Satory

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Satory
Satory
Image illustrative de l'article Satory
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Arrondissement Versailles
Canton Versailles-Sud
Ville Versailles
Sociologie
Population 5 000 hab. (ann√©e inc.)
Géographie
Coordonn√©es 48¬į 47‚Ä≤ 11‚Ä≥ N 2¬į 06‚Ä≤ 43‚Ä≥ E / 48.786389, 2.11194448¬į 47‚Ä≤ 11‚Ä≥ Nord
       2¬į 06‚Ä≤ 43‚Ä≥ Est
/ 48.786389, 2.111944
  

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Satory

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Satory

Satory est un quartier de Versailles, chef-lieu du département des Yvelines (France).

Ce quartier est pour l'essentiel occupé par un camp militaire et l'habitat, exclusivement constitué d'immeubles, héberge environ 5000 personnes, des personnels de la Défense et leurs familles.

Sommaire

Géographie

Satory se trouve dans la partie sud-ouest de la commune de Versailles. Il se trouve sur un plateau allongé à environ 175 m d'altitude, délimité au nord par la route nationale 12 et au sud par la vallée encaissée de la Bièvre du hameau de Bouviers. Il est presque entièrement entouré d'une ceinture forestière, le bois de Satory au nord, la forêt domaniale de Versailles au sud et à l'ouest.

Satory est desservi par deux axes de circulation majeurs la RN12 et la RD91.

Histoire

  • D'origine gallo-romaine, Satory est, au Moyen √āge, un fief d√©pendant du couvent des C√©lestins √† Paris, et comprenant un hameau de quelques maisons et un manoir. Louis XIV acquiert les terres de Satory en 1685 et les inclut dans le Grand Parc de Versailles, o√Ļ elles deviennent une importante ferme mise √† bail.
  • En 1871, le camp de Satory fut le lieu d'ex√©cution de nombreux communards qui y furent fusill√©s.

La ferme de Satory

Au XVIIIe si√®cle, plusieurs fermiers se succ√®dent √† la t√™te de la ferme : Simon Lespart, son fils Fran√ßois Lespart, Andr√© Michaux p√®re, ses fils Andr√© et Andr√©-Fran√ßois, d'abord en association, puis Andr√© Michaux seul, √† son mariage en 1769. Vers 1776, alors qu'Andr√© s'oriente vers une carri√®re de botaniste explorateur, son fr√®re Andr√©-Fran√ßois reprend la ferme. En 1797, Vincent Charlemagne Pluchet, gendre d'Andr√©-Fran√ßois, lui succ√®de.

Vincent Charlemagne Pluchet, fils de Thomas Pluchet, est issu d'une famille connue en r√©gion parisienne depuis la fin du XVe si√®cle[1]. Il √©pouse Genevi√®ve Antoinette Michaux et devient ainsi cultivateur √† la ferme de Satory, √† partir de la fin 1797. Vincent Charlemagne Pluchet sera maire de Trappes de 1812 √† 1837, tout en continuant plusieurs ann√©es √† exploiter les terres de Satory. La dynastie des Pluchet est florissante : √Čmile Henri Pluchet, le petit-fils de Vincent Charlemagne, n√© le 13 mars 1845 √† Trappes, sera pr√©sident de la Soci√©t√© des agriculteurs de France et r√©gent de la Banque de France.

On trouve ensuite √† Satory MM. Bailly de Villeneuve et Bouligny. Mais √† partir de 1834, une trentaine d'hectares sont attribu√©es √† l'arm√©e qui y installe un champ de manŇďuvres - qui servira aussi de champ de courses - avant d'obtenir la totalit√© du plateau en 1864.

L'hippodrome de Satory

Le plateau de Satory accueillit de 1836 √† 1865 un hippodrome o√Ļ des courses hippiques avaient lieu chaque ann√©e en mai et juin. En 1838, les ducs d'Orl√©ans et de Nemours, fils du roi Louis-Philippe Ier puis, en 1850, le prince-pr√©sident Louis Napol√©on Bonaparte, assist√®rent √† des comp√©titions. Devenu empereur, ce dernier revint avec l'imp√©ratrice Eug√©nie de Montijo en 1854. Les difficult√©s financi√®res et la concurrence des champs de courses parisiens et de celui de Porchefontaine, plus accessibles, entra√ģn√®rent son abandon apr√®s vingt-neuf ans d'activit√©.

Commune de Paris

Articles connexes : Commune de Paris et Louise Michel.
L'arrestation de Louise Michel le 24 mai 1871
Plaque commémorative, mur des fédérés à Satory.

En 1871, le camp de Satory fut le lieu de d√©tention de milliers de communards qui v√©curent plusieurs mois sans abri ni soin[2][r√©f. insuffisante]. Un grand nombre moururent de maladie, de blessures ou furent abattus et inhum√©s sur place[r√©f. n√©cessaire], entre l'√©tang de la Martini√®re et le "Mur des F√©d√©r√©s" o√Ļ subsiste une fosse commune √† l‚Äôemplacement de laquelle une plaque comm√©morative a √©t√© appos√©e[3].

Les vingt-cinq condamnés à mort par le conseil de guerre furent fusillés au polygone d'artillerie, situé au bord de la RN 12 [4]. Les plus célèbres sont Louis Rossel, polytechnicien, colonel du génie, qui avait avant tout refusé la capitulation devant l'ennemi[Qui ?], et le militant blanquiste Théophile Ferré, animateur de la Commune de Paris et compagnon de Louise Michel. Leur exécution avec le sergent Pierre Bourgeois eut lieu le 28 novembre 1871. Un photomontage "Exécution de Rossel, Bourgeois, Ferré, dans la plaine de Satory à Versailles" par Eugène Appert est visible au Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis.

Louise Michel a été détenue elle aussi au camps de Satory. Le peintre Jules Girardet a représenté la révolutionnaire dans deux tableaux. Le premier représente son arrestation le 24 mai 1871. Le deuxième est intitulé Louise Michel à Satory, elle y est présentée haranguant des communards. Louise Michel déclara lors de son procès [5]:

¬ę Ce que je r√©clame de vous qui vous donnez comme mes juges, c‚Äôest le champ de Satory o√Ļ sont tomb√©s nos fr√®res‚Ķ Si vous n‚Äô√™tes pas des l√Ęches, tuez-moi ! ¬Ľ[6].

Elle est condamn√©e en d√©cembre 1871 √† la d√©portation et envoy√©e en Nouvelle-Cal√©donie o√Ļ elle reste jusqu'en 1880, date de l'amnistie g√©n√©rale.

Batterie du Ravin de Bouviers

La Batterie du Ravin de Bouviers.
Article d√©taill√© : Batterie du Ravin de Bouviers.

La Batterie du Ravin de Bouviers est situ√©e sur le plateau de Satory au-dessus du ravin de Bouviers √† la limite de la ville de Guyancourt. C'est une ancienne batterie militaire construite en 1879, destin√©e √† contr√īler le passage des troupes sur le plateau. La batterie est implant√©e dans l'actuelle for√™t de Versailles en limite du secteur militaire de Satory √† une centaine de m√®tres de la commune de Guyancourt. La batterie est construite sur l'emprise de l'aqueduc situ√© entre l'√©tang de Saint-Quentin et Versailles. Certaines traverses s'appuient sur les structures de l'aqueduc[7].

L'aérodrome de Satory

Article d√©taill√© : D√©buts de l'aviation dans les Yvelines.

Cl√©ment Ader s'√©l√®ve du sol une premi√®re fois avec l'appareil baptis√© √Čole, avec lequel il d√©colle le 9 octobre 1890 puis rase le sol sur 50 m√®tres √† 20 cm au-dessus de la piste. Cet √©v√©nement ne sera toutefois pas homologu√© comme √©tant le premier vol : la hauteur atteinte √©tait insuffisante pour le qualifier de tel. De fait, la performance de cette g√©n√©ration d'engins ne fera pas se bousculer les entrepreneurs car n'ayant pas assez de ma√ģtrise de son domaine.

Le 14 octobre 1897, sur le terrain militaire de Satory Cl√©ment Ader arrache son √Čole du sol sur une distance de 300 m√®tres, mais son avion est rabattu par le vent et manque son atterrissage. Le minist√®re de la Guerre cesse de financer Ader qui est contraint d'arr√™ter la construction de ses prototypes (l'√Čole avait co√Ľt√© 200 000 francs de l'√©poque, soit l'√©quivalent de 8 millions d'euros). Il tente alors de donner son fabuleux moteur √† vapeur au capitaine Renard, qui travaille sur la navigation des dirigeables, puis se lance dans la fabrication des moteurs √† explosion. L'√©quilibrage de ces V8 montrent toujours le souci d'une utilisation a√©ronautique.

L’Avion III de Clément Ader
Monument commémoratif situé au pied du plateau de Satory

Contraint au secret militaire (les archives de Satory n'ont √©t√© rendues accessibles que dans les ann√©es 1990), il ne parle de ses vols qu'en 1906, apr√®s celui de Santos-Dumont √† Bagatelle. Ce silence est √† l'origine de la controverse entretenue par les partisans des fr√®res Wright. En France, √† l'√©poque, personne n'a entendu parler des fr√®res Wright. Santos Dumont pr√©tend donc √™tre le p√®re de l'aviation. Un d√©bat national s'engage pendant plusieurs ann√©es, sans qu'on parvienne vraiment √† trancher. On finit g√©n√©ralement par admettre le vol de l'√Čole, qui d√©colla devant t√©moins, et repousser l'existence du vol de 1897. Mais les travaux du g√©n√©ral Pierre Lissarague, men√©s dans les ann√©es 1980 et 1990 (travaux fond√©s sur les archives secr√®tes de l'arm√©e, rendues publiques dans les ann√©es 1980), tendent √† prouver la r√©alit√© du vol de 1897.

Afin de faire toute la lumi√®re sur ces vols, plusieurs maquettes motoris√©es de l'√Čole et de l'Avion III furent r√©alis√©es [8]. Si les maquettes de l'√Čole d√©montrent clairement que l'appareil √©tait capable de s'√©lever dans les airs, le succ√®s est moins net avec l'Avion III. Son tr√®s mauvais √©quilibre et son gouvernail inutilisable expliqueraient en tout cas les raisons de l'accident.

À partir de 1913, l'aérodrome de Satory, trop petit, sera progressivement abandonné pour l'aérodrome de Vélizy-Villacoublay.

Les Jeux olympiques

En 1900, le camp de Satory accueillit les épreuves de tir des Jeux olympiques d'été.

Satory aujourd'hui

Avec environ 5 000 habitants aujourd'hui, Satory est un quartier √† part enti√®re, avec ses commerces, √©coles et √©quipements publics, dont la commune de Versailles essaie de resserrer les liens avec le reste de la ville, malgr√© son √©loignement.

Logements et équipements publics

Satory a la particularit√© d'abriter de tr√®s nombreuses entreprises en lien avec la D√©fense nationale (Gendarmerie nationale, Arm√©e de Terre, Air et Marine nationale) et o√Ļ travaillent une grande partie de ses habitants.

Implantation militaire

Les militaires sont affect√©s dans les services suivants :

  • la Structure int√©gr√©e de maintien en condition op√©rationnelle des mat√©riels terrestres (SIMMT).
  • le Service industriel de maintien en condition op√©rationnelles des mat√©riels terrestres de l'arm√©e de terre (SIMTer).
  • la Base de Soutien Versailles-Satory (BSVS), du P√īle Musique de l'Arm√©e de Terre et de la Groupement blind√© de gendarmerie mobile.

Autres activités

Le laboratoire sur les interactions v√©hicule-infrastructure-conducteur (LIVIC) est une unit√© de recherche d√©pendant de l'Institut national de recherche sur les transports et leur s√©curit√© (INRETS) et du Laboratoire central des ponts et chauss√©es (LCPC). Les recherches concernent la route automatis√©e - dite ¬ę route intelligente ¬Ľ - de demain[9].

Projets

Il est pr√©vu la r√©habilitation ou la construction de 600 logements, √† l'est de Satory. Mais l'avenir du quartier se joue √† l'ouest o√Ļ se trouvent le champ de manŇďuvres d'une superficie de 60 hectares et une ancienne piste de chars de combat, devenue la propri√©t√© de la soci√©t√© Nexter (filiale de GIAT Industries[10]), qui envisage de les mettre en vente.

Fran√ßois de Mazi√®res, le nouveau maire de Versailles depuis mars 2008, envisage de transformer ces terrains en √©co-parc d'activit√©s et de logements[11], reli√© √† la ville et int√©gr√© au p√īle de recherche de l'OIN Saclay Palaiseau Saint Quentin. Ce projet s'oppose ainsi √† l'installation d'un circuit de Formule 1, d√©fendue par l'ancienne √©quipe municipale.

Personnages célèbres

François-André Michaux.

Filmographie

  • Certaines sc√®nes du film L'Arm√©e des ombres de Jean-Pierre Melville ont √©t√© tourn√©es dans le champ de tir du camp militaire de Satory, car il ressemblait au Stand de tir de Balard et sur la RN.12, √† proximit√©. Le champ de tir a √©t√© d√©truit pour l'√©largissement de la RN.12 √† 2 X 3 voies.
  • De nombreux d√©cors du film Paris br√Ľle-t-il ? furent construit sur un emplacement situ√© √† l'ouest de l'√©tang de la Martini√®re, en particulier la reconstitution de la rue de Rivoli et de l'h√ītel Meurice.
  • De nombreuses sc√®nes du film L'Assaut de Julien Leclercq ont √©t√© tourn√©es dans le quartier de Satory, principalement dans le quartier d'habitation Guichard 1, l'appartement du h√©ros y √©tant situ√©.

Annexes

Notes, sources et références

  1. ‚ÜĎ G√©n√©alogies de Pluchet
  2. ‚ÜĎ Louise Michel, La Commune ‚Äď Histoire et souvenirs
  3. ‚ÜĎ Note : Ce "mur des f√©d√©r√©s" est proche de l'√©tang de la Martini√®re, situ√© au bout de l'avenue Guichard, juste √† c√īt√© de la r√©serve d'eau ...
  4. ‚ÜĎ Prosper-Olivier Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871
  5. ‚ÜĎ Le proc√®s de Louise Michel √† versailles
  6. ‚ÜĎ Histoire par l'image : Louise Michel et sa l√©gende
  7. ‚ÜĎ Le site de fortiff http://www.fortiff.be/iff/index.php?p=0
  8. ‚ÜĎ P√©gase, le journal du mus√©e du Bourget
  9. ‚ÜĎ http://www.lcpc.fr/fr/presentation/implantations/index4.dml Le LIVIC
  10. ‚ÜĎ Organisation de Nexter
  11. ‚ÜĎ Mairie de Versailles
  12. ‚ÜĎ Source :[1]

Bibliographie

  • Versailles aux 3 visages, √Čmile et Madeleine Houth, √©ditions Lefebvre, 1980.
  • Versailles, le Roi et son Domaine, Vincent Maroteaux, √©ditions Picard, 2000.
  • Saint-Quentin en Yvelines Cartes Postales et Histoire locale, publi√© en 1984 par E. St√©phan publi√© chez Les √Čditions de Liesse √† Coigni√®res.

Articles connexes

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Satory de Wikipédia en français (auteurs)

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