Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
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Saint-Denis
Le canal Saint-Denis, le pont tournant, la passerelle du stade de France et, au fond, la basilique Saint-Denis.
Le canal Saint-Denis, le pont tournant, la passerelle du stade de France et, au fond, la basilique Saint-Denis.
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis (sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Denis (chef-lieu)
Canton Saint-Denis (chef-lieu des cantons de : Saint-Denis-Nord-Est, Saint-Denis-Nord-Ouest, Saint-Denis-Sud)
Code commune 93066
Code postal 93200, 93210 (La Plaine)
Maire
Mandat en cours
Didier Paillard
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Commune
Site web www.ville-saint-denis.fr
Démographie
Population 103 742 hab. (2008[1])
Densit√© 8 393 hab./km¬≤
Gentilé Dionysien
Géographie
Coordonn√©es 48¬į 56‚Ä≤ 11‚Ä≥ Nord
       2¬į 21‚Ä≤ 17‚Ä≥ Est
/ 48.9363888889, 2.35472222222
Altitudes mini. 23 m ‚ÄĒ maxi. 46 m
Superficie 12,36 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Denis est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis, dont elle est sous-préfecture, et la région Île-de-France.

Ses habitants sont appel√©s les Dionysiens : en latin Denis se dit Dionysius, un d√©riv√© du nom du dieu grec Dionysos.

Sommaire

Devise et blason

  • Devise : Mont-Joye, Saint Denys !
  • Le blasonnement de Saint-Denis est : d'azur sem√© de fleurs de lys d'or.

Communes limitrophes

Géographie et quartiers de Saint-Denis

Carte du d√©but du XXe si√®cle montrant le centre ville et les quartiers nord de Saint-Denis.
On y voit bien également l'hydrographie de la ville, bordée par la Seine, traversée par le Canal Saint-Denis, et avec la zone marécageuse du nord de la ville, drainée par le Croult et le Rouillon. La Vieille Mer n'est déjà plus visible, ayant déjà été busée.
La ville est protégée au nord par le Fort de la Double-Couronne, dont les murailles rejoignent, hors du plan, les forts de l'Est et de la Briche. Les trois routes qui traversent ces fortifications se rejoignent au Barrage de Saint Denis.
On voit √©galement la ligne de chemin de fer Paris - Lille par Creil, d'o√Ļ se s√©pare la ligne Paris - Pontoise
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Saint-Denis est une ville de la proche banlieue nord de Paris, dont elle est limitrophe, chef-lieu d'un arrondissement du d√©partement de la Seine-Saint-Denis (93) depuis 1993. Elle fut autrefois une sous-pr√©fecture du d√©partement de la Seine, La loi du 10 juillet 1964[2] red√©coupa en effet les anciens d√©partements de la Seine et de la Seine-et-Oise, ce qui fait que la commune appartient d√©sormais √† la Seine-Saint-Denis apr√®s un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Saint-Denis jouxte les villes de Paris, Saint-Ouen, l'√éle-Saint-Denis, √Čpinay-sur-Seine, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Stains, La Courneuve et Aubervilliers. Elle se trouve dans la Plaine de France. La partie sud de la commune, situ√©e entre le canal Saint-Denis et Paris constitue la Plaine-Saint-Denis, qui s'√©tend √©galement sur Aubervilliers et Saint-Ouen

La ville contemporaine est marqu√©e par les constructions d'Andr√© Lur√ßat, architecte et urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis, o√Ļ il construit dans les ann√©es 1950 les cit√©s Paul-Langevin, S√©mard, Paul-√Čluard, le stade Auguste-Delaune, l‚Äôunit√© de quartier Fabien et plusieurs cr√®ches et √©coles[3].

Longtemps ville industrielle et pauvre associ√©e √† la pollution et √† la salet√©, la ville a chang√© de visage pour gagner en 2004 le ¬ę Ruban du d√©veloppement durable ¬Ľ. La ville compte par ailleurs 75 hectares d'espaces verts, dont notamment le Parc de la L√©gion d'Honneur. Une partie du Parc de La Courneuve se trouve √©galement sur le territoire communal de Saint-Denis.

Dans la foul√©e du r√©am√©nagement de la Plaine Saint-Denis, la ville a connu une nette progression du nombre d'habitants : 85 832 en 1999, 103 742 en 2008, soit 2,03 % de taux de croissance moyen annuel au cours de la p√©riode, ce qui en fait la troisi√®me ville d'√éle-de-France, apr√®s Paris et Boulogne-Billancourt mais devant Argenteuil et Montreuil.

Le centre historique

Entre la Porte de Paris et la Basilique, le parc de la L√©gion d'honneur prolonge la Maison d‚Äô√©ducation de la L√©gion d'honneur, qui occupe les b√Ętiments de l'Abbaye. Le parc faisait autrefois partie du domaine de l‚Äôabbaye avant d‚Äô√™tre r√©serv√© aux jeunes filles de la L√©gion d‚Äôhonneur, puis de devenir partiellement parc municipal dans les ann√©es 1970.

√Ä part l'incontournable basilique de Saint-Denis, flanqu√©e du jardin Pierre de Montreuil, le centre ancien abrite plusieurs autres monuments dignes d'int√©r√™t : mairie, √©glise St Denis de l'Estr√©e, abbaye royale, porche du couvent des Ursulines, l'ancien si√®ge du journal L'Humanit√©, con√ßu par Oscar Niemeyer‚Ķ

Plus grand marché de l'Île-de-France les mardis, vendredis et dimanches matins, la Halle du marché a rouvert fin 2006 après rénovation. Elle est maintenant dotée d'un système de récupération des eaux de pluie pour le nettoyage après le marché, et de panneaux solaires pour l'éclairage.

Le centre-ville est pi√©tonnier depuis le 11 mars 2005, et le plateau pi√©ton a √©t√© √©tendu en 2007.

Un parcours historique en 20 stations, entre la basilique et le stade de France, donne les clés de l'histoire de la ville.

La station de métro Basilique de Saint-Denis est en correspondance avec le tramway T1, à proximité d'un hypermarché urbain.

Franc-Moisin / Bel-Air

Le Bel-Air est un quartier de petits immeubles anciens, souvent dégradés, séparé du centre ville par l'autoroute du Nord. Il jouxte le quartier du Franc-Moisin, qui est un grand ensemble dont la construction a permis la résorption d'un important bidonville, ainsi que le Fort de l'Est, l'une des anciennes fortifications qui protégeaient Paris.

Ce bidonville était peuplé des familles des travailleurs réalisant notamment l'autoroute du Nord, salariés d'origine portugaise ou nord-africaine pour un grand nombre.

Un temps de mauvaise réputation, le quartier s'est rénové et embelli. C'est dans ce cadre qu'a été tourné le film L’Esquive d'Abdellatif Kechiche, qui a obtenu quatre Césars en 2005.

La Plaine Saint-Denis / Cristino Garcia

Article d√©taill√© : La Plaine Saint-Denis.

Plus grande zone industrielle d'Europe dans les années 1960, la Plaine a connu une grave crise économique avec la désindustrialisation, dont elle s'est relevée récemment, notamment en profitant de l'effet d'image et de la dynamique de la construction du stade de France. Depuis lors, le quartier et celui du Landy sont devenus une des principales zones d'activité de l'immobilier d'entreprise de la région parisienne. Plusieurs milliers de logements y sont en construction ou seront construits dans la décennie 2000, formant de nouveaux quartiers d'habitat.

Les activit√©s √©conomiques, profond√©ment modifi√©es par rapport √† la grande √©poque industrielle de la Plaine, ont plusieurs points d'appui, notamment autour du site des Magasins g√©n√©raux (EMGP), des Docks des Alcools r√©nov√©s ou encore de la gare √©difi√©e en 1998 sur la ligne D du RER, o√Ļ se sont install√©es des entreprises comme Generali, Arcelor ou certaines des directions de la SNCF.

Le quartier accueille également d'importants centres de formation, avec le Conservatoire national des arts et métiers, la Maison des sciences de l'Homme de Paris-Nord, et, vers 2014, le nouveau lycée de la Plaine.

La quartier Cristino-Garcia, situ√© √† proximit√© de la gare de La Plaine - Stade de France est √©galement surnomm√© ¬ę la petite Espagne ¬Ľ en raison de la forte immigration espagnole qu'elle a connue au d√©but du XXe si√®cle, immigration r√©sultant dans un premier temps de l'exode de familles espagnoles venant travailler sur place, notamment dans des entreprises du secteur de la chimie.

Toutefois ce sont les époques de la dictature de Primo de Rivera (1923 - 1930) et la période suivant la victoire des troupes franquistes à l'issue de la Guerre civile espagnole qui ont amené nombre d'Espagnols à venir résider à Saint-Denis et constituer ici une communauté, qui demeure encore importante.

En limite d'Aubervilliers, Plaine Commune aménage la place du Front-Populaire, qui sera desservie par la station de métro Front populaire (ligne 12). La partie sud de la Plaine Saint-Denis sera ainsi mieux reliée à Paris et à Aubervilliers. La ligne de tramway T8 irriguera également à terme ce quartier, en limite duquel sera édifié le Campus Condorcet à Aubervilliers.

Pleyel

Le Carrefour Pleyel au d√©but du XXe si√®cle √©tait marqu√© par la pr√©sence de la manufacture de pianos
Le quartier est dominé par la tour Pleyel
Article d√©taill√© : Carrefour Pleyel.

Le quartier, s√©par√© du reste de la Plaine Saint-Denis par les installations ferroviaires (Lignes Paris-Lille, TGV Nord‚Ķ) tient son nom de la fabrique des pianos Pleyel, fond√©e √† cet emplacement par Ignace Joseph Pleyel (1757-1831) en 1807. La manufacture fermera dans les ann√©es 1960 (mais rena√ģtra pr√®s d'Al√®s).

C'est d'abord un quartier d'affaires, autour notamment de la ¬ę tour Pleyel ¬Ľ, et secondairement r√©sidentiel. Une tour de bureaux de 128 m√®tres de haut, b√Ętie sur les terrains de l'ancienne manufacture de pianos, a √©t√© inaugur√©e le 1er novembre 1973[4]. Face √† elle se dresse un important site d'EDF. D√®s 2007, le quartier accueillera le projet de Cit√© du cin√©ma, pilot√© par Luc Besson, dans une ancienne centrale √©lectrique.

Des voies à grande circulation et de chemin de fer l'isolant du reste de la ville, le quartier a donc tendance à se tourner davantage vers Saint-Ouen.
(M) Ce site est desservi par la station de m√©tro Carrefour Pleyel.

Cosmonautes

Quartier situ√© √† l'est de Saint-Denis, aux abords de La Courneuve, et reli√© au reste de la ville par le tramway  (1)

Cité des Cosmonautes

Barrage / Allende / Delaune

Article d√©taill√© : Fort de la Double-Couronne.
Le quartier du Canal et de la Gare, ainsi que Delaunay-Belleville, sont d'anciens sites industriels, tels cette usine Sulzer, entreprise de m√©canique lourde qui produisait notamment des moteurs diesel au nord de la Rue du Port. Ce site sera transform√©, √† l'occasion du prolongement de la ligne (T) (1) vers Asni√®res - Gennevilliers - Les Courtilles, dans le cadre de l'am√©nagement du secteur Confluence

La zone des Tartres, partagée avec Pierrefitte-sur-Seine et Stains est le site sur lequel vont être transférées les Archives nationales. L'université de Paris VIII et la station terminus du métro Saint-Denis - Université sont tout proches.

L'ouest du quartier est constitu√© par le Barrage de Saint-Denis (Place du G√©n√©ral Leclerc), o√Ļ se trouvait le Fort de la Double-Couronne, d√©truit par une explosion pendant la Premi√®re Guerre mondiale et o√Ļ la RATP a construit un important d√©p√īt de bus, le centre bus de Saint-Denis[5].

Joey Starr et Kool Shen (NTM) viennent du quartier Allende.

Gare / Delaunay / Belleville

Articles d√©taill√©s : Gare de Saint-Denis, Canal Saint-Denis et Fort de la Briche.

La gare accueille le trafic du (RER) (D) ainsi que celui du Transilien Ligne H du Transilien, quatri√®me du r√©seau RER par son trafic quotidien de 60 000 passagers, et assure la correspondance avec de nombreuses lignes de bus et le tramway T1 (troisi√®me p√īle de transports multimodal, tous types de transports collectifs cumul√©s).

Le quartier Gare est bord√© par la Seine et le canal Saint-Denis. C'est l'un des quartiers de la ville avec l'habitat le plus v√©tuste, mal s√©curis√©. Toutefois, les efforts entrepris pour √©radiquer l'habitat insalubre commencent √† porter leurs fruits ; Depuis 2005, plusieurs nouveaux programmes immobiliers voient le jour dans le quartier. Le prolongement du tram vers Gennevilliers s'est engag√© en 2009, bouleversant le fonctionnement du quartier. L'ancien site industriel des usines Sulzer, situ√© entre gare, Canal Saint-Denis et Seine va √™tre transform√© de 2009 √† 2013 en un nouveau quartier urbain, la Confluence, qui pourrait comprendre un port de plaisance sur le Canal, r√©alis√© conjointement avec la Ville de Paris, de 50 √† 60 places[6].

De plus les travaux pour cr√©er le T8, une nouvelle ligne de tramway allant de la Porte de Paris √† Villetaneuse et √Čpinay-sur-Seine, d√©buteront en 2010. Ce tramway va d√©senclaver le quartier Delaunay-Belleville, r√©alis√© au nord-ouest de la ville √† l'emplacement de l'ancienne usine du constructeur d'automobiles Delaunay-Belleville, et qui est principalement constitu√© d'immeubles de logements sociaux.

Mutualité / Champ de Courses / Joliot-Curie / Saint-Rémy

Article d√©taill√© : Centre hospitalier de Saint-Denis.

Le quartier Mutualit√© tire son nom des ouvriers des environs, qui, au d√©but du XXe si√®cle, se sont faits ma√ßons pour construire leurs maisons sur ce qui n'√©taient que des jardins. Faute d'apports personnels, ils ont mutualis√© leurs moyens financiers et humains pour parvenir √† leurs fins. Ce quartier, travers√© par la rue Henri Barbusse, est probablement l'un des plus conviviaux de Saint-Denis. Au bout de la rue, √† la limite de Stains, se trouve un champ de cultures mara√ģch√®res qui permet de se fournir en produits frais biologiques au cŇďur de la banlieue. L'exploitant, Ren√© Kersant√©, qui exploite ces champs ainsi que ceux voisins de la zone des Tartres, serait le dernier mara√ģcher de Seine-Saint-Denis[7]

Entre Mutualit√© et Joliot-Curie, la ville est moins agr√©able, fractur√©e par les routes √† quatre voies et la tranch√©e de l'autoroute A1. On y trouve notamment l'h√īpital Delafontaine.

Floréal / Saussaie / Courtille

Quartier résidentiel aux abords de Stains et du Parc de La Courneuve. Occupé principalement par les trois cités Floréal (la plus ancienne 1962) et ses voisines La Saussaie au nord (1970-1971) et La Courtille au sud, plus quelques pavillons aux abords des trois cités. La population y est d'environ 7500 personnes. Le principal équipement est le stade Marville.

La Porte de Paris

La Porte de Paris au XIXe si√®cle
Article d√©taill√© : Centre hospitalier de Saint-Denis.

La Porte de Paris est un quartier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). NŇďud de nombreux axes de communication, c'est aussi une fracture dans le paysage urbain de la ville, qui s√©pare les quartiers du centre-ville de la Plaine Saint-Denis, ou Pleyel des Francs-Moisins. Le site Danielle Casanova du centre hospitalier de Saint-Denis, s'y trouve. Le secteur construit au nord rec√®le dans la d√©cennie 2000 de nombreux logements anciens et insalubres, qui ont donn√© parfois lieu √† des situations dramatiques, comme impasse Picou[8].

On y trouve jusqu'en 2005 un immense rond-point avec jusque six voies, dont le trafic de la RN 1 (pr√®s de 45 000 voitures chaque jour, dont 20 000 en transit), une gare routi√®re cr√©√©e en 1976 avec 9 lignes de bus au centre du rond-point, un parking souterrain, une station-service, une station de m√©tro de la ligne(13), un canal, le viaduc de l'autoroute A1 (construite en 1966) et sa sortie vers Pleyel. Tout, sauf un endroit pour les pi√©tons.

Avec l'arrivée de l'autoroute A1, puis celle du métro et l'installation de la gare routière, la Porte de Paris a subi de nombreuses transformations qui l'ont transformées en échangeur autoroutier qui crée une coupure urbaine majeure entre la Plaine-Saint-Denis et le reste de la ville. Sa restructuration est un projet à long terme qui a suscité bien des débats entre partenaires et habitants.

Le d√©bat sur l'avenir de cette zone a commenc√© en 1996 et les premiers projets sont √©chafaud√©s en 1998. Le fruit de ces r√©flexions est repris par la communaut√© d'agglom√©ration Plaine Commune qui se met en place en janvier 2000. Commenc√©s le 15 f√©vrier 2005, les travaux doivent s'achever en 2011 pour cr√©er un quartier qui assure une continuit√© pi√©tonne entre le centre-ville et La Plaine Saint-Denis.

L'objectif de la municipalité et de Plaine Commune, assistées de l'urbaniste Antoine Grumbach, est de créer un quartier diversifié avec des logements, des commerces, des bureaux, des équipements publics, donner plus de place aux piétons, assurer une meilleure interconnexion entre les différents modes de transports en commun et la circulation automobile. Certains, notamment le Comité de la Porte de Paris, regrettent ce choix, et préfèreraient la réalisation d'un parc entre la Plaine Saint-Denis et le bassin de la Maltournée du Canal Saint-Denis.

Dans le cadre des travaux de réaménagement de la Porte de Paris, la gare routière édifiée au-dessus de la station de métro a été déplacée en 2007 rue Danielle Casanova. L’urbaniste Guy Henri, qui travaille sur ce projet depuis des années, a imaginé de remettre à niveau le quartier autour des voies du futur tramway T8, pour lesquels les travaux préparatoires ont commencé en 2009.

(M) Ce site est desservi par la station de m√©tro Saint-Denis - Porte de Paris.

Histoire

Fondations

Dans la plaine du Lendit se trouvait un cercle de pierres : le Perron (repr√©sent√© sur le tableau Sainte Genevi√®ve au Lendit, mus√©e Carnavalet) o√Ļ √©taient consacr√©s les rois gaulois. ¬ę Le plus beau temple du monde ¬Ľ selon Constantin qui y fut adoub√©. Au Lendit (sur la route de l'√©tain) se tenaient de grandes foires. Le pilier des Nautes y fut √©difi√© (sous Tib√®re) et embarqu√© en plusieurs parties de l'√ģle Saint-Denis √† l'√ģle de la Cit√©. Agglom√©ration gallo-romaine au IIe si√®cle, le lieu est alors d√©nomm√© Catolacus (vicus Catolacus, domaine de Catullus, propri√©taire gallo-romain); travers√©e par la voie Lyon-Harfleur

[r√©f. n√©cessaire].

Au IIIe si√®cle, une petite compagnie de missionnaires venus d'Italie pour apporter la foi chr√©tienne en Gaule atteint Lut√®ce. Parmi eux, Denis, qui sera le premier √©v√™que de la ville. Selon Gr√©goire de Tours qui le raconte trois si√®cles plus tard, Denis est martyris√© et d√©capit√© (autour de l'ann√©e 250) √† Montmartre, mais cela ne l'arr√™te pas : il marche la t√™te sous le bras jusqu'au village de Catolacus o√Ļ il s'effondre et o√Ļ il sera enterr√©. Le lieu prendra ensuite le nom de Saint-Denis.

Plus tard ce seront la quasi-totalité des rois, reines et princes de France qui seront à leur tour inhumés à Saint-Denis, donnant une destinée historique et un développement considérable à l'église abbatiale.

Ville marchande

Au d√©but du VIIe si√®cle, Dagobert fit reconstruire l'oratoire et le prieur√© √©lev√© par Sainte Genevi√®ve en 475, et cr√©a une foire qui devint au XIIe si√®cle : la foire du Lendit ; d√®s le Moyen √āge, les marchands y vinrent de toute l' Europe et de Byzance ; la foire √©tait inaugur√©e chaque ann√©e par le recteur de l'Universit√© de Paris qui y venait en grande c√©r√©monie (il levait √† cette occasion son droit sur tout le parchemin mis en vente et en constituait la provision n√©cessaire √† tous les coll√®ges).

L'√©glise fut enrichie d'or, d'argent, de pierres pr√©cieuses, et la d√©dicace s'en fit le 24 f√©vrier 636. Cet √©difice primitif a disparu, mais des restes en ont √©t√© d√©terr√©s dans les fouilles de 1860, telles que des tombes m√©rovingiennes existant sous le pavage de l'ancienne abside de la basilique, o√Ļ fut enterr√© Dagobert.

P√©pin le Bref fut sacr√© dans la cath√©drale de St Denis par le pape √Čtienne II, et mourut √† l'abbaye en 769.

En 845, les Vikings attaquèrent Saint Denis lors du siège de Paris.

Hugues Capet fut abbé de St Denis.

L'√©glise fut reb√Ętie par Suger, qui devint abb√© de St Denis en 1122, conseiller de Louis VI, et gouverna en l'absence de Louis VII, parti en Terre Sainte. Ce fut lui qui, la premi√®re fois, remit √† un roi de France la banni√®re devenue c√©l√®bre sous le nom d'oriflamme.

Louis XI reb√Ętit presque enti√®rement √† ses frais le sanctuaire, les transepts et la nef. On reconstruisit les anciens tombeaux plac√©s dans le transept et le chŇďur de l'√©glise abbatiale qui, pendant plusieurs si√®cles, fut un objet d'admiration pour les visiteurs. Ce monast√®re pour ainsi dire national, a toujours √©t√© en m√™me v√©n√©ration depuis Louis IX.

XIIe au XVIe si√®cles

Le 3 janvier 1378, l'empereur Charles IV, souffrant d'un accès de goutte, arrive à Saint-Denis dans une litière noblement attelée, envoyée par Charles V. Le cortège arrive devant l'abbatiale, à l'entrée de laquelle les moines sont groupés pour accueillir l'empereur et son fils

En 1125, affranchissement des habitants par Suger, abbé de Saint-Denis, conseiller éminent de Louis VI et de Louis VII, qui reconstruisit l'abbatiale et l'agrandit. Inhumation de saint Louis le 21 mai 1277.

L'empereur Charles IV s’y arrêta en 1377.

Charles V y fit enterrer son fid√®le Bertrand Duguesclin, mort √† Ch√Ęteauneuf-de-Randon en 1380.

Charles VI s'y rendit souvent et, en 1389, Louis et Charles, fils du duc d'Anjou, roi de Sicile, y furent armés chevaliers. C'est à cette occasion que la première oraison funèbre fut prononcée dans une église (celle de Duguesclin)[9].

Quoique bien fortifié, Saint-Denis fut pris et repris pendant les guerres des Bourguignons et des Armagnacs.

En 1435, les Anglais s'en emparèrent et en enlevèrent l'or, l'argent et les vases sacrés[9].

Le 10 novembre 1567, bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants (ces derniers furent vaincus mais eurent le temps de d√©pouiller les ch√Ęsses de leurs joyaux et profan√®rent les s√©pultures) ; le conn√©table Anne de Montmorency y trouva la mort.

La ville souffrit aussi des guerres de la Ligue. Lors du si√®ge de Paris, elle se rendit le 9 juillet 1590 √† Henri IV, qui abjura le 25 juillet 1593 dans l'abbatiale. La ville d√©p√©rit au XVIe si√®cle au point de ne compter plus que 2 500 habitants, avant qu'au si√®cle suivant l'installation de plusieurs lieux de recueillement n'inverse la tendance. Marie de M√©dicis y fut couronn√©e et sacr√©e avec le saint chr√™me.

XVIIe au XVIIIe si√®cles

Saint-Denis vers 1780 (carte de Cassini)

En 1648, institution de six Rosières annuelles, tradition qui s'est maintenue jusqu’à nos jours. Au temps de la Fronde, la ville subit pillages, viols, assassinats et incendies. Louis XIV y créa des filatures, des tissages et teintureries.

En 1756, construction par Charles Axel Guillaumot de la caserne des Suisses (disparue aujourd'hui) qui logeaient jusque-là chez l'habitant. Louis XV y fit de fréquents séjours pour rendre visite à sa fille Louise-Marie au Carmel et traversait souvent la ville pour aller chasser dans la plaine Saint-Denis; il fit tracer la route de la Révolte pour aller de Versailles à Saint-Denis sans passer par Paris.

Jean-Jacques Rousseau y séjourna en juin 1767, à son retour d'Angleterre.

En septembre 1792, formation du ¬ę bataillon Saint-Denis ¬Ľ qui fut envoy√© √† Jemmapes.

Le 17 septembre 1793, le nouveau r√©gime rebaptisa Saint-Denis, ¬ę Franciade ¬Ľ, nom qui lui resta jusqu'en 1800 ; par d√©cret, la Convention ordonna la destruction des tombeaux des rois √©lev√©s dans l'√©glise. Ce fut l'√©poque de la profanation des cercueils royaux.

Du XIXe si√®cle √† 1939

En 1806, Napoléon Ier, par un décret, consacra l'ancienne église à la sépulture des empereurs, y institua une retraite pour les évêques au-dessus de 60 ans, et une maison d'éducation pour les filles des légionnaires.

Prise par les ennemis en 1814, Saint-Denis fut une des premières à se déclarer en faveur des Bourbons. En 1815, la ville donna les mêmes marques d'amour au fils de ses anciens bienfaiteurs. En 1817, Louis XVIII ordonna que les dépouilles des rois, retirées des tombeaux en 1793, y fussent réintégrées.

En 1852, Napol√©on III r√©unit la cure de Saint-Denis au chapitre de la basilique. L'√©glise, dans son ensemble, date des XIIe et XIIIe si√®cles, mais, depuis 1858, le sanctuaire a repris son √©tat primitif.

En 1853 est construite la maison de François Coignet, la première maison construite en France en béton aggloméré, aujourd'hui en ruines.

Lors de la guerre de 1870 et plus particulièrement pendant le siège de Paris, Saint-Denis, qui était une position militaire importante, a été très éprouvée. La ville de Saint-Denis, constituait un des points avancés de la ligne de défense au nord de Paris. La partie de la fortification la plus exposée aux attaques de l'ennemi était la Double-Couronne, qui pendant le siège aida et protégea de ses feux, les sorties dirigées sur Pierrefitte, Stains et Le Bourget. Le bombardement fit, dans la ville, de grands ravages mais ne parvint pas à détruire les ouvrages de défense.

Dans la deuxi√®me moiti√© du XIXe si√®cle, le commerce, l'artisanat et l'agriculture laiss√®rent la place √† l'industrie lourde : √† la fin du si√®cle, Saint-Denis comptait 80 usines dont la plus ancienne √©tait une usine de m√©tallurgie datant de 1784 (laminoir de plomb).

En 1896, eut lieu l'√©lection de la premi√®re municipalit√© socialiste. Elle devint une ville ¬ę rouge ¬Ľ en 1920 apr√®s la scission de la SFIO. L'industrie provoque l'afflux d'une forte immigration bretonne puis espagnole, notamment en raison de la guerre civile espagnole. Dans cette ville ouvri√®re, les conditions de vies deviennent encore plus difficiles avec la crise √©conomique des ann√©es 1930.

La ville était desservie par de nombreuses lignes de tramways.
On voit ici une carte du réseau de la STCRP (ancêtre de la RATP) de 1925, montrant ces lignes et les zones urbanisées du nord de Paris

¬ę La mis√®re est grande dans la ville des rois de France. On compte plus de 4 000 ch√īmeurs. Des milliers de Dionysiens vivent dans des foyers insalubres. La tuberculose, la mortalit√© infantile battent des records (‚Ķ) C'est dire que le programme du Front populaire pour le pain, la paix et la libert√© conna√ģt une large approbation (‚Ķ) Le 5 juin [1936], nous comptons 98 entreprises en gr√®ve ¬Ľ rappelle Auguste Gillot[10]. Deux jours plus tard, sont sign√©s les accords de Matignon.

Des maires communistes sont √©lus jusqu'en 1930 ; le dernier maire, Jacques Doriot, quitta le Parti communiste en 1934. Il fut r√©voqu√© en 1937, une liste Front populaire men√©e par Fernand Grenier l'emportant au premier tour le 20 juin.

La commune se divise alors en 3 zones :

  • une zone industrielle au sud dans les quartiers de la Plaine et de Pleyel (de certaines de ces usines sont sorties des Ňďuvres d'art comme les mosa√Įques du Panth√©on, du Louvre, de l'Op√©ra, de la Madeleine, du tombeau de Pasteur ainsi que des statues monumentales comme celles de Notre-Dame-de-la-Garde de Marseille et de l'Op√©ra de Paris) ;
  • la zone r√©sidentielle au nord-ouest compos√©e de grandes cit√©s HLM que la municipalit√© a fait construire depuis la Lib√©ration ;
  • enfin la zone commerciale au centre, o√Ļ le march√© couvert occupe l'emplacement de l'ancien d√©p√īt de mendicit√©.

Pendant la Seconde Guerre mondiale [11]

  • 1940 : L'arm√©e allemande entre dans la ville le 13 juin. 2 897 soldats domicili√©s √† Saint-Denis sont faits prisonniers de guerre dans des camps en Allemagne. La municipalit√© est alors dirig√©e par Marcel Marshall, membre du Parti populaire fran√ßais de Jacques Doriot. D√®s le 15 juin est recens√© un premier acte de sabotage. Le 25 novembre, le conseil municipal fait rebaptiser la rue de la R√©publique rue du Mar√©chal P√©tain. Le 6 d√©cembre, Auguste Delaune est arr√™t√© pour acte de R√©sistance et intern√© au camp d'Aincourt, dont il s'√©vade avant d'√™tre repris, puis tortur√© √† mort en 1943.
  • 1941 : Le 27 f√©vrier, un soldat allemand est jet√© dans le canal Saint-Denis par deux personnes. Le 14 mai est organis√©e la premi√®re rafle de juifs par la Pr√©fecture de Police. Le 15 mai, la direction clandestine du Parti communiste appelle √† la constitution d'un ¬ę Front national pour la libert√© et l'ind√©pendance de la France ¬Ľ; √† Saint-Denis, il regroupera des membres de diff√©rentes sensibilit√©s. Plusieurs militants socialistes participent √† la constitution de groupe ¬ę Lib√©ration Nord ¬Ľ. L'un d'entre eux, Lucien Bourriau, parvient √† sauver deux jeunes filles juives. Le 13 d√©cembre est arr√™t√© Marcel Paul, qui deviendra plus tard ministre du g√©n√©ral De Gaulle.
  • 1942 : Le 14 avril, un acte de sabotage a lieu √† l'usine Hotchkiss, o√Ļ la direction collabore activement avec l'Occupant et porte la dur√©e du travail √† 60 heures par semaine. Le 29 mai, les juifs de la ville doivent porter l'√©toile jaune. En octobre, plusieurs gr√®ves ont lieu dans les usines Hotchkiss, Delaunay et Cazeneuve pour protester contre les d√©parts de main d'Ňďuvre vers l'Allemagne.
  • 1943 : Le 23 mars, D√©sir√© Lelay, ancien conseiller municipal de la ville, secr√©taire du syndicat CGT de la m√©tallurgie meurt apr√®s s'√™tre √©vad√© d'un camp d'internement. En mai et juin, naissance du ¬ę comit√© local de lib√©ration de Saint-Denis ¬Ľ. Le 27 mai, Jean Moulin tient la premi√®re r√©union du Conseil national de la R√©sistance o√Ļ l'on trouve Auguste Gillot, √©lu conseiller municipal en 1937. Le 14 juillet, une manifestation est organis√©e par plusieurs centaines d'habitants qui crient ¬ę Vive la France ! ¬Ľ ; √† la suite de d√©nonciations, 35 jeunes sont emprisonn√©s.
  • 1944 : Les 21 avril, 22 juin, 2 ao√Ľt et 7 ao√Ľt, la ville subit de durs bombardements, en particulier dans le quartier de la Plaine. On comptera 355 morts et plusieurs centaines de sinistr√©s. Le 17 ao√Ľt, Henri Bulliard est charg√© par l'√©tat-major de la r√©sistance de former les troupes qui devront reprendre la ville; il re√ßoit le renfort de la compagnie des 250 √† 300 Francs-tireurs et partisans de Roger S√©mat. Le 18 ao√Ľt, des barricades sont lev√©es; les ponts, la gare, les usines de gaz et la centrale √©lectrique de Pleyel sont plac√©s sous surveillance de la r√©sistance. La mairie est prise le 20 ao√Ľt √† 8 heures du matin, sur ordre du comit√© local de lib√©ration pr√©sid√© par Fernand Vanhollebeke. Le 27 ao√Ľt, les troupes du g√©n√©ral Leclerc entrent dans la ville.

Après guerre

Apr√®s la Lib√©ration, Saint-Denis conna√ģt, comme l'ensemble du pays, un important d√©veloppement √©conomique, marqu√© notamment par la pr√©sence d'une grande vari√©t√© d'industries (m√©tallurgie, machines outils, arts graphiques entre autres) et de nombreux grands √©tablissements, √† commencer par l'usine √† gaz du Landy.

Entrée de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis, en 1981

Prenant la suite de certaines des entreprises de la première époque industrielle de Saint-Denis, on trouve ainsi des entreprises comme Jeumont Schneider, Thomson, Nozal, Cazeneuve ou encore Languepin. Saint-Denis accueille également un établissement de la SEITA, et plusieurs entreprises du secteur de la presse, comme l'imprimerie du journal Le Monde ou l'entreprise Paris Print Impression.

Le développement économique et démographique (la ville compte près de 100 000 habitants en 1968) s'appuie aussi, comme cela a été vu plus haut, sur la réalisation de très nombreux logements sociaux, notamment par résorption des bidonvilles situés dans certains quartiers. Entre 1948 et 1973, on construit ainsi plus de 10 000 logements HLM à Saint-Denis.

Toutefois, la ville est touch√©e de plein fouet par la crise √©conomique dans les ann√©es 1970 et 1980. Attir√©s par le faible co√Ľt des loyers, et la proximit√© de la capitale, de nombreux immigr√©s s'y installent. La Plaine Saint-Denis qui fut la plus grande zone industrielle d'Europe devient la plus grande friche industrielle du continent.

En 1980, Saint-Denis accueille sur son territoire la jeune universit√© de Paris VIII qui, fond√©e peu apr√®s 1968 dans le Bois de Vincennes, vient d'en √™tre d√©log√©e manu militari. On lui octroie l'emplacement d'un IUT, aussit√īt ras√©, et on reconstruit en h√Ęte des locaux modernes.

Après 1998

Depuis l'inauguration du Stade de France, inaugur√© le 28 janvier 1998, la ville qui avait connu un grave d√©clin √©conomique est de nouveau en plein essor, notamment dans le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le dynamisme autour du Stade de France a √©t√© renforc√© par l'impact Coupe du Monde 1998. Ce dynamisme se poursuit depuis 2000 dans une structure intercommunale (dont la Plaine de France est le cŇďur) : Plaine Commune. Cette structure regroupe depuis 2005 huit villes: Saint-Denis, Aubervilliers, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, √Čpinay-sur-Seine (membres fondateurs), L'√éle-Saint-Denis, Stains (depuis 2003) et La Courneuve (depuis 2005). D'abord pr√©sid√©e par le maire de Villetaneuse Jacques Poulet, Plaine Commune est dirig√© depuis janvier 2005 par Patrick Braouezec, d√©put√© et ancien maire de Saint-Denis.

Au-delà du stade lui-même et de l'image nouvelle qu'il donne à la ville, des acquis subsistent de la Coupe du Monde 1998, comme le prolongement de la ligne 13 du métro vers Saint-Denis - Université.

L'exp√©rience des multiples comp√©titions tenues depuis la Coupe du Monde 1998 sont un atout pour la candidature de Paris aux Jeux olympiques d'√©t√© de 2012, dans laquelle la ville est tr√®s impliqu√©e. H√©las, l'√©chec de la candidature fran√ßaise a compromis l'implication de l'√Čtat dans certaines op√©rations, comme les tramways en projets vers Sarcelles et Villetaneuse.

En novembre 2003, Saint-Denis a accueilli avec Paris le deuxième Forum social européen.

Le 26 mars 2006, un scrutin ill√©gal mais soutenu par la plupart des chefs de file de la gauche √©tait organis√© sur la question du droit de vote des √©trangers non-europ√©ens aux √©lections locales. Ce scrutin jug√© ill√©gal par le tribunal administratif de Cergy le 23 f√©vrier, a √©t√© organis√© par le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard et soutenu par des personnalit√©s comme Fran√ßois Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP)[12].

En septembre-octobre 2007, Saint-Denis a accueilli la Coupe du monde de Rugby.

Hameau de Saint Denis

Maisons de Seine

Au XIXe si√®cle, hameau de la commune de Saint Denis, √† c√īt√© de la Briche, sur les bords de la Seine.

Au XIIIe si√®cle, il s'appelait Vicus Secanoe, et fut ruin√© au XVIe si√®cle pendant les guerres de religion. Au XIXe si√®cle, c'√©tait un hameau florissant[9].

Démographie

√Čvolution d√©mographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 642 3 955 223 5 569 9 618 9 332 10 338 10 597 13 688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 930 22 052 26 117 31 983 34 908 43 895 48 009 50 992 54 432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
60 808 64 790 71 759 76 358 79 872 82 412 78 401 69 939 80 705
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
94 264 99 268 96 132 90 829 89 988 85 832 97 875 103 742  

Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes


Sources [13]:,[14]

Immigration

En 2005, 70% des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) avec une majorité de jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque[15],[16],[17].

√Čconomie

De 1975 √† 1995, Saint-Denis conna√ģt une grande crise industrielle sur le quartier de la Plaine Saint-Denis.

  • Le d√©veloppement des studios audiovisuels - le territoire est principal centre national de production audiovisuel, ne peut compenser cette h√©morragie.
  • Une prise de conscience intercommunale am√®nera √† la cr√©ation de Plaine-commune, qui sera tr√®s fortement dynamis√©e par la construction du stade de France.
  • Depuis les ann√©es 2000, l'installation de nouvelles entreprises tertiaires, notamment autour du stade de France, se traduit par une forte augmentation de l'emploi.
  • au 1er janvier 2007, il existe ainsi 68 000 emplois publics et priv√©s sur la ville [18], ce qui correspond au niveau qui avait √©t√© atteint au plus fort de la p√©riode industrielle.

En 10 ans, Saint-Denis compte 462 entreprises de plus (+ 23 %), dont de nombreux √©tablissements de services : SNCF, Afnor, Generali, Arcelor‚Ķ et un fort nombre d'√©tablissements de sant√© (Afssaps, Agence de biom√©decine, Haute autorit√© de sant√©, √Čtablissement fran√ßais du sang‚Ķ). Cependant, les travailleurs du site sont souvent des salari√©s provenant d'autres zones et le taux de ch√īmage de la ville reste tr√®s fort (21 % d√©but 2007, 4 200 RMIstes en 2006).

en 2005, le budget municipal s'est élevé à 183 millions d'euros.

Transports

Infrastructures de transport

La ville est desservie par les autoroutes A1 et A86, ainsi que par le boulevard périphérique de Paris. Elle est traversée par les routes nationales 1, 14 et 186.

Plusieurs faisceaux ferrovaires desservent la ville, dotée de trois gares, ainsi qu'une ligne de métro et une de tramway.

La Seine forme la limite ouest de la Commune, et le Canal Saint-Denis sépare le centre historique de la ville, de la Plaine Saint-Denis. Le port fluvial a perdu toute importance, mais le canal comprend encore des activités portuaires à Saint-Denis, généralement liées aux silos à béton.

Saint-Denis est facilement accessible par l'autoroute A1 depuis les aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Le Bourget (réservé à l'aviation d'affaires).

Transports en commun

Le tramway Enghien - Trinit√© devant l'actuel Th√©√Ętre G√©rard Philipe. On voit ici la sortie des ouvriers de l'usine Delaunay-Belleville

Au d√©but du XXe si√®cle, la ville fut un nŇďud de lignes de tramway qui connectaient la ville √† ses voisines (√Čpinay-sur-Seine et l'Enghien - Trinit√©, Pierrefitte, Stains, Aubervilliers, Villeneuve-la-Garenne, Saint-Ouen et Paris. Ces lignes ont toutes √©t√© supprim√©es avant 1938.

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La station du tramway Gare de Saint-Denis

La ville est desservie par plusieurs lignes majeures de transports :

La desserte s'est am√©lior√©e en 1998 (prolongement de la ligne (M) (13) jusqu'√† l'Universit√© de Paris VIII, nouvelles stations RER B et D √† proximit√© du stade‚Ķ), mais les transports publics lourds dans la ville restent incomplets. Les quartiers r√©sidentiels de l'est restent √† l'√©cart et les liaisons avec les villes environnantes difficiles[21].

Le prolongement de la ligne (M) (12) en 2012, station Front populaire √† la Plaine Saint-Denis, en limite d'Aubervilliers puis, ult√©rieurement √† Mairie d'Aubervilliers) feront dispara√ģtre un point noir.

Toutefois la ligne (M) (13), principale desserte de la ville tr√®s surcharg√©e et cause de nombreuses protestations des riverains. L'int√©gration de l'une des deux branches nord de la ligne dans la ligne (M) (14) fut un temps envisag√©e, finalement la solution retenue est un prolongement autonome de la ligne (M) (14) jusqu'√† la Mairie de Saint-Ouen en croisant la branche Asni√®res - Gennevilliers de la ligne (M) (13) √† Porte de Clichy et la station du (RER) (C) √† gare de Saint-Ouen. Ce prolongement, d'une longueur de 5,2 km, devrait permettre de diminuer la fr√©quentation de la partie nord de la ligne (M) (13) d'environ 25 %[22],[23].

Le prolongement vers Gennevilliers par l'√éle-Saint-Denis du (T) (1) en 2011 permettra enfin d'ouvrir une vraie liaison avec le d√©partement voisin des Hauts-de-Seine et la ville de Gennevilliers (par l'√éle-Saint-Denis).

La r√©alisation du (T) (8) au d√©part de la Porte de Paris vers √Čpinay et Villetaneuse s'engage en 2010/2011, mais la section sud de ce projet, entre la Porte de Paris √† Saint Denis, le quartier du Franc Moisin et du stade de France vers la gare √Čvangile du (RER) (E) dans le quartier de la Porte d'Aubervilliers demeure tr√®s incertaine, car non √©tudi√©e.

La réalisation de la ligne 5 du tramway entre la Place du 8 mai 1945, Pierrefitte-sur-Seine et la Gare de Garges - Sarcelles a débuté à la fin 2008.

Les transports collectifs lourds de la ville et au-delà du département vont s'améliorer à moyen terme, mais resteront sans doute longtemps insuffisants.

Administration

L'h√ītel de ville de Saint-Denis.

Depuis la libération 1945 Saint Denis est une ville historiquement de gauche (communiste), elle appartient à la ceinture rouge. Aux elections municipales de 2008 la gauche est divisée et la majorité communiste doit faire face à des primaires imposées par le PS. La liste SAINT DENIS POUR TOUS regroupant la majorité PC, Verts, MRC, Lutte ouvrière... remporte au second tour l’élection municipale (Le PS ayant refusé tout accord décide de rester dans l'opposition).

Intercommunalité

Saint-Denis est membre-fondateur de la communaut√© d'agglom√©ration Plaine Commune, qui s'√©tend sur huit villes, et joue un r√īle √©conomique fondamental aux portes de Paris. La commune est aussi membre-fondateur du syndicat Paris M√©tropole.

Situation administrative

La ville est chef-lieu de trois cantons :

Apr√®s avoir √©t√© le si√®ge d'un arrondissement de l'ancien d√©partement de la Seine, la ville est √† nouveau le chef-lieu d'un arrondissement du d√©partement de la Seine-Saint-Denis, depuis le d√©cret N¬į93-259 du 26 f√©vrier 1993.

Liste des maires successifs

Didier Paillard (en haut à droite), lors des Secondes assises de la Porte de Paris, le 19 avril 2008

La ville est gérée par des maires communistes depuis la Libération. Elle l'était depuis (au moins) 1930 avec Jacques Doriot, avant qu'il ne soit exclu du PCF. Doriot ayant été contraint à la démission en 1937, le communiste et futur résistant Fernand Grenier reconquiert la ville (et le siège de député).

Liste des maires successifs de Saint-Denis[24]
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
11 décembre 2004 2014 Didier Paillard PCF Conseiller général (1994-2008)
1991 2004 Patrick Braouezec PCF Député depuis 1993
1971 1991 Marcelin Berthelot PCF Député
1944 1971 Auguste Gillot PCF  

Lors des √©lections municipales de 2008, le PS a provoqu√© une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu'il perdit face √† la liste d'union de nombreuses forces de gauche, men√©e par le PCF. Il s'est n√©anmoins maintenu au second tour, alors que la liste UMP fusionnait avec celle du MoDem. Lors du second tour, la liste men√©e par le maire sortant Didier Paillard a gagn√© l'√©lection au second tour par 51,12 % des exprim√©s face au PS et √† la liste d'union UMP - MoDem[25], qui constituent l'opposition municipale.

Groupe Président Effectif Statut
Groupe Saint Denis Pour Tous Laurent Russier 40 majorité (maj.PC)
Groupe PS & Partenaires Georges Sali 8 opposition (PS)
Groupe UMP Xavier Ducos Fonfrède 3 opposition (UMP/PR)
Groupe Mouvement Démocrate Claire O'Petit 2 opposition (MoDem)

Conseil consultatif des citoyens étrangers

Dans la lign√©e du r√©f√©rundum local du 26 mars 2006[26], o√Ļ la municipalit√© avait consult√© la population sur la possibilit√© de permettre de voter aux √©lections locales pour les √©trangers non-europ√©ens[27], le conseil municipal du 17 avril 2008 a cr√©√© un Conseil des citoyens √©trangers, compos√© de dix hommes et dix femmes, d√©sign√©es par le Conseil municipal, √† raison de 15 repr√©sentants pour la majorit√© municipale et 5 pour l'opposition.

Ce conseil sera consulté sur tous les grands sujets et participera pleinement à l'élaboration de la politique municipale[28].

Sécurité

Le taux de criminalit√© de la circonscription de police de Saint-Denis (incluant L'√éle-Saint-Denis) [29] (crimes et d√©lits, chiffres 2005) est de 150,71 actes pour 1000 habitants ce qui est tr√®s largement sup√©rieur aux moyennes nationale (83/1000) et d√©partementale (95,67/1000) et avec un taux de r√©solution des affaires par les services de police de 19,82 %, le plus bas du d√©partement [30]. Elle tient aussi le triste record du plus haut taux de violence en France et en Europe (31,27% alors que la moyenne nationale est de 6 ) avec notamment 1899 vols violents et 1031 agressions par ans en 2010 (ce qui √©quivaut √† une moyenne de 6 larcins et 3 agressions par jours ) [31].

Jumelages

En projet: camp de Drapeau de la Palestine Gaza (Palestine)

De plus la ville a entrepris des programmes d'aide et de coopération avec

Enseignement

Enseignement scolaire

  • 28 √©coles maternelles publiques
  • 29 √©coles √©l√©mentaires publiques
  • 8 coll√®ges publics
- Collège La Courtille
- Collège Elsa Triolet
- Collège Fabien
- Collège Federico Garcia Lorca
- Collège Henri Barbusse
- Collège Iqbal Masih
- Collège Jean Lurçat
- Collège Pierre de Geyter
  • 5 lyc√©es publics :
- Lyc√©e polyvalent r√©gional Paul √Čluard
- Lycée polyvalent régional Suger
- Lycée professionnel Bartholdi
- Lycée d'application de l'E.N.N.A.
- Maison d'éducation de la Légion d'honneur
  • Enseignement priv√© :
- Ensemble scolaire Jean-Baptiste de la Salle et Notre-Dame de la Compassion
- Collège et lycée Saint Vincent de Paul

Enseignement supérieur

Entrée de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis, en 1998
L'IUT de Saint-Denis

Monuments et lieux touristiques

Le tympan du portail de l'ancien couvent des Ursulines
Ce couvent a été construit en 1644, sur des plans attribués à François Mansart pour la congrégation des Ursulines, qui était arrivée à Saint-Denis en 1628.
L'√©glise, trois ailes du clo√ģtre et une partie des b√Ętiments claustraux ayant √©t√© d√©molis √† la fin du XIXe si√®cle, ce qui restait de l'ancien monast√®re fut am√©nag√© en logements et vendu en copropri√©t√©.
  • La basilique du XIIe si√®cle, n√©cropole des rois de France - premi√®re √©glise de style gothique au monde, elle est √† la fois une √©glise cath√©drale, abbatiale et royale.
  • Le stade de France. Inaugur√© en janvier 1998, il contient 80 000 places, et accueille des matches de football (finale de la coupe du monde 1998), de rugby √† XV, des comp√©titions d'athl√©tisme et des concerts.
  • La maison d'√©ducation de la L√©gion d'honneur, √† c√īt√© de la Basilique, assure l'enseignement des jeunes filles, petites filles et arri√®res-petites filles de personnes d√©cor√©es de la l√©gion d'honneur ou de l'ordre du m√©rite qui le souhaitent. Il occupe le clo√ģtre de l'ancienne Abbaye royale de Saint-Denis.
  • La maison des Masques (ou des mascarons), rue de la Boulangerie, date de la fin des ann√©es 1730 et est aujourd'hui mur√©e et √©tay√©e. Son nom vient des quatre visages sculpt√©s qui surplombent chaque fen√™tre de l'√©tage.
    Classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 25 janvier 2006, sa réhabilitation est envisagée par une société immobilière spécialisée, qui y aménagera des logements et un commerce[32].
  • Le portail du couvent des Ursulines, rue des ursulines, comprenant un splendide tympan orn√© d'une Vierge √† l'Enfant, attribuable √† la seconde moiti√© du XVIIe si√®cle.
  • Le Carmel royal de Saint Denis, qui abrite le Mus√©e d'Art et d'Histoire de la ville.
  • Maison des Arbal√©triers[33], ancien s√©choir de la manufacture de toiles peintes de Rodolphe Ebinger construit pendant la R√©volution.
  • L'√©glise Saint-Denis-de-l'Estr√©e[34], sur le boulevard Jules-Guesde, construite entre 1864 et 1866 sur des plans de l'architecte Eug√®ne-Emmanuel Viollet-le-Duc[35].
  • Le mus√©e de l'orf√®vrerie Bouilhet-Christofle[36],[37] d√©tenant une collection de plus de 2 000 pi√®ces d'orf√®vrerie cr√©√©es par Christofle depuis 1830 est aujourd'hui d√©finitivement ferm√©.
  • Un b√Ętiment anodin mais symbolique sur le quai de Seine juste en face de l'√éle-Saint-Denis, la Maison de Fran√ßois Coignet. Il est le premier b√Ętiment en b√©ton arm√© de France. En l'absence de tout usage, il est tr√®s d√©grad√©.
  • Maison de logement des ouvriers de l'usine Coignet[38], construite en 1870 par Fran√ßois Coignet en b√©ton Coignet. Elle avaiet pour but de cr√©er un lien avec les activit√©s de production de l'entreprise et de montrer les pr√©occupations sociales de son directeur. Au-dessus des fen√™tres et en encadrement de porte coch√®re, des d√©corations florales en b√©ton moul√© ont √©t√© r√©alis√©es.
  • L'ancien si√®ge du quotidien l'Humanit√©, con√ßu par l'architecte br√©silien Oscar Niemeyer √† proximit√© de la Basilique, est remarquable par la plasticit√© de ses fa√ßades ondulantes, par la mise en Ňďuvre du b√©ton, et par la place qu'il occupe dans l'architecture contemporaine[39].
  • L'√ģlot n¬į8 Basilique[40], ensemble de logements sociaux construit dans le cadre de la r√©habilitation du centre ville de Saint-Denis sur les plans de l'architecte Ren√©e Gailhoustet entre 1977 et 1986. Cette op√©ration renouvelle l'id√©e de centre ville et se situe √† deux pas de l'H√ītel de ville et de la basilique.

Ville fleurie : deux fleurs renouvel√©es en 2009[41].

Personnalités liées à la ville

L'Abbé Suger, dans un manuscrit ancien.
Didier Daeninckx.

Culture et loisirs

  • M√©diath√®ques communautaires de Saint-Denis[42] : membres du r√©seau de lecture publique de Plaine Commune, 4 m√©diath√®ques desservent le territoire de Saint-Denis (Centre-ville - depuis 1798, Gulliver - depuis 2004, Don Quichotte - depuis 2007, Aladin - depuis 2007). La m√©diath√®que du Centre-ville h√©berge environ 100 000 documents patrimoniaux allant du XVe au XXe s.
  • Unit√© d'arch√©ologie de la ville de Saint-Denis (UASD)
  • Th√©√Ętre G√©rard Philipe Centre Dramatique National dirig√© par Christophe Rauck[43]
  • Association G√©n√©ration NTM [44]
  • La compagnie DCA de danse contemporaine de Philippe Decoufl√©
  • Mus√©e d'Art et d'Histoire : fonds exceptionnel sur la Commune de Paris et Paul √Čluard.
  • Cin√©ma d'art et d'essai l'√Čcran.
  • Salle de concert ¬ę la ligne 13 ¬Ľ
  • La F√™te des Tulipes, en avril de chaque ann√©e, dans le Parc de la L√©gion d'honneur
  • La F√™te de la ville a lieu le week-end le plus proche de la saint Denis, le 9 octobre
  • Festival de Musique, en juin, parmi les plus renomm√©s de France
  • Festival Metis, vers mars
  • Th√©√Ętre de la Belle √Čtoile, qui accueille en r√©sidence la Compagnie Jolie M√īme [45]
  • Caf√© culturel, lieu de concerts et d'expositions
  • Espace d'exposition ADADA
  • Les Nuits du vendredi, animations nocturnes une fois par mois
  • Les r√©serves du Mus√©e des arts et m√©tiers de la rue Saint-Martin √† Paris.
  • Karine Saporta installe dans le quartier de la Gare son Auteur Studio - compagnie Karine Saporta, qui devrait ouvrir au printemps 2009[46].

Sports

  • Le stade de France accueille de grandes comp√©titions de football, le Tournoi des six nations, divers √©v√©nements ou concerts
  • En 2007, la ville a accueilli la Coupe du monde de rugby √† XV
  • Meeting annuel d'athl√©tisme, premier au monde par son affluence
  • Semi-marathon annuel, la ¬ę Voie royale ¬Ľ
  • Plus de 10 % de la population est inscrite dans un club de la ville, pour pratiquer un vaste √©ventail de sports dans les salles d√©di√©es de la ville.

Produits locaux

Miel béton

Du ¬ę miel b√©ton ¬Ľ est produit √† Saint Denis par le parti po√©tique[47]

Cultes

  • Catholique
    La ville, en plus de la Basilique, possède de nombreuses églises et chapelles.
  • Protestant
    La ville dispose d'un temple protestant, successeur du lieu de culte construit pour les gardes suisses de l'Ancien Régime, installés dans l'ancienne caserne de Saint-Denis.
  • Orthodoxe
  • Juif
  • Musulman
    La ville possède 11 lieux de cultes musulman[48].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Populations l√©gales 2008 de la commune : Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) sur le site de l'Insee
  2. ‚ÜĎ Journal Officiel, loi n¬į64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la r√©organisation de la r√©gion parisienne
  3. ‚ÜĎ Le Journal de Saint-Denis, n¬į770, 17 d√©cembre 2008, page 15.
  4. ‚ÜĎ Le Journal de Saint-Denis, no 754, 2 juillet, page 9
  5. ‚ÜĎ Le centre bus de Saint-Denis succ√®de √† l'ancien d√©p√īt des tramways dit de Gonesse, dont l'emplacement est aujourd'hui le si√®ge des services techniques municipaux de Saint-Denis
  6. ‚ÜĎ Bient√īt un port de plaisance, Le Parisien, √©dition de Seine-Saint-Denis, mardi 12 mai, page I
  7. ‚ÜĎ Marie-Pierre Bologna, ¬ę Drancy : Le dernier maraicher, vedette du salon gastronomique ¬Ľ, dans Le Parisien, √©dition Seine-Saint-Denis, 14 avril 2008 
  8. ‚ÜĎ Immeuble insalubre impasse Picou : une assoce tire la sonnette d'alarme, Dominique Sanchez, Le Journal de Saint-Denis n¬į758, 24 septembre 2008, page 3
  9. ‚ÜĎ a, b et c Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  10. ‚ÜĎ L'Humanit√©, 17 juillet 1996
  11. ‚ÜĎ De nombreuses informations sont issues d'une brochure √©dit√©e par la municipalit√© en 2005 pour le soixanti√®me anniversaire de la Lib√©ration de la ville.
  12. ‚ÜĎ ¬ę Saint-Denis : le r√©f√©rendum sur le vote des √©trangers attire les √©lecteurs ¬Ľ, Le Figaro, 26 mars 2006
  13. ‚ÜĎ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  14. ‚ÜĎ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  15. ‚ÜĎ Mich√®le Tribalat, Immigration et d√©mographie des pays d‚Äôaccueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 √† 35
  16. ‚ÜĎ Mich√®le Tribalat, Les yeux grands ferm√©s, Deno√ęl, 2010
  17. ‚ÜĎ Mich√®le Tribalat, Les jeunes d'origine √©trang√®re in Revue Commentaire, juin 2009, n¬į126, p.436
  18. ‚ÜĎ INSEE - R√©sultats du recensement de la population de 2007 - Emploi et population active
  19. ‚ÜĎ L'Express du 12/06/09 "La cit√© du cin√©ma de Luc Besson ouvrira en 2012"
  20. ‚ÜĎ a et b {{Ouvrage
  21. ‚ÜĎ Site de Plaine Commune : http://www.plainecommune.fr/page/p-119/art_id-308/
  22. ‚ÜĎ STIF : le conseil vote √† l‚Äôunanimit√© le prolongement de la ligne 14 pour d√©saturer la ligne 13, 8 avril 2009
  23. ‚ÜĎ STIF : D√©saturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14, 8 avril 2009
  24. ‚ÜĎ Liste des maires de Saint-Denis sur www.francegenweb.org
  25. ‚ÜĎ R√©sultats des √©lections municipales 2008 - 2nd tour
    Votants 41,9 %
    Exprim√©s 40,3 %
    Liste Paillard (PCF) - 51,1 % des exprim√©s - 41 si√®ges
    Liste Sali (PS) - 30,6% des exprimés - 8 sièges
    Liste Ducos-Fonfr√®de (UMP) - 18,3 % des exprim√©s - 4 si√®ges
    Source Le Parisien.
  26. ‚ÜĎ Ce r√©f√©rundum a √©t√© jug√© ill√©gal par jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise
  27. ‚ÜĎ ¬ę Saint-Denis : le r√©f√©rendum sur le vote des √©trangers attire les √©lecteurs ¬Ľ, Le Figaro, 26 mars 2006
  28. ‚ÜĎ E.S., ¬ę Saint-Denis : Creation d‚Äôun conseil des citoyens √©trangers ¬Ľ, dans Le Parisien, √©dition Seine-Saint-Denis, 18 avril 2008 
  29. ‚ÜĎ Pr√©fecture de Seine-Saint-Denis : le commissarit de Saint-Denis et son ressort de comp√©tence
  30. ‚ÜĎ Le Figaro - D√©linquance : Palmar√®s 2005 de la Seine-Saint-Denis
  31. ‚ÜĎ http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/taux-violence.pdf
  32. ‚ÜĎ Source : Le journal de Saint-Denis N¬į658 du 5 avril 2006
  33. ‚ÜĎ Saint-Denis : Maison des Arbal√©triers
  34. ‚ÜĎ Tourisme 93: Patrimoine: Edifices religieux: Eglise Saint-Denis de l'Estr√©e
  35. ‚ÜĎ Base M√©rim√©e : Eglise Saint-Denis-de-l'Estr√©e
  36. ‚ÜĎ [htp://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&REQ=((PA93000026)+%3AREF+) Base M√©rim√©e : Usine de l'Orf√®vrerie Christofle]
  37. ‚ÜĎ Atlas du patrimoine 93 : usine de l'orf√©vrerie Christophle
  38. ‚ÜĎ Atlas du patrimoine 93 : immeuble d'habitation de l'usine Coignet
  39. ‚ÜĎ Le b√Ętiment est inscrit au titre des monuments historiques par arr√™t√© du Pr√©fet d'√éle-de-France 2007 - 587 du 23 avril 2007.
  40. ‚ÜĎ G√©rard Monnier - Le logement social en Seine-Saint-Denis (1850-1999) - pp.51 - A.P.P.I.F., Paris - ISBN 2-905913-40-1
  41. ‚ÜĎ Palmar√®s du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis. Consult√© le 15 f√©vrier 2010
  42. ‚ÜĎ Site des m√©diath√®ques de Plaine Commune
  43. ‚ÜĎ Site du TGP
  44. ‚ÜĎ Site de G√©n√©ration NTM.
  45. ‚ÜĎ Site officiel.
  46. ‚ÜĎ Marie-Pierre Bologna, ¬ę Un grand nom de la danse choisit Saint-Denis ¬Ľ, dans Le Parisien, √©dition Seine-Saint-Denis, 26 juillet 2008 
  47. ‚ÜĎ Site officiel.
  48. ‚ÜĎ L'Annuaire musulman, √©dition 2008

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jacques Grossard, Huit villes √† d√©couvrir en √éle-de-France : Plaine Commune, Neuilly-sur-Seine, Vendredi Treize √©ditions, coll. ¬ę Urban's guide ¬Ľ, 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4) [pr√©sentation en ligne] 
  • Guide du Routard de la banlieue
  • Atlas historique de Saint-Denis, des origines au XVIIIe si√®cle, sous la direction de Michel WYSS, √Čditions de la Maison des sciences de l'Homme, Paris, 1996
  • Sous la direction de Roger Bourderon et de Pierre de Peretti, Histoire de Saint-Denis, Privat, coll. ¬ę Pays et villes de France ¬Ľ, 1988 (ISBN 2-7089-8270-2) 
  • Saint-Denis : notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'√©cole d'Alembert (Mont√©vrain), coll. ¬ę √Čtat des communes du d√©partement de la Seine √† la fin du XIXe si√®cle ¬Ľ, 1902, 323 p. [lire en ligne] 

Liens externes

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