Salmonella

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Salmonelle
 Salmonelles (Salmonella typhimurium), en rouge, sur une culture de cellules humaines
Salmonelles (Salmonella typhimurium), en rouge,
sur une culture de cellules humaines
Classification classique
Règne Bacteria
Embranchement Proteobacteria
Classe Gamma Proteobacteria
Ordre Enterobacteriales
Famille Enterobacteriaceae
Genre
Salmonella
Lignieres, 1900
Espèces de rang inférieur
  • Salmonelle enterica
  • Salmonelle bongori
  • Salmonelle subterranea
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Les salmonelles sont des entérobactéries du genre Salmonella, nommées ainsi en l'honneur du médecin vétérinaire américain Daniel Elmer Salmon même si l'homme qui a découvert le genre était Theobald Smith, qui travailla sous la direction de Salmon au Bureau of Animal Industry (BAI) dès 1884[1].

Sommaire

Taxonomie

D'apr√®s les travaux r√©cents de taxonomie, en particulier par hybridation de l'ADN, le genre Salmonella comporte deux esp√®ces, la principale (longtemps consid√©r√©e comme la seule), Salmonella enterica comprend plus de deux-mille sous-esp√®ces ou s√©rotypes ‚ÄĒ dont la plus fr√©quente est Salmonella enterica Enterica ‚ÄĒ elles-m√™mes divis√©es en de nombreux s√©rovars (Enteritidis, Derby, Hadar, Infantis, Paratyphi, Typhi, Typhimurium, Virchow, etc.).

Les esp√®ces de Salmonelle sont donc les suivantes :

  • Salmonella bongori ;
  • Salmonella enterica ;
  • Salmonella enterica Arizonae ;
  • Salmonella enterica Diarizonae ;
  • Salmonella enterica Enterica ;
  • Salmonella enterica Houtenae ;
  • Salmonella enterica Indica ;
  • Salmonella enterica Salamae ;
  • Salmonella subterranea (depuis 2004).

En 2000, le Centre national de r√©f√©rence des Salmonella et Shigella (CNRSS) de l'Institut Pasteur, √† Paris, avait r√©f√©renc√© 883 souches de Salmonella d‚Äôorigine humaine. Les s√©rovars Enteritidis et Typhimurium en repr√©sentaient respectivement 36 % et 29 %. On conna√ģt aujourd'hui plus de 2 000 s√©rotypes de salmonelles.

Caractères biochimiques

Ce sont des ent√©robact√©ries bacilles √† Gram n√©gatifs, mobiles (ciliature p√©ritriche), a√©ro-ana√©robies facultatifs,oxydase -, nitrate r√©ductase +, fermentative du glucose, lactose - H2S +, ur√©ase -, lysine d√©carboxylase +, utilisant la voie des acides mixtes , indole-, ne poss√©dant pas la b√©ta-galactosidase, √† forte contagiosit√©, responsables de gastro-ent√©rites, toxi-infections alimentaires et des fi√®vres typho√Įde et paratypho√Įde (S. typhi et S. paratyphi).

Dose infectieuse

Il n'y a pas de dose infectieuse type, celle ci d√©pendant :

  1. de la pathogénicité de la souche (ou sérovar) considérée
  2. de facteurs de sensibilit√© de l'h√īte
  3. de la concentration microbienne (dose en contact ou ingérée).

Caractères antigéniques

Comme toutes les Enterobacteriaceae, les Salmonella poss√®dent des antig√®nes somatiques O (situ√© dans la paroi). Il en existe 67, on distingue l'antig√®ne O majeur caract√©risant un groupe de Salmonella et l'antig√®ne O mineur qui est accessoire. La d√©l√©tion par mutation de l'antig√®ne O entra√ģne une perte partielle ou totale du pouvoir pathog√®ne.

Les Salmonella possèdent également des antigènes flagellaires H. Ils sont présents sous deux formes différentes (phase). Soit sous les deux formes simultanément (diphasique) soit sous la forme d'une seule phase (monophasique). Ces deux phases sont codées par deux gènes différents mais très voisins, ils doivent provenir de la duplication d'un même gène ancestral.

Enfin, Salmonella ser. Typhi, S. ser. Paratyphi C et S. ser. Dublin poss√®dent l'antig√®ne capsulaire de nature polyosidique Vi pouvant (plus ou moins) masquer l'antig√®ne somatique O. Ce dernier est d√©masqu√© par destruction de l'antig√®ne Vi (chauffage √† 100 ¬įC pendant 10 min).

Habitat

Les salmonelles peuvent survivre plusieurs semaines en milieu sec et plusieurs mois dans l'eau. Elles se retrouvent donc fr√©quemment dans les milieux aquatiques pollu√©s, la contamination par les excr√©ments d'animaux porteurs √©tant tr√®s importante. Les vert√©br√©s aquatiques, notamment les oiseaux (Anatid√©s) et les reptiles (Ch√©loniens) sont d'importants vecteurs de salmonelles. Les volailles, les bovins et les ovins √©tant des animaux fr√©quemment contaminants, les salmonelles peuvent se retrouver dans les aliments, notamment les viandes et les Ňďufs crus.

Pathogénie

Deux groupes, distincts par leur pathogénie et leur épidémiologie, d'importance numérique très inégale, concernent la pathologie humaine.

Syndromes typho√Įdes et paratypho√Įdes

Quatre s√©rotypes de salmonella sont adapt√©s √† l'homme, qui en constitue le seul r√©servoir et chez qui ils provoquent une maladie sp√©cifique. Ce sont S. typhi (bacille d'Eberth), S. paratyphi A, S. paratyphi B (bacille de Schotm√ľller) et S. paratyphi C (bacille d'Hirschfeld), accessoirement S. sendai. Les germes p√©n√®trent, m√™me en nombre restreint, par voie digestive et apr√®s une incubation assez longue (jusqu'√† 3 semaines) traversent la muqueuse intestinale et envahissent le tissu lympho√Įde pr√©-intestinal (plaques de Peyer). De l√†, le germe passe avec la lymphe dans la circulation, ce qui d√©termine un √©tat septic√©mique. La septic√©mie n'est donc pas une complication accidentelle mais s'inscrit dans l'√©volution normale de la maladie. Par ailleurs, les plaques de Peyer peuvent s'ulc√©rer et entra√ģner une perforation intestinale et une p√©ritonite. Le malade gu√©ri peut rester porteur de germes pendant des mois ou des ann√©es, les bact√©ries persistant surtout dans les voies biliaires.

La lib√©ration d'endotoxine joue un r√īle important dans la pathog√©nie de la maladie, d'o√Ļ le danger de l'administration d'une forte dose d'antibiotique qui risque de provoquer une lyse massive des bact√©ries.

La transmission se fait surtout par d'eau potable lors des √©pid√©mies √©tendues. Mais le contact direct ou les aliments peuvent √©galement √™tre en cause dans la propagation. Le contr√īle bact√©riologique strict des eaux de consommation ainsi que la surveillance du r√©servoir de germes (porteurs) expliquent la diminution spectaculaire des fi√®vres typho√Įdes et paratypho√Įdes dans les pays √† hygi√®ne d√©velopp√©e.

Toxi-infections alimentaires ou entérites à salmonella

Est responsable le groupe potentiellement constitu√© par tous les autres s√©rotypes (plus de mille) dont la plupart n'ont cependant jamais √©t√© rencontr√©s chez l'homme. Ces salmonella sont rencontr√©s chez diverses esp√®ces animales, la plupart n'√©tant d'ailleurs pas li√©es √† un h√īte sp√©cifique et pouvant aussi infecter l'homme. Il s'agit donc d'une zoonose.

Le germe pénètre par voie digestive et doit être ingéré en très grand nombre pour déclencher la maladie chez l'adulte sain. L'acidité gastrique serait entre autres responsable de la destruction de la majorité des germes ingérés. Ce contage massif est réalisé par l'ingestion d'aliments dans lesquels le germe a pullulé comme dans un milieu de culture.

Toutefois les nourrissons et les jeunes enfants sont bien plus sensibles √† l'infection qui peut √™tre r√©alis√©e par l'ingestion d'un nombre minime de bact√©ries. On a pu prouver que, chez les nourrissons, la contamination pouvait se faire par l'inhalation de poussi√®res charg√©es de bact√©ries. Apr√®s une courte incubation de quelques heures √† 1 jour, le germe se multiplie dans la lumi√®re intestinale en provoquant un syndrome inflammatoire intestinal avec diarrh√©e souvent muco-purulente et sanguinolente. Chez les nourrissons, la d√©shydratation peut entra√ģner un √©tat de toxicose grave. G√©n√©ralement, la maladie est b√©nigne. Il n'y a normalement pas de septic√©mie, qui peut cependant survenir exceptionnellement √† titre de complication chez des sujets d√©bilit√©s (maladie de Hodgkin, par ex.). Des localisations extra-intestinales sont possibles, en particulier des m√©ningites √† salmonella chez les enfants, des ost√©ites, etc...

√Čpid√©miologie des toxi-infections alimentaires

L'√©pid√©miologie fait intervenir l'alimentation, surtout les viandes, les Ňďufs et les produits laitiers.

Ces salmonella pr√©sentent une forte recrudescence durant l'√©t√©. La majorit√© des ent√©rites √† salmonella surviennent chez les jeunes enfants, sous forme de cas dispers√©s. Au moins 25 % des ent√©rites estivales des jeunes enfants sont caus√©es par des salmonella. En Europe occidentale, S. typhimurium repr√©sente pr√®s de 70 % des isolements !

Diagnostic

Les procédés de diagnostic biologique sont différents dans les deux groupes pathogéniques.

Syndromes typho√Įdes

Hémoculture

Positive durant la première semaine de la maladie. Il est nécessaire d'ensemencer un volume de sang important étant donné le nombre restreint de salmonella dans la circulation.

Coproculture

Elle peut √™tre positive la premi√®re semaine de la maladie mais surtout apr√®s les premiers jours ; elle peut rester positive chez le convalescent (portage). Les selles sont ensemenc√©es sur milieux s√©lectifs (g√©lose Salmonella-Shigella ou g√©lose S.S., g√©lose au d√©soxycholate-citrate, g√©lose au vert brillant, g√©lose SM ID) : sur ces milieux, la majorit√© des germes f√©caux est inhib√©e. La pr√©sence de lactose et d'un indicateur de pH permet de rep√©rer les colonies lactose n√©gatives , et aussi sur milieu s√©lectif du germe (bouillon s√©l√©nite f , permettant la pousse de Salmonella au d√©triment des autres bact√©ries de la flore commensale intestinale , ce milieu est tr√®s utile lors d'un d√©pistage √† l'ur√©ase n√©gatif.) les salmonella et les shigella ne fermentent pas ce sucre. Les colonies suspectes sont repiqu√©es et identifi√©es biochimiquement et s√©rologiquement. Il existe des milieux d'enrichissement tels que le milieu au s√©l√©nite, au t√©trathionate et au vert de Malachite de Rappaport qui permettent d'inverser la proportion des germes f√©caux et salmonella au profit de ces derni√®res, dans les cas o√Ļ leur nombre est trop faible pour les mettre en √©vidence directement.

Sérodiagnostic réaction de Widal ou Sérotypage

La réaction devient positive après environ une semaine d'évolution. Le sérum est testé vis-à-vis de suspensions O et H de Salmonella Typhi et des S. Paratyphiques. Les Ac O apparaissent les premiers mais disparaissent peu de temps après la guérison. Les Ac H apparaissent quelques jours plus tard, atteignent des taux plus élevés et peuvent persister plusieurs mois après la maladie. A la période d'état, les 2 Ac O et H sont présents. On peut observer une co-agglutination entre les Ag. O de S. typhi et des paratyphiques (parenté antigénique). Par contre, l'agglutination simultanée dans plusieurs suspensions H, sans agglutination O ou avec des titres O très faibles, peut se rencontrer chez des anciens vaccinés. L'agglutination dans une seule suspension antigénique O sans H correspondant peut s'expliquer par une infection à salmonella du même groupe sérologique mais d'un autre sérotype. Par ex., une infection à S. typhimurium peut donner une réaction positive dans l' Ag. para B - O mais pas dans para B - H.

La recherche des Ac anti - Vi pourrait avoir de l'intérêt chez les porteurs de germes.

Gastro-entérites à salmonella

Le seul procédé diagnostic valable est la coproculture qui est positive dès les premières heures de la maladie. L'hémoculture ne sera indiquée que dans de rares complications septicémiques. La réaction de Widal n'a pas d'intérêt ici.

Prophylaxie, immunité et traitement

Syndromes typho√Įdes

Prophylaxie

Contr√īle bact√©riologique des eaux. D√©pistage des porteurs de germes qui devront √™tre √©cart√©s de certaines professions (par ex. cuisinier).

Vaccination

Au moyen du vaccin T.A.B.C. (typhique: 75 %, paratyphiques: 25 %) constitu√© d'une suspension de germes tu√©s. Trois injections sous-cutan√©es √† plus ou moins 15 jours d'intervalles. Cependant, une injection intra-dermique unique aurait un effet immunog√®ne au moins aussi efficace.

Traitement curatif

Le chloramph√©nicol garde une indication majeure dans les fi√®vres typho√Įdes et paratypho√Įdes (malgr√© son risque d'aplasie m√©dullaire : environ 0,1 %). L'ampicilline donne des r√©sultats √† peu pr√®s comparables. Le co-trimoxazole (trimethoprim + sulfamethoxazole) serait √©galement actif.

Entérites

Prophylaxie

Contr√īle v√©t√©rinaire et inspection de certaines denr√©es alimentaires. Hygi√®ne dans la pr√©paration des repas collectifs.

Vaccination

vaccination très moderne

Antibiotiques

On préconise l'abstention de toute antibiothérapie dans les cas non compliqués. Les antibiotiques seraient sans action sur le portage et contribueraient même à le prolonger.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Brown JH, ¬ę Theobald Smith 1859-1934 ¬Ľ, dans J Bacteriol, vol. 30, no 1, 1935, p. 1‚Äď3 [texte int√©gral lien PMID] 

Voir aussi

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  • salmonella ‚ÄĒ ‚ėÜ salmonella [salőĄm…ô nel‚Ä≤…ô ] n. pl. salmonellae [salőĄm…ô nel‚Ä≤ńď] salmonella, salmonellas [ModL: so named after D. E. Salmon (1850 1914), U.S. pathologist] any of a genus (Salmonella) of Gram negative, rod shaped bacteria that cause various diseases ‚Ķ   English World dictionary

  • Salmonella ‚ÄĒ –°–ľ. –°–į–Ľ—Ć–ľ–ĺ–Ĺ–Ķ–Ľ–Ľ—č (–ė—Ā—ā–ĺ—á–Ĺ–ł–ļ: ¬ę–°–Ľ–ĺ–≤–į—Ä—Ć —ā–Ķ—Ä–ľ–ł–Ĺ–ĺ–≤ –ľ–ł–ļ—Ä–ĺ–Ī–ł–ĺ–Ľ–ĺ–≥–ł–ł¬Ľ) ‚Ķ   –°–Ľ–ĺ–≤–į—Ä—Ć –ľ–ł–ļ—Ä–ĺ–Ī–ł–ĺ–Ľ–ĺ–≥–ł–ł

  • Salmonella ‚ÄĒ Salmonella. –°–ľ. —Ā–į–Ľ—Ć–ľ–ĺ–Ĺ–Ķ–Ľ–Ľ–į. (–ė—Ā—ā–ĺ—á–Ĺ–ł–ļ: ¬ę–ź–Ĺ–≥–Ľ–ĺ —Ä—É—Ā—Ā–ļ–ł–Ļ —ā–ĺ–Ľ–ļ–ĺ–≤—č–Ļ —Ā–Ľ–ĺ–≤–į—Ä—Ć –≥–Ķ–Ĺ–Ķ—ā–ł—á–Ķ—Ā–ļ–ł—Ö —ā–Ķ—Ä–ľ–ł–Ĺ–ĺ–≤¬Ľ. –ź—Ä–Ķ—Ą—Ć–Ķ–≤ –í.–ź., –õ–ł—Ā–ĺ–≤–Ķ–Ĺ–ļ–ĺ –õ.–ź., –ú–ĺ—Ā–ļ–≤–į: –ė–∑–ī –≤–ĺ –í–Ě–ė–†–ě, 1995 –≥.) ‚Ķ   –ú–ĺ–Ľ–Ķ–ļ—É–Ľ—Ź—Ä–Ĺ–į—Ź –Ī–ł–ĺ–Ľ–ĺ–≥–ł—Ź –ł –≥–Ķ–Ĺ–Ķ—ā–ł–ļ–į. –Ę–ĺ–Ľ–ļ–ĺ–≤—č–Ļ —Ā–Ľ–ĺ–≤–į—Ä—Ć.

  • salmonella ‚ÄĒ salmon√©lla s.f. (pl. ‚Äď ) Trimis de gall, 05.03.2008. Sursa: DMLR ‚Ķ   Dic»õionar Rom√Ęn

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