Saint-Jacques de Compostelle

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Saint-Jacques de Compostelle

Saint-Jacques-de-Compostelle

Saint-Jacques-de-Compostelle
Santiago de Compostela
La CathédraleLa Cathédrale
Drapeau absent Blason
Drapeau Blason
Carte
Données générales
Toponyme local Santiago de Compostela (es) (gl)
Statut Municipio
Pays Espagne Espagne
Communaut√© autonome Galice Galice
Province Province de La Corogne Province de La Corogne
Comarque Santiago
District judic. Santiago de Compostela
Code postal 15700
Gentilé - santiagués/esa, compostelano/a, picheleiro/a (es)
- compostellan/e (fr)
Données géographiques
Latitude
Longitude
42¬į 52‚Ä≤ 00‚Ä≥ Nord
       8¬į 33‚Ä≤ 00‚Ä≥ Ouest
/ 42.866667, -8.550000
Superficie 220 km²
Altitude moy. 260 m
Distance(s) Saint-Jacques-de-Compostelle
Santiago de Compostela est à 605 km de Madrid.
Population (INE)
 - total :
 - densit√© :
 - ann√©e :

93 458 hab.
424,82 hab./km²
2006
Politique
Maire
 - nom
José Antonio Sánchez Bugallo
 - parti PSdeG-PSOE
 - mandat 2007-2011
Budget
 - montant :
 - ann√©e :

114 885 943 31 ‚ā¨
2007
Site web www.santiagodecompostela.org (es)(gl)(fr)(de)(en)
Culture
Saint patron Saint Jacques
Sites classés par l'Unesco Vieille ville (1985)

Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en galicien et castillan) est une ville d'Espagne situ√©e dans la province de La Corogne. C'est la capitale de la communaut√© autonome de Galice, et √† ce titre si√®ge de la Xunta de Galicia (gouvernement r√©gional autonome) et du Parlement de la communaut√©. La ville comptait 93 273 habitants en 2002.

Le p√®lerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle sur le tombeau suppos√© de saint Jacques est, avec J√©rusalem et Rome, un des plus importants p√®lerinages de la Chr√©tient√© au Moyen √āge. Pratiquement disparu au XIXe si√®cle, il conna√ģt un regain de ferveur depuis la derni√®re d√©cennie du XXe si√®cle.

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle est une église de type roman, mais elle a été agrandie et modifiée avec d'autres styles.

Sommaire

Géographie

Saint-Jacques-de-Compostelle se situe en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne.

Le climat océanique y est caractérisé par sa douceur et son humidité tout au long de l'année.

La légende

Vers l‚Äôan 813, selon la tradition relat√©e dans la ¬ę Concordia de Antealtares ¬Ľ √©crite vers 1077, vivait pr√®s de l‚Äô√©glise de San Felix (saint F√©lix) un ermite nomm√© Pelayo (P√©lage). La pr√©sence du corps de Saint Jacques lui fut annonc√©e par un ange, alors qu‚Äôau m√™me moment les fid√®les de l‚Äô√©glise √©taient avertis par des lueurs divines.

L‚Äô√©v√™que d‚ÄôIria-Flavia (aujourd'hui Padr√≥n), Th√©odomir, apr√®s avoir v√©rifi√© l‚Äôexistence de cette r√©v√©lation, mena les fid√®les √† l‚Äôendroit indiqu√©, nomm√© depuis ¬ę campus stellarum ¬Ľ, et y d√©couvrit le tombeau rev√™tu de marbre.

La l√©gende comme quoi ¬ę Campus stellarum ¬Ľ, signifiant le ¬ę champ des √©toiles ¬Ľ aurait √©t√© l'origine du nom ¬ę Compostelle ¬Ľ est abandonn√©e. Le nom serait plut√īt la d√©clinaison galicienne des mots : ¬ę compostum ¬Ľ, ¬ę compositum ¬Ľ avec un diminutif -ellum, ¬ę compostellum ¬Ľ, signifiant ¬ę petit arrangement ¬Ľ ou ¬ę appr√™ts fun√©raires ¬Ľ ou plus simplement ¬ę s√©pulture ¬Ľ.

La ¬ę Concordia de Antealtares ¬Ľ est l‚Äôaccord pass√© entre le monast√®re San Pelayo et l‚Äô√©v√™que Diego Pel√†ez alors qu‚Äôun nouvel √©difice ‚Äď celui que nous connaissons aujourd‚Äôhui ‚Äď va √™tre construit au m√™me emplacement.

Histoire

Le site même de la ville était un lieu de culte druidique. Les Romains établirent un mausolée. On suppose qu’une ville existait et qu’elle s’appelait Asseconia.

La ville para√ģt avoir √©t√© le centre int√©rieur des nombreux petits ports galiciens, comme Padr√≥n, anciennement Iria-Flavia, o√Ļ rel√Ęchaient les bateaux de p√™che ou de commerce. Une tradition de sacralit√© √©tait d√©j√† implant√©e dans cette r√©gion, car on croyait que Padr√≥n poss√©dait des pierres sacr√©es.

Elle fut certainement christianis√©e du Ier au IIIe si√®cle puis oubli√©e, √† la suite des pers√©cutions romaines contre les chr√©tiens.

Elle r√©appara√ģt en 813, apr√®s la ¬ę d√©couverte ¬Ľ du corps de l‚Äôap√ītre Jacques le Majeur. La petite agglom√©ration de Compostelle devint une ville au d√©but du XIe si√®cle.

À partir de cette date, la dynastie espagnole considère les reliques de saint Jacques comme son palladium, et le saint comme le protecteur de l'Espagne face aux envahisseurs musulmans. En 866, Alphonse III le Grand fait de Saint-Jacques-de-Compostelle un évêché. Une cathédrale y est inaugurée avec éclat en 899.

Le rayonnement du culte de Saint Jacques contribua puissamment √† cristalliser l'Ňďuvre de la Reconquista ; le cri de guerre contre les Maures est ¬ę ¬° Santiago y cierra Espa√Īa ! ¬Ľ (¬ę Saint Jacques et attaque l'Espagne ! ¬Ľ).

Lorsque la famille royale s'unit par mariage à celle de Bourgogne, protectrice des moines de Cluny, le pèlerinage de Compostelle, sous l'influence de ces derniers répandus dans toute l'Europe, devient universel.

S'ouvre alors le ¬ę chemin de Saint-Jacques ¬Ľ, jalonn√© de basiliques de d√©votion comme Chartres, Conques ou Le Puy-en-Velay. Autour de ces routes se d√©velopp√®rent plusieurs cycles de r√©cits (l√©gendes, chroniques, etc.), colport√©s par les p√®lerins au cours de leur long voyage. Ce p√®lerinage international permet aux souverains espagnols de recruter de nombreux chevaliers pour la Reconquista.

Si Saint-Jacques ne fut pas conquise par les Maures, elle fut cependant prise et pill√©e en 997 par Muhammad ibn Ab√ģ Amir dit el-Mansour, al-Manzor en espagnol, ce qui signifie ¬ę le victorieux ¬Ľ en arabe. Ce chef de guerre du calife de Cordoue Hicham II, avant d'incendier la basilique, fit arracher les portes et les cloches, que des captifs chr√©tiens durent transporter jusqu'√† Cordoue, o√Ļ elles furent entrepos√©es dans la grande mosqu√©e. Seul le tombeau de l‚Äôap√ītre Jacques le Majeur, compagnon du proph√®te J√©sus ne fut pas touch√©.

La consternation fut grande dans la Chr√©tient√©. Le puissant ordre de Cluny organisa les secours dans tout l‚Äôoccident chr√©tien. L'√©v√©nement devait frapper durablement les imaginations : ce sont ces m√™mes cloches que d'autres prisonniers, musulmans cette fois, transporteront jusqu'√† Tol√®de, √† la prise de Cordoue par Ferdinand III, roi de Castille et de L√©on, en 1236.

Une église romane y fut édifiée en 1075. La ville fut élevée au rang de siège épiscopal par le pape Urbain II en 1095. Son premier évêque fut un clunisien.

Calixte II fait de Saint-Jacques-de-Compostelle (dont son fr√®re Raymond de Bourgogne est Roi), une ville sainte du m√™me ordre que J√©rusalem et Rome. Il fait construire avec son fr√®re la cath√©drale. Il suscite l‚Äô√©criture du Codex Calixtinus pour assurer la d√©votion √† l'Ap√ītre du Christ, St Jacques le Majeur, venu √©vang√©liser l'empire romain jusqu'√† Saint-Jacques-de-Compostelle, au Ier si√®cle et dont les saintes reliques reposeront dans la nouvelle cath√©drale. Il assure la promotion du p√®lerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dans toute l'Europe.

En 1120 un Castillan, Diego Gelmírez, fut nommé archevêque et légat, il rivalisait avec l’archevêque de Tolède.

Plan de Santiago en l’an 1000

La ville et ses centres d’intérêts

Santiago, dans sa muraille m√©di√©vale, comme Aimery Picaud l'a vue et telle qu'elle est rest√©e pendant des si√®cles, avait la forme d'un cŇďur l√©g√®rement inclin√© vers l'ouest. S'il subsiste de tr√®s rares vestiges de son enceinte, son profil circulaire demeure parfaitement dessin√©. On peut le suivre √† partir de la Puerta del Camino ou Porte de France, o√Ļ s'√©l√®ve le calvaire dit de l‚Äô¬ę Homo Santo ¬Ľ.

Au Chapitre IX ; Caract√©ristiques de la Ville.
Entre deux fleuves dont l'un s'appelle le Sar et l'autre le Sarela, s'√©l√®ve la ville de Compostelle ; le Sar est √† l'Orient, entre le mont de la Joie et la ville ; le Sarela √† l'Occident.
La ville compte sept portes ou entr√©es. La premi√®re s'appelle porte de France ; la seconde, porte de la Pe√Īa ; la troisi√®me, la porte Au-dessous des fr√®res ; la quatri√®me, porte de Saint-P√®lerin ; la cinqui√®me, porte des Fougeraies qui m√®ne au ¬ę Petronus ¬Ľ ; la sixi√®me, porte de ¬ę Susannis ¬Ľ ; la septi√®me, porte des ¬ę Macerelli ¬Ľ par laquelle la pr√©cieuse liqueur de Bacchus entre dans la ville.

Démographie

√Čvolution d√©mographique
1900 1930 1950 1981 2004 2006
24.120 38.270 55.553 82.404 92.298 93.458

Les édifices religieux

Santiago Catedral 041205 02GDFL.jpg

Au Chapitre IX ; paragraphe I, Les √©glises de la ville.
Dans cette ville, il y a dix √©glises dont la premi√®re est celle du tr√®s glorieux ap√ītre Jacques, fils de Z√©b√©d√©e, qui, situ√©e au milieu de la ville, resplendit de gloire; la seconde, √©lev√©e en l'honneur du bienheureux ap√ītre Pierre est une abbaye de moines situ√©e aupr√®s du chemin de France; la troisi√®me, Saint-Michel, surnomm√©e de la Citerne ; la quatri√®me, √©lev√©e en l'honneur de saint Martin, √©v√™que, est dite de Pinario ; c'est aussi une abbaye de moines; la cinqui√®me, de la Sainte-Trinit√©, re√ßoit la s√©pulture des p√®lerins ; la sixi√®me, d√©di√©e √† sainte Suzanne, vierge, est pr√®s de la route du ¬ę Petronus ¬Ľ, la septi√®me √† saint F√©lix, martyr ; la huiti√®me √† saint Beno√ģt ; la neuvi√®me √† saint P√©lage, martyr, est derri√®re la basilique de Saint-Jacques ; la dixi√®me, d√©di√©e √† la Vierge Marie, est derri√®re l'√©glise Saint-Jacques et a une entr√©e dans cette basilique entre l'autel de saint Nicolas et celui de la sainte Croix.

El Convento de San Paio de Antealtares
Fond√© au IXe si√®cle pour abriter les reliques de saint Jacques d√©sormais √† la cath√©drale, c'est un des plus vieux monast√®res de la ville.

El Monasterio de San Martín Pinario
Le Monast√®re de Saint-Martin Pinario est un ancien monast√®re b√©n√©dictin, le plus grand de Galice. L'√©difice actuel, le plus important de la ville apr√®s la cath√©drale, date du XVIIe si√®cle, comprend une √©glise du XVIe si√®cle. Sa fa√ßade, compos√©e comme un retable plateresque et pr√©c√©d√©e d'un escalier √† double vol√©e, donne sur la ravissante petite Plaza de San Mart√≠n.
L'int√©rieur frappe par l'ampleur de la nef unique, vo√Ľt√©e d'un berceau √† caissons et √©clair√©e par une lanterne sans tambour, √† la mode byzantine. Le retable du ma√ģtre-autel, du style churrigueresque le plus exub√©rant, fut dessin√© par le grand architecte Casas y Novoa (1730). Remarquer les deux chaires baroques aux abat-voix en forme de double bulbe. Un escalier d'honneur sous une √©l√©gante coupole m√®ne √† trois clo√ģtres (XVIe ‚Äď XVIIIe si√®cle) dont celui des Processions.
On sort sur la place de la Inmaculada o√Ļ la fa√ßade du couvent opte pour l'ordre colossal, de grandes colonnes doriques group√©es par paires s'√©lancent du sol au couronnement.

El Monasterio de San Pelayo et le Musée d'Art sacré
Le monast√®re de San Pelayo fut fond√© √† l'origine par Alphonse II le Chaste (759 - roi des Asturies en 791 - 842), mais l'√©difice actuel, quelque peu aust√®re, remonte aux XVIIe et XVIIIe si√®cles. L'un des c√īt√©s du b√Ętiment longe la Plaza de Quintana. √Ä l'int√©rieur, il faut s'attarder sur l'Autel de l'Ap√ītre, en marbre et d'une grande sobri√©t√©, qui passe pour avoir √©t√© consacr√© par les disciples de l'ap√ītre Jacques. Le petit mus√©e d'Art Sacr√© (Museo de Arte Sacro) m√©rite √©galement une visite.
Dans la Chapelle du monastère de San Pelayo, La Virgen de la 0, représentation galicienne de la Vierge de l'Annonciation.

La Iglesia Santa María del Sar
L'église Sainte Marie du Sar, située dans les faubourgs de la ville, on y accède par la Calle Castron d'Ouro.
Cette √©glise du XIIe si√®cle frappe ext√©rieurement par ses contreforts qui ont √©t√© ajout√©s au XIIIe si√®cle. La puissance de ces derniers n'appara√ģtra pas superflue quand on observera, √† l'int√©rieur, le saisissant d√©versement des piliers sous l'action des pouss√©es exerc√©es par la vo√Ľte.
Du clo√ģtre qui l'accompagnait, il ne reste que l'aile adoss√©e √† l'√©glise, dont les arcades g√©min√©es, d√©cor√©es de fleurs et de feuillages, sont d'une grande √©l√©gance.

Les édifices civils

L'H√ītel de ville.

El Hostal de los Reyes Católicos.
Cet h√īpital fut √©difi√© √† partir de 1501 sur ordre de Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille pour accueillir les p√®lerins et remplacer le vieil h√īpital qui se trouvait alors sur l'actuelle Plaza de la Azabacher√≠a. Sa longue fa√ßade est orn√©e d'un imposant portail plateresque, et les fers forg√©s et les colonnes de la chapelle sont d'une facture exceptionnelle. Son plan est celui de tous les h√īpitaux de l‚Äô√©poque. Une croix inscrite dans un carr√© qui d√©limite quatre √©l√©gants patios plateresques.
Cet Hostal, devenu parador, continue de remplir sa fonction d'hébergement au service du voyageur, bien qu'il ait un caractère luxueux. Quotidiennement, une quinzaine de pèlerins, munis de leur Compostela, sont admis dans les cuisines pour y recevoir gracieusement un repas.

L'H√ītel de ville.

Pazo de Raxoi, h√ītel de ville.

Face √† la cath√©drale, il est install√© dans l'ancien palais de Raxoy dont la fa√ßade tr√®s classique fut confi√©e au XVIIIe si√®cle au Fran√ßais Charles Lemaur. Il sert aussi de si√®ge √† la pr√©sidence de la Xunta de Galicia.

Le Coll√®ge Saint-J√©r√īme.
Sur le c√īt√© sud de la place, cet √©difice du XVIIe si√®cle conserve un √©l√©gant portail du XVe si√®cle avec de fortes r√©miniscences romanes.

El Palacio de Gelmírez.
Situ√© √† gauche de la cath√©drale, il abrite l'archev√™ch√©. On peut voir quelques salles du palais du XIIe si√®cle et de l'√©poque gothique.
Command√© par l'√©v√™que Gelm√≠rez en 1120, le Palais de Gelm√≠rez (el Palacio de Gelm√≠rez) est consid√©r√© comme l'un des plus remarquables sp√©cimens de l'architecture romane. La fa√ßade date du XVIIIe si√®cle ; l'int√©rieur est simple et aust√®re, mais extr√™mement √©l√©gant. La salle de banquet, appel√©e Sal√≥n Sinodal (Salle synodale), longue de plus de 30 m, est soutenue par des vo√Ľtes sculpt√©es en ogive et ne comporte qu'un seul arc central, l'Arc du Palais. Sur les culs-de-lampe se d√©roule, en haut relief, le banquet nuptial d'Alphonse IX de Le√≥n.

Museo do Pobo Galego.
Le mus√©e du Peuple galicien occupe l'ancien monast√®re Santo Domingo de Bonaval qui fut fond√© au d√©but du XIIIe si√®cle mais dont la structure actuelle date du XVIIe - XVIIIe si√®cle. Les salles sont organis√©es par th√®me (la mer, l'artisanat, la campagne et l'architecture populaire), permettant ainsi d'observer l'√©volution qui eut lieu au cours des si√®cles. Signalons aussi des escaliers √† triple r√©volution avec plusieurs rampes et sans support. L'√©glise attenante abrite le panth√©on de Galiciens illustres.

El Hospital Real de Santiago de Compostela.
L'H√īpital Royal de Saint-Jacques-de-Compostelle construit dans le style plateresque entre 1501 et 1512 par Enrique Egas (1455 - 1534), architecte espagnol d'ascendance flamande.

Du c√īt√© des Plater√≠as, la Casa del De√°n et la Casa del Cabildo (maisons du Doyen et du Chapitre), baroques.

Les Places

La Praza do Obradoiro.
La Place de l'Obradoiro l'une des places les plus charmantes et les plus typiques d'Espagne. Les tours de la cath√©drale s'√©tirent en longueur face au Palais Rajoy (el Pazo de Raxoy), s√©minaire du XVIIIe si√®cle √† l'origine, qui de nos jours, derri√®re une √©l√©gante fa√ßade n√©oclassique, abrite l'H√ītel de Ville. √Ä gauche, face √† la cath√©drale, mariant les styles gothique et Renaissance, se dresse l'Auberge des Rois catholiques (el Hostal de los Reyes Cat√≥licos) construite au XVIe si√®cle pour loger les p√®lerins. En face, se trouve le Colegio de San Jer√≥nimo, qui date de la fin du XVe si√®cle et abrite aujourd'hui la demeure du recteur de l'universit√© de la ville. Ces quatre superbes √©difices, contrastant les uns sur les autres, forment un ensemble d'une beaut√© exceptionnelle.
C‚Äôest probablement la place o√Ļ les ouvriers avaient leur chantier.

La Praza da Quintana.
La place de Quintana (la Praza da Quintana), située au chevet, derrière la cathédrale et de la Plaza de Obradoiro (la Praza do Obradoiro), diffère dans le style et dans le caractère. Elle est animée par la vie estudiantine.
Bordée dans sa partie inférieure par l'ancienne Maison du Chapitre (casa de la Canònica), aux arcades sobres et bien rythmées, et, sur l'aile, en retour d'équerre, s'étend la longue façade austère du Monastère Sant Pelayo, dont les murs austères s'ornent de fenêtres barrées de belles grilles anciennes.
En face, perçant le mur du chevet de la cathédrale, la porte du Pardon ou Porte Sainte.
En haut du grand escalier, la maison de la Treille (Casa de la Parra) est une belle construction baroque de la fin du XVIIe si√®cle. En face, une vol√©e de marches en b√©ton, couverte de lierre, et qui recouvre une extr√©mit√© de la place, plonge sur la casa de Conga, datant du XVIIIe si√®cle.

La plaza de la Inmaculada.
La Calle las Casas Reales conduit vers l‚Äôaccomplissement, devant la porte nord de la cath√©drale, sur la Plaza de la Inmaculada, qui a bien chang√© depuis l'√©poque du Guide du p√®lerin. Au Moyen √āge s'y tenait un grand march√© appel√© el Paraiso (le Paradis), dont les dimensions, en longueur et en largeur, √©quivalaient "a un tiro de piedra" (¬ęun tir de pierre¬Ľ).
A l'entr√©e de la place se trouvait l'admirable fontaine Sancti Jacobi, qui, selon Aimery Picaud, dans son Guide du P√®lerin, ¬ę elle n'avait pas d'√©gale au monde entier ¬Ľ.
Elle fut construite par Bernard, tr√©sorier de Saint-Jacques en 1122, et d√©truite au XVe si√®cle.

Les rues

La R√ļa das Casas Reais (des maisons royales) est celle o√Ļ l'Hospital San Miguel, disparu, soigna les p√®lerins √† partir du XVIe si√®cle. Aujourd'hui deux sanctuaires n√©o-classiques du XVIIIe si√®cle : dans une rue lat√©rale √† gauche Santa Maria do Camino, puis dans la rue √† droite l'√©glise de las Animas (des √Ęmes). Elle d√©bouche sur une place, plaza de Cervant√®s l'ancien h√ītel de ville (baroque, XVIIe si√®cle) s'y dresse. Un peu en retrait, l'√©glise n√©o-classique San Binito del Campo.

La R√ļa Azabacher√≠a qui suit passe entre deux maisons anciennes, la Casa da Troia, s'ouvrant sur une rue lat√©rale, la Casa de Parra. La seconde est baroque et du XVIIIe si√®cle. La premi√®re, r√©cemment restaur√©e, abrite un mus√©e romantique. Pension populaire pour √©tudiants, elle a servi de cadre au roman Casa de Troia de Alejandro P√©rez Lug√≠n.
Elle débouche sur la plaza de la Inmaculada, face à la porte nord de la cathédrale, cette célèbre Puerta del Paraiso, porte du paradis.

La R√ļa do Marmoutier. Dans cette pittoresque rue s'observent d‚Äôanciens coll√®ges (Fonseca), des boutiques et des bistrots typiques.

La R√ļa do Vilar. En remontant vers la Cath√©drale, elle est bord√©e d‚Äôarcades et de demeures anciennes, comme la rue parall√®le plus commer√ßante, la R√ļa Nova.
C'est dans cette rue, au 43, que se trouve la Oficina de Turismo ‚Äď 15705 Santiago de Compostela. Ainsi que l'accueil des P√©lerins, au n¬į 1, le Delegado de Peregrinaciones ‚Äď Acogida del Peregrino.

Dans les faubourgs

Le Pazo do marqu√©s de Santa Cruz, r√©sidence du XVIe si√®cle.

Le Pazo de Fonseca, √©difice Renaissance qui fut, au XVIe si√®cle, la premi√®re universit√©, et qui abrite toujours la biblioth√®que universitaire.

L'Université de 1769, devenue faculté d'histoire et de géographie.

La Porta de Mazarelos, seule porte de la ville à conserver un pan de la muraille médiévale.

La chapelle de San L√°zaro, dans le quartier du m√™me nom, √† l'entr√©e de la ville, rappelle qu'il y eut l√† un h√īpital pour l√©preux.

La rue dos Concheiros, aujourd'hui large et bordée de maisons modernes, est celle des porteurs de conchas, les coquilles Saint-Jacques, et sans doute aussi des commerçants qui les leur vendaient.

Le calvaire de la place San Pedro s'ouvre sur la rue du même nom, qui, elle, étroite entre des maisons d'un à deux étages, a gardé un cachet ancien. On y trouvait jadis des changeurs, des marchands, des aubergistes. À gauche, la chapelle San Roque et l’église San Pedro.

La place Porta do Cami√Īo (porte du Chemin), s'ouvre au carrefour de deux grands boulevards p√©riph√©riques qui √©pousent le contour de l'ancienne enceinte, r√Ļa de Virxe da Cerca et r√Ļa das Rodas, cette porte donne acc√®s √† la vieille ville.

El Paseo de la Herradura.Cette colline bois√©e dans le prolongement de la ville est un lieu de promenade d‚Äôo√Ļ l‚Äôon a une vue bien compos√©e sur la Cath√©drale et la ville.

O cruceiro (¬ęcalvaire¬Ľ) dit du Homo Santo, ou cruceiro Bonito (Belle Croix).
√Ä la Puerta del Camino, qu'on appelait aussi Puerta Francigena, le p√®lerin peut voir un magnifique cruceiro (calvaire) du XIVe si√®cle, histori√© de treize sc√®nes sculpt√©es dans la pierre, O cruceiro do Homo Santo (le calvaire de l‚ÄôHomme Saint).
Une l√©gende est li√©e √† ce calvaire. L'Homme Saint se serait nomm√© Jean Touron. Injustement condamn√© √† la suite d'un crime, il aurait √©t√© le meneur d'une r√©volte populaire, et men√© vers le lieu du supplice, il s'adressa √† la Vierge en passant devant une de ses images et lui dit : ¬ę ven e vaime ¬Ľ (¬ę Viens et sois ma sauvegarde ¬Ľ). Invocation d'o√Ļ viendrait le nom de la rue et du couvent de Bonaval. La Vierge, compatissante, lui fit alors la gr√Ęce d'une mort instantan√©e, lui √©vitant ainsi une fin infamante, ce qui fut aussit√īt consid√©r√© comme un miracle...
Ce cruceiro était jusqu’en 1965 à Lavacolla.

Jumelages

Sports

Arrivées du Tour d'Espagne

Personnages

Santiago Rodriguez Bonome Sculpteur

Films tournés à Saint-Jacques-de-Compostelle

Bibliographie

  • Denise P√©ricard-M√©a, Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Age, Paris, PUF, 2002, 978-2-130 51082-6
  • Bernard Gicquel, La L√©gende de Compostelle, Le Livre de Jacques, Paris, Tallandier, 2003, 978-2-84734029-7
  • Denise P√©ricard-M√©a, Br√®ve histoire du p√®lerinage de Saint-Jacques de Compostelle, Gavaudun, PUF, 2003, 978-2-91068533-1
  • Denise P√©ricard-M√©a, Les Routes de Compostelle, Paris, Gisserot, 2002,r√©d. 2006, 9 782877 476720
  • Louis Mollaret et Denise P√©ricard-M√©a, Dictionnaire de saint Jacques et Compostelle, Paris, Gisserot, 2006, 978-2-87747884-7
  • Georges Berson, Avec saint Jacques √† Compostelle ISBN 2-220-05603-1
  • Ferdinand Soler, Guide pratique du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle ISBN 2-84454-334-0
  • Christian Champion, manger~dormir sur le Camino Franc√©s 2008 (Guide des services sur le Camino Franc√©s - Fisterra) ISBN 978-2-9528559-1-4
  • Francois Lep√®re "guide du pelerin de Saint-Jacques de St Jean-Pied-de Port √† Compostelle Editions 2009 ISBN 978-2-915156-27-0

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Notes et références

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