il fallait rapprocher Soignies du peuple des S√®gnes qui donn√®rent √©galement leur nom √† la Senne et √† la for√™t de Soignes. (Les S√®gnes √©taient un petit peuple de la r√©gion de Spa)[1].
  • Lodovico Guicciardini[3] rattache le nom de Soignies √† celui de la Senne (Sunna, Senna).
  • Alexandre-Guillaume Chotin[4] explique que Sunniacum signifie ville sur Senne.
  • Jean de Petit[5], rapproche le nom de la ville de celui de la for√™t de Soignes (en dialecte braban√ßon: Sonie bosch), la racine sonne serait une r√©f√©rence au soleil dans la mythologie germanique.
  • Am√© Demeuldre[6], souligne que Soignies √©tait habit√© depuis des si√®cles avant que Madelgaire y fond√Ęt son monast√®re. √Ä l'√©poque romaine, Sennona d√©signait la Senne et Sennonagus pagus, le pays de la Senne. √Ä l'√©poque franque, on trouve le nom de Sennegauw. Pour Demeuldre, les formes de Sougnies, en patois, et de Soignies ont une origine celtique : sunak (sun = soleil, ak = habitation).
  • Jean-Jacques Jespers[7] dans son dictionnaire toponymique explique que Soignes vient du germain Sagunnia, de Sunnia, Suna ¬ę car cette for√™t s'√©tendait jadis jusqu'√† la vall√©e de la Senne ¬Ľ. Soniacas, Sonegias, et localement : Sougnie, (en n√©erlandais, zinnik) signifie : ¬ę propri√©t√© des riverains de la Senne ¬Ľ, le suffixe -acas marquant l'appartenance et Suna (du germain Suna, n√©erl. Zenne ou dialectalement Zinne) d√©signant la Senne.

Géographie

L'entité de Soignies

Hormis la ville de Soignies, la commune est constitu√©e depuis la fusion des communes du 1er janvier 1977, des villages de Casteau au sud, Chauss√©e-Notre-Dame-Louvignies, Horrues, Neufvilles √† l'ouest, Naast et Thieusies au sud-est. L'altitude de la commune varie entre plus ou moins 70 et 140 m√®tres (100 √† 110 m√®tres pour le centre-ville)[8]. Malgr√© l'√©volution urbanistique, la ville a gard√© sa structure m√©di√©vale. En effet, on per√ßoit encore ais√©ment sur une vue a√©rienne la structure circulaire qu'occupaient les remparts ainsi que, intra-muros, les axes courbes form√©s par les principaux acc√®s qui, au d√©part des portes, convergent vers la Coll√©giale.

L'arrondissement de Soignies

L'arrondissement administratif de Soignies est un des sept arrondissements administratifs de la province du Hainaut en R√©gion wallonne (Belgique). Sa superficie est de 517,36 km2 et sa population au 01/01/2006 s‚Äô√©levait √† 178.659 habitants.
Les communes de l'arrondissement: Braine-le-Comte; √Čcaussinnes; Enghien; La Louvi√®re; Le RŇďulx; Lessines; Silly; Soignies.

Hydrographie

Soignies est traversée par la Senne qui prend sa source sur le territoire de la commune dans le village de Naast et qui arrose également Bruxelles. Différents ruisseaux, affluents de la Senne, traversent également la ville, dont le Calais, le Perlonjour, la Cafenière, le Saussois, la Gageole,…

Géologie

Le sous-sol de Soignies est constitu√© de couches datant du Tournaisien (Carbonif√®re), il y a environ 350 millions d'ann√©es. La pierre calcaire (teinte gris-bleu) est tr√®s dure et est appel√©e ¬ę  Pierre Bleue ¬Ľ ou ¬ę  petit granit  ¬Ľ ou encore, tout simplement, ¬ępierre de Soignies¬Ľ. Elle est compos√©e √† plus de 93 % de CaCO3. C'est une excellente pierre de construction. Ces pierres ont √©t√© utilis√©es lors de la construction de grands √©difices en Belgique et √† l'√©tranger (hall des expositions √† Bruxelles, promenade en front de digue √† La Panne, etc.)

Climat

Le climat de la r√©gion de Soignies est un climat temp√©r√© oc√©anique[9] comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique et cela gr√Ęce √† la proximit√© de l'oc√©an Atlantique qui r√©gule le temps gr√Ęce √† l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut-√™tre influenc√© par des zones humides et douces en provenance de l'oc√©an mais aussi par des zones s√®ches (chaudes en √©t√© et froides en hiver) en provenance de l'int√©rieur du continent europ√©en. En moyenne (moyenne faite sur une p√©riode couvrant les 100 derni√®res ann√©es), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la r√©gion de Soignies tout comme dans la majeure partie de la Belgique (Plus dans les Ardennes et moins √† la c√īte)[10].

Données météo Climat de la région de Soignies (Source IRM)
Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelle
Temp√©ratures (¬įC) (sous abri, moyennes) 1,8 2,7 4,8 8,0 11,7 14,9 16,5 16,3 13,9 9,7 5,4 2,4 9,0
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 58 47 50 54 66 72 78 76 70 70 66 65 772

√Čvolution d√©mographique

1784 1806 1825 1830 1846 1860 1870 1880 1890
4.581 4.668 5.027 6.318 6.677 6.754 7.097 8.236 9.225
1900 1910 1915 1920 1930 1939 1945 1950 1960
9.927 10.936 11.007 10.446 10.634 10.472 10.104 10.330 10.912
1965 1970 1975 1976 1977* 1980 1991 2001 2008
11.336 12.006 12.297 12.776 23.050 23.245** 23.961 24.750 25.678
2010
26.247
*1977: fusion des communes
** exptrapolation
Sources: Théophile Lejeune, histoire civile et éclésiastique; Soignies, ville millénaire, bulletin communal officiel 1975-1976

Armoiries

Vitraux (Collégiale Saint-Vincent)
Ecu timbré de Soignies.jpg
√Čcu timbr√© de Soignies
Blasonnement : √Čcu timbr√© d'une couronne d'or, parti senestre de sinople √† la croix d'argent, parti dextre d'or √† trois chevrons de sable
- AR 18 juin 1838
Source du blasonnement : Si les chevrons de sable (noir) sur fond or sont bien les armes de Sainte-Waudru et les armes primitives du Comt√© de Hainaut, la croix d'argent sur fond de sinople (vert) semble r√©sister √† l'analyse. Certains pensent que ces couleurs furent celle de Madelgaire, d'autres veulent y voir un lien avec la maison de Savoie ou √† la Gascogne. L'hypoth√®se de la maison de Savoie a √©t√© avanc√©e par Am√© Demeuldre pour qui la croix d'argent serait √† rapprocher des armes de Thomas II de Savoie, √©poux de la Comtesse Jeanne de Constantinople. Le vert et le blanc sont √©galement les couleurs de Saint Patrick. Aucune de ces hypoth√®ses ne semble toutefois satisfaisante. Ces armoiries furent maintenues, le 13 avril 1818, par un dipl√īme √©man√© du conseil sup√©rieur de noblesse. C'est √† cette date que l'√©cu fut timbr√© d'une couronne d'or[11] . Le 18 juin 1838, L√©opold Ier promulgue un arr√™t√© qui autorise la commune de Soignies √† utiliser ses armes "consid√©rant qu'il est suffisamment √©tabli par une tradition imm√©moriale que la ville de Soignies est en possession depuis une √©poque tr√®s recul√©e d'armoiries particuli√®res"[12].



Histoire

Fondation

La coll√©giale au XIIe si√®cle (reconstitution).
la coll√©giale au XXIe si√®cle.

Saint-Vincent, le fondateur de la ville qui allait devenir Soignies, s'appelait Madelgaire de Famars de Hainaut. Il √©tait le fils de Mauger et d'Onugerra. Issu de l'aristocratie franque, il est n√© vers l'an 610 au ch√Ęteau de Sotteville √† Str√©py et est d√©c√©d√© √† Soignies en 677.

Madelgaire fr√©quentait la cour de Dagobert Ier et accomplit diff√©rentes missions en Irlande[13] dont il revint avec de fervents √©vang√©listes : Feuillien, Ultan, Fursy, Eloquius, Adalgis et Elton.

Madelgaire fut le premier Comte de Hainaut[14]. À sa suite, son fils Saint-Landry aurait renoncé à la couronne comtale[15].

Madelgaire √©pousa Waudru (Waldetrude de Lommois fille de Waudbert et de Bertilie (ou Berthilde) de Thuringe). Waudru et Vincent eurent quatre enfants : Landry, √©v√™que de Meaux (ou Metz ou Grandmetz ou Melsbroeck) qui succ√©da √† son p√®re √† la t√™te des monast√®res d'Hautmont et de Soignies, Dentelin (probablement d√©c√©d√© jeune), Aldetrude qui succ√©da √† Aldegonde (sa tante) comme Abbesse du couvent de Maubeuge et Madelberte qui succ√©da √† sa sŇďur √† cette charge.

Une √©glise existait d√©j√† √† Soignies au VIIe si√®cle : un sarcophage m√©rovingien d√©couvert en 1900 dans la nef centrale de la coll√©giale et aujourd'hui au mus√©e du Vieux-Cimeti√®re l'atteste. La ville de Soignies est cit√©e pour la premi√®re fois dans le trait√© de Meerssen (8 ao√Ľt 870) sous le vocable : Sunniacum in Hannonia[16] pour en attribuer le territoire √† Charles le Chauve. Achev√©e vers le milieu du XIIe si√®cle, la coll√©giale appara√ģt √† ce moment comme une √©glise de communaut√© et une √©glise de p√®lerinage.

Contribution irlandaise

Selon la tradition irlandaise rapport√©e par l'historien irlandais[17], le chanoine John O'Hanlon, Madelgaire serait d'origine irlandaise, et s'appelait Maelceadar (Mael Ceadar)[18]. Arriv√© en France, ses qualit√©s de guerrier aurait √©t√© reconnues et, en remerciement des services rendus (Dagobert Ier lui avait confi√© une mission en Irlande), la couronne comtale du Hainaut lui aurait √©t√© remise. L'hagiographe irlandais, John Colgan (XVIIe si√®cle) pla√ßa Sainte Aldetrude au rang des saints irlandais en raison de son sang irlandais lui venant de son p√®re[17].

Soignies relev√©e de ses ruines au Xe si√®cle

Carte Deventer - vers 1560

L‚Äôabbaye fond√©e par Madelgaire au VIIe si√®cle connut une p√©riode trouble au IXe si√®cle puisque ce monast√®re situ√© en bordure de Senne (√† l‚Äôemplacement de l‚Äôactuel Centre culturel Victor Jara) et son √©glise primitive (probablement sur le site de l‚Äôactuelle coll√©giale) n√©cessitaient d'importantes restaurations[19]. L‚Äôhypoth√®se la plus couramment admise serait une destruction du site lors des invasions barbares dans le dernier quart du IXe si√®cle. R√©gnier au long col, comte de Hainaut, avait tent√©, sans y parvenir, de repousser le normand Rollon qui avait pris pied sur l'√ģle de Walcheren. De retour en Hainaut, face √† la menace imminente de voir d√©ferler les Normands, il pla√ßa les reliques de Soignies en lieu s√Ľr √† Mons. On raconte que nus pieds, il porta personnellement la ch√Ęsse de Vincent accompagn√© d'une foule nombreuse[20]. ¬ęBrunon, archev√™que de Cologne et duc de Lotharingie, ayant √©t√© d√©l√©gu√© par l‚Äôempereur Otton Ier[21] et autoris√© par le Pape Jean XIII[22], vers 965, √† r√©tablir dans le Hainaut les √©glises d√©vast√©es par les Barbares, institua dans celle de Soignies qu‚Äôil avait fait reb√Ętir, trente et un chanoines sous l‚Äôobservance de la r√®gle de saint Augustin et auxquels il accorda les biens et les privil√®ges conc√©d√©s primitivement au monast√®re de Soignies[1],[23] ¬Ľ. C‚Äôest donc vers cette √©poque (deuxi√®me moiti√© du Xe si√®cle que l‚Äôon doit situer la construction de la Coll√©giale romane de Soignies (Th√©ophile Lejeune mentionne l‚Äôann√©e 959 mais ne cite pas ses sources). Elle ne sera termin√©e qu‚Äôau XIe si√®cle. Ce chapitre ayant re√ßu une triple et haute protection (le Souverain Pontife, l‚ÄôEmpereur Otton Ier et le duc de Lotharingie, Brunon de Cologne) ne tarda pas √† devenir florissant. Il re√ßut nombre de droits, privil√®ges et autres franchises. En 1142, Baudouin IV, le B√Ętisseur dote la ville d'une charte-loi : la Keure[24],[25] (premi√®re charte-loi connue en Hainaut[26]). Les propri√©t√©s terriennes du Chapitre d√©pass√®rent largement les territoires limitrophes de Soignies[27]. Les papes Lucius III et Urbain IV renforc√®rent par diff√©rentes bulles confirmatives les pr√©rogatives et avoirs du Chapitre Royal de Saint-Vincent allant m√™me jusqu‚Äô√† lui attribuer la ¬ęprotection sp√©ciale ¬Ľ du Saint-Si√®ge[1]. Outre cet ind√©fectible soutien papal, les Comtes de Hainaut, les ducs de Bourgogne, les souverains de la maison d‚ÄôAutriche vou√®rent un v√©ritable culte √† leur a√Įeul : Vincent Madelgaire de Famars de Hainaut. Nombre d‚Äôentre eux vinrent √† Soignies pr√™ter serment sur les reliques du saint (voir, ci-dessous, la liste des ¬ę avou√©s de Saint-Vincent ¬Ľ).

La coll√©giale au XIVe si√®cle (reconstitution).

La Guilde des drapiers

La Coll√©giale, la tour Malvau et la Halle aux Draps au d√©but du XVIIe si√®cle

Aux premi√®res heures du XIVe si√®cle, une importante r√©cession frappe le Hainaut, les m√©tiers ruraux ne suffisent plus √† occuper les populations grandissantes. Il est n√©cessaire de cr√©er de nouvelles activit√©s √©conomiques. C'est dans ce cadre que la Guilde des drapiers voit le jour, son document fondateur est dat√© du 18 avril 1328. Une lettre de confirmation de Guillaume Ier de Hainaut dit ¬ę le Bon ¬Ľ, Comte de Hainaut, vient ent√©riner cette cr√©ation. La guilde des drapiers √©tait soumise √† l'autorit√© de deux chanoines qui √©taient √©lus chaque ann√©e, le 24 juin.

Au XVe si√®cle, un petit in-folio reprend les pr√©rogatives et r√®glements de la corporation des drapiers de Soignies: c'est la "charte de la grande draperie de Songnies". Afin de ne pas p√©naliser les drapiers dont le commerce aurait √©t√© moins bien situ√©, il leur est interdit de vendre leurs √©toffes ailleurs qu'en la halle aux draps (b√Ętie durant la premi√®re moiti√© du XIVe si√®cle). La guilde dispose d'inspecteurs, les rewards. Ce sont eux qui v√©rifient la bonne qualit√© et l'ex√©cution selon le prescrit des draperies, ils ont droit de sanction. Les r√®gles sont strictes et le contrevenant se voit infliger une amende. Les draps qui r√©unissaient toutes les qualit√©s requises √©taient scell√©s par ces m√™mes rewards du sceau de la ville. Sans ce cachet, les √©toffes ne pouvaient tout simplement pas acc√©der aux Halles pour √™tre mises en vente. le march√© franc s'y tenait le mardi. Deux fois l'an, le dimanche suivant l'Ascension et le 14 juillet (f√™te de Saint-Vincent), une foire avait lieu. Elles duraient deux jours. Ces foires drainaient une foule immense venue de la r√©gion, mais aussi de l'√©tranger. Les drapiers son√©giens se rendaient fr√©quemment au del√† des fronti√®res pour y vendre leurs √©toffes. L'instauration √† Soignies au XIVe si√®cle d'un Lombard[28],[29] (Bureau de change) atteste du caract√®re international de ce commerce. Si les draperies son√©giennes √©taient r√©put√©es √† l'√©tranger, il √©tait toutefois interdit de vendre des √©toffes √©trang√®res √† Soignies.
√Ä la fin du XVIe si√®cle, les guerres de religion porteront un coup fatal √† ce commerce qui fut pourtant florissant pendant pr√®s de trois si√®cles[1].

Cartographie historique

La plus ancienne carte connue de Soignies a √©t√© r√©alis√©e par le g√©ographe Jacques Deventer au XVIe si√®cle. Joseph de Ferraris au XVIIIe si√®cle r√©alise deux cartes de la r√©gion. Il existe √©galement une illustration de la ville de Soignies dans un des albums de Cro√Ņ, elle fut r√©alis√©e entre 1598 et 1602. L'Institut g√©ographique national est fond√© en 1831. Une carte de 1869 repr√©sente Soignies avant le vo√Ľtement de la Senne. Enfin, mentionnons une carte des camps de Soignies r√©alis√©e par un des cartographes de Louis XIV en 1691. (L'ensemble de ces cartes et illustrations figurent dans cet article).

Les remparts

Album de Cro√Ņ - Soignies vers 1600
Carte Ferraris - vers 1775

On peut distinguer quatre périodes dans la réalisation des travaux de fortification de la ville[30],[1].

  • Au XIIe si√®cle, sous l'impulsion de Baudoin IV, le B√Ętisseur, la coll√©giale est fortifi√©e pour mettre le chapitre √† l'abri des bandes arm√©es.
  • En 1364, les Chanoines souhaitent doter la ville d‚Äôune enceinte de d√©fense pour se pr√©munir des attaques flamandes (Louis de Male) qui conduisirent √† l'incendie d'une partie de la ville. Albert de Bavi√®re s‚Äôempressa (il r√©pondit par lettres d'octroi sous la m√™me date que celles en demande (20 f√©vrier 1364)) de leur signifier son accord[1].

Le chantier dura plusieurs ann√©es, pour en financer le co√Ľt, les chanoines pr√©lev√®rent un imp√īt extraordinaire qui dura quinze ans. De 1365 √† 1379, des lev√©es de terre sont pratiqu√©es sur le pourtour de la ville, elles sont bord√©es d‚Äôun profond foss√©. Trois portes furent pratiqu√©es dans l‚Äôenceinte : celle de Braine au Nord, celle de Mons au Midi et celle d‚ÄôEnghien, √† l‚ÄôEst.

  • En 1406, les terr√©s se voient adjoindre une palissade de bois
  • De 1421 √† 1470, une muraille est construite pour reprendre les lev√©es de terre qui deviennent un chemin de ronde. Les remparts sont dot√©s de tours. La Tour Willot se trouvait √† l‚Äôemplacement de la ¬ę parapette ¬Ľ (place du jeu de balle ‚Äď rue Neuve), La tour des Messieurs (¬ę parapette ¬Ľ rue F√©lix √Čloy). Selon les auteurs, la muraille √©tait flanqu√©e de 7 √† 20 tours.

Durant la p√©riode espagnole, les remparts devinrent obsol√®tes, ils cess√®rent d‚Äô√™tre entretenus. En 1690, le Mar√©chal de Luxembourg en ordonna le d√©mant√®lement afin d'emp√™cher tout retranchement de troupes ennemies. Apr√®s la paix d‚ÄôAix-la-Chapelle, en 1748, les portes avec leurs tours furent ras√©es. Entre la porte de Braine et la tour Willot, le foss√© est combl√© puis transform√© en jardin puis en jeu de balle vers 1764. En 1819, le foss√© qu‚Äôoccupaient depuis des si√®cles les Archers de Sainte-Christine (entre la tour Willot et la porte de Mons) est transform√© en voirie (Rue Neuve). Ils s‚Äô√©tabliront √† cette √©poque sur le rempart (leur local est construit √† cette date (1821)). Certaines parties du rempart ont toutefois √©chapp√© au d√©mant√®lement, le plus important tron√ßon (entre la rue Chanoine Scarmure et la rue F√©lix √Čloy) a fait l‚Äôobjet d‚Äôune mesure de classement, tout comme celui situ√© rue du Rempart, restaur√© en 2011.

Soignies durant la Guerre de la Ligue d'Augsbourg

Camp de Soignies en septembre 1691

La fin du XVIIe si√®cle fut une p√©riode particuli√®rement trouble en Hainaut. √Ä de nombreuses reprises, Soignies dut accueillir les troupes fran√ßaises de Louis XIV sous le commandement du mar√©chal de Luxembourg. Le premier campement connu eut lieu du 7 au 14 juillet 1691, un second eut lieu en septembre de la m√™me ann√©e, le 10 juillet 1692, les troupes fran√ßaises sont √† nouveau √† Soignies, ce qui fut √† nouveau le cas du 19 ao√Ľt au 9 septembre 1693 et, enfin, en 1708, l'arm√©e fran√ßaise campe √† Soignies et √† Naast sous le commandement du Duc de Vend√īme, Louis-Joseph de Vend√īme . Le campement s'√©tablissait en bordure de Soignies entre Naast, Neufvilles, Chauss√©e-Notre-Dame-Louvignies et Horrues. Le quartier g√©n√©ral de l'arm√©e √©tait h√©berg√© dans l'enceinte m√™me de la ville. M√™me si la ville ne connut pas de bataille, elle eut √† p√Ętir de ces pr√©sences militaires r√©p√©t√©es qui pesaient largement sur ses finances et celles de ses habitants qui devaient pourvoir aux charges qu'imposaient ces campements (nourriture, avoine, bois,‚Ķ pour une arm√©e comptant 60 000 hommes, 20 000 chevaux). Les finances de la ville √† cette √©poque sont au plus bas et ne commenceront √† se relever qu'apr√®s la paix de 1748[1].

Le Chapitre de Soignies

Soignies au XVIIe siècle - dessin de J. de Gavre, 1675
Bibliothèque royale Albert Ier, Cabinet des Estampes
Une page du livre encha√ģn√© au chapitre de Soignies (liber catenatus)

Durant plus de huit si√®cles (de 935 √† 1793), la vie de la cit√© fut r√©gl√©e par le chapitre de Soignies. Selon les √©poques, de 26 √† 31 chanoines administraient la ¬ę franchise ¬Ľ et leurs importants territoires. Ils incarnaient le pouvoir spirituel et temporel. Aucun domaine ne leur √©tait √©tranger. Le chapitre de Soignies, √† l'√©poque f√©odale, √©tait le seigneur du lieu. Ils nommaient les baillis, les ma√Įeurs, ou tout autre fonction relative √† la ville. Ils contestaient √† toutes juridictions (aussi hautes fussent-elles) le droit de pouvoir juger leurs sujets. Ils consignaient leurs privil√®ges dans un liber catenatus (livre encha√ģn√© - datant du XIIIe si√®cle au XVe si√®cle). √Ä Soignies, on appelait les chanoines les ¬ę messieurs ¬Ľ. Ces ¬ę moines s√©culiers ¬Ľ ne faisaient pas vŇďu de pauvret√©, ils pouvaient par cons√©quent disposer d'un patrimoine qui se r√©v√©lait parfois √™tre important. Ils n'√©taient pas tenus de vivre dans l'enceinte m√™me de la Coll√©giale mais devaient y r√©sider au moins 32 semaines par an[1],[31]. ¬ę Malgr√© les dissensions intestines et les embarras en tout genre qui afflig√®rent souvent la communaut√© de Soignies, ce corps religieux ne cessa de veiller au bien-√™tre et √† la prosp√©rit√© des populations plac√©es sous son patronage. En parcourant les monuments √©crits qui nous ont √©t√© l√©gu√©s par les chanoines, on constate avec plaisir que bien des personnes ont √©t√© l'objet de leur g√©n√©rosit√© et de leurs soins les plus constants. ¬Ľ[1]

Les chanoines occupaient différentes fonctions.

Les fonctions

Les ¬ę hobettes ¬Ľ et la halle aux draps - fin XVIIIe

Elles √©taient au nombre de cinq: la pr√©v√īt√©, le d√©canat, la tr√©sorerie, l'√©colatrie et la chanterie.

  • Le Pr√©v√īt : nomm√© par le souverain, il ¬ę gouvernait ¬Ľ le chapitre dont il √©tait le chef ext√©rieur et le repr√©sentant civil. Muni des pleins pouvoirs, il exer√ßait dans les domaines de la coll√©giale l'autorit√© f√©odale.
  • Le Doyen de chapitre: dont la dignit√© √©tait √©lective. √Ä la nomination du chapitre, il venait apr√®s le pr√©v√īt. Il pr√©sidait l'assembl√©e capitulaire et dirigeait les d√©lib√©rations. Il veillait sur le spirituel et le disciplinaire au sein du chapitre.
  • Le Tr√©sorier: Nomm√© par le souverain, il veillait au soin des richesses de la sacristie et des ornements sacerdotaux, il √©tait aussi investi de la gestion de tout ce que r√©clamait l'exercice du culte.
  • L'√Čcol√Ętre : il dirigeait l'√©cole chapitrale. Il proposait au chapitre la nomination du ma√ģtre des √©coles. Il endossait en outre le r√īle de secr√©taire du chapitre.
  • Le Ma√ģtre de chant : Titulaire de la chantrerie, il dirigeait la musique sacr√©e, le chant de tous les offices de la Coll√©giale et la ma√ģtrise o√Ļ les enfants de chŇďur recevaient une instruction appropri√©e √† leurs besoins.
  • Chanoine : le chapitre de Soignies comptait trente et un chanoines[1].

Une Collégiale musicienne

La coll√©giale fut surtout r√©put√©e pendant des si√®cles pour les musiciens et les chantres qu'elle produisit. En 1534, Lessab√¶us √©crivit: ¬ę Je ne sais si le Hainault tout entier poss√®de coll√©giale plus g√©n√©reuse et plus musicienne‚Ķ Les musiciens chantres y affluent de toute part, pareils √† des abeilles dans une ruche. Pour y faire un large butin ¬Ľ. Lodovico Guicciardini explique dans sa description des Pays-Bas: ¬ę De Soignies sortent particuli√®rement de tr√®s bons musiciens ayant les meilleures et plus douces et harmonieuses voix qu'en autre endroit des Pays-Bas; et c'est l√† o√Ļ ordinairement le Roy apointe et r√©compense les chantres qui lui ont fait service. ¬Ľ[3]

Quelques noms associés à la chantrerie de Soignies

Gontier de Soignies, XIIIe si√®cle; Johannes Regis, XVe si√®cle; Gilles Binchois, XVe si√®cle; Guillaume Malbecque, XVe si√®cle; Nicolas Payen, XVIe si√®cle; Gaspar Payen, XVIe si√®cle; √Čtienne Bernard, XVIe si√®cle; Philippe Dubois, XVIe si√®cle; Jean de Ham, XVIe si√®cle; Nicaise Houssart, XVIe si√®cle; Pierre-Joseph Leblan, XVIIIe si√®cle.

La fin du Chapitre

Chanoine de Soignies[Qui ?]

En 1792, le chapitre tente de s'opposer aux r√©volutionnaires. 32 civils sont arr√™t√©s √† Soignies suite √† leurs actes contre-r√©volutionnaires. Ils sont transf√©r√©s √† Mons. Alors qu'il est question de les faire juger √† Paris, une ordonnance de la Convention nationale dat√©e du 3 mars 1793 les fait lib√©rer en qualit√© de ¬ę victimes de la s√©duction employ√©e sur eux par lesdits Pr√©v√īt, Doyen et chanoines ¬Ľ. En revanche, l'ordonnance pr√©cise que l'ensemble du chapitre doit √™tre arr√™t√© et ¬ę r√©parti dans les citadelles de Lille, Valencienne, Douai, Cambray et Arras ¬Ľ.
La ¬ę Municipalit√© de Soignies ¬Ľ intervient pour faire lib√©rer le cur√© et le citoyen Polliot (tous deux chanoines). Le citoyen Polliot est lib√©r√© en revanche, l'ordonnance du 3 mars 1793 pr√©f√®re sursoir √† l'√©largissement du cur√©[32].

Le commissaire Gondran supprimera le chapitre en 1793.

La loi du 15 fructidor de l'an IV (1796) ordonnera la dispersion des religieux et la mise en vente de leurs propri√©t√©s : les "biens noirs".

Cartulaires du Chapitre

Quatre cartulaires du Chapitre de Saint-Vincent ont été conservés[33].

Le chapitre de Soignies, quelques noms √† travers les √Ęges

sauf mention contraire, nous empruntons la liste à Théophile Lejeune. Les dates, relatives aux mentions dans la littérature, ne sont qu'indicatives
  • Lietzon, pr√©v√īt (1120)
  • Robert, doyen (1120)
  • Anselme de Trazegnies[34], tr√©sorier (ca 1148)
  • Gossuin, pr√©v√īt (cit√© de 1172 √† 1199)
  • Nicolas, doyen (cit√© entre 1172 et 1198)
  • Bauduin, tr√©sorier (cit√© entre 1172 et 1199)
  • Gabriel, doyen (circa 1214)
  • J. de Carni√®re, chanoine (1231)
  • Messire Thi√©baut, chanoine (1231)
  • Raoul de Braine, chanoine (1239)
  • Ghislain, chanoine (1242)
  • Nicolas de le Gaie, chanoine (1254)
  • Philippe de Cond√©, chanoine (1258)
  • Wautier de Rebecq, chanoine ( - )
  • Martin, chanoine (1267)
  • Nicolas de Fontaine[35], pr√©v√īt (‚Ć1275)
  • Bauduin de Hainin, tr√©sorier (1277)
  • Hugues de Nalines, √©col√Ętre (1282)
  • Jehans de Tournay, chanoine, (1297)
  • Arnould de Gavre, tr√©sorier (XIIIe si√®cle)
  • Baudoin du Quesnoi, doyen (1324)
  • Jean Marmouset, chanoine (1324)
  • Haymery, doyen (1325)
  • Pierre Cambier, chanoine (1338)
  • Estienne Malion[36], doyen (1349)
  • Li Priesterians, chanoine, (?)
  • Gilles Delesclutier, tr√©sorier (1378)
  • Williame de Visduin, pr√©v√īt (1391)
  • Arnoul de Gaure[37], tr√©sorier (XIVe si√®cle)
  • Raes de Gaure[37], tr√©sorier (XIVe si√®cle)
  • Ernoul de Gaure[37], tr√©sorier (XIVe si√®cle)
  • Nicolas Gilliart, doyen (XIVe si√®cle)
  • Charles Bousies, chanoine (XVe si√®cle)
  • Thierry le Moulnier, doyen (1426)
  • Pierre Henne, doyen (1426)
  • Jehan le Carlier[38], √©col√Ętre (1426, 1441)
  • Antoine Battelier, chanoine (1657)
  • Jacques Cravaux, chanoine (1657)
  • Michel Delescol, chanoine (1659)
  • Philippe de Boulogne, pr√©v√īt (1663)
  • Saria, chanoine, (1664)
  • Gaspar de Verlit, ma√ģtre de chant (1665)
  • Jean Dumortier, ma√ģtre de chant (1666)
  • Jean Denissart, chanoine (‚Ć1676)[11]
  • Jacques Dor√©, chanoine, (1678)
  • Reymbaut, pr√©v√īt (cit√© entre 1696 et 1720)
  • Bernard Deville, doyen (1700)
  • Jean-Baptiste Evrard, chanoine (1700)
  • Jean-Baptiste Coex, chanoine (1700)
  • Antoine Vanderbaren, chanoine (1700)
  • Charles Rouvroir, chanoine (1700)
  • Jean Hannotin, chanoine (1700)
  • Jules C√©sar Nypho, chanoine (1700)
  • Michel Blondeau, chanoine (1700)
  • Abraham Mulpas, chanoine (1700)
  • Gontier, chanoine (1700)
  • Pierre Fran√ßois Le Vilain, ma√ģtre de chant (1710)
  • Paul Serisier, ma√ģtre de chant (1711)
  • Vanderbeken, chanoine, (1712)
  • Comte Albert de Lannoy, pr√©v√īt ( cit√© entre 1725 et 1740)
  • Jean-Michel Cabau, ma√ģtre de chant (1720)
  • Jacques Dourdaine , chanoine (1721)
  • De Rocquignies, doyen (1728)
  • Charles Matton, chanoine (1727)
  • Jean Fran√ßois Delsart, ma√ģtre de chant (1731)
  • Eloi Fran√ßois, ma√ģtre de chant (1732)
  • Brogniez, chanoine (1733)
  • Fran√ßois Lambotte, doyen (1733)
  • Cantiniau de Soignies, ma√ģtre de chant ( - )
  • Jean Mathieu, ma√ģtre de chant (vers 1740)
  • Arnould Matthieu, ma√ģtre de chant (vers 1740)
  • Jacobus Ignatius Cocquiel, organiste (1741)
  • Pierre Ursmer Dubois, chanoine, (1742), d√©c√©d√© le 1er mars 1774[11]
  • Jacques Laurent Gossart, ma√ģtre de chant (1743)
  • Albert Fran√ßois Ledieu, chanoine (1750)
  • Polycarpe Leyser, chanoine, (XVIIIe si√®cle)[11]
  • Pierre Fran√ßois Franch, chanoine, (XVIIIe si√®cle)[11]
  • Norbert Deratte, (1745-‚Ć1756)
  • John Turberville Needham, chanoine (vers 1760)
  • Pierre Polliot, ma√ģtre de chant (1767-‚Ć1796)
  • Debacre, pr√©v√īt (1764)
  • Delmoiti√©, ma√ģtre de musique (1764)
  • Dehau, chanoine (1769)
  • L'abb√© de Marcy, pr√©v√īt (1769)
  • Amand, doyen, (1770)[11]
  • Philippe, chanoine (1773)[11]
  • L'abb√© Joseph Hypolite du Vivier (Mons, 20 avril 1752 - Tournai, 25 janvier 1834). Secr√©taire du cardinal archev√™que de Malines, chanoine et archidiacre de la cath√©drale de Tournai, vicaire g√©n√©ral du dioc√®se.
  • Joseph Hypolite Duvivier, chanoine (vers 1780)
  • Selraou, ma√ģtre de chant (1785)
  • Thomas-Joseph Amand, doyen (cit√© entre 1785 et 1789)
  • Comte de Baillet, pr√©v√īt, (1787) (jusqu'en 1791)
  • Jean Hyacinthe Magellan ( - )
  • Pierre Hyacinthe de Sauveplane, n√© en 1742 (1792)
  • Charles-Auguste Joseph Demeuldre, n√© en 1742, ( - )
  • Abb√© Guignet, ma√ģtre de chant ( - )
  • Abb√© Dujardin, ma√ģtre de chant ( - )
  • J.-B. Franco, chanoine (1789)
  • Am√© Chorias, chanoine (jusqu'en 1793)
  • Jean-Beno√ģt de Mazi√®re, pr√©v√īt (√† partir de novembre 1791)
  • Jean-Baptiste Le Cancelier fut le dernier doyen du Chapitre de Soignies, n√© √† Velaine en 1753, doyen ( - )

Liste des Avoués de saint-Vincent

Reproduction d'une tapisserie (fin XIe, début XIIe siècle) découverte dans la chasse de St-Landry (Vicaire général Voisin - 1867[43]) - Remarquez les mains que le chanoine Voisin rapprochait d'un des miracles de Vincent. Peut-être devrait-on les rapprocher le la Main rouge de l'Ulster ce qui plaiderait pour une origine irlandaise.

Les Comtes de Hainaut, la famille de Bourgogne, la maison d'Autriche avaient pour coutume de pr√™ter le serment d'honneur sur les reliques de saint-Vincent ce qui en faisait des ¬ę avou√©s de saint-Vincent ¬Ľ.

Liste des Baillis de Soignies

La Coll√©giale en 1822, la tour Malvau du XIVe si√®cle sera d√©molie en 1870 - Original conserv√© au Mus√©e royal de Mariemont - Album de Jean de Vaere - ELB-MRM-4492 A.
Lithographie L.J. Van Pethegem, sept. 1864 in Théophile Lejeune, Histoire civile et ecclésiastique.

La charge de Bailli √©tait conf√©r√©e par le Chapitre de Saint-Vincent pour une dur√©e d'un an. Le Bailli incarnait le pouvoir temporel et spirituel et, √† ce titre, il rendait la justice. Il √©tait en charge de la Haute Justice √† l‚Äôext√©rieur de la ¬ę Franchise[48] ¬Ľ. √Ä son entr√©e en fonction, il faisait une profession de foi et jurait par serment de garder, de d√©fendre et de soutenir les droits, les juridictions, l'autorit√© et les hauteurs du chapitre royal de saint-Vincent[1]. Sur le sujet √©galement: ceci.

Les institutions de bienfaisance

Les hospices de Saint-Jacques
  • La maladrerie : la l√®pre, bien que pr√©sente dans nos contr√©es d√®s le premier si√®cle, connut un regain important √† la suite des croisades[11]. D√®s le milieu du XIIIe si√®cle, Soignies se dote d'une maladrerie destin√©e √† accueillir les l√©preux √† l'ext√©rieur de la cit√© (derri√®re les locaux de la gendarmerie). Les l√©preux y recevaient des soins, ils disposaient d'un jardin, d'une chapelle, on leur fournissait un logement, du bois de chauffage mais ils devaient renoncer √† leur "vie civile". Le 11 f√©vrier 1781, le Chapitre de Soignies consentit √† la d√©molition du site puisque "la maladie ne subsiste plus et probablement ne subsistera plus dans les provinces".
  • L'h√īpital : d√®s le XIIe si√®cle, la charit√© chr√©tienne instaure √† Soignies une "hostellerie" ou "maison-Dieu qui deviendra rapidement les "hospices Saint-Jacques (du nom du patron invoqu√© par les voyageurs)". Ils √©taient situ√©s "hors de la porte de Mons" entre le carrefour de "la Belle-vue" et le couvent des Franciscaines. L'h√īpital √©tait desservi par les b√©guines qui logeaient non loin de l√†, rue de Mons. √Ä la fin du XVe si√®cle, les b√©guines furent remplac√©es par les sŇďurs grises : les Franciscaines (1494). En 1507, une convention est √©tablie entre les sŇďurs grises et le chapitre de Soignies, elle r√®gle les missions de l'hospice Saint-Jacques. En 1768, sous l'impulsion du chapitre, un nouvel h√īpital est construit (13 lits). √Ä la r√©volution fran√ßaise, la gestion de l'h√īpital est confi√©e √† l'administration publique, la commission des hospices est cr√©√©e par la municipalit√©. En 1800, l'h√īpital compte 16 lits. En 1869, 36. En 1891, l'h√īpital Saint-Jacques est transf√©r√© chauss√©e de Braine. Les anciens hospices seront d√©truits en 1893 (a l'exception de la chapelle).
L'orphelinat, rue des orphelins, il deviendra par la suite l'école industrielle
  • L'orphelinat : jusqu'au XVIe si√®cle, les orphelins √©taient plac√©s chez des particuliers contre r√©tribution. Jean Leleup, bourgeois de Soignies, marchand de drap fondera, avec son beau-fr√®re, Jean de Faucuelz, la "maison de la faucille" (achet√©e au chapitre le 2 juin 1583) destin√©e √† recevoir les orphelins. Cette maison √©tait situ√©e rue des orphelins, √† l'emplacement de l'√©cole industrielle. Ils ont tous deux √©t√© inhum√©s dans la chapelle du vieux cimeti√®re. En 1787, l'institution comptait 18 orphelins, en 1869, 38. En 1866, l'orphelinat est reconstruit sur le m√™me emplacement. En 1891, la commission des hospices supprime la maison des orphelins. En 1892, la commune y √©tablit une √©cole de dessin et industrielle.
Les anciens Hospices civils, chaussée de Braine
  • Le bureau de bienfaisance : sous l'Ancien R√©gime, la distribution des secours √† domicile s'appelait "la table des pauvres" ou "les communs des pauvres". Au XVIIIe si√®cle, sur une population de 4000 habitants, 1800 relevaient du bureau de bienfaisance. En 1925, le bureau de bienfaisance fut absorb√© dans les "Commissions d'assistance publique".
  • L'hospice des vieillards : fond√© en 1816, il occupait alors l'ancien ermitage Saint-Antoine, ensuite, en 1826, il occupera l'enclos des capucins, chauss√©e de Braine, on l'appelle alors: l'hospice Guillaume. En 1854, une maison pour vieilles femmes est fond√©e. en 1878, les vieillards quittent l'enclos des capucins pour rejoindre le nouvel Hospice (aujourd'hui d√©truit), construit suite aux donations de Marie-Th√©r√®se √Čloy (√©pouse Joly) et de son fr√®re, Prosper F√©lix √Čloy (√©poux de Victoire Dubois).

Liste des Bourgmestres avant 1830

Soignies avait un ma√Įeur d√®s le XIIe si√®cle, il √©tait nomm√© par le Chapitre (et pouvait √™tre r√©voqu√© par lui). Durant l'ancien r√©gime, le conseil municipal √©tait compos√© d'un commis du chapitre, du bailli, du ma√Įeur, de sept √©chevins, d'un commis des bourgeois et de douze jur√©s.

  • Harduin, Ma√Įeur en 1142 lors de la remise de la Keure de Soignies.
  • Jehan Chisaire (Ma√Įeur en 1507)[1]
  • Pierre le Corbisier, (Ma√Įeur en 1615)[51]
  • Louis-Charles de Rouvroire (Ma√Įeur) (XVIIe si√®cle)[52]
  • Jean-Fran√ßois de Royer (Bourgmestre de 1692 √† 1737)[53]
  • Pierre Ignace Joseph de Royer, avocat √† Mons, fils du pr√©c√©dent (Bourgmestre en 1737, probablement a.i.)
  • Jean Augustin Demeuldre, Bourgmestre, n√© le 1er aout 1699 √† Soignies, y d√©c√©d√© le 19 avril 1748
  • Pierre Joseph Pl√©tain (Maire en 1800, 1804, jusqu'au 12 f√©vrier 1813)[54]
  • Dennis-Bruno d'Astier, comte, (Maire ca 1815)[55]
  • Jean-Baptiste Dufour (Bourgmestre en 1828, suspendu en 1830[56])

L'exploitation de la pierre

Les premi√®res traces d'utilisation de mat√©riaux pierreux √† Soignies datent du deuxi√®me ou du troisi√®me si√®cle. Il faut cependant distinguer ces premi√®res utilisations ¬ę opportunistes ¬Ľ d'affleurements naturels des premi√®res exploitations (n√©cessitant des techniques d'extraction) qui ne verront le jour qu'un mill√©naire plus tard.

La carrière de Longpont

Les carri√®res de Longpont se situaient dans le triangle d√©limit√© par Soignies, Chauss√©e-Notre-Dame-Louvignies et Horrues. Les d√©buts d'exploitation de son gr√®s fam√©nien se situent durant la seconde moiti√© du XIIe si√®cle. L'√©glise romane d'Horrues et la coll√©giale Saint-Vincent de Soignies furent (en partie du moins pour ce qui concerne la coll√©giale) construites avec ce mat√©riau. La carri√®re appartenait au Chapitre royal de Soignies. Le 5 ao√Ľt 1327, le Chapitre c√®de en location la carri√®re de Longpont √† Huon le Glaineur[57].

Les carrières de pierre bleue

Lithographie de Canelle intitulée "Carrières et scieries de Mr P. J. Wincqz à Soignies", publiée dans la "Belgique industrielle", 1854.

L'exploitation "moderne" de la pierre bleue √† Soignies d√©bute au XVIIIe si√®cle. Lorsque la famille Wincqz vint s'y installer (1720[58]). Originaire de Feluy, elle d√©marrera une exploitation √† proximit√© du site de l'actuel Ch√Ęteau Paternoster. Un nouveau site sera ensuite ouvert, non loin de l√†: la "Grande Carri√®re" Wincqz (rue Mademoiselle Hanicq). Cette exploitation sera √† l'origine d'un incroyable essor de ce quartier qui deviendra une ville dans la ville, avec ses √©coles, son √©glise, ses commerces, sa coop√©rative. Soignies-Carri√®re, sera √©galement un des piliers (avec les tanneries) de la prise de conscience de la condition ouvri√®re √† Soignies[59].

Evolution des travailleurs du secteur
1812 1846 1880 1900
92 656 1.395 2.709
Sur le plan social, quelques dates

La situation sanitaire du quartier des carrières était déplorable. La gestion des immondices n'était prise en charge qu'intra-muros, la Senne était le réceptacle des détritus générés par l'activité industrielle et humaine naissante. L'alcolisme y faisait également des ravages. Cette précarité, ce paupérisme, seront à l'origine d'une prise de conscience qui contribuera grandement à la mise sur pied de mécanismes de solidarité et à l'instauration d'un rapport plus égalitaire avec le patronat.

Ancienne maison du peuple (jusqu'en 1898) de Soignies (rue de la Station)
  • Le 22 juillet 1854, plus de 400 ouvriers carriers battent le pav√© de la Grand-Place, face √† l'H√ītel de ville pour d√©noncer l'augmentation du co√Ľt des denr√©es de premi√®re n√©cessit√©.
  • En 1857, cr√©ation de la caisse de pr√©voyance des ouvriers carriers. Elle est certes encore g√©r√©e par les patrons des carri√®res mais elle permet de venir en aide aux travailleurs les plus d√©munis. Elle est aliment√©e par le pr√©l√®vement d'1% sur les salaires, les carri√®res y contribuent √©galement pour un montant identique.
  • Le 5 octobre 1872, les rocteurs de buffet et les tailleurs de pierre sont en gr√™ve. Les patrons des carri√®res d√©cident de cesser de pratiquer l'exhaure afin de briser la gr√®ve.
  • A partir de 1875, √Ęge d'or de l'exploitation de la pierre bleue √† Soignies, ouverture de nouveaux sites: carri√®res du Nouveau Monde, du Perlonjour,‚Ķ
  • En 1879, ouverture d'une √©cole primaire tenue par les Franciscaines.
  • Le 5 avril 1885, cr√©ation du Parti Ouvrier Belge. Jean Volders, l'un des fondateurs, viendra tenir une conf√©rence √† Soignies. Elle sera √† l'origine de la cr√©ation de la Ligue Ouvri√®re √† Soignies.
  • En avril 1886, les travailleurs sont en gr√®ve durant sept semaines, la plupart, d√©√ßus, quitteront la Ligue et reprendront le chemin du travail sans avoir rien obtenu.
  • En 1894, la ligue est √† l'origine de la cr√©ation de la coop√©rative "la Concorde" qui compte 96 soci√©taires en 1894, 192 en 1895 et 470 en 1896. Une de ses premi√®res t√Ęches sera la mise sur pied d'une boulangerie coop√©rative.
  • Le 17 octobre 1897, cr√©ation du syndicat des carriers du bassin de Soignies au local du Heaume.
  • Le 8 mai 1898, inauguration de la nouvelle Maison du Peuple (Rue Macasca, actuellement Rue Fernand Vinet).
  • En 1907, inauguration de l'√©glise des carri√®res[60].

Le travail du cuir

L'ancienne tannerie Van Cutsem, les seuls b√Ętiments existants encore sont l'h√ītel de ville (avant-plan) et la maison espagnole (au fond √† droite). Le site, d√©saffect√©, disparaitra dans un incendie en 1965.

Tanneries van Cutsem, Gérard (incendie en 1923), et d'autres, de moyenne importance, Coppin, Spinette, et la tannerie du chemin Saint-Landry[11].

L'industrie du verre

Histoire Récente

Quelques jalons

Carte de Soignies en 1869.

Soignies a obtenu le statut de ville en 1825.

Le doyen refusant aux troupes allemandes l'accès à la collégiale - 21 juillet 1918
  • En 1876-1877, la variole fait 800 malades (100 d√©c√®s).
  • Entre 1891 et 1936, vo√Ľtement de la Senne (par tron√ßons) √† Soignies.
  • Le 8 mai 1898, inauguration de la nouvelle maison du peuple, rue Fernand Vinet.
  • Le mardi 8 ao√Ľt 1911, le pilote fran√ßais Vasseur prenant part au Tour de Belgique en a√©roplane est contraint d‚Äôatterrir √† Soignies[62]
  • Le 8 novembre 1916, d√©portation de 842 son√©giens √† Soltau.
  • Le 21 juillet 1918, le Doyen (accompagn√© du ¬ę Suisse ¬Ľ) refusera l'acc√®s √† la coll√©giale aux troupes allemandes casern√©es √† Soignies.
  • Le 29 juillet 1943, les Allemands font enlever les deux cloches du clocher : la ¬ę Vincent ¬Ľ (2 650 kg) et la ¬ę Marie ¬Ľ (1 790 kg).
  • Le 2 septembre 1944, Victor Dupont (25 ans) et Albert Plaetens (20 ans), tous deux membres de l'arm√©e secr√®te sont fusill√©s par les Allemands dans le bois de Salmonsart. Georges Forton sera tu√© le 3 septembre 1944 et Ren√© Baguet, le 4 septembre 1944, Edmond Vandercapellen, le 5 septembre 1944.
  • Le 4 septembre 1944, lib√©ration de Soignies par le 2nd Household Calvalry regiment (britannique) rejoint par le 113th Cavalry Group am√©ricain.
  • Le 27 f√©vrier 1956, explosion de l'H√ītel de ville (place du Mill√©naire)
  • En 1965, les tanneries Van Cutsem, d√©saffect√©es, disparaissent dans un incendie.
  • Le 27 juin 1976, le train Amsterdam-Bruxelles-Paris, d√©raille √† Neufvilles faisant 11 morts et 38 bless√©s.
  • En 1977, fusion des communes.

Liste des Bourgmestres depuis 1830

Simpélourd

Sites présentant un intérêt patrimonial

À Soignies

Collégiale Saint-Vincent - La tour lanterne.
La Chapelle du Vieux Cimetière à Soignies.
  • Le vieux cimeti√®re : aujourd'hui parc public et mus√©e, le vieux cimeti√®re est jalonn√© de chapelles votives et de pierres fun√©raires. Il remonte en partie au XIIe si√®cle si√®cle mais poss√®de √©galement un chŇďur gothique du XVIIe si√®cle. Devenu mus√©e depuis 1896, il illustre la p√©riode allant de 1830 √† 1945 tout en proposant √©galement des collections relatives aux d√©couvertes arch√©ologiques datant de l'√©poque romaine[64].
  • Mus√©e du chapitre : situ√© pr√®s de la coll√©giale, le mus√©e du chapitre fait revivre les tr√©sors des chanoines. Il propose une collection d'Ňďuvres vari√©es datant du Xe si√®cle au XVIIIe si√®cle[65].
  • Les remparts y compris les pavillons de jardins (class√©s en 1981 et 1989).
  • La chapelle Saint-Roch : probablement √©difi√©e √† la fin du XVe si√®cle pour accueillir les pestif√©r√©s. Elle tient lieu d'ermitage jusqu'√† la R√©volution fran√ßaise. On retrouve dans l'oratoire les lames fun√©raires des diff√©rents ermites qui se sont succ√©d√© √† travers les √©poques. La d√©votion envers Saint-Roch √©tait encore tr√®s pr√©sente lors des √©pid√©mies de chol√©ra de 1865 et 1932. La chapelle, compos√©e d‚Äôun chŇďur avec chevet semi-hexagonal et d‚Äôune nef unique √† deux trav√©es, est pr√©c√©d√©e d‚Äôune petite construction qui lui est post√©rieure et qui devait probablement servir d‚Äôhabitation pour l‚Äôermite[66].
Le couvent des Franciscaines (1761).
Chapelle du Tilleriaux - XVIIe siècle.
  • La Chapelle du Tilleriaux, situ√©e chauss√©e de Braine, au milieu d'un warissay[68], fut construite dans un style baroque en 1618 √† la suite d'une donation faite par le chanoine Jean Bastien comme l'atteste la mention suivante : ¬ę L'an 1618 at estes bastie ceste chapelle par M. Jean Bastien chanoine de Sougnies et consacr√©e le dit an par l' archevesque de Cambray le 21 √®me jour de novembre 1618 ¬Ľ. Chaque ann√©e, la chapelle accueille le tour saint Vincent pour le pan√©gyrique de Vincent. La chapelle, class√©e en 1952, a √©t√© restaur√©e en 2010. ¬ę Le tilleriaux ¬Ľ pourrait signifier ¬ę endroit plant√© de tilleuls ¬Ľ[69].
  • La maison ¬ę espagnole ¬Ľ, situ√©e ruelle Scaffart, elle t√©moigne de l'architecture civile du XVIe si√®cle.
L'h√ītel Modern' de nuit.
  • Le Modern' H√ītel (73 rue de la Station) : Cet h√ītel et brasserie-restaurant, dessin√© par l'architecte √Čmile Fran√ßois en 1904, est class√© depuis 1980 : il est le seul restaurant en Belgique francophone √† pr√©senter une architecture Art nouveau. Sa fa√ßade, faite de briques rouges et de pierre bleue, est de style Art nouveau g√©om√©trique. La fa√ßade principale est orn√©e de deux immenses baies vitr√©es circulaires encadr√©es chacune d'un arc outrepass√© en pierre bleue. Une baie similaire orne le pignon de la fa√ßade d'angle. √Ä l'int√©rieur se trouvent les lustres et le balcon en fer forg√© de style Art nouveau floral. Cet h√ītel accueillait les musiciens lors des f√™tes.
  • L'ancienne Carri√®re Saint-Vincent.
Le Ch√Ęteau Paternoster (Wincqz)
  • La grande Carri√®re Wincqz et le ch√Ęteau Paternoster (Wincqz).
  • Le mus√©e de la pharmacie : ancienne pharmacie Bourdeaux, rest√©e intacte dans son √©tat de la fin du XIXe si√®cle, par disposition testamentaire.
  • Centre de la pierre bleue et du verre : exposition d'outils et de documents relatifs aux carri√®res de pierre bleue. Collection de fossiles (trilobites,...) trouv√©s dans les carri√®res.

À Horrues

  • L'√©glise romane Saint-Martin date du XIIe si√®cle. L'√©glise est compos√©e d'une tour carr√©e en avant-corps, d'une triple nef (sans transept) et d'un chŇďur carr√©.

À Chaussée-Notre-Dame-Louvignies

  • L'√©glise Notre-Dame fut √©difi√©e vers 1250-1300 en gr√®s local. Le b√Ętiment se compose d'une triple nef, d'un transept et d'un chŇďur prolong√© par une abside √† trois pans. L'√©difice a b√©n√©fici√© d'une importante restauration en 2011.
  • Le ch√Ęteau des Villegas de Saint-Pierre √† Louvignies, √©difice √©clectique construit de 1878 √† 1885 par l'architecte D√©sir√© Limbourg dans un style n√©o-gothique. La r√©alisation du parc ¬ę √† l'anglaise ¬Ľ fut confi√©e √† l'architecte paysager, Louis Fuchs.

À Thieusies

À Neufvilles

La ferme de l'Abbaye à Neufvilles.
  • La ferme de l'Abbaye (Chemin de la Chapelette). La ferme √©tait une d√©pendance de l'Abbaye de Cambron, son existence remonte au XIIIe si√®cle, elle est alors appel√©e ¬ę Cense de le Court √† la Cauchie ¬Ľ (1254). Les b√Ętiments de la ferme que l'on peut voir aujourd'hui datent du XVIIIe si√®cle. Il s'agit d'un imposant quadrilat√®re domin√© par une ¬ę tour-porche ¬Ľ de 1781. Le corps de logis date de 1734, la grange de 1760, les √©curies de 1780.

Liste des monuments et sites classés

La tour occidentale de la collégiale de Soignies.
  • Chapelle du Marais Tilleriaux, √† Soignies, classement du 29/05/1952 - (55040-CLT-0001-01)
  • Fa√ßade de l'immeuble sis Grand Place n¬į 9 √† Soignies, classement du 28/08/1947 - (55040-CLT-0002-01)
  • √Čglise Saint-Vincent comme patrimoine exceptionnel : le caract√®re exceptionnel concerne l'ensemble de l'√©glise Saint-Vincent √† l'exception de l'orgue (partie instrumentale et buffet), classement du 10/11/1941 - (55040-CLT-0003-01)
  • Coll√©giale Saint-Vincent :
    • l'int√©gralit√© de l'aile occidentale du clo√ģtre (int√©rieur et ext√©rieur) ;
    • les fa√ßades, toitures y compris la charpente de la Maison du Chapitre ainsi que certains √©l√©ments int√©rieurs, √† savoir les deux chemin√©es de la Saint-Vincent, la porte d'acc√®s, le plafond stuqu√© et les lambris ainsi que les bancs du XVIIe si√®cle de la salle du Chapitre ;
    • les fa√ßades, toitures, y compris les charpentes de la Maison du Suisse et annexes la raccordant √† la Coll√©giale ainsi qu'√† l'√©tage : le plafond moulur√©, le manteau de chemin√©e et la porte d'acc√®s vers la Maison du Chapitre ;
    • l'int√©gralit√© de la tourelle d'escalier ;
    • le mur de cl√īture du jardinet et sa porte en plein cintre ainsi que le trottoir et l'escalier se trouvant √† l'int√©rieur du jardin, classement du 20/12/1999 - (55040-CLT-0004-01)
  • chapelle du vieux cimeti√®re de Soignies (M) ainsi que l'ensemble form√© par ladite chapelle et le vieux cimeti√®re qui l'entoure, y compris la porte d'entr√©e et les monuments fun√©raires, petites chapelles votives et calvaire, qui s'alignent le long des sentiers et all√©es (S), classement du 15/05/1949 - (55040-CLT-0005-01) ;
  • Le quadrilat√®re form√© par les anciens b√Ętiments conventuels, le clo√ģtre et la chapelle du couvent des sŇďurs Franciscaines, √† Soignies, classement du 02/12/1959 - (55040-CLT-0006-01)
  • Les fa√ßades et les toitures de la ¬ę Maison espagnole ¬Ľ sise rue Scaffart, n¬į3 √† Soignies, classement du 07/07/1976 - (55040-CLT-0007-01)
  • √Čglise Saint-Martin, √† Horrues, classement du 24/12/1958 - (55040-CLT-0008-01)
  • √Čglise Notre-Dame √† Chauss√©e-Notre-Dame-Louvignies, classement du 25/08/1937 - (55040-CLT-0009-01)
  • Chapelle Saint-Roch, situ√©e rue de l'√Čcole Moderne √† Soignies, classement du 25/06/1980 - (55040-CLT-0010-01)
  • Totalit√© du Modern H√ītel, sis rue de la Station n¬į73 √† Soignies, classement du 25/08/1980 - (55040-CLT-0011-01)
Collégiale Saint-Vincent - Mise au tombeau
  • Les fragments de remparts situ√©s √† l'angle de la rue Neuve et de la Place du Jeu de Balle et √† l'angle des rues Neuve et F√©lix √Čloy √† Soignies, classement du 11/08/1981 - (55040-CLT-0012-01)
  • Ancienne carri√®re Saint-Vincent, √† Soignies, classement du 30/06/1982 - (55040-CLT-0013-01)
  • Fa√ßades et les toitures du corps de logis de l'immeuble sis rue Haute, N¬į9 √† Soignies, classement du 10/06/1982 - (55040-CLT-0014-01)
  • Remparts du Vieux Cimeti√®re, √† Soignies, y compris les pavillons de jardins inscrits dans ladite muraille (√† l'exclusion du mur de sout√®nement bordant la voirie pi√©tonne) (M) ainsi que l'ensemble form√© par ces remparts et leurs abords, √† Soignies (S), classement du 04/08/1989 - (55040-CLT-0015-01)
  • Grande Carri√®re ou carri√®re Gauthier-Wincqz : bureaux, ateliers, scierie, engins et outillage, rue Mademoiselle Hanicq, n¬įs 32 √† 40 (M) ainsi que les douze maisons au ¬ę rivage ¬Ľ de la Grande Carri√®re (EA) ; √©tablissement d'une zone de protection (ZP) √† Soignies, classement du 24/06/1992 - (55040-CLT-0016-01)
  • Murs de cl√īture, fa√ßades, toitures (charpentes comprises) ainsi que les vo√Ľtes et voussettes primitives de la ferme de l'abbaye, chemin de la chapelette n¬į35 (M) √† Neufvilles ; √©tablissement d'une zone de protection (ZP), classement du 29/12/1999 - (55040-CLT-0017-01)

Tradition

Ch√Ęsse de saint Vincent (procession √† Soignies en 2007).

Le Grand Tour et la procession historique

Chaque ann√©e, le lundi de la Pentec√īte, les Son√©giens (habitants de Soignies) se r√©unissent t√īt le matin pour ¬ę le grand tour ¬Ľ durant lequel ils ¬ę processionnent ¬Ľ la ch√Ęsse de Saint-Vincent autour de la cit√©[70] (11,2 km). Cette tradition fut mentionn√©e pour la premi√®re fois en 1262 (acte officiel du 4 avril 1262 par l'√©v√™que de Cambrai Nicolas III de Fontaines[71]) mais il est probable que la coutume lui soit ant√©rieure de quelques ann√©es. A six heures du matin, apr√®s la descente de la ch√Ęsse et une messe solennelle, le cort√®ge s'√©lance. Il sera accompagn√© par les tambours jusqu'aux portes de la ville (Cense del'Baille) d'o√Ļ le Grand Tour d√©marrera v√©ritablement. Un homme de fer, √† cheval, accompagne le p√®lerinage, il veille sur la ch√Ęsse du Saint-Patron. Les confr√®res de la confr√©rie Saint-Vincent, se relaient pour porter la pesante ch√Ęsse. De proche en proche, le cort√®ge s'arr√™te aux diff√©rentes chapelles que compte le parcours. La foule entonne des sante vincenti, ora pro nobis, le pan√©gyrique de Vincent est fait √† la chapelle du Marais Tilleriau lors d'une halte plus importante. Une messe sera c√©l√©br√©e √† l'√©glise des Carri√®res. Avant de se remettre en route et de rallier la Cense del'Baille d'o√Ļ d√©marrera la procession historique √† 11h. Cette procession est de tradition plus r√©cente[72]. Elle est constitu√©e de diff√©rents tableaux vivants retra√ßant la vie du Saint et est cl√ītur√©e par la ch√Ęsse de Saint-Vincent et son gardien fid√®le : l'Homme de fer.

Les festivit√©s se cl√īturent par la remont√©e de la ch√Ęsse en la Coll√©giale Saint-Vincent qui reprend sa place dans la chapelle sup√©rieure am√©nag√©e en 1720 au-dessus de l'autel du ChŇďur[73].

Translation du corps de Saint-√Čdouard (roi d'Angleterre) - tapisserie de Bayeux - XIe si√®cle. La c√©r√©monie pr√©sente des similitudes int√©ressantes avec le culte rendu √† Saint-Vincent.

Les pr√©paratifs : le samedi qui pr√©c√®de la Pentec√īte, un ¬ę grand pavois d'oriflammes ¬Ľ est tendu entre les deux fl√®ches de la Coll√©giale. Ce sont famili√®rement les ¬ę cale√ßons de Saint-Vincent ¬Ľ. Le soir, les confr√®res se r√©unissent pour le ¬ę tour √† foyas ¬Ľ (de fagus: h√™tre) durant lequel ils disposent autour des chapelles du parcours des rameaux de h√™tre. Anciennement, durant cette reconnaissance des lieux, ils avaient √©galement la t√Ęche de r√©parer les routes. Le mardi suivant a lieu la messe des confr√®res √† l'issue de laquelle se d√©roule la passation de pouvoir du Grand-ma√ģtre et du Sous-ma√ģtre de la confr√©rie. Charges qu'ils occuperont durant une ann√©e. (cf infra: La Confr√©rie de Saint-Vincent)

Le cortège historique de Saint-Martin

Chaque ann√©e, le dimanche le plus proche du 9 juillet, se d√©roule le cort√®ge historique de Saint-Martin √† Horrues. Ce cort√®ge, depuis 1956, retrace la vie de Saint-Martin, saint-patron de l'√©glise romane d'Horrues (XIIe si√®cle).

Confréries religieuses

La Confrérie de Saint-Vincent

Carte Ferraris (plan d'ensemble) - XVIIIe siecle

La confr√©rie Saint-Vincent, √©rig√©e √† la toute fin du XVIe si√®cle, veille au bon d√©roulement des √©v√®nements li√©s au culte de Saint Vincent. Au premier rang desquels, celui du lundi de la Pentec√īte (cf supra: Tradition). Voici un extrait des statuts de la confr√©rie. Pour en savoir davantage, on lira : ceci.

¬ę √Črig√©e canoniquement dans la coll√©giale de Soignies en vertu d'une bulle de Cl√©ment VIII en date du 15 mai 1599 et dans l'√©glise paroissiale de Saint-Vincent par Monseigneur Dumont, √©v√™que de Tournai, en date du 3 juin 1876.

La véritable tradition, ce n'est pas seulement refaire les gestes que les autres ont fait, c'est aussi et surtout conserver l'esprit qui les a fait faire, et qui pourrait en susciter d'autres en d'autre temps.

ART. 1 - Siège et but de la Confrérie

La Confr√©rie de Saint-Vincent, √©tablie dans la coll√©giale de Soignies devenue √©glise paroissiale, a pour but d'aider ses membres √† pratiquer la vie √©vang√©lique, √† la suite de saint Vincent, fondateur de la communaut√© chr√©tienne de Soignies et des confr√®res qui l'ont honor√© au cours des si√®cles. Gardienne de la Tradition, elle veille √† maintenir les gestes et pratiques du culte de saint Vincent, en pr√©servant leur signification fondamentale : t√©moignage de fid√©lit√© au message chr√©tien apport√© par Vincent √† Soignies et transmis par les g√©n√©rations pr√©c√©dentes. Elle d√©cide de l'opportunit√© et de l'utilit√© de la mise √† jour de l'un ou l'autre point du rituel de la Confr√©rie et de l'apport au culte de saint Vincent de nouveaux t√©moignages et pratiques correspondant aux vŇďux de l'ensemble de la population. ¬Ľ

‚ÄĒ Pr√©ambule et article 1er des statuts de la confr√©rie Saint-Vincent

La Confrérie des archers de Sainte-Christine

Folklore

Simp√©lourd ‚ÄĒ d√©tail de la sculpture repr√©sentant Simp√©lourd (place verte) due au sculpteur lessinois Xavier Parmentier

La Simp√©lourd (contraction de ¬ę simple ¬Ľ et ¬ę lourd ¬Ľ ou la f√™te du ¬ę Mononk ¬Ľ (Mon Oncle) se d√©roule le samedi pr√©c√©dent le troisi√®me dimanche d'octobre, entre 18h00 et 22h15.

La f√™te, tire son origine de l'histoire d'un pauvre savetier qui √©tait r√©guli√®rement tromp√© par sa femme et qui fit l'objet de bien des moqueries au XVIIIe si√®cle. Piqu√© au vif, il d√©cida de r√©unir les principaux colporteurs de ces m√©disances autour d'un repas. Interloqu√©s, ils s'y pr√©sentent n√©anmoins et se virent servir un jambon en bois. Chaque ann√©e, les son√©giens comm√©morent cette farce. Simp√©lourd traverse la ville, distribuant des bonbons aux enfants (les carabibis), il est accompagn√©, en cort√®ge, par de nombreux groupes folkloriques et les g√©ants Dudulle et Josephine, Charlotte, N√©nesse. L'√©v√©nement se termine par un rondeau final et un feu d'artifices. Simp√©lourd salue ensuite la foule mass√©e sur la Place Verte du balcon d'une maison[74] o√Ļ il sera bien vite remplac√© par un mannequin qui sera br√Ľl√© le mardi en autodaf√©.

Une kermesse a lieu ce même week-end sur différentes places de la Cité. Ces festivités sont pour les Sonégiens l'occasion d'une liesse populaire à l'esprit bon enfant.

Personnalités locales

Il n'y a pas un bon cheval qui n'ait vu le clocher de Soignies.

Ne sont reprises ici que les personnalités décédées qui sont nées à Soignies (ou pour certaines d'entre elles, qui y ont vécu la majeure partie de leur vie).

  • √Čcrivains, po√®tes et chansonniers
    • Florentin Deroyer, professeur et √©crivain, n√© √† Soignies, le 17 octobre 1817, d√©c√©d√© √† Hasselt le 15 octobre 1860[75]
    • Luc Declercq, po√®te, √©crivain, n√© en 1911, d√©c√©d√© en 1997.
    • Aimable Degavre, auteur dramatique, tant en fran√ßais qu'en wallon. Son Ňďuvre la plus appr√©ci√©e est ¬ęle mariage de Marjolaine¬Ľ.
    • Camille Dusoeuvoir, po√®te et chansonnier, n√© le 17 juillet 1861 et d√©c√©d√© le 27 mars 1941.
    • Ursmar Fierain, po√®te et chansonnier wallon, n√© en 1908.
    • Auguste Marin, po√®te, d√©c√©d√© au champ d'honneur, le 24 mai 1940.
En point de mire : l'ancien h√ītel de ville (d√©truit en 1956) et la statue de P. J. Wincqz
  • Industriels
    • Isidore G√©rard, industriel, une avenue porte son nom √† Auderghem, n√© √† Soignies xx, d√©c√©d√© √† Paris en 1929.
  • Ing√©nieurs
Jules Bordet.
Kiosque du square Bordet (construit par Adolphe Desmette et Jean-Baptiste Havaux en 1893).
  • M√©decins, pharmaciens
    • Jules Bordet, m√©decin, Prix Nobel de m√©decine, n√© le 13 juin 1870.
    • Henri Bourdeaux (Henri Julien Louis Marie Joseph), pharmacien, n√© √† Termonde le 2 juillet 1884 et d√©c√©d√© √† Soignies le 15 juillet 1968[76].
    • Eug√®ne de Saint-Moulin, m√©decin, chirurgien, auteur d'ouvrages m√©dicaux, n√© le 10 mars 1852 et d√©c√©d√© √† Bruxelles le 16 juillet 1890.
    • Fran√ßois-Gaspard Leroy, pharmacien, n√© le 9 janvier 1803 et d√©c√©d√© √† Bruxelles le 10 avril 1867, il fut le pharmacien de L√©opold Ier.
    • Henri √Čloy Leroy, m√©decin, patriote, bourgmestre, n√© le 1 d√©cembre 1787 et d√©c√©d√© le 4 janvier 1865.
    • Jean-Baptiste Pl√©tain, m√©decin du XVIIIe si√®cle, auteur de de doloris theoria.
    • Henri Pouleau, m√©decin.
    • C√©lestin Rinchard, m√©decin, il d√©fraya la chronique durant l'apr√®s-guerre dans le cadre de l'affaire Rinchard.
  • Philanthropes
    • Marie-Th√©r√®se et Prosper F√©lix √Čloy (F√©lix √Čloy) furent √† l'origine de la construction de l'Hospice, Chauss√©e de Braine (1878).
    • Jean Leleup, ayant perdu toute sa famille dans l'√©pid√©mie de 1583 fonde l'orphelinat ¬ę La maison de la faucille ¬Ľ (Rue des orphelins).
    • Armand Pletain, philanthrope, n√© √† Soignies, le 5 f√©vrier 1800, d√©c√©d√© √† Mons le 18 f√©vrier 1851.
    • Chanoine Paul Scarmure, vicaire, patriote, instigateur de la procession historique, n√© √† Jemappes le 7 f√©vrier 1879.
Henri Leroy.
  • Enseignants
    • Nicolas Leblond, (1726-1825), Instituteur des pauvres √† Soignies pendant 72 ans (de 1746 √† 1818).
  • Th√©ologiens
    • Michel Cuvelier, √©crivain religieux, n√© le 17 juin 1600.
    • Annibal-Servais de Lairvels, th√©ologien, n√© en 1560.
    • Fr√©d√©ric Maton, licenci√© en th√©ologie, pr√©dicateur, n√© le 5 f√©vrier 1827, d√©c√©d√© √† Tournai le 3 janvier 1893.
    • Jean de Pont, n√© fin du XVIe si√®cle, d√©c√©d√© en 1653 auteur de "L'√Čpiphanie sacr√©e ou vision de la Vierge, 1634[89].

Les historiens de la cité

Soignies sous la neige.
  • La Vita prima de Saint-Vincent XIe si√®cle
  • La Vita secunda de Saint-Vincent XIIe si√®cle
  • Gislebert de Mons, Historien du XIIe si√®cle, il fut l'auteur des Chroniques du Hainaut (Chronica Hannoniae).
  • Jacques de Guyse, 1334-1399, publie une volumineuse Histoire du Hainaut
  • Henri de Vergnies, laisse un m√©moire sur la ville de Soignies, Vinchant eut acc√®s (en tout ou en partie) √† cet ouvrage.
  • Fran√ßois Vinchant (1582 -1635), chroniqueur hainuyer (Annales du Hainaut)
  • Jean du Pont, M√©moriali immortali de vita et vertutibus S. Vincentii, Mons, 1649
  • Le Fort dit Fortius, chanoine, publie une "Histoire de Saint-Vincent", Mons, 1654
  • J. de Petit publie Recherches historiques sur la ville de Soignies en 1852
  • Th√©ophile Lejeune publie Histoire civile et eccl√©siastique de la ville de Soignies en 1868
  • L. J. Lalieu, "Vie de Saint-Vincent Madelgaire et de Sainte-Waudru, son √©pouse", Tournai, 1886
  • R. P. Marin, "D√©votion √† Saint Vincent de Soignies", Tournai, 1888
  • Am√© Demeuldre (1848-1931) (fondateur du Cercle arch√©ologique en 1893)
  • G. Zech-du Biez, La coll√©giale de St-Vincent √† Soignies et sa restauration, Braine- le-Comte, 1896
  • L√©on Destrait (√©lu pr√©sident du Cercle arch√©ologique en 1902)
  • Aimable Degavre, "Histoire de nos SŇďurs grises", Soignies, 1926
  • R. Maere, chanoine, "La coll√©giale de Saint-Vincent √† Soignies", in Revue Belge d'Arch√©ologie et d'Histoire de l'Art, 1938
  • Jacques Nazet, (1944-1996)
  • R. Riche, "La vie √† Soignies, hier et aujourd'hui", CACS, 1947

Jumelages

Musées et découvertes

  • Le mus√©e du Vieux cimeti√®re[90]
  • Le mus√©e du Chapitre[91]
  • Ancienne pharmacie Bourdeaux[92]
  • Centre de documentation de la pierre bleue[93]
  • Ch√Ęteau de Louvignies[94]
  • Centre culturel[95]
  • Office communal du tourisme de Soignies[96]
  • La Motte aux m√©galithes[97]

Sport

Soignies compte, entre autres sports, des équipes de football, de basketball, de water polo (3e division en 2010) et de rugby à XV (Rugby Club Soignies, 1re division).

Mobilité

Soignies - Mobilité.
Distances

le réseau routier

Au Nord de Soignies se trouve l'axe Tournai-Bruxelles (A8). Au sud, on retrouve la E19 (Amsterdam-Paris) et la E42 (Dunkerque-Aschaffenbourg).

  • Depuis 2004, la RN57 permet d'acc√©der √† un important nŇďud autoroutier (A501, E19-E42) en 7 minutes. Le contournement nord de Soignies de cette m√™me RN57 (travaux en cours - juillet 2011) r√©alisera la jonction avec la N55 et la N57. La RN57 permet de rallier la E19 (Nivelles-Bruxelles) √† Feluy et la E42 (Charleroi-Namur) √† La Louvi√®re.
  • la N55 (Binche-Grammont) conduit, au nord, √† Enghien et r√©alise la jonction avec la A8, et au sud, elle conduit √† la E42 via Le RŇďulx
  • la N57, permet √©galement cette jonction avec la A8 via Ghislenghien et Lessines.
  • la N6 (ancienne route de Bruxelles √† Paris) traverse Soignies de part en part. Elle b√©n√©ficie d'un contournement pour √©viter le centre-ville et permet de rallier Braine-le-Comte au Nord (puis Tubize, Halle, Bruxelles via la A8) et, au sud, Nimy, Mons (puis Tournai-Paris et Charleroi-Namur) via la E19-E42.
  • la N524 conduit √† Lens via Neufvilles.

les transports en commun

mobilité douce

√Čconomie

La ville de Soignies est notamment reconnue pour ses carrières de pierre bleue (petit granit) et son industrie du verre. Sociétés présentes à Soignies:

  • Bong Belgium: Enveloppes
  • Carri√®res de la pierre bleue belge (sites du Clypot, Gauthier-Wincqz et Tellier des pr√©s) : Pierre Bleue
  • Carri√®res du Hainaut : Pierre Bleue
  • Delcampe International: ventes aux ench√®res d'objets de collection
  • Durobor: Verrerie
  • Gralex: Granulats, graviers
  • Mactac: Produits adh√©sifs
  • Technic-Gum: Manutention et Produits contre l'abrasion
  • Ready-Beton: B√©ton pr√™t √† l'emploi
  • Decoster: Transports

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Th√©ophile Lejeune, Histoire civile et eccl√©siastique de la ville de Soignies in Soci√©t√© des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, Concours, 1868-1869
  2. ‚ÜĎ Iacobus Lessabaeus, Hannoniae urbium et nominatorium locorum, Anvers, 1534
  3. ‚ÜĎ a et b Guicciardin, Description de tous les Pays-Bas, Amsterdam, 1625
  4. ‚ÜĎ A. Chotin, √Čtudes √©tymologiques sur les noms des villes, bourgs, villages et hameaux de la province du Hainaut, Tournai, 1857
  5. ‚ÜĎ Jean de Petit, Recherches historiques sur la ville de Soignies, Mons, 1852
  6. ‚ÜĎ http://www.centritudes.be/13communes_detail_suite.asp?DocID=18&ID=12
  7. ‚ÜĎ Jean Jacques Jespers - Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et √† Bruxelles, √Čditions Racines, Bruxelles, 2005
  8. ‚ÜĎ Atlas topographique de Belgique - √Čchelle 1 :50.000 - p.164 et 186 - ISBN 90-209-4853-9 - (Source IGN)
  9. ‚ÜĎ Site de l‚ÄôInstitut Royal de M√©t√©orologie (IRM)
  10. ‚ÜĎ Climat de la Belgique sur le site de l'IRM
  11. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l R. Riche, "la vie √† Soignies, hier et aujourd'hui", CACS, 1947
  12. ‚ÜĎ A. Delebecque, Pasinomie, 3e s√©rie, T.8, R√®gne de L√©opold Ier, Bruxelles, 1838.
  13. ‚ÜĎ Hiberniae d√©signe l'Irlande et non l'Ib√©rie
  14. ‚ÜĎ Jacques de Guyse, Histoire du Hainaut, T7, Paris, Bruxelles, 1829.
  15. ‚ÜĎ Il faudra attendre le mariage d'Ad√©la√Įde de Bourgogne (n√©e vers 900) avec R√©gnier II de Hainaut pour que la couronne comtale revienne √† la lign√©e de Madelgaire. Les comtes qui n'en port√®rent pas le titre furent :
    * Waudbert VII de Lommois (695-725), fils de Waudbert VI de Lommois et d'Adeltrude de Famars de Hainaut, il √©pousera Aldegonde de Bavi√®re dont :
    * Waudbert VIII de Lommois qui √©pousera Richarde de Ponthieu dont :
    * Angilbert (le Saint) de Ponthieu (750-814) qui √©pousera Berthe de France (fille de Charlemagne) dont :
    * Hardouin de Ponthieu (n√© vers 800) qui √©pousera Richilde d'Amiens dont :
    * Beuves dit Bivin de Provence (822-877) qui √©pousera Richilde de Bourgogne dont :
    * Richard II le Justicier (856-921) qui √©pousera Ad√©la√Įde de Bourgogne (n√©e circa 860) dont :
    * Ad√©la√Įde de Bourgogne qui √©pousera R√©gnier II, comte de Hainaut.
  16. ‚ÜĎ A.-G.-B Schayes, Les Pays-Bas avant et durant la domination romaine, T.2, Bruxelles, Soci√©t√© Encyclographique, 1838.
  17. ‚ÜĎ a et b Canon John O'Hanlon, Lives of the Irish Saints, Volume 9, 1873-1905
  18. ‚ÜĎ repris comme ¬ęMaelceadar, the Victorious, first Earl of the Hanoine¬Ľ in John O'Donovan, The martyr dom of donegal a calendar of the saints of Ireland, Dublin, 1864
  19. ‚ÜĎ Gislebert, Chronica Hannoniae, Edition du Marquis de Chasteler, XIe si√®cle
  20. ‚ÜĎ Jacques de Guyse, Histoire du Hainaut, T7, Paris, Bruxelles, √©d. 1829.
  21. ‚ÜĎ son fr√®re
  22. ‚ÜĎ ndlr  : Nous corrigeons, Th√©ophile Lejeune mentionne Jean XXIII
  23. ‚ÜĎ Et premi√®rement √† l'abbaye de monseigneur saint Vincent de Soignies, au lieu de moisnes qui adonc y estaient ordonna (Brunon) ung moult notable colli√©ge de chanoisnes s√©culiers, et leur ordonna leurs pr√©bendes et constitutions selon la reigle saint Augustin et leur mist plusieurs privil√©ges imp√©riaulx et plusieurs indulgences pappalles ; et s'y fist refaire le cloistre de l'esglise. Item, aussi il leur fist ravoir leurs terres en Allemaigne et les revenus de la dicte esglise (Jacques De Guyse. Histoire du Hainaut, t. ix, p. 379 )
  24. ‚ÜĎ Archives Du Royaume. Chambre des comptes. n¬į 15.189. ‚ÄĒ Cartulaires et manuscrits. n¬į 299. Keure de Sounies
  25. ‚ÜĎ En pr√©sence de Nicolas de Chi√®vres, √©v√™que de Cambrai. Les barons du prince, t√©moins √† cet acte, sont : Wautier Pulekiaus, Ysembars de Mons, Gossuin de Mons, Eustache du RŇďulx, Wautier de Lens, Thierry de Ligne, Bauduin de Roisin , Arnould d'Erbaut, Ywains de Wattripont, Alard de Louvignies, Isaac, ch√Ętelain de Mons, Harduin, ma√Įeur, et Nicolas de Quaregnon.
  26. ‚ÜĎ L. Verriest, Le R√©gime seigneurial dans le comt√© de Hainaut, du XIe si√®cle √† la R√©volution, Louvain, 1917
  27. ‚ÜĎ En effet, le Chapitre poss√©dait des terres √† Cambron, √† Horrues, √† Mesvin, √† Haulchin (Belgique), √† Lombisoeul, √† Bauffe, √† Lens (Belgique), √† √Čcaussinnes-d'Enghien, √† Steenkerque, √† Ramesbeke, √† Buizingen, √† Evere et m√™me en Allemagne
  28. ‚ÜĎ mentionn√© dans les comptes des Baillis de le Roeulx en 1396
  29. ‚ÜĎ 17 octobre 1384. Ruffin de Cella, lombard de la table de Soignies, d√©clare avoir re√ßu du duc Albert de Bavi√®re, la somme de quarante francs, qui lui a √©t√© d√©livr√©e par Lambert de Lobbes, lieutenant du receveur de Hainaut √† Ath, en d√©duction de celle de quatre cents francs que les compagnons de ladite table avaient pr√™t√©e au duc, pour l'aider √† racheter la rente due au comte de Namur sur les terres de Flobecq et de Lessines. (6e acompte.)- Original, sur parchemin, avec sceau armori√©, en cire brune. ‚ÄĒ Tr√©sorerie des chartes des comtes de Hainaut, aux Archivesde l'Etat, √† Mons. (Invent, de Godefroy, V. 53.)
  30. ‚ÜĎ http://www.soignies.com/Remparts~TH2-17-35-0-0
  31. ‚ÜĎ Bulle de Gr√©goire IX.
  32. ‚ÜĎ in Rapport de la Convention Nationale des citoyens Delacroix, Gossuin, Danton, Merlin (de Douai), Treilhard, Robert, membres de la convention et nomm√©s par elle, commissaire pr√®s l'arm√©e dans les pays de la Belgique, de Li√®ge, etc., Paris, 1793.
  33. ‚ÜĎ Archives Du Royaume. Chambre des comptes. n¬į 15.189. ‚ÄĒ Inventaire des chartres et √©crits du chapitre de Soignies, dress√© en 1390, n¬į 1,046. 1 Vinchant. Annales du comt√© de Hainaut, t. m. p. 258
  34. ‚ÜĎ fonde l'abbaye Notre-Dame de Cambron en 1148 - Source : Roger Brunet G√©n√©alogie et histoire de la famille de Trazegnies, Pr√©fac√©e par le marquis de Trazegnies, 1996
  35. ‚ÜĎ Il deviendra √©v√™que de Cambrai
  36. ‚ÜĎ L√©opold Devillers, La procession de Mons, Notice historique, annales du Cercle arch√©ologique de Mons, Mons, 1858
  37. ‚ÜĎ a, b et c Jacques de Hemricourt, miroir des nobles en Hasbaye, Bruxelles, 1673.
  38. ‚ÜĎ Il fit construire la maison du chant (la Chantrerie)
  39. ‚ÜĎ qui par son testament du 6 mai 1624 fit un legs en faveur de la chapelle Notre-Dame du Tilleriau et des chapelles du tour saint-Vincent
  40. ‚ÜĎ On lui doit la construction du jub√© baroque √† la coll√©giale
  41. ‚ÜĎ Bonetti, Kelderius et Cocx cit√©s in Recueil des arr√™ts notables rendus au grand conseil √† Malines, recueillis par R√©mi-Albert du Laury, Bruxelles, 1717.
  42. ‚ÜĎ il est l'auteur d'une Histoire de Saint-Vincent
  43. ‚ÜĎ C. J. Voisin. Note sur une ancienne tapisserie trouv√©e dans la ch√Ęsse de saint Landry, √† Soignies, dans les bulletins de la Soci√©t√© historique et litt√©raire de Tournai, t. xn, pp. 101-167.
  44. ‚ÜĎ Comptes du massard de Mons, de 1416-1417
  45. ‚ÜĎ Pour y rencontrer sa sŇďur Marie de Hongrie
  46. ‚ÜĎ Acad√©mie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, M√©moires couronn√©s et autres m√©moires, Volume 30, F. Hayez, 1880
  47. ‚ÜĎ Les Annales du Cercle arch√©ologique du canton de Soignies, vol. XIX, p. 17
  48. ‚ÜĎ Sauf mention contraire, nous empruntons la liste des Baillis √† Th√©ophile Lejeune
  49. ‚ÜĎ "Souvenir de la Flandre-Wallonne", ouvrage collectif, T. 4, Douai, Paris, 1864
  50. ‚ÜĎ a et b Les Annales du Cercles Arch√©ologique de Mons, 1859
  51. ‚ÜĎ Cit√© dans Revue de l'art chr√©tien, J. Corblet, Arras, Paris, 1865
  52. ‚ÜĎ Alexandre Desplanque, Chr√©tien C√©sar Auguste Dehaisnes, Jules Finot, Archives d√©partementales du Nord ant√©rieures √† 1790, 1877.
  53. ‚ÜĎ F√©lix-Victor Goethals, Dictionnaire g√©n√©alogique et h√©raldique des familles nobles du royaume de Belgique, Volume 4 , Bruxelles, Polack-Duvivier, 1852
  54. ‚ÜĎ Ibid.
  55. ‚ÜĎ Annales du Cercle arch√©ologique de Mons, Volume 67, 1970.
  56. ‚ÜĎ Nominations civiles et militaires du 3 octobre 1830 in Recueil des d√©crets du Congr√®s national de la Belgique et des arr√™t√©s du pouvoir ex√©cutif, T.1, Bruxelles, 1831
  57. ‚ÜĎ Archives du royaume, Cartulaire du Chapitre de Soignies, n¬į299 de la Chambre des comptes, fol. 39.
  58. ‚ÜĎ Jean-Louis Van Belle, "Une dynastie de b√Ętisseurs, les Wincqz", √©ditions CIACO, 1990, (ISBN 2-87085-237-1)
  59. ‚ÜĎ La concorde √† Soignies
  60. ‚ÜĎ http://www.soignies.com/La-Concorde~TH2-30-9-0-0
  61. ‚ÜĎ
  62. ‚ÜĎ Jos√© Henin. L‚Äôaube de l‚Äôaviation en Belgique. Imprimerie J. Henin. Farciennes. 1967
  63. ‚ÜĎ faisant fonction
  64. ‚ÜĎ Minist√®re de la r√©gion wallonne, Brochure Patrimoine Militaire : XIXe Journ√©es du Patrimoine en Wallonie des 8 et 9 septembre 2007, √Čd. Institut du Patrimoine Wallon, 2007, p. 40.
  65. ‚ÜĎ Brochure Province du Hainaut : Province verte 2007 - p.35 - (Source F√©d√©ration du Tourisme de la Province du Hainaut) - 2007
  66. ‚ÜĎ Soignies, Chapelle Saint-Roch Rue de l‚ÄôEcole moderne
  67. ‚ÜĎ Soignies, Couvent des Franciscaines
  68. ‚ÜĎ terres vagues, lieux destin√©s √† la p√Ęture publique, terres incultes appartenant √† la communaut√© (destin√©es √† la p√Ęture publique √† l'occasion)
  69. ‚ÜĎ Chapelle du marais Tilleriaux
  70. ‚ÜĎ voir √©galement trom√©nie
  71. ‚ÜĎ http://www.collegiale-soignies.be/fr/la-collegiale/histoire/des-traditions-toujours-vivantes.html
  72. ‚ÜĎ G√©rard Bavay, Historique du Grand Tour, Soignies, 1992, 87p.
  73. ‚ÜĎ comme l'atteste le chronogramme : sonegIIs DIVo VInCentIo saCrUM
  74. ‚ÜĎ √Ä l'√©tage de l'ancien cabaret d'el sotte Now√©
  75. ‚ÜĎ √Čloge fun√®bre de Florentin Deroyer, revue de l'instruction publique en Belgique, T.3, Daveluy, Bruges, 1880 (p.571)
  76. ‚ÜĎ Son officine datant de la fin du XIXe si√®cle est rest√©e intacte et peut √™tre visit√©e
  77. ‚ÜĎ http://www.soignies.com
  78. ‚ÜĎ Annuaire de l'Etat militaire, Bruxelles, vol. 13, 1857.
  79. ‚ÜĎ Eug√®ne Cruyplants, Joseph de Maugeer, Histoire illustr√©e d'un corps belge au service de la r√©publique et de l'empire, la 112e demi-brigade, Librairie militaire Spineux, 1902.
  80. ‚ÜĎ Paul Becquart, Musiciens n√©erlandais √† la cours de Madrid, Acad√©mie royale de Belgique, 1967.
  81. ‚ÜĎ Balate (Caroline) ‚ÄĒ Albert Delaunois. Soignies, 1895-1936. Peintre hainuyer de l'Entre-deux-Guerres. Soignies, Mus√©e du Chapitre, 2006. In-4¬į broch√©, 171 p., illustrations en couleurs, (collection ¬ę Les Cahiers du Chapitre ¬Ľ, n¬į 10)
  82. ‚ÜĎ Fond√© par un √©dit de Louis XIV en 1693 et supprim√© le 30 septembre 1790.
  83. ‚ÜĎ Adrien Alexandre Marie Hoverlant de Beauwelaere, Essai chronologique pour servir √† l'histoire de Tournay, Volume 73
  84. ‚ÜĎ Mais la plupart des historiens de la France se sont obstin√©s √† voir Sens dans l'expression de Fredegaire. S'il s'agissait de Sens, il y aurait civitas ou urbs et non pagus; il y aurait Senonia ou Senonum civitas et non Senonagus. Ce nom anciennement donn√© √† Soignies aussi bien que 'SonegiŇď et Sogniacum dans le moyen √Ęge, vient pourtant de Senones, parce que Soignies fut fond√©e √† ce que l'on croit, au temps de Clovis, par des marchands de Sens, que le roi de Tournai y attira. Voyez Bruzen de la Martini√®re, etc. in Fastes Militaires cf infra.
  85. ‚ÜĎ "Fastes militaires des Belges", T.1, Bruxelles, 1835.
  86. ‚ÜĎ Wikipedia en anglais
  87. ‚ÜĎ Becker (Annette), Les monuments aux morts : patrimoine et m√©moire de la Grande Guerre, Paris, √Čditions Errance, 1988, p. 71.
  88. ‚ÜĎ Bonnard (Jean-Yves), 1914-1918, l'Oise au cŇďur de la grande Guerre, Beauvais, Archives D√©partementales de l'Oise/Conseil g√©n√©ral, 2008, p. 212.
  89. ‚ÜĎ Robert Guiette, L√©gende de la sacristine:√©tude de litt√©rature compar√©e, Paris, 1928.
  90. ‚ÜĎ le mus√©e du Vieux cimeti√®re
  91. ‚ÜĎ Le mus√©e du Chapitre
  92. ‚ÜĎ Ancienne pharmacie Bourdeaux
  93. ‚ÜĎ Centre de documentation de la pierre bleue
  94. ‚ÜĎ acc√®s et horaires de visite
  95. ‚ÜĎ Ch√Ęteau de Louvignies
  96. ‚ÜĎ Office communal du tourisme de Soignies
  97. ‚ÜĎ Motte aux m√©galithes

Voir aussi

Lever du soleil sur l'étang communal de la Cafenière.

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