Aubervilliers

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Aubervilliers

48° 54â€Č 47″ N 2° 22â€Č 59″ E / 48.9131, 2.3831

Aubervilliers
Centre d'Aubervilliers.
Centre d'Aubervilliers.
Armoiries
DĂ©tail
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DĂ©tail
Administration
Pays France
RĂ©gion Île-de-France
DĂ©partement Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton chef-lieu de deux cantons
Aubervilliers-Est, Aubervilliers-Ouest
Code commune 93001
Code postal 93300
Maire
Mandat en cours
Jacques Salvator
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine-Commune, Paris Métropole
Site web http://www.aubervilliers.fr/
DĂ©mographie
Population 74 528 hab. (2008[1])
DensitĂ© 12 939 hab./kmÂČ
Gentilé Albertivillarien, Albertivillarienne
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 48° 54â€Č 47″ Nord
       2° 22â€Č 59″ Est
/ 48.9131, 2.3831
Altitudes mini. 33 m — maxi. 46 m
Superficie 5,76 km2

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Aubervilliers est une commune française situĂ©e dans la banlieue immĂ©diate de Paris au nord-est, prĂ©cisĂ©ment dans le dĂ©partement de la Seine-Saint-Denis en rĂ©gion Île-de-France. Ses habitants sont les Albertivillariens.

Son identitĂ© urbaine et humaine est marquĂ©e par l’hĂ©ritage de l’industrie et du travail. La ville, Ă  l’origine[rĂ©f. nĂ©cessaire] de la constitution de la communautĂ© d'agglomĂ©ration Plaine-Commune, prĂ©sente de forts potentiels pour le dĂ©veloppement de l’agglomĂ©ration parisienne Ă  laquelle elle est intimement liĂ©e.

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Sommaire

GĂ©ographie physique

Aubervilliers dans l’agglomĂ©ration parisienne.

La ville, situĂ©e dans La Plaine Saint-Denis est bordĂ©e Ă  l’ouest par Saint-Denis, au nord par La Courneuve, Ă  l’est par Pantin et au sud par Paris.

Elle se trouve dans l’unitĂ© urbaine et dans l’aire urbaine de Paris.

Le canal Saint-Denis traverse l’ouest de la ville.

Toponymie

La ville est mentionnĂ©e sous la forme latinisĂ©e Albertivillare en 1059 [2]. D'oĂč le gentilĂ© d'Albertivillarien pour dĂ©signer les habitants.

Nom de lieu en -villiers (variante de -villier, -villers, -viller, issu du bas latin villare, dérivé de villa, ferme, village, puis ville) appellatif caractéristique de domaines agricoles de l'époque mérovingienne et carolingienne. Le premier élément est le nom de personne germanique Adalbertus qui a donné les prénoms Albert (forme savante) et Aubert (forme populaire), devenu patronyme.

Homonymie avec un hameau de Seine-et-Marne, Aubervilliers et certains Auberville de Normandie (les autres s'expliquant par le nom de personne norrois Osbern > Auber, nom de famille normand).

Histoire

Fonts baptismaux (date ?) de l’église Notre-Dame-des-Vertus.

Préhistoire et Antiquité

Les origines

Comme nombre de communes de la petite couronne, cette ville a longtemps été un domaine rural.

Connu autrefois sous le nom de Notre-Dame-des-Vertus, ce village est dans une plaine qui produit les meilleurs légumes des environs de Paris.

Moyen Âge

Aubervilliers n’apparait pas dans les archives[rĂ©f. nĂ©cessaire] avant 1060, date Ă  laquelle Henri Ier en fait donation au prieurĂ© Saint-Martin-des-Champs.

En 1111, les serfs d’Aubervilliers sont affranchis.

En 1182 le prieuré Saint-Martin-des-Champs, sis à Paris, accorde aux bouchers de Paris le droit de faire paßtre gratuitement leur bétail dans les champs une fois les récoltes faites.

En 1221, Guillaume Bateste, seigneur de Franconville, devient le premier seigneur du Vivier les Aubervilliers.

L'Ă©glise, qui dĂ©pendait au commencement du XIIIe siĂšcle d'une des paroisses de Saint Denis, devint bientĂŽt fameuse par les miracles qu'y opĂ©ra une image de la Vierge[3].

En 1336, l’AbbĂ© Jacques Du Breul, prieur de Saint-Germain-des-PrĂ©s, rapporte le Miracle de la pluie : Une jeune fille occupĂ©e Ă  parer de fleurs la statue de la Vierge dans l’église voit son visage ruisseler de larmes alors que la pluie se met Ă  tomber sur les rĂ©coltes dessĂ©chĂ©es.

En 1338, le roi Philippe de Valois et la reine sa femme se rendirent Ă  Aubervilliers pour visiter l'image.

De 1340 à 1792, on s'y rendait en foule chaque année de Paris et de ses environs.

En 1402, Michel de Laillier, seigneur d’Ermenonville devient seigneur du Vivier les Aubervilliers.

En 1429, la ville est occupée par les Anglais qui est reprise par Michel de Laillier en 1436.

Louis XI s'y rendit en 1474, chez Pierre L’OrfĂšvre, nouveau seigneur du Vivier, puis en 1476. L'image de la Vierge en plomb, que ce roi portait a son chapeau Ă©tait la reprĂ©sentation de celle d'Aubervilliers.

En 1531 la Seigneurie du Vivier les Aubervilliers est vendue à la famille de Montholon qui la gardera jusqu’en 1779.

La façade et la tour de l'église furent construites sous le rÚgne de Henri II.

Les guerres civiles que la faction des Armagnacs excita en France entraĂźnĂšrent la destruction de ce village, mais les abondantes aumĂŽnes des nombreux pĂšlerins qui y arrivaient de tous cĂŽtĂ©s permirent de le rebĂątir promptement. Le 10 novembre 1567, une bataille eut lieu dans La Plaine Saint-Denis opposant l’armĂ©e catholique d’Anne de Montmorency aux troupes protestantes de CondĂ©.

Henri IV habita Aubervilliers pendant le siĂšge de Paris en 1590.

De la Renaissance au XVIIIe siĂšcle

La venue de Louis XIII en 1613, puis en 1614 et 1628, permet le développement du pÚlerinage à Notre Dame des Vertus.

Jacques Gallemant, curĂ© d’Aubervilliers, permet Ă  une communautĂ© d’Oratoriens de s’installer en 1618 Ă  Aubervilliers. Ils prennent la charge de l’église Notre-Dame-des-Vertus[4] et dĂ©veloppĂšrent un pĂšlerinage important autour de la statue de la Vierge d'Aubervilliers.

En 1649, lors de la Fronde, Aubervilliers tombe dans la misĂšre. Les cultures sont ravagĂ©es, la mort rode et la population baisse. On comptera 125 dĂ©cĂšs en 1652 pour une population d’environ 1 500 habitants. Toutefois le petit bourg renaitra, car il est jusqu’au XIXe siĂšcle peuplĂ© d’agriculteurs. La proximitĂ© des marchĂ©s de Paris favorise la culture maraichĂšre, notamment dans la "plaine des Vertus, cĂ©lĂšbre pour ses oignons et lĂ©gumes divers[rĂ©f. nĂ©cessaire].

1690 : Les Oratoriens d’Aubervilliers prennent le parti des JansĂ©nistes.

L’existence de la ferme Mazier au 70 rue Heurtault est attestĂ©e, par un document, en 1699.

La RĂ©volution française et l’Empire

12 aoĂ»t 1787 : 1re rĂ©union de l’assemblĂ©e municipale d’Aubervilliers.

1789 : RĂ©daction d’un cahier de dolĂ©ances, plaintes et remontrances par Mesme Monard, curĂ© de la paroisse, et un des leaders de la contestation chez les Oratoriens.

24 janvier 1790 : Election du 1er maire d'Aubervilliers : Nicolas Lemoine.

1792 : DĂ©limitation de la commune d’Aubervilliers.

La plaine d'Aubervilliers fut, en 1814 puis 1815, le théùtre d'un combat sanglant entre les troupes françaises et les Prussiens, qui la prirent et reprirent plusieurs fois. Les soldats français, accablés par le nombre, furent finalement contraints de l'abandonner.

De la Restauration Ă  la Commune de Paris

Batterie dirigĂ©e sur Paris durant l’insurrection de la Commune au fort d’Aubervilliers. ClichĂ© LiĂ©bert.
Aubervilliers en 1888. Carte d’état-major.
L’Usine de la Nationale au dĂ©but du XXe siĂšcle
La mĂȘme usine, vue de l’intĂ©rieur

13 mai 1821 : Ouverture du canal Saint-Denis.

1832: Une épidémie de choléra décime la population.

1840 : L'industrie se met en place par une fabrique de savons rĂ©sineux.

Le fort d'Aubervilliers est construit en 1843. Il fait partie des ouvrages dĂ©cidĂ©s en 1840 par Thiers qui, afin de protĂ©ger Paris et le cas Ă©chĂ©ant, mater ses rebellions, forment une ceinture Ă©loignĂ©e. Il servira notamment Ă  la rĂ©pression[rĂ©f. nĂ©cessaire] de la Commune de Paris. Les terrains du fort et de ses dĂ©pendances sont annexĂ©s par Aubervilliers.

1861 : CrĂ©ation du marchĂ© forain du Centre.

La RĂ©volution industrielle et l’expansion de Paris changent radicalement la donne. Les industries s’installent au bord du canal.

Le 6 octobre 1862, le Baron Hainguerlot commence l'exploitation des Magasins Généraux à St Denis. En 1866, il s'installe sur Aubervilliers.

En 1866, la SociĂ©tĂ© des Manufactures des glaces et produits chimiques de Saint Gobain, Chauny et Cirey acquiert la fabrique d’acide sulfurique de John FrĂ©dĂ©ric Boyd situĂ©e rue du Landy.

Le 12 septembre 1867, la Dame Lequin[5] commence l'exploitation d'une fabrique d’allumettes chimiques au lieu-dit La Motte, rue du Vivier[6].

Pendant le siÚge de Paris de 1870, l'administration municipale se réfugie dans la capitale, au 20 boulevard de Strasbourg.

Au début de l'année 1877, le tramway arrive dans le centre ville.

1879, la boyauderie M. Jacquart s’installe [7].Elle est rachetĂ©e plus tard par Witt SA, un boyaudier de La Courneuve. L'ensemble des bĂątiments est rachetĂ© en 1921 par les Ă©tablissements Wanner qui y fabriquent des matĂ©riaux isolants : plaques de carreaux de plĂątres, liĂšges...

18 juin 1897 une fabrique de dégras (huiles et de graisses industrielles), s'installe au chemin Haut de St Denis à Aubervilliers[8] et restera en activité jusqu'à la seconde guerre mondiale.

1898 : Construction d’un dĂ©pĂŽt de tramways situĂ© Ă  l’angle de l’avenue de la RĂ©publique, au numĂ©ro 30 et de la rue du Midi[9]

De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale

À la fin du XIXe siĂšcle, la vie du petit bourg est dĂ©jĂ  intimement liĂ©e Ă  l’industrialisation naissante. Des Belges, des Lorrains, des Alsaciens, des Bretons, des Espagnols, des Italiens arrivent par vagues successives. Cette capacitĂ© d’absorption et de brassage des populations caractĂ©rise l’histoire de la commune. Les ouvriers viennent habiter la banlieue, moins chĂšre[rĂ©f. nĂ©cessaire] que la capitale. Depuis, Aubervilliers est une ville multiculturelle, oĂč cohabitent plus de 70 nationalitĂ©s[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Pendant plusieurs dĂ©cennies, les grandes industries forgeront l’identitĂ© de la ville. Le quartier des Quatre-Chemins qui chevauche la limite de territoire communal d’Aubervillers et de Pantin, Ă©tait surnommĂ© de maniĂšre pĂ©jorative « la Petite Prusse Â», en rapport avec les nombreux immigrĂ©s venus y travailler Ă  la verrerie Saint-Gobain, implantĂ©e en 1866 au bord du canal. L’identitĂ© du quartier le conduit mĂȘme Ă  demander en vain un statut de commune de plein exercice, Ă  la fin du siĂšcle[10].

15-16 avril 1900; incendie de l’église.

1908 : Installation des Ă©mailleries Edmond Jean

1923 : Pierre Laval devient maire d’Aubervilliers

1927 : Construction du bureau de poste principal rue Achille Domart.

1929 : Construction de 186 logements Ă  bon marchĂ© et de 4 boutiques par la SociĂ©tĂ© Anonyme d’HBM d’Aubervilliers, avenue Jean JaurĂšs, face au Fort.

1931 : Construction de 110 logements Ă  bon marchĂ© et de 4 boutiques par l’Office Public d’HBM d’Aubervilliers, rue de la Goutte d’Or et rue Bordier. Les travaux du stade municipal Auguste Delaune se terminent.

1944 : La division Leclerc stationne sur la RN2 [11]. Charles Tillon devient maire.


PĂ©riode contemporaine

1948 : Construction de 142 logements au Pont Blanc.

1953 : Charles Tillon dĂ©missionne, Emile Dubois le remplace. 19 avril, construction du groupe HLM des PrĂ©s Clos. 14 juillet, livraison de la CitĂ© Ethel et Julius Rosenberg, avenue du PrĂ©sident Roosevelt.

18 juillet 1954 : construction de 37 logements au 37 rue des Grandes Murailles.

1957, suite au décÚs de Emile Dubois, André Karman devient maire.

1958, Construction de la cité Gabriel Péri.

15 mai 1965, livraison de la cité Maurice Thorez au 21 rue des Cités

1969, construction de la cité République située 64-68 avenue de la République

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1970, cinq Africains trouvent la mort dans un Foyer de travailleurs migrants par une asphyxie due Ă  un chauffage de fortune. Ce drame connaĂźt un fort retentissement et donne lieu Ă  un vif dĂ©bat sur l’immigration et les conditions de vie dans les foyers. MalgrĂ© l’appel lancĂ© Ă  des funĂ©railles dans l’intimitĂ© le 10 janvier, elles furent marquĂ©es par l’irruption de manifestatants de la Gauche prolĂ©tarienne et de personnalitĂ©s comme Kateb Yacine, Jean-Paul Sartre et Michel Rocard. Le bidonville d’Aubervilliers fut visitĂ© deux jours plus tard par le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, suivi le 14 janvier par un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ©, contestĂ©, des Dossiers de l’écran. Ce drame marquera durablement la reprĂ©sentation de l’immigration dans l’imaginaire collectif français[12].

1972 : Le bidonville d'Aubervilliers situĂ© chemin de Halage, le long du canal, prĂšs du pont de Stains disparait complĂštement.

La Tour La Villette, construite en 1974, est un exemple d’architecture contemporaine

1978 : RĂ©novation du quartier de la Maladrerie.

1979 : Inauguration des stations de mĂ©tro Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins et Fort d’Aubervilliers.

1984 : DĂ©cĂšs d’AndrĂ© Karman, Jack Ralite devient maire.

La construction du Stade de France en 1998 a Ă©tĂ© un Ă©lĂ©ment dynamisant de l’urbanisme dela Plaine Saint-Denis. Avec ses 750 hectares aux portes de Paris, la Plaine Saint-Denis couvre le tiers du territoire albertivillarien et s’étend Ă©galement sur ceux de Saint-Denis et de Saint-Ouen. Depuis cinq ans, ce secteur, qui fut l’une des plus vastes zones industrielles d’Europe[rĂ©f. nĂ©cessaire], est en pleine mutation.

HĂ©raldique

Blason ville fr Aubervilliers.svg

Les armes d’Aubervilliers se blasonnent ainsi[13],[14] :

Au premier de gueules Ă  trois besants d’or en pal, au deuxiĂšme d’argent Ă  la flĂšche de sable en pal. L’écu, timbrĂ© de la couronne murale Ă  trois tours d’or, maçonnĂ©e et ouverte de sable, est posĂ©e sur un cartouche en forme de coquille au naturel.
L’assemblĂ©e municipale d’Aubervilliers fit graver en 1790 un sceau ovale conservĂ© aux Archives nationales, reprĂ©sentant, associĂ©s aux armes de France, un soleil et un lion passant. Bien que retenu par la Commission d’hĂ©raldique urbaine de la Seine et proposĂ© en 1942 comme symbole communal, la municipalitĂ© lui a prĂ©fĂ©rĂ© ce blason Ă©voquant la Compagnie des Chevaliers de l’Arc, qu’elle employait depuis la fin du XIXe siĂšcle.

DĂ©mographie

Évolution dĂ©mographique depuis 1793

Évolution dĂ©mographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 900 1 884 1 946 1 952 2 213 2 292 2 551 2 853 2 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 204 6 098 9 240 12 195 14 340 19 437 22 223 25 022 27 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 215 34 009 37 558 40 832 48 053 55 714 55 871 53 010 58 740
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
70 632 73 695 72 976 67 719 67 557 63 136 73 506 74 528  

Nombre retenu Ă  partir de 1962 : population sans doubles comptes


Évolution de la population d’Aubervilliers entre 1793 et 2006
Évolution de la population d'Aubervilliers entre 1793 et 2006.svg
Sources : Population avant le recensement de 1962 http://cassini.ehess.fr/ et INSEE

Les rĂ©sultats du recensement de 2008 effectuĂ© par l’INSEE et publiĂ©s le 1er janvier 2011 montrent que la tendance Ă  la hausse du nombre d’habitants se poursuit aujourd’hui de maniĂšre spectaculaire puisque en neuf ans la population a crĂ» de 18 % (11 392 habitants en sus), passant de 63 136 Ă  74 528 habitants. Si la thĂšse d’une augmentation de l’offre de logements n’est que trĂšs partiellement pertinente, le nombre de logements n'ayant augmentĂ© que de 1 506 de 1999 Ă  2008, soit 5,3 %, il faudrait considĂ©rer la question autrement en l’abordant notamment Ă  partir de la densification de l’occupation des logements, ce qui n’est sans doute pas sans consĂ©quence sur la qualitĂ© de vie, et de la forte baisse du nombre de logements vacants, qui sont passĂ©s de 3 184 en 1999 Ă  1 689 en 2008[15].

Entre 1982 et 1999, 43 000 personnes ont dĂ©clarĂ© ĂȘtre venues habiter Aubervilliers (soit 64 % de la population de 1999) et, comme la population a dĂ©cru de 4 600 unitĂ©s durant la pĂ©riode, on peut en conclure que prĂšs de 48 000 personnes ont quittĂ© Aubervilliers. On peut dĂ©duire de ces chiffres que seulement un tiers de la population est stabilisĂ©e[16].

La dĂ©cennie 2000-2010 a, en revanche, marquĂ© un redĂ©collage de la dĂ©mographie dans la foulĂ©e du renouveau Ă©conomique de la Plaine-Saint-Denis. Le solde migratoire de la commune est devenu positif (+ 0,4 % par an de 1999 Ă  2008) et s’est conjuguĂ© avec un solde naturel en croissance (+ 1,5 % par an)[17]. L’augmentation est particuliĂšrement sensible dans le canton ouest de la Villette au Landy. Cette forte reprise rend nĂ©cessaire pour la commune la construction d’un Ă©tablissement scolaire (maternelle et primaire) de 2010 Ă  2014[18].

En 2008, Aubervilliers compte 29 951 immigrĂ©s (soit 40,2 % de la population de la commune, proportion la plus Ă©levĂ©e du dĂ©partement), dont 4 058 en provenance de l'Union europĂ©enne, 1 379 du reste de l'Europe, 10 976 du Maghreb, 6 140 du reste de l'Afrique[19]. Selon la dĂ©mographe MichĂšle Tribalat, en 2005, environ trois quarts des jeunes de moins de 18 ans de la commune seraient Ă©trangers ou français d’origine Ă©trangĂšre, essentiellement du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne[20],[21].

Pyramide des Ăąges

Pyramide des Ăąges Ă  Aubervilliers en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d'Ăąge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
3,2 
75 Ă  89 ans
4,8 
9,4 
60 Ă  74 ans
9,2 
18,6 
45 Ă  59 ans
17,9 
24,2 
30 Ă  44 ans
23,4 
22,2 
15 Ă  29 ans
23,4 
22,5 
0 Ă  14 ans
20,9 
Pyramide des ùges du département de la Seine-Saint-Denis en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d'Ăąge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,4 
75 Ă  89 ans
5,7 
9,5 
60 Ă  74 ans
9,5 
19,2 
45 Ă  59 ans
19,0 
22,7 
30 Ă  44 ans
22,2 
21,9 
15 Ă  29 ans
22,0 
23,0 
0 Ă  14 ans
21,0 

Économie

QuatriĂšme ville du dĂ©partement de la Seine-Saint-Denis sur le plan Ă©conomique, avec 30 000 emplois et 2 444 entreprises[24] dans le secteur privĂ©, Aubervilliers possĂšde un tissu Ă©conomique trĂšs diversifiĂ©.

La ville dispose d’un tissu dense de PME-PMI qui reprĂ©sente 25% des emplois. Ces PME cĂŽtoient des laboratoires de recherche, comme Rhodia (730 emplois[24]) ou Saint-Gobain (400 emplois[24]), et de grands Ă©tablissements publics tels que France TĂ©lĂ©com, la Documentation française, les services transports de La Poste, les ateliers de La Villette du MĂ©tro de Paris et un important dĂ©pot d'autobus de la RATP.

77% des emplois sont aujourd’hui proposĂ©s dans les services, les transports et le nĂ©goce. Les activitĂ©s Ă  caractĂšre industriel y sont cependant prĂ©sentes avec des entreprises comme les lampes Aric, les ascenseurs Thyssen, Messier-Bugatti, Cookson, France-Soir. Mais des siĂšges sociaux et des services administratifs de grandes entreprises s’y sont installĂ©s (Rhodia, KDI, Motul, Lapeyre-GME (3400 salariĂ©s[24]), Zurich Assurances).

De nouveaux secteurs d’activitĂ©s se sont dĂ©veloppĂ©s ces derniĂšres annĂ©es:

Autre signe de cette mutation : le renforcement des activitĂ©s de grossistes et d’import-export. Avec plus de 300 Ă©tablissements concentrĂ©s dans les EntrepĂŽts et Magasins gĂ©nĂ©raux de Paris (EMGP) et aux abords de la Porte d'Aubervilliers (quartier de La Haie-Coq), ce secteur constitue un nouveau pĂŽle Ă©conomique en fort dĂ©veloppement. Les importateurs de la Haie-Coq diffusent dans toute la France des produits manufacturĂ©s Ă  bas prix de toutes sortes (textiles, montres, jouets, dĂ©coration, gadgets), provenant gĂ©nĂ©ralement de Chine, une importante communautĂ© chinoise originaire de la rĂ©gion de Wenzhou vivant sur place[25]. La communautĂ© grossistes d'Aubervilliers prend essentiellement sa forme par le centre de grossistes CIFA[26].

Mais l'essor Ă©conomique que connait la ville a des limites. Aubervilliers dĂ©tient un taux de chĂŽmage culminant Ă  23,3%. Il faut aussi noter qu'Aubervilliers est une des villes Ă  la population la plus pauvre d'Île-de-France avec un revenu par mĂ©nage de 10 603 euros par an[27].

Transports

Aubervilliers est une commune limitrophe de Paris (Porte d'Aubervilliers et Porte de la Villette), et bénéficie donc de nombreuses voies de communication, dont le Boulevard périphérique de Paris, l'autoroute A86, les anciennes routes nationales RN2 et 301, qui lui donnent un accÚs aisé à l'ensemble du réseau routier et autoroutier francilien, ainsi qu'aux aéroports du Bourget, de Roissy.

Elle est traversĂ©e par le Canal Saint-Denis, oĂč se trouvaient autrefois d'importants ports fluviaux, la ligne ferroviaire Paris - Hirson et, autrefois, par le Chemin de fer industriel de Saint-Denis/Aubervilliers, qui desservait la Plaine Saint-Denis.

Transports en commun actuels

La ligne Ă©tait autrefois desservie par de nombreuses lignes de tramway
On voit ici le terminus de la ligne AR des TPDS...
...et un tramway électrique à impériale, également des TPDS, circulant sur la ligne Place de la République - Gare de l'Est - CimetiÚre parisien - Quatre Chemins - Aubervilliers

Elle est desservie :

Elle dispose de deux accÚs au boulevard périphérique, par la porte d'Aubervilliers et par la porte de la Villette.

Les projets

AprÚs quarante années de tractations politiques, Aubervilliers, qui est à ce jour la seule ville jouxtant Paris qui ne possÚde aucune desserte de métro en centre-ville, a obtenu des pouvoirs publics en 2005 le lancement du prolongement de la ligne 12 jusqu'à la mairie. Ce prolongement prévoit la création de trois nouvelles stations. La premiÚre, Front populaire, qui se situera à la limite de Saint-Denis (Place du Front Populaire, à l'angle des rues Proudhon et Gardinoux) devrait ouvrir fin 2012.

Au niveau de cette station devrait passer Ă  terme un tramway, le T8, reliant la future gare Rosa Parks Ă  Saint-Denis, Villetaneuse et Épinay-sur-Seine. Cette partie du tramway n'est toutefois pas actuellement financĂ©e. Il faut en outre y ajouter le prolongement du T3 qui longera Aubervilliers par le sud.

La station desservira notamment le parc d'activité des EMGP, célÚbre pour ses nombreux studios de télévision, ainsi que le futur Campus Condorcet.

Aubervilliers devient une ville de plus en plus attractive et qui bĂ©nĂ©ficiera dans les 5 Ă  6 prochaines annĂ©es de la piscine olympique prĂ©vues Ă  l'origine pour les J.O. de 2012, du centre international de formation des chercheurs et ingĂ©nieurs de Saint Gobain, de la crĂ©ation du Campus Condorcet accueillant entre autres l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et une partie des Ă©tudiants de la Sorbonne, le grand centre commercial Le MillĂ©naire (ouvert en mai 2011), le Conservatoire rĂ©gional Aubervilliers-La Courneuve, etc
[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Télécommunications

Aubervilliers Ă©tait un cƓur de plaque ADSL France Telecom, avant que le concept de plaque ne soit abandonnĂ©.Plusieurs des serveurs adsl ORANGE sont Ă  Aubervilliers.

  • rĂ©gion ADSL : IDF
  • plaque : IDF-08
  • dĂ©partement : 93

Tourisme

Aubervilliers est une « ville fleurie Â» avec deux fleurs attribuĂ©e au concours des villes et villages fleuris[28].

Architecture et urbanisme

Le patrimoine

Église Notre-Dame-des-Vertus, dĂ©cembre 2006.
Les Quarante-Cinq. Au second plan, la Tour La Villette

Le centre ancien d'Aubervilliers se situe autour de l'Ă©glise Notre-Dame-des-Vertus. L'Ă©glise Notre-Dame-des-Vertus est Ă©difiĂ©e au XVe siĂšcle sur un plan rectangulaire, de type halle. La voĂ»te de la nef est ornĂ©e d'une clĂ© reprĂ©sentant la Vierge. Le clocher est Ă©rigĂ© en 1541 sous Francois Ier, la façade achĂšve l'Ă©difice en 1628 ; Louis XIII en a dĂ©cidĂ© la construction dans le style jĂ©suite pour manifester sa reconnaissance Ă  la Vierge aprĂšs sa victoire sur les protestants. Les vitraux, soufflĂ©s lors de l’explosion de la poudrerie du fort de La Courneuve, le 15 mars 1918, ont Ă©tĂ© refaits par l’atelier Charles Champigneulle. Ils reprĂ©sentent les miracles de Notre Dame des Vertus[29]. L'orgue dont la facture instrumentale (1770-1780) est l'Ɠuvre de François-Henri Clicquot, constitue le seul instrument francilien du XVIIe siĂšcle dans le dĂ©partement. La partie instrumentale est classĂ© au titre des monuments historiques depuis le 30 avril 1975. Elle a Ă©tĂ© restaurĂ©e en 1990 par les facteurs d'orgues Robert Chauvin, Louis Benoist et Pierre Sarelot[30],[31].

  • Le lycĂ©e d'enseignement gĂ©nĂ©ral et technique « Le Corbusier Â»

Le lycĂ©e « Le Corbusier Â», 1997-2003, agrandi et reconstruit par l'architecte Pierre Riboulet.

  • La tour La Villette

Nature du bĂąti et de la forme urbaine

Le parc de logements d'Aubervilliers est composĂ© Ă  42,2 % de HLM.

Les différents quartiers de la ville

Les principaux quartiers que compte la ville sont :

  • les Quatre-Chemins ;
  • le Quarante-Cinq Ă  La Vilette ;
  • la Maladrerie (et les 800 logements - Elle forme une ZFU) ;
  • le Pont-Blanc/VallĂšs/Hemet (l'agglomĂ©ration s'appelle « VallĂšs la Frette Â») ;
  • le Landy (partagĂ© entre Aubervilliers et Saint-Denis) ;
  • la citĂ© CrĂšvecƓur ;
  • la citĂ© du 112 ;
  • la citĂ© LĂ©nine ;
  • Sadi-Carnot ;
  • Les Presles ;
  • la citĂ© Heurtault ;
  • Les Fleurs;
  • la citĂ© Gabriel-PĂ©ri ;
  • Les Fusains ;
  • le square des roses ;
  • Le fort.

Depuis 2007, l'agglomération du quartier de la Maladrerie et de la cité des 800 logements forment une zone franche urbaine[32].

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Les projets

Projet Canal - Porte d’Aubervilliers

En limite de Paris, le long de la darse du canal Saint-Denis a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e la ZAC Canal Porte d’Aubervilliers[33] s’étend sur 6 ha. Ses amĂ©nagements ont Ă©tĂ© conçus par l’architecte Antoine Grumbach et le premier coup de pioche est prĂ©vu en novembre 2007 par la construction du centre commercial par ICADE associĂ© Ă  la SĂ©gĂ©cĂ©.
Elle comprend :

  • un centre commercial[34] de 56,000 mÂČ, dont 4,100 mÂČ pour l’hypermarchĂ© alimentaire, et comprendra 17 moyennes surfaces pour 21 910 mÂČ et 95 boutiques ;
  • TV-CitĂ©, espace de 4 000 mÂČ comprenant un musĂ©e de la tĂ©lĂ©vision, des salles de projection et de rĂ©union, un studio, une chaine locale de tĂ©lĂ©vision. L’équipement dĂ©veloppera des partenariats avec l’INA qui y trouvera un espace permettant de rendre accessible son fond d’images et de sons crĂ©Ă©s sur plus de 60 annĂ©es de radio ou de tĂ©lĂ©diffusion, et s’accompagnera d’une Ă©cole de formation aux mĂ©tiers de l’audiovisuel.
    Certaines des moyennes surfaces du centre commercial seront liĂ©es Ă  TV-CitĂ©, telles qu’un magasin DVD/CD/librairie, loueurs de matĂ©riels ou de supports de diffusion ;
  • 160 000 mÂČ de bureaux ;
  • 380 logements nouveaux (ainsi que la conservation de certains logements existants sur le site) et un hĂŽtel 4 Ă©toiles ;
  • un pĂŽle d’une dizaine de lieux de restauration.
Travaux de réurbanisation sur la darse de la CharbonniÚre

Est Ă©galement inscrite la mise en valeur paysagĂšre de la darse des magasins gĂ©nĂ©raux du Canal Saint-Denis, soit 12 000 mÂČ d’espaces verts, promenades et bassins au bord du canal, auxquels s’ajouteront les installations du pĂ©piniĂ©riste Delbard, et notamment son espace d’exposition dĂ©nommĂ© l'Art des jardins et du paysage. Des amĂ©nagements sont prĂ©vus ainsi qu’une passerelle pour lier la ZAC Canal Porte d’Aubervilliers avec le Parc du MillĂ©naire Ă  Paris, qui fait partie de la zone d’amĂ©nagement dite Paris Nord-Est. Ce sont 15 000 emplois qui devraient y ĂȘtre crĂ©Ă©s, avec notamment 500 emplois directs et indirects liĂ©s au chantier, puis 180 pour l’hypermarchĂ©, 917 dans les boutiques et restaurants et 440 dans les grandes surfaces, auxquels s’ajouteront donc les emplois des immeubles de bureau.

Par ailleurs, les porteurs du projet ont signĂ© une convention prĂ©voyant la promotion de l’emploi local et « des actions en faveur du dĂ©veloppement Ă©conomique des entreprises de Seine-Saint-Denis Â», et notamment des commerces situĂ©s Ă  proximitĂ©[35]

Le parc du Millénaire

Cette zone situĂ©e prĂšs du pĂ©riphĂ©rique extĂ©rieur accueille depuis juin 2007 deux immeubles de bureau (dont le siĂšge d’Icade) pour une surface totale de 30 000 mÂČ. Le parc achevĂ©, il prĂ©sentera six cents mĂštres de façades le long du boulevard pĂ©riphĂ©rique, soit quatre immeubles et 110 000 mÂČ.

Campus Condorcet et Gare des mines

Dossier prĂ©sentĂ© conjointement par l’École des hautes Ă©tudes en sciences sociales, l’École pratique des hautes Ă©tudes, l’UniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne, l’UniversitĂ© Paris VIII, l’UniversitĂ© Paris 13 et l’École nationale des chartes, ce projet de nouveau campus dĂ©diĂ© principalement Ă  l’enseignement et la recherche en sciences humaines a Ă©tĂ© retenu en juillet 2008 parmi les dix projets du plan campus du ministĂšre de l’enseignement supĂ©rieur. Il devrait se concrĂ©tiser Ă  partir de 2012[36].

Ce projet de la Place du Front-Populaire prĂ©voit la construction de 635 logements autour d’une nouvelle place et de la nouvelle station de la ligne 12 Front populaire.

Paris, Saint-Denis et Aubervilliers ont signĂ© en octobre 2008 un protocole pour la crĂ©ation d’un quartier intercommunal sur le site dit de la « Gare des mines Â». Cette friche industrielle de 22 ha Ă  cheval sur les trois villes prĂ©voit la construction de 1500 logements (2/3 Paris, 1/3 Plaine Commune), dont de 40% de logements sociaux et rĂ©alisation des Ă©quipements associĂ©s, Ă©coles, crĂšches et terrains de sport, 140 000 m2 de bureau et d’activitĂ©s (2/3 Paris, 1/3 Plaine Commune) pour un objectif de 3500 emplois Ă  terme sur le site, limitrophe du Campus Condorcet. Sur le territoire d’Aubervilliers, une Ă©cole et une crĂšche seront construites[37].

Le centre aquatique

Article dĂ©taillĂ© : Le stade nautique olympique.

Inscrite dans le projet de candidature « Paris 2012 Â», la piscine olympique devait ĂȘtre construite sur Aubervilliers. MalgrĂ© l’échec de la candidature de Paris, le PrĂ©sident, le Premier ministre et le ministre chargĂ© des Sports, ont confirmĂ© que l’État financerait la rĂ©alisation du centre nautique. La construction de cette piscine s’accompagne d’une tour de bureaux de 150 Ă  230 m.

Sa rĂ©alisation confortera la dynamique urbaine engagĂ©e autour de la Gare de La Plaine - Stade de France avec la crĂ©ation du Stade de France, tout en satisfaisant les besoins d’un Ă©quipement international exprimĂ© par la FĂ©dĂ©ration française de natation, ainsi que par la communautĂ© d’agglomĂ©ration Plaine-Commune, car les piscines de l’agglomĂ©ration ne suffisent plus Ă  rĂ©pondre Ă  la demande.

Compte tenu d’un accord financier intervenu le 4 avril 2007, le concours architectural est prĂ©vu au second semestre 2007, pour une livraison en 2012.

Le canal Saint-Denis : berges du canal et « Parc Canal Â»

Le canal Saint-Denis au niveau de l’écluse no 2 dite des Quatre-Chemins

Aubervilliers, Saint-Denis et Plaine-Commune considĂšrent que les sites dessinĂ©s par le canal sont Ă  reconquĂ©rir comme espaces paysagers, de dĂ©tente et de loisirs, tout en conservant leur vocation Ă©conomique. Ce projet, dont l’achĂšvement est prĂ©vu pour 2006, est Ă©laborĂ© en partenariat avec la ville de Paris, qui est propriĂ©taire du canal et de ses berges, en concertation avec les habitants, mais aussi en partenariat avec le DĂ©partement et la RĂ©gion Île-de-France car il constitue un axe majeur de liaisons douces Ă  l’échelle du territoire.

Administration

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[38], la commune faisait partie du dĂ©partement de la Seine. Le redĂ©coupage des anciens dĂ©partements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient dĂ©sormais Ă  la Seine-Saint-Denis suite Ă  un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Situation administrative

Aubervilliers est divisée en deux cantons:

Politique

Lors des Ă©lections municipales de 2008, le PS a provoquĂ© une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu’il perdit face Ă  la liste menĂ©e par le PCF. MalgrĂ© les accords nationaux de dĂ©sistement au profit de la liste de gauche la mieux placĂ©e, la liste du PS menĂ©e par Jacques Salvator se maintint au second tour[39] et gagna l’élection par 41,48 % des suffrages exprimĂ©s, face Ă  la liste du maire sortant, Pascal Beaudet (PCF), Ă  celle de l’UMP et Ă  celle du MoDem[40].

En mars 2011, les Ă©lections cantonales (canton Aubervilliers-Est) ont Ă  nouveau amenĂ© Pascal Beaudet (PCF, PG, GU, NPA, FĂ©dĂ©rĂ©s) en tĂȘte du premier tour (30,9 %) dans un contexte d'abstention record (72,3 %)[41]. La candidate socialiste se maintient Ă  nouveau au second tour, comme en 2008. Mais cette fois-ci, Pascal Beaudet gagne l'Ă©lection au second tour (50,76 %). Les deux cantons d'Aubervilliers sont donc dĂ©sormais tenus par des communistes (Jean-Jacques Karman et Pascal Beaudet).

Les maires albertivillariens depuis 1923
PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
2008   Jacques Salvator PS Cadre administratif - MĂ©decin de formation
2003 2008 Pascal Beaudet PCF instituteur
1984 2003 Jack Ralite PCF journaliste, ancien ministre, député
1957 1984 AndrĂ© Karman PCF  
1953 1957 Emile Dubois PCF  
1945 1953 Charles Tillon PCF ajusteur
1944 1945 Charles Tillon PCF  
1944 1945 Armand Lavie    
1942 1944 Pages    
1940 1942 Pierre Laval   Avocat
1923 1940 Pierre Laval socialiste indépendant avocat, ministre, président du Conseil
1923 1940 Georges Brun    

Identité visuelle

Logotype mairie Aubervilleirs.gif

Le logotype de la commune d’Aubervilliers est apposĂ© sur les documents officiels jusqu’aux vĂ©hicules municipaux. On y retrouve le nom de la commune encadrĂ© par le soleil et la lune, pour signifier que « cette ville est un lieu de vie intense, oĂč l’on travaille, oĂč l’on a des amis, des enfants oĂč l’on dort Ă©galement Â»[42]. Les couleurs rouge et jaune sont reprises des anciennes armoiries d’Aubervilliers—prĂ©sentant un soleil et un lion passant associĂ©s aux armes de France—conservĂ©es aux Archives nationales sur un sceau ovale gravĂ© en 1790 par l’assemblĂ©e municipale qui fut retenu par la Commission d’hĂ©raldique urbaine de la Seine en 1942 mais auquel on prĂ©fĂ©ra le blason actuel.

Jumelages

Éducation

Liste des Ă©tablissements scolaires :

Culture

La culture Ă  Aubervilliers est vivante Ă  travers un tissu associatif trĂšs riche et se dĂ©ploie aussi au rythme des festivals (Banlieues bleues, Villes des Musiques du monde, Festival pour Ă©veiller les regards). La ville s’est dotĂ©e d’un studio d’enregistrement.

Le théùtre de la Commune

Le thĂ©Ăątre de la Commune, un des premiers centres dramatiques nationaux Ă©tablis en banlieue depuis plus de trente ans, est reconnu internationalement[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Il est aujourd’hui dirigĂ© par Didier Bezace (qui a reçu en 2005 deux MoliĂšres, dont celui de la mise en scĂšne pour la piĂšce La Version de Browning).

Le cinéma Le Studio

Occupant le mĂȘme bĂątiment que le thĂ©Ăątre, le cinĂ©ma est Ă©galement Ă  l’honneur grĂące Ă  la salle de cinĂ©ma Le Studio classĂ©e « Art et essai Â» qui prĂ©sente, outre ses programmes rĂ©guliers, un Festival pour Ă©veiller les regards Ă  l’intention du jeune public.

BibliothĂšques

Les bibliothĂšques municipales sont au nombre de quatre.

Espace Jean-Renaudie

L’espace Jean-Renaudie est un centre d’arts plastiques (Capa) installĂ© dans le quartier de la Maladrerie.

Le MĂ©tafort d’Aubervilliers

Depuis le [rĂ©f. nĂ©cessaire], le MĂ©tafort s’est installĂ© Ă  proximitĂ© du fort d'Aubervilliers.

Le théùtre équestre Zingaro

PhĂ©nomĂšne remarquĂ© de cette derniĂšre dĂ©cennie, le thĂ©Ăątre Ă©questre Zingaro, avec Ă  sa tĂȘte Bartabas[43], a Ă©tabli son campement au Fort d'Aubervilliers.

Les Laboratoires d’Aubervilliers et la Villa-Mais-d’Ici

Derniùrement ce sont les Laboratoires d’Aubervilliers et la Villa Mais d’Ici qui sont venus enrichir les infrastructures culturelles.

Le conservatoire de musique et de danse d’Aubervilliers-La Courneuve

Aubervilliers dispose en partenariat avec La Courneuve d’un conservatoire de musique et de danse depuis 1974 (statut de conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional). Il forme 1 400 Ă©lĂšves Ă  travers une vingtaine de disciplines musicales[44].

Aubervilliers dans la littérature, la chanson et le cinéma

  • Jacques PrĂ©vert a consacrĂ© Ă  la ville un long poĂšme « Aubervilliers Â», extrait du recueil Paroles[45]. Il a Ă©galement Ă©crit les commentaires du film Aubervilliers (1945), rĂ©alisĂ© par Éli Lotar.
  • La culture ouvriĂšre a Ă©tĂ© immortalisĂ©e par le film de Marcel CarnĂ©, Le jour se lĂšve, (1939) oĂč Jean Gabin y incarne le quotidien tragique d’un ouvrier[46].
  • Jacques Sommer a consacrĂ© un recueil de poĂ©sie La prose d’Aubervilliers aux Ă©ditions Dumerchez.
  • Mano Solo chante Les Chevaux d’Aubervilliers, en rĂ©fĂ©rence au thĂ©Ăątre Ă©questre Zingaro de Bartabas.
  • Pierre Perret a consacrĂ© une chanson Ă  la ville Salut l’ami d’Aubervilliers.
  • Mireille Mathieu a chantĂ© NoĂ«l d’Aubervilliers.
  • Michel Mallory a composĂ© Le Cow-Boy d’Aubervilliers.
  • Édith Piaf chante « Les Neiges de Finlande Â» texte de Henri Contet 1958 ; Aubervilliers y est faite mention.
  • Philippe Clay chante Le Festival d’Aubervilliers.
  • LĂ©o FerrĂ© chante Monsieur tout blanc et Ă©voque Aubervilliers.
  • Robert Ripa a chantĂ© Les Arbres d’Aubervilliers (Havet-Lutereau), 45 t, Vogue 1959 ; chanson laurĂ©ate du Coq de la chanson française 1959.
  • AndrĂ© Verchuren joue Festival d’Aubervilliers (Vic-BĂ©rard) 45 t Visadic, instrumental Ă  l’accordĂ©on, reprise de la chanson de Philippe Clay.
  • Dominique Grange : ""Nous sommes les nouveaux partisans 45 t, Expression spontanĂ©e, chanson de lutte oĂč Aubervilliers est tristement citĂ©e.
  • Au printemps 2008, DaniĂšle Thompson a tournĂ© plusieurs scĂšnes de son film Le code a changĂ© Ă  Aubervilliers.
  • Philippe chante, en rĂ©ponse au Cow-Boy d’Aubervilliers de Michel Mallory, L’Indien de Levallois, (45 t MF) 1974.
  • Christiane Gaud et Bernard Pisani chantent avec Les Petits Chanteurs d’Aubervilliers, 45 t Auvidis 1978.
  • L’AccordĂ©on-Club d’Aubervilliers Ă  travers le monde, 33 t DISC B.S, 1978.
  • Les Petits Chanteurs d’Aubervilliers et la Chorale Jean-Baptiste de La Salle de Saint-Denis, (33 t, Tout autour du monde
 PRES 1984.
  • Reynaldo Hahn : Ciboulette, opĂ©rette en 3 actes, 1923, livret de Robert de Flers et Francis de Croisset, dont le troisiĂšme tableau (acte 2) se situe Ă  l’« intĂ©rieur d’une ferme Ă  Aubervilliers Â» en 1867. L’hĂ©roĂŻne Ă©ponyme, Ciboulette, est la fille de maraĂźchers locaux.

Personnalités liées à la ville

Histoire

  • Henri IV, roi de France, y sĂ©journa pendant le siĂšge de Paris.
  • Isaac de LapeyrĂšre, Ă©crivain français, y est mort en 1676.
  • LĂ©on Jouhaux (1879†1954), syndicaliste, prix Nobel de la paix en 1951 a dĂ©couvert le militantisme syndical en entrant Ă  l’usine d’allumettes d’Aubervilliers-Pantin en 1895, alors ĂągĂ© de seize ans[47].

Histoire politique

Artistes

Sportifs

Myriam Lamare, championne de boxe française et anglaise

Bibliographie

  • Maurice Foulon, LĂ©o Demode (prĂ©f. Pierre Laval, maire d'Aubervilliers), Aubervilliers sous la RĂ©volution et l’Empire : Notes d'histoire locale, Imprimeries Mont-Louis Ă  Clermont-Ferrand, 1935 
  • Jacques Grossard, Huit villes Ă  dĂ©couvrir en Île-de-France : Plaine Commune, Neuilly-sur-Seine, Vendredi Treize Ă©ditions, coll. Â« Urban’s guide Â», 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4) [prĂ©sentation en ligne] 
  • Jacques Dessain, Aubervilliers Ă  travers les siĂšcles, t. 1 : Des origines aux guerres de religion, Aubervilliers, SociĂ©tĂ© de l’Histoire et de la Vie Ă  Aubervilliers, 1988, 96 p. 
  • Jacques Dessain, Aubervilliers Ă  travers les siĂšcles, t. 2 : Des guerres de religion Ă  la Fronde, Aubervilliers, SociĂ©tĂ© de l’Histoire et de la Vie Ă  Aubervilliers, 1991, 112 p. 
  • Jacques Dessain, Aubervilliers Ă  travers les siĂšcles, t. 3 : Sous le rĂšgne de Louis XIV, 1653–1715, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain, 1993, 111 p. 
  • Jacques Dessain, Aubervilliers Ă  travers les siĂšcles, t. 4 : Un siĂšcle de bouleversements, 1715–1815 (1re partie) : De la royautĂ© Ă  la rĂ©publique, 1715–1794, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain, 1998, 317 p. 
  • Jacques Dessain, Aubervilliers Ă  travers les siĂšcles, t. 5 : Un siĂšcle de bouleversements, 1715–1815 (2e partie) : Le Pouvoir des propriĂ©taires, 1794–1815, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain, 2002, 189 p. 
  • Jacques Dessain, Chroniques d'Aubervilliers : 1815-1848 : Le village s'agrandit, Saint-Denis, Louisette et Jacques Dessain / Les Ateliers de Saint-Denis, 2005, 80 p. 
  • Jacques Dessain, Heurs et Malheurs des curĂ©s d’Aubervilliers, Saint-Denis, Louisette et Jacques Dessain, DL 2007 93-Saint-Denis, 2008, 46 p. 
  • LĂ©on Bonneff (prĂ©f. Henry Poulaille), Aubervilliers : Roman, Saint-Denis, SociĂ©tĂ© de l’Histoire et de la Vie Ă  Aubervilliers/Le Vent du ch'min, 1949 (1re Ă©dition, L'AmitiĂ© par le Livre), 291 p. 
  • SociĂ©tĂ© de l’Histoire et de la Vie Ă  Aubervilliers, Aubervilliers, notre village : Promenade « rĂ©tro Â» Ă  Aubervilliers ou Du temps oĂč nos parents Ă©taient petits, Aubervilliers, SociĂ©tĂ© de l’Histoire et de la Vie Ă  Aubervilliers, 1985, 109 p. 
  • Jacques Dessain, Claude Fath et Jean-Jacques Karman, Histoire des rues d’Aubervilliers, Aubervilliers, Journal d'Aubervilliers, publication de 1984 Ă  1987, 288 p.
    3 tomes
     

Notes et références

  1. ↑ Populations lĂ©gales 2008 de la commune : Aubervilliers sur le site de l'Insee
  2. ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire Ă©tymologique des noms de lieux en France, Ă©ditions Larousse 1968.
  3. ↑ Dictionnaire historique des environs de Paris du Docteur Ermete Pierotti
  4. ↑ L’église Notre-Dame-des-Vertus est classĂ©e monument historique depuis 1908, Fiche en ligne de la base MĂ©rimĂ©e.
  5. ↑ AppelĂ©e Ă©galement Dame Delabarre
  6. ↑ actuelle rue Henri Barbusse. Cette fabrique fut gĂ©rĂ©e par la Compagnie GĂ©nĂ©rale des Allumettes Ă  partir de 1874 puis par la Direction des Manufactures de l’Etat Ă  partir de 1890. Reconstruite entre 1902 et 1904, elle est occupĂ©e actuellement par la Documentation Française.
  7. ↑ elle serait actuellement situĂ©e au 3 rue Danielle Casanova
  8. ↑ actuellement 25 à 37, rue du Port
  9. ↑ rue Bernard et Mazoyer
  10. ↑ Plongez dans la mĂ©moire de « la Petite Prusse Â», Le Parisien, Ă©dition de Seine-Saint-Denis, 7 mars 2009. ConsultĂ© le 8 mars 2009
  11. ↑ carrefour Jean Jaurùs/Danielle Casanova
  12. ↑ L’immigration et l’opinion en France sous la CinquiĂšme RĂ©publique, Yvan Gastaut, Paris, Editions du Seuil, 2000, ISBN 2-02-035417-9, pages 52-60.
  13. ↑ « Du blason au logo Â», site internet de la mairie d’Aubervilliers.
  14. ↑ Aubervilliers sur la banque du Gaso.
  15. ↑ INSEE - RĂ©sultats du recensement de la population de 2008 - Évolution du nombre de logements par catĂ©gorie
  16. ↑ Source : PCF Aubervilliers
  17. ↑ INSEE - RĂ©sultats du recensement de la population de 2008 - Évolution et structure de la population d'Aubervilliers
  18. ↑ Une Ă©cole en location pour la rentrĂ©e 2010, Le Parisien, Ă©dition de Seine-Saint-Denis, 20 avril 2009.
  19. ↑ INSEE Les immigrĂ©s par sexe, Ăąge et pays de naissance
  20. ↑ Michùle Tribalat, Revue Commentaire, juin 2009, n°127
  21. ↑ MichĂšle Tribalat, Les yeux grands fermĂ©s, DenoĂ«l, 2010
  22. ↑ Evolution et structure de la population Ă  Aubervilliers en 2007 sur le site de l'Insee. ConsultĂ© le 16 juillet 2010
  23. ↑ RĂ©sultats du recensement de la population de la Seine-Saint-Denis en 2007 sur le site de l'Insee. ConsultĂ© le 16 juillet 2010
  24. ↑ a, b, c et d « Le guide des collectivitĂ©s locales Â», dans "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", Ă©ditĂ© par le ComitĂ© d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008 
  25. ↑ Le « mode de Wenzhou Â», bien vu par un maire français, French.China.org, 3 dĂ©cembre 2008. ConsultĂ© le 3 dĂ©cembre 2008
  26. ↑ Le marchĂ© CIFA
  27. ↑ - L'Express - Richesse des habitants
  28. ↑ PalmarĂšs du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis. ConsultĂ© le 23 septembre 2009
  29. ↑ Vitraux de Notre-Dame-des-Vertus. sur le site des Ă©glises catholiques d'Aubervilliers. ConsultĂ© le 28 juillet 2008
  30. ↑ Église Notre-Dame-des-Vertus sur Site du comitĂ© dĂ©partemental du tourisme. ConsultĂ© le 28 juillet 2008
  31. ↑ Église Notre-Dame des Vertus sur le site de l'Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis. ConsultĂ© le 28 juillet 2008
  32. ↑ CrĂ©ation d'une zone franche urbaine : actualitĂ© de la Ville d’Aubervilliers
  33. ↑ La ZAC a en effet Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par dĂ©libĂ©ration du Conseil communautaire de Plaine Commune du 30 mars 2004, aprĂšs annulation par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise d’un prĂ©cĂ©dent projet, plus ambitieux, dĂ©nommĂ© ZAC Porte d’Aubervilliers
  34. ↑ La taille du centre commercial a Ă©tĂ© rĂ©duite de 52 295 mÂČ Ă  42 000 mÂČ de surface de vente (SV), par rapport Ă  celui envisagĂ© dans le cadre du projet annulĂ© de la ZAC de la Porte d’Aubervilliers. En particulier, l’hypermarchĂ© a vu sa surface rĂ©duite de 12 000 mÂČ SV Ă  4 100 mÂČ SV
  35. ↑ Elodie SouliĂ©, « AUBERVILLIERS : Un chantier anticrise pour les PME locales - Les promoteurs du futur centre commercial du Canal s’engagent Ă  favoriser les entreprises du dĂ©partement. A la clĂ© : 100 M € pour le BTP. Â», dans Le Parisien - Édition de la Seine-Saint-Denis, 23 dĂ©cembre 2008 
  36. ↑ D’aprĂšs les informations recueillies par Le Parisien, 12 juillet [rĂ©f. nĂ©cessaire], Ă©dition de Seine-Saint-Denis, page 3.
  37. ↑ Nouveau quartier intercommunal « Gare des Mines / Fillettes Â», Mairie de Paris, 31 octobre 2008. ConsultĂ© le 2 novembre 2008
  38. ↑ Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la rĂ©organisation de la rĂ©gion parisienne
  39. ↑ Source : http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008/seine-saint-denis-93-municipales/5971-aubervilliers-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.php Le Parisien, Ă©dition Seine-Saint-Denis du 14 mars 2008
  40. ↑ RĂ©sultats des Ă©lections municipales 2008 - 2nd tour
    Votants 50,3 %
    ExprimĂ©s 49,0 %
    Liste Salvator (PS) - 41,5% des exprimés - 35 siÚges
    Liste Beaudet (PCF) - 38,5 % des exprimĂ©s - 9 siĂšges
    Liste MĂ©nia (UMP) - 7,8 % des exprimĂ©s - 2 siĂšges
    Liste Augy (MoDem) - 12,2 % des exprimĂ©s - 3 siĂšges
    Source Le Parisien.
  41. ↑ Voir rĂ©sultats complets sur le site de la section d'Aubervilliers du PCF
  42. ↑ Du blason au logo
 L’image de la ville document en ligne sur le site municipal.
  43. ↑ Site internet du thĂ©Ăątre Ă©questre Zingaro
  44. ↑ Site internet du conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional d’Aubervilliers-La Courneuve
  45. ↑ La chanson des enfants de Jacques PrĂ©vert
  46. ↑ Aubervilliers mon amour, Nouvel Observateur, 30 octobre 2008. ConsultĂ© le 31 octobre 2008
  47. ↑ Hommage Ă  LĂ©on Jouhaux (1879-1954), Notes d’IĂ©na n° 171, janvier 2004. Publication du Conseil Ă©conomique et social.
  48. ↑ A la dĂ©couvert d'Abou d'Auber, Le Parisien, 13 juin 2010, page 18

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  • Aubervilliers — geographical name commune N France population 72,859 
   New Collegiate Dictionary


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