Saint-John Perse

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Saint-John Perse
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Saint-John Perse
Saint-John Perse 1960.jpg
Nom de naissance Alexis Leger
Autres noms Saint-Leger Leger
puis Saint-John Perse
Activités poète et diplomate
Naissance 31 mai 1887
Pointe-à-Pitre, Guadeloupe,
Drapeau de France France
Décès 20 septembre 1975
Presqu'√ģle de Giens, Provence,
Drapeau de France France
Langue d'écriture français
Distinctions prix Nobel de littérature 1960

Saint-John Perse, pseudonyme d'Alexis Leger (n√© le 31 mai 1887 √† Pointe-√†-Pitre - mort le 20 septembre 1975 sur la presqu'√ģle de Giens) est un po√®te et diplomate fran√ßais.

Alexis Leger a utilis√© d'autres noms de plume comme Saint Leger Leger en trois mots ou Saintleger Leger en deux, ou St L. Leger, et enfin Saint-John Perse √† partir d'Anabase en 1924. On trouve une multitude d'interpr√©tations quant √† ces pseudonymes[1]. Pas d'accent √† son nom[2] et le diplomate y tenait[3], de m√™me qu'√† la prononciation ¬ę Leuger ¬Ľ. De son vivant, il a voulu faire croire que Saint-Leger Leger √©tait son vrai nom et Leger seulement une abr√©viation, et le volume de ses Ňíuvres compl√®tes ("son" Pl√©iade) r√©p√®te cette fiction. Dans sa vie priv√©e, il s'est fait appeler par bien d'autres "petits noms", comme Allan ou Diego, ou Pierre Fenestre, etc.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et débuts diplomatiques

Fils d'√Čdouard Pierre Am√©d√©e Leger, avocat √† Pointe-√†-Pitre √† partir de 1873[4], et Marie Pauline Fran√ßoise Ren√©e Dormoy, fille d'une famille de planteurs[5], Marie Ren√© Auguste Alexis Leger passe son enfance √† Pointe-√†-Pitre jusqu'en 1899[6] date √† laquelle il suit ses parents √† Pau, o√Ļ il fr√©quente l'actuel lyc√©e Louis-Barthou[7] (c'est un autre lyc√©e de Pau qui porte aujourd'hui son nom). Il fait ensuite des √©tudes de droit √† Bordeaux d√®s 1904, puis fait son service militaire dans l'infanterie √† Pau d√®s avant la fin de ses √©tudes.

Il rencontre assez t√īt le po√®te Francis Jammes, en 1902[8], qui habite alors √† Orthez, lequel le pr√©sente notamment √† Paul Claudel, avec qui il entretiendra des relations mouvement√©es. Gr√Ęce √† Jammes encore, il entre en relation avec Andr√© Gide et le milieu de la NRF. Gide et Jacques Rivi√®re le poussent √† publier ses premiers po√®mes[9]. Les po√®mes Images √† Cruso√© puis √Čloges paraissent dans La Nouvelle Revue fran√ßaise en 1909 et 1910, puis en recueil sous le titre √Čloges en 1911. Valery Larbaud consacre un article tr√®s √©logieux au recueil dans la revue La Phalange. Ayant r√©ussi au concours des consulats en 1914, il est affect√© au service de presse du ministre Delcass√©, puis √† la Maison de la presse du minist√®re des Affaires √©trang√®res avant d'√™tre nomm√© secr√©taire de la l√©gation fran√ßaise de P√©kin[10] o√Ļ il restera de 1916 √† 1921[11]. Remarqu√© par Aristide Briand, il est nomm√© √† l'administration centrale du minist√®re en 1922 puis devient en 1925 directeur du cabinet du ministre. En f√©vrier 1933, il remplace Philippe Berthelot souffrant au poste de secr√©taire g√©n√©ral du minist√®re des Affaires √©trang√®res, avec le rang et la dignit√© d'ambassadeur de France, et ce jusqu'en 1940. Sous le pseudonyme de Saint-John Perse, il avait publi√© en 1925 son recueil Anabase, mais s'astreindra √† ne plus rien publier aussi longtemps qu'il sera diplomate.

Le diplomate

Peu de temps apr√®s avoir √©t√© nomm√© chef de cabinet d'Aristide Briand, Alexis Leger, alors germanophile[12], est l'un des principaux auteurs des Accords de Locarno en octobre 1925, plaidant pour une ¬ę conciliation franco-allemande pour assurer la s√©curit√© de la France puis de l'Europe ¬Ľ[13] ; Aristide Briand aura √©t√© son mentor et apr√®s sa mort en 1932, son disciple prolongera son influence au Quai d'Orsay et ce jusqu'en 1940. Ce que l'on a appel√© la ¬ę pactomanie ¬Ľ lui sera reproch√©e par ses ennemis politiques. Toute sa vie, Alexis Leger a d√©fendu la m√©moire de Briand, comme en 1942 o√Ļ il prononce un discours √† sa m√©moire √† New York[14].

Secr√©taire g√©n√©ral du minist√®re des Affaires √©trang√®res, il a particip√© en avril 1935 √† la conf√©rence de Stresa. √Ä ce poste pendant huit ans, il a assur√© la continuit√© de la diplomatie fran√ßaise devant la valse des ministres (plus d'un par an en moyenne, dont Pierre Laval). Ainsi, en mai 1936, au moment de son arriv√©e au pouvoir, L√©on Blum, sur plusieurs sujets, demanda : ¬ę Qu'en pense Leger ? ¬Ľ Par exemple sur l'attitude √† adopter face √† la remilitarisation de la rive gauche du Rhin. S'agissant de la Guerre d'Espagne et de la politique de la non-intervention, le r√īle de Leger a peut-√™tre √©t√© d√©terminant[15]. Lors des Accords de Munich, il semble moins complaisant que Daladier et surtout Georges Bonnet, son ministre, devant l'abandon de la Tch√©coslovaquie : Hitler le qualifie √† cette occasion de ¬ę petit martiniquais sautillant ¬Ľ[16]. En juin 1940, Paul Reynaud le d√©met brutalement de ses fonctions pour complaire √† sa ma√ģtresse[17] et pour marquer une rupture avec la politique pratiqu√©e vis-√†-vis du Reich depuis huit ans. Leger, remplac√© par Fran√ßois Charles-Roux, en est bless√©, refuse les affectations qui lui sont propos√©es en compensation et s'exile aux √Čtats-Unis.

Non sans √™tre d'abord pass√© par Londres, mais tout rapprochement avec de Gaulle √©tait impossible : Leger lui d√©nie toute l√©gitimit√©[18]. Il est alors d√©chu de la nationalit√© fran√ßaise par le r√©gime de Vichy, son appartement parisien est mis √† sac et il est radi√© de l'ordre de la L√©gion d'honneur[14]. √Ä Washington, il a trouv√© un emploi √† la Biblioth√®que du Congr√®s gr√Ęce √† Archibald MacLeish, po√®te am√©ricain, qui en √©tait le biblioth√©caire. Il devient, avec Jean Monnet peut-√™tre, le seul Fran√ßais qu'accepte d'√©couter le pr√©sident Roosevelt[19], tr√®s hostile au g√©n√©ral de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de le rallier √† sa cause, mais Leger refuse s√®chement, ce que le G√©n√©ral ne lui pardonnera jamais : en 1960, √† l'occasion de son Prix Nobel, Alexis Leger ne re√ßoit aucune f√©licitation du G√©n√©ral[20].

Exil américain et mort

Aux √Čtats-Unis, il publie successivement Exil en 1942, Pluies et Po√®me √† l'√©trang√®re en 1943, Neiges en 1944. √Ä la Lib√©ration, depuis les √Čtats-Unis, il publie Vents chez Gallimard en 1946, puis Amers en 1957. √Ä cette date, il revient chaque √©t√© faire de longs s√©jours en France, sur la presqu'√ģle de Giens o√Ļ des amis am√©ricains ont acquis pour lui une propri√©t√©, ¬ę Les Vigneaux ¬Ľ. Il se marie avec une Am√©ricaine, Dorothy Russel, d√©dicataire de Po√®me √† l'√©trang√®re, qu'il appelle ¬ę Dot ¬Ľ[21] et surtout ¬ę Diane ¬Ľ, de vingt ans plus jeune que lui. Il publie son po√®me Chronique en 1960, ann√©e o√Ļ lui est attribu√©, gr√Ęce √† ses amis am√©ricains et √† Dag Hammarskj√∂ld[22], secr√©taire g√©n√©ral des Nations-Unies, le Prix Nobel de litt√©rature. Son allocution au banquet Nobel du 10 d√©cembre 1960 est consacr√©e aux rapports entre science et po√©sie[23]. Il publiera encore le recueil Oiseaux, inspir√© par Georges Braque en 1963[24], et encore quelques po√®mes dans la Nouvelle Revue Fran√ßaise : Chant√© par Celle qui fut l√† en 1969, Chant pour un √©quinoxe en 1971, Nocturne en 1973 et S√©cheresse en 1974. Il meurt le 20 septembre 1975, √† Giens, dans le Var, o√Ļ il repose d√©sormais. Ses quatre derniers po√®mes paraissent peu apr√®s en recueil sous le titre Chant pour un √©quinoxe. Peu avant sa mort, il avait l√©gu√© tous ses manuscrits, papiers et objets personnels, ainsi que les livres de sa biblioth√®que, √† la Ville d'Aix-en-Provence, qui aujourd'hui encore abrite la Fondation Saint-John Perse.

Ňíuvres

pour fêter un enfance (1907)

  • √Čloges (1911)
  • Anabase (1924)
  • Exil (1942)
  • Po√®me √† l'√©trang√®re (1943)
  • Pluies (√Čditions des belles lettres fran√ßaises, 1944]
  • Neiges (1944)
  • Vents (1946)
  • Amers (1956)
  • Chronique (1960)
  • Po√©sie (1961)
  • Oiseaux (1962)
  • Pour Dante (1965)
  • Chant pour un √©quinoxe (1971)
  • Nocturne (1973)
  • S√©cheresse (1974)
  • Ňíuvres compl√®tes, ¬ę Biblioth√®que de la Pl√©iade ¬Ľ, Gallimard, 1972, volume enti√®rement con√ßu par le po√®te lui-m√™me sous anonymat, y compris la ¬ę Biographie ¬Ľ, les notes et notices, la bibliographie, la correspondance (coupures, r√©√©criture, voire √©criture, etc. R√©√©dition augment√©e en 1982[25].

Correspondance

  • ¬ę Lettres de Saint-John Perse √† Pierre Guerre [1, de 1951] et √† Yvan Goll [8, de 1942-1943] ¬Ľ, Roger Little (√©d.), in Cahiers Saint-John Perse, n¬į 2 (1979).
  • ¬ę Lettres de Saint-John Perse √† Roger Caillois ¬Ľ, 2 lettres, de 1956 et 1971, Henri Colliot (√©d.), in Cahiers Saint-John Perse, no 3 (1980).
  • ¬ę Lettre de Saint-John Perse √† Andr√© Gide ¬Ľ, de 1949, Roger Little (√©d.), in Cahiers Saint-John Perse, no 5 (1982).
  • ¬ę Annotations, Saint-John Perse √† Friedhelm Kemp ¬Ľ, 1956-1974, Friedhelm Kemp (√©d.), in Cahiers Saint-John Perse, no 6 (1983).
  • Lettres √† l'√©trang√®re, Mauricette Berne (√©d.), Gallimard (1987).
  • ¬ę Lettres d'Alexis L√©ger √† Philippe Berthelot ¬Ľ, in Jean-Luc Barr√©, Le Seigneur-Chat / Philippe Berthelot, 1866-1934, Plon (1988).
  • Correspondance Saint-John Perse / Jean Paulhan (1925-1966), Jo√ęlle Gardes-Tamine (√©d.), Cahiers Saint-John Perse, no 10 (1991).
  • Lettres d'Alexis L√©ger √† Gabriel Frizeau (1906-1912), Albert Henry (√©d.), Acad√©mie royale de Belgique (1993).
  • Correspondance Alexis Leger / Dag Hammarskj√∂ld (1955-1961), Marie-No√ęlle Little (√©d.), Cahiers Saint-John Perse, no 11 (1993).
  • Correspondance Saint-John Perse / Roger Caillois (1942-1975), Jo√ęlle Gardes-Tamine (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 13, Gallimard (1996).
  • Courrier d'exil / Saint-John Perse et ses amis am√©ricains / Archibald MacLeish, Francis et Katherine Biddle (1940-1970), Carol Rigolot (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 15, Gallimard (2001).
  • Lettres √† une dame d'Am√©rique, Mina Curtiss (1951-1973), Mireille Sacotte (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 16, Gallimard (2003).
  • Correspondance Saint-John Perse / Alain Bosquet (1942-1975), Mich√®le Aquien et Roger Little (√©d.), Gallimard (2004), Cahiers de la NRF.
  • Lettres atlantiques Saint-John Perse / T.S. Eliot, A. Tate (1926-1970), Carol Rigolot (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 17, Gallimard (2006).
  • Correspondance Saint-John Perse / Henri Hoppenot (1915-1975), Marie-France Mousli (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 19, Gallimard (2009).

Honneurs et distinctions

  • Commandeur de la L√©gion d'honneur.
  • Prix Nobel de litt√©rature en 1960.
  • Un monument de bronze, Hommage √† Saint-John Perse, du sculpteur Patrice Alexandre (commande pass√©e par le Minist√®re de la Culture en 1985) a √©t√© inaugur√© en 1992 dans le jardin du Mus√©um national d'histoire naturelle √† Paris. Il s'agit de trois √©tats du manuscrit du po√®me Nocturne agrandis √† l'√©chelle monumentale.
  • Un mus√©e lui est en partie consacr√© √† Pointe-√†-Pitre, sa ville natale.
  • Son nom a √©t√© donn√© √† diverses voies (une all√©e √† Pointe-√†-Pitre et une autre √† Paris pr√®s des Halles, une avenue √† Aix-en-Provence et √† Billi√®re dans les Pyr√©n√©es atlantiques, une rue √† Dijon et Fort-de-France, etc.), √† des √©tablissements scolaires (un lyc√©e de Pau, un coll√®ge √† Grand-Camp/Les Abymes, Guadeloupe, plusieurs √©coles √† Paris, etc.), √† des biblioth√®ques (√† Aubervilliers, √† Aurillac, etc.), √† un parc (√† Reims) et m√™me un camping (dans le Var, √† 300 m du cimeti√®re de Giens).

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Voir par exemple le chapitre "Pseudonymes' dans Mireille Sacotte, Saint-John Perse, Belfond, 1991, p. 13-20 (r√©√©dition en 1998 avec la m√™me pagination chez L'Harmattan).
  2. ‚ÜĎ Nicolas Servissolle, √Čloges palimpseste, √Čditions L'Harmattan, 2008, p. 26.
  3. ‚ÜĎ Carol Rigolot, Saint-John Perse : la culture en dialogues, √Čditions L'Harmattan, 2007, p. 140.
  4. ‚ÜĎ Ren√© Rouy√®re, La Jeunesse d'Alexis Leger (Saint-John Perse) : Pau-Bordeaux, 1899-1912, Presses universitaires de Bordeaux, 1989, p. 21.
  5. ‚ÜĎ R. Rouy√®re, op. cit., p. 22.
  6. ‚ÜĎ R. Rouy√®re, op. cit., p. 27.
  7. ‚ÜĎ R. Rouy√®re, op. cit., p. 28.
  8. ‚ÜĎ M. Sacotte, op. cit., p. 285.
  9. ‚ÜĎ R. Rouy√®re, op. cit., p. 123.
  10. ‚ÜĎ M. Sacotte, op. cit., p. 289.
  11. ‚ÜĎ Fran√ßois Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue fran√ßaise, Karthala √Čditions, 2008, p. 855.
  12. ‚ÜĎ La question des options politiques d'Alexis Leger est complexe car d'une part, en grand commis de l‚Äô√Čtat, il s'est adapt√© √† chaque nouveau ministre (dont Laval et Blum), d'o√Ļ des √©volutions. √Čtait-il vraiment "germanophile" et l'a-t-il toujours √©t√© ? "Anglophile" assur√©ment il l'a √©t√©, et "italianophile" assur√©ment pas. Son "briandisme" en a fait plut√īt, avant la guerre, un "pacifiste", mais le mot apr√®s guerre a √©t√© si vite assimil√© √† "collaborationniste" que l'int√©ress√© a plut√īt soulign√©, dans son autobiographie, ce qui pouvait le pr√©senter comme un "belliciste" avant guerre, puis un "r√©sistant" √† sa fa√ßon. L'ouvrage essentiel sur le sujet est celui de Renaud Meltz, Alexis L√©ger dit Saint-John Perse, 2008 (Grandes biographies, Flammarion.
  13. ‚ÜĎ √Člisabeth Du R√©au, L'id√©e d'Europe au XXe si√®cle: des mythes aux r√©alit√©s, √Čditions Complexe, 2001, p. 98-99.
  14. ‚ÜĎ a et b M. Sacotte, op. cit., p. 300.
  15. ‚ÜĎ M. Sacotte, op. cit., p. 155. Sur le sujet, voir Claude Thi√©baut, Alexis Leger et la non-intervention en Espagne, in Les Fran√ßais et la guerre d'Espagne, actes du colloque tenu √† Perpignan les 28, 29, et 30 septembre 1989, Jean Sagnes et Sylvie Caucanas (√©d.), Centre de recherche sur les probl√®mes de la fronti√®re, Universit√© de Perpignan, 1990, p. 23-43. R. Meltz conteste cette id√©e d'un r√īle d√©terminant qu'aurait jou√© Leger dans cette affaire (op. cit., chapitre "Les abstentions", p. 455-481).
  16. ‚ÜĎ Nicol√°s Falhun, Cuerpo de Profesores de Ense√Īanza Secundaria. Franc√©s. Temario Vol. III., Editorial Cep, p. 395.
  17. ‚ÜĎ M. Sacotte, op. cit., p. 159.
  18. ‚ÜĎ M. Sacotte, op. cit., p. 162-163.
  19. ‚ÜĎ Andr√© B√©ziat, Franklin Roosevelt et la France (1939-1945) : la diplomatie et l'ent√™tement, L‚ÄôHarmattan, 1997, p. 239.
  20. ‚ÜĎ Cahiers Saint-John Perse, num√©ros 11-12, Gallimard, 1993, p. 43.
  21. ‚ÜĎ Cahiers Saint-John Perse, num√©ro 15, Gallimard, 2001, p. 12.
  22. ‚ÜĎ Dag Hammarskj√∂ld a contribu√© √† l‚Äôattribution du prix Nobel √† Saint-John Perse par la traduction qu‚Äôil a donn√©e en su√©dois de Chronique (cf. Carlo Ossola, ¬ę Seul en communion ¬Ľ, trad. de l‚Äôitalien par Nadine Le Lirzin, pr√©face √† D. Hammarskj√∂ld, Jalons, trad. du su√©dois de Carl Gustaf Bjurstr√∂m et Philippe Dumaine, Paris, √Čditions du F√©lin, 2010, p. 18).
  23. ‚ÜĎ Le texte de ce discours a √©t√© publi√© sous le titre Po√©sie, il figure, comme quelques autres discours et allocutions que Saint-John Perse aura prononc√©s en sa vie, dans le volume de ses Ňíuvres compl√®tes, il a √©t√© r√©√©dit√©, avec en fac-simil√© ses brouillons successifs, dans la revue Souffle de Perse, hors-s√©rie n¬į 1, 2010.
  24. ‚ÜĎ Jack Corzani, Saint-John Perse : les ann√©es de formation, actes du colloque de Bordeaux (17, 18 et 19 mars 1994), √Čditions L'Harmattan, 1996, p. 189.
  25. ‚ÜĎ Ce volume a fait l'objet d'une exposition organis√©e par la Fondation Saint-John Perse √† Aix-en-Provence en 2006.[1] Le dernier ouvrage de Ren√©e Ventresque chez Garnier, paru en mai 2011 (voir la bibliographie), lui est enti√®rement consacr√©.

Bibliographie

Classement chronologique

  • Saint-John Perse, Alain Bosquet, 1953 (Seghers)
  • Po√©tique de Saint-John Perse, Roger Caillois, 1954 (Gallimard)
  • Amers de Saint-John Perse. Une po√©sie du mouvement, 1963 (La Baconni√®re)
  • "La phrase nominale dans Amers de Saint-John Perse", Adolphe Nysenholc, tir√© de son m√©moire de licence, in Le Fran√ßais moderne, 1969, n¬į3)
  • Saint-John Perse ou le conteur, √Čmile Yoyo, 1971 (Bordas)
  • Le rituel po√©tique de Saint-John Perse, Henriette Levillain, 1977 (Gallimard)
  • Ascendance antillaise d'Alexis Leger / Saint-John Perse, Bernadette et Philippe Rossignol, 1982 (Centre de G√©n√©alogie et d'Histoire des Isles d'Am√©rique)
  • Saint-John Perse : qui √™tes-vous ?, Guy F√©quant, 1986 (La Manufacture)
  • Parcours de Saint-John Perse, Mireille Sacotte, 1987 (Champion-Slatkine)
  • Saint-John Perse : l'obscure naissance du langage, collectif, Daniel Racine (dir.), 1987 (Minard)
  • La jeunesse d'Alexis Leger (Saint-John Perse), Ren√© Rouy√®re, 1989 (Presses Universitaires de Bordeaux)
  • Portrait de Saint-John Perse, Pierre Guerre, 1989 (Sud)
  • Alexis Leger, l'autre visage de Saint-John Perse, √Čtienne de Crouy-Chanel, 1989 (Jean Picollec)
  • Les Antilles de Saint-John Perse, Ren√©e Ventresque, 1993 (L'Harmattan)
  • Le Songe antillais de Saint-John Perse, Ren√©e Ventresque, 1995 (L'Harmattan)
  • Saint-John Perse, collectif, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), Europe, no 799-800, 1995.
  • Saint-John Perse, Mireille Sacotte, 1991 (Belfond) puis 1997 (L'Harmattan)
  • √Čclat des contraires : la po√©tique de Saint-John Perse, Colette Camelin, 1998 (CNRS)
  • Les Lettres d'Asie de Saint-John Perse / Les r√©crits d'un po√®te", Catherine Mayaux (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 12, [1994] (Gallimard).
  • Forged Genealogies : Saint-John Perse's Conversations with Culture, Carol Rigolot, 2001 (North Carolina Studies in the Romance Languages and Literatures)
  • La Rh√©torique profonde de Saint-John Perse, Colette Camelin, 2002 (Honor√© Champion)
  • Saint-John Perse sans masque. Lecture philologique de l'Ňďuvre, Colette Camerlin, Jo√ęlle Gardes-Tamine, Catherine Mayaux, Ren√©e Ventresque, 2003 (La Licorne)
  • La Rh√©torique de Saint-John Perse, Samia Kassab-Charfi, th√®se d'√Čtat, 2003, consultable en ligne.[2]
  • Bibliographie des √©crivains fran√ßais : Saint-John Perse, Colette Camelin et Catherine Mayaux, 2003 (Memini)
  • Trenti√®me anniversaire de la mort de Saint-John Perse, article de Jo√ęlle Gardes-Tamine, consultable en ligne.[3]
  • Saint-John Perse, les rivages de l'exil, biographie, Jo√ęlle Gardes-Tamine, 2006 (Aden)
  • Saint-John Perse : la culture en dialogues, Carol Rigolot, 2007 (L'Harmattan)
  • Saint-John Perse dans sa biblioth√®que, Ren√©e Ventresque, 2007 (Honor√© Champion)
  • Alexis L√©ger dit Saint-John Perse, Renaud Meltz, 2008 (Grandes biographies, Flammarion)
  • Qu√™te √©sot√©rique et cr√©ation po√©tique dans Anabase de Saint-John Perse, Laurent Fels, 2009 (P.I.E. Peter Lang)
  • Saint-John Perse, neveu de Nietzsche, May Chehab, 2009 (Honor√© Champion)
  • Saint-John Perse ou l'antique phrase humaine, Rapha√ęl Confiant, Revue Archip√©lies n¬į1, 2010, p. 57-64
  • La cr√©olit√© de Saint-John Perse et le partage des √©motions ancestrales, Jean Bernab√©, Revue Archip√©lies n¬į1, 2010, p. 51-56.
  • Saint-John Perse intime / Journal in√©dit d'une amie am√©ricaine [Katherine Biddle] (1940-1970), Carol Rigolot (√©d.), Cahiers de la NRF, s√©rie Saint-John Perse, no 20, 2011 (Gallimard)
  • La 'Pl√©iade' de Saint-John Perse. La po√©sie contre l'histoire, Ren√©e Ventresque, 2011 ¬ę √Čtudes de litt√©rature XXe et XXIe si√®cles ¬Ľ (Classiques Garnier)

Actes de colloques

Classement chronologique

  • De l'homme au po√®te : Portulans pour Saint-John Perse, Pau, mars 1987, Yves-Alain Favre (dir.), 1989 (J&D √Čditions)
  • Saint-John Perse : antillanit√© et universalit√©, Pointe-√†-Pitre, mai 1987, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), 1989 (√Čditions carib√©ennes)
  • Saint-John Perse face aux cr√©ateurs, Aix-en-Provence, juin 1995, Jo√ęlle Gardes-Tamine (dir.), Souffle de Perse, no 5-6, 1995
  • Saint-John Perse : les ann√©es de formation, Bordeaux, mars 1994, Jack Corzani (dir.), 1996 (L'Harmattan)
  • Journ√©e d'√©tude : Saint-John Perse, Tunis, d√©cembre 1995, Souffle de Perse, no 7, 1997
  • Trois po√®tes face √† la crise de l'histoire : Andr√© Breton, Saint-John Perse, Ren√© Char, Montpellier, mars 1996, Paule Plouvier, Ren√©e Ventresque et Jean-Claude Blach√®re (dir.), 1996 (L'Harmattan)
  • Journ√©e d'√©tude : Saint-John Perse et la Chine, P√©kin, mai 1997, Pierre Morel (dir.), 1999 (La Chine au Pr√©sent)
  • Modernit√© de Saint-John Perse ?, Besan√ßon, mai 1998, Catherine Mayaux (dir.), 2001 (Presses Universitaires Franc-Comtoises)
  • Post√©rit√©s de Saint-John Perse, Nice, mai 2000, √Čveline Caduc (dir.), 2002 (ILF-CNRS et Association des Amis de la Fondation Saint-John Perse), consultable en ligne.[4]
  • Saint-John Perse (1945-1960) : une po√©tique pour l'√Ęge nucl√©aire, Paris, janvier 2005, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), 2005 (Klincksieck)
  • Saint-John Perse : un Prix Nobel de litt√©rature entre Giens et Washington, Toulon & Hy√®res, d√©cembre 2005, Daliel Aranjo (dir.), M√©thode !, 2006 (Vallongues)
  • Journ√©e d'agr√©gation, Aix-en-Provence, f√©vrier 2007, Claude P. P√©rez (dir.), Souffle de Perse, n¬į 12, 2007, consultable en ligne.[5]
  • Journ√©e d'agr√©gation, Paris, janvier 2007, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), Souffle de Perse, no 13, 2008, consultable en ligne.[6]
  • Saint-John Perse en ses dictionnaires. L'idilolecte d'un po√®te, Catherine Mayaux (dir.), Cergy-Pontoise, 26 et 27 novembre 2009 (√† para√ģtre).

Liens externes


Pr√©c√©d√© de :
Salvatore Quasimodo
Prix Nobel de littérature
1960
Suivi de :
Ivo Andrińá



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Saint-John Perse de Wikipédia en français (auteurs)

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