Seine-Saint-Denis

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Seine-Saint-Denis
Seine-Saint-Denis
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Localisation de la Seine-Saint-Denis
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Code département 93
Cr√©ation 1er janvier 1968[1]
Chef-lieu
(Préfecture)
Bobigny
Sous-préfecture(s) Le Raincy
Saint-Denis
Président du
conseil général
Claude Bartolone
Préfet de département Christian Lambert
Statistiques
Population totale 1 506 466 hab. (2008)
Densit√© 6 383 hab./km2
Superficie 236 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 13
Cantons 40
Intercommunalités 5
Communes 40

La Seine-Saint-Denis est un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, appartenant à la petite couronne de la région Île-de-France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 93.

Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.

Sommaire

Géographie

Petite couronne.svg

La Seine-Saint-Denis est situ√©e au nord-est de Paris. Sa superficie est de 236 km2, ce qui en fait l'un des plus petits d√©partements fran√ßais. La Seine-Saint-Denis forme avec les deux autres petits d√©partements limitrophes de Paris (les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne) la petite couronne de la r√©gion parisienne.

Elle est située dans le Bassin parisien et comprend une part importante du Pays de France. Le département est essentiellement constitué par un bas plateau, la Plaine de France, structuré par les larges vallées de la Seine et de la Marne et surmonté par un relief de buttes-témoins, avec le plateau de Vaujours, culminant à 130 m de hauteur, la colline de Belleville - Ménilmontant (128 m) et le plateau d'Avron (115 m), qui matérialisent l'extrémité du massif de l'Aulnoye ou celle du plateau de la Brie. Ces derniers sont séparés par les dépressions de Gagny et de Rosny-sous-Bois, qui correspondent à un ancien lit de la Marne. Au Nord du département se trouve la Butte-Pinson, qui annonce les premiers contreforts du plateau de Montmorency[2],[3].

Géologie

Articles d√©taill√©s : Pays de France, Pays d'Aulnoye et Bassin parisien.
Vue panoramique de Tremblay-en-France illustre le contraste présenté par la Plaine de France, juxtaposition de vieux villages ruraux et de villes très urbanisées.

La g√©ologie du d√©partement est celle, s√©dimentaire, du Bassin parisien. Une succession d'horizons argilo-marneux s'intercalent dans des formations marno-calcaires ou calcaires (comme les calcaires de Saint-Ouen ou ceux de Brie), souvent gypseuses, qui ont longtemps √©t√© exploit√©es dans des carri√®res de pierre √† pl√Ętre √† ciel ouvert ou en galerie (√† Romainville, Rosny-sous-Bois ou Gagny, par exemple)[2]. Aujourd'hui, seuls les gypses du massif de l'Aulnoye, sur le plateau dominant Vaujours et Coubron, font encore l'objet d'une exploitation destin√©e aux usines Placoplatre de Vaujours.

Hydrologie

Vue du Canal Saint-Denis dans la ville de Saint-Denis, avec au fond la Basilique.

Le d√©partement est limit√© au nord-ouest par la Seine, √† la hauteur de la boucle de Gennevilliers. Deux canaux construits au d√©but du XIXe si√®cle par la Ville de Paris, le canal de l'Ourcq et le Canal Saint-Denis, et le Canal de Chelles inaugur√© en 1865 pour faciliter la navigation de Vaires-sur-Marne √† Neuilly-sur-Marne, l'irriguent √©galement.


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Climat

Article d√©taill√© : Climat de Paris.

Le climat de la Seine-Saint-Denis est semblable au climat de Paris. Le d√©partement poss√®de donc un climat de type oc√©anique d√©grad√©, l'influence oc√©anique est pr√©pond√©rante √† celle continentale. De mani√®re g√©n√©rale, les √©t√©s sont plut√īt frais (18 ¬įC en moyenne), et les hivers sont plut√īt doux (¬įC en moyenne) avec des pluies de m√™me importance en toute saison (en pr√©cipitation) et des pluies plus faibles (647 millim√®tres) que sur les c√ītes.

Le d√©partement comme toute l'√éle-de-France est soumis √† un climat oc√©anique d√©grad√©. Sa localisation au sein de l'urbanisation tr√®s dense de l'agglom√©ration parisienne provoque une tr√®s l√©g√®re √©l√©vation de la temp√©rature d'un ou deux degr√©s en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'√éle-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet √©cart est particuli√®rement notable au lever du jour, et a tendance √† s'accentuer au fil des ann√©es. La temp√©rature moyenne annuelle est de 11 ¬įC, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7 ¬įC ; les mois les plus chauds sont juillet et ao√Ľt avec +20 ¬įC (moyenne journali√®re). Le nombre moyen de jours o√Ļ la temp√©rature d√©passe 25 ¬įC est de 43, dont 9 au-del√† de 30 ¬įC.

Nuvola apps kweather.png  Relev√©s des temp√©ratures, des pr√©cipitations et de l'ensoleillement au Bourget (Seine-Saint-Denis) 1971-2000[4],[5],[Note 1]
Mois Janv F√©v Mars Avr Mai Juin Juil Ao√Ľt Sept Oct Nov D√©c Ann√©e
Temp√©ratures minimales moyennes (¬įC) 0,9 1,3 2,9 5 8,3 11,2 12,9 12,7 10,6 7,7 3,8 1,7 6,6
Temp√©ratures moyennes (¬įC) 4 4,5 7,3 9,7 13,7 16,5 18,9 18,8 15,5 11,5 7 5 11,9
Temp√©ratures maximales moyennes (¬įC) 6 7,6 10,8 14,4 18,2 21,5 24 23,8 20,9 16 10,1 6,8 15
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 54.3 46.1 53.5 46.5 63.3 57.8 53.6 51.6 53.8 55.5 55.8 55.6 647.3
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 55.6 87.5 129.4 172.8 201.4 218.8 239.1 221.1 173.3 125.8 75.2 50.6 1749.5

Histoire

Le département hérite des communes du nord de la Seine.

Le d√©partement de la Seine-Saint-Denis a √©t√© cr√©√© le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, par le d√©cret d'application du 25 f√©vrier 1965, √† partir de la partie nord-est de l'ancien d√©partement de la Seine (24 communes formant les actuels arrondissements de Bobigny et de Saint-Denis) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes formant l'arrondissement du Raincy).

Il h√©rite du code postal ¬ę 93 ¬Ľ, autrefois d√©volu au d√©partement de Constantine[6]. Sa pr√©fecture est Bobigny. La Seine-Saint-Denis possede un riche patrimoine arch√©ologique.

Archéologie

Des d√©couvertes arch√©ologiques t√©moignent d‚Äôune occupation de la Seine-Saint-Denis depuis le pal√©olithique inf√©rieur (outils en silex dat√©s d‚Äôenviron 300 000 ans avant notre √®re). Campement pr√©historique, installation d‚Äôagriculteurs, village gaulois, agglom√©ration gallo-romaine ou hameau du Moyen √āge‚Ķ, ainsi, les preuves d‚Äôun territoire bien vivant nous sont progressivement r√©v√©l√©es[7].

Le département de la Seine-Saint-Denis a donc beau être récent, le territoire a de tous temps été occupé par l'homme, notamment à l'époque gallo-romaine et à l'époque médiévale.

Création du département

La cr√©ation du d√©partement, qui r√©pondait √† l'origine √† la disparition des anciens d√©partements de la Seine et de la Seine-et-Oise, et √† la dissolution du District de Paris, a √©t√© motiv√©e par le souhait plus ou moins implicite du pouvoir politique de l'√©poque de cantonner dans un espace d√©termin√© ce qui pouvait constituer un obstacle majeur √† la mise en Ňďuvre de la politique gaulliste, c'est-√†-dire la pr√©sence du Parti communiste fran√ßais. En effet, celui-ci, gr√Ęce √† son influence dans les communes de la ceinture Rouge de la petite couronne o√Ļ il s'√©tait implant√© d√®s les √©lections municipales de 1935, avait r√©ussi √† plusieurs reprises √† exercer la pr√©sidence du conseil g√©n√©ral de la Seine.

Bobigny Pablo-Picasso, gare routière, au fond la préfecture.

La Seine-Saint-Denis était, quelque part, comme la concession tacite d'un territoire donné à la principale force politique d'opposition de l'époque.

Par voie de cons√©quence, elle permettait d'envisager que les deux autres d√©partements constitu√©s dans la proche banlieue (Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) √©chapperaient √† l'influence de cette m√™me force d'opposition, tout en b√©n√©ficiant des programmes les plus d√©terminants d'am√©nagement urbain (La D√©fense pour les Hauts-de-Seine notamment, ou encore le secteur de la Ville Nouvelle de Cr√©teil). Cependant, comme pour les deux autres d√©partements de la petite couronne, le subtil d√©coupage territorial √©tait organis√© de telle sorte que ce qui avait constitu√© pour l'essentiel la ceinture rouge depuis l'√©poque du Front populaire (les anciennes communes du d√©partement de la Seine) soit ¬ę temp√©r√© ¬Ľ par adjonction de communes issues de la Seine-et-Oise, r√©put√©es a priori moins port√©es √† choisir des √©lus de gauche, et surtout communistes, pour les repr√©senter[8].

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Transports

La voirie

Le département fait partie de l'agglomération parisienne et bénéficie de son important réseau national d'infrastructures de transport routier, avec notamment les autoroutes A1 et A4, ainsi que le boulevard périphérique de Paris. S'y rajoutent les autoroutes urbaines maillant le territoire que sont les A3, A86, A103 et A104.

Le département est également desservi par les anciennes routes nationales RN1, RN2 et RN3.


Transport ferroviaire

Ancien tramway au Pré-Saint-Gervais
L'Île-Saint-Denis encadrée par deux bras de la Seine

Le d√©partement de la Seine-Saint-Denis est travers√© par d'importants faisceaux ferroviaires, avec notamment les lignes Paris - Lille, La Plaine - Hirson, Paris - Strasbourg et Paris - Mulhouse, ainsi que par la Ligne de Grande Ceinture. Sauf cette derni√®re, d√©volue au trafic de marchandises, les autres lignes accueillent des services TGV, grandes lignes, Transilien et RER. Le d√©partement accueille la premi√®re ligne de tramway moderne en √éle-de-France, le (T) (1), ouvert en 1992, et plusieurs projets sont actuellement en cours d'√©tude. Certaines extr√©mit√©s du M√©tro de Paris desservent √©galement des communes de la Seine-Saint-Denis. En tout, il y a :

  • 6 lignes et 17 stations de m√©tro

(M) (3) (5) (7) (9) (11) (13)

  • 5 lignes de RER (RER) (A) (RER) (B) (RER) (C) (RER) (D) (RER) (E)
  • 2 lignes de tramway (T) (1) (T) (4)
  • 2 lignes de transiliens : Transilien Ligne H du Transilien Ligne K du Transilien

Transport fluvial

Le d√©partement est travers√© par cinq voies d'eau : le canal de l'Ourcq, le canal Saint-Denis, le canal de Chelles, la Seine et la Marne. Il n'existe toutefois pas de port important en Seine-Saint-Denis, le port de Gennevilliers √©tant situ√© dans les Hauts-de-Seine, sur la rive oppos√©e d'√Čpinay-sur-Seine.

Transport aérien

Le d√©partement dispose du syst√®me a√©roportuaire parisien g√©r√© par a√©roports de Paris, et accueille l'a√©roport du Bourget, r√©serv√© √† l'aviation d'affaire, ainsi qu'une partie de l'a√©roport Paris-Charles-de-Gaulle. Ces deux a√©roports internationaux g√©n√®rent 93 000 emplois directs[9].

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√Čconomie

Article d√©taill√© : √Čconomie de la Seine-Saint-Denis.

Les dynamiques

Malgr√© un taux de ch√īmage √©lev√© (10,7 en ao√Ľt 2007[10]), d√Ľ en partie √† un niveau d'√©ducation plus faible que dans les d√©partements voisins, √† la crise industrielle des ann√©es 1970, le ¬ę 93 ¬Ľ est un d√©partement dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois m√©connus. Chaque ann√©e, plus de 8 000 entreprises sont cr√©√©es dans le d√©partement (source: APCE 2006).

Le d√©partement est l'un de ceux qui ont, ces derni√®res ann√©es, vu s'accro√ģtre de mani√®re plus sensible qu'ailleurs le nombre des entreprises implant√©es ou cr√©√©es et celui des emplois du secteur marchand.

De ce fait, le d√©partement, qui reste sensiblement plus marqu√© par le ch√īmage (9,8 % au 4e trimestre 2007 - 64 385 demandeurs d'emploi recens√©s par l'ANPE en mai 2008) que les autres d√©partements franciliens (6,9 % au 4e trimestre 2007), voit celui-ci baisser de 10,6 % en un an[11].

Chambre de Commerce et d'Industrie de Bobigny
Le d√©partement compte de nombreuses zones d'activit√©, tertiaires, o√Ļ √† destination de PME-PMI sur l'ensemble du d√©partement. La logistique est √©galement tr√®s pr√©sente. Ici zone industrielle des Pavillons-sous-Bois
Le département a été un haut lieu de l'industrie lourde française avant sa désindustrialisation, à partir des années 1970
Ici, un site industriel √† Aubervilliers au d√©but du XXe si√®cle


Le PIB de la Seine-Saint-Denis s'√©l√®ve en 2005 √† 40,676 milliards d'euros[12], ce qui fait du D√©partement le 7e d√©partement fran√ßais pour la richesse produite ; mais le PIB par habitant (27 420 ‚ā¨ par t√™te) situe le d√©partement √† la 14e place de ce point de vue, un niveau tr√®s l√©g√®rement inf√©rieur √† la moyenne nationale (27 723 ‚ā¨). En revanche, en rapportant ce PIB √† chaque emploi, on constate que le d√©partement se situe au 4e rang national, avec une productivit√© moyenne sup√©rieure √† la moyenne nationale.

Les p√īles √©conomiques

Le d√©partement dispose de six grands p√īles √©conomiques :

Les implantations

La Seine-Saint-Denis a longtemps gard√© l'image d'un d√©partement vou√© √† l'activit√© industrielle, ce qu'elle fut effectivement. La Plaine Saint-Denis, par exemple, situ√©e sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et Aubervilliers, demeura jusqu'au d√©but des ann√©es 1970 la plus grande zone industrielle de France, voire d'Europe. La pr√©sence de terrains plans disponibles √† bon march√© √† proximit√© de Paris et d'infrastructures de transport permettant l'acheminement de produits pond√©reux (voies navigables comme la Seine et les canaux de l'Ourcq et Saint-Denis, voies ferr√©es en partance des gares de l'Est et du Nord, lignes de desserte plus locale comme celles de la Grande Ceinture ou des Gr√©sillons) ont favoris√© l'implantation d'industries lourdes (usines √† gaz, centrales thermiques produisant de l'√©lectricit√©, m√©tallurgie lourde, chimie...) ou plus diversifi√©es (parachimie, constructions m√©caniques et √©lectriques, fabrication de mat√©riels de transports, √©quipementiers de l'automobile, industries du tabac, industries agro-alimentaires, imprimeries, etc.), ainsi que des activit√©s de stockage (docks de Saint-Ouen, Magasins G√©n√©raux de la Plaine-Saint-Denis). Durant les ann√©es 1960 et au d√©but des ann√©es 1970, l'implantation de nouvelles zones industrielles en relation avec le d√©veloppement a√©roportuaire (Le Bourget, puis Roissy-Charles de Gaulle) donne une impulsion au secteur de la logistique (Garonor), tandis que la croissance urbaine au centre et √† l'est du d√©partement est accompagn√©e par l'essor de nouvelles activit√©s qui ne sont plus seulement industrielles (comme le transfert √† Aulnay-sous-Bois des usines Citro√ęn du quai de Javel), mais aussi tertiaires : centres commerciaux d'envergure √† Bobigny, Rosny-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois et Sevran notamment, services aux entreprises, services administratifs (Bobigny).

Cependant, la construction des premi√®res tours de bureaux √† Saint-Denis (Tour Pleyel), Bagnolet (Tours Mercuriales) ou √† Montreuil et le d√©veloppement des services administratifs √† Bobigny ne suffisent pas √† enrayer la crise de l'emploi qui affecte le d√©partement du milieu des ann√©es 1970 au milieu des ann√©es 1990 en raison de sa profonde d√©sindustrialisation. La succession des fermetures d'usines entra√ģne alors le d√©veloppement des friches industrielles. Toutefois, la Seine-Saint-Denis conna√ģt depuis lors une profonde mutation √©conomique, favoris√©e par la conjonction des efforts publics locaux (municipalit√©s, conseil g√©n√©ral, entrepreneurs locaux), r√©gionaux (SDRIF) et nationaux (√Čtat), ainsi que par un contexte de moindre chert√© relative du foncier et de l'immobilier par rapport √† Paris ou √† certains espaces de la proche banlieue ouest. L'essor √©conomique est manifeste dans les communes limitrophes de Paris, ainsi qu'√† Rosny-sous-Bois, √† Noisy-le-Grand (secteur de la ville nouvelle de Marne-la-Vall√©e) et dans le nord-est du d√©partement, dans l'orbite de l'a√©roport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Ainsi, si le principal √©tablissement productif du d√©partement en termes d'emplois est encore l'usine Peugeot-Citro√ęn d'Aulnay-sous-Bois avec un effectif, en r√©duction, de 3 600 personnes en 2009[13], le deuxi√®me √©tablissement appartient au secteur tertiaire, BNP-Paribas Securities Services, install√© depuis octobre 2009 dans les anciens Grands Moulins de Pantin (3 200 employ√©s), et le troisi√®me est la compagnie d'assurances Generali, install√©e depuis 2003 sur le site du Landy √† Saint-Denis (3 000 emplois), signe de l'√©volution du territoire. D'ailleurs, la BNP est d√©sormais le premier employeur priv√© du d√©partement (8 000 emplois au total, y compris les agences de proximit√©)[14].

La Seine-Saint-Denis est aussi en position de force dans le domaine du commerce textile, des services √† l'industrie a√©ronautique et a√©roportuaire, des biotechnologies, des mat√©riels de transport , des √©co-industries et des industries de l'image, du cin√©ma et la t√©l√©vision. C'est √©galement un territoire qui concentre beaucoup d'entreprises du secteur du multim√©dia : Ubisoft, HEOPS atelier, Moviken, Neko Entertainment... La Seine-Saint-Denis est implant√©e sur Second Life. Cet essor de la fili√®re est accompagn√© depuis juillet 2005 par la mise en place du p√īle de comp√©titivit√© Cap Digital qui comprend les domaines de l‚ÄôImage, du Multim√©dia et Vie Num√©rique. Il associe les pouvoirs publics, les laboratoires de recherche et les entreprises afin de d√©velopper des zones d‚Äôexcellence. Actuellement, 30 entreprises internationales (EADS, Thales, Siemens, Thomson, UbiSoft, Alcatel, INA, Fujitsu‚Ķ), 200 PME, 30 universit√©s et √©coles d‚Äôing√©nieurs, 50 laboratoires de recherche sont impliqu√©s dans ce projet.

Pour autant, les √©volutions les plus r√©centes affectent d'autres champs d'activit√© que les activit√©s industrielles historiques du d√©partement. Ainsi en est-il de l'implantation du groupe d'assurances Generali, comptant plus de 3 000 salari√©s sur son nouveau site de la Plaine Saint-Denis, de celle des services d'EDF dans le quartier Pleyel ou encore le projet de Cit√© du cin√©ma de Luc Besson. Malgr√© la crise financi√®re de 2008, plusieurs programmes immobiliers ont continu√© de trouver preneur vers Saint-Denis, Villepinte et √† proximit√© du Bourget, le territoire proposant des immeubles neufs et de qualit√© √† un co√Ľt moindre que l'ouest parisien[15]. Dans un autre ordre d'id√©es, le Minist√®re de l'Economie et des Finances entend implanter des services plus importants sur le site de Noisy-le-Grand, tandis que le groupe Air France a choisi de s'implanter √† Tremblay-en-France.

En d√©cembre 2008, le d√©partement se dote d'une unique agence pour le d√©veloppement √©conomique, Seine-Saint-Denis Avenir, dont Claude Bartolone pr√©side le Conseil d'orientation et de surveillance, et fusionne ses deux soci√©t√©s d'√©conomie mixte pour renforcer et rationaliser son action dans le d√©veloppement √©conomique, alors que le d√©partement, d√©j√† au 7e rang des d√©partements par le PIB, a l'avantage d'une population jeune et propose un immobilier d'entreprise abordable et moderne[16]. Il reste toutefois √† am√©liorer les qualifications et √† mettre en ad√©quation les formations sup√©rieures et professionnelles des populations s√©quano-dionysiennes avec l'offre nouvelle d'emplois, car cette derni√®re ne b√©n√©ficie que partiellement aux habitants du d√©partement, d'o√Ļ un accroissement des migrations pendulaires de travail et le maintien sur place d'un taux de ch√īmage plus √©lev√© que les moyennes r√©gionale et nationale.

Principales communes en termes d'emploi
Commune Nombre d'emplois
Saint-Denis 69 351
Montreuil 48 159
Tremblay-en-France[17] 39 519
Saint-Ouen 34 075
Aulnay-sous-Bois 31 542
Aubervilliers 29 693
Noisy-le-Grand 27 942
Bobigny 27 552
Pantin 27 447
Rosny-sous-Bois 15 646
Bagnolet 15 114
Emploi au lieu de travail au 1er janvier 2008[18].
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Démographie, population et logement

Article d√©taill√© : D√©mographie de la Seine-Saint-Denis.
Panorama D'Aulnay-sous-Bois, zone pavillonnaire au premier plan, au fond de grands ensembles

La population est de 1 506 466 habitants au 1er janvier 2008 (1 382 861 en 1999) et la densit√© de 6 383 habitants au km¬≤ ; 27,7 % de la population ont moins de 20 ans en 2007. Parmi les 40 communes, les plus peupl√©es sont Saint-Denis (103 742 habitants), Montreuil (102 176 habitants), Aulnay-sous-Bois (82 188 habitants), Aubervilliers (74 528 habitants), Drancy (66 194 habitants) et Noisy-le-Grand (63 106 habitants)[19].

La seine-Saint-Denis a accueilli de nombreux habitants, √† la suite de l'exode rural, de l'ind√©pendance des anciennes colonies, des besoins en main-d'Ňďuvre de l'industrie.
Les besoins en logement ont souvent été assumés par les grands ensembles qui ponctuent le territoire départemental
Les tours de la rue de la Capsulerie à Bagnolet
Le d√©partement a √©t√© l'un des premiers territoires[pr√©cision n√©cessaire] du logement social, avec la r√©alisation de cit√©s-jardins d√®s les ann√©es 1920
La cité de l’Eguillez à Dugny
De nombreux projets de rénovation urbaine ont lieu ou sont programmés en Seine-Saint-Denis, visant à transformer des quartiers en profondeur. L’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en est l’investisseur majeur.
Ici, l'inauguration des nouveaux espaces publics de la cité Allende à Villetaneuse en 2007

La Seine-Saint-Denis est l'un des d√©partements fran√ßais comptant le plus d'immigr√©s, ou[pr√©cision n√©cessaire] de personnes issues de l'immigration. Dans son audition devant la commission du S√©nat en f√©vrier 2011, la d√©mographe Mich√®le Tribalat r√©v√©lait que dans de nombreuses villes du d√©partement moins de 5% des jeunes (moins de 18 ans) √©taient d'origine europ√©enne[20].

La mortalit√© infantile y est l'une des plus √©lev√©es de France m√©tropolitaine (5,9 pour 1 000) en 2008[21]. Pour comparaison en √éle-de-France elle est de 4,0. Cette part de population immigr√©e est par ailleurs particuli√®rement ancienne, constituant un des aspects de l'identit√© d√©partementale. En effet, d√®s le d√©veloppement industriel de la seconde moiti√© du XIXe si√®cle, les communes de l'actuelle Seine-Saint-Denis accueillent des populations de travailleurs immigr√©s, par exemple allemands.

L'ensemble des grandes vagues d'immigration, notamment apr√®s chacune des guerres mondiales, s'est manifest√© en Seine-Saint-Denis : Espagnols et Italiens entre 1920 et 1940 ; Nord-Africains apr√®s la Seconde Guerre mondiale, Portugais et encore plus r√©cemment Chinois, Turcs ou Africains des pays situ√©s au Sud du Sahara. Ce mouvement a accompagn√©, faut-il le souligner, l'arriv√©e massive d'immigr√©s int√©rieurs au pays (Bretons, Basques, Limousins, Auvergnats, Flamands, Lorrains, Hainuyers ou Alsaciens) venus travailler dans les industries parisiennes jusqu'au d√©but des ann√©es 1970.

Cette diversité d'origine est aujourd'hui entrée dans une nouvelle phase, faisant notamment de la population séquano-dionysienne l'une des plus métissées du pays.

Les donn√©es du recensement g√©n√©ral de la population 1999 √©taient les suivantes : le d√©partement comptait un peu moins de 1 383 000 habitants, dont pr√®s de 260 000 √©taient de nationalit√© √©trang√®re (dont plus de 40 000 n√©s en France ) et plus de 126 000 des Fran√ßais par acquisition, c'est-√†-dire ayant √©t√© naturalis√©s.

Par ailleurs, le d√©partement comptait en 1999, entre autres sp√©cificit√©s, pr√®s de 40 000 habitants n√©s Fran√ßais √† l'√©tranger ainsi que plus de 42 000 Domiens d'origine, chiffre sans √©quivalent en France m√©tropolitaine. En effet, Paris ne comptait par exemple qu'un peu plus de 27 000 Domiens et les Hauts de Seine, d√©partement de population comparable, moins de 22 000.

Les donn√©es du recensement de 2007 indiquent un accroissement du nombre et de la proportion d'√©trangers (317 000 personnes, soit 21,10 % de la population du d√©partement)[22] et du nombre de Fran√ßais par acquisition (181 200). Les immigr√©s sont au nombre de 402 000 et repr√©sentent plus du quart de la population de la Seine-Saint-Denis (26,75 % exactement en 2007), proportion la plus √©lev√©e de tous les d√©partements m√©tropolitains[23]. Les Maghr√©bins forment le principal groupe d'√©trangers (105 442 en 2007), dont 56 161 Alg√©riens, 34 180 Marocains et 15 101 Tunisiens, devant les ressortissants du reste de l'Afrique (75 053) dont le nombre est en forte augmentation. Les Portugais forment la principale nationalit√© √©trang√®re europ√©enne en Seine-Saint-Denis (33 142 personnes en 2007)[24].

Il existe de fortes disparit√©s dans la r√©partition g√©ographique des immigr√©s dans le d√©partement. Globalement, c'est au nord-ouest de la Seine-Saint-Denis que les plus grandes concentrations sont observ√©es, alors que les proportions d'√©trangers sont plus faibles dans l'est. Les communes o√Ļ, selon les chiffres du recensement de 2007, la part des immigr√©s dans la population est la plus √©lev√©e (sup√©rieure au tiers) sont Aubervilliers (40,20 %), Clichy-sous-Bois (37,55 %), La Courneuve (37,25 %), Saint-Denis (36,81 %), Saint-Ouen (34,15 %), Villetaneuse (33,63 %) et Bobigny (33,35 %). Les communes o√Ļ la proportion d'immigr√©s est la plus faible sont Coubron (5,49 %), Gournay-sur-Marne (9,28 %), Le Raincy (10,43 %) et Vaujours (11,96 %), la moyenne √©tant de 8,33 % en France m√©tropolitaine en 2007.

√Čvolution d√©mographique de la Seine-Saint-Denis
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
1 249 606 1 322 127 1 324 301 1 381 197 1 382 928 1 491 972 1 506 466
Sources : 1968-2008 recensements Source : INSEE.

D'apr√®s une √©tude de Mich√®le Tribalat et Bernard Aubry publi√©e en 2009 √† partir du fichier Saphir et retra√ßant l'√©volution des concentrations ethniques en France entre 1968 et 2005, 57 % des jeunes de moins de 18 ans en Seine-Saint-Denis sont d'origine √©trang√®re (au moins un parent immigr√©) contre 18,10 % en France m√©tropolitaine et 41% √† Paris. Parmi les vingt communes fran√ßaises o√Ļ la concentration d√©passe 60 % en 2005, toutes sauf une, Vaulx-en-Velin, sont situ√©es en √éle-de-France avec, en t√™te, Clichy-sous-Bois, Aubervilliers et La Courneuve, toutes les trois en Seine-Saint-Denis, o√Ļ environ trois quarts de la jeunesse est d‚Äôorigine √©trang√®re[25],[26].


√Čvolution de la part des jeunes (0 √† 17 ans) d'origine √©trang√®re de 1968 √† 2005 en Seine-Saint-Denis
1968 1975 1982 1990 1998 2005
19 % 27 % 34 % 42 % 50 % 57 %
Sources : Audition de Mme Tribalat devant la commission du S√©nat (janvier 2011) Source : Senat.fr.


Répartition de la part des jeunes (0 à 17 ans) d'origine étrangère selon l'origine des parents
2005 (en %) Seine-Saint-Denis Paris Val-de-Marne Val-d'Oise France
Toutes origines 56,7 41,30 39,90 37,90 18,10
Europe du Sud 4,0 4,0 5,5 4,8 2,6
Maghreb 22,0 12,1 13,2 13,0 6,9
Afrique noire 16,0 9,9 10,8 9,1 3,0
Turquie 2,7 0,6 1,2 3,1 1,4

Niveau de vie

Le revenu moyen des m√©nages s'√©l√®ve selon l'INSEE en 2004 √† 15 175 ‚ā¨/an, alors que la moyenne nationale s'√©l√®ve √† 15 027 ‚ā¨/an. Cependant il existe des disparit√©s criantes de niveaux de vie en Seine-Saint-Denis selon les villes habit√©es. Ainsi l'arrondissement de Saint-Denis est le plus d√©favoris√©, la quasi totalit√© des villes s'y trouvant cumulant des obstacles en mati√®re sociale (ch√īmage, taux de logements sociaux tr√®s √©lev√©s, revenus des m√©nages faibles...). Ainsi, en 2006, alors que le taux de ch√īmage √©tait de 11,1 % en moyenne pour les communes fran√ßaises[27], l'arrondissement de Saint-Denis affichait 20,3 %[28], l'arrondissement de Bobigny 16,7 % et celui du Raincy 13,7 %. Le revenu moyen annuel des m√©nages variait alors entre les arrondissements de Saint-Denis et du Raincy, en 2004, respectivement de 11 500 ‚ā¨ √† 17 820 ‚ā¨.

Les in√©galit√©s sont √©galement visibles entre les villes. De fait, la ville de Clichy-sous-Bois, o√Ļ le revenu moyen net imposable des m√©nages √©tait de 15 090 ‚ā¨ en 2007[29], est limitrophe de la ville du Raincy alors que ces communes sont particuli√®rement oppos√©es ; les m√©nages du Raincy avaient, avec 38 156 ‚ā¨ en moyenne en 2007[30], des revenus compris entre ceux de Levallois-Perret et de Saint-Maur-des-Foss√©s.

D'une manière générale, le département reste légèrement moins favorisé que la moyenne française mais tend à s'en rapprocher.

Logement et urbanisme

Selon le recensement de 2006, le d√©partement compte 604 065 logements[31], soit 11,4 % du parc francilien sur 2 % du territoire r√©gional. Le logement social, dont les premi√®res HBM datent de la fin du XIXe si√®cle est fortement repr√©sent√© dans le d√©partement, avec 200 000 HLM, soit 18 % du parc r√©gional. Ce parc est principalement regroup√© dans les communes limitrophes de Paris[2].

Le patrimoine de logement social appartient à une centaine d'organismes, dont une soixantaine d'entreprises sociales pour l'habitat (ESH, ex SA HLM) et 18 offices publics de l'habitat (OPH, ex OP HLM)[2]. Les principaux sont l'OPH départemental (20000 logements) et l'OPH Plaine commune habitat

Malgr√© ce parc important, et compte tenu de l'insuffisance de l'offre dans d'autres d√©partements franciliens, 57 000 demandes de logement social sont enregistr√©es dans le d√©partement, ce qui implique de grandes difficult√©s d'attribution. D'autre part, le logement priv√© ancien est parfois fort d√©grad√©: 140 arr√™t√©s d'insalubrit√© ont pris en 2007; pour les seules six villes de Romainville, Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Pantin et Montreuil, 1 255 logements sont consid√©r√©s comme √† d√©molir et 2 921 √† r√©habiliter[32]. En 2005, le nombre d'immeubles insalubres √©tait estim√© √† 1 500 et le nombre de logements concern√©s entre 4 000 et 10 000. En 1999, la seule Plaine commune recensait 6 700 logements ind√©cents dont 2 500 insalubres. Malgr√© les efforts entrepris, en particulier par les six villes cit√©es qui ont pass√© un contrat en ce sens avec l'√Čtat, leur √©radication est relativement lente en raison de la complexit√© juridique des op√©rations et du nombre important (54 000) de demandeurs de logement social qui complique parfois le relogement des occupants[33].

Le parc HLM, pourtant relativement r√©cent[34], est assez d√©grad√©[pr√©cision n√©cessaire]. La Seine-Saint-Denis est le d√©partement fran√ßais o√Ļ l'ANRU finance le plus d'op√©ration de ¬ę renouvellement urbain ¬Ľ. Une part importante du d√©partement est concern√© par la g√©ographie prioritaire de la politique de la ville[2]. Apr√®s la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bidonvilles parsemaient le d√©partement. Suite √† l'appel de l'Abb√© Pierre en 1954 et la relance du logement, ceux-ci ont √©t√© globalement √©radiqu√©s vers 1974[35]. 64 op√©rations ANRU sont programm√©es dans le d√©partement, ce qui se traduit par d‚Äôimportantes op√©rations. 74 % des logements reconstruits le sont en zone urbaine sensible (la part est de 55 % au niveau national), d'o√Ļ[style √† revoir] un faible brassage de population[36]. Le d√©partement conna√ģt une persistance de bidonvilles o√Ļ habitent environ 3 000 Roms pr√®s de Montreuil et √† l'ouest du d√©partement[37].

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Le SDRIF

Le SDRIF, r√©vis√© en 1994 sous la responsabilit√© de l'√Čtat, est le sch√©ma directeur de la R√©gion d'√éle-de-France. Ce document planifie l'√©volution de l'organisation urbaine dans les vingt prochaines ann√©es, et pr√©voit les √©quipements publics n√©cessaires pendant cette dur√©e. C'est dans le cadre du SDRIF que le nord et l'est de la r√©gion ont √©t√© d√©velopp√©s : l'√©dification du Stade de France, le renouveau de la Plaine Saint-Denis, le d√©veloppement de la zone de Roissy et de Marne-la-Vall√©e.

Le SDRIF a √©t√© r√©vis√©. En effet, un nouveau SDRIF a √©t√© adopt√© par la r√©gion Ile de France le 25 septembre 2008. Le fil directeur de ce document strat√©gique d'am√©nagement est de faire de l'Ile de France une √©co r√©gion √† l'horizon 2030. Les 3 d√©fis √† relever sont : - Favoriser l‚Äô√©galit√© sociale et territoriale - Anticiper et r√©pondre aux mutations ou crises majeures, li√©es notamment au changement climatique et au rench√©rissement des √©nergies fossiles - D√©velopper une √éle-de-France dynamique et maintenant son rayonnement mondial.

L'environnement

La gestion des déchets

En 2008, 683 740 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées en Seine-Saint-Denis, soit 481 kg/hab[38].

Les espaces verts

La Seine-Saint-Denis constitue le seul site[39] Natura 2000 français en milieu urbain.


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Enseignement

La Seine-Saint-Denis fait partie, avec le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne de l'Académie de Créteil[40].

L'entrée de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis
Le forum du campus de l'Université Paris-Nord à Villetaneuse

√Čtablissements

Le d√©partement dispose de[41] :

L'offre d'enseignement sup√©rieur et de recherche publique s'est consid√©rablement √©toff√©e au cours des derni√®res ann√©es. Ce mouvement trouve par ailleurs une illustration nouvelle dans le cadre du d√©veloppement de l'agglom√©ration de Plaine Commune avec l'installation du CNAM et de la Maison des sciences de l'homme, et celle √† venir de l'√Čcole pratique des hautes √©tudes, de l'√Čcole des Hautes √Čtudes en Sciences Sociales et de l'Institut national d'√©tudes d√©mographiques dans le Campus Condorcet √† Aubervilliers.

Par ailleurs, par restructuration de l'√©tablissement public qui les g√®re, les Archives Nationales vont bient√īt s'installer dans de nouveaux locaux situ√©s √† Pierrefitte-sur-Seine, √† proximit√© de l'Universit√© Paris VIII. Le d√©veloppement des formations sup√©rieures touche √©galement les √©tablissements secondaires o√Ļ croissent le nombre des classes pr√©paratoires aux grandes √©coles et le nombre des √©tudiants les fr√©quentant.

On notera aussi que l'IEP de Paris a signé une convention de formation avec plusieurs lycées du département en vue de permettre l'inscription dans cet établissement des élèves issus de ces lycées.

Toutefois,compte tenu de la situation sociale de nombre de familles, une part importante de ses écoles, collèges et lycées sont classés en Zone d'éducation prioritaire.

Niveau d'études

Le lycée Fénélon, un établissement d’enseignement privé couvrant la maternelle au niveau BTS, à Vaujours

La population de la Seine-Saint-Denis est de plus en plus form√©e, prolongeant de plus en plus ses √©tudes, ce qui constitue l'un des potentiels de d√©veloppement futur du d√©partement, et du pays en g√©n√©ral. En effet, sur les 213 090 jeunes √Ęg√©s de 15 √† 24 ans r√©sidant en 2006 dans le d√©partement, 135 568 √©taient encore scolaris√©s tandis que 20 924 avaient termin√© leur scolarit√© en obtenant un dipl√īme au moins √©quivalent au baccalaur√©at de l'enseignement secondaire.

A contrario, le d√©partement comptait √©galement 12 167 jeunes n'ayant pas effectu√© de scolarit√© ou d√©pourvus de dipl√īme de niveau certificat d'√©tudes primaires, soit 5,7 % de la tranche d'√Ęge. Cette situation est cependant en √©volution sensible puisque cette absence ou ces faibles niveaux de formation initiale touchaient, en 2006, le 17,3 % des S√©quano-Dionysiens √Ęg√©s de 25 √† 39 ans et pr√®s du quart de ceux √Ęg√©s de 40 √† 54 ans.

Mais ces jeunes sans qualification sont particulièrement soumis aux aléas de la vie professionnelle et rencontrent des difficultés grandissantes d'insertion sociale et professionnelle.

Principaux équipements

Santé

D'un point de vue sanitaire, neuf centres hospitaliers publics sont implant√©s en Seine-Saint-Denis[42] :

√Ä ces √©tablissements de soins publics, il faut rajouter les cliniques priv√©es, telles que le Centre cardiologique du Nord, √† Saint-Denis, l'h√īpital priv√© du Vert-Galant √† Tremblay-en-France, l'h√īpital priv√© du Blanc-Mesnil au Blanc-Mesnil et √† Drancy la clinique des Presles, √† √Čpinay-sur-Seine ou la clinique de l'Estr√©e, √† Stains et l'h√īpital europ√©en de la ROSERAIE √† Aubervilliers.

De m√™me, le p√īle de sant√© publique de la Plaine Saint-Denis regroupe des agences majeures du minist√®re de la Sant√©.

N√©anmoins, il faut remarquer un sous-√©quipement global du d√©partement en termes d'offre de soins, notamment lib√©rale : un nombre de m√©decins sp√©cialistes ou g√©n√©ralistes, de professionnels param√©dicaux sensiblement inf√©rieur √† la moyenne r√©gionale, sans doute li√© √† la forte pr√©carit√© d'une part importante de la population s√©quano-dionysienne, et √† son faible pouvoir d'achat.

De ce fait, un nombre significatif de communes ont fait le choix ancien de proposer une offre publique de soins de proximité, avec des dispensaires et des centres de santé fortement fréquentés par les habitants.

La Croix-Rouge fran√ßaise a d√©cid√© en 2006 de fermer trois de ses √©quipements, les dispensaires de Drancy, du Blanc-Mesnil et du centre Blumenthal d'√Čpinay-sur-Seine[43]. Dans le cas du Blanc-Mesnil, cette annonce a √©t√© fortement critiqu√©e, car le dispensaire se situait au nord de la ville, au cŇďur du grand ensemble des Tilleuls, qui fait partie des 100 zones franches du pays. De plus, selon une √©tude de la DRESS, le Nord du Blanc-Mesnil, qui comporte un bassin de pr√®s de 20 000 habitants, essentiellement locataires de HLM, est la zone la moins m√©dicalis√©e, et la moins bien lotie en sp√©cialistes de la r√©gion.


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Sports

Vue panoramique du Stade de France à Saint-Denis.

Le département accueille depuis 1998 le Stade de France à la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis.

La Seine-Saint-Denis compte également plusieurs clubs sportifs de haut-niveau comme Tremblay en France Handball qui évolue en première division de handball mais également le Hockey Club Neuilly-sur-Marne, qui a évolué en Ligue Magnus, l'élite française en 2008-2009 et 2009-2010, avant d'être rétrogradé en Division 1 pour la saison 2010-2011.

Elle abrite également plusieurs clubs de football au niveau amateur (CFA) comme le Red Star, la Jeanne d'Arc de Drancy Noisy-le-Sec et Villemomble. Le premier club vainqueur de la Coupe de France est l'Olympique de Pantin en 1918. La Seine-Saint-Denis a également des équipes échiquéennes dans le haut-niveau National comme le Cavalier Bleu de Drancy ou Noisy le Grand qui évoluent respectivement dans le Top 16 et la Nationale I. Le club de Villepinte évolue en deuxième division jeunes.

Médias

Locaux du Parisien situés à Saint-Ouen

Le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, dont le siège est d'ailleurs situé à Saint-Ouen, a parmi ses éditions départementales une édition de 8 pages consacrée à la Seine-Saint-Denis qui est le principal média consacré à la vie du département. En l'absence d'un média comparable à la presse de province, les 8 pages de l'édition départementale du Parisien ne permettent pas de donner écho à l'information de proximité. Aussi certaines villes comme Saint-Denis ont promu des médias locaux comme Le Journal de Saint-Denis qui se veut un média pluraliste et non une presse municipale.

L'actualit√© d√©partementale a √©galement droit de cit√© dans les journaux ¬ę √éle-de-France ¬Ľ de France 3, dont l'√©dition r√©gionale du 19/20 √† 19h05 du lundi ou vendredi, qui a inaugur√© en d√©cembre 2010 une bureau permanent d'information √† Bobigny[44]. Les journaux locaux de France Bleu 107.1, la station de radio francilienne du groupe Radio France sont √©galement aliment√©s par une √©quipe locale.

En 2005, le Bondy Blog a été lancé par le magazine suisse L'Hebdo pour suivre les émeutes dans les banlieues françaises. Depuis mars 2006, la direction a été confiée à une équipe locale et le blog constitue désormais un média très lu, représentant la diversité ethnique et sociologique de la Seine-Saint-Denis, couvrant l'actualité du département.

Le quotidien national L'Humanité a son siège à Saint-Denis.

Le conseil général de Seine-Saint-Denis édite un mensuel Seine-Saint-Denis Magazine [45] et les collectivités locales disposent toutes d'un journal de plus en plus souvent couplé à un site web.

Culture

Op√©ras, th√©√Ętres et cin√©mas

Le Th√©√Ętre Andr√© Malraux √† Gagny

La Seine-Saint-Denis dispose d'un important r√©seau de salles de spectacles accueillant notamment des repr√©sentations th√©√Ętrales. Elle est aussi, plus particuli√®rement, un d√©partement o√Ļ existent plusieurs lieux de cr√©ation reconnus. On retiendra :


Depuis septembre 2007, la Ma√ģtrise de Radio France a ouvert un second site √† l'√Čcole Olympe de Gouges fr Bondy. Le tr√®s haut niveau musicale de cette chorale permet aux jeunes enfants de pouvoir acqu√©rir une formation musicale compl√®te.

Le département comporte également un réseau de salles municipales de cinéma d'art et d'essai qui, à leur création, ont pallié la quasi disparition des salles commerciales banales.
Plusieurs multiplexes se sont install√©s en Seine-Saint-Denis, notamment √† √Čpinay-sur-Seine, Noisy-le-Grand, Rosny-sous-Bois et Saint-Denis. Un projet est en cours √† Aulnay-sous-Bois[46].

La moiti√© des studios de cin√©ma fran√ßais est implant√©e dans le d√©partement, souvent de longue date. Il s'agit des Studios d'Aubervilliers, de Transpaset √† Saint-Ouen, de BUF Compagnie et d'Avalanche production √† Pantin, des Studios Sets √† Stains, des studios et laboratoires √Čclair √† √Čpinay-sur-Seine, des studios Path√©-Albatros √† Montreuil et, la prochaine Cit√© du cin√©ma de Luc Besson √† Saint-Denis dont l‚Äôouverture est pr√©vue en 2012. S'y ajoutent des activit√©s de doublage et d'animation, avec M√©dia Dub et Attitude Studio √† Aubervilliers, Titra film et Auditorium Jackson √† Saint-Ouen, Dubbing Brothers √† Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Bibliothèques et médiathèques

La médiathèque de la Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget, nommée Georges Brassens et située à Drancy
  • R√©seau de biblioth√®ques de la Plaine Commune : la communaut√© g√®re depuis le 1er janvier 2005 les 22 biblioth√®ques et 3 bibliobus qu'avaient cr√©√©es les villes et pr√©voit la construction de m√©diath√®ques, par exemple dans le quartier Franc Moisin/Bel-Air de Saint-Denis[47].
  • R√©seau de m√©diath√®ques de la communaut√© de communes de l'a√©roport du Bourget[48] : La communaut√© dispose d'une grande m√©diath√®que centrale et de 6 m√©diath√®ques de proximit√©.

Festivals et associations

Le d√©partement est riche d'une vie culturelle et associative importante. Associations artistiques, collectifs citoyens mais aussi r√©seaux de solidarit√©s du secteur de l'√©conomie social, le d√©partement compte quatre Syst√®mes d'√Čchanges Locaux ainsi qu'un grand nombre d'associations de quartiers.

Pour autant, le département trouve d'autres traductions de la diversité de son activité culturelle. Plusieurs festivals artistiques importants sont organisés chaque année dans le département et le spectacle vivant est aussi présent par les arts du cirque notamment.

Tourisme et patrimoine

Musées

Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et est particulièrement varié[49].

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Architecture

Ch√Ęteaux

Liste des ch√Ęteaux de la Seine-Saint-Denis[50] :

  • Bagnolet : Maison dite du Cardinal Perron. Cette maison est l‚Äôune des plus anciennes de Bagnolet. Selon la tradition, elle aurait eu pour premier propri√©taire le c√©l√®bre Cardinal Du Perron (1556-1618).
  • Clichy-sous-Bois : Le Ch√Ęteau du Vicomte de Puys√©gur, a √©t√© √©difi√© au XVIe si√®cle par le vicomte de Puys√©gur, les murs de l‚Äôancien ch√Ęteau de Clichy-sous-Bois ont vu passer Gabrielle d‚ÄôEstr√©es et Madame de S√©vign√©. En 1930, la municipalit√© devient propri√©taire du ch√Ęteau, et est depuis, l‚ÄôH√ītel de Ville de la commune. Il a √©t√© class√© monument historique en 1972.
    Le Ch√Ęteau rouge de Villepinte, aujourd'hui √©tablissement hospitalier
  • Drancy : Le Ch√Ęteau de Ladoucette[51] fut d√©truit lors de la guerre de 1870 et reconstruit ensuite par la baronne. Il sera centre de convalescence durant la Premi√®re Guerre mondiale pour les militaires bless√©s au Front. Le nouvel √©difice sera lui m√™me victime de destructions durant les deux guerres mondiales.
  • Gournay-sur-Marne : Le ch√Ęteau, construit en 1680 par le seigneur Ancelin, fr√®re de lait de Louis XIV, est de style classique, avec fa√ßade de pierres blanches et de briques rouges. Il accueille la mairie depuis 1925.
  • Montfermeil : Le ch√Ęteau des C√®dres. Denis N√©ret, procureur √† la Chambre de Paris qui fait construire ce ch√Ęteau vers 1640.
  • Romainville: Le ch√Ęteau de Romainville, ses premiers seigneurs apparaissent au XIIIe si√®cle. En fait, la seigneurie ne se constitue v√©ritablement qu‚Äôavec l‚Äôarriv√©e de Nicolas Le Quelen. En 1630, celui-ci fait construire derri√®re l‚Äô√©glise, au cŇďur du village, un ch√Ęteau entour√© d‚Äôun grand parc.
  • Saint-Ouen : Depuis le Moyen √āge, Saint-Ouen est un lieu de r√©sidences de personnalit√©s importantes. Au XIIIe si√®cle, Guillaume de Cr√©py y fait construire un manoir qu‚Äôil c√®de ensuite √† Philippe de Valois. Dans le ch√Ęteau construit au XVIIe si√®cle par l'architecte Antoine Le Pautre, Louis XVIII signe le 2 mai 1814 la D√©claration qui restaure le tr√īne et institue certaines libert√©s constitutionnelles. Il fait b√Ętir √† son emplacement le ch√Ęteau actuel en 1821.
  • Tremblay-en-France : Le Ch√Ęteau bleu ou ch√Ęteau des Tournelles est une ancienne propri√©t√© des abb√©s de Saint-Denis. Vendu par le cardinal de Retz, dernier abb√© de Saint-Denis, √† la fin du XIVe si√®cle, il devient la demeure des seigneurs du fief des Tournelles jusqu‚Äô√† la R√©volution fran√ßaise de 1789.
  • Villemomble : Ch√Ęteau seigneurial de Villemomble devenu l‚ÄôH√ītel-de-Ville, puis utilis√© √† des fins culturelles, l‚Äôancien ch√Ęteau du fief des Bretonvilliers abrita les amours du duc Louis Philippe d'Orl√©ans et de sa ma√ģtresse Etiennette Le Marquis, une danseuse de l‚ÄôOp√©ra devenue Madame de Villemomble.
  • Villepinte : La famille Bignon fait construire le Ch√Ęteau rouge au d√©but du XVIIe si√®cle. √Ä l‚Äôorigine, il est compos√© de trois corps de b√Ętiments dont il ne reste aujourd‚Äôhui que la partie centrale amput√©e de ses deux tourelles d‚Äôangle. L‚Äôenduit de sa fa√ßade constitu√© d‚Äôun m√©lange de pierre de taille et de fausse brique, caract√©ristique du style Louis XIII, lui vaut son surnom de Ch√Ęteau rouge[52].
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√Čdifices religieux

Liste des principaux √©difices religieux[53] :

√Čglise Notre-Dame-des-Vertus d'Aubervilliers, fa√ßade de style baroque de type j√©suite, XVIIe si√®cle.

√Čglise Notre-Dame du Raincy, style moderne, premi√®re √©glise de France construite en b√©ton arm√©, par les fr√®res Gustave et Auguste Perret.

√Čglise Saint-Germain l'Auxerrois, style n√©o-classique.

La Seine-Saint-Denis abrite une synagogue à Aulnay-sous-Bois, plusieurs mosquées à Bondy, Drancy et Gagny, et un mandir à La Courneuve

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Architecture moderne et formes urbaines

L'architecture dans le d√©partement est tr√®s diversifi√©e[55] :

  • Les meuli√®res sont des constructions typiques de la banlieue de Paris et de la fin du XIXe si√®cle ou du d√©but du XXe si√®cle. Les plus belles, de style Art nouveau sont des villas construites pour les riches parisiens qui souhaitaient se d√©tendre dans la campagne autour de Paris. Certaines de ces maisons se distinguent par des d√©corations en fer forg√© (verri√®res, portes, fen√™tres...) en briques et en c√©ramiques et constituent de v√©ritables curiosit√©s architecturales qui se d√©couvrent au cours de promenades notamment dans les rues des anciennes communes de Seine-Saint-Denis.
  • Les premiers gratte-ciel[Quoi ?][O√Ļ ?] de la banlieue parisienne.
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Architecture contemporaine

Architecture industrielle

  • L'architecture industrielle[58], dont il reste de nombreux vestiges, souvent transform√©s apr√®s que l'activit√© industrielle fut partie, comme les anciens Grands Moulins de Pantin, restructur√©s par le cabinet d'architectes Reichen et Robert pour accueillir BNP-Paribas Securities Services, les anciennes usines Ideal Standard √† Aulnay-sous-Bois, qui accueillent la zone d'activit√©s Chanteloup, ou les anciens ateliers Bouilhet-Christofle √† Saint-Denis, qui ont accueilli un mus√©e de l'orf√®vrerie jusqu'en 2008.

Administration et politique

Article d√©taill√© : Politique en Seine-Saint-Denis.
Jacques Salvator (PS), ici au c√īt√© du d√©put√© Daniel Goldberg, conquiert Aubervilliers en 2008.
Dominique Voynet (ici en 2005) devient sénatrice en 2004 puis maire de Montreuil en 2008.
Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre), ici en 2007, solidement implanté à Drancy.
Patrick Braouezec, chef de file d'une nouvelle génération d'élus PCF.

La Seine-Saint-Denis est l'un des d√©partements constituant la Ceinture Rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contr√īle plusieurs grandes mairies du d√©partement (Saint-Denis, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve...). Apr√®s y avoir dispos√© de la majorit√© absolue de 1967 √† 2001, le PCF a d√©tenu la pr√©sidence du conseil g√©n√©ral de la Seine-Saint-Denis jusqu'en mars 2008, avec des personnalit√©s comme Georges Valbon[59].

Aux √©lections municipales de 2001, le centre-droit a conquis √Čpinay-sur-Seine et Drancy, respectivement sur le PS et le PCF, alors que le PS gagnait Pantin sur le PCF et Les Lilas sur l'UDF, les Verts l'√éle-Saint-Denis sur le PCF[60].

La situation au sein de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités. Ce processus s'est concrétisé avec le gain de la présidence du conseil général par le socialiste Claude Bartolone en mars 2008[61],[62].

Les élections municipales et cantonales de 2008 ont confirmé cet ancrage à gauche, principalement au profit du PS et des Verts, les premiers faisant basculer Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Noisy-le-Sec et Pierrefitte-sur-Seine et les seconds Montreuil[63].

Sur le plan de la repr√©sentation parlementaire, le d√©partement compte, depuis 2007, 4 d√©put√©s communistes, 5 d√©put√©s socialistes, 1 d√©put√© Nouveau Centre et 3 d√©put√©s UMP ; il compte √©galement 2 s√©nateurs communistes, 1 s√©nateur socialiste, 1 s√©natrice Verte, 2 s√©nateurs UMP[64].


Politique locale

Voir également:

Un grand nombre d'hommes politiques d'envergure nationale sont des élus de Seine-Saint-Denis.

Parmi ceux-ci, on peut ainsi citer, dans la liste des √©lus s√©quano-dionysiens ayant exerc√© des responsabilit√©s minist√©rielles :

Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme √Člisabeth Guigou et Dominique Voynet ont exerc√© des responsabilit√©s minist√©rielles avant d'√™tre √©lus en Seine-Saint-Denis.

Liste des présidents du conseil général

Nom Dates du mandat Parti Qualité
Georges Valbon 1967 1982
PCF
Maire de Bobigny
Jean-Louis Mons 1982 1985
PCF
Maire de Noisy-le-Sec
Georges Valbon 1985 1993
PCF
Maire de Bobigny
Robert Clément 1993 2004
PCF
Maire de Romainville
Hervé Bramy 2004 2008
PCF
Adjoint au maire du Blanc-Mesnil
Claude Bartolone Claude Bartolone 2008 En cours
PS
Ancien ministre, député de la Seine-Saint-Denis

Découpage administratif

La Seine-Saint-Denis et ses 40
communes
Mairie de la Courneuve
95 Aul Vil Tre
√Čpi Vil Pie Sta Dug LBM
ÎSD StD LCo LBo Sev Vau
Aub Dra LG Cou
StO Pan Bob Bon PSB LRa CSB Mon
PSG LLi Rom NLS RSB Vil Gag
75 Bag Mon NeP NSM GSM
                94 NLG 77

La préfecture de la Seine-Saint-Denis se situe à Bobigny, chef-lieu du département. Le département comprend deux sous-préfectures, l'une à Saint-Denis, l'autre au Raincy.

Le département est composé de 3 arrondissements (Bobigny, Saint-Denis et Le Raincy), 40 cantons et 40 communes.

Sur le plan électoral, le département est divisé en 12 circonscriptions législatives.

Administrative map 93.png
Arrondissement de
Saint-Denis
Arrondissement de
Bobigny
Arrondissement du
Raincy
  1. Saint-Ouen
  2. Aubervilliers
  3. Saint-Denis
  4. L'Île-Saint-Denis
  5. √Čpinay-sur-Seine
  6. Villetaneuse
  7. Pierrefitte-sur-Seine
  8. Stains
  9. La Courneuve
  1. Dugny
  2. Le Bourget
  3. Drancy
  4. Bobigny
  5. Bondy
  6. Les Pavillons-sous-Bois
  7. Noisy-le-Sec
  8. Romainville
  9. Pantin
  10. Le Pré-Saint-Gervais
  11. Les Lilas
  12. Bagnolet
  13. Montreuil
  14. Rosny-sous-Bois
  15. Villemomble
  1. Neuilly-Plaisance
  2. Neuilly-sur-Marne
  3. Noisy-le-Grand
  4. Gournay-sur-Marne
  5. Gagny
  6. Le Raincy
  7. Clichy-sous-Bois
  8. Montfermeil
  9. Coubron
  10. Vaujours
  11. Livry-Gargan
  12. Sevran
  13. Aulnay-sous-Bois
  14. Le Blanc-Mesnil
  15. Villepinte
  16. Tremblay-en-France

Communes et intercommunalités

Le département Français de la Seine-Saint-Denis comprend, début 2010, 5 communautés d'agglomération regroupant 25 communes sur les 40 du département.


Le tableau suivant donne la liste des communes de la Seine-Saint-Denis, en précisant leur code Insee, leur code postal principal, leur appartenance aux principales structures intercommunales en 2010, leur superficie et leur population.

Commune Code Insee Code Postal Intercommunalit√© Superficie (km2) Population (2008) Densit√© ( hab./km2)
Aubervilliers 93001 93300 CAPC 5,76 74 528 12 938,89
Aulnay-sous-Bois 93005 93600 16,20 82 188 5 073,33
Bagnolet 93006 93170 CAEE 2,57 33 960 13 214,01
Le Blanc-Mesnil 93007 93150 8,05 50 668 6 294,16
Bobigny 93008 93000 CAEE 6,77 47 726 7 049,63
Bondy 93010 93140 CAEE 5,47 53 259 9 736,56
Le Bourget 93013 93350 CAAB 2,08 13 610 6 543,27
Clichy-sous-Bois 93014 93390 CACM 3,95 29 127 7 373,92
Coubron 93015 93470 4,14 4 676 1 129,47
La Courneuve 93027 93120 CAPC 7,52 36 915 4 908,91
Drancy 93029 93700 CAAB 7,76 66 194 8 530,15
Dugny 93030 93440 CAAB 3,89 10 483 2 694,86
√Čpinay-sur-Seine 93031 93800 CAPC 4,57 52 689 11 529,32
Gagny 93032 93220 6,83 38 342 5 613,76
Gournay-sur-Marne 93033 93460 1,68 6 229 3 707,74
L'√éle-Saint-Denis 93039 93450 CAPC 1,77 7 071 3 994,92
Les Lilas 93045 93260 CAEE 1,26 22 157 17 584,92
Livry-Gargan 93046 93190 7,38 41 808 5 665,04
Montfermeil 93047 93370 CACM 5,45 24 457 4 487,52
Montreuil 93048 93100 CAEE 8,92 102 176 11 454,71
Neuilly-Plaisance 93049 93360 3,42 20 304 5 936,84
Neuilly-sur-Marne 93050 93330 6,86 33 198 4 839,36
Noisy-le-Grand 93051 93160 12,95 63 106 4 873,05
Noisy-le-Sec 93053 93130 CAEE 5,04 38 713 7 681,15
Pantin 93055 93500 CAEE 5,01 52 698 10 518,56
Les Pavillons-sous-Bois 93057 93320 2,92 20 721 7 096,23
Pierrefitte-sur-Seine 93059 93380 CAPC 3,41 28 871 8 466,57
Le Pr√©-Saint-Gervais 93061 93310 CAEE 0,70 17 588 25 125,71
Le Raincy 93062 93340 2,24 13 622 6 081,25
Romainville 93063 93230 CAEE 3,44 25 621 7 447,97
Rosny-sous-Bois 93064 93110 5,91 40 843 6 910,83
Saint-Denis 93066 93200 CAPC 12,36 103 742 8 393,37
Saint-Ouen 93070 93400 4,31 45 595 10 578,89
Sevran 93071 93270 CAPF 7,28 50 770 6 973,90
Stains 93072 93240 CAPC 5,39 34 608 6 420,78
Tremblay-en-France 93073 93290 CAPF 22,44 35 494 1 581,73
Vaujours 93074 93410 3,78 6 075 1 607,14
Villemomble 93077 93250 4,04 28 169 6 972,52
Villepinte 93078 93420 CAPF 10,37 35 810 3 453,23
Villetaneuse 93079 93430 CAPC 2,31 12 655 5 478,35

Sécurité et police

Tout comme pour Paris, mais aussi pour les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, la sécurité et la police ne dépendent pas en Seine-Saint-Denis des maires ou du préfet, mais de la préfecture de police de Paris.

Sécurité et délinquance

Le d√©partement de la Seine-Saint-Denis a un taux de criminalit√© certes √©lev√©, 95,67 crimes et d√©lits pour 1 000[67], mais inf√©rieure √† celui de Paris qui est de 124,7[68]. La moyenne nationale est d'environ 83 pour 1 000, taux toutefois √† nuancer puisque la criminalit√© est g√©n√©ralement plus √©lev√©e dans les grandes villes et leur banlieue. Cependant, les taux pour les d√©partements voisins tels que les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise sont respectivement de 70,9 ‚Äį[69], de 78,7 ‚Äį[70] et de 88 ‚Äį[70].

Dans les statistiques du palmar√®s de la violence en France, les sept premi√®res villes sont issues de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Aubervilliers, Stains, Aulnay-sous-Bois, Bobigny, Saint-Ouen et La Courneuve) Saint-Denis tient d'ailleurs le triste record du plus haut taux de violence en France et en Europe (31,27 % alors que la moyenne nationale est de 6) avec notamment 1 899 vols violents et 1 031 agressions par an en 2010 (ce qui √©quivaut √† 6 larcins et 3 agressions par jour)[71].


Au sein m√™me du d√©partement il y a de nombreuses disparit√©s, alors que le taux de criminalit√© de la circonscription de Saint-Ouen est de 153,39 pour 1 000, celui de la circonscription de Gagny est de 62,53 pour 1 000[72]. En passant par celle de Bobigny et celle d'Aulnay-sous-Bois ayant un taux d'environ 105 pour 1 000, puis celles de Drancy et de Livry-Gargan avec un taux moyen de 84,5 ‚Äį.

√Ä Paris, les cas de violences sexuelles sont au nombre de 1 413 en 2008 soit 0,6 ‚Äį, la ville se place en 2nde position du plus fort taux. En Seine-Saint-Denis, les cas sont de 730 soit 0,5 ‚Äį et se place en 16e position[73]. Quant aux violences physiques crapuleuses ou non, on d√©note 23 128 cas en Seine-Saint-Denis contre 27 857 √† Paris[74].,[75] Et pour les menaces de violences en 2008, 3 839 cas sont constat√©s en Seine-Saint-Denis, contre 5 165 √† Paris[76]. De la m√™me mani√®re, en 2008, pour les atteintes aux biens (vols sans violence, d√©gradations et destructions) la Seine-Saint-Denis est le troisi√®me d√©partement le plus touch√©, apr√®s les Bouches-du-Rh√īne et Paris[77]. Cependant Paris √©tant l'une si ce n'est la ville la plus touristique du monde, ses taux sont √† nuancer. On peut en dire de m√™me de Saint-Ouen qui voit sa population multiplier par 4 lors du march√© aux puces.

Entre 2007 et 2008, on distingue en Seine-Saint-Denis une diminution des cas de violences physiques et des menaces, alors qu'à Paris sur la même période on aperçoit une hausse des cas[78]. Les atteintes aux biens sont aussi en baisse[79].

L'insécurité s'est aggravée sur certaines lignes de bus, nécessitant leur escorte ou leur déviation de certains quartiers (ligne 148 au quartier des Tilleuls au Blanc-Mesnil[80], incendie d'un bus à Tremblay-en-France[81] en 2010).

Sécurité routière

Malgré une légère augmentation du nombre des accidents corporels et des blessés, on constate une diminution significative des tués[82].

2004 2005 2006
0Accidents corporels 2700 2736 2787
0Blessés 3193 3177 3297
0Tués 48 46 39

Maison d'arrêt

  • Maison d'arr√™t de Villepinte : d'une capacit√© de 588 places, avec un quartier pour hommes majeurs et un quartier pour mineurs, la maison d'arr√™t de la Seine-Saint-Denis a √©t√© mise en service au lieu-dit "Les Fossettes" √† Villepinte en 1991[83]. Elle a √©t√© construite, au m√™me titre que les maisons d'arr√™t d'Osny-Pontoise (Val-d'Oise) en 1990 et de Nanterre (Hauts-de-Seine) en 1991, pour r√©pondre aux besoins li√©s √† l'augmentation de la population carc√©rale en √éle-de-France, dans le cadre du programme d'√©quipement en prisons d√©cid√© par Albin Chalandon, alors garde des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988).


  • Centre de semi-libert√© de Gagny[84], d'une capacit√© de 48 places, ouvert en 1986 : c'est un √©tablissement p√©nitentiaire qui re√ßoit les personnes condamn√©es admises au r√©gime de semi-libert√© ou de placement √† l'ext√©rieur.

Notes et références

Notes

  1. ‚ÜĎ Les valeurs d'insolation sur la p√©riode 1961/1990 (h√©liographes Jordan puis Campbell-Stokes) pr√©sentent des √©carts de mesure avec celles relev√©es depuis l'implantation des h√©liographes √† fibre optique Cimel.

Références

  1. ‚ÜĎ D√©cret no 67-792 du 19 septembre 1967 relatif √† l'entr√©e en vigueur des dispositions de la loi du 10 juillet 1964 portant r√©organisation de la r√©gion parisienne, JORF no 221 du 22 septembre 1967, p. 9380‚Äď9381, sur L√©gifrance.
  2. ‚ÜĎ a, b, c, d et e ,Groupe d'√©tudes et de programmation, DDE-93, Atlas de la Seine-Saint-Denis, DDE-93, Avril 2003 
  3. ‚ÜĎ G√©rard MOTTET, G√©ographie physique de la France, Paris, PUF, coll. Premier Cycle, 1993
  4. ‚ÜĎ Site de m√©t√©orologie et de climatologie sur http://www.lameteo.org/
  5. ‚ÜĎ Site de climatologie et de m√©t√©orologie sur http://www.infoclimat.fr/accueil/
  6. ‚ÜĎ Les d√©partements d'Alg√©rie, SPLAF. Consult√© le 28 novembre 2008
  7. ‚ÜĎ http://www.seine-saint-denis.fr/Un-patrimoine-archeologique-a.html
  8. ‚ÜĎ Source : Blandine Seigle, la fin d'une histoire communiste, article paru dans le quotidien Le Parisien, √©dition Seine-Saint-Denis, du 20 mars 2008
  9. ‚ÜĎ Source : Insee et CCI.
  10. ‚ÜĎ Direction d√©partementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnel
  11. ‚ÜĎ Jean-Pierre Vialle, ¬ę √éle-de-France : ¬ę Trois d√©partements sont en situation de plein-emploi ¬Ľ ¬Ľ, dans Le Parisien, √©dition Seine-Saint-Denis, 9 juillet 2008 
  12. ‚ÜĎ INSEE - Produit int√©rieur brut par d√©partement (PIB) √† prix courants en 2005
  13. ‚ÜĎ PSA Peugeot-Citro√ęn - Site d'Aulnay
  14. ‚ÜĎ BNP Paribas, Communiqu√© de presse du 21 octobre 2009
  15. ‚ÜĎ ¬ę Immobilier d'entreprise; le 93 s√©duit malgr√© la crise ¬Ľ, Le Parisien, √©dition de Seine-Saint-Denis, 4 d√©cembre 2008, page III.
  16. ‚ÜĎ ¬ę La Seine-Saint-Denis se dote d'une agence pour s√©duire les entreprises ¬Ľ, Le Parisien, suppl√©ment √©conomie, 8 d√©cembre 2008.
  17. ‚ÜĎ Donn√©es INSEE RP 2007 + GARP 2008
  18. ‚ÜĎ INSEE - Recensement de la population de 2008 - Exploitation principale
  19. ‚ÜĎ Insee, Recensement de la population de 2008, Population l√©gale au 1er janvier 2011
  20. ‚ÜĎ Audition de Mme Tribalat devant la commission du S√©nat (f√©v. 2011)
  21. ‚ÜĎ INSEE Mortalit√© et esp√©rance de vie - comparaisons d√©partementales http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=99&ref_id=t_0502D
  22. ‚ÜĎ INSEE R√©sultats du recensement de la population 2007 - Seine-Saint-Denis / Nationalit√©
  23. ‚ÜĎ INSEE - R√©sultats du recensement de la population de 2007 - Immigration en Seine-Saint-Denis
  24. ‚ÜĎ INSEE - Population totale par sexe et nationalit√© - Recensement de 2007
  25. ‚ÜĎ Mich√®le Tribalat, Revue Commentaire, juin 2009, n¬į127
  26. ‚ÜĎ Mich√®le Tribalat, Les yeux grands ferm√©s, Deno√ęl, 2010
  27. ‚ÜĎ INSEE -R√©sultats du recensement de la population 2006 - Activit√© des r√©sidents
  28. ‚ÜĎ INSEE R√©sultats du recensement de la population 2006 - Arrondissement de Saint-Denis - Activit√© des r√©sidents
  29. ‚ÜĎ INSEE Chiffres cl√©s Clichy-sous-Bois
  30. ‚ÜĎ INSEE Chiffres cl√©s Le Raincy
  31. ‚ÜĎ INSEE Recensement de la population de 2006 - Seine-Saint-Denis - Logement
  32. ‚ÜĎ Des gendarmes pour lutter contre l'habitat indigne, Le Parisien, √©dition de Seine-Saint-Denis, 5 mai 2008
  33. ‚ÜĎ ¬ę 1 500 immeubles insalubres en Seine-Saint-Denis ¬Ľ, Le Parisien, 3 septembre 2005, √©dition de Seine-Saint-Denis, page 4
  34. ‚ÜĎ Selon le recensement de 1999, plus de la moiti√© du parc social a √©t√© construit depuis 1968
  35. ‚ÜĎ Les bidonvilles s'exposent en photos, Le Parisien, √©dition de Seine-Saint-Denis, 4 avril 2008, page 3.
  36. ‚ÜĎ La r√©novation urbaine devient visible, Le Parisien, √©dition de Seine-Saint-Denis, 16 avril 2010
  37. ‚ÜĎ La situation des roms, Ville d'Aubervilliers, 1er avril 2010. Consult√© le 17 avril 2010
  38. ‚ÜĎ http://www.ordif.com/public/fiche/93-seine-saint-denis.html?rub=14852&id=14878
  39. ‚ÜĎ Source : http://www.parcs93.info/natura2000/index.php?rid=245
  40. ‚ÜĎ http://www.ac-creteil.fr/
  41. ‚ÜĎ http://www.seine-saint-denis.fr/Les-etablissements-d-enseignement.html
  42. ‚ÜĎ http://www.aphp.fr/site/urgences/urgences_adultes.htm
  43. ‚ÜĎ Source : Question d'actualit√© du d√©put√© Bruno Le Roux du 18 janvier 2006
  44. ‚ÜĎ ¬ę Humaniser les reportages sur la Seine-Saint-Denis ¬Ľ, Bondy Blog, 7 d√©cembre 2010. Consult√© le 7 d√©cembre 2010
  45. ‚ÜĎ http://www.cg93.fr/Departement/magazine/sommaire.html
  46. ‚ÜĎ Le Parisien, 13 novembre 2009
  47. ‚ÜĎ SOURCE : d√©lib√©ration du conseil communautaire du 4 juin 2006.
  48. ‚ÜĎ http://www.lebourget-drancy.org/opacwebaloes/index.aspx
  49. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=100
  50. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=583
  51. ‚ÜĎ http://terentius-drancy.fr/13Drancy-Histoire-du-Chateau-et-de-son-Parc.htm
  52. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=638
  53. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=582
  54. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=598
  55. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=867
  56. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=831
  57. ‚ÜĎ Le Parisien, 12/01/2010 - L'√Čtat rach√®te l'ancien si√®ge de "L'Humanit√©"
  58. ‚ÜĎ http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=475
  59. ‚ÜĎ http://www.marianne2.fr/Le-PCF-n-a-pas-d-avenir-preservons-sa-memoire_a181748.html
  60. ‚ÜĎ http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/resultats
  61. ‚ÜĎ http://www.seine-saint-denis.fr/-Le-President-du-Conseil-general-.html
  62. ‚ÜĎ http://www.seine-saint-denis.fr/-Le-Conseil-general-.html
  63. ‚ÜĎ Internaute - R√©sultats des √©lections municipales de mars 2008 en Seine-Saint-Denis
  64. ‚ÜĎ Minist√®re de l'Int√©rieur - R√©sultats des √©lections l√©gislatives de 2007 en Seine-Saint-Denis
  65. ‚ÜĎ Erreur dans la syntaxe du mod√®le ArticleJ.B., ¬ę Dugny s'unit √† ses voisines, Drancy et Le Bourget ¬Ľ, dans Le Parisien, √©dition de la seine-Saint-Denis 
  66. ‚ÜĎ Roissymail n¬į452 du 31/12/2009
  67. ‚ÜĎ http://www.linternaute.com/ville/ville/social_equipement/36685/seine-saint-denis.shtml
  68. ‚ÜĎ http://www.linternaute.com/ville/ville/social_equipement/36667/paris.shtml
  69. ‚ÜĎ http://www.linternaute.com/ville/ville/social_equipement/36684/hauts-de-seine.shtml
  70. ‚ÜĎ a et b http://www.linternaute.com/ville/ville/social_equipement/36686/val-de-marne.shtml
  71. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/taux-violence.pdf
  72. ‚ÜĎ http://pascalpopelin.blogspot.com/2009/05/propos-de-la-securite.html
  73. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/violences-sexuelles-2008.pdf
  74. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/violences-physiques-crapuleuses2008.pdf
  75. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/violences-physiques-non-crapuleuses2008.pdf
  76. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/menaces-violence-2008.pdf
  77. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/16/01016-20090416ARTFIG00601-la-nouvelle-carte-de-france-de-l-insecurite-.php
  78. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/atteintes-integrite-2008.pdf
  79. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/atteintes-aux-biens-2008.pdf
  80. ‚ÜĎ Ces bus o√Ļ l'on ne sent plus en s√©curit√©, Le Parisien, 26 f√©vrier 2010
  81. ‚ÜĎ Tremblay-en-France. Un bus incendi√©, un autre caillass√©, Le t√©l√©gramme, 1er avril 2010. Consult√© le 17 avril 2010
  82. ‚ÜĎ http://www.seine-saint-denis.pref.gouv.fr/pdf/rapport_activite/2007/chap2.pdf
  83. ‚ÜĎ Minist√®re de la Justice - Maison d'arr√™t de Villepinte
  84. ‚ÜĎ Minist√®re de la Justice - Centre de semi-libert√© de Gagny

Annexes

Bibliographie

  • Jacques Girault (dir.), Seine-Saint-Denis. Chantiers et m√©moires, Paris, Autrement, collection France, n¬į 16, mai 1998, 235 p. (ISBN 2-86260-814-9)
  • Sous la direction de Laurence Jankowski de Niewmierzycki, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Charenton-le-Pont, Flohic √©ditions, 1994 (ISBN 978-2-908958-77-5) 
  • Emmanuel Bellanger, Naissance d'un d√©partement et d'une pr√©fecture dans le 9-3, De la Seine et de la Seine-et-Oise √† la Seine-Saint-Denis : une histoire de l'√Čtat au XXe si√®cle, Paris, La documentation fran√ßaise, 2005, 194 p. (ISBN 978-2-11-095215-8) [pr√©sentation en ligne] 
  • Cahiers de dol√©ances des paroisses de l'actuelle Seine-Saint-Denis √† la veille des √©tats g√©n√©raux de 1789, √©ditions du Conseil g√©n√©ral, Bobigny, 1989.
  • La grande histoire d'une banlieue-symbole, article parue dans le magazine G√©o le 3 novembre 2006.

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