Science-Fiction

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Science-Fiction

Science-fiction

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La science-fiction, prononcĂ©e /sjɑ̃s.fik.sjɔ̃/ (abrĂ©gĂ© en SF), est un genre narratif (principalement littĂ©raire et cinĂ©matographique) structurĂ© par des hypothĂšses sur ce que pourrait ĂȘtre le futur et/ou les univers inconnus (planĂštes Ă©loignĂ©es, mondes parallĂšles, etc.), en partant des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques, ethnologiques, etc.). Il se distingue du fantastique, genre qui inclut une dimension inexplicable, et de la fantasy, qui parle de mondes magiques.

Paysage de science fiction
Amazing Stories, premier magazine de science-fiction américain
Revues de science-fiction espagnoles

Sommaire

Étymologie et origine

Histoire du mot

Le terme français « science-fiction Â» a pour origine le terme anglais «science fiction» qui est apparu pour la premiĂšre fois en 1851 sous la plume de William Wilson dans un essai intitulĂ© : A Little Earnest Book Upon A Great Old Subject.[1] Mais il ne s'agit que d'un usage isolĂ©.

En janvier 1927, on trouve dans les colonnes du courrier de Amazing Stories la phrase suivante : « Remember that Jules Verne was a sort of Shakespeare in science fiction. Â»[2] Mais c'est en 1929, suite Ă  l'Ă©ditorial d'Hugo Gernsback dans le premier numĂ©ro du pulp magazine intitulĂ© Science Wonder Stories, que le terme commence Ă  s'imposer en AmĂ©rique du Nord, aussi bien dans les milieux professionnels que chez les lecteurs, remplaçant de facto d'autres vocables alors en usage dans la presse spĂ©cialisĂ©e comme « scientific romance Â» ou « scientifiction Â»[3].

Dans son essai intitulĂ© On The Writing of Speculative Fiction, publiĂ© en 1947 dans Of Worlds Beyond, l'auteur amĂ©ricain Robert A. Heinlein plaida en faveur du concept de « speculative fiction Â», [4], ou fiction spĂ©culative rĂ©aliste[5] pour se dĂ©marquer des rĂ©cits de fantasy qui paraissaient encore Ă  l'Ă©poque sous l'Ă©tiquette gĂ©nĂ©rale de science fiction. Si le nĂ©ologisme de Robert A. Heinlein connut un grand succĂšs jusque dans les annĂ©es 1960, le terme de science fiction s'est toujours maintenu comme le concept de rĂ©fĂ©rence.

Histoire du mot en France

Couverture du n°270 (juin 1976) illustrée par Philippe Legendre-Kvater

En France, le terme de science-fiction s'impose à partir des années 1950[6] avec pour synonyme et concurrent direct le mot anticipation. Précédemment, on parlait plutÎt de "merveilleux scientifique" ou de voyages "extraordinaires".

Si le mot anglais original s'Ă©crit le plus souvent science fiction, le mot français s'orthographie avec un tiret : science-fiction. L'abrĂ©viation française S.F. est devenue courante Ă  partir des annĂ©es 1970[6].

DĂ©finitions et fonctionnement de la science-fiction

Une reprĂ©sentation rĂ©pandue que l'on trouve dans les dictionnaires[7] dĂ©peint la science-fiction comme un genre narratif qui met en scĂšne des univers oĂč se dĂ©roulent des faits impossibles ou non avĂ©rĂ©s en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science, et qui correspondent gĂ©nĂ©ralement Ă  des dĂ©couvertes scientifiques et techniques Ă  venir.

Cette description gĂ©nĂ©rale recouvre cependant de nombreux sous-genres, comme la hard science-fiction, qui propose des conjectures plus ou moins rigoureuses Ă  partir des connaissances scientifiques actuelles, les uchronies, qui narrent ce qui se serait passĂ© si un Ă©lĂ©ment du passĂ© avait Ă©tĂ© diffĂ©rent, le cyberpunk, branchĂ© sur les rĂ©seaux, le space opera, la speculative fiction, le planet opera, le policier/science-fiction et bien d’autres (voir l'article ThĂšmes et genres de la science-fiction).

Cette diversitĂ© de la science-fiction rend sa dĂ©finition difficile. Mais, bien qu'il n'existe pas de consensus Ă  propos d'une dĂ©finition de la science-fiction (presque tous les Ă©crivains ont donnĂ© leur propre dĂ©finition[8]), on admet gĂ©nĂ©ralement que certains mĂ©canismes narratifs caractĂ©ristiques doivent ĂȘtre prĂ©sents dans une Ɠuvre pour que l'on puisse la classer dans ce genre. Ainsi, The Cambridge Companion to Science Fiction[9] propose-t-il une synthĂšse de ces caractĂ©ristiques par la formulation de plusieurs rĂ©quisits dont l'absence semblerait interdire de parler de science-fiction.

L'expĂ©rience de pensĂ©e : le rĂ©cit de science-fiction est toujours un que se passe-t-il si... ? C'est une fiction spĂ©culative qui place les idĂ©es au mĂȘme plan que les personnages.

La distanciation cognitive : le lecteur doit ĂȘtre embarquĂ© dans un monde inhabituel.

« C’est notre monde disloquĂ© par un certain genre d’effort mental de l’auteur, c’est notre monde transformĂ© en ce qu’il n’est pas ou pas encore. Ce monde doit se distinguer au moins d’une façon de celui qui nous est donnĂ©, et cette façon doit ĂȘtre suffisante pour permettre des Ă©vĂ©nements qui ne peuvent se produire dans notre sociĂ©tĂ© - ou dans aucune sociĂ©tĂ© connue prĂ©sente ou passĂ©e. Il doit y avoir une idĂ©e cohĂ©rente impliquĂ©e dans cette dislocation ; c’est-Ă -dire que la dislocation doit ĂȘtre conceptuelle, et non simplement triviale ou Ă©trange - c’est lĂ  l’essence de la science-fiction, une dislocation conceptuelle dans la sociĂ©tĂ© en sorte qu’une nouvelle sociĂ©tĂ© est produite dans l’esprit de l’auteur, couchĂ©e sur le papier, et Ă  partir du papier elle produit un choc convulsif dans l’esprit du lecteur, le choc produit par un trouble de la reconnaissance. Il sait qu’il ne lit pas un texte sur le monde vĂ©ritable. Â»

— Philip K. Dick, lettre du 14 mai 1981[10]

L'activitĂ© de comprĂ©hension du lecteur : elle fait suite Ă  la distanciation. Le lecteur doit reconstruire un monde imaginaire Ă  partir de connaissances qui ne relĂšvent ni du merveilleux ni du religieux, mais de thĂ©ories ou de spĂ©culations scientifiques, mĂȘme s'il s'agit de connaissances qui violent les principes de nos connaissances actuelles. Ce monde inhabituel n'Ă©tant pas donnĂ© d'un coup, le lecteur doit se servir pour cela d'Ă©lĂ©ments fournis par l'auteur (objets techniques spĂ©cifiques, indices de structures sociales particuliĂšres, etc.). Ainsi, elle se distingue nettement de la fantasy, genre qu'elle cĂŽtoie dans les rayons des librairies, ce qui n'empĂȘche pas l'Ă©crivain Terry Pratchett de dĂ©clarer avec humour : « La science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons. Â»[11]

Les rĂ©fĂ©rences Ă  un bagage culturel commun : le vocabulaire et les thĂšmes de la science-fiction font partie d'une culture familiĂšre au lecteur qui lui permet de s'y reconnaĂźtre.

Sous-genres de la science-fiction

Article dĂ©taillĂ© : Genres de science-fiction.

Hard science-fiction

Couverture du Galaxie n°140, par Philippe Legendre-Kvater (janvier 1976)
Article dĂ©taillĂ© : Hard science-fiction.

La hard science fiction, ou « hard SF Â», se caractĂ©rise par une attention particuliĂšre Ă  tous les dĂ©tails du rĂ©cit qui concernent les sciences et les techniques, comme la physique, l'astrophysique et la chimie, ou plus gĂ©nĂ©ralement Ă  la cohĂ©rence interne du rĂ©cit et Ă  la mise en Ɠuvre de la mĂ©thode scientifique par l'auteur. L'expression fut utilisĂ©e pour la premiĂšre fois en 1957 par P. Schuyler Miller dans un compte-rendu de Islands of Space de John W. Campbell, publiĂ© dans la revue Astounding Science Fiction.[12] Ce genre est reprĂ©sentĂ© par exemple par les Ɠuvres de Arthur C. Clarke, Stephen Baxter et Greg Egan.

Voyage dans le temps

Article dĂ©taillĂ© : Voyage dans le temps.

Le voyage dans le temps peut ĂȘtre un genre Ă  part entiĂšre, ou l'un des thĂšmes d'une Ɠuvre. Ce genre affronte les problĂšmes liĂ©s aux paradoxes temporels, comme le paradoxe du grand-pĂšre, mais peut amener Ă  des rĂ©flexions sur certains Ă©vĂ©nements historiques lorsque, par exemple, un personnage crĂ©e l'histoire qu'il voulait en fait observer, comme dans Voici l'homme de Michael Moorcock. Le classique du genre est La Machine Ă  explorer le temps de H. G. Wells.

Uchronie

Article dĂ©taillĂ© : Uchronie .

L’uchronie prend comme point de dĂ©part une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les diffĂ©rentes consĂ©quences possibles.

Cyberpunk

Article dĂ©taillĂ© : Cyberpunk.

Le Cyberpunk est un sous-genre de la science-fiction décrivant un monde dystopique et dont l'origine remonte au début des années 1980.

Space opera

Article dĂ©taillĂ© : Space opera.

Les récits de space opera ont pour caractéristique commune de se dérouler à une échelle interplanétaire.

Histoire de la science-fiction

L'histoire officielle

L'histoire de la science-fiction fait l'objet d'une version officielle, qui se ramĂšne en gĂ©nĂ©ral Ă  des Ă©tapes standards : prĂ©curseurs, fondateurs, Ăąge d'or, renouveau et diversification. Cette histoire officielle est une simplification qui reflĂšte mal la complexitĂ© du genre.[13] Elle peut Ă©galement occulter le fait que de nombreux aspects de l'histoire de ce genre (comme les raisons sociales, Ă©conomiques, culturelles de son dĂ©veloppement dans tel pays) n'ont pas fait, ou trĂšs peu, l'objet d'Ă©tudes approfondies. Les Ă©tudes de la science-fiction en tant que littĂ©rature Ă  part entiĂšre sont Ă©galement peu nombreuses.

Les « prĂ©curseurs Â»

De mĂȘme que par un dĂ©bat sans fin on tente de dĂ©finir la science-fiction, ses historiens ne sont pas toujours d'accord sur les origines du genre, et c'est un poncif de l'histoire officielle de la science-fiction de rechercher dans les Ă©crits les plus anciens les origines de ce genre. Ainsi, pour certains, cela commence trĂšs tĂŽt avec les mythes et les religions. D'autres voient L'Histoire vĂ©ritable, de Lucien de Samosate, comme le premier ouvrage relevant du genre.[14] Ses voyages extraordinaires auront une trĂšs longue postĂ©ritĂ©. Mais cette archĂ©ologie se heurte Ă  une objection :

« L'erreur de tout historien de la science-fiction est de nĂ©gliger qu'il ne peut y avoir de science-fiction (mĂȘme baptisĂ©e "anticipation scientifique") tant qu'il n'y a pas de sciences, et mĂȘme de sciences appliquĂ©e. Â»[15]

D'autres, c'est le cas de Brian Aldiss dans son essai Trillion Year Spree, considĂšrent que le premier roman de science-fiction n'est autre que le roman Frankenstein de Mary Shelley. C'est du moins le premier ouvrage dans lequel un auteur prĂ©tend crĂ©er une histoire fantastique qui ne relĂšve pas de la pure fantaisie ou du surnaturel : "The event on which this fiction is founded has been supposed, by Dr. Darwin, and some of the physiological writers of Germany, as not of impossible occurrence."

Parmi les prĂ©curseurs sont souvent citĂ©s :

Les « conjecteurs rationnels Â»

Un train aérien. Illustration de La fin du monde de Camille Flammarion. 1911.

L'histoire officielle de la science-fiction dĂ©signe deux pĂšres fondateurs de la science-fiction moderne : Jules Verne (1828-1905) avec De la Terre Ă  la Lune en 1865 ou 20 000 lieues sous les mers en 1870, et H.G. Wells (1866-1946) avec notamment La Machine Ă  explorer le temps (1895), L'Homme invisible (1897) ou La Guerre des mondes (1898). Ces auteurs ne sont cependant que deux auteurs d'une Ă©poque qui voit fleurir de nombreux romans d'anticipation scientifique. Cette floraison est favorisĂ©e par l'alphabĂ©tisation de la fin du XIXe siĂšcle et le dĂ©veloppement d'une littĂ©rature populaire diffusĂ©e par des revues.

  • Edward Everett Hale (1822-1909), dont The Brick Moon (1869) et sa suite Life on the Brick Moon, mettent en scĂšne le premier satellite artificiel ;
  • le capitaine Danrit (1855-1916), qui explora les thĂšmes du militarisme, de la guerre et du colonialisme Ă  travers le roman d'anticipation : La Guerre de demain (1888-1893), La Guerre au XXe siĂšcle : L'invasion noire (1894);
  • les frĂšres Boex (1856-1940, 1859-1948), qui Ă©crivirent ensemble sous le pseudonyme J.-H. Rosny jusqu'en 1919 (avant de poursuivre leur Ɠuvre sĂ©parĂ©ment sous les noms de J.-H. Rosny aĂźnĂ© et J.-H. Rosny jeune). Ensemble, ils ont livrĂ© Les XipĂ©huz (1887) et La Mort de la Terre (1910). En 1925, J.-H. Rosny aĂźnĂ© crĂ©e le terme astronaute dans son roman Les Navigateurs de l'infini ;
  • Edgar Rice Burroughs (1875-1950) et son hĂ©ros John Carter dans le Cycle de Mars.
  • Maurice Renard
  • Gustave Le Rouge

L'Ăąge d'or

Si la science-fiction a vu le jour en Europe et s’est bien dĂ©veloppĂ©e en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, ce sont les États-Unis, entre 1920 et 1950, qui donneront au genre son Ăąge d'or. Ce dĂ©placement de l'Europe aux États-Unis peut s'expliquer par plusieurs facteurs : d'une part, la presse populaire en Europe est plus exposĂ©e Ă  la censure liĂ©e aux publications pour la jeunesse ; d'autre part, la littĂ©rature, en France particuliĂšrement, est fortement hiĂ©rarchisĂ©e entre une littĂ©rature distinguĂ©e et une littĂ©rature de masse.[16]

Un autre facteur est l'industrialisation de la presse, qui permet des publications bon marchĂ© et Ă  gros tirage. C’est Ă  ce moment que se multiplient les revues spĂ©cialisĂ©es de science-fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualitĂ© et trĂšs peu chĂšres). Citons parmi les premiĂšres du genre Weird Tales, nĂ©e en 1923 ; Amazing Stories, nĂ©e en 1926 ; Wonder Stories, nĂ©e en 1929 ; Astounding Stories, nĂ©e en 1930. Aux États-Unis, plus de 30 revues existeront simultanĂ©ment. L’édition sous forme de livres des textes de science-fiction est plus tardive, et se manifestera plus particuliĂšrement aprĂšs la Seconde Guerre Mondiale, avec le livre de poche, et dans des pays dont l'industrie favorise ce type de format aux dĂ©triments de la revue, comme la France. Elle prĂ©cĂšde de peu la disparition de nombreuses revues.

Ce support de parution a fortement marquĂ© le genre. Le format et la pĂ©riodicitĂ© ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (novellas) ont Ă©tĂ© Ă©crits. Les Ɠuvres longues n’étaient que le fait des auteurs les plus cĂ©lĂšbres et paraissaient par Ă©pisodes, ce qui n’était pas sans consĂ©quences sur le texte puisque les auteurs devaient s’y adapter.

De ces premiers magazines spĂ©cialisĂ©s ont Ă©mergĂ© la plupart des principaux Ă©crivains classiques de science-fiction : Howard Phillips Lovecraft, Isaac Asimov, Frank Herbert, Ray Bradbury, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert A. Heinlein, Alfred Bester, A. E. van Vogt, Clifford Donald Simak, etc.

Si cette pĂ©riode voit apparaĂźtre les auteurs de rĂ©fĂ©rence, les productions habituelles n'en sont pas moins mĂ©diocres :

« [...] trĂšs vite les magazines se multiplient. Ils visent d'abord un public populaire et sacrifient la qualitĂ© littĂ©raire ou mĂȘme la vraisemblance Ă  la recherche du sensationnel [...]. Â»[17]

Elle est aussi marquĂ©e par son temps, en particulier dans les annĂ©es 1930-1940 oĂč Ă  travers les poncifs du genre transparaissent des thĂšmes nationaux et populistes :

« On dĂ©finit souvent ainsi la « derniĂšre Â» Ă©poque Gernsback : des rĂ©cits sans vĂ©ritable rigueur narrative, oĂč les aventures s'enchaĂźnent de façon simpliste, oĂč la « conjecture Â» est rĂ©duite Ă  un changement de dĂ©cor et l'altĂ©ritĂ© des peuples et planĂštes extra-terrestres, simplifiĂ©e en « danger universel Â» ; un merveilleux scientifique proche du scientisme et s'encombrant moins de rigueur que de brillant ; une action frĂ©nĂ©tique mise au service d'une morale rĂ©actionnaire. Â»[18]

La science-fiction n'Ă©chappe pas non plus Ă  l'influence du nazisme (voir Science-fiction et nazisme).

Cette pĂ©riode fut aussi marquĂ©e par l'Ă©mergence du cinĂ©ma, nĂ© en 1895. Celui-ci se tournera trĂšs tĂŽt vers la science-fiction et le fantastique, avec Le Voyage dans la Lune de Georges MĂ©liĂšs (1902) et les films de l’expressionnisme allemand, comme le Nosferatu (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) de F.W. Murnau (1922) et Metropolis de Fritz Lang (1927). Parmi les films majeurs de cette pĂ©riode, on peut citer Frankenstein (James Whale, 1931), King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933), qui Ă©tonna par ses effets spĂ©ciaux, Le Jour oĂč la Terre s'arrĂȘta (The Day the Earth Stood Still, Robert Wise, 1951 — qui rĂ©alisera plus tard le premier Star Trek) et PlanĂšte interdite (Forbidden Planet, Fred M. Wilcox, 1956). Mais il ne faut pas oublier une production plus populaire mais aussi emblĂ©matique, caractĂ©risĂ©e (avant l’ùre de la tĂ©lĂ©vision) par les serials, films dĂ©coupĂ©s en Ă©pisodes, dont les hĂ©ros s’appelaient Flash Gordon (1936, 13 Ă©pisodes) ou Buck Rogers (1939, 12 Ă©pisodes).

La bande dessinĂ©e ne fut pas en reste, avec l’explosion des comics comme Buck Rogers et Flash Gordon, et ceux qui sont consacrĂ©s aux super-hĂ©ros (Superman, Batman, Wonder Woman (de la DC Comics), ou bien encore Spider-Man, les Quatre Fantastiques, les X-Men (de la Marvel)).

En France, de 1953 Ă  1962, les publications Artima dĂ©veloppĂšrent ce genre dans des publications de kiosque, avec des histoires originales (Meteor, Atome Kid), et des traductions de matĂ©riel britannique (La Famille Rollinson dans l’espace) ou amĂ©ricain (Aventures Fiction, SidĂ©ral, etc.).

Mutations des années 1960-1970

Illustration de couverture du Galaxie bis n°45 (1975)

Depuis les annĂ©es 1960-1970 Ă©merge une science-fiction plus mĂ»re. Elle se penche sur notre sociĂ©tĂ© et propose souvent des rĂ©flexions sur des problĂšmes immĂ©diats (Ă©cologie, sociologie, rĂŽle des medias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies, Ă  l’histoire). Elle est ancrĂ©e dans son temps et ses problĂ©matiques, tout en restant Ɠuvre d’évasion. Elle sert aussi d'exutoire comme le fut La Guerre Ă©ternelle de Joe Haldeman, roman dans lequel l'auteur exorcise sa guerre du ViĂȘt Nam. Cela n'empĂȘche pas les Ă©diteurs de continuer Ă  publier une science-fiction purement distractive.

La science-fiction a Ă©galement explorĂ© d'autres voies Ă  travers l'expĂ©rimentation stylistique. Au Royaume-Uni, la New Wave est nĂ©e autour de Michael Moorcock et sa revue New World (J. G. Ballard, dont le roman Crash est un bon exemple des recherches formelles poursuivies par cette Ă©cole). Aux États-Unis s'est dĂ©veloppĂ©e la New Thing (Harlan Ellison, Roger Zelazny) et en France, Michel Jeury s'est inspirĂ© du Nouveau Roman dans Les Singes du temps et Le Temps incertain.

Aujourd’hui

Depuis lors, la science-fiction est un genre riche et diversifiĂ©. Elle mĂȘle des Ɠuvres de grande qualitĂ© (et a gagnĂ© ses lettres de noblesse littĂ©raires avec des auteurs comme Ray Bradbury) Ă  de la « littĂ©rature de gare Â». Parmi les auteurs contemporains, on peut citer Orson Scott Card, Dan Simmons et Peter F. Hamilton (actuellement best-seller au Royaume-Uni et considĂ©rĂ© comme le rĂ©novateur du genre space opera).

Les sous-genres, Ă©voquĂ©s au dĂ©but du texte, se sont aussi multipliĂ©s et de nouveaux continuent d’apparaĂźtre.

Une nouvelle géographie

La science-fiction a aussi Ă©tendu son essor gĂ©ographiquement, bien au-delĂ  des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague Â» de science-fiction française dans les annĂ©es 1970 (avec, entre autres, Pierre Pelot (alias Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, GĂ©rard Klein (Ă©galement responsable de la collection Ailleurs et Demain des Ă©ditions Robert Laffont, qui a beaucoup fait pour donner Ă  cette littĂ©rature ses lettres de noblesse), Michel Jeury, Philip Goy, Dominique Douay ou encore Philippe Ebly (pour les enfants et adolescents des annĂ©es 1970 et 1980).Et aussi RenĂ© Barjavel qui excelle dans ce domaine. On compte aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l’Est (rarement traduits en français) avec Ă  leur tĂȘte le Polonais Stanislas Lem (StanisƂaw Lem) et les frĂšres russes Arcadi et Boris Strougatski.

Si en France les revues spĂ©cialisĂ©es n’ont jamais jouĂ© un rĂŽle de premier plan, comme aux États-Unis, elles n’en existent pas moins. Parmi les principales, on peut citer Galaxies, Bifrost, Fiction, Khimaira, Lunatique, Science fiction magazine, Solaris, Univers.

Au cinéma

Aujourd’hui, la science-fiction est toujours bien prĂ©sente. Elle a gagnĂ© plusieurs lectorats, s’est popularisĂ©e avec le cinĂ©ma et nombre de ses thĂšmes sont ancrĂ©s dans l’esprit de chacun. La science-fiction est un des genres majeurs du cinĂ©ma, soit sous la forme d’adaptations d’Ɠuvres littĂ©raires, soit sous la forme de crĂ©ations originales. Le Voyage dans la Lune (1902) de Georges MeliĂšs est ce que l'on peut considĂ©rer comme le premier film de science-fiction. Parmi les films importants qui imposĂšrent un certain nombre de standards, on peut retenir 2001, l’odyssĂ©e de l’espace (2001 : A Space Odyssey (1968)), de Stanley Kubrick, La Guerre des Ă©toiles (1977), de George Lucas, Alien - Le huitiĂšme passager (1979), Blade Runner (1982), de Ridley Scott, tirĂ© d’un roman de Philip K. Dick, ainsi que la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Star Trek (Ă  partir de 1966), sans oublier Stargate (1994), de Roland Emmerich et ses sĂ©ries Ă  succĂšs Stargate SG-1, Stargate Atlantis et Stargate Universe (respectivement, Ă  partir de 1997, 2004 et 2009). Plus rĂ©cemment le remake La Guerre des Mondes, d’aprĂšs H.G. Wells, rĂ©alisĂ© par Steven Spielberg, qui a Ă©galement rĂ©alisĂ© en 2002 Minority Report, d'aprĂšs une nouvelle de Philip K. Dick et encore Bienvenue Ă  Gattaca d’Andrew Niccol (Gattaca, 1997). L’idĂ©e que l’on a du film de science-fiction est souvent associĂ©e Ă  une dĂ©bauche d’effets spĂ©ciaux, mais il existe des films dits de « science-fiction minimaliste Â», qui mettent en scĂšne la fiction sans aucun effet spĂ©cial, uniquement en jouant avec le cadrage, la mise en scĂšne, le jeu d’acteurs et la musique ; citons, par exemple, La JetĂ©e de Chris Marker (1962), Solaris et Stalker d’Andrei Tarkovsky (1979), Le TrĂ©sor des Ăźles Chiennes de François-Jacques Ossang (1990), ou encore Cypher (film, 2002) de Vincenzo Natali, et FAQ: Frequently Asked Questions de Carlos Atanes (2004).

Voir une chronologie dĂ©taillĂ©e dans l’article Chronologie du cinĂ©ma de science-fiction

Dans le cinĂ©ma et les sĂ©ries d’animation

Concernant le cinĂ©ma d’animation, les Japonais occupent une place prĂ©pondĂ©rante tant au cinĂ©ma qu’à la tĂ©lĂ©vision (on parle d’anime ou de manga eiga pour dĂ©signer ces rĂ©alisations), avec notamment des rĂ©alisateurs comme Leiji Matsumoto (univers d’Albator et ses dĂ©rivĂ©s), Katsuhiro Otomo (Akira) et Mamoru Oshii (Ghost in the Shell). Mais des rĂ©alisations françaises (Le Secret des SĂ©lĂ©nites ou Les Fabuleuses aventures du lĂ©gendaire Baron de Munchausen de Jean Image, Gandahar de RenĂ© Laloux), ou bien Ă©tats-uniennes (MĂ©tal hurlant), font partie intĂ©grante du dĂ©veloppement de la science-fiction dans le cinĂ©ma d’animation.

La dĂ©ferlante des sĂ©ries d’animation japonaises (parfois co-produites avec des Français ou des AmĂ©ricains), qui constituĂšrent l’essentiel des programmes « jeunesse Â» de la tĂ©lĂ©vision française durant la dĂ©cennie 1978-1988, contribua largement Ă  populariser le genre en France, bĂ©nĂ©ficiant d’une diffusion mĂ©diatique de masse sur des chaĂźnes hertziennes (TF1, Antenne 2, FR3, puis La Cinq) aux heures de grande audience. De ce fait, des sĂ©ries telles que Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Il Ă©tait une fois... l'Espace, La Bataille des planĂštes et Ulysse 31 ont marquĂ© une gĂ©nĂ©ration d’enfants français.

En bande dessinée

En bande dessinĂ©e, la science-fiction est l’occasion de dĂ©velopper des univers esthĂ©tiques fabuleux.

Aux États-Unis, aprĂšs l’explosion des comics comme Buck Rogers et surtout Flash Gordon d’Alex Raymond (1934). Les prĂ©curseurs français sont Raymond PoĂŻvet et Roger Lecureux avec les Pionniers de l'EspĂ©rance (1945), Marijac et Auguste Liquois ou Pierre Duteurtre avec Guerre Ă  la Terre publiĂ© par Coq hardi (1946/47) et Kline avec Kaza le Martien parut dans l’hebdomadaire OK (Belgique), de 1946 Ă  1948. Cette bande dessinĂ©e s'inspirait de Flash Gordon. En 1947 au QuĂ©bec, le journal Le ProgrĂšs du Saguenay publie la premiĂšre bande dessinĂ©e de science-fiction du pays : Les Deux Petits Nains, du jeune Paulin Lessard.

Il est difficile de ne pas parler d’Edgar P. Jacobs, dont Le Rayon U fut publiĂ© en 1943. À la fin des annĂ©es 1940, il crĂ©e la sĂ©rie des aventures de Blake et Mortimer, un classique du genre.

Il y eut ensuite Barbarella (1962) de Jean-Claude Forest, Les NaufragĂ©s du temps (1964) de Paul Gillon et Jean-Claude Forest, Lone Sloane (1966) de Philippe Druillet, Luc Orient (1967) d'Eddy Paape et Greg et enfin et surtout ValĂ©rian, agent spatio-temporel devenu plus tard ValĂ©rian et Laureline de Jean-Claude MĂ©ziĂšres, Pierre Christin et Evelyne Tran-LĂȘ (de 1967 Ă  aujourd'hui) qui popularisa le genre science-fiction en bande dessinĂ©e. Christin et MĂ©ziĂšres souhaitaient que les aventures de ValĂ©rian et Laureline soient aussi des histoires de politique-fiction (Ă©cologie, relation de classes ou de travail, fĂ©minisme, syndicalisme, etc.) plutĂŽt situĂ©es Ă  gauche[19] mais non directement ou ouvertement politique comme il peut y en avoir dans Charlie-Hebdo[20]. MĂ©ziĂšres fut largement pillĂ© par les dĂ©corateurs et les costumiers de George Lucas, qui possĂ©dait, entre autres, nombre des albums de ValĂ©rian dans sa bibliothĂšque, pour La Guerre des Ă©toiles (1977)[21],[22].

Roger Leloup est un scénariste et dessinateur belge dont la série Yoko Tsuno se déroule dans un univers empreint de science-fiction.

Certains albums des Aventures de Tintin et Milou peuvent ĂȘtre classĂ©s dans la catĂ©gorie "science-fiction", par exemple On a marchĂ© sur la Lune, qui raconte, avec quinze ans d’avance, le premier voyage sur la lune, ou Vol 714 pour Sydney, qui fait intervenir des extraterrestres.

Parmi les grands crĂ©ateurs du genre, on compte beaucoup de dessinateurs et de scĂ©naristes français ou travaillant en France, notamment ceux qui gravitent autour du journal MĂ©tal hurlant ; citons, par exemple, Enki Bilal, Caza, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Olivier Ledroit, Moebius et Olivier Vatine. Pareillement avec le magazine bimensuel Ere comprimĂ©e avec Dick Matena, Rafa Negrete ou encore Cacho Mandrafina.

Aux États-Unis, on peut citer Alex Raymond, Richard Corben, Frank Miller, et les Britanniques Simon Bisley, Pat Mills (scĂ©nariste) et Alan Moore (scĂ©nariste).

En 1950, Frank Hampson créa pour le magazine britannique Eagle, Dan Dare, Pilot of the Future.

Les mangas (bandes dessinées japonaises) exploitent elles aussi énormément les thÚmes de la science-fiction et du fantastique. Citons par exemple Go Nagai, Katsuhiro Otomo et Masamune Shirow.

Fandom, lectorat et prix littéraires

La littĂ©rature de science-fiction a gĂ©nĂ©rĂ© une importante activitĂ© : du fait de sa publication relativement marginale, elle a trĂšs tĂŽt suscitĂ© la crĂ©ation de formes d'institutionnalisation qui lui Ă©taient refusĂ©es par la littĂ©rature « distinguĂ©e Â» et la critique littĂ©raire source de lĂ©gitimitĂ©. Des communautĂ©s d'initiĂ©s se sont crĂ©Ă©es : l'expression fandom de la science-fiction ou fandom SF fait ainsi rĂ©fĂ©rence Ă  la communautĂ© de gens dont l'un des intĂ©rĂȘts principaux rĂ©side dans la science-fiction, ces personnes Ă©tant en contact les uns avec les autres en raison de cette passion commune.

Des prix littéraires ont aussi été créés, d'abord par les amateurs de science-fiction, puis par des éditeurs qui ont marqué une professionnalisation du genre. Les plus importants de ces prix sont le Prix Hugo et le Prix Nebula pour les USA et pour la France le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Rosny aßné.

Le lectorat de la science-fiction est majoritairement composé de garçons, collégiens ou lycéens.[23]

Sources

Études

  • Jacques Baudou, La Science-fiction, Que sais-je ?, PUF, 1985
  • Roger Bozzetto, La Science-fiction, Armand Colin, 2007
  • Amis Kingsley (PrĂ©face de Jean-Louis Curtis), L’Univers de la science-fiction, traduit de l'amĂ©ricain par Élisabeth Gille, Payot, 1962
  • I. Langlet, La Science-fiction. Lecture et poĂ©tique d'un genre littĂ©raire, Armand Colin, 2006
  • Gilbert Millet et Denis LabbĂ©, La Science-fiction, Belin, janvier 2002
  • AndrĂ©-François Ruaud et RaphaĂ«l Colson, Science-fiction, une littĂ©rature du rĂ©el, Klincksieck, 2006
  • Richard Saint-Gelais, L'Empire du pseudo : modernitĂ©s de la science-fiction, QuĂ©bec, Nota Bene, 2005, ISBN 2-89518-034-2
  • Darko Suvin, Pour une poĂ©tique de la science-fiction, Presses de l'UniversitĂ© du QuĂ©bec, 1977

Dictionnaires et encyclopédies

  • Brian Ash, "EncyclopĂ©die visuelle de la science fiction", Albin Michel, ISBN 2-226-00691-5
  • Claude Aziza & Jacques Goimard, EncyclopĂ©die de poche de la science-fiction, Presses Pocket, 1986
  • Stan Barets, Le Science-fictionnaire (anciennement « Catalogue des Ăąmes et cycles de la science-fiction Â» publiĂ© en 1981), « PrĂ©sence du futur Â» DenoĂ«l
  • Francis Berthelot, BibliothĂšque de l’Entre-Mondes : Guide de lecture, les transfictions, « Folio science-fiction Â» Gallimard
  • (en) John Clute and Peter Nicholls, The Encyclopedia of Science Fiction, New York: St Martin's Press, 1995, ISBN 0-312-13486-X.
  • Jacques Goimard, Critique de la science-fiction, « Agora Â» Pocket, 2002
  • Lorris Murail, Les maĂźtres de la science-fiction, coll. Les compacts, Bordas, 1993
  • Lorris Murail, Le Guide Totem de la science-fiction, Larousse, 1999
  • François Rouiller, 100 mots pour voyager en Science-Fiction, Les EmpĂȘcheurs de Penser en Rond, 2006
  • Francis ValĂ©ry, Passeport pour les Ă©toiles, « Folio science-fiction Â» Gallimard
  • Pierre Versins, EncyclopĂ©die de l'utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction, l'Âge d'homme, 1972

Références bibliographiques

Notes et références

  1. ↑ A Little Earnest Book Upon A Great Old Subject, p. 137, disponible sur Google Livres.
  2. ↑ Citations de cette expression sur le site Science Fiction Citations.
  3. ↑ Roger Bozzetto, La Science-fiction, Armand Colin, 2007
  4. ↑ Citations de cette expression sur le site Science Fiction Citations.
  5. ↑ Robert A. Heinlein, "Grandeur et misĂšres de la science-fiction", in Robert A. Heinlein et la pĂ©dagogie du rĂ©el, Editions du Somnium, 2008.
  6. ↑ a  et b  Cf. « Le nouveau petit Robert, dictionnaire alphabĂ©tique et analogique de la langue française Â», Éditions du Dictionnaire Le Robert, 1993.
  7. ↑ Voir, par exemple, la dĂ©finition du TrĂ©sor de la langue française.
  8. ↑ Voir un Ă©chantillon sur Wikipedia anglophone : Definitions of science fiction.
  9. ↑ The Cambridge Companion to Science Fiction, Cambridge University Press, 2003, pp. 3-6.
  10. ↑ Philip K. Dick, nouvelles 1947-1953, DenoĂ«l, 2000
  11. ↑ Anne Besson, La Fantasy, Klincksieck, 2007
  12. ↑ Westfahl, Gary, "Introduction", Cosmic Engineers: A Study of Hard Science Fiction (Contributions to the Study of Science Fiction and Fantasy), Greenwood Press, p. 2. ISBN 978-0-313-29727-4.
  13. ↑ I. Langlet, La Science-fiction, Lecture et poĂ©tique d'un genre littĂ©raire, Armand Collin, 2006, p. 134.
  14. ↑ Roger Bozzetto, La Science-fiction, Armand Colin, 2007
  15. ↑ Jean GattĂ©gno, La Science-fiction, Que sais-je, 1426, 1971, p.9.
  16. ↑ I. Langlet, La Science-fiction, Lecture et poĂ©tique d'un genre littĂ©raire, Armand Collin, 2006, p. 142.
  17. ↑ La Grande Anthologie de la science-fiction, Histoires de robots, « Introduction Ă  l'anthologie Â», p. 9.
  18. ↑ I. Langlet, La Science-fiction, Lecture et poĂ©tique d'un genre littĂ©raire, Armand Collin, 2006, p. 143.
  19. ↑ Auracan n° 21 Ă©ditions Graphic Strip 1998 ISSN 0777-5962
  20. ↑ Les Cahiers de la bande dessinĂ©e n° 7 Ă©ditions Jacques GlĂ©nat 1970
  21. ↑ Sur les traces de ValĂ©rian et consorts LibĂ©ration 13/10/1999
  22. ↑ Noirs dessins Jean-Philippe Guerand Le Nouveau cinĂ©ma novembre 1999
  23. ↑ EnquĂȘte de la revue Lecture-Jeune. Voir aussi S. ManfrĂ©do, La Science-fiction, aux frontiĂšres de l'homme, p. 126.

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