Scientologie

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Scientologie
Un immeuble de la Scientologie Ă  Los Angeles. Sur l'affiche, il est Ă©crit : " Le jour oĂč l'on pourra se faire entiĂšrement confiance entre nous, il y aura la paix dans le monde. - L. RON HUBBARD"

La Scientologie ou « Ă‰glise de Scientologie Â» est un mouvement dont les principes ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s aux États-Unis en 1952 par L. Ron. Hubbard. La premiĂšre Ă©glise de Scientologie fut Ă©tablie au New Jersey en dĂ©cembre 1953. La Scientologie promeut une mĂ©thode appelĂ©e dianĂ©tique par son fondateur et propose plus largement un ensemble de croyances et de pratiques relatives Ă  la nature de l'ĂȘtre humain et de sa place dans l'univers.

Son statut juridique et l'apprĂ©ciation de sa qualitĂ© de religion suscitent de nombreuses critiques. Des États l'ont officiellement reconnue comme telle, alors que dans d'autres pays, tels que la France, elle est gĂ©nĂ©ralement prĂ©sentĂ©e comme une secte. Ses pratiques, via ses diffĂ©rentes organisations satellites, font Ă©galement l'objet de controverses et de nombreuses procĂ©dures judiciaires, notamment pour escroquerie.

Sommaire

Historique

La fondation par Ron Hubbard

Article dĂ©taillĂ© : L. Ron. Hubbard.

Lafayette Ronald Hubbard (13 mars 1911, 24 janvier 1986), mieux connu sous le nom de Ron Hubbard[1], était un auteur de science-fiction et fantasy américain .

Le premier article de Ron Hubbard sur la dianétique parut en mai 1950 dans le magazine Astounding Science-Fiction dont il était un auteur habituel[2]. L'article avait été annoncé depuis plusieurs mois par le rédacteur en chef John W. Campbell qui le présentait comme un travail scientifique important[3].

En parallĂšle paraissait, le 8 mai 1950, le livre DianĂ©tique : la science moderne de la santĂ© mentale. Ron Hubbard y dĂ©clare avoir identifiĂ© la source des maladies psychosomatiques, aprĂšs plusieurs annĂ©es de recherches personnelles.

La mĂ©thode de dianĂ©tique connut un succĂšs rapide. DĂšs juillet, le livre Ă©tait un best-seller et des « clubs de dianĂ©tique Â» se crĂ©Ăšrent un peu partout aux États-Unis pour expĂ©rimenter la mĂ©thode d'audition dĂ©crite par Hubbard[4]. À ce moment, l'American Psychiatric Association exigea que la dianĂ©tique soit soumise Ă  une enquĂȘte scientifique[4].

En 1952, Hubbard Ă©largit la dianĂ©tique en une philosophie laĂŻque qu'il appela « scientologie Â» et la dĂ©clara comme une religion en dĂ©cembre 1953, date Ă  laquelle la premiĂšre Ă©glise de scientologie fut fondĂ©e Ă  Camden au New Jersey.


Expansion et premiĂšres controverses

À la fin des annĂ©es 1950, l'Église de scientologie s'implante progressivement dans d'autres pays : en Nouvelle-ZĂ©lande, en Afrique du Sud puis en France, Ă  Paris, en 1959[5].

En 1958, le fisc américain remet en cause le statut religieux de la scientologie.

Hubbard s'Ă©tablit Ă  cette Ă©poque en Grande-Bretagne et, en 1959, acheta le manoir gĂ©orgien de Saint Hill (en), situĂ© prĂšs de la ville d' East Grinstead (en) au Sussex, qui devint alors le siĂšge mondial de la scientologie.

La scientologie devint sujet de controverses dans le monde anglophone vers le milieu des annĂ©es 1960. Dans l’État de Victoria en Australie, aprĂšs la constitution d'un rapport sur les activitĂ©s du mouvement, une loi sur les pratiques psychologiques mĂšne Ă  l'interdiction de la scientologie dans cet État en 1965. Deux autres États australiens feront de mĂȘme, mais ces lois furent dĂ©clarĂ©es inconstitutionnelles en 1969[5].

À la mĂȘme Ă©poque, la Grande-Bretagne tenta d'interdire l'accĂšs du pays aux scientologues Ă©trangers et donc l'accĂšs au centre de formation du siĂšge international aprĂšs un rapport de la Chambre des communes britannique critiquant les mĂ©thodes psychothĂ©rapeutiques de la scientologie et la considĂ©rant comme nuisible Ă  la sociĂ©tĂ© et Ă  la santĂ© des individus[6].

La Nouvelle-ZĂ©lande, l'Afrique du Sud et la province de l'Ontario au Canada menĂšrent Ă©galement des enquĂȘtes publiques sur les activitĂ©s de la scientologie.

RĂ©organisations du mouvement

Articles dĂ©taillĂ©s : Sea Org et OpĂ©ration Snow White.

À partir de 1966, Hubbard commença Ă  se dĂ©sengager de la direction du mouvement. Il dĂ©missionna en 1967 du poste de directeur exĂ©cutif, et fonda la « Sea Organisation Â» ou « Sea Org Â», qui devint le groupe de gestion internationale de la Scientologie. L'office du gardien fut fondĂ© en 1966.

La Sea Org fut jusqu'en 1975 une organisation maritime dirigĂ©e par Hubbard ; Ă  cette date elle s'installa Ă  Clearwater en Floride, qui devint le nouveau siĂšge mondial de l'Église de scientologie.

En 1977 Ă©clata aux États-Unis l'« affaire Snow White Â», rĂ©vĂ©lant une opĂ©ration montĂ©e par l'Église pour purger les dossiers dĂ©favorables sur la scientologie et son fondateur L. Ron Hubbard. Ce projet incluait une sĂ©rie d'infiltrations et de vols de 136 organismes gouvernementaux, ambassades et consulats, ainsi que d'organismes privĂ©s critiques Ă  l'Ă©gard de la Scientologie, rĂ©alisĂ©e par des membres de l'Église dans plus de trente pays.

À cette occasion, le FBI dĂ©couvrit des dossiers que l'Église constituait sur ses ennemis potentiels[7], afin de les mettre hors d'Ă©tat de lui nuire[5].

Onze cadres haut placĂ©s de l'Église furent inculpĂ©s. Ils plaidĂšrent coupables ou furent reconnus comme tels par la Cour fĂ©dĂ©rale pour les dĂ©lits d'obstruction Ă  la justice, de cambriolage de bureaux du gouvernement, et de vol de documents et biens de l'État, et furent condamnĂ©s Ă  des peines de quatre Ă  cinq ans de prison, et Ă  des amendes de 10 000 dollars[5],[8].

En 1978, trois dirigeants du siĂšge français, ainsi qu'Hubbard, furent convaincus d'escroquerie par le tribunal de Paris[9], lors d'un procĂšs qualifiĂ© de « procĂšs du siĂšcle Â» par l'Église[10].

Suite Ă  l'affaire Snow White, l'Office du gardien fut supprimĂ©, et les scientologues impliquĂ©s dans l'affaire furent dĂ©mis de leurs responsabilitĂ©s dans l'organisation[5]. Le mouvement entreprit alors une restructuration : en 1981 est crĂ©Ă©e l'Église scientologue internationale, qui est l'organe de direction, et en 1982 le Centre de technologie religieuse, sa structure religieuse, Ă  qui Hubbard cĂ©da ses droits sur les marques scientologues.

Statut religieux et risque sectaire

Dans les annĂ©es 1980, aprĂšs la tragĂ©die de Guyana et les plaintes des associations de familles concernant l’Église de l'Unification, les États-Unis puis les États europĂ©ens s’inquiĂ©tĂšrent des dangers des « nouveaux mouvements religieux Â»[11].

De nouveaux rapports Ă©tudiant les risques sectaires de divers mouvements furent alors produits, comme le rapport Vivien en France, qui pointait des pressions morales endettant les adeptes de la scientologie.

En 1993, la situation changea aux États-Unis oĂč l'Église de Scientologie fut reconnue comme religion par les services fiscaux[12].

Cependant, en France, le rapport parlementaire de 1995[13] qui dressait une liste indicative des sectes trĂšs controversĂ©e[14] y dĂ©signait la scientologie comme une secte. Un rapport de 1999 de la MILS la classait comme secte « absolue Â» et recommandait sa dissolution[15].

Un rapport de la Chambre des reprĂ©sentants belge (proposition de loi de deux parlementaires) no 313/7-95/96 en date du 28 avril 1997 la classe comme faisant partie des mouvements sectaires nuisibles.

En RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne Ă©galement, une commission d’enquĂȘte parlementaire fĂ©dĂ©rale sur les « sectes et psychogroupes Â» la considĂ©rait comme un « mouvement politique extrĂ©miste Â» dont la forme de pensĂ©e totalitaire est explicitement rapprochĂ©e de la pensĂ©e nazie[11]. En 2008, le ton changea lorsque le bureau chargĂ© de la protection de la constitution rendit un rapport dans lequel Ă©tait assurĂ© que rien dans les annĂ©es d'enquĂȘte menĂ©es ne permettaient de conclure que l'Église de Scientologie poursuivait un but rĂ©prĂ©hensible[16].

Les États-Unis rĂ©agirent en 1999 en publiant un « rapport sur la libertĂ© religieuse dans le monde Â» trĂšs critique envers ces politiques nationales.

Un rapport du parlement europĂ©en notait en 1997 que le reproche le plus rĂ©pĂ©tĂ© envers la Scientologie est de tenter de noyauter les organes de l'État, mais qu'il n'avait pu ĂȘtre rĂ©ellement prouvĂ©. Il concluait que dans la plupart des pays d'Europe, les modifications de l'arsenal juridique n'Ă©taient pas nĂ©cessaires. C'est le point de vue qui fut adoptĂ© par la plupart des pays, qui choisirent de ne pas crĂ©er de lĂ©gislation spĂ©cifique, mais de ne traiter le phĂ©nomĂšne sectaire qu’au travers de l’atteinte Ă  l’ordre public[17].

Croyances et pratiques

Doctrine

Dans ses Ă©critures, la Scientologie se donne comme but : « Une civilisation sans folie, sans criminel et sans guerre, dans laquelle les gens capables puissent prospĂ©rer et les gens honnĂȘtes puissent avoir des droits, et dans laquelle l’homme soit libre d’atteindre des sommets plus Ă©levĂ©s. Â»[18]. La Scientologie se considĂšre comme une « philosophie religieuse appliquĂ©e Â». En d'autres termes elle se prĂ©sente comme une religion, tout en offrant des « solutions pour les problĂšmes Â» de ses adeptes.

La Scientologie, qui se dĂ©finit elle-mĂȘme comme une religion traditionnelle, se fonde sur la croyance selon laquelle l'homme a Ă©tĂ© crĂ©Ă© pour travailler Ă  son propre salut spirituel[19]. La Scientologie affirme aussi que l'homme est fondamentalement bon mais qu'Ă  cause de son mental rĂ©actif, source d'irrationalitĂ©[20], il peut ĂȘtre conduit Ă  agir de maniĂšre mauvaise. Ainsi, son « salut spirituel Â» dĂ©pendrait de sa relation avec lui-mĂȘme, avec ses semblables et du fait d'arriver Ă  une « fraternitĂ© avec l'univers Â»[21].

La Scientologie affirme donner Ă  l'individu le moyen de rĂ©soudre par lui-mĂȘme ses problĂšmes, mettre de l'« ordre dans sa propre vie Â» et Ă©galement lui permettre d'aider efficacement les autres. Le rĂ©sultat obtenu se manifesterait par des progrĂšs concrets visant Ă  dĂ©barrasser la sociĂ©tĂ© de ce que la Scientologie estime ĂȘtre ses flĂ©aux (les drogues, l'illettrisme, le crime, la violence et l'intolĂ©rance). Les Églises de Scientologie constitueraient alors, selon elles-mĂȘmes, des points centraux, dont Ă©maneraient programmes et activitĂ©s[22].

La croix Ă  8 branches de la scientologie

La scientologie considĂšre que la motivation fondamentale de la vie est la survie, elle-mĂȘme Ă©tant situĂ©e sur une Ă©chelle graduĂ©e allant de la mort Ă  l'immortalitĂ© potentielle. Cette motivation est appelĂ©e la dynamique. Cette dynamique ou impulsion fondamentale se sĂ©pare en 8 dynamiques (symbolisĂ©es par la croix Ă  8 branches de la scientologie). L'homme aurait une impulsion Ă  survivre sur chacune d'entre elles.

  • La premiĂšre dynamique serait l'impulsion Ă  survivre en tant qu'individu.
  • La deuxiĂšme dynamique l'impulsion Ă  survivre Ă  travers le sexe, la procrĂ©ation et la famille.
  • La troisiĂšme dynamique l'impulsion Ă  survivre en tant que groupe ou en tant que groupes.
  • La quatriĂšme l'impulsion Ă  survivre en tant qu'espĂšce ; en l'occurrence l'humanitĂ©.
  • La cinquiĂšme est l'impulsion Ă  faire survivre la totalitĂ© des formes de vie : plantes, animaux, insectes, etc.
  • La sixiĂšme est l'impulsion Ă  survivre en tant qu'univers matĂ©riel (les Ă©nergies, la matiĂšre, les rochers, les planĂštes font partie de cette impulsion).
  • La septiĂšme dynamique est l'impulsion Ă  survivre en tant qu'esprits (la scientologie considĂšre que la personne est un esprit « habitant un corps Â» et n'est ni son corps ni son mental).
  • La huitiĂšme dynamique Ă©tant la dynamique de l'ĂȘtre suprĂȘme.

Toutes ces dynamiques sont des divisions arbitraires de la dynamique fondamentale qui les englobe toutes[23].

Finalité

Selon les critĂšres de la Scientologie, la vie des scientologues est censĂ©e s'amĂ©liorer graduellement. De mĂȘme, les scientologues affirment « progresser spirituellement Â» petit Ă  petit. Ron Hubbard affirmait avoir dĂ©veloppĂ© une voie prĂ©cise d'Ă©tude religieuse, consistant en une sĂ©rie d'Ă©tapes progressives et payantes, effectuĂ©es dans une sĂ©quence prĂ©cise qui aiderait l'individu Ă  atteindre un Ă©tat d'« existence trĂšs Ă©levĂ©e Â». Cette « ascension Â» en scientologie permettrait Ă  l'individu de comprendre de mieux en mieux ce que la Scientologie estime ĂȘtre « la nature spirituelle de l'homme Â» et sa relation avec ce que ce mouvement pense ĂȘtre « l'Être suprĂȘme Â» (Ă  dĂ©finir). Les adeptes sont censĂ©s « amĂ©liorer leur vie Â» grĂące Ă  la Scientologie. Ils seraient plus heureux et auraient des relations et une vie de famille plus « positives Â», et ils rĂ©ussiraient mieux dans leur travail. Et Ă  leur tour, grĂące au prosĂ©lytisme scientologiste, ils apporteraient leur contribution Ă  la sociĂ©tĂ© en « amĂ©liorant les conditions de vie Â».

L'Ă©tude des textes

L'Ă©tude des ouvrages de Ron Hubbard fait partie de la vie des scientologues, qu'ils participent Ă  des services religieux dans une Ă©glise de scientologie ou qu'ils poursuivent leur Ă©tude des « Ă‰critures Â» de la scientologie Ă  domicile. (la collection complĂšte des livres de R. Hubbard coĂ»te 3 175 â‚Ź[24]) Ils les Ă©tudient dans toutes les Églises de scientologie, sous la surveillance de superviseurs de cours, et sont encouragĂ©s Ă  continuer leur Ă©tude de la religion Ă  domicile, en suivant des cours par correspondance par exemple.

La dianétique

Article dĂ©taillĂ© : dianĂ©tique.

L'audition

L'« audition Â» constitue, aux yeux des scientologues, une « technologie spirituelle Â» dont l'application permet d'« amĂ©liorer sa propre condition et son existence, ainsi que celles des gens de son entourage Â». Selon les scientologues, l'audition constitue la pratique essentielle de la scientologie. Elle peut ĂȘtre dispensĂ©e Ă  des groupes de personnes lors d'un office dominical ou lors d'autres rassemblements religieux, ou Ă  une seule personne lors de sĂ©ances dirigĂ©es par un ministre de scientologie, l'« auditeur Â». Quand l'audition est donnĂ©e individuellement, l'auditeur, par des questions rĂ©pĂ©tĂ©es, aiderait la personne auditĂ©e Ă  examiner un moment particulier de son existence. Celle-ci deviendrait plus heureuse, plus confiante, plus consciente, plus maĂźtresse de sa vie. L'auditeur utilise un « Ă©lectropsychomĂštre Â» ou « Ă©lectromĂštre Â» (un ohmmĂštre en rĂ©alitĂ©) qui est supposĂ© pouvoir mesurer l'Ă©tat ou les changements d'Ă©tat spirituel de la personne. L'Ă©lectromĂštre permettrait Ă©galement Ă  l'auditeur d'aider la personne Ă  localiser des domaines de dĂ©tresse ou d'angoisse. Lorsque ces moments sont localisĂ©s et examinĂ©s par la personne auditĂ©e, ceux-ci cesseraient d'avoir une influence indue sur leur vie prĂ©sente et la personne y gagnerait soulagement et autodĂ©terminisme. L'audition est aussi dispensĂ©e Ă  des groupes lors d'offices du dimanche et lors d'autres rassemblements, selon le mĂȘme principe : l'auditeur dirige les activitĂ©s de toute l'assistance. L'Ă©glise de scientologie affirme augmenter considĂ©rablement le niveau de communication, de conscience et d'aptitude de tous les membres de l'assistance. L'audition de groupe permettrait aux participants de bĂ©nĂ©ficier gratuitement et rĂ©guliĂšrement des avantages de l'audition. En fait, l'audition de groupe est gratuite lors des offices du dimanche, et peut ĂȘtre payante en dehors de ce cadre.

Selon Arnaud Palisson[25], le caractĂšre extrĂȘme de certains exercices place la scientologie Ă  la limite de la lĂ©galitĂ© (exercice illĂ©gal de la mĂ©decine, droit de l'enfance, code du travail, etc.). Pour le psychiatre Louis Jolyon West, cette technique est surtout une forme d'hypnose apte Ă  faire entrer le sujet en transe[26]. Certains dĂ©tracteurs soutiennent que l'Église de Scientologie, contrairement aux psychothĂ©rapies, Ă  la mĂ©decine ou Ă  la confession catholique n'a pas de rĂšgles dĂ©ontologiques lui interdisant d'exploiter les secrets que ses adeptes ont confiĂ©s lors d'auditions ou en remplissant des questionnaires[27]. L'organisation dĂ©ment ces accusations et affirme considĂ©rer les communications entre un ministre de l’église et un paroissien comme sacro-saintes, ceci Ă©tant stipulĂ© par le « Code de l'auditeur Â» qui rĂ©git toute sĂ©ance d'audition[28].

Les niveaux avancés

État «Clair»

Dans la dianĂ©tique et la scientologie, l'Ă©tat Clair correspond Ă  une condition dans laquelle une personne n'est plus soumise Ă  des influences non souhaitĂ©es provenant de souvenirs passĂ©s, ni Ă  des Ă©motions et Ă©pisodes traumatiques passĂ©s. Une personne Claire est donc « dĂ©barrassĂ©e de ces influences nĂ©fastes Â».

Le fondateur, L. Ron Hubbard, dĂ©finit le stade de « Clair Â» comme celui d'une personne qui n’aurait plus son propre « mental rĂ©actif Â»[20] et qui ne souffrirait donc plus des effets que ce mental rĂ©actif peut causer. Ce stade de Clair serait atteint aux moyens de l'« audition Â» en dianĂ©tique et scientologie.

Un Clair serait rationnel dans ce sens qu’il formerait les meilleures solutions possibles Ă  partir des donnĂ©es qu’il dĂ©tient et de par son propre point de vue. Le Clair n’aurait donc plus d’« engrammes Â»[29]. Ceux-ci, lorsqu’ils sont « restimulĂ©s Â»[30], feraient dĂ©vier la justesse des raisonnements en y faisant entrer des donnĂ©es fausses et cachĂ©es.

Un incident fondateur

Il existerait un mythe fondateur[31],[32], controversĂ©, Ă  la doctrine du mouvement et Ă  ses pratiques. Il s'agit d'une thĂšse gĂ©nĂ©ralement qualifiĂ©e de science-fiction. Les premiĂšres descriptions de conflits extraterrestres par Ron Hubbard datent de 1950, dans son livre « Avez-vous vĂ©cu avant cette vie ? Â». Elles auraient Ă©tĂ© adoptĂ©es par des scientologues pour soutenir l'existence de vies antĂ©rieures sur d’autres planĂštes[33]. Mais la thĂšse du conflit extraterrestre Ă  l'origine des techniques de la Scientologie (comme l'audition pour la libĂ©ration des engrammes) aurait Ă©tĂ© officiellement reprise, Ă  la fin des annĂ©es 1960, lors de la conception par Hubbard des niveaux Operating Thetan III de son mouvement. Certains Ă©vĂ©nements, tel que l’histoire de Xenu jetant des ĂȘtres dans des volcans pour les dĂ©truire et dont les Ăąmes nous influenceraient aujourd'hui, y seraient officiellement mentionnĂ©s sous le nom «incident II Â»[34]. Selon diverses sources, cette thĂšse serait secrĂštement enseignĂ©e aux niveaux les plus Ă©levĂ©s de la progression des adeptes[35]. La position de l'Église de Scientologie sur ce sujet varie selon les interlocuteurs, certains prĂ©sentant la thĂšse comme rĂ©elle et non secrĂšte[36], d'autres minimisant son importance dans le mouvement[37] et d'autres encore prĂ©tendant qu'elle n'existe pas[38]. La raison de cette confusion, avancĂ©e par d'anciens membres, serait que le sens du mythe ne pourrait ĂȘtre compris sans avoir au prĂ©alable progressĂ© spirituellement en scientologie et qu'il serait donc interdit d'en parler au grand public[39].

Les offices

Tous les dimanches, l'aumĂŽnier conduit des services du culte, ouverts Ă  « tous les individus qui partagent l'espoir que l'homme vivra mieux et sera plus heureux dans le futur Â». L'aumĂŽnier cĂ©lĂšbre aussi des mariages, des baptĂȘmes et des funĂ©railles pour ses adeptes et les membres de leur famille[40].

Les fĂȘtes

De nombreuses fĂȘtes scientologiques (en) ponctuent l'annĂ©e civile, parmi lesquelles :

  • 25 janvier : Criminon Day commĂ©more la fondation en 1970 du programme scientologue Criminon, qui vise Ă  aider Ă  la rĂ©habilitation des prisonniers par la diffusion de copies libres d'ouvrages scientologistes tels que The Way to Happiness (Le chemin du bonheur).
  • 19 fĂ©vrier : Narconon Day
  • 22 fĂ©vrier : Celebrity Day (FĂȘte de la cĂ©lĂ©britĂ©) cĂ©lĂšbre l'anniversaire de l'ouverture du Celebrity Centre International Ă  Los Angeles en 1970, dĂ©diĂ© Ă  la rĂ©habilitation de la culture au travers de l'art.
  • 5 mars : CCHR Day cĂ©lĂšbre la Citizens Commission on Human Rights (Commission citoyenne sur les Droits de l'Homme).
  • 13 mars : Anniversaire de L. Ron Hubbard, fondateur de la DianĂ©tique et de la Scientologie, est nĂ© le 13 mars 1911.
  • 24 mars : Student Day (FĂȘte des Ă©tudiants) cĂ©lĂšbre l'ouverture du cours spĂ©cial de Saint Hill en 1961.
  • 20 avril : L. Ron Hubbard Exhibition Day (FĂȘte de l'exposition L. Ron Hubbard) cĂ©lĂšbre l'ouverture en 1991 du L. Ron Hubbard Life Exhibition Ă  Hollywood, en Californie.
  • 9 mai : Anniversary of Dianetics (Anniversaire de la dianĂ©tique)
  • 25 mai : Integrity Day (FĂȘte de l'IntĂ©gritĂ©) est une journĂ©e de rĂ©flexion sur l'Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 1965 par Ron Hubbard concernant l'Ă©thique scientologue.
  • 6 juin : Maiden Voyage Anniversary (Anniversaire du voyage inaugural du Freewinds)
  • 18 juin : Academy Day (FĂȘte de l'AcadĂ©mie)
  • 12 aoĂ»t : Sea Org Day
  • 4 septembre : Clear Day cĂ©lĂšbre l'inauguration de Hubbard's Clearing Course, en 1965.
  • DeuxiĂšme dimanche de septembre : Auditor's Day (FĂȘte des Auditeurs)
  • 7 octobre : Anniversaire de l'Association internationale des Scientologistes (AIS ou IAS en anglais)
  • 27 novembre : Publications Day (FĂȘte des Publications) commĂ©more la journĂ©e Publications Worldwide (Publications mondiales) organisĂ©e Ă  Saint Hill Manor en 1967.
  • 7 dĂ©cembre : Flag Land Base cĂ©lĂšbre l'ouverture du Flag Land Base Ă  Clearwater (Floride) en 1975.
  • 30 dĂ©cembre : Freedom Day (FĂȘte de la LibertĂ©) cĂ©lĂšbre la reconnaissance officielle de l'Église de Scientologie aux États-Unis en 1974.
  • 31 dĂ©cembre : RĂ©veillon du Nouvel An.

Il existe aussi des fĂȘtes scientologiques locales qui cĂ©lĂšbrent l'implantation de l'Église de Scientologie en diffĂ©rents lieux :

Dans le monde aujourd’hui

NĂ©e dans le monde anglophone, la scientologie a aujourd'hui une envergure mondiale. En 2008, elle tente de s'implanter en Afrique (l'Afrique du Sud notamment, oĂč l'Église de scientologie est reconnue comme association d'utilitĂ© publique depuis le 3 dĂ©cembre 2007[41]).

Le statut juridique de la Scientologie diffĂšre selon les pays oĂč elle est installĂ©e : elle se prĂ©sente selon les États comme une organisation commerciale, une religion, un centre culturel de dianĂ©tique ou bien une simple technique de dĂ©veloppement personnel.

FrĂ©dĂ©ric Lenoir soulignait en 1998 la diffĂ©rence de statut entre certains pays d'Europe dont la France, oĂč l'organisation Ă©tait listĂ©e comme « secte absolue Â», et celle en AmĂ©rique du Nord, oĂč l'Église de Scientologie a Ă©tĂ© reconnue comme religion par les services fiscaux des États-Unis en 1993[42],[43], et oĂč s'affichent parmi ses membres des personnalitĂ©s telles que les acteurs John Travolta et Tom Cruise, les actrices Juliette Lewis et Catherine Bell[44], sans oublier Katie Holmes[45] ainsi que les musiciens Isaac Hayes, Chick Corea et Beck[46],[47]... Ces VIP bĂ©nĂ©ficient d'un traitement Ă  part au sein de l'organisation qui a crĂ©Ă© pour eux des Celebrity centers.

En septembre 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait reçu Ă  Bercy de façon trĂšs mĂ©diatisĂ©e l'acteur Tom Cruise, scientologue avĂ©rĂ©[48]. Durant des interviews pour l'Ă©mission "90 minutes" diffusĂ©e le 31 mai 2005 sur la chaine française canal+, Claude GuĂ©ant dĂ©clare que la scientologie ne reprĂ©sente pas un danger pour la population et Nicolas Sarkozy est encore hĂ©sitant sur le fait de qualifier ou non la scientologie de secte. En fĂ©vrier 2008 « Emmanuelle Mignon, alors directrice de cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique, [...] s'Ă©tait interrogĂ©e sur la pertinence de qualifier ce mouvement de “secte” Â»[49]

Obtention de statut religieux

L'Église de scientologie chercherait Ă  ĂȘtre reconnue comme une religion et effectue des demandes en ce sens dans de nombreux pays, avec des rĂ©sultats divers. En SuĂšde, au Portugal[50] et au Venezuela, elle a Ă©tĂ© reconnue officiellement comme une religion.

Dans plusieurs pays, l'organisation a fait appel Ă  la justice pour obtenir cette reconnaissance. En Espagne, en 2005, le ministĂšre de la Justice avait refusĂ© l'inscription de l'Église de Scientologie au registre des associations religieuses. En novembre 2007, aprĂšs deux ans d'instruction, l'Audience Nationale, haute instance juridique espagnole, a obligĂ© le ministĂšre de la Justice Ă  enregistrer l'Église sur le registre des associations religieuses, confĂ©rant Ă  cette derniĂšre les mĂȘmes privilĂšges qu'aux catholiques[51],[52].
Suite Ă  cette dĂ©cision de l'Audience nationale, la justice espagnole a inscrit la scientologie au registre lĂ©gal des religions le 19 dĂ©cembre 2007[53]. La ville de Moscou refusant d'enregistrer l'Église comme association religieuse, la Cour europĂ©enne des droits de l'homme a considĂ©rĂ©, Ă  l’unanimitĂ©, qu'il s'agissait d'une violation de l’article 11 (libertĂ© de rĂ©union et d’association) de la Convention europĂ©enne des droits de l'homme combinĂ© avec l’article 9 (libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion)[54]. D'aprĂšs l'arrĂȘt, « Les autoritĂ©s n’ont pas agi de bonne foi et ont manquĂ© Ă  leur devoir de neutralitĂ© et d’impartialitĂ© envers la communautĂ© religieuse reprĂ©sentĂ©e par l’Église requĂ©rante Â».

L'organisation scientologue a également obtenu le droit de célébrer les mariages dans plusieurs pays ce qu'elle considÚre comme une reconnaissance officielle de ce qu'elle serait une religion à part entiÚre[55] notamment en Afrique du Sud, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, à Taïwan, en Tanzanie[56] et au Zimbabwe[56].

Association sous surveillance

En Suisse, plusieurs tribunaux lui ont refusĂ© l'appellation « religion Â» et l'ont dĂ©signĂ©e comme exclusivement commerciale[57].

En Grande-Bretagne, les services fiscaux considĂšrent depuis 2000 l'Église de scientologie comme une organisation sans but lucratif et l'ont exemptĂ©e de TVA. Suite Ă  cela, en 2006, un tribunal a tranchĂ© en faveur de l'Église face aux services fiscaux qui refusaient de rembourser la TVA versĂ©e de maniĂšre indue depuis 1977[58].

La situation de la scientologie prĂ©sente des caractĂ©ristiques assez similaires en France et en Belgique, oĂč elle est rĂ©guliĂšrement qualifiĂ©e de secte depuis les travaux parlementaires respectivement en 1995 et 1997, sans que ce terme ne renvoie Ă  une dĂ©finition lĂ©gale prĂ©cise ; et oĂč elle est Ă©galement poursuivie en justice dans des procĂšs pour escroquerie durant depuis une dizaine d'annĂ©es. En France les diffĂ©rentes organisations de scientologie ont le statut d'association Ă  but non lucratif, certaines se dĂ©clarent association cultuelle mais n'ont pas demandĂ© Ă  bĂ©nĂ©ficier des avantages attachĂ©s Ă  ce statut[59] dĂ©finis par la loi de 1905 ; de mĂȘme elles sont constituĂ©es en associations sans but lucratif en Belgique.

En 1997, la Cour d'appel de Lyon a considĂ©rĂ© que, pour juger des faits qualifiĂ©s d'escroqueries ou de complicitĂ©s d'escroqueries, commis dans le cadre d'activitĂ©s de scientologues, « il est vain [...] de s'interroger sur le point de savoir si l'Église de Scientologie constitue une secte ou une religion Â»[60].

Suite Ă  des perquisitions effectuĂ©es en 1999 dans le cadre d'un procĂšs pour escroquerie, l'Église de Scientologie a fait appel en mars 2001 Ă  l’intervention des Nations unies pour intervenir dans ce qu’elle considĂšre comme une « campagne d’intimidation et de harcĂšlement Â» que les autoritĂ©s belges lui feraient subir, en prenant pour cibles ses paroissiens belges et son bureau europĂ©en des Droits de l’Homme[61]. Dans ce mĂȘme procĂšs, le parquet fĂ©dĂ©ral a annoncĂ© en septembre 2007 le renvoi devant la justice de douze personnes physiques et de deux personnes morales : l'ASBL « Ă‰glise de Scientologie de Belgique Â» et le « Bureau des droits de l'homme de l'Église de Scientologie Â»[62].

En Allemagne, considĂ©rĂ©e comme une secte en 1997, l'Église de Scientologie inquiĂšte le gouvernement fĂ©dĂ©ral qui l'accuse de chercher Ă  « exercer une influence totalitaire sur les institutions et la sociĂ©tĂ©[63],[64],[65] Â». Elle fut dĂ©chue par le gouvernement fĂ©dĂ©ral de son statut de communautĂ© religieuse et placĂ©e sous la surveillance de l'État, celui-ci jugeant que certaines activitĂ©s de l'organisation de la Scientologie pouvaient porter atteinte Ă  la dĂ©mocratie et aux droits de l’homme. ConsidĂ©rĂ©e comme une entreprise commerciale, toute mesure fiscale en sa faveur fut interdite et elle fut assujettie au rĂ©gime des entreprises commerciales[66].

En 1999, la Dianetic Stuttgart eV, sous-organisation de l'Église de Scientologie, est reconnue par la Cour administrative de Stuttgart comme une association Ă  but idĂ©aliste et non comme une entreprise commerciale[67].

En janvier 2003, le Bureau fĂ©dĂ©ral des finances a accordĂ© aux neuf Ă©glises de Scientologie une exonĂ©ration sur l'argent donnĂ© pour soutenir l'Église de Scientologie internationale (l'Ă©glise mĂšre basĂ©e Ă  Los Angeles[68]). Ces exemptions fiscales partielles sont liĂ©es Ă  sa reconnaissance d'utilitĂ© publique aux États-Unis. En effet, il existe un accord entre les deux pays qui permet d'Ă©viter la double imposition[69]. La Scientologie n'est pas, pour autant, reconnue comme religion en Allemagne oĂč elle fait toujours l'objet de surveillance de la part des services de renseignement.

Le 11 novembre 2004, le Tribunal administratif de Cologne a rejetĂ© un recours de la Scientologie demandant la fin de cette surveillance[70],[71],[72]. À ce sujet, le 24 mars 2004, 3 scientologues perdent un procĂšs intentĂ© contre l'Allemagne devant l'ONU[73].

Le 13 janvier 2007, l'ouverture d'une filiale de l'Église de Scientologie de six Ă©tages sur 4 000 mÂČ Ă  Berlin suscite de vives rĂ©actions de la part du gouvernement et de la CDU, le parti de la chanceliĂšre Angela Merkel, concernant la politique du SĂ©nat berlinois vis-Ă -vis des sectes. Le Land de Berlin est le seul des seize LĂ€nder Ă  avoir refusĂ©, depuis 2003, de surveiller les agissements de l'Église de Scientologie sur son territoire.

En 2008, la confĂ©rence des ministres de l'IntĂ©rieur de l'État et des LĂ€nder avait demandĂ© Ă  l'organisme chargĂ© de la protection de la constitution une enquĂȘte sur la scientologie pour dĂ©terminer si elle reprĂ©sentait une menace Ă  la constitution allemande[74]. Dans son rapport de 46 pages remis aux ministres de l'intĂ©rieur, les protecteurs de la constitution ont parlĂ© d’une « image de la situation pleine de lacunes Â» vĂ©hiculĂ©e par les anti-scientologues. Ils mettent en garde contre une « perte de rĂ©putation pour les organismes gouvernementaux concernĂ©s Â» lors d’une procĂ©dure contre la scientologie, et concluent que les statuts ni les autres prises de position de la scientologie « ne permettent de conclure que l'association poursuit des buts rĂ©prĂ©hensibles Â»[75].

Organisation

Église de scientologie internationale

L'Église de scientologie internationale est depuis 1978 de direction de la scientologie. Les Églises implantĂ©es dans les diffĂ©rents pays du monde sont rattachĂ©es Ă  elle.

Centre de technologie religieuse

Le Centre de technologie religieuse (Religious Technology Center ou RTC) est présenté comme la structure ecclésiastique de la scientologie. Il a été créé en 1982 et est dirigé depuis 1987 par David Miscavige.

Office des affaires spéciales

L'Office des affaires spéciales (Office of Special Affairs ou OSA) est le service de communication de la scientologie.

Il succÚde à l'Office du gardien, impliqué en 1979 dans le scandale de l'opération Blanche Neige, une tentative d'infiltration du gouvernement américain pour laquelle plusieurs scientologues furent condamnés à des peines de prison[7].

Selon les organisations de lutte contre les sectes[76], il serait le bureau officiel de la propagande scientologiste et constituerait mĂȘme des fichiers.

La nébuleuse scientologue

Une des caractĂ©ristiques de l'Ă©glise de scientologie est l'extrĂȘme diversification de ses activitĂ©s : Ă©coles de dessin, de musique[77] ou de management, groupes de pression Ă  but humanitaire.

  • Le Bureau des droits de l'homme de l’église de scientologie, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme et Des jeunes pour les droits de l'Homme
  • Narconon, un programme de lutte contre la drogue
  • Le CollĂšge Hubbard d'Administration International DiplĂŽmes de commerces et d'administration reconnues par l'Ă©tat amĂ©ricain[78]
  • L'Ă©cole de l'Ă©veil
  • La Commission d'enquĂȘte Permanente sur les violations des droits de l'Homme
  • La Coordination des Associations et des Particuliers pour la LibertĂ© de Conscience
  • Le Centre Français des scientologues contre la discrimination
  • Espoir d'un futur
  • L'Association de l'Ă©tude de la nouvelle foi
  • Criminon
  • Le Groupement pour l'AmĂ©lioration des MĂ©thodes Éducatives
  • Wise, (World Institute of Scientology Enterprises) regroupement de sociĂ©tĂ©s scientologues.

Certains de ses dĂ©tracteurs[Qui ?] considĂšrent que l'Église de Scientologie fait feu de tout bois et change de statut en fonction des protections lĂ©gales que cela lui offre : elle est une organisation commerciale lorsqu'elle peut attaquer pour violation de copyright ceux qui publient ses ouvrages confidentiels[79], elle est une religion dans les pays oĂč la libertĂ© de culte permet tout (et notamment des privilĂšges fiscaux), elle devient technique de dĂ©veloppement personnel lorsqu'il s'agit d'approcher les entreprises ou dans les pays qui se dĂ©fendent contre les sectes. Elle dĂ©clare aussi ĂȘtre une Association ou Centre culturel de dianĂ©tique (en Argentine, Colombie et Espagne), un CollĂšge Hubbard d’indĂ©pendance personnelle (en Écosse), un Centre culturel de dianĂ©tique ou d’AmĂ©rique latine (au Mexique), et un Institut de philosophie appliquĂ©e ou de technologie de dianĂ©tique (au Mexique)[80].

Souvent, les noms choisis par l'organisation ressemblent aux noms d'autres organismes publics ou privĂ©s : pour les opposants Ă  la Scientologie, ces noms sont destinĂ©s Ă  faire passer les organismes scientologues pour des services officiels ou pour des organismes aux noms semblables et dĂ©jĂ  connus du grand public, et ces activitĂ©s sont soupçonnĂ©es de servir de tremplin pour le recrutement de nouveaux adeptes, qui s'engageraient dans une activitĂ© en ignorant les liens entre la Scientologie et ces organismes.

Dans une vidĂ©o officielle, l'Église de Scientologie joue de ces ambigĂŒitĂ©s en prĂ©sentant des personnes qui la soutiennent. Les lĂ©gendes incrustĂ©es aux images mentionnent (sans jamais donner un nom) des fonctions vagues telles que « membre du cabinet du maire de Marseille Â» ou « Conseil des communautĂ©s europĂ©ennes Â»[81]

Controverses

Le coĂ»t des « services Â»

Chaque centre ou Église de Scientologie, nommĂ© en interne « org (-anisation) Â», met Ă  la disposition de ses adhĂ©rents de nombreux services et ouvrages considĂ©rĂ©s comme des livres Ă  caractĂšre religieux selon les adeptes : cinq cent mille pages, trois mille confĂ©rences enregistrĂ©es, et une centaine de films, tous attribuĂ©s au fondateur de la scientologie, Ron Hubbard. Les cours et ouvrages fournis constituent un ensemble de mĂ©thodes, censĂ©es permettre de devenir plus « apte Â», de mĂ©thodes pour faire survivre la Scientologie en tant que mouvement et de mythologie propre a la Scientologie (dont les textes sur Xenu et dont des versions sont diffusĂ©es sur Internet ou Usenet principalement par des dĂ©tracteurs mais aussi par des dĂ©fenseurs de la Scientologie).

RĂ©cemment, l'Église a entiĂšrement rĂ©Ă©ditĂ© ses ouvrages car la grande majoritĂ© avait Ă©tĂ© altĂ©rĂ©e et rendue incomprĂ©hensible par les Ă©diteurs (erreurs de transcription, de traduction, de ponctuation, pages mĂ©langĂ©es, chapitres mĂ©langĂ©s, paragraphes ajoutĂ©s/supprimĂ©s/mĂ©langĂ©s, etc.). Le travail sur la rĂ©Ă©dition des ouvrages a Ă©tĂ© entamĂ© en 2000 et a Ă©tĂ© annoncĂ©e mondialement le 14 juillet 2007 lors d'un event (fĂȘte ou littĂ©ralement Ă©vĂ©nement) vidĂ©o oĂč les nouveaux livres ont Ă©tĂ© vendus pour la premiĂšre fois. Un test aurait Ă©tĂ© effectuĂ© sur des scientologues qui ont lu les premiers les livres rĂ©Ă©ditĂ©s. Le temps de lecture des livres s'est rĂ©duit de plusieurs jours en moyenne pour les anciens livres incomprĂ©hensibles considĂ©rĂ©s comme ardus par les scientologues eux-mĂȘmes Ă  quelques heures pour les livres rĂ©cemment rĂ©Ă©ditĂ©s et retraduits. Le prix des livres varie entre 12 et 30 euros[82].

La critique la plus commune est que la scientologie ferait miroiter Ă  ses adeptes la possibilitĂ© d'atteindre un Ă©tat qu'ils n'atteindront jamais, se contentant d'une progression perpĂ©tuelle. Les adeptes, pour passer d'un grade Ă  un autre, doivent suivre des stages et acheter des documents. À titre d'exemple pour un premier contact, une sĂ©rie de quinze CD (confĂ©rences d'une heure par CD) datant de 1956, enregistrĂ©e en pleine guerre froide, Le CongrĂšs de Washington sur les radiations et la confrontation est vendue actuellement environ 200 euros. Nombre de tĂ©moignages montreraient la surprise, une fois passĂ© un niveau, de s'entendre dire que ce n'Ă©tait qu'une Ă©tape alors que ce devait enfin ĂȘtre l'Ă©tat d'illumination attendu. Le coĂ»t financier de l'Ă©tape suivante serait bien plus Ă©levĂ©.

D'aprĂšs une enquĂȘte du mensuel Capital de mai 2009[83], l'Église de scientologie incite aussi ses adeptes Ă  acheter toute une sĂ©rie de produits et services Ă  prix prohibitifs comme l'Ă©lectromĂštre -qui n'est en fait qu'un ohmmĂštre- (3 800 euros), le stage de purification (1 464 euros) ou l'heure d'audition (jusqu'Ă  400 euros). Selon Gilles Tanguy, le journaliste de Capital qui s'y est inscrit pour les besoins de l'enquĂȘte, chaque Église de scientologie fait ses comptes le jeudi. Et « la paie des vendeurs dĂ©pend directement Â» du chiffre d'affaires qu'ils ont facturĂ© aux adeptes. D'aprĂšs un site antiscientologue, le coĂ»t financier imposĂ© Ă  une personne pour atteindre le niveau « OT8 Â», le plus Ă©levĂ© dispensĂ© actuellement, pourrait ĂȘtre estimĂ© grossiĂšrement (2005) Ă  400 000 euros[84].

Le rejet d'une forme de médecine

La Scientologie prĂ©conise l'abstinence de drogues et mĂ©dicaments psychiatriques, et l'aspirine est dĂ©conseillĂ©e avant d'ĂȘtre auditĂ©. Cette attitude vis-Ă -vis de la mĂ©dication correspond Ă  une attitude plus large de rejet de certaines connaissances scientifiques conventionnelles, lesquelles sont remplacĂ©es par la doctrine scientologique.

Manifestation contre la psychiatrie

La Scientologie rejette catĂ©goriquement la psychiatrie et la considĂšre comme Ă©tant une « industrie mortuaire Â». Dans une exposition tenue Ă  Jefferson City en janvier 2007, la Scientologie a accusĂ© les psychiatres d'abuser sexuellement de leurs patients et d'ĂȘtre responsables de l'existence des attentats-suicide, dont ceux du 11 septembre 2001[85]. La Scientologie affirme dĂ©noncer depuis 1952 de nombreuses pratiques concernant le domaine de la santĂ© mentale : lobotomie et Ă©lectrochocs en particulier, mais aussi toutes les pratiques consistant Ă  traiter des problĂšmes d'origine mentale simple avec des psychotropes ou des opĂ©rations chirurgicales au niveau du cerveau entraĂźnant de graves troubles de comportement chez ceux qui les subissent. Ses adeptes arguent aussi que ces dĂ©nonciations continues auraient provoquĂ© des rĂ©actions de dĂ©fense de la part de groupes dont les intĂ©rĂȘts Ă©taient concernĂ©s.

Les idĂ©es de la Scientologie en la matiĂšre sont principalement diffusĂ©es par la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH), qui serait Ă  l'origine de propositions parlementaires relatives Ă  la santĂ© mentale[86] ; ce qui explique que d'autres critiques de la psychiatrie tentent de se dĂ©marquer de la Scientologie[87]. L'Église de Scientologie dispose Ă©galement, Ă  Bruxelles, d'un Bureau europĂ©en des affaires publiques et des droits de l'homme. Le Collectif des mĂ©decins et des citoyens contre les traitements dĂ©gradants de la psychiatrie[88] est rattachĂ© Ă  la Scientologie. Il s'agit d'une association non dĂ©clarĂ©e en prĂ©fecture de mĂ©decins scientologues. Les opposants Ă  la Scientologie considĂšrent cela comme une guerre contre la psychiatrie et la psychologie de la part de la Scientologie. D'aprĂšs eux, la Scientologie se positionne comme une concurrente de ces sciences, par le dĂ©veloppement de compĂ©tences et de techniques d'analyse des pratiques de communication et de soin des problĂšmes mentaux des psychiatres. Ils l'accusent de mal plagier des techniques psychiatriques et d'utiliser des techniques dangereuses. Selon les scientologues, les psychologues et surtout les psychiatres cherchent Ă  rĂ©gler des problĂšmes mentaux en s'attaquant Ă  la matiĂšre (mĂ©dicaments qui entraĂźnent des changements chimiques, opĂ©rations, etc.)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Ses détracteurs

Les dĂ©tracteurs sont appelĂ©s dans le jargon de la Scientologie les « suppressifs Â». Quand un adepte a un problĂšme, les scientologues suspectent la prĂ©sence d'un suppressif dans ses relations, cherchent Ă  savoir qui par l'audition, et en gĂ©nĂ©ral prĂ©conisent de ne plus rencontrer cette personne. De nombreuses histoires de sĂ©parations entre mari et femme, parents et enfants, liĂ©es Ă  la scientologie en tĂ©moignent. D'un autre cĂŽtĂ©, des observateurs indĂ©pendants soulignent la faiblesse des arguments de certains de ces dĂ©tracteurs ; ainsi, Marco Frenschkowsky (universitaire allemand), quoique opposĂ© lui-mĂȘme Ă  la scientologie[rĂ©f. nĂ©cessaire], a Ă©crit qu'il y avait peu de marchĂ©s plus lucratifs en Allemagne que d'ĂȘtre un ex-scientologue et d'attaquer la scientologie[89]. D'aprĂšs lui ces « apostats Â», aprĂšs quelques semaines de scientologie et sans avoir presque rien lu de cette philosophie publient de longs exposĂ©s (pour le compte du « marchĂ© antisecte Â») qui se ressemblent tous.

Il existe de nombreux opposants Ă  la scientologie Ă  travers le monde. Pour la francophonie, citons Roger Gonnet, ancien membre de la scientologie et crĂ©ateur d'un site antiscientologue[90] oĂč il lui reproche entre autres d'Ă©riger la diffamation (propagande noire selon les termes de Ron Hubbard) en principe de dĂ©fense, ainsi que l'existence d'une sociĂ©tĂ© secrĂšte et d'un pouvoir centralisĂ© dont la simple existence elle-mĂȘme est Ă  la limite de la lĂ©galitĂ©. Il signale des condamnations pour escroquerie comme dans le cas de contrats de travail d'une durĂ©e de 5 000 ans, qui peuvent s'apparenter Ă  une forme d'esclavage ; les contrats ont parfois mĂȘme une durĂ©e supĂ©rieure Ă  un milliard d'annĂ©es[91]. Il est rĂ©guliĂšrement attaquĂ© par l'Église de Scientologie Ă  divers titres (diffamation sur des forums, absence de dĂ©clarations Ă  la CNIL). L'Ă©glise de Scientologie a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  indemniser Roger Gonnet aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©e[92], et il a aussi Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  plusieurs reprises[rĂ©f. nĂ©cessaire][93].

Manifestation Anonymous le 10 février 2008 à Londres

Des journalistes ou des chercheurs Ă©tudiant la Scientologie se sont plaints d'ĂȘtre l'objet de harcĂšlement et de graves menaces : Paulette Cooper, auteur du premier livre critique connu sur le sujet, aurait Ă©tĂ© harcelĂ©e dans le but de la pousser au suicide , de la faire interner ou incarcĂ©rer dans le cadre d'une opĂ©ration appelĂ©e Freakout[94],[95] ; Paul AriĂšs, auteur en 1999 de La Scientologie, une secte contre la rĂ©publique, affirme avoir reçu des menaces de mort[96]. D'aprĂšs les dĂ©tracteurs, une fois passĂ© un certain nombre d'Ă©tapes on pourrait se retrouver dans l'administration centrale de la scientologie, autrefois situĂ©e sur un bateau.[rĂ©f. nĂ©cessaire] LĂ , la scientologie entretiendrait une milice armĂ©e. LĂ  aussi seraient centrĂ©s les organismes de police de la scientologie : espionnage, spĂ©cialistes de la diffamation. Ces organisations scientologiques auraient souvent recours aux cambriolages, aux vols de courrier[97]. On trouverait dans les textes d'Hubbard les ordres et la justification de tels actes[rĂ©f. nĂ©cessaire].

En 2006, la série animée américaine South Park diffusée sur Comedy Central diffuse un épisode nommé Piégé dans le placard, qui parodie notamment les préceptes de l'église concernant Xenu, ainsi que l'utilisation de stars au profit de l'image de la secte (Tom Cruise et John Travolta). L'épisode rappelle également que L. Ron Hubbard était auteur de science-fiction. La fin se réfÚre au caractÚre procédurier de l'église, et tous ceux qui ont participé à l'épisode sont crédités John Smith et Jane Smith.

DĂ©but 2008, suite aux pressions et aux menaces de procĂšs de l'organisation pour faire retirer de Youtube une vidĂ©o montrant Tom Cruise en train de s'exprimer devant une assemblĂ©e de scientologues, un groupe d'internautes international, sous le pseudonyme collectif « Anonymous Â», annonce dĂ©clarer la guerre Ă  la scientologie[98]. Sous le nom de Projet Chanology, diverses attaques visant Ă  perturber les sites Internet de l'organisation se sont succĂ©dĂ© Ă  partir du 14 janvier, en particulier des dĂ©nis de service, des google bombing[99] et la publication sur Internet de milliers de documents et rapports internes rĂ©cupĂ©rĂ©s via le rĂ©seau. Les hackers et membres d'Anonymous influencent le public en dĂ©nonçant les mensonges de la scientologie. Leurs mĂ©thodes sont basĂ©es sur le piratage informatique et les rassemblements festifs.

ProcĂšs en France

Affaire de 1983

Une procĂ©dure a Ă©tĂ© ouverte en 1983 en France contre l'Église de Scientologie, et une autre en 1989 pour « escroquerie Â» et « exercice illĂ©gal de la mĂ©decine Â». L'instruction de cette derniĂšre affaire, confiĂ©e Ă  la juge Marie-Paule Moracchini (dessaisie le 18 octobre 2000), avait tant traĂźnĂ© que les faits ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s prescrits par la juge d'instruction parisienne Colette Bismuth-Sauron en juillet 2002, soit 13 ans plus tard. Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© qualifiĂ©e Ă  l'Ă©poque de « nouvelle victoire Â» par l'Église de Scientologie. L'État français a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  l'Ă©poque pour faute lourde et inexcusable Ă  l'Ă©gard des scientologues[100]. Au cours de cette instruction, un tome et demi de piĂšces du dossier avaient mystĂ©rieusement disparu en plein Palais de Justice de Paris[101]. Les parties civiles ont fait appel et l'ordonnance de non-lieu en faveur des scientologues a Ă©tĂ© confirmĂ©e en appel en mars 2009 par la cour d'appel de Paris[102].

Affaire de 1998

À la suite d'une nouvelle enquĂȘte commencĂ©e en 1998, deux structures proches de la Scientologie, l'Association spirituelle de l'Ă©glise de scientologie et la librairie Scientologie espace libertĂ© ont Ă©tĂ© renvoyĂ©es en correctionnelle le 8 septembre 2008 par un juge parisien pour « escroquerie en bande organisĂ©e Â»[103],[104]. Le Parquet avait requis un non-lieu, estimant que « l’information n’a pas permis d’établir que les remises de fonds effectuĂ©s par les plaignants aient procĂ©dĂ© de dĂ©marches frauduleuses Â» et « qu'il ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ© que l’incitation Ă  faire du sauna, prendre des vitamines et courir pour se « purifier Â» constitue un dĂ©lit d’exercice illĂ©gal de la mĂ©decine Â»[105]. Ceci a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© par l'avocat des parties civiles comme une « attitude complaisante Â» laissant entrevoir des motivations politiques.

L'ordonnance de renvoi de l'Église de scientologie en tant que personne morale devant le tribunal comporte les accusations suivantes : « multiples manipulations bancaires Â», « surfacturations de produits vendus par les scientologues Â», « dissimulation de ses gains Â», et retient la circonstance de bande organisĂ©e concernant les dirigeants français de la scientologie. L'ordonnance cite Ă©galement des documents internes de la scientologie qui, selon elle, « ne laissent aucun doute sur la finalitĂ© commerciale de l'action scientologue, dĂ©notant une vĂ©ritable obsession pour le rendement financier Â»[106].

Affaire de 2009

Le procĂšs pour « escroquerie en bande organisĂ©e Â» se tient Ă  Paris en mai 2009[49]. À l'origine de la procĂ©dure, une condamnation aurait pu rendre possible la dissolution du mouvement en France, en cas de condamnation pour escroquerie, mais la modification, par une loi du 12 mai 2009[107] (votĂ©e Ă  l'initiative du dĂ©putĂ© UMP Jean-Luc Warsmann, et signalĂ©e par la Miviludes), de l'article 313-9 du code pĂ©nal, empĂȘche dĂ©sormais la dissolution pour une personne morale en cas d'escroquerie, ce qui entraine une polĂ©mique quant Ă  l'origine de cette modification lĂ©gislative vue comme opportune pour la Scientologie par ses dĂ©tracteurs[108],[109]. La ministre de la Justice, MichĂšle Alliot-Marie, a invoquĂ© Ă  ce sujet le 15 septembre[110] une « erreur matĂ©rielle Â» qui sera « corrigĂ©e dĂšs que possible Â», c'est-Ă -dire trop tard pour le dossier en cours. Le jugement rendu le 27 octobre 2009 condamne l'Église de scientologie. Elle est reconnue coupable d'escroquerie en bande organisĂ©e et est sanctionnĂ©e par une amende de 600 000 â‚Ź mais l'Église peut poursuivre ses activitĂ©s. L'Église fera appel[111].

Notes et références

  1. ↑ Site officiel de L. Ron Hubbard, Église de Scientologie, [lire en ligne]
  2. ↑ « Le cas L.Ron Hubbard Â», article de Francis ValĂ©ry paru dans Bifrost n°12
  3. ↑ Histoire de la science fiction moderne 1911-1984, Jacques Sadoul, 1984, ISBN 2-221-04464-9 Pages 199-200. Selon J. Sadoul : « Campbell la prĂ©senta comme un travail scientifique de premiĂšre importance et engagea toute son autoritĂ© morale pour la faire prendre au sĂ©rieux, se disqualifiant ainsi lui-mĂȘme dans l'esprit des scientifiques vĂ©ritables. La dianĂ©tique fut Ă  Campbell ce que le "Shaver Mistery" fut Ă  Palmer, Ă  la diffĂ©rence que le rĂ©dacteur en chef d'Astounding n'y perdit pas sa place. Â»
  4. ↑ a et b Ron Hubbard, le gourou dĂ©masquĂ©, Russel Miller, 1994; Pages 87-88
  5. ↑ a, b, c, d et e biographie issue du livre L'Église de Scientologie, par Gordon Melton, (ISBN 88-01-02362-6)
  6. ↑ Les Sectes, Nathalie Luca
  7. ↑ a et b Groupe de travail ad hoc de la Commission consultative en matiĂšre de protection de l’État - Rapport sur la Scientologie en Suisse - Scientologie et activitĂ©s de renseignement, sur le site du rĂ©seau Voltaire
  8. ↑ Robert W. Welkos ; Joel Sappell : Burglaries and Lies Paved a Path to Prison, Los Angeles Times (24 juin 1990).
  9. ↑ Jugement du tribunal de Paris, 13e chambre correctionnelle, 14 fĂ©vrier 1978.
  10. ↑ Les Nouvelles Sectes Alain Woodrow, Seuil, 1977
  11. ↑ a et b Quelles politiques face aux sectes ?, Nathalie Luca, 2002.
  12. ↑ Sectes -Mensonges et idĂ©aux Nathalie Luca, FrĂ©dĂ©ric Lenoir, Bayard Éditions, 1998 (page 121).
  13. ↑ Texte du rapport d'enquĂȘte n°2468 de l'AssemblĂ©e nationale
  14. ↑ Yves Bertrand, directeur gĂ©nĂ©ral des Renseignements gĂ©nĂ©raux Ă  cette Ă©poque, et aprĂšs avoir travaillĂ© Ă  fournir les renseignements qui ont permis la publication du rapport, a estimĂ© que la scientologie n'aurait pas dĂ» ĂȘtre amalgamĂ©e Ă  un mouvement sectaire « Doit-on confondre en un mĂȘme vocable, sectes et mouvements minoritaires, pratiquant le prosĂ©lytisme comme les tĂ©moins de JĂ©hovah ? Franchement je ne le pense pas. On a le droit de critiquer la scientologie ou les TĂ©moins de JĂ©hovah, mais faut-il pour autant les transformer en diable ? Je pense mĂȘme qu'Ă  placer sur le mĂȘme plan certaines sociĂ©tĂ©s de pensĂ©e et d'authentiques mouvements sectaires qui aliĂšnent la libertĂ© de leur membres, on aboutit Ă  l'inverse du but recherchĂ©. Â» Je ne sais rien mais je vous dirai tout, d'Yves Bertrand, page 166, ISBN10 2-259-20295-0.
  15. ↑ MIVILUDES « Rapport MILS 1999 Texte intĂ©gral Â», Mission interministĂ©rielle pour la lutte contre les sectes, [lire en ligne] sur le site de la MIVILUDES
  16. ↑ (de) "Scientology verbot wird immer unwahrscheinlicher" sur focus.de
  17. ↑ Rapport A4-0408/1997 sur les sectes dans l'Union europĂ©enne Maria Berger, 1997
  18. ↑ Les buts de la Scientologie
  19. ↑ Introduction Ă  une religion : la Scientologie
  20. ↑ a et b cf. Qu’est ce que la Scientologie ? Glossaire des termes : mental rĂ©actif
  21. ↑ Credo de l'Église de scientologie
  22. ↑ Une description de la religion de la Scientologie - Ses pratiques et ses services religieux
  23. ↑ Livre Les Fondements de la Vie, de Ron Hubbard
  24. ↑ voir le magazine Capital du mois de mai 2009
  25. ↑ Arnaud Palisson, Le Droit pĂ©nal et la progression spirituelle au sein des sectes : l'exemple de l'Église de Scientologie, universitĂ© de Cergy-Pontoise, 2002. Consultable en ligne : [PDF] antisectes.net
  26. ↑ Scientology II: CCHR and Narconon (The Southern California Psychiatrist, mai 1991) ; Scientology III: Scientology and Front Groups (The Southern California Psychiatrist, octobre 1991)
  27. ↑ En 1959, Hubbard instaure la « vĂ©rification de sĂ©curitĂ© Â», oĂč les scientologues subissent un interrogatoire, avec obligation de fournir des rĂ©ponses dĂ©taillĂ©es Ă  une sĂ©rie de questions au sujet de leurs Ă©ventuelles transgressions morales. L'Ă©lectropsychomĂštre sert de dĂ©tecteur de mensonges tout au long de cette sĂ©ance. Toutes les confessions sont notĂ©es par l'auditeur et soigneusement conservĂ©es par la secte. Ces archives peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme un moyen trĂšs efficace pour faire taire les dissidents. « Obtenez des donnĂ©es, obtenez tous les noms, dates, adresses, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et autres renseignements qui pourraient ĂȘtre utiles Ă  une investigation plus approfondie du cas si on en avait besoin. Â» Ron Hubbard. Bulletins techniques, vol. XII, New Era Publications source : prĂ©vensectes
  28. ↑ Qu’est-ce que la Scientologie - Les propos sont il toujours confidentiels? (sur le site de l'organisation). MĂȘme avec l’audition de DianĂ©tique : «  Un auditeur doit promettre au dĂ©but de la thĂ©rapie qu’il ne divulguera jamais le moindre propos confidentiel et expliquer au patient le principe du « fait Ă , pas fait par Â» (?). Â» L. Ron Hubbard dans La DianĂ©tique : La Puissance de la PensĂ©es sur le Corps, MĂ©canisme et Aspect de la ThĂ©orie, PremiĂšre Partie. ISBN 87-7816-248-3. Et « Chaque scientologue professionnel est tenu par le Code du scientologue, qui est de loin plus strict que les codes auxquels sont liĂ©s les mĂ©decins ou psychiatres. La clause neuf du code est : “Refuser de divulguer les secrets personnels de mes prĂ©clairs.” Les secrets de chacun sont en sĂ©curitĂ© avec la Scientologie jusqu'Ă  ce que la personne elle-mĂȘme ne considĂšre plus cela important. Â» Source : CERTAINTY, la publication officielle de DianĂ©tique et de Scientologie dans les Ăźles Britanniques, 7e annĂ©e, 1960. « Pourquoi certains combattent la Scientologie Â»
  29. ↑ cf. Qu’est ce que la Scientologie ? Glossaire, dĂ©finition : engramme
  30. ↑ cf. Qu’est ce que la Scientologie ? Glossaire, dĂ©finition : restimuler
  31. ↑ Mikael Rothstein (2009). « His name was Xenu. He used renegades: Aspects of Scientology's Founding Myth» in James R. Lewis. Oxford University Press USA. p. 367. ISBN 9780195331493
  32. ↑ Michael Streeter, Behind closed doors: the power and influence of secret societies, NHP, 2008 [prĂ©sentation en ligne], p. 219  « The story of Xenu is a very important incident theologically Â»
  33. ↑ [harv] (en) Christopher Hugh Partridge, UFO Religions, Londres, Routledge, 2003, 1re Ă©d., poche (ISBN 978-0-415-26324-5) (OCLC 51342721) (LCCN 2003041580) 
  34. ↑ Savino, John, Ph.D.; Jones, Marie D. (2007). Supervolcano: The Catastrophic Event That Changed the Course of Human History. Career Press. ISBN 1564149536
  35. ↑ Peter Forde, « A Scientific scrutiny of OT III Â» sur spaink.net. ConsultĂ© le 15 fĂ©vrier 2011
  36. ↑ « The discussion of the volcanoes, the explosions, the Galactic confederation 75 million years ago, and a gentleman by the name Xemu there. Those are not trade secrets. Â» Warren McShane, president du Religious Technology Center, civil action no. 95-B-2143, (1995) Religious Technology Center v. F.A.C.T.Net, Inc., et al., U.S. District Court for the District of Colorado. Proceedings before the Honorable John L. Kane on September 11, 1995
  37. ↑ « Talk about the Van Allen Belt or whatever is that, that forms no part of current Scientology, none whatsoever. Well, you know, quite frankly, this tape here, he's talking about the origins of the universe, and I think you're going to find that in any, any, any religion Â». David Miscavige dans une interview avec Ted Koppel en 1992 Scientology Leader Gave ABC First-Ever Interview: David Miscavige, Scientology Leader and Best Man at Tom Cruise's Wedding, Spoke to ABC News' 'Nightline' in 1992, ABC News (November 18, 2006). ConsultĂ© le 2009-03-08.
  38. ↑ « That's not what we believe Â» John Carmichael President de l’Église de scientologie de New York, rĂ©pondant Ă  la question de Xenu lors d’une interview The Actualizer, The New York Times, 2007-07-15. ConsultĂ© le 2009-03-08
  39. ↑ Michael Streeter, Behind closed doors: the power and influence of secret societies, NHP, 2008 [prĂ©sentation en ligne], p. 219  « Xenu and the story of the volcanoes should only be given to the initiated when they are sufficiently sipirtually evolved to learn from them Â»
  40. ↑ Site de l'Église de Scientologie d'Île-de-France
  41. ↑ Site du coordiap
  42. ↑ 'Sectes -Mensonges et idĂ©aux Nathalie Luca, FrĂ©dĂ©ric Lenoir, Bayard Éditions, 1998 (pages 16 et 121).
  43. ↑ Église de Scientologie internationale «ThĂ©ologie & Pratique d’une Religion contemporaine, Appendice 9, Les reconnaissances officielles de la religion de Scientologie Â», Religion – États-Unis d'AmĂ©rique, [lire en ligne]
  44. ↑ Celebrity Centre International
  45. ↑ Les stars associĂ©es
  46. ↑ Celebrity Centre International
  47. ↑ Chick Corea et la Scientologie
  48. ↑ « Sarkozy - Cruise : la rencontre polĂ©mique Â»
  49. ↑ a et b « L'Église de scientologie sera jugĂ©e en 2009 Ă  Paris pour escroquerie Â», Le Monde, 9 septembre 2008.
  50. ↑ « Au Portugal, la Scientologie devient religion Â», Le Parisien, 29 septembre 2007
  51. ↑ Courrier international
  52. ↑ La justice espagnole admet la scientologie parmi les entitĂ©s religieuses Site RTL info - 1er nov 2007
  53. ↑ La justice espagnole accorde à la Scientologie le statut de religion Le Monde 08/01/08
  54. ↑ Note d'information n° 96 sur la jurisprudence de la Cour Avril 2007 Cour europĂ©enne des droits de l'homme
  55. ↑ Principales reconnaissances de la Scientologie comme religion
  56. ↑ a et b (en)News: Scientology Religious Recognition in Tanzania and Zimbabwe, Église de Scientologie Internationale
  57. ↑ Scientologie en Suisse - Nombreuses condamnations
  58. ↑ (en) "Scientology tax victory could cost Revenue millions", The Telegraph, 11 aoĂ»t 2006.
  59. ↑ Selon JM Roulet, « L’organisation a songĂ© un temps Ă  en faire la demande, puis y a renoncĂ©. Â» "La Scientologie, une religion ? « Impossible en France Â»", L'Express, 8 janvier 2008.
  60. ↑ ArrĂȘt de la Cour d'appel de Lyon du 28 juillet 1997 , confirmĂ© par la Cour de Cassation le 30 juin 1999, pourvoi n°98-80501 Pour la Cour de cassation, est « inopĂ©rant mais surabondant, dĂ©pourvu en l'espĂšce de toute portĂ©e juridique Â» le motif de l'arrĂȘt « relatif Ă  la qualitĂ© de religion prĂȘtĂ©e Ă  l'Église de scientologie Â».
  61. ↑ "Une plainte contre l'Éat belge", La Libre Belgique, 8 mars 2001.
  62. ↑ lalibre.be
  63. ↑ « L'intransigeance de l'Allemagne envers l'organisation Â», Le Monde, 30 juillet 1997 : « ConsidĂ©rĂ©e comme une secte en Allemagne, oĂč elle compterait quelque 70 000 adeptes, l'Église de Scientologie inquiĂšte le gouvernement fĂ©dĂ©ral qui l'accuse de chercher « Ă  exercer une influence totalitaire sur les institutions et la sociĂ©tĂ© Â». Â»
  64. ↑ Prevensectes.com
  65. ↑ (en) Ambassade d'Allemagne Ă  Washington :
    • Ă  propos de « ConsidĂ©rĂ©e comme une secte Â» :
    « The Federal Government has also conducted thorough studies on the Scientology organization. Expert reports and testimony by former members confirm again and again that membership can lead to psychological and physical dependency, financial ruin and even suicide. Â»
    • Ă  propos de l'« influence totalitaire sur les institutions et la sociĂ©tĂ© Â» :
    « The German government considers the Scientology organization a commercial enterprise with a history of taking advantage of vulnerable individuals and an extreme dislike of any criticism. The government is also concerned that the organization's totalitarian structure and methods may pose a risk to Germany's democratic society. Â»
  66. ↑ prevensectes.com, France Soir, 9 septembre 1999.
  67. ↑ (en) « Based on the arguments of the parties, the extensive contents of the Court file and the witness testimony the Court reached the conviction that the plaintiff does not maintain a commercial business operation in the meaning of the precedents outlined above which this court does follow. Â» sur "About Scientology's Status in Germany: Decision of the Administrative Court of Stuttgart", cesnur.org, 23 novembre 1999.)
  68. ↑ « Discrimination en Allemagne Â», religioustolerance.org.
  69. ↑ DĂ©pĂȘche AFP, 4 fĂ©vrier 2003, UNADFI
  70. ↑ DĂ©pĂȘche AFP, 12 novembre 2004, UNADFI
  71. ↑ Échec pour la Scientologie devant le tribunal de Cologne
  72. ↑ (de) DĂ©cision du Tribunal de Cologne, p.261 [PDF]
  73. ↑ DĂ©cisions du ComitĂ© des droits de l'homme
  74. ↑ article de La Croix d'aprùs AFP
  75. ↑ (de) "Scientology verbot wird immer unwahrscheinlicher" sur focus.de.
  76. ↑ Site prĂ©vensectes
  77. ↑ L'Ă©cole du Rythme, les dessous d'une Ă©cole de musique
  78. ↑ DiplĂŽmes de commerces et d'administration reconnues par l'État amĂ©ricain sur hubbardcollege.org
  79. ↑ Lorsque l'Ă©crivain nĂ©erlandais Karin Spaink a citĂ© les « secrets Â» de l'organisation, voir « ResponsabilitĂ© des hĂ©bergeurs : revers pour la scientologie aux Pays-Bas Â»
  80. ↑ Qu'est-ce que la Scientologie ?, 1998, ISBN 87-7816-618-7, p.660-663.
  81. ↑ Quand la scientologie fait son cinĂ©ma, ça bidonne sec !, Serge Faubert, bakchich.info, jeudi 20 mars 2008
  82. ↑ Prix des livres de scientologie
  83. ↑ Le drîle de commerce de l’Église de scientologie [PDF]
  84. ↑ sectes : le prix des « services Â» en scientologie
  85. ↑ Columbia Tribune, 9 janvier 2007
  86. ↑ propositions parlementaires
  87. ↑ Selon Philippe Bernardet : « Depuis une dizaine d’annĂ©es en effet aucune critique de la pratique psychiatrique ne peut ĂȘtre formulĂ©e, en France, sans que l’on soit immĂ©diatement taxĂ© de scientologue. Â» Lettre de Philippe Bernardet Ă  l'assemblĂ©e nationale française au sujet de la rĂ©solution n° 1459 tendant Ă  la crĂ©ation d’une commission d’enquĂȘte sur la progression du nombre d’internements psychiatriques en France.
  88. ↑ Collectif des mĂ©decins et des citoyens contre les traitements dĂ©gradants de la psychiatrie
  89. ↑ Marburg Journal of Religion, juillet 1999, Marco Frenschkowski]
  90. ↑ antisectes.net
  91. ↑ L'Organisation maritime - L'Ordre religieux de la Scientologie
  92. ↑ ex. : 17e chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, affaire n°014804725, Jugement du 25 avril 2003
  93. ↑ sectes.eu
  94. ↑ Document sur l'opĂ©ration Freakout
  95. ↑ « Hubbard still gave orders, records show Â», un article relatif aux instructions de l'opĂ©ration Freakout
  96. ↑ Paul AriĂšs, rĂ©volution et dĂ©croissance Interview dans S!lence, fĂ©vrier 2007
  97. ↑ Traitement des opposants Bulletin de liaison pour l'Ă©tude des sectes (unadfi), n°91, 2006, DianĂ©tique et Scientologie, pp.27-28
  98. ↑ "Les Anonymes à l'assaut de la scientologie" Écrans, 28 janvier 2008
  99. ↑ "Guerre virtuelle et mobilisation rĂ©elle contre la scientologie" Le Monde, 1er fĂ©vrier 2008.
  100. ↑ « Fiasco de la Justice face Ă  la scientologie Â», LibĂ©ration du 1er aout 2002.
  101. ↑ Le Monde du 31 juillet 2002.
  102. ↑ "La cour d’appel de Paris confirme un non-lieu en faveur de scientologues", cbsd.be
  103. ↑ info.france2.fr
  104. ↑ « L'Église de Scientologie devant la justice française Â», Le Figaro, 8 septembre 2008
  105. ↑ « Ordonnances de non lieu pour des membres de la Scientologie Â», Le Monde, 18 janvier 2008.
  106. ↑ « La scientologie face Ă  la justice Â», LibĂ©ration, mardi 9 septembre 2008, p. 2-4.
  107. ↑ Loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allĂšgement des procĂ©dures (article 124), Journal officiel du 13 mai 2009
  108. ↑ Thierry LĂ©vĂȘque, « Une loi votĂ©e en mai Ă©vite Ă  la Scientologie une dissolution Â», Reuters, 14 septembre 2009
  109. ↑ MaĂźtre Eolas, « Simplifions le droit : sauvons la Scientologie Â», 15 septembre 2009
  110. ↑ « Scientologie : Alliot-Marie reconnait une "erreur matĂ©rielle" Â», Le Monde, le 15 septembre 2009.
  111. ↑ « La Scientologie, condamnĂ©e Ă  des amendes, peut continuer ses activitĂ©s Â», Le Monde, le 27 octobre 2009.

Voir aussi

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Articles connexes

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Analyses et témoignages critiques

Bibliographie

Ouvrages

Revues

  • DianĂ©tique et Scientologie, revue Bulles (publiĂ© par l'Unadfi) numĂ©ro 91.
  • Bernard Blandre, Scientologie : procĂšs pour escroquerie, Mouvements religieux, septembre-octobre 2009 (Ă©ditĂ© par l'Association d'Ă©tude et d'information sur les mouvements religieux) - le numĂ©ro de dĂ©cembre contient un droit de rĂ©ponse d'Eric Roux, reprĂ©sentant de l'Association spirituelle de l'Église de scientologie - spirituality centre

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