Saint-Leonard-de-Noblat

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Saint-Leonard-de-Noblat

Saint-Léonard-de-Noblat

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Saint-Léonard-de-Noblat

La Vienne à Pont-de-Noblat, anciennes maisons.
La Vienne à Pont-de-Noblat, anciennes maisons.

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
(chef-lieu)
Code Insee abr. 87161
Code postal 87400
Maire
Mandat en cours
Christine Riffaud
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Noblat
Site internet Ville-saint-leonard.fr
Démographie
Population 4 634 hab. (2006)
Densité 83 hab./km²
Gentilé Miaulétous/Miaulétounes
Géographie
Coordonn√©es 45¬į 50‚Ä≤ 18‚Ä≥ Nord
       1¬į 29‚Ä≤ 29‚Ä≥ Est
/ 45.8383333333, 1.49138888889
Altitudes mini. 250 m ‚ÄĒ maxi. 444 m
Superficie 55,59 km²

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Saint-Léonard-de-Noblat (Sent Liunard en occitan) est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.

Ses habitants sont appel√©s les Miaul√©tous et Miaul√©tounes. Ce nom vient du ¬ę miaulement ¬Ľ des choucas des tours, ces petites corneilles qui vivent en colonie dans le clocher de la coll√©giale Saint-L√©onard, inscrite avec les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Sommaire

Blason

D’azur aux fers de prisonnier d’argent posés en face accompagnés de trois fleurs de lys d’or.

Les fers de prisonnier font r√©f√©rence √† Saint L√©onard qui est le Saint patron des prisonniers. Les fleurs de lys ont deux origines suivant les sources :

  1. L‚Äôermite L√©onard serait issu d'une famille royale. Cette r√©f√©rence concerne la l√©gende, qui √©voque un lien avec la dynastie m√©rovingienne (VIe si√®cle). Cette hypoth√®se ne r√©siste pas √† l'analyse, puisque les lys furent introduits dans les pratiques royales par les Cap√©tiens, 5 si√®cles plus tard.
  2. Une reine ayant des difficult√©s √† avoir des enfants serait venue prier Saint L√©onard. De l√† peut-√™tre l'hypoth√®se pr√©c√©dente (r√©cit de la d√©livrance de la reine franque dans "Vie de Saint L√©onard"). Son vŇďu exauc√©, elle aurait accord√©e les trois fleurs de lys √† la ville. Il pourrait s'agir de la femme de Louis XIII, Anne d'Autriche (voir plus loin).

Géographie

Onzi√®me ville de la Haute-Vienne, en termes de population, elle s'√©tend sur la rive Nord de la Vienne √† 20 km √† l‚Äôest de Limoges. Elle doit son nom √† l‚Äôermite L√©onard, patron des prisonniers et des femmes enceintes. Elle a √©t√© fond√©e au Moyen √āge autour de son tombeau. La commune de Saint L√©onard (5 559 ha) est principalement form√©e par le plateau, au sous - sol gneissique, dominant la rive droite de la Vienne. Aux deux extr√™mit√©s est et ouest √©mergent deux blocs granitiques. Le relief s'√©tage aux environs de 300-400m, en un ondulement de collines et vallons, fortement entaill√©s par les vall√©es de la Vienne (tr√®s encaiss√©e) et de ses affluents, le Tard ou la Galamache. Les paysages alternent harmonieusement bois (1 029 ha), prairies et champs (le ma√Įs domine aujourd'hui). Le climat est un d√©grad√© du milieu atlantique, avec d√©j√† des nuances de pr√©-montagne : relativement rude l'hiver (moyenne de janvier : 3 ¬į) et tr√®s humide (environ 1000 mm de pr√©cipitations annuelles). Le milieu naturel peut √™tre r√©sum√© par ces deux formules : "pays des monts et barrages", "pays de l'arbre et de l'eau".

La ville de Saint-L√©onard est situ√©e sur la RD 941 (ex RN 141), qui relie Limoges √† Clermont-Ferrand via Aubusson. Elle se situe ainsi √† 21 km de Limoges, 28 km de Bourganeuf et 67 km d'Aubusson. Elle est reli√©e au nord, par la D 19, au Ch√Ętenet-en-Dognon et Lauri√®re, et par la D 39 √† Saint-Priest-Taurion et Ambazac. Au sud, la D 65 permet de rejoindre Eyjeaux et Le Vigen, la D 7B Eybouleuf et Saint-Germain-les-Belles, et la D 39 Saint-Denis-des-Murs. Enfin, vers l'est, la D 13 par sur Eymoutiers ou Peyrat-le-Ch√Ęteau, et la D 109 Moissannes et Saint-Junien-la-Breg√®re.

Histoire

Bien avant la conqu√™te romaine, un important itin√©raire joignant Bourges √† Bordeaux franchissait la Vienne au lieu dit - aujourd'hui - Noblat. Il s'agissait d'un gu√©. A quelques km en amont (limite communale avec St Denis-des-Murs), on trouve les traces de l'imposant oppidum gaulois de Villejoubert , site fortifi√© de la tribu des L√©moviques. C'est √† Noblat(qui viendrait de nobiliacum, ¬ę lieu noble ¬Ľ (c'est- √† - dire relevant d'un seigneur), que le premier village prit naissance. Un pont , sans doute en bois, y renfor√ßa le gu√© originel. Un premier ch√Ęteau fut √©difi√© vers l'an 1000 sur la hauteur dominant le coude de la Vienne. Il en reste un monticule et un foss√© sur le tr√®s beau site d√©nomm√© "Ch√™ne de Clovis". Peu apr√®s, dans la for√™t nomm√©e Pauvain, la ville actuelle se d√©veloppa autour du premier sanctuaire, et devint ainsi une √©tape importante de la ¬ę voie limousine ¬Ľ de la route vers Compostelle. Le seigneur de la ville, l'√©v√™que de Limoges, fit b√Ętir un ch√Ęteau, pr√®s de la Coll√©giale, commenc√©e vers 1100.

La Vienne au Pont-de-Noblat, avec l'église au pied du Chêne de Clovis
Panneau St.Léonard affiché à la collégiale

L√©onard d‚Äôapr√®s la tradition et le r√©cit imaginaire de sa vie √©crit au XIe si√®cle, serait n√© dans une famille d‚Äôofficiers de la cour du roi Clovis, √† la fin du Ve si√®cle. Il aurait eu comme parrain, ce roi des Francs et pour l‚Äô√©v√™que de Reims, saint Remi. Tr√®s t√īt, il obtint le privil√®ge de visiter les prisonniers et de les faire lib√©rer. Sa renomm√©e alors grandit, on lui offrit de hautes charges qu‚Äôil refusa, pr√©f√©rant quitter la cour pour devenir disciple du Christ. Il se rendit √† Micy dans l‚ÄôOrl√©anais et resta quelque temps avec son fr√®re Liphar et saint Maximin. Puis, poursuivant son chemin vers le sud, il s‚Äôarr√™ta pour installer son ermitage, non loin de Limoges et du tombeau de saint Martial, dans la for√™t de Pauvain, sur le plateau dominant la Vienne. Au cours d‚Äôun s√©jour du roi d‚ÄôAquitaine (ce roi pourrait √™tre Thierry 1 er, fils de Clovis) venu chasser en ce lieu, la reine, arriv√©e au terme de sa grossesse, ne put mettre au monde son enfant. Saint L√©onard interc√©da en sa faveur aupr√®s de Dieu et obtint la d√©livrance de la m√®re et la vie sauve de l‚Äôenfant. Le roi, en reconnaissance, lui offrit de nombreux pr√©sents qu‚Äôil refusa. Il accepta seulement le territoire de la for√™t que son √Ęne pourrait d√©limiter en 24 heures. Il y √©difia un oratoire en l‚Äôhonneur de la Vierge Marie et de saint R√©mi. Peu √† peu de nombreuses personnes vinrent le voir et des prisonniers, d√©livr√©s par son intercession, lui demand√®rent l‚Äôasile. Saint L√©onard serait mort un 6 novembre et enterr√© dans la chapelle qu‚Äôil avait fond√©e (dite "Notre Dames Sous les Arbres"). Il est invoqu√© pour la d√©livrance des prisonniers et contre la st√©rilit√© des femmes.

Le culte de saint L√©onard se r√©pand rapidement dans toute la chr√©tient√© : son tombeau devient un lieu de p√®lerinage ou affluent les fid√®les. De nombreux personnages illustres vinrent prier sur le tombeau de l‚Äôermite :

Article d√©taill√© : L√©onard de Noblac.

√Ä partir du XIe si√®cle, le p√®lerinage se d√©veloppe ; ainsi en 1105, pour veiller sur les reliques et accueillir les p√®lerins, les clercs s‚Äôorganisent pour former un coll√®ge. D√®s le XIIe si√®cle, la ville s‚Äôentoure de foss√©s et d‚Äôimposants remparts. Deux quartiers distincts se forment : le quartier religieux et administratif autour de la coll√©giale, avec l‚Äôh√īpital et la maison de ville ; le quartier des marchands autour des halles. En 1183, des bandes arm√©es, les Paillers, la ravagent. Quelques ann√©es plus tard, elle est occup√©e par les Braban√ßons. Jean sans Terre, roi d‚ÄôAngleterre, y p√©n√®tre √† la t√™te de son arm√©e en 1214. Au cours du XIIIe si√®cle, les rois de France donneront des privil√®ges aux habitants de la cit√©, c‚Äôest ainsi qu‚Äôils √©lisent, tous les ans, huit consuls. En 1576, les calvinistes, qui voulaient profaner les reliques de saint L√©onard, sont chass√©s par les habitants de la cit√©. Apr√®s la R√©forme, de nombreux couvents s‚Äôinstall√®rent : les r√©collets en 1594, les filles de Notre-Dame en 1652. Trois confr√©ries de p√©nitents se fond√®rent : les P√©nitents Blancs, les P√©nitents Feuilles-Mortes et les P√©nitents Bleus. La R√©volution tenta de remplacer le nom de la ville par celui de Tard-Vienne, mais tr√®s vite r√©appara√ģt le nom de Saint-L√©onard-de-Noblat. Aujourd‚Äôhui, la ville est renomm√©e pour ses fabriques de porcelaine. Elle est reconnue comme √©tant le berceau de la race bovine limousine. A propos du nom des habitants, les Miaul√©tous (pluriel occitan en s, en aucun cas le f√©minin ne peut √™tre en - "tounes") pourrait provenir soit d'un nom d'oiseaux (¬ę la miaula ¬Ľ, en patois, est le milan, petit rapace). Ce sont pourtant des corneilles, les choucas, qui peuplent le clocher de la coll√©giale. Mais depuis quand les choucas "miaulent"-ils ?On pense plut√īt qu'il pourrait s'agir d'une d√©formation du diminutif occitan ¬ę liaun√©ton ¬Ľ (prononcer ¬ę tou ¬Ľ), ou ¬ę petit L√©onard ¬Ľ, devenu ¬ę niaul√©ton ¬Ľ (inversion des deux consonnes tr√®s courante en langue limousine).

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1977 1995 Claude Andrieu PS
1995 2001 Jean-Claude Bardon PS
2001 2014 Christine Riffaud [1] Sans étiquette
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Avec 4 634 habitants, Saint-Léonard est la 11e ville du département en termes de population, et la occupe le 17e rang régional.

La population √©tait d√©j√† estim√©e √† environ 4 000 hab. vers 1680, puis pr√®s de 5000 en 1740. Ce total √©tait d√©j√† consid√©rable pour l'√©poque, faisant de Saint-L√©onard la 2e ville du Limousin (il n'y avait gu√®re plus de 20 000 habitants √† Limoges). Il y a pr√®s de 3 si√®cles donc, 4 850 habitants vivaient sur le territoire communal actuel, divis√© en 4 paroisses. Ce nombre est assez comparable √† celui d'aujourd'hui. Ce calcul a √©t√© rendu possible par le d√©pouillement exhaustif des registres paroissiaux de 1658 √† 1750 : 38 000 actes, 20 000 individus, 8 000 noms de familles. La population se r√©partissait ainsi :

  • paroisse Saint Etienne (plus grande partie de la commune actuelle) : environ 4170 hab.
  • paroisse Saint Michel (quartiers sud-est de la ville) : 260 hab.
  • paroisse Saint Martial (¬ę Sent Marsaut ¬Ľ, Pont de Noblat, rive gauche) : 260 hab.
  • paroisse Notre-Dame de La Chapelle : 160 hab.

On peut aussi pr√©senter les chiffres ainsi :

  • ville intra-muros : 1530 hab.
  • faubourgs  : 830 hab.
  • villages et √©cures (proches de la ville) : 1520 hab.
  • moulins  : 620 hab.
  • pont de Noblat (les deux rives : 350 hab.)

Les lieux les plus peupl√©s √©taient : Fbg Bancheraud (315 h), Fbg Bouzou (235 h.), Ecouveaux (150 hab.), Chigot et Marsac (120 h.), Chassagnat (110 h), Le Mas R√®very et Lajoumard (100 hab.), Les Rong√®res, La Bussi√®re et les moulins de Farebout (80 hab.), ...

Parmi nos a√Įeux, on consid√®re qu'environ 20 % des hommes et 10% des femmes savaient signer. Ce pourcentage ne signifie pas ¬ę savoir √©crire ¬Ľ, encore moins savoir lire. On se mariait dans un rayon de 4 √† 5 km maximum. Les veuvages √©taient fr√©quents avant 30 ans. La plupart retrouvaient un conjoint dans les mois suivants. L'esp√©rance de vie √©tait faible : moins 40 ans pour les hommes, encore moins pour les femmes. Un enfant sur 5 mourait avant leur premier anniversaire. Un autre n'atteignait pas 10 ans[2].

On remarquera que nous sommes revenus aujourd'hui à des chiffres comparables, comme en 1802 (4 815). Le maximum fut relevé en 1866 (6 400 hab.). Après les deux "saignées" que constituèrent les deux conflits mondiaux,les Miaulétous étaient encore 6000 en 1954. Depuis, leur nombre n'a cessé de décliner.

√Čvolution d√©mographique
(Source : INSEE[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
5 676 5 709 5 457 5 275 5 024 4 764 4 634
Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes

√Čconomie

Porcelaine

Au d√©but du XIXe si√®cle, (1823 pr√©cis√©ment), l'industrie de la porcelaine s'√©tablit √† Saint-L√©onard. On trouve encore de nos jours, √† Saint-L√©onard des fabriques de porcelaine. (les Etablissements Coquet ou Carpenet)

Massepains

Autre sp√©cialit√© de la ville, le massepain de Saint-L√©onard est une sorte de macaron qui est un subtil m√©lange d'amande pil√©e, de blanc d'Ňďuf, de sucre et de farine fine.

Cuir

La ville a aussi le savoir-faire du cuir. Il existe encore une "rue des Tanneries", comme il existait jadis une "rue de la Piale" (de peler, tanner).La fabrication de chaque soulier de luxe JM Weston commence à Saint-Léonard-de-Noblat (tannerie dite du "Moulin Follet", sur la rivière Le Tard). Des visites sont régulièrement organisées.

Industrie, commerces et services

Saint Léonard est avant tout un petit centre tertiaire, la grande majorité des industries ayant fermé depuis une trentaine d'années (chaussures, papèteries, bois). On trouve ici tous les commerces et services publics de base, notamment dans le domaine de l'éducation, la santé, ou l'équipement.

Lieux et monuments

La collégiale

collégiale
le tombeau de saint Léonard

La coll√©giale Saint-L√©onard qui date des XIe et XIIe si√®cle est d√©di√©e √† saint L√©onard, c'est un chef-d‚ÄôŇďuvre de l‚Äôart roman limousin.
Elle fait partie du Patrimoine Mondial de l'humanité au titre des Routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.

  • Le clocher : Le clocher est un tr√®s bel exemple de clocher dit ¬ę limousin ¬Ľ. Il repose sur un porche ouvert de deux cot√©s et orn√© de chapiteaux.

Il est formé de 4 étages carrés, surmontés de 2 étages octogonaux.

  • Tombeau de saint L√©onard : situ√© √† l'int√©rieur de l'√©glise, dans le croisillon sud, il est surmont√© de sa chaine de prisonnier. La tradition veut que les femmes d√©sirant se marier et procr√©er viennent toucher le verrou.

Autres monuments remarquables

  • L‚Äôancien h√īpital des p√®lerins a des portes des XIIIe si√®cle, XIVe si√®cle et XVIIe si√®cle.
  • Le couvent des filles de Notre Dame : ancien couvent du Mod√®le:XVII√®e si√®cle, il a √©t√© reconverti en gendarmerie et prison (d√©but XX√® ), aujourd'hui en Foyer-Rural - Centre social. Le mus√©e Gay-Lussac s‚Äôy trouve aussi.
  • La tour ronde et la tour carr√©e sur la place de la R√©publique. Cette derni√®re est malheureusement dans un triste √©tat.
  • La maison des consuls. Il n'en reste que des √©l√©ments de fa√ßades, dont plusieurs tr√®s belles fen√™tres g√©min√©es (mais mur√©es).
  • L'ancien prieur√© de l'Artige sur le territoire de la commune a conserv√© son √©glise et une partie du clo√ģtre. Il √©tait le si√®ge d'un petit ordre √©r√©mitique cr√©√© par deux fr√®res Marc et S√©bastien, originaires de Venise qui avaient install√© leur ermitage √† L'Artige - Vieille. Ce premier oratoire a √©t√© d√©plac√© vers le confluent Maulde-Vienne, √† 2 km. Ce nouveau lieu √† d'ailleurs longtemps √©t√© appel√© L'Artige - Neuve, puis l' Artige aux Moines. L√†,un petit ordre monastique se d√©veloppa, jusqu'√† avoir une soixantaine de d√©pendances dans tout le Limousin. L'ensemble du site actuel est priv√© et ne se visite pas.
Moulin d'eau sur la Vienne

Musées

Musée Gay-Lussac

Le musée Gay-Lussac possède un site hébergé au Rectorat de l'Académie de Limoges[4].

HistoRail

Le viaduc du chemin de fer sur la Vienne

HistoRail, mus√©e du chemin de fer a √©t√© inaugur√© le 2 juillet 1988 en pr√©sence de Claude Bolling, c√©l√®bre pianiste de jazz et auteur de nombreuses musiques de film, le pr√©sident d'honneur, et de tr√®s nombreuses personnalit√©s notamment de la SNCF. La pr√©sence de Claude Bolling mais aussi de Jean Peron-Garvanoff autre pianiste de jazz f√©ru de "boogie-woogie" tient au fait qu'HistoRail a voulu associer le jazz et le chemin de fer au travers notamment de cette musique tr√®s swingant qu'est ce fameux "boogie-woogie" invent√© par les musiciens noirs √† l'√©poque de la tr√®s Grande Crise des ann√©es 1930 aux √Č.-U.. Le r√©sultat de cette association a √©t√© la cr√©ation d'un disque Really the boogie avec au piano Jean P√©ron-Garvanoff et deux musiciens de Claude Bolling. Ces deux pianistes sont de grands amateurs de trains, r√©els et miniature; Claude Bolling poss√©dant deux magnifiques r√©seaux et une tr√®s belle collection.

Les collections ferroviaires s'√©tendent sur pr√®s de 1000 m¬≤ dont 550 m¬≤ dans deux salles am√©nag√©es dans une ancienne manufacture de chaussures cr√©√©e avec l'arriv√©e du chemin de fer √† Saint-L√©onard en 1881. Tout y est pour reconstituer les univers du chemin de fer. Au travers d'un parcours ludique et p√©dagogique, le visiteur-voyageur d√©couvre les objets mis en sc√®ne pour lui expliquer la vie √† bord de son train qu'il emprunte symboliquement d√®s son entr√©e dans HistoRail. La d√©marche est progressive. Tout d'abord le voyageur d√©couvre le monde de la gare, puis celui de la traction (simulateurs de conduite et pantographe fonctionnel avec cat√©naire r√©elle). Il passe ensuite √† la connaissance de la signalisation, de la r√©gulation. Au passage, deux r√©seaux miniatures vont lui expliquer le r√īle des gares, interfaces entre le monde du chemin de fer et le monde social et √©conomique que le chemin de fer va alimenter et interf√©rer. Sous cette salle, symbolisant le parcours en train, c'est l'histoire v√©ritable du chemin de fer qui va lui appara√ģtre avec la ¬ę Traversoth√®que ¬Ľ, la seconde d'importance pr√©sent√©e au public apr√®s celle √† la Cit√© du train √† Mulhouse. Cette collection Traversoth√®que a √©t√© sp√©cialement pr√©par√©e et donn√©e par l'Atelier SNCF sp√©cialis√© dans la voie install√© √† Bretenoux dans le Lot. √Ä cet √©gard, il convient de signaler l'importance consid√©rable de l'aide de la SNCF √† HistoRail, depuis sa cr√©ation, soutien qui ne faiblit pas. C'est aussi dans cette salle qui dispos√© un grand r√©seau de 14 m sur 5 m √† l'√©chelle du 1/43,5e qui permet notamment de bien voir le fonctionnement d'un pantographe en situation de mouvement.

En ext√©rieurs, une voie √† l'√©cartement normal a √©t√© pos√©e dans les r√®gles de l'art. Elle supporte deux engins moteurs : une draisine et un locomoteur tr√®s insolite et rare. Le premier construit par Gaston Moyse entre 1922 & 1929, dit la ¬ę b√™te √† cornes ¬Ľ. Le long d'un quai haut sont dispos√©s divers mat√©riels de signalisation et d'√©quipements de la voie. Une grue √† eau et une horloge de quai fonctionnelle compl√®tent la collection. Divers gros mat√©riels attendent leur tour pour √™tre pr√©sent√©s au public. Un r√©seau de jardin qui court dans une rocaille avec une petite rivi√®re et son lac, √† l'√©chelle de 22,5e, apporte sa note ludique et champ√™tre.

Des expositions thématiques complètent les connaissances apportées au voyageur. Actuellement est proposée une excellente exposition sur le thème de l'électrification des trains, depuis la construction de barrages par la SNCF jusqu'à l'acheminent de l'énergie sur la locomotive.

D'autres thèmes sont prévus dont l'un sur le transsibérien.


HistoRail est n√© de la volont√© de b√©n√©voles amateurs du chemin de fer, qui ont √©t√© parrain√©s par plusieurs entreprises outre la SNCF, notamment parmi les fournisseurs de cette derni√®re : Legrand, Compagnie g√©n√©rale des eaux - distribution, Pinault, Peintures Gauthier, Somaco engins de levage, Oxyg√®ne liquide, Rh√īne-Poulenc, B√©ton Chantiers Charente-Limousin, Cr√©dit mutuel, Cr√©dit lyonnais ainsi que des artisans.

La marque HistoRail a été déposée auprès de l'INPI

Le moulin du Got

Situé à la confluence de la Vienne et du Tard, le moulin du Got, créé en 1522, a fabriqué du papier de chiffon (à base de chanvre, de lin et de coton) jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale. A l'abandon, comme tous les autres moulins du Limousin, il a été rénové et réhabilité pour rouvrir en 2003. Produisant de nouveau des feuilles de papier, le moulin du Got est aussi un musée et un centre d'échanges professionnels et artistiques[5],[6].

Personnalités liées à la commune

  • l'ermite L√©onard (VIe si√®cle), dont le tombeau est r√©put√© avoir donn√© naissance √† la ville, serait en r√©alit√© un personnage l√©gendaire. Aucun document de l'√©poque m√©rovingienne n'atteste son existence. Il appara√ģt dans l'histoire avec le r√©cit de sa vie (anonyme) r√©dig√© au XIe si√®cle. Il serait ainsi issu d'une grande famille franque, apparent√©e √† la dynastie de Clovis.
  • Jourdain de Larron ou Laront, chanoine de Noblat, devenu √©v√™que de Limoges en 1029, serait √† l'origine de la r√©daction de la "vita sancti leonardi", qui entra√ģna le d√©veloppement d'un culte et de p√®lerinages, puis,au si√®cle suivant, la construction de la Coll√©giale romane.
  • Aymerigot (ou M√©rigot) March√®s (Marcheix): capitaine de "routiers" durant la Guerre de Cent Ans. Tristement c√©l√®bre pour ses exactions, ce personnage est cit√© par le chroniqueur Froissart. D'une famille noble, √† l'origine co-seigneur de Noblat, il peut √™tre consid√©r√© comme un "bandit de grands chemins". Il avait fait construire √† Saint L√©onard le "Beau D√©duit" (aujourd'hui Bois-D√©duit), r√©sidence rurale charg√©e d'abriter ses √©bats amoureux.
  • Le Notaire Bordas (XVe si√®cle): dont les minutes, bien conserv√©es, ont permis une connaissance tr√®s pr√©cieuse de l'√©poque de reconstruction qui suivit la Guerre de Cent Ans.
  • A la m√™me √©poque, Jean Massiot, bourgeois et marchand, √©crivait son "Livre de raison", source pr√©cieuse, comme la pr√©c√©dente, pour l'histoire sociale.
  • Sieur Guillaume de La Nouailhe, docteur en m√©decine, seigneur de Soumagne, fut √©lu consul vers 1700, et qualifi√© de "maire perp√©tuel".
  • Gay-Lussac, Louis-Joseph (1778-1850) : chimiste et physicien qui fit d‚Äôimportants travaux sur les gaz d‚Äôo√Ļ d√©coulent des lois fondamentales de la thermodynamique, y est n√© le 6 d√©cembre 1778. Il a aussi d√©couvert le bore. L'ancienne demeure familiale de Lussac est aujourd'hui un centre spirituel d√©nomm√© "foyer Jean XXIII".
  • Jean-Baptiste-Daniel Lamazi√®re, plusieurs fois maire, fut le premier d√©put√© r√©publicain de Haute-Vienne, en 1848.
  • Denis Dussoubs est connu √† travers le r√©cit qu'a fait Victor Hugo de sa mort sur les barricades en 1851. Rempla√ßant son fr√®re Marcelin malade, √©galement d√©put√©, Denis fut tu√© par balle en manifestant contre le coup d'√©tat de Louis-Napol√©on Bonaparte, qui allait devenir Napol√©on III.
  • Georges Seidenbinder, d'origine alsacienne, fut √©galement maire (1882-1890). Il est surtout connu pour avoir cr√©√© en 1859 une brasserie longtemps c√©l√®bre (ferm√©e en 1948). Il fut aussi le cr√©ateur de la premi√®re soci√©t√© coop√©rative, "La Fraternelle", qui fournissait aux plus pauvres du bon pain √† petit prix.
  • Adrien Pressemane, maire (1919-1929) et d√©put√© socialiste (1910-1928), fut le chef de file d'une tendance pacifiste durant la Grande Guerre. Il essaya - par une motion unitaire - d'√©viter l'√©clatement de son parti au Congr√®s de Tours (1920) qui vit la cr√©ation du Parti Communiste.
  • Daniel-Henri Kahnweiler (1884-1979), √©crivain et collectionneur allemand, qui promut le mouvement cubiste et d√©couvrit entre autres Picasso et Braque, se r√©fugia √† Saint-L√©onard pendant la guerre.
  • Raymond Poulidor, n√© le 15 avril 1936 √† Masbaraud-M√©rignat est Miaul√©tou d'adoption : c√©l√®bre cycliste qui a plusieurs fois termin√© second ou troisi√®me du tour de France. Il a gagn√© des courses importantes comme le Tour d‚ÄôEspagne, le Midi libre, le Paris-Nice, le Dauphin√©-Lib√©r√©, le Crit√©rium national‚Ķ Il a √©t√© champion de France en 1961. On peut croiser l'ancien champion en VTT ou √† pied, allant faire ses courses en ville. Les Miaul√©tous ont l'habitude de ne pas l'importuner.
  • Serge Gainsbourg (Lucien Ginzburg) s'est r√©fugi√© quelques mois durant l'ann√©e 1944 au lyc√©e local et ainsi √©chappa aux pers√©cutions visant les isra√©lites (ses parents avaient immigr√© de Crim√©e). Un article tr√®s complet sur ce s√©jour figure dans la revue "M√©moire d' Ici" (n¬į 3). Sa pr√©sence √† Saint L√©onard - elle a dur√© environ 6 mois - a longtemps √©t√© m√©connue, au point de cr√©er une pol√©mique √† propos d'une d√©nomination de rue (2001). Seule la Maison de la presse porte aujourd'hui le nom du chanteur. Le d√©bat est clos, puisque la venue de Serge √† Saint L√©onard a √©t√© prouv√©e par plusieurs t√©moins.
  • Lucien Rougerie Pionnier de l'aviation. Menuisier de formation, il participa √† la construction d'a√©roplanes (largement construits en bois √† l'√©poque des pionniers), devint pilote et mis au point le pilotage sans visibilit√© (PSV).
  • Mme Germaine Lalo, directrice du Coll√®ge de Filles pendant l'occupation, a vu son nom inscrit sur le "Mur des Justes", distinction m√©rit√©e pour son action d' accueil de jeunes filles juives.
  • Louis Chazelas (1886-1969), directeur du Coll√®ge de gar√ßons durant la 2√® guerre mondiale. Ce grand humaniste accueillit clandestinement, en 1943 et 1944, des dizaines d'enfants juifs, mais aussi des fils de r√©sistants(voir Gainsbourg).Plusieurs travaux historiques et panneaux d'exposition relatent son oeuvre courageuse (voir biblioth√®que municipale), le plus r√©cent par l'Amicale des Anciens El√®ves.
  • Ren√© Barri√®re, m√©decin, eut le mandat de maire le plus long de l'histoire de la ville (1945-1977). A son actif : un h√īpital moderne, les c√©l√®bres cit√©s ouvri√®res (les deux portent son nom), un grand stade (R.Poulidor), et la premi√®re piscine ...
  • Jean-Joseph Sanfourche, n√© en 1929 √† Bordeaux, est un peintre habitant dans la commune. Ses oeuvres tr√®s color√©es pr√©sentent de petits personnages tr√®s sympathiques aux gros yeux exorbit√©s. L'artiste travaille souvent avec les √©coliers et a r√©alis√© le logo de la halte-garderie. On peut croiser le vieux bonhomme, fl√Ęnant discr√®tement dans la vieille ville.
  • Le philosophe Gilles Deleuze, d√©c√©d√© en 1995, est enterr√© dans le cimeti√®re de la ville.

Jumelage

Alsace et Roumanie Drapeau de la France Drusenheim (France) en Alsace.Dans les ann√©es 90, la commune a aussi d√©velopp√© des liens privil√©gi√©s avec Balesti, commune roumaine. Des √©changes ont eu lieu, notamment de groupes de jeunes. Une c√©r√©monie de jumelage a m√™me √©t√© organis√©e en 1995, avec la r√©ception d' √©lus roumains. Depuis 2001, les liens officiels se sont distendus. Mais il reste des liens personnels assez forts.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Publications de l' association "Connaissance et sauvegarde de Saint L√©onard" (√† ce jour : 64 n¬į du bulletin)
  • Revue d'histoire locale "M√©moire d' Ici" (plus ethnologique et sociologique que les pr√©c√©dents) : 8 num√©ros de 2000 √† 2004. L'association a chang√© de nom en 2004; elle s'appelle d√©sormais "Patrimonia".


√Čtape pr√©c√©dente
Lajoumard
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
08 Coquille.jpg
Via Lemovicensis
√Čtape suivante
Feytiat


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