Scaphandre autonome

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Scaphandre autonome
Un plongeur équipé de scaphandre autonome

Le scaphandre autonome est un dispositif individuel qui permet à un plongeur d'évoluer librement en plongée avec une réserve d'air. L'air n'étant rien d'autre qu'un mélange de gaz un scaphandre autonome peut aussi fonctionner avec une réserve contenant tout autre mélange de gaz respirables (nitrox, trimix, hydreliox...) ou aussi avec un recycleur.
Le principe de fonctionnement du scaphandre autonome est essentiellement bas√© sur une invention du docteur Manuel Th√©odore Guillaumet, en 1838[1]. Cette invention fut √† nouveau r√©alis√©e avec ind√©pendance de celle de Guillaumet en 1860 par l'ing√©nieur des mines Beno√ģt Rouquayrol (1826-1875) et adapt√©e √† la plong√©e en 1864 avec l'aide du lieutenant de vaisseau Auguste Denayrouze (1837-1883). Elle fut finalement reprise et perfectionn√©e dans sa forme actuelle par √Čmile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943. Cette invention, capitale pour la plong√©e autonome (sans aucun tube reli√© √† la surface), est le d√©tendeur automatique, dit aussi ¬ę de d√©bit √† la demande ¬Ľ.
¬ę Scaphandre autonome ¬Ľ est donc un terme utilis√© de nos jours pour d√©signer les √©quipements de respiration subaquatique qui d√©coulent de l'invention de Gagnan et de Cousteau. Le terme √©tait pourtant utilis√© d√©j√† avant, comme l'avait utilis√© par exemple Charles H√©derer en 1936 pour d√©crire le recycleur allemand Draeger DM40[2].

Sommaire

Histoire

Le scaphandre autonome imaginé par Jules Verne et son illustrateur dans Vingt Mille Lieues sous les mers n'est autre que l'appareil Rouquayrol-Denayrouze inventé quelques années avant que Verne eut commencé à écrire son roman (illustration de l'édition illustrée du 16 novembre 1871, après parution en feuilleton dans la revue Le Magasin d'éducation et de récréation, du 20 mars 1869 au 20 juin 1870)
Gr√Ęce √† leurs scaphandre, les personnages cr√©√©s par Jules Verne peuvent visiter le "¬ę Paysage sous-marin de l‚ÄôIle Crespo ¬Ľ (√ģle appartenant au Capitaine Nemo, que l'auteur situe par 32¬į40‚Äô de latitude nord et 167¬į50‚Äô de longitude ouest, qui ¬ę fut reconnu en 1801 par le capitaine Crespo, et que les anciennes cartes espagnoles nommaient Rocca de la Plata, c‚Äôest-√†-dire ¬ę Roche d‚ÄôArgent  ¬Ľ), In Jules Verne, 1871

Avant 1943 : les pr√©c√©dents

Le scaphandre autonome, qui offre au plongeur une compl√®te libert√© de mouvements, a √©t√© mis au point gr√Ęce √† une suite d'inventions r√©alis√©es au cours du XIXe si√®cle et de la premi√®re moiti√© du XXe. Quant aux deux si√®cles qui ont pr√©c√©d√© l'av√®nement de sa maturit√© (du XVIIIe si√®cle jusqu'en 1943) ils ont √©t√© essentiellement domin√©s par les scaphandres √† casque, ou ¬ę scaphandres pieds lourds ¬Ľ, qui reliaient le scaphandrier √† la surface par un tube lui fournissant son air. Avant le XVIIIe si√®cle l'homme plongeait d√©j√† en apn√©e, et depuis la nuit des temps, mais il a toujours √©t√© limit√© par la dur√©e et par la profondeur. Les probl√®mes √† r√©soudre furent les suivants :

  • l'approvisionnement en air √† bonne pression ;
  • le rejet du dioxyde de carbone, toxique pour l'homme ;
  • l'augmentation de la pression de l'eau avec la profondeur qui emp√™che les mouvements d'inspiration (la pression √† 10 m de profondeur est le double de la pression atmosph√©rique) ;
  • la mobilit√©.

Pour résoudre ces problèmes Léonard de Vinci (1452-1519), imagine un masque avec tuyau amenant l'air au plongeur. Conçue pour des profondeurs ne dépassant pas quelques dizaines de mètres cette technique est irréaliste car à partir d'un mètre et demi de profondeur la respiration devient irréalisable, la cage toracique humaine n'ayant en réalité pas la force de vaincre la pression exercée par l'eau, même à une si faible profondeur. Il aura fallu attendre l'avènement de pompes à air (au XVIIIe siècle) pour apporter au plongeur un air se trouvant à la même pression que l'eau environnante.

La cloche de Edmund Halley (1690) (physicien et astronome qui a découvert le cycle de la comète qui porte son nom) emprisonne de l'air qui est régénéré par un apport de tonneaux d'air[3].

John Lethbridge (1715) imagine l'armure de plongée dont une ouverture sert à l'alimentation en air par des soufflets et l'autre à l'évacuation de l'air vicié.

Le Sieur Fr√©minet con√ßoit √† Paris en 1772 le premier casque de plong√©e, li√© soit √† une r√©serve d'air soit √† une pompe le fournissant en surface. Le nom dont il baptise son invention : ¬ę machine hydrostatergatique ¬Ľ.

Le mot scaphandre, du grec skaphe (barque) et andros (homme), est utilisé pour la première fois en 1765 par Jean-Baptiste de La Chapelle, dit l'Abbé de la Chapelle (1710-1792), lorsqu'il présente à l'Académie Royale des Sciences une invention dont il est l'auteur. C'est un costume doublé de liège permettant à des soldats ou à des naufragés de flotter sur l'eau et de traverser des cours d'eau. Il en fait la démonstration dans les eaux de la Seine en face de Bercy, commune située actuellement à l'intérieur de la ville de Paris. En 1775 il publie son Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l'homme[4].

Le scaphandre pieds lourds d'Augustus Siebe (1837) est constitu√© d'un casque rigide √† hublots, aliment√© en air par un tuyau reli√© √† une pompe se trouvant en surface, d'une combinaison souple (la premi√®re combinaison √©tanche) et de chaussures lest√©es. Il permet d'atteindre des profondeurs de 60 √† 90 m mais il y peut subir des accidents (section du tuyau, arriv√©e d'air al√©atoire, noyade...) et souffre d'un manque d'autonomie. Les d√©placements sont lents ce qui est d√Ľ au poids (90 kg au total) et √† la position verticale (r√©sistance maximale de l'eau au d√©placement). En 1855 Joseph-Martin Cabirol (1799-1874) pr√©sente √† l'exposition universelle de Paris le premier scaphandre ayant la capacit√© d'√©vacuer l'air vici√© par le biais d'une soupape √† usage manuel situ√©e sur le casque √† hublots.

A ce stade d'avancement de la technologie (Fr√©minet, Siebe, Cabirol, ainsi que d'autres inventeurs), stade o√Ļ l'air est toujours pomp√© de la surface, le flux d'air est plus ou moins r√©gulier et inadapt√© aux besoins du plongeur, c'est pourquoi les inventeurs ont de plus en plus recherch√© un syst√®me qui permette au plongeur de :

  • 1 - Respirer l'air d'une r√©serve qu'il transporte sur lui, toujours √† la pression de l'eau environnante, selon la profondeur.
  • 2 - D√©biter l'air de sa r√©serve uniquement √† sa demande, sans qu'un d√©bit continu ne gache son air pendant les expirations.
  • 3 - √Čvoluer dans le milieu aquatique de la fa√ßon la plus libre possible, sans c√Ębles ni tubes le reliant √† la surface.

La r√©ussite de ces trois objectifs donna naissance √† un mod√®le de scaphandre √† d√©tendeur, le premier de l'histoire, celui de Beno√ģt Rouquayrol et d'Auguste Denayrouze. Cette invention de 1860, le ¬ę r√©gulateur ¬Ľ de Beno√ģt Rouquayrol (destin√© au sauvetage de mineurs en cas de ¬ę coup de grisou ¬Ľ ou de galeries de mine inond√©es), fut adapt√©e √† la plong√©e avec l'aide d'Auguste Denayrouze en 1864. En r√©alit√© un plus ancien brevet de d√©tendeur avait √©t√© d√©pos√© le 14 novembre 1838 par le docteur Manuel Th√©odore Guillaumet, originaire d'Argentan. Ce premier d√©tendeur √©tait reli√© √† la surface par une pompe et n'√©tait donc pas autonome, mais son principe de fonctionnement √©tait le m√™me que ceux de Rouquayrol et de Denayrouze et plus tard de Cousteau et de Gagnan. Le d√©tendeur de Guillaumet ne connut pas de suite certainement √† cause de l'absence d'un r√©servoir interm√©diaire qui aurait assur√© une r√©serve de s√©curit√© en cas de rupture ou de s√©paration du tube fournisseur d'air. Rouquayrol et Denayrouse apportairent cette nouveaut√© et purent ainsi faire fonctionner leur ¬ę appareil plongeur ¬Ľ avec le minimum de s√©curit√© requise. L'appareil plongeur Rouquayrol-Denayrouze fut homologu√© par la Marine Imp√©riale Fran√ßaise d√®s 1864 et remporta la m√©daille d'or √† l'exposition universelle de Paris de 1867, mais il ne parvint tout de m√™me pas √† r√©soudre le probl√®me d'une autonomie suffisante (une demie heure √† 10 m√®tres de profondeur tout au plus) principalement √† cause de la limite d'air comprim√© que l'on pouvait faire contenir dans les r√©serves portatiles de l'√©poque (30 √† 40 bars de pression, pas plus). Le probl√®me fut r√©solu en 1943, avec l'invention du scaphandre autonome moderne.

1943 : la ma√ģtrise de l'autonomie

Pendant l'occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale la France conna√ģt une p√©nurie d'essence, constamment r√©quisitionn√©e par les Allemands. √Čmile Gagnan (ing√©nieur chez Air Liquide) obtient de la soci√©t√© Piel un d√©tendeur Rouquayrol-Denayrouze qu'il utilise pour faire fonctionner des gazog√®nes de voiture et d√©pose un brevet de d√©tendeur miniaturis√© en bak√©lite. Henri Melchior, son patron, pense alors que ce d√©tendeur peut rendre service √† son gendre, Jacques-Yves Cousteau, qui cherche depuis d√©j√† 1937 √† mettre au point un scaphandre autonome efficace et √† d√©bit automatique (ou d√©bit ¬ę √† la demande ¬Ľ), car celui de l'√©poque devait √™tre utilis√© √† la main (¬ę manod√©tendeur ¬Ľ de Le Prieur). Melchior fait alors les pr√©sentations des deux hommes, qui se rencontrent √† Paris en d√©cembre 1942.

Cousteau adapte le d√©tendeur de Gagnan √† une r√©serve d'air comprim√© et, surveill√© par Gagnan et un ami de ce dernier (appel√© Gauthier), fait dans la Marne les premiers essais subaquatiques de son d√©tendeur : quand le plongeur est √† l‚Äôhorizontale le d√©tendeur fonctionne correctement, mais quand il est debout il se met en d√©bit continu et quand il est t√™te en bas c'est l'inverse, l'air arrive difficilement. Cousteau et Gagnan d√©cident alors de ramener l‚Äôexpiration au niveau de la membrane du d√©tendeur, qui √©quilibre l‚Äôair avec la pression ambiante et ferme le d√©bit pendant l‚Äôexpiration. Cousteau part alors pour Bandol, dans le Var, en ayant command√© √† Gagnan de lui envoyer celui qui sera le prototype r√©sultant de la modification accord√©e. Il le re√ßoit un matin de juin 1943 √† la gare de Bandol et le met tout de suite √† l'essai √† la plage du Barry, en face de la villa du m√™me nom, qui appartenait √† son ami Philippe Tailliez. Cousteau poss√©dait aussi une villa proche √† celle de Tailliez, la villa Baobab (√† Sanary-sur-Mer), mais celle de Tailliez se trouvait (et se trouve encore) dans une petite crique, √† l'abri des regards indiscrets.

Pour l'essai de ce deuxi√®me prototype Cousteau se trouvait cette fois sous la surveillance de son √©pouse Simone (n√©e Melchior, qu'il avait √©pous√©e en 1937) rest√©e en surface √† suivre son √©poux du regard gr√Ęce √† un masque de plong√©e et un tuba. Deux amis de Cousteau l'attendaient sur la plage, Philippe Tailliez et Fr√©d√©ric Dumas. Ce dernier, excellent apn√©iste, devait intervenir imm√©diatement dans le cas o√Ļ Simone d√©clenchait l'alarme. Mais cela ne fut pas n√©cessaire, car cette fois l'essai fut un succ√®s[5]. En cette m√™me ann√©e de 1943 Cousteau et Gagnan brev√®tent leur ¬ę scaphandre Cousteau-Gagnan ¬Ľ. √Ä la fin de la guerre quelques exemplaires de ¬ę Cousteau-Gagnan ¬Ľ ont √©t√© construits, des prototypes, mais Cousteau et Gagnan brev√®tent le ¬ę CG45 ¬Ľ en 1945 (¬ę C ¬Ľ pour Cousteau, ¬ę G ¬Ľ pour Gagnan et ¬ę 45 ¬Ľ pour 1945), qui sera aussi commercialis√© sous le nom de ¬ę Aqua-Lung ¬Ľ (terme anglais invent√© par Cousteau √† des fins de commercialisation et qui signifie ¬ę poumon aquatique ¬Ľ). En 1946 Air Liquide cr√©e une marque de d√©tendeurs et d'√©quipements de plong√©e, La Spirotechnique, et la m√™me ann√©e commence √† fabriquer en s√©rie et √† distribuer le CG45. Plus tard arrive le Mistral (avril de 1955) et autres mod√®les toujours plus perfectionn√©s (Royal Mistral, Spiro 8, Cristal...).

La mise au point du scaphandre autonome est donc li√©e √† plusieurs d√©couvertes technologiques :

Description générale

Les composants

Masque, tuba, ceinture de lest avec ses plombs, botillons et palmes réglables

Le scaphandrier autonome est habituellement √©quip√© :

  • d'un v√™tement d'isolation thermique ;
  • d'un masque qui entoure les yeux et le nez et qui rend possible la vision nette en plong√©e tout en permettant de compenser les variations de pression (par √©quilibrage de la pression de l'air captur√© dans le masque) ;
  • de palmes pour le d√©placement ;
Scaphandre autonome avec stabilisateur dorsal
1) 1er étage du détendeur
2) Robinet de la bouteille
3) Sangles d’épaules
4) Vessie du stabilisateur
5) Valve de surpression de la vessie et tirette de purge inférieure
6) 2√®me √©tages du d√©tendeur (avec ¬ęoctopus¬Ľ)
7) Console (manomètre, profondimètre & compas)
8) Raccordement du boyau-gonfleur d’habit sec
9) Plaque de support (mod√®le ¬ęLacasse¬Ľ)
10) Raccordement du boyau et bouton de commande du gonfleur du stabilisateur
11) Embout du boyau de gonflage du stabilisateur et bouton de purge supérieure du stabilisateur
12) Sangle sous-cutale
13) Sangles abdominales
  • d'une ou plusieurs bouteilles ; on parle de bloc de plong√©e ou de mono, bi ou tri pour pr√©ciser le nombre de bouteilles ; le bloc contient un m√©lange gazeux (air, nitrox, trimix, hydreliox) sous pression entre 170 et 300 bar) dont la capacit√© √† la pression atmosph√©rique peut √™tre de 2,3,6, 9, 12, 15, 18 ou 20 litres de m√©lange. Ces blocs sont en acier, parfois renforc√© par du carbone, ou en aluminium ;
  • d'un d√©tendeur, qui permet de respirer le m√©lange gazeux √† la pression ambiante ;
  • d'une stab reli√©e √† la bouteille via le direct system lui permettant de faire varier sa flottabilit√© en fonction de la profondeur et de ses besoins.
  • d'un manom√®tre, pour surveiller la pression du m√©lange gazeux dans le bloc et conna√ģtre la quantit√© de gaz restant ;
  • d'instruments de d√©compression, le plus courant √©tant l'ordinateur de plong√©e, mais quelques-uns utilisent encore une montre de plong√©e et une table de d√©compression ;
  • d'un parachute de palier ;
  • d'une ceinture de lest (si n√©cessaire).

Certains plongeurs utilisent un recycleur dans lequel l'air expir√© est trait√© pour √™tre respirable de nouveau sans danger : le CO2 est absorb√© et l'air expir√© est enrichi en dioxyg√®ne. L'air circule ainsi en circuit ferm√© ou semi-ferm√© (Semi-closed Rebreather, SCR). La premi√®re solution ne d√©gageant aucune bulle en surface, elle est utilis√©e, entre autres, par les nageurs de combat (mais elle ne permet pas les plong√©es profondes).

Dans un futur proche, il devrait être possible de voir arriver des scaphandres de plongée utilisant des fluides respiratoires à la place de mélanges gazeux.

Mode d'utilisation

Bouteille de plongée, équipée d'un détendeur, d'un manomètre et du direct system

Le scaphandre autonome permet :

  • de d√©biter l'air automatiquement en fonction des besoins du plongeur et non plus de fa√ßon continue ;
  • de fournir l'air √† la bonne pression soit celle correspondant √† la profondeur de l'eau, ce qui permet au plongeur d'inspirer sans effort ;
  • de se d√©barrasser facilement du dioxyde de carbone contenu en exc√®s dans l'air expir√©.

Le gilet stabilisateur (tr√®s souvent abr√©g√© en ¬ę stab ¬Ľ ou ¬ę gilet ¬Ľ tout simplement, mais aussi appel√© Buoyancy Control Jacket en anglais, √©galement abr√©g√© en ¬ę BC ¬Ľ) permet de changer la flottabilit√© et de s'√©quilibrer dans l'eau suivant le principe d'Archim√®de. La stab peut √™tre gonfl√©e √† la bouche ou automatiquement avec le direct system, qui est reli√© √† la bouteille.

L'autonomie de plong√©e et d'exploration varie de 2 heures √† 30 minutes selon un tr√®s grand nombre de param√®tres :

  • le principal d'entre eux est la profondeur (2 heures √† 10 m√®tres et 30 minutes √† 60 m√®tres, sans tenir compte des paliers de d√©compression).
  • la temp√©rature de l'eau, car dans un environnement froid l'organisme du plongeur a tendance a consommer plus de dioxyg√®ne. Les plus basses temp√©ratures le poussent, m√™me inconsciemment, √† d√©biter davantage d'air de sa r√©serve.
  • la forme physique, car un plongeur ayant un cŇďur habitu√© √† l'exercice physique aura un rythme cardiaque plus r√©duit et un rythme de respiration plus bas pour l'obtention d'une m√™me quantit√© d'effort.
  • le genre, car effectivement les femmes ont une densit√© inf√©rieure d'os et de muscles que celle de l'homme. Cette masse cellulaire plus r√©duite que celle de l'appareil locomoteur de l'homme, leur conf√©rant une consommation de dioxyg√®ne inf√©rieure, leur conf√®re par l√† m√™me une autonomie en moyenne sup√©rieure √† celle des hommes.
  • l'√Ęge, car un organisme plus √Ęg√© et us√© qu'un autre n'exigera pas la m√™me quantit√© de dioxyg√®ne pour fournir la m√™me quantit√© d'effort. Tr√®s souvent, selon chaque structure l√©gale de plong√©e, il n'y a pas de limite d'√Ęge pour plonger en scaphandre autonome. Un m√©decin sp√©cialis√© dans le sport ou m√™me dans la plong√©e sous-marine a tr√®s souvent l'enti√®re responsabilit√© d'accorder ou ne pas accorder au plongeur le certificat m√©dical sans lequel il n'aura pas le droit de plonger en milieu naturel (apr√®s visite m√©dicale compl√®te, bien s√Ľre).

Pour ce qui est du d√©placement dans l'eau le plongeur obtient un d√©placement plus souple et rapide gr√Ęce √† une bonne connaissance de son propre hydrodynamisme. Ses palmes lui permettent de nager dans les 3 dimensions. Cependant les probl√®mes inh√©rents √† la pression demeurent.

Utilisation de loisir

Deux plongeurs de loisir découvrent les fonds marins de María la Gorda, à Cuba

Depuis la commercialisation par Cousteau et Gagnan de leur invention (en 1946 : premier mod√®le de d√©tendeur commercialis√©, le CG45) des millions de plongeurs autonomes ont plong√© et continuent de plonger uniquement pour leur plaisir, dans les mers du monde entier, et en s'adonnant tr√®s souvent, par exemple, √† la photographie des √™tres vivants en milieu marin ou aquatique. Cependant la respiration visible peut effrayer les animaux les plus craintifs.

Utilisation professionnelle

Le scaphandre autonome s'est rendu tr√®s utile dans de nombreux domaines li√©s au monde aquatique : arch√©ologie sous-marine, biologie marine, entretien et r√©paration des bou√©es ou des filets anti-requins √† proximit√© des ports et des c√ītes, recherche d'objets ou de cadavres chez les divisions fluviales et maritimes de forces militaires, de gendarmerie, de police ou de pompiers, prospection oc√©anographique etc. Dans le domaine du tourisme, et selon chaque structure l√©gale, de nombreux centres de plong√©e sont autoris√©s √† se constituer en entreprise priv√©e et √† offrir, contre r√©mun√©ration, leurs services aux plongeurs de loisirs. Dans le domaine v√©ritablement professionnel des travaux publiques sous-marins la premi√®re entreprise en la mati√®re, utilisant le scaphandre autonome Cousteau-Gagnan, fut cr√©√©e par Andr√© Galerne en 1952. Elle rassemblait les jeunes membres du clan Claude Sommer des √Čclaireurs de France √† bord d'une p√©niche en b√©ton situ√©e au Pont de Bercy, o√Ļ se trouve actuellement le minist√®re des finances. D√©nomm√©e tout d'abord SGTMF pour Soci√©t√© G√©n√©rale des Travaux Maritimes et Fluviaux, elle devint en 1955 la c√©l√®bre SOGETRAM. Il s'agissait d'une entreprise sous forme de SCOOP ou communaut√© ouvri√®re, dont la devise type est ¬ę un homme, une action ¬Ľ.

Voir aussi

Liens connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Mus√©e du Scaphandre, section consacr√©e au scaphandre autonome
  2. ‚ÜĎ H√ČDERER Charles, Le scaphandre autonome Draeger DM40, √©tude physiologique et mode d'emploi, Bach & Cie, 17x26cm, 106p, 1936
  3. ‚ÜĎ Dans le "De motu animalium" de Borelli publi√© en 1680 au chapitre "de natatum", on trouve la description d'un scaphandre autonome o√Ļ le plongeur est aliment√© par une outre. Il est dessin√© sur une magnifique planche (tabula decimaquarta), derni√®re page de l'ouvrage. On trouve ce livre √† la BNF.
  4. ‚ÜĎ Paris, Debure p√®re, 1775 (BNF V-25754)
  5. ‚ÜĎ COUSTEAU Jacques-Yves et DUMAS Fr√©d√©ric, Le Monde du silence, √Čditions de Paris, Paris, D√©p√īt l√©gal 1er Trimestre 1954 - √Č. N¬į 228 - I. N¬į 741 (pp. 10-11)

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Scaphandre autonome de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Scaphandre autonome ‚ÄĒ ‚óŹ Scaphandre autonome appareil respiratoire portatif, permettant une plong√©e sous marine sans lien avec la surface ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • scaphandre ‚ÄĒ [ skaf…ĎŐÉdr ] n. m. ‚ÄĘ 1859; ¬ę ceinture de sauvetage ¬Ľ 1767; du gr. skaph√™ ¬ę barque ¬Ľ et andre ‚ô¶ Appareil de plong√©e individuel. Scaphandres √† casque et v√™tement souple. ‚ôĘ (1933) Scaphandre autonome : v√™tement √©tanche, pourvu d une bouteille √† air… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Scaphandre pieds lourds ‚ÄĒ Scaphandre √† casque Casque scaphandre chez un antiquaire Le scaphandre √† casque, aussi appel√© scaphandre pieds lourds, est un dispositif qui permet √† un plongeur de d√©ambuler sur le fond d une masse d eau (la mer, un lac, une rivi√®re, une… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

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  • Scaphandre ‚ÄĒ Gravure repr√©sentant le scaphandre invent√© par La Chapelle. Le mot scaphandre, du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilis√© pour la premi√®re fois en 1775 par l Abb√© de la Chapelle dans son ouvrage Trait√© de la construction th√©orique et… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Scaphandre spatial ‚ÄĒ Combinaison spatiale L astronaute Bruce McCandless II lors d une activit√© extrav√©hiculaire ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Musee du Scaphandre ‚ÄĒ Mus√©e du Scaphandre Mus√©e du Scaphandre Informations g√©ographiques Coordonn√©es Pays ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Mus√©e du Scaphandre ‚ÄĒ Informations g√©ographiques Pays ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais


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