Saint-Pons (Alpes-de-Haute-Provence)


Saint-Pons (Alpes-de-Haute-Provence)
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44° 23′ 35″ N 6° 37′ 43″ E / 44.3930555556, 6.62861111111

Saint-Pons
La Mairie
La Mairie
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Code commune 04195
Code postal 04400
Maire
Mandat en cours
Michel Nicolao
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye
Démographie
Population 697 hab. (2007)
Densité 22 hab./km²
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 35″ Nord
       6° 37′ 43″ Est
/ 44.3930555556, 6.62861111111
Altitudes mini. 1 097 m — maxi. 2 879 m
Superficie 32,06 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Pons (Sant Pouans en valéian[1][réf. incomplète],[2]) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-ponais, en valéian : lous Sant Pounencs[1][réf. incomplète],[2].

Sommaire

Géographie

À une altitude de 1145 mètres[3], le village de Saint-Pons est dans la vallée de l'Ubaye, à 2 km au nord-ouest de la ville de Barcelonnette.

Il est traversé par les rivières :

  • Riou Bourdoux
  • Ubaye
  • Bérarde

qui laissent d’importants cônes de déjection.

C'est sur cette commune que se situe l'aéroport de Barcelonnette-Saint-Pons.

Au col des Orres, la forêt de reboisement a été plantée au XIXe siècle (travaux dirigés par Prosper Demontzey).

Économie

Histoire

De nombreuses découvertes archéologiques attestent de la fréquentation du territoire de la commune à l’époque préhistorique. La voie romaine dite via Lictia traversait le territoire de la commune[4].

Des tombeaux médiévaux ont été découverts sur le commune. C'est le plus vieux village de la vallée de l'Ubaye, avec Faucon-de-Barcelonnette. [réf. nécessaire] La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle, sous la forme Sanctus Pontius de Drollia[5]. Jusqu’à la Révolution, le village dépendait de Barcelonnette.

La paroisse de Saint-Pons avait une annexe à Cervière, hameau actuellement ruiné[3].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[6]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Jolival[7].

Toponymie

Le nom du village apparaît en 1351 (ecclesia Sancti Poncii), en référence à Pontius, utilisé sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite[8].

Administration

Municipalité

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Joseph Garnier    
mars 2008   Michel Nicolao[9]    


Il y a erreur ici.

Dans l'ordre chronologique :

  • Mr Esmenjaud a été maire jusqu'en 1995.
  • Mr Garnier est décédé durant les premières année de son unique mandat.
  • Mr Donnadieu lui a succédé. On lui doit entre autres la stupide déviation de la montée de la Frache.
  • Mr Nicolao.

Enseignement

La commune est dotée d’une école primaire[10].

Démographie

Évolution démographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 632 658 593 698 658 682 616 661 610
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 536 513 574 544 482 467 496 430 348
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 316 320 323 277 299 244 224 225 184
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
Population 193 178 350 401 507 641 675[12] - -
Notes, sources, ... Sources : Insee[13], EHESS[14]
Courbe d'évolution démographique de Saint-Pons depuis 1793

Lieux et monuments

  • Le château fort est en ruine.
  • Une maison assez imposante proche de l’église, dont une croisée est bouchée, possède une porte en arc surbaissé : elle doit dater du XVIe siècle, ce qui en ferait la plus ancienne de l’Ubaye[15].
  • L’église Saint-Pons[16] est un ancien prieuré de moines bénédictins du XIIe siècle ; elle est classée monument historique depuis le 31 octobre 1912. Sa reconstruction du XVIe siècle a conservé les bandes lombardes, ce qui est assez rare[17], ainsi que les portails occidental et sud, l’arc triomphal et ses chapiteaux ornés de personnages humains. Le chœur est voûté d’ogives, avec un chevet plat et aveugle ; de ce fait le chœur n’est éclairé que du côté sud. Le chœur date du XVIe[18]. Le portail occidental est orné simplement de trois voussures et deux tores, reposant sur des colonnettes, aux chapiteaux sculptés de figures naïves[19]. La nef, à trois travées, date du XVIIe siècle, comme la chapelle construite côté sud, voûtée d’arêtes aplaties[20].

    La porte latérale sud est surmontée également de voussures et du départ d’un larmier ou d’un porche ; son linteau monolithe est sculpté d’un Christ en majesté, avec une inscription gothique. Les corbeaux supportant le linteau sont sculptés de têtes humaines. Les entablements encadrant le linteau portent six apôtres, avec leurs symboles mais non-identifiés, en relief. Les pilastres sont aussi sculptés de saints divers. Cet ensemble sculpté date de l’époque gothique[21]. Cet ensemble évoquerait le Jugement Dernier, avec un mort ressuscitant, saint Michel qui guide les morts, les plaies du Christ[19]. Le tympan est peint d’une Adoration des mages, datant des années 1500, et qui a subi une restauration assez prononcée en 1912. Des bergers figurent en retrait des rois mages sur cette adoration, qui a dû être partiellement dorée[22].

    Les cloches sont logées dans un clocher-tour coiffé d’une flèche à six pans de pierre et des gargouilles ornent ses coins.
L’église possède une statue de saint Jean-Baptiste (XVIIe)[23], un portrait de saint Sébastien (XVIIe ou XVIIIe) classé monument historique au titre objet[24],[25], un tableau représentant la Sainte Famille et saint Pons en évêque[26]. La chaire en bois, qui date de 1699, est classée monument historique au titre objet[27],[28]. Le plat de quête en cuivre (XVIe siècle[29]). Enfin, la Cène, où figurent saints Pons et Jean-Baptiste, porte les dates de 1632 et 1636 (classée[30]).
  • Barrages du riou Bourdoux
  • Église de la Nativité de la Vierge (1750) dans le village en ruines de Cervières[5]

La commune compte plusieurs cadrans remarquables :

  • l’un du XVIIIe siècle, au village ;
  • à Lara, un cadran de 1828, avec la devise « Tu es suivi de la mort comme l’heure de l’ombre » ;
  • le plus récent date de 1936, avec la devise « Fay toun camin badaou que l’oura passa » (en occitan : Fais ton chemin badaud, l’heure passe)[31].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Articles de Wikipédia

Liens externes

Sources

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

Notes

  1. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
  2. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p.
  3. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  4. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 440-444
  5. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 197
  6. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  7. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 28521, p 1634
  9. Site de la préfecture des AHP
  10. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  11. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  12. Insee, Population légale au 1er janvier 2006, consulté le 10 janvier 2009
  13. Saint-Pons sur le site de l'INSEE
  14. EHESS, notice communale de Saint-Pons sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  15. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 360
  16. Église Saint-Pons, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  17. Raymond Collier, op. cit., p 80
  18. Raymond Collier, op. cit., p 197
  19. a et b Raymond Collier, op. cit., p 465
  20. Raymond Collier, op. cit., p 216
  21. Raymond Collier, op. cit., p 198 et 465
  22. Raymond Collier, op. cit., p 483
  23. Raymond Collier, op. cit., p 468
  24. Raymond Collier, op. cit., p 479
  25. Arrêté du 8 septembre 1960, notice de la Base Palissy, consultée le 10 février 2009
  26. Raymond Collier, op. cit., p 480
  27. Arrêté du 22 février 1979, notice de la Base Palissy, consultée le 10 février 2009
  28. Raymond Collier, op. cit., p 517
  29. Arrêté du 30 décembre 1991, notice de la Base Palissy, consultée le 10 février 2009
  30. Arrêté du 8 septembre 1969, notice de la Base Palissy, consultée le 10 février 2009
  31. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 70

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