Serie televisee

ï»ż
Serie televisee

Série télévisée

Séries télévisées

par période / genre / origine
Liste complĂšte

Une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e (en abrĂ©gĂ© sĂ©rie, ou familiĂšrement sĂ©rie tĂ©lĂ©) est une Ɠuvre de fiction audiovisuelle, composĂ©e d'Ă©pisodes construits autour d'Ă©lĂ©ments communs (personnages, dĂ©cors et/ou thĂšmes rĂ©currents), conçue pour ĂȘtre diffusĂ©e Ă  la tĂ©lĂ©vision et non au cinĂ©ma.

En tant que genre face aux autres formes d'expression artistique (roman, cinĂ©ma, bande dessinĂ©e...), la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e forme un genre cohĂ©rent, avec son histoire, ses auteurs, ses pĂ©riodes clĂ©s... Ses Ɠuvres, comme tous les arts populaires en leur temps, rĂ©sultent de plusieurs dynamiques : artistiques, industrielles, commerciales... fonctionnant de maniĂšre parfois convergentes, divergentes ou indĂ©pendantes. Les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es, diffusĂ©es par des centaines de chaĂźnes Ă  travers le monde, ont influencĂ© les tĂ©lĂ©spectateurs sur plusieurs gĂ©nĂ©rations et ont profondĂ©ment marquĂ© leur culture[1]. Au fil des ans, depuis l'origine de la tĂ©lĂ©vision, de nombreux genres et formes ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s autour de ce principe : feuilleton, anthologie, sitcom, telenovela, soap...

Sommaire

Nature et définitions

Nature du genre

La sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e est le genre le mieux adaptĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision[2], [3], [4], [1]. Du point de vue technique d'abord, car les images ne sont pas recadrĂ©es, tronquĂ©es ou rĂ©duites pour tenir dans l'Ă©cran comme le sont souvent les films de cinĂ©ma : elles sont rĂ©alisĂ©es pour ce format ; mais aussi du point de vue narratif. La sĂ©rie offre un rendez-vous rĂ©gulier (quotidien, hebdomadaire ou autre) de nature Ă  fidĂ©liser le public. La courte durĂ©e des Ă©pisodes de la plupart des sĂ©ries (gĂ©nĂ©ralement infĂ©rieure Ă  une heure, voire Ă  une demi-heure, sauf pour certaines sĂ©ries comme Columbo ou Navarro, dont les Ă©pisodes durent environ une heure et demie) leur permet de s'harmoniser avec la vie quotidienne moderne, ce qui est nĂ©cessaire puisque le poste de tĂ©lĂ©vision est placĂ© Ă  l'intĂ©rieur mĂȘme du foyer.

La série au sens large

Au sens large, une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e est un ensemble de mĂ©trages tĂ©lĂ©visĂ©s de fiction, appelĂ©s « Ă©pisodes Â», construits autour d'un ou plusieurs Ă©lĂ©ments communs[2], par exemple des personnages rĂ©currents. Selon cette dĂ©finition, la sĂ©rie s'oppose aux tĂ©lĂ©films, ou dramatiques, qui constituent chacun une unitĂ© de programmation.

Ce sont le ou les Ă©lĂ©ments communs aux diffĂ©rents Ă©pisodes qui construisent l'unitĂ© profonde de la sĂ©rie et donnent au tĂ©lĂ©spectateur le sentiment qu'elle forme un tout cohĂ©rent. L'unitĂ© d'une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e tient souvent Ă  des personnages rĂ©currents, mais ce n'est pas toujours le cas, comme on va le voir dans quelques exemples :

  • Dans le cas de Columbo, c’est principalement le personnage du lieutenant de police Frank Columbo, interprĂ©tĂ© par Peter Falk, qui rĂ©alise l’unitĂ© de la sĂ©rie : il est prĂ©sent dans tous les Ă©pisodes, oĂč on le voit systĂ©matiquement rĂ©soudre une affaire criminelle.
  • L’unitĂ© de Friends, une sitcom, tient principalement Ă  un groupe de six personnages rĂ©currents (un frĂšre, une sƓur et leurs amis communs), dont la sĂ©rie raconte le quotidien sur un ton humoristique.
  • L'unitĂ© d'Urgences ne tient pas tant Ă  des personnages rĂ©currents (la plupart des personnages prĂ©sents dans la premiĂšre saison ont par la suite Ă©tĂ© remplacĂ©s) qu'au lieu oĂč se dĂ©roule l'essentiel de l'action (l'hĂŽpital Cook County, Ă  Chicago) et au sujet de la sĂ©rie (le quotidien du personnel de cet hĂŽpital).
  • Les anthologies (appelĂ©es aussi parfois "collections") sont une forme de sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e sans personnage rĂ©current ; elles ont une unitĂ© de thĂšme. C'est le cas d'Au-delĂ  du rĂ©el, dont tous les Ă©pisodes puisent dans la thĂ©matique propre Ă  la science-fiction ; les diffĂ©rents Ă©pisodes sont Ă©galement liĂ©s par un gĂ©nĂ©rique commun.
  • Certaines anthologies, afin de renforcer leur cohĂ©rence et l'attachement du tĂ©lĂ©spectateur, conservent quelques Ă©lĂ©ments visuels communs (narrateur, objet). Ainsi, la QuatriĂšme Dimension et Alfred Hitchcock prĂ©sente sont des anthologies dont les crĂ©ateurs (respectivement Rod Serling et Alfred Hitchcock) font une apparition Ă  chaque Ă©pisode, pour servir de narrateur. La premiĂšre regroupe des histoires abordant les thĂšmes de l’étrange et du paranormal ; la seconde met en scĂšne dans chaque Ă©pisode une histoire de crime et cherche Ă  crĂ©er un certain suspense, avec une chute aussi inattendue que possible. Gun est, quant Ă  elle, une anthologie un peu particuliĂšre, regroupant des histoires mettant en scĂšne diffĂ©rents personnages qui ont comme point commun de voir leur vie bouleversĂ©e par un revolver Ă  crosse de nacre. Il y a donc un thĂšme commun aux Ă©pisodes, dont la reprĂ©sentation scĂ©naristique est le revolver : cet objet est, dans un sens, un personnage rĂ©current.

La série au sens strict

Au sens strict, la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e est une fiction tĂ©lĂ©visuelle Ă  Ă©pisodes, oĂč chaque Ă©pisode est narrativement indĂ©pendant. Selon cette dĂ©finition, la sĂ©rie s'oppose au feuilleton tĂ©lĂ©visĂ©. En effet, dans le feuilleton il faut thĂ©oriquement suivre l'intĂ©gralitĂ© des Ă©pisodes, dans l’ordre chronologique, pour comprendre l'intrigue, chaque Ă©pisode Ă©tant la suite du prĂ©cĂ©dent. En revanche, une sĂ©rie au sens strict est un ensemble d’histoires (Ă©pisodes) thĂ©oriquement indĂ©pendantes les unes des autres.

Columbo, tout comme Mission impossible et Chapeau melon et bottes de cuir, est un exemple de sĂ©rie au sens strict: les enquĂȘtes du lieutenant Columbo se bornent toutes Ă  la durĂ©e d'un Ă©pisode, et aucun Ă©pisode, sauf rares exceptions, ne fait rĂ©fĂ©rence Ă  une enquĂȘte antĂ©rieure. En revanche, selon cette dĂ©finition, il serait incorrect de dire que Prison Break est une sĂ©rie, car l'ensemble de ses Ă©pisodes forme une seule et mĂȘme histoire (celle d'un homme qui tente de faire Ă©vader son frĂšre emprisonnĂ©) et chacun d'eux est la suite logique du prĂ©cĂ©dent; il s'agit donc d'un feuilleton.

Le feuilleton crĂ©e la fidĂ©lisation, mais cette fidĂ©lisation est fragile, le tĂ©lĂ©spectateur risquant de s'en dĂ©sintĂ©resser s'il manque quelques Ă©pisodes et perd le fil de l'histoire. Inversement, avec la sĂ©rie au sens strict, on ne crĂ©e pas de fidĂ©lisation, mais on ne perd pas le tĂ©lĂ©spectateur non plus: ce dernier peut manquer un ou plusieurs Ă©pisodes, il pourra reprendre la sĂ©rie aprĂšs plusieurs semaines d'absence et comprendre quand mĂȘme l'intrigue des Ă©pisodes qu'il regarde.

Cette définition de la série télévisée était la définition communément acceptée il y a quelques années[5], mais a été supplantée depuis par la définition au sens large. On considÚre désormais qu'un feuilleton est une forme de série (au sens large), car il s'agit d'un ensemble d'épisodes organisés autour d'éléments communs (à commencer par des personnages récurrents ainsi que la longue intrigue qu'il met en scÚne). Il est donc correct de dire que Prison Break est une série.

Série-feuilleton (série feuilletonnante)

Autrefois, les fictions Ă  Ă©pisodes relevaient clairement d'une forme particuliĂšre : feuilleton ou sĂ©rie au sens strict. Dans les annĂ©es 1980, Steven Bochco popularise une forme intermĂ©diaire de fiction tĂ©lĂ©visuelle Ă  Ă©pisodes, avec des sĂ©ries comme Hill Street Blues ou La Loi de Los Angeles. Cette forme sera reprise par de nombreux auteurs et est devenue la principale forme de sĂ©rie diffusĂ©e de nos jours (Urgences, Code Quantum, Le CamĂ©lĂ©on, X-Files). Dans ce type de fiction, qui est appelĂ©e sĂ©rie-feuilleton[6], de nombreux Ă©pisodes racontent une histoire complĂšte, mais une trame longue et lente qui se joue sur toute la sĂ©rie s'y rajoute. Mais le terme actuel utilisĂ© par les scĂ©naristes et les mĂ©tiers de la fiction est un nĂ©ologisme : sĂ©rie-feuilletonnante.

Ainsi, Clair de lune met en scĂšne Ă  chaque Ă©pisode une nouvelle enquĂȘte menĂ©e par Maddie Hayes et David Addison, un duo de dĂ©tectives privĂ©s, et il n'est pas nĂ©cessaire de regarder les Ă©pisodes dans l'ordre oĂč ils ont Ă©tĂ© tournĂ©s pour comprendre leurs investigations (comme pour toute sĂ©rie au sens strict). Mais au-delĂ  du rĂ©cit de ces multiples enquĂȘtes, la sĂ©rie repose sur une trame longue, qui est l'Ă©volution des relations entre Maddie et David. Pour bien apprĂ©cier leur jeu du "je t'aime, moi non plus", il est prĂ©fĂ©rable de regarder les Ă©pisodes dans l'ordre oĂč ils ont Ă©tĂ© tournĂ©s (comme pour un feuilleton). Clair de lune est donc une sĂ©rie-feuilleton.

La trame longue fidĂ©lise le tĂ©lĂ©spectateur. Ce dernier est rĂ©compensĂ© de suivre la sĂ©rie dans son ensemble car il profite d'une longue et riche intrigue, il peut revoir rĂ©guliĂšrement des personnages qu’il apprĂ©cie, suivre l’évolution de l’univers mis en scĂšne. En mĂȘme temps, un Ă©pisode seul peut remplacer un tĂ©lĂ©film court de sĂ©rie B, c'est-Ă -dire que chaque Ă©pisode peut, en thĂ©orie, ĂȘtre vu de maniĂšre indĂ©pendante et permettre Ă  n'importe qui de prendre la sĂ©rie en cours de route.

Il peut y avoir plusieurs histoires en parallĂšle dans la trame longue. Lorsqu'une de ces histoires n'occupe qu'une partie de la saison, on dira qu'il s'agit d'un arc . Les sĂ©ries-feuilletons modernes dĂ©veloppent typiquement les arcs sur deux Ă  dix Ă©pisodes, ce que certains assimilent Ă  l'Ă©criture d'un Ă©pisode long dĂ©coupĂ© en plusieurs morceaux[rĂ©f. nĂ©cessaire]. La descente aux enfers de Lex Luthor dans les saisons 4 et 5 de Smallville est un exemple de trame longue.

Le tĂ©lĂ©spectateur de la sĂ©rie-feuilleton n'a pas l'impression d'ĂȘtre captif car il peut encore abandonner la sĂ©rie Ă  tout moment (ou entre deux arcs) aprĂšs avoir profitĂ© des Ă©pisodes et des arcs Ă©coulĂ©s. Et si le tĂ©lĂ©spectateur manque quelques Ă©pisodes, il ne perd pas complĂštement le fil, puisque la trame longue se dĂ©veloppe lentement et sur plusieurs Ă©pisodes. Pour toutes ces raisons, avec le dĂ©veloppement des sĂ©ries-feuilletons, les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es prennent de plus en plus de place sur nos Ă©crans.

Aujourd'hui, c'est la dĂ©finition au sens large de sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e qui est utilisĂ©e, aussi bien dans le langage courant que chez les spĂ©cialistes ; on pourra dĂ©signer un feuilleton ou une sĂ©rie-feuilleton par le terme gĂ©nĂ©rique sĂ©rie. L'existence de la sĂ©rie-feuilleton en tant que genre intermĂ©diaire fait naĂźtre des dĂ©bats passionnĂ©s sur la question : telle sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e est-elle un feuilleton ?, dont il est difficile de dĂ©partager les protagonistes.

Autres Ɠuvres similaires

  • Certains programmes tĂ©lĂ©visuels utilisent le dĂ©coupage Ă  Ă©pisodes pour prĂ©senter des Ɠuvres documentaires et prennent souvent le nom de sĂ©rie documentaire, bien qu'ils ne puissent pas thĂ©oriquement ĂȘtre qualifiĂ©es de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es. Par exemple : Loin de Hollywood, Le Tour du Pacifique (Full Circle with Michael Palin, 1995).
  • Certaines Ɠuvres Ă  Ă©pisodes ont Ă©tĂ© produites dans le style des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es, mais publiĂ©es directement sur le marchĂ© de la vidĂ©o. Ce concept se retrouve surtout dans le domaine des animĂ©s (ce sont des OAV Ă  Ă©pisodes), qui sont parfois assimilĂ©s Ă  des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es sans qu'ils ne le soient stricto-sensus.
  • Enfin nous mentionnons ici le serial, type d'Ɠuvre cinĂ©matographique composĂ©e de plusieurs Ă©pisodes (appelĂ©s parfois "chapitres") dĂ©diĂ©e Ă  la sortie en salle. Ce genre, qui n'est plus guĂšre produit depuis les annĂ©es 1940, est lui-mĂȘme issu du roman-feuilleton et correspond Ă  l'ancĂȘtre du feuilleton tĂ©lĂ©visĂ©. La continuitĂ© entre les Ă©pisodes du serial est traditionnellement trĂšs forte, chacun d'eux s'achevant par un cliffhanger.

Histoire des séries télévisées

Bien que de nombreux pays aient produit des sĂ©ries, dont certaines de grande qualitĂ©, l'histoire des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es a Ă©tĂ© dominĂ©e principalement par trois pays : les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, aussi bien en quantitĂ© qu'en qualitĂ©[2].

États-Unis

Du milieu des annĂ©es 1940 au milieu des annĂ©es 1950, la tĂ©lĂ©vision joue surtout sur l'image et les trouvailles visuelles, et cherche Ă  fidĂ©liser le public avec des rendez-vous rĂ©guliers de variĂ©tĂ© ou de divertissement, voire culturels. L'arrivĂ©e de grands sponsors permet de produire des dramatiques, des histoires indĂ©pendantes, diffusĂ©es hebdomadairement sous un gĂ©nĂ©rique commun portant le nom du sponsor. On a appelĂ© ceci des anthologies. Elles regroupaient les Ă©pisodes sous un mĂȘme thĂšme, parfois avec un prĂ©sentateur commun, Ă©taient la plupart du temps diffusĂ©es en direct depuis New York, Ă©tant tournĂ©es dans des conditions plus proches du thĂ©Ăątre que du cinĂ©ma.

En 1951, Desi Arnaz et Lucille Ball crĂ©ent la sitcom I Love Lucy. Ils tournent la sĂ©rie dans des conditions proches de celles du cinĂ©ma : Ă  Hollywood, sur 35 mm, permettant la mise en scĂšne et le montage. Cette nouvelle technique permet la rediffusion, auparavant difficilement possible, et donc l'amortissement des coĂ»ts de production ainsi que l'augmentation des budgets. Ceci entraine une dĂ©localisation de la production de New York vers Hollywood, possĂ©dant de meilleures ressources techniques (studios, matĂ©riel...) et artistiques (vedettes, techniciens
).

Les premiĂšres sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es amĂ©ricaines ont puisĂ© leur inspiration dans des constantes de la culture amĂ©ricaine : le policier et le western. La tĂ©lĂ©vision Ă©tant un media nouveau, il a Ă©tĂ© nĂ©cessaire de tout inventer et essayer, mais dans un contexte ou les impĂ©ratifs Ă©conomiques et moraux (l'AmĂ©rique puritaine et le code Hays) bridaient les possibilitĂ©s. Ceci, combinĂ© aux influences de la radiophonie, du thĂ©Ăątre et du cinĂ©ma, a exacerbĂ© la crĂ©ativitĂ© des auteurs. TrĂšs vite sont apparus le fantastique et une manifestation prĂ©coce de space opera Ă  savoir Star Trek, l'espace Ă©tant un Ă©lĂ©ment grandissant de la culture amĂ©ricaine avec la conquĂȘte spatiale. Le genre espionnage se dĂ©veloppe aussi, en corrĂ©lation avec la guerre froide. La crĂ©ativitĂ© des auteurs produit alors des sĂ©ries hybrides : Les MystĂšres de l'Ouest, qui mĂȘle fantastique, espionnage, science-fiction et western, ou Des agents trĂšs spĂ©ciaux, qui mĂȘle science-fiction futuriste et espionnage.

Royaume-Uni

La BBC s'intĂ©resse Ă  la tĂ©lĂ©vision dĂšs 1929. AprĂšs quelques essais techniques, elle acquiert des studios en 1932. En 1936, le groupe diffuse dĂ©jĂ  des programmes rĂ©guliers ; les diffusions utilisent d'abord en alternance les Ă©quipements de deux concurrents, Baird et Marconi EMI, puis par la suite uniquement ceux de Marconi, supĂ©rieurs techniquement. En 1939, 11 000 postes de tĂ©lĂ©vision reçoivent les programmes, avant que la guerre n'Ă©clate et que tout programme soit interrompu.

Les diffusions reprennent en juin 1946 sur la seule BBC. Une loi sur l'ouverture de la tĂ©lĂ©vision au privĂ© passe en juillet 1954, et lance la crĂ©ation du Independant Television Authority (ITV). En juillet 1955 dĂ©marre la premiĂšre sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e britannique : Dixon of Dock Green[7] de Ted Willis sur la BBC. Ce n'est qu'en septembre 1955 que ITV commence Ă  Ă©mettre, sous la forme de quinze compagnies locales de diffusion et de production, parmi lesquelles Associated Rediffusion (Londres et banlieue en semaine), ATV (Londres le week-end), Granada TV (Angleterre nord-ouest en semaine), et d'autres, notamment pour l'Écosse et le Pays de Galles.

Cette profusion de productions indĂ©pendantes concurrentes pousse la BBC Ă  dĂ©velopper une grande crĂ©ativitĂ© dans ses fictions, et Ă  instaurer une libertĂ© de ton suprenante pour une chaĂźne publique. La firme ITC, de Lew Grade, qui vendra en gĂ©nĂ©ral en parallĂšle sur le marchĂ© amĂ©ricain, produit pour des diffusions sur ITV, Ă  commencer par Robin des Bois (de Ralph Smart, 1955), puis Colonel March (1957). Par la suite, ce sont ces deux genres principaux : sĂ©rie historique et policiĂšre, qui seront produits pour la tĂ©lĂ©vision britannique (Guillaume Tell en 1958 sur ITV, IvanhoĂ© en 1958 sur BBC, Ici Interpol en 1959 sur ITV, Sir Francis Drake, le corsaire de la reine en 1961 sur ITV, etc). En 1959, ITV produit L'Homme invisible de Ralph Smart et ouvre la porte au genres de la science-fiction et du fantastique. Cette pĂ©riode des annĂ©es 1950 et du dĂ©but des annĂ©es 1960 a Ă©tĂ© appelĂ©e l'Âge d'or de la tĂ©lĂ©vision britannique.

BBC Two dĂ©marre en avril 1964, avec la production Kiss Me kate. À partir des annĂ©es 1960, les sĂ©ries d'aventure se rarĂ©fient mais les productions de science-fiction/fantastique se dĂ©veloppent, majoritairement par les Ɠuvres de Gerry Anderson, ainsi que la sĂ©rie Doctor Who. L'espionnage connaĂźt lui aussi l'essor avec des sĂ©ries majeures comme Destination danger (de Ralph Smart, 1960), Chapeau melon et bottes de cuir (1961), mais aussi L'Homme Ă  la valise (de Denis Spooner, 1967).

On commence Ă  envisager des diffusions en couleur, mais les normes ne sont pas encore dĂ©cidĂ©es en Europe. Finalement, entre le systĂšme NTSC amĂ©ricain, le SECAM en France et le PAL en Allemagne, c'est le PAL qui est choisi, et la diffusion couleur commence en dĂ©cembre 1967. Trois compagnies ITV majeures sont crĂ©Ă©es en 1968. Associated Rediffusion fusionne avec ABC TV (Associated British picture Corporation) pour former Thames Television, afin de desservir Londres et sa banlieue en semaine. C'est ce groupe qui produira Benny Hill. LWT (London Weekend Television) est aussi crĂ©Ă© la mĂȘme annĂ©e pour les diffusions du week-end. En mĂȘme temps dĂ©marre Yorkshire Television (YTV).

Pendant cette pĂ©riode, des sĂ©ries de genre aventurier-justicier se dĂ©veloppent, telles Le Saint (1962, ITV) ou Amicalement vĂŽtre... (1971, ITV). C'est aussi la naissance des sĂ©ries hybrides fantastique/espionnage : Les Champions (1968, ITC), ainsi que le chef-d'Ɠuvre allĂ©gorique Le Prisonnier (de Patrick McGoohan, ITV).

Les genres aventurier-justicier et espionnage dĂ©clinent au dĂ©but des annĂ©es 1970 avec Poigne de fer et sĂ©duction (de Gerry Anderson, 1972, sur ITV). Dans le mĂȘme temps, l'audience s'Ă©quilibre entre la BBC et ITV. Une premiĂšre chaĂźne cĂąblĂ©e dĂ©bute en 1972 Ă  Greenwich, desservant 9000 foyers. En 1982 apparaĂźt la chaĂźne commerciale Channel 4.

Des sĂ©ries plus modernes apparaissent, relevant du genre procĂ©dural, et de l'adaptation du patrimoine littĂ©raire policier britannique : Hercule Poirot d'Agatha Christie (Hercule Poirot, 1989, LWT), Campion de Margery Allingham (Campion, 1989, BBC), Sherlock Holmes de Conan Doyle (Les Aventures de Sherlock Holmes, 1984, Granada TV), Inspecteur Morse de Colin Dexter (Inspecteur Morse, 1987, ITV), FrĂšre Cadfael d'Ellis Peters (genre de policier-mĂ©diĂ©val — Cadfael, 1994, ITV).

Depuis l'apparition du réseau ITV la concurrence entre les chaßnes a sans cesse stimulé la création britannique. La qualité de la production télévisuelle britannique est mondialement reconnue, non seulement dans le domaine de la fiction, mais aussi dans celui des dramatiques et du documentaire.

France

Les premiĂšres sĂ©ries françaises ont elles aussi puisĂ© leur inspiration dans la culture historique (Maison Rouge, Thierry la Fronde). Elles ont souvent Ă©tĂ© inspirĂ©es de romans-feuilletons: Rocambole, Vidocq, Jacquou le Croquant et bien sĂ»r BelphĂ©gor, pour ne citer que les plus connues. La tĂ©lĂ©vision française est Ă©galement, dĂšs l'origine, friande de sĂ©ries policiĂšres: Les Cinq DerniĂšres Minutes, Les EnquĂȘtes du Commissaire Maigret, Commissaire Moulin, Les Brigades du Tigre (cette derniĂšre sĂ©rie mĂȘlant intrigues policiĂšres et culture historique).

Jusqu'au dĂ©but des annĂ©es 1980, la tĂ©lĂ©vision française Ă©tait un monopole d'État et subissait des contraintes extrĂȘmement fortes (moyens financiers limitĂ©s, autocensure), ce qui ne l'a pas empĂȘchĂ© de produire parfois des sĂ©ries iconoclastes comme Les Shadoks, crĂ©Ă©e en 1968. Selon certains observateurs, la fin du monopole a compromis la qualitĂ© des productions françaises[8]. En effet, rares sont les sĂ©ries françaises contemporaines accueillies favorablement par la critique.

Ainsi, dans les années 1990, la télévision française voit, avec AB Productions, l'arrivée de nombreuses sitcoms telles que Salut les Musclés, Premiers Baisers ou HélÚne et les Garçons qui subissent les foudres de la critique mais reçoivent les faveurs du jeune public. Si certaines séries françaises diffusées actuellement sont de grands succÚs en termes d'audimat (Plus belle la vie est suivie quotidiennement par 5 millions de téléspectateurs en moyenne), aucune d'entre elles n'a connu de succÚs d'estime comparable à celui de leurs cousines américaines. Des séries françaises comme Section de recherches ou L'HÎpital reposent sur des intrigues inspirées des séries américaines à succÚs, mais sont comparées négativement à leurs modÚles (respectivement Les Experts et Grey's Anatomy) et n'ont pas eu l'audience escomptée.

On peut noter deux grandes constantes dans les sĂ©ries françaises contemporaines : l'importance des fictions policiĂšres (Navarro, Julie Lescaut, Femmes de loi
) et celle des fictions faisant l'Ă©loge de la solidaritĂ© (L'Instit, Louis la Brocante, Plus belle la vie
).

Un genre en Ă©volution

La crĂ©ativitĂ© des auteurs de sĂ©ries Ă©tant visiblement sans limite, la typologie par format ou par genre ne peut se faire qu'a posteriori, Ă  la lecture de l'histoire des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et de l'analyse des diffĂ©rentes Ɠuvres. Depuis plusieurs annĂ©es, on constate une Ă©volution considĂ©rable dans le domaine des sĂ©ries, en particulier des sĂ©ries amĂ©ricaines.

Certaines, comme 24 heures chrono rĂ©volutionnent le genre en introduisant le concept de temps rĂ©el : chaque minute qui se passe dans le feuilleton correspond en thĂ©orie Ă  une minute dans la rĂ©alitĂ©. Il n'y a donc pas d'ellipse ou de « flashbacks Â». Des sĂ©ries s'en sont inspirĂ©es par la suite, comme The Shield.

Si la cible publicitaire prĂ©fĂ©rĂ©e des sĂ©ries Ă©tait autrefois la « mĂ©nagĂšre de moins de 50 ans Â», elle est aujourd'hui beaucoup plus variĂ©e. Il existe dĂ©sormais des sĂ©ries pour adolescents ou jeunes adultes (Beverly Hills 90210, Buffy contre les vampires, Charmed, Smallville Gilmore Girls, Les frĂšres Scott, Grey's Anatomy, ou dĂ©jĂ  dans les annĂ©es 1980 : 21 Jump Street), des sĂ©ries pour adultes, parfois trĂšs crues (Sex and the City, Nip/Tuck, The Shield), et des sĂ©ries plus ou moins familiales (Sept Ă  la maison, Friends, Stargate SG-1, Lost, les disparus).

Une sĂ©rie comme Nip/Tuck, qui aborde sans dĂ©tour des sujets tabous comme le sexe ou la drogue et met en scĂšne avec rĂ©alisme et cruditĂ© des opĂ©rations de chirurgie esthĂ©tique, montre Ă  quel point la libertĂ© de ton s’est dĂ©veloppĂ©e dans le genre.

Les sĂ©ries sont suivies par un nombre de tĂ©lĂ©spectateurs croissant : ainsi, Les Experts drainent environ 30 millions de spectateurs Ă  chaque Ă©pisode aux États-Unis.

AttirĂ©s par ces audiences records et par la qualitĂ© de ces sĂ©ries, de plus en plus d'acteurs cĂ©lĂšbres du grand Ă©cran acceptent d’y apparaĂźtre dans des rĂŽles secondaires (Michelle Rodriguez et Dominic Monaghan dans Lost, les disparus, Glenn Close, puis Forest Whitaker dans The Shield). Des rĂ©alisateurs de grande renommĂ©e se proposent pour en rĂ©aliser quelques Ă©pisodes (Quentin Tarantino a notamment tournĂ© un Ă©pisode d’Urgences et un Ă©pisode des Experts).

Évolution du mode de diffusion

Au cours des années, la diffusion des séries a dépassé le cadre de la télévision, avec les cassettes VHS, puis le DVD au début des années 2000, pour arriver à la diffusion Internet courant 2005 chez, entre autres, Canalplay et TF1. Cette diffusion peut se faire par téléchargement ou streaming. Ce changement de mode de consommation fait, surtout pour les feuilletons, que le spectateur n'est plus obligé d'attendre, par exemple, une semaine avant d'avoir la suite. L'arrivée de la diffusion gratuite par Internet, lancée par TF1 sur le feuilleton Le Maßtre du Zodiaque, a de fortes chances de soutenir l'engouement pour ce genre télévisuel..

Critiques

En France, les sĂ©ries ont longtemps Ă©tĂ© dĂ©nigrĂ©es par la critique[9],[10],[11]. Elles Ă©taient considĂ©rĂ©es Ă  la fois comme un sous-genre parce que perçues (Ă  raison Ă  l'origine) comme du divertissement (entertainment), notion souvent accompagnĂ©e en France d'une connotation pĂ©jorative, et comme une forme d'amĂ©ricanisme envahissant. Les critiques de l'Ă©poque assimilaient toutes les sĂ©ries anglo-saxonnes Ă  des sĂ©ries amĂ©ricaines[12] et assimilaient toutes les sĂ©ries amĂ©ricaines aux soap operas, en particulier Ă  Dallas, feuilleton Ă  succĂšs auquel on reprochait de vanter le mode de vie amĂ©ricain dans ce qu'il a de pire, avec une histoire qui aurait pu ĂȘtre racontĂ©e en beaucoup moins d’épisodes. Dallas Ă©tait considĂ©rĂ© alors comme l'archĂ©type Ă  la fois de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e et du feuilleton mĂ©diocre.

La situation a changĂ©e lorsque une grande chaĂźne hertzienne, en l'occurrence France 2, a diffusĂ© en "prime time" Urgences, sĂ©rie-feuilleton plĂ©biscitĂ©e Ă  la fois par le public et par la critique[13]. Le genre a finalement Ă©tĂ© reconnu comme une forme artistique Ă  part entiĂšre et a donnĂ© lieu a des articles et Ă  des analyses sĂ©rieuses dans la presse non spĂ©cialisĂ©e. Les critiques de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es ont pu ĂȘtre reconnus et avoir la parole sans ĂȘtre mis en recul[14]. Les ouvrages spĂ©cialisĂ©s ont alors pu ĂȘtre publiĂ©s sans avoir Ă  se justifier.

Vocabulaire associé

Anthologie
Série sans personnage récurrent (sauf un éventuel narrateur), dont les épisodes sont construits autour de thÚmes communs et constituent chacun une histoire complÚte. C'est le cas de Alfred Hitchcock présente (Alfred Hitchcock presents), des Contes de la Crypte et de La QuatriÚme Dimension, ou plus récemment Masters of Horror.
Arc narratif ou arc
Également appelĂ© story arc en anglais.
Certaines sĂ©ries (et non des feuilletons) prĂ©sentent un groupe d'Ă©pisodes (parfois, une saison entiĂšre) Ă  voir de prĂ©fĂ©rence dans l'ordre, car ils constituent ensemble une histoire complĂšte. Une telle histoire est appelĂ©e « arc Â». Par exemple, l'arc de la cinquiĂšme saison de Buffy contre les vampires est construit autour de l'origine de Dawn, la petite sƓur de Buffy. Chaque Ă©pisode rĂ©vĂšle un Ă©lĂ©ment de rĂ©ponse. L'arc s'Ă©tend ici sur toute la saison et se dĂ©voile entiĂšrement dans l'Ă©pisode final.
Bible
Document rĂ©unissant l'ensemble des informations concernant les personnages d'une sĂ©rie (biographies fictives, profils psychologiques, habitudes vestimentaires, Ă©volutions possibles des protagonistes, etc.). La bible sert Ă  consigner par Ă©crit toutes ces informations afin que chaque scĂ©nariste puisse Ă©crire des Ă©pisodes qui soient en accord avec l'univers fictif oĂč Ă©volue l'histoire, dans l'esprit de la sĂ©rie, et sans erreur de continuitĂ©.
Bottle Show
Terme anglais traduisible par « Ă©pisode bouteille Â»
Épisode d'une sĂ©rie se dĂ©roulant dans un seul dĂ©cor (exemple : l'Ă©pisode Le Voyage intĂ©rieur de la saison 7 de Stargate SG-1).
Cliffhanger
Terme anglais sans Ă©quivalent
Fin ouverte d'un Ă©pisode, visant Ă  crĂ©er un fort suspense. On parle de cliffhanger quand un Ă©pisode se termine en plein milieu d'une action essentielle au dĂ©nouement, laissant le personnage confrontĂ© Ă  un problĂšme Ă©pineux, voire Ă  une situation pĂ©rilleuse, qui ne trouve sa rĂ©solution que dans un Ă©pisode postĂ©rieur ; par exemple, un personnage est suspendu (hanged) au rebord d'une falaise (cliff), d'oĂč le terme. Une telle fin est censĂ©e donner envie au tĂ©lĂ©spectateur de regarder l'Ă©pisode suivant, ne serait-ce que pour savoir si le personnage va se sortir de cette situation difficile. Certaines sĂ©ries exploitent ce procĂ©dĂ© d'une façon systĂ©matique : dans la premiĂšre saison de la sĂ©rie Alias, tous les Ă©pisodes se terminent en cliffhanger.
Clip-show
voir plus bas Épisode-clip.
Cross-over
terme anglais signifiant « croisement Â»
Terme dĂ©signant une intrigue qui commence dans un Ă©pisode d'une sĂ©rie donnĂ©e et se termine dans l'Ă©pisode d'une autre sĂ©rie. Le cross-over est assez rare car il exige des nĂ©gociations entre les producteurs des deux sĂ©ries (Ă  moins que les deux sĂ©ries aient les mĂȘmes producteurs et soient diffusĂ©es sur une mĂȘme chaĂźne). On peut citer comme exemples l'Ă©pisode "FrĂšres et sƓurs" de la sĂ©rie Urgences (oĂč le personnage de Susan Lewis recherche sa sƓur), qui trouve son dĂ©nouement dans l'Ă©pisode "DĂ©chaĂźnĂ©s" de New York 911, ou encore l'Ă©pisode 6 de la saison 8 des Experts, qui trouve son dĂ©noument dans l'Ă©pisode 6 de la saison 6 de FBI, portĂ©s disparus. Les sĂ©ries New York: Police Judiciaire et Homicide eurent plusieurs cross-over. Est souvent confondue avec le cross-over, la sĂ©rie invitĂ©e dans une autre, oĂč l'histoire se dĂ©roule dans l'Ă©pisode d'une seule sĂ©rie avec les personnages d'une autre sĂ©rie. C'est le cas de l'Ă©pisode 3 de la saison 10 de Stargate SG-1 oĂč l'Ă©quipe SG-1 dĂ©barque sur Atlantis avec les personnages de la sĂ©rie Stargate Atlantis.
Ensemble Show
terme anglais signifiant « Ă©mission de groupe Â»
Série dont les héros sont un groupe de personnages et non un personnage seul ou un duo (Urgences, Beverly Hills, Friends, Desperate Housewives, Stargate SG-1, Lost, les disparus...).
Épisode
Segment narratif d'une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, constituant thĂ©oriquement Ă  lui seul une unitĂ© de programmation. Une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision qui a achetĂ© ou qui produit une sĂ©rie va en diffuser les diffĂ©rents Ă©pisodes Ă  intervalles rĂ©guliers (un Ă©pisode par jour, un Ă©pisode par semaine, deux Ă©pisodes par semaine...), sauf pour certaines sĂ©ries comme Julie Lescaut, dont le rythme de diffusion est beaucoup plus alĂ©atoire. Tous les Ă©pisodes d'une sĂ©rie donnĂ©e doivent avoir une durĂ©e Ă©quivalente (deux minutes pour Les Shadoks, 22 minutes pour Friends, 48 minutes pour Le Prisonnier, 75 Ă  90 minutes pour Columbo...). MĂȘme si, en thĂ©orie, un Ă©pisode constitue Ă  lui seul une unitĂ© de programmation, il est de plus en plus frĂ©quent sur les chaĂźnes françaises de diffuser Ă  la suite deux, voire trois Ă©pisodes d'une mĂȘme sĂ©rie.
Épisode-clip
Épisode constituĂ© en sa majoritĂ© d'extraits d'anciens Ă©pisodes. Par exemple, dans un Ă©pisode de la saison 9 de Friends intitulĂ© Celui qui passait NoĂ«l Ă  Tulsa, l'un des personnages fait le bilan de sa relation avec son Ă©pouse, ce qui implique des flashbacks constituĂ©s d'extraits de plusieurs Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents. Les Ă©pisodes-clips interviennent souvent en fin de saison Ă  cause d'un manque de temps, de crĂ©dits ou d'idĂ©es. La sĂ©rie Stargate SG-1 est devenue cĂ©lĂšbre pour son utilisation systĂ©matique d'Ă©pisodes-clips pour l'avant-dernier Ă©pisode de chaque saison, permettant ainsi de reporter une grande partie du budget et des ressources de cet Ă©pisode sur le dernier de la saison, afin que celui-ci bĂ©nĂ©ficie de meilleurs effets spĂ©ciaux.
Feuilleton
Série télévisée dont les épisodes sont à voir dans l'ordre chronologique, chacun d'eux étant la suite du précédent. Belphégor ou le FantÎme du Louvre, Dallas, ou plus récemment Lost et Prison Break sont des exemples de feuilleton.
Formula show
terme anglais signifiant « Ă©mission Ă  formule Â»
Série dont les épisodes sont construits autour d'un schéma narratif quasi immuable (Mission: Impossible, Columbo, New York: Police Judiciaire).
Gimmick
Terme anglais francisé[15]
ProcĂ©dĂ© visuel ou scĂ©naristique prĂ©sent dans chacun des Ă©pisodes d'une sĂ©rie (l'entrĂ©e abrupte de Kramer dans l'appartement de Seinfeld, la scĂšne de magnĂ©tophone dans Mission: Impossible ou encore le briefing avec le document qui s'autodĂ©truit dans Inspecteur Gadget) ou objet fĂ©tiche d'un personnage permettant de l'identifier immĂ©diatement (la Peugeot 403 et l'impermĂ©able de Columbo, les cigarettes Morley du « fumeur Â» dans X-Files).
Guest star
Terme anglais signifiant « vedette invitĂ©e Â»
Acteur ou actrice célÚbre qui interprÚte un rÎle occasionnel dans un ou plusieurs épisodes d'une série. Il arrive que la présence d'une guest star ne vise qu'à doper l'audience.
Mini-série
Voir télésuite.
Novela
voir plus bas Telenovela.
Pilote 
Épisode d'une durĂ©e variable, servant Ă  mettre en place le contexte et les personnages d'une sĂ©rie. GĂ©nĂ©ralement diffusĂ© en avant-premiĂšre, il permet Ă  la production, au vu des rĂ©sultats d'audience, de dĂ©cider de la viabilitĂ© ou de la non-viabilitĂ© de la sĂ©rie. Il s'agit gĂ©nĂ©ralement du premier Ă©pisode de la sĂ©rie, mais ce n'est pas une rĂšgle absolue : ainsi, le premier Ă©pisode de Columbo, InculpĂ© de meurtre, a Ă©tĂ© conçu comme un tĂ©lĂ©film parmi d'autres, il n'Ă©tait alors pas question d'en faire une sĂ©rie. Le succĂšs surprise de ce tĂ©lĂ©film a conduit les producteurs Ă  tourner un deuxiĂšme Ă©pisode, considĂ©rĂ© comme le pilote (Rançon pour un homme mort), dont le succĂšs les a convaincus de tourner d'autres Ă©pisodes.
Prime time serial
Feuilleton hebdomadaire de soirée des pays anglophones. Les plus connus en France sont Dallas, CÎte Ouest, Dynastie, Melrose Place, MystÚres à Twin Peaks, Falcon Crest... Ils durent souvent plusieurs années, mais leur rythme hebdomadaire ne leur fait guÚre dépasser trois cents épisodes, pour les plus longs d'entre eux (le plus long étant Peyton Place, avec 514 épisodes, mais il était bihebdomadaire).
Saga de l'été
Feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© diffusĂ© en francophonie pendant la pĂ©riode estivale, dont la trame repose sur un secret de famille, une lutte d'intĂ©rĂȘts ou une Ă©nigme policiĂšre. Le prĂ©curseur de cette forme de feuilleton est Jean Sagols, qui rĂ©alisa en 1988 Le Vent des moissons. Orages d'Ă©tĂ© ou plus rĂ©cemment Zodiaque sont d'autres exemples de sagas de l'Ă©tĂ©.
Saga sell
Courte suite de flashbacks projetĂ©e au tout dĂ©but d'un Ă©pisode, constituĂ©e d'extraits des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents, retraçant les grandes lignes de l'histoire depuis le dĂ©but de la sĂ©rie. Elle peut ĂȘtre suivie ou non d'un second rĂ©capitulatif des Ă©vĂšnements des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents qui vont affecter directement l'Ă©pisode diffusĂ©. Ce procĂ©dĂ© est trĂšs courant dans les feuilletons (Desperate Housewives, Prison Break...).
Saison
Terme dĂ©signant un ensemble d'Ă©pisodes d'une sĂ©rie (gĂ©nĂ©ralement 10 Ă  30 Ă©pisodes, le plus souvent environ 20) qui ont Ă©tĂ© filmĂ©s durant une mĂȘme pĂ©riode de tournage et qui sont diffusĂ©s les uns Ă  la suite des autres, en l’espace de quelques mois. Le systĂšme des saisons n'existe pas dans tous les pays : au BrĂ©sil par exemple, les tournages sont permanents et il n'y a pas d'interruption de diffusion ; chaque feuilleton inĂ©dit dont la diffusion se termine est immĂ©diatement remplacĂ© Ă  l'antenne par un nouveau feuilleton inĂ©dit.
Sentai
Type de sĂ©ries originaire du Japon dont les hĂ©ros combattent des forces du mal en revĂȘtant des armures Ă©lectroniques et en utilisant des vĂ©hicules pouvant composer un gigantesque robot. Exemples : Bioman, Power Rangers, X-Or.
Série ou série télévisée
ƒuvre de fiction audiovisuelle composĂ©e de plusieurs parties, appelĂ©es "Ă©pisodes", construites autour d'Ă©lĂ©ments communs (par exemple, des personnages ou des thĂšmes rĂ©currents), destinĂ©es Ă  ĂȘtre diffusĂ©es successivement Ă  la tĂ©lĂ©vision et non au cinĂ©ma. Au sens strict, le terme "sĂ©rie" s'oppose Ă  "feuilleton" et dĂ©signe uniquement les fictions tĂ©lĂ©visuelles dont chaque Ă©pisode raconte une histoire complĂšte, comprĂ©hensible d'elle-mĂȘme (Chapeau melon et bottes de cuir, Columbo, Alfred Hitchcock prĂ©sente...), les diffĂ©rents Ă©pisodes ayant cependant en commun des personnages, des lieux et/ou des thĂšmes rĂ©currents. Au sens large (et communĂ©ment acceptĂ© aujourd'hui), le terme dĂ©signe tout type de fiction tĂ©lĂ©visuelle Ă  Ă©pisodes, y compris les feuilletons ou les sĂ©ries-feuilletons (voir ce mot).
Série dérivée
Également appelĂ©e Spin-off, de l'anglais
SĂ©rie basĂ©e sur un personnage secondaire d'une prĂ©cĂ©dente sĂ©rie ou sur un concept similaire, cherchant Ă  garder une cohĂ©rence plus ou moins tĂ©nue entre les deux Ɠuvres. Exemples de sĂ©ries ayant une sĂ©rie dĂ©rivĂ©e: Star Trek → Star Trek : La nouvelle gĂ©nĂ©ration ; Les Experts → Les Experts: Miami ; Hercule → Xena, la guerriĂšre ; Buffy contre les vampires → Angel ; Salut les MusclĂ©s → Premiers Baisers → HĂ©lĂšne et les Garçons → Le Miracle de l'amour → Les Vacances de l'amour ; Salut les MusclĂ©s → La CroisiĂšre foll'amour ; Stargate SG-1 → Stargate Atlantis ; Friends → Joey ; Beverly Hills → Melrose Place ; Beverly Hills → 90210 ; JAG → NCIS : enquĂȘtes spĂ©ciales ; Grey's Anatomy → Private Practice ; Life on Mars → Ashes to Ashes.
SĂ©rie-feuilleton 
Type de fiction intermédiaire entre le feuilleton et la série au sens strict, faisant appel à différents modes de narration. Une série-feuilleton va par exemple mettre en scÚne une histoire A, qui englobe l'ensemble de ses épisodes (l'évolution des relations entre David et Maddie dans Clair de lune ou la rédemption difficile d'Andy Sipowicz dans New York Police Blues), et mettre en scÚne en parallÚle des histoires B, C, D, etc., qui trouvent leur dénouement au bout de seulement quelques épisodes, ainsi que des histoires A', B', C', D', etc., qui ne dépassent pas le cadre d'un épisode. Quand une histoire s'étale sur plusieurs épisodes d'affilée (mais pas sur l'ensemble de la série-feuilleton), on parle d'"arc" ou de "story arc" (voir ce mot).
Series finale
Terme italo-anglais signifiant « final de sĂ©rie Â».
Le ou les dernier(s) épisode(s) d'une série télévisée, qui aura parfois duré plusieurs saisons. Les series finale concluent dans la plupart du temps la série, et surtout dans les sitcom ou les drama. Le terme est souvent utilisé lorsque la fin d'une série est planifiée sur une chaine télévisée ou quand elle serait annulée. Le "series finale" est souvent intense, riche en révélations, en action, et est hautement plébiscité par les créateurs de la série, les fans, ou encore les sponsors.
Sitcom
Terme anglais francisé[16]
Contraction de l'anglais situation comedy, ou comédie de situation. C'est une série humoristique avec peu de décors, mettant en scÚne les membres d'une famille, d'un groupe d'amis ou encore des collÚgues de travail. La durée de ses épisodes est inférieure à 30 minutes. On considÚre souvent Friends comme la sitcom américaine par excellence, mais on peut aussi citer Will & Grace ou Arrested Development.
Soap opera ou soap
Type de feuilleton originellement destiné à l'audience des femmes au foyer. Un soap se focalise sur le quotidien d'un groupe de personnages, par le biais de multiples intrigues parallÚles (affaires de famille, romances, conflits moraux, etc.) et d'un recours permanent au principe de la fin ouverte (voir cliffhanger). Il faut distinguer les soaps diffusés en journée dans les pays anglophones (Les Feux de l'amour, Santa Barbara, Amour, Gloire et Beauté), qui sont tournés au rythme de plus de 200 épisodes par an et sont diffusés quotidiennement, et les soaps diffusés le soir, ou prime time serials (Dallas, Dynastie), qui sont tournés et diffusés à un rythme plus lent (généralement 25 à 30 épisodes par an).
Stand-alone
Terme anglais signifiant « qui tient tout-seul Â»
Dans une sĂ©rie-feuilleton, Ă©pisode qui se suffit Ă  lui-mĂȘme, son intrigue Ă©tant comprĂ©hensible aussi bien par le tĂ©lĂ©spectateur nĂ©ophyte que par le tĂ©lĂ©spectateur fidĂšle. On dit aussi loner (anglais, traduction : isolĂ©). Par exemple, dans X-Files, les stand-alone sont les Ă©pisodes qui ne font pas rĂ©fĂ©rence au complot gouvernemental sur lequel enquĂȘtent Mulder et Scully tout au long de la sĂ©rie ; l’intrigue de ces Ă©pisodes peut ĂȘtre comprise par le spectateur qui n’a vu aucun Ă©pisode sur le complot.
Story arc
Voir plus haut Ă  Arc narratif.
Telenovela (ou novela)
feuilleton quotidien de soirée des pays hispanophones et lusophones. Les plus connues en France sont les telenovelas brésiliennes. Leur durée moyenne est de sept ou huit mois, soit environ deux cents épisodes.
Télésuite
Feuilleton de courte durée et de peu d'épisodes, comme par exemple Les oiseaux se cachent pour mourir, Shogun... Le terme minisérie étant un anglicisme, certains lui préfÚrent le terme télésuite. Lorsqu'il s'agit de feuilletons français, on adoptera plus le terme saga comme Les Gens de Mogador ou la saga de l'été dont Le Vent des moissons fut le premier exemple, en 1988.

Notes et références

  1. ↑ a  et b  Didier Liardet, Anthologie des sĂ©ries : Les Grandes sĂ©ries amĂ©ricaines (vol. 1), 2004 p. 9
  2. ↑ a , b  et c  Martin Winckler, Christophe Petit, et al., Les sĂ©ries tĂ©lĂ©, 1999 p. 4
  3. ↑ Alain CarrazĂ©, Christophe Petit, Les Grandes SĂ©ries amĂ©ricaines - Des origines Ă  1970, n°1 (2e tr. 1994) p. 9
  4. ↑ Jean-Jacques Jelot-Blanc, TĂ©lĂ© feuilleton, 1990 p. 13
  5. ↑ Chianac/Bianchi, 1989, citĂ© par France5 : [Les feuilletons sont des] Ɠuvres de fiction conçues pour ĂȘtre diffusĂ©es par fragments ordonnĂ©s, ... [les sĂ©ries sont des] ensembles d'Ɠuvres tĂ©lĂ©visuelles conçues pour ĂȘtre diffusĂ©es en fragments clos, [oĂč] chaque Ă©pisode raconte une histoire complĂšte, la continuitĂ© [...] Ă©tant assurĂ©e par la permanence d'un ou de plusieurs personnages et d'un thĂšme dominant
  6. ↑ Ce terme a Ă©tĂ© crĂ©Ă© dans : Martin Winckler, Christophe Petit, et al., Les sĂ©ries tĂ©lĂ©, 1999 p. 390 (SĂ©rie)
  7. ↑ IMDB
  8. ↑ Martin Winckler et Christophe Petit, Les SĂ©ries tĂ©lĂ©, p.4
  9. ↑ Martin Winckler, Christophe Petit, et al., Les sĂ©ries tĂ©lĂ©, 1999 p. 3
  10. ↑ Alain CarrazĂ©, Martin Winckler, Les Nouvelles SĂ©ries amĂ©ricaines et Britanniques 1996-1997, p. 5
  11. ↑ GĂ©nĂ©ration SĂ©rie, Christophe Petit (dir.)
  12. ↑ TĂ©lĂ©rama. Lors de la diffusion en 1993 de deux Ă©pisodes rares et inĂ©dits (Koroshi et Shinda Shima) de la sĂ©rie britannique Destination danger (Danger Man, 1960), ce magazine a indiquĂ© : sĂ©rie amĂ©ricaine
  13. ↑ En France, il aura fallu attendre Urgences et son succĂšs public pour qu'une sĂ©rie remplace sur une grande chaĂźne hertzienne le sacro-saint film du dimanche soir. Tournant dans la programmation, ou feu de paille? et le reste du texte in : Alain CarrazĂ©, Martin Winckler (collectif), Les Nouvelles SĂ©ries amĂ©ricaines et Britanniques 1996-1997, 8e Art, p5-7
  14. ↑ ArrĂȘt sur images. Un chroniqueur de cette Ă©mission avait fait remarquer qu'un critique de tĂ©lĂ©vision Ă©tait toujours prĂ©sentĂ© avant ses interventions par une courte remarque mettant de la distance entre l'animateur et le critique, alors que les critiques cinĂ©ma Ă©tait abordĂ©s sur le mĂȘme plan que l'animateur
  15. ↑ Martin Winckler, Christophe Petit, et al., Les sĂ©ries tĂ©lĂ©, 1999 p. 388 (Gimmick)
  16. ↑ Martin Winckler, Christophe Petit, et al., Les sĂ©ries tĂ©lĂ©, 1999 p. 390 (Sitcom)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • (en) TV.com Base de donnĂ©es et actualitĂ©s.
  • (fr) AllocinĂ© SĂ©ries Base de donnĂ©es et actualitĂ©s.
  • (fr) Critictoo.com Webzine, critiques, actualitĂ©s, photos, vidĂ©os, programmes, chroniques.
  • (fr) AnnuSĂ©ries.com Base de donnĂ©es, actualitĂ©s, photos, critiques.
  • (fr) Serieslive Base de donnĂ©es, actualitĂ©s, programme, photos.
  • (fr) SĂ©rie TĂ©lĂ© Base de donnĂ©es, actualitĂ©s, programme, vidĂ©os, photos.
  • (fr) Spin-Off.fr Base de donnĂ©es, critiques, notes, actualitĂ©s, programme.

Bibliographie

  • Jean-Jacques Jelot-Blanc, 30 ans de sĂ©ries et de feuilletons Ă  la tĂ©lĂ©vision, Éditions PAC, 1984
  • François Julien, La Loi des sĂ©ries, Éditions Bernard Barrault, 1987
  • Jean-Jacques Jelot-Blanc, TĂ©lĂ© Feuilletons, Éditions M.A., 1990, rĂ©-Ă©ditĂ© : Éditions Ramsay, 1993
  • Thierry Wolf et StĂ©phane Lenoir, GĂ©nĂ©ration tĂ©lĂ©, FGL/Belles Lettres, 1994
  • Richard D. Nolane et Elisabeth Campos, Alien tĂ©lĂ©vision - Les Envahisseurs de l'espace au petit Ă©cran, CGR Éditions, 1997
  • Martin Winckler et Alain CarrazĂ©, Les Nouvelles SĂ©ries amĂ©ricaines et britanniques 1996-1997, Belles Lettres, 1997
  • Martin Winckler et Christophe Petit, Les SĂ©ries tĂ©lĂ©, Larousse/Guide Totem, 1999
  • Martin Winckler, Les Miroirs de la vie - Histoire des sĂ©ries amĂ©ricaines, Éditions Le Passage, 2002
  • Didier Liardet, Les Plus Grands Acteurs des sĂ©ries amĂ©ricaines et britanniques - Volume 1, Yris, 2003
  • Didier Liardet, Les Plus Grands Acteurs des sĂ©ries amĂ©ricaines et britanniques - Volume 2, Yris, 2005
  • Didier Liardet, Anthologie des sĂ©ries : Les SĂ©ries amĂ©ricaines - Volume 1, Yris, Collection TĂ©lĂ©vision en sĂ©ries, 2004
  • Martin Winckler, Les Miroirs obscurs : Grandes sĂ©ries amĂ©ricaines d'aujourd'hui, Au Diable Vauvert, 2005
  • Martin Winckler, SĂ©ries tĂ©lĂ© : De Zorro Ă  Friends, 60 ans de tĂ©lĂ©fictions amĂ©ricaines, Éditions J'ai Lu, Collection Librio RepĂšres, 2005
  • Barbara Villez, SĂ©ries tĂ©lĂ© : visions de la justice, Editions Presses Universitaires de France (puf), 2005
  • Abdessamed Sahali, SĂ©ries Cultes : l'autre Hollywood, Editions TimĂ©e, 2007
  • Abdessamed Sahali, Quiz SĂ©ries TĂ©lĂ© : saison 1, Marabout, 2008
  • Abdessamed Sahali, Quiz SĂ©ries TĂ©lĂ© : saison 2, Marabout, 2008
  • Abdessamed Sahali, IdĂ©es reçues - Les SĂ©ries TV, Le Cavalier Bleu, 2009
  • Portail de la tĂ©lĂ©vision Portail de la tĂ©lĂ©vision
Ce document provient de « S%C3%A9rie t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Serie televisee de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • SĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e — Une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e (en abrĂ©gĂ© « sĂ©rie Â», ou familiĂšrement « sĂ©rie tĂ©lĂ© Â») est une Ɠuvre de fiction tĂ©lĂ©visuelle qui se dĂ©roule en plusieurs parties d une durĂ©e gĂ©nĂ©ralement Ă©quivalente, appelĂ©es « Ă©pisodes Â». Le… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Serie noire (serie televisee) — SĂ©rie noire (sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e) SĂ©rie noire Titre original SĂ©rie noire Genre SĂ©rie d anthologie, policiĂšre Pays d’origine  France 
   WikipĂ©dia en Français

  • SĂ©rie rose (sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e) — SĂ©rie rose SĂ©rie rose Titre original SĂ©rie rose Genre SĂ©rie Ă©rotique, historique Pays d’origine  France ChaĂźne d’origine FR3 Nombre de saisons 1 Nombre d’épisodes 
   WikipĂ©dia en Français

  • SĂ©rie noire (sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e) — Pour les articles homonymes, voir SĂ©rie noire (homonymie). SĂ©rie noire Titre original SĂ©rie noire Genre SĂ©rie d anthologie, policiĂšre Pays d’origine 
   WikipĂ©dia en Français

  • SĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e (Plan d'article) — Projet:SĂ©rie et feuilleton tĂ©lĂ©visĂ©s/ModĂšles Portail   Arborescence   
   WikipĂ©dia en Français

  • SĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e satirique — Une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e satirique est une Ă©mission qui a pour but de se moquer de certaines choses, notamment la culture populaire, comme par exemple le cinĂ©ma et la tĂ©lĂ©vision, la politique, etc. Il existe beaucoup de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es satiriques,… 
   WikipĂ©dia en Français

  • SĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e d'animation — Animation Pour les articles homonymes, voir Animation (homonymie). L animation consiste Ă  donner l illusion d un mouvement Ă  l aide d une suite d images (voir le cadre ci contre). Ces images peuvent ĂȘtre dessinĂ©es, peintes, photograph 
   WikipĂ©dia en Français

  • Angel (sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e) — Pour les articles homonymes, voir Angel. Angel Titre original Angel Genre SĂ©rie 
   WikipĂ©dia en Français

  • Battlestar Galactica (SĂ©rie TĂ©lĂ©visĂ©e) — Pour les articles homonymes, voir Battlestar Galactica (homonymie). Battlestar Galactica 
   WikipĂ©dia en Français

  • Battlestar Galactica (serie televisee) — Battlestar Galactica (sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e) Pour les articles homonymes, voir Battlestar Galactica (homonymie). Battlestar Galactica 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.