Saint-Agnan (Nièvre)

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47° 19′ 09″ N 4° 05′ 45″ E / 47.3191666667, 4.09583333333

Saint-Agnan
Administration
Pays France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon(Ville)
Canton Montsauche-les-Settons
Code commune 58226
Code postal 58230
Maire
Mandat en cours
Guy Sarrado
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Grands Lacs du Morvan
Démographie
Population 159 hab. (2006)
Densité 6,7 hab./km²
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 09″ Nord
       4° 05′ 45″ Est
/ 47.3191666667, 4.09583333333
Altitudes mini. 437 m — maxi. 630 m
Superficie 23,87 km2

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Voir la carte administrative

Saint-Agnan (Saint Aignin en bourguignon-morvandiau) , appelée également Saint-Agnan-en-Morvan, est une commune française, située dans le département de la Nièvre et la région Bourgogne.

Sommaire

Géographie

Saint-Agnan est situé dans le parc naturel régional du Morvan, à 14 km de Saulieu, 30 km d'Avallon et mi-chemin entre Paris et Lyon (220 km). Situé dans la Nièvre, juste à la limite des départements de l'Yonne (Abbaye de la Pierre-Qui-Vire, Saint-Léger-Vauban) et de la Côte-d'Or (Saulieu). Cette commune de 2 387 ha, était au XIXe siècle couverte de 858 ha de bois, ensemble du territoire maigre et marécageux, présentant un aspect triste et quelque peu sauvage, selon la description qu'en fait l'abbé Jacques-François Baudiau, dans son essai géographique du Morvan.

Ce finage est traversé du Sud au Nord par le Cousin, passant par l'étang de La Chevrée et le lac de Saint-Agnan à la sortie duquel il prend le nom de Trinquelin, appellation qu'il avait jadis sur tout son parcours de la commune. Il y avait jadis trois vastes étangs, dont seul subsiste au XIXe siècle, celui de Saint-Agnan, sous la chaussée, de l'étang de la Chevrée, il y avait au temps jadis un moulin et une tannerie et il n'y restait plus à cette époque qu'un battoir d'écorce.

Au sud-est de Saint-Agnan, près de la Maitairie-Rouge, se trouve, dans un champ, une source chaude nommée Le Bouillon et qui fut très utile, l'hiver, aux gens des Cordins. De ce lieu s'étend la vallée, maigre et sauvage jusqu'à Eschamps.

À l'est, sur le chemin de La Roche-en-Brenil, on rencontre le hameau le plus important: Le Jarnoy. La tradition veut qu'il s'élevait en ces lieux, une maison seigneuriale, dont Le Champ du Château , rappellerait le souvenir. Des fouilles furent faites, en espérant y trouver un trésor, sans aucun résultat.

Au nord, au lieu-dit Le Moulin Brûlé, sous la chaussée d'un vaste étang desséché, il y avait au début du XVIIIe siècle une forge à fer et une fonderie, établies par le comte de Montigny. Ce seigneur entreprenant avait également, au lieu-dit :Pavillon, une ancienne ferme bâtie dans les bois, au sud un haras de douze étalons et de deux cents juments qui tomba à cause de la mauvaise qualité des foins et de la fraîcheur des eaux[1]. Près de là, le hameau d des Gueniffets, qu'une méchante femme incendia en 1805

À l'ouest se trouve Les Champs-de-Bornoux, rattachés à la commune vers 1830. Il formaient auparavant une dépendance de Quarré-les-Tombes. En 1332, Jean d'Estaules, écuyer et seigneur de Champlois, y possédait un fief, tenant au bois de L'Hôpital et à ceux de Saint-Agnan, en fit aveu « à haute et puissante dame Simone de Chastellux, baronne du lieu et de Quarré »[2]

Histoire

Anciennement Sancti Aniani Capella ou Sanctus Anignus - Saint Agnan la Chapelle.

Au XIIe siècle, ce coin du Morvan n'était que bois et forêts profondes. Il n'y avait qu'une ferme, La Grange de Saint-Agnan (Sancti Aniani Grangia), que l'évêque d'Autun, Étienne Ier de Baugé, donna en 1136 à Guillaume, deuxième abbé de Fontenay ou Fontenet. Les moines ne retirèrent pendant bien longtemps que du beurre, des veaux, des porcs qu'ils y élevaient et dont le lieu dit La Porcherie, conserve le souvenir. Ils y envoyaient chaque année, pour y garder les troupeaux, des frères convers. L'abbé trouva des colons laborieux qu'il fit venir, leur donna des terres à défricher, en échange d'une rente annuelle de deux sous par journal et la dîme de toutes les céréales, à raison de vingt gerbes l'une. Ils s'établirent à leur gré en créant ainsi les lieux-dits qui existent toujours de nos jours et qui portent le nom de leur fondateurs, comme par exemple : Les Gueniffets, Les Loisons, Les Mathieux, Les Michaux, Les Pompons, Les Amands, Les Blancs, Les Chereaux, Les Corbières, Les Gros, Les Marlins, Les Cordins. Mais découragés par la stérélité de leurs champs, beaucoup partirent. Ceux qui restèrent furent retrayants de Saulieu. Une sentence du bailliage d'Auxois en date du 9 janvier 1568, qu'ils ratifièrent le 22 du même mois les condamna au guet-et-garde, en temps de péril, envers cette place, et à une partie des frais de l'entretien de ses fossés et de ses fortifications[3].


La Seigneurie et les Seigneurs de Saint-Agnan

La seigneurie était mouvante du Duché de Bourgogne et appartenait à l'abbaye de Fontenet, qui y avait droit de haute, moyenne et basse justice et y jouissait de tous les autres droits féodaux. Une partie, consistant en :terres, près, bois,étangs et bâtiments, d'un produit plus considérable que la seigneurie elle même était tenue en fief simple de l'abbé par la famille Bazin, de Saulieu. Celui-ci bienfaiteur de la paroisse la laissa à son décès à Germain et François Chartraire ses neveux. Guy Chartraire, seigneur en partie du lieu, ancien conseiller au parlement, commissaire aux requêtes du palais à Dijon, fait l'acquisition en 1717 du marquisat de Ragny, pour 220 000 livres, puis de la terre de Bourbilly, de Forléans, de Bierre-lès-Semur et se trouva être un des plus riches gentilshommes de son temps. Il institua son légataire universel, Guy II Chartraire son neveu et filleul, fils d'Émilien Chartraire, baron de Romilly et conseiller au parlement de Metz, avec sustitution aux enfants mâles de François Chartraire, seigneur de Bierre-lès-Semur, s'il décédait sans postérité, Guy I Chartraire s'éteignit dans son Hôtel de Saint Agnan, rue de Tournon, à Paris le 30 juin 1732.

Guy II Chartraire, Seigneur de Saint-Agnan, marquis de Ragny, de Bourbilly, de Forléans et autres lieux, épousa à Paris en l'église Saint-Sulpice, Marie Chauvelin, dont il eut un fils mort jeune. Homme irascible, il assassina, le 8 novembre 1734, sur le territoire de Champien, près d'Avallon, au finage de Pontaubert, le soir venu: le comte de Pierre Lazarre de Jaucourt, comte de Jaucourt, seigneur de Vaulx, qui l'avait traité de bâtard. Poursuivi par la veuve, il fut condamné à être roué vif, mais le roi commua sa peine à la détention perpétuelle. Il fut enfermé au Château de Pierre-Ancize, ou il mourut peu de temps après.

Saint-Agnan, Ragny et ses autres seigneuries, passèrent selon la clause de substitution à Marc-Antoine Chartraire, comte de Montigny, trésorier des États de Bourgogne, fils de François, seigneurde Bierre-lès-Semur. Ce nouveau seigneur agrandit son fief de Saint-Agnan en échangeant des terres contre les biens que possédait encore l'abbaye de Fontenet à Saint-Agnan, signant l'acte d'échange avec le comte Joseph André Zaluski,évêque polonais, abbé commandataire de l'abbaye de Fontenet, le 21 octobre 1740. Vont avec, la haute justice et le patronage de la cure. Cet échange fut opéré par Gaudrillot, prieur de l'Abbaye de Reigny, en qualité de commissaire des religieux de Fontenet, ratifié ensuite par l'abbé de Clairvaux et celui de Cîteaux, puis confirmé par lettres patentes du roi au mois de novembre 1741[4]. Depuis cette date, les religieux ne possèdent plus de biens à Saint-Agnan. Il laisse à son décès survenu vers 1750, Saint-Agnan à son fils Antoine Chartraire, lieutenant du roi dans les ville et château de Semur et Trésorier Général des États de Bourgogne après son père et à sa fille Jacqueline épouse de Guy Chartraire, marquis de Boubonne, Président au Parlement de Dijon. Antoine fait aveu en 1768 et décéde à Paris le 28 juin 1775, sans postérité. C'est son beau-frère Guy III Chartraire qui lui succède pour la totalité du fief le 30 décembre 1776 au nom de son épouse. Jacqueline avait vendu la seigneurie à Odiot, orfèvre de Paris, avant de décéder en décembre 1812. Ce dernier la revendit à M. Le Goux, ancien avocat[5].

Liste des seigneurs de Saint-Agnan

(liste non exhaustive)

  • Étienne Ier de Baugé, évêque d'Autun (1136).
  • Guillaume, abbé de l'Abbaye de Fontenay (1137).
  • François Bazin, bourgeois de Saulieu, possède en partie les terres de Saint-Agnan (1686).
  • Germain Chartraire et François Chartraire Sg de Bierre, neveux et héritiers de François Bazin en (1687)..
  • Guy I Chartraire, décédé le 30 juin 1732 dans son Hôtel de Tournon à Paris.
  • Guy II Chartraire, Sgr de Saint-Agnan, marquis de Ragny, de Bourbilly, de Forléans.
  • les Abbés de Fontenay toujours là au XVIIe siècle.
  • Marc-Antoine Chartraire, comte de Montigny, hérite vers 1735, acquiert le reste du fief aux moines en 1740, il décéde vers 1750.
  • Antoine Chartraire, (1750-1775), lieutenant du roi pour Semur, Trésorier Général des États de Bourgogne et sa sœur Jacqueline Chartraire, épouse de Guy Chartraire.
  • Guy III Chartraire, (1776), marquis de Bourbonne, beau-frère d'Antoine, pour la totalité du fief.
  • Jean-Baptiste Claude Odiot,(1763-1850) orfèvre de l'Empereur à Paris vers (1810).
  • M. Le Goux, ancien avocat.

La Révolution

Un an, à peine, après son adjonction au département de la Nièvre, elle voulut rompre ses nouveaux liens administratifs pour s'unir à celui de la Côte-d'Or. La délibération de la municipalité du 13 août 1791 fut bien reçue à Dijon, mais repoussée à Paris. De nouvelles tentatives, l'année suivante, n'eurent pas de meilleurs résultats.

L'église et les chapelles

Les frères convers qui venaient de l'Abbaye de Fontenet y bâtirent une chapelle au XIIe siècle siècle qui mirent sous le vocable de Saint-Agnan. Cette chapelle resta sans titre paroissial, jusqu'au milieu du XVIIe siècle siècle. Les habitants se rendaient le dimanche à l'office dans la paroisse le plus près de chez eux. En 1650, ils adressèrent une supplique à l'Évêque d'Autun: Monseigneur Claude de la Magdelaine, fils de François de la Magdelaine, marquis de Ragny. Le prélat mit le nouveau bénéfice dans la dépendance de l'archiprêtré de Quarré-les-Tombes et en donna la collation à l'abbé de l'Abbaye de Fontenet. En 1667, la paroisse comptait 40 familles et 200 communiants qui avaient tous fait leurs pâques, à l'exception des deux filles de Blaise Lucand, dont la vie immorale était publique[6].

Pour subvenir au besoin de leur curé les paroissiens s'obligèrent à lui donner :la quarantième gerbe de leur seigle outre la Vingtième qu'il payait déjà à l'abbé, du beurre aux Rogations, du fil... François Bazin voulut améliorer le sort du curé et légua en 1686, une somme de deux mille livres pour être employée en biens-fonds. En échange de quoi on devait célébrer, chaque semaine pour le repos de son âme et celle de ses ancêtres, une messe à laquelle on inviterait au prône du dimanche précédent, tous les paroissiens avec lesquels on dirait un Pater et un Ave à la même intention[7] On acheta avec cette somme, deux belles métairies qui coûtèrent 1800 livres, et qu'on engagea ensuite , à Guy Chartraire, héritier du bienfaiteur, pour un rente perpétuelle de 90 livres que l'abbé de Fontenet porta plus tard à 110 livres. Enfin en 1747,le curé et les fabriciens en firent une cession perpétuelle et irrévocable au seigneur, moyennant une rente annuelle de 340 livres.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Saint-Agnan fut le lieu d'un pèlerinage, le mardi de Pâques, pour tous les environs : Dun-les-Places, Saint-Brisson, Saint-Didier, Saint-Léger-de-Fourches, qui s'y rendaient en procession. Il ne cessa que vers 1835. En 1667, on s'y livrait déjà à divers abus : d'ivrognerie, de débauches, de jurements et de batteries[8]

Il avait été fondé en 1741[9], dans l'église, une confrérie de Saint-Hubert, pour porter :chaque habitant de la paroisse, à l'imitation du saint patron, à la pratique des vertus morales et chrétiennes[10]. Elle se composait du curé, du seigneur, fondateur et capitaine né, d'un lieutenant, d'un enseigne, d'un secrétaire et d'un trésorier, choisis parmi les membres résidant de la paroisse. Aucun confrère ne pouvait plaider sans la permission du capitaine, qui employait, avant de l'accorder, tous les moyens possibles de conciliation. Au jour de la fête de la Saint-Hubert, les membres de la confrérie devaient se trouver en armes au château de Saint-Agnan, pour aller à la chasse dans le lieu indiqué par le capitaine. Article 14 : Celui qui tuait un chevreuil, un sanglier, était tenu de l'en prévenir aussitôt, sous peine de voir sa médaille enlevée et son nom rayé du registre[11]. Les Statuts furent lus à la messe paroissiale le 1er janvier 1742 et signés par le curé : Millot, les officiers només: Chartraire de Montigny, Capitaine; Claude Louet, lieutenant; Pierre Armand, enseigne; Jean-Marie Guyot, secrétaire; Joseph Pompon, receveur des deniers de la Confrérie.

L'église fut reconstruite en 1836 et vient de faire l'objet d'une restauration complète, la mettant bien en valeur. Cet édifice presque aussi large que long possède une espèce de clocher qui s'élève sur le portail de l'Ouest dans lequel fut placé une seconde cloche en acier fondu au mois d'octobre 1865. L'ancien cimetière était situé derrière l'église, exigu, il n'était pas clos en 1667 et l'on pouvait y voir les bêtes y paître et les marchands étaler leurs denrées. Le nouveau se voit à flanc de coteau, face au lac, sur la route menant aux Blancs. Une croix en calcaire de 1889 y est érigée, classée à l'inventaire général du patrimoine[12].

Au début de 1846, l'encart des Champs Bornoux dépendait encore de la paroisse de Quarré-les-Tombes et fut rattaché à Saint-Agnan, suite à un accord entre l'Évêque de Sens, Monseigneur Mellon de Jolly et l'Évêque de Nevers, Monseigneur Dominique-Augustin Dufêtre. En 1856, un joli presbytère fut reconstruit un peu en avant de l'ancien, qui était misérable.

  • La Chapelle Saint-Pierre

Au nord, vers le Moulin-Brûlé, se trouve une chapelle, près de l'étang, où autrefois les paroissiens se rendaient en procession. C'est ici que repose la famille de l'ancien maire Dansain, qui l'a fait restaurer vers 1834. La chapelle est d'une architecture simple avec une entrée au bel encadrement de pierre, cette entrée est condamnée et ne comporte qu'une baie vitrée permettant de voir la dalle de pierre gravée au nom de la famille, Dansain. L'intérieur ne comporte qu'un petit autel et un bénitier en pierre inclus dans le mur. Derrière cette chapelle s'élève une stèle à la mémoire du Maquis Vauban, qui y passa l'hiver 1943-1944. Une stèle y fut inaugurée le 18 juillet 1976en hommage aux combattants de l'ombre[13].

La tradition veut que près du hameau des Gueniffets, bâti sur une hauteur, de l'autre côté de la prairie, est une pièce de terre dite : Le Couvent qui aurait abrité un couvent de femmes. Aucun texte ne vient étayer cette transmission orale. Aucune fouille ne fut entreprise.

Le Château

L'Actuel château est une reconstruction de 1840 réalisé pour le compte du seigneur local, l'orfèvre Jean-Baptiste Odiot. Il le revendit à l'avocat Gouz. Cette demeure qui devint la propriété de la ville de Nevers fut affectée par cette dernière à recevoir les colonies de vacances, en 1950. Ne répondant plus aux normes d'hygiène elle fut fermée par manque de crédit, pour la rénover. Le Château se délabra Racheté , ses propriétaires en firent un gîte rural et restaurant, en 1984, revendu, les nouveaux acquéreurs rénovent les intérieurs en 2005. les prairies jouxtant le Château servant au camping, au bord du lac.

La Mairie et l'École

L'école date de 1862, elle ferma ses portes vers 1990, le Directeur Monsieur Guy Sarrado, en était alors le seul instituteur, se partageant entre ses deux classes de chaque côté du couloir. Le poêle "était le 13éme élève" La mairie est dans cette même bâtisse.

La Résistance

La Nièvre est occupée le 5 juin 1940, par les Allemands, le département deviendra un foyer de résistance important, avec de nombreux maquis. Le Maquis Vauban est issu du maquis de Ravières, secteur Avalonnais Morvan (crée en 1942, sous l'impulsion de François Guillot. En 1944 Armand Simonnot (Théo) est responsable de ce groupe Début janvier 1944, à la suite d'une dénonciation par un milicien, le maquis d'Aubin, aliasBernard, installé en Forêt de Breuil, près de Saint-Brisson, comptant 53 hommes doit se scinder en deux pour être moins vulnérable. Six hommes restent avec Bernard, Maurice Blin, Lucien Charlot, Lucien Dion, Serge Girard, André Halck, Roger Loriot. Cinq d'entre eux seront exécutés. Dans l'autre groupe, Charlot se dirige sur Jarnois, hameau de Saint-Agnan où demeure la Grand-mère de Roger Loriot. Il retrouve là Roger et d'autres camarades du maquis initial. Le milicien l'a suivi, Jarnois est cerné, Lucien Charlot réussi à s'enfuir. Serge Girard, Maurice Blin, Lucien Dion et André Halck transférés à la prison d'Auxerre seront fusillés au champ de tir d'Egriselles Venoy le 14 mars 1944. Le Père Robert du Maquis Vauban, a contacté Henri Gueniffet, maire de Saint-Agnan, qui est une de ses planques et qui lui indique la Chapelle Saint-Pierre, comme refuge possible, pour y passer l'hiver, qui est terrible, avec 40 cm de neige. Maria Valtat et ses amis de Saint-Léger-Vauban, Théo et ses hommes du Maquis Vauban sont dans le collimateur. Roger Michot du hameau des Gros à Saint-Agnan est dénoncé par sa femme parce qu'il détenait un fusil ramassé sur le bord de la route, convoqué à la Kommandantur, il sera fusillé. La commune de St Léger est infesté de collaborateurs.

Le 2 février 1944, Armand SIMONNOT (Théo), premier membre du groupe FTFP, faillit tomber dans une embuscade à la scierie de Marie Brizard, il regagna par Ferrière et les bois le groupe Vauban à la Chapelle Saint-Pierre, il y avait là une douzaine d'hommes. Il avait recruté Albert Visinand de St Léger qui créera son propre groupe, pour rejoindre le maquis Camille, créé par Paul Bernard (Luc) et Jean Longhi (Lionel)[14].Il quittera le secteur 20 février 1944, pour rejoindre Ravières en Côte-d'Or, autre lieu de repli du maquis Vauban, parcourant avec ses camarades 50 km à pied en 18 heures. Grandjean sera responsable de l'organisation des maquis de la Nièvre[15]. En juin 1944 le Morvan compte jusqu'à 48 maquis, réparties sur 8 secteurs d'action et dont les effectifs avoisinent les 10.000 hommes, au moment de la Libération[16]. Sur la stèle située derrière la Chapelle St-Pierre sont gravés les noms des hommes du maquis:

tués au combat: Fred Bailly, Roger Calmus, Francisco Doblado-Blanco, Maurice Garnier, Jacques Hugot, Abel Mathiot, Valériano Palencio-Cantos, Jean Stougar, Louis Thiennot.

Fusillés: Maurice Berger, Albert Fremiot, Marcel Horteur, Xavier Horteur, Désiré Perrin, Lucien Rebut, Georges Vannereux.

Disparus en Déportation: Ahmed - Amor, Jean Barbey, Lucien Girardin, Harry Jourdain, Aimé Meunier, Emile Philippot, Guy Philippot, Jean Philippot, Emile Quantin, Gabriel Ramelet, Ramyahne, René Rimbert, Emile Rouyer, Charles Vieillard. Les premières année 1940-1943 furent très difficile pour les résistants qui finirent en grande majorité par êtr arrêtés, toturés, exécutés ou déportés, bien souvent à la suite de dénociations.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Guy Sarrado PCF Retraité
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[17])
1875 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
716 214 266 222 212 186 163 159
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • Lac de Saint-Agnan
  • Un village de vacances en plein parc naturel régional du Morvan, le « Bois du Loup », est encore en activité en 2008 à proximité. Il est lié aux activités de la ligue de l'enseignement.
  • L'Abbaye de la Pierre-Qui-Vire, toute proche
  • Dolmen dit La Grosse Pierre, près du hameau de La Cour-de-l'Agré, pierre qui portait une forme humaine gravée en profondeur, passant pour une des plus belle du Morvan, débité pour servir à la construction de Château d'Eschamps.
  • Église paroissiale St Agnan, renferme une Croix de Chemin du XIXe siècle,siècle, en calcaire placée derrière l'autel, inscrite à l'inventaire général du patrimoine[18]
  • Croix monumentale, près du hameau Les Cordins érigée par la famille Legros Gally, en mémoire de leur fils Pierre Legros, décédé sous les drapeaux à Toulon le 9 août 1885, âgé de 22 ans[19].
  • La Chapelle Saint-Pierre, tombeau des Dansain, monument commémoratif du Maquis Vauban.
  • Les Moulins: Moulin du Bourg - Moulin de Commartène - Moulin de Chèvre - Moulin de l'Huis-au-Gris - Moulin des Pierres(1868) - Moulins des Ruats - Moulin Brûlé.

Personnalités liées à la commune

(liste non exhaustive)

Bibliographie

  • Jacques-François Baudiau, Le Morvand, 1er édition en 1854, 2 vol. 2e édition 1865, 3 vol. 3e édition Guénégaud à Paris 3 vol + cartes, 1965.
  • Pierre Goubet, Diagnostic écologique partiel des complexes tourbeux de l'étang de la Chevrée à Saint-Agnanet de Champ Gazon à Montsauche-les-Settons - Compte-rendu d'expertise commandée par le Parc naturel régional du Morvan 2009 en préparation.
  • Henri Picard: Ceux de la Résistance, préface de Claude Farrerre de l'Académie Française, Ed: Chassaing, Nevers, 1947, 410p.
  • Jean-Claude Martinet: La résistance en Nivernais-Morvan, Ed: Horvath
  • Jacques Canaud: Les Maquis du Morvan
  • Dr E. Bogros: A travers le Morvan, 3e ed, augmentée d'une préface de Jean Drouillet, Paris; F.E.R.N.,sd, in-12,XXXV, 294p.
  • Joseph Bruley: Le Morvan coeur de la France, 1966, Paris, La Morvandelle, 3 vol. in-8°.
  • Eugène Choucary: Le Braconnier du Morvan, vie judiciaire, Paris,1930, in-12°, X-307 p.
  • Maurice Constantin-Weyer: Morvan, Paris, Ed: Rieder, 1929, in-12°,224 p.
  • Coutépée et Béguillet: Description générale et particulière du duché de Bourgogne 3e Ed Avallon, Ed: F.E.R.N. 1967, 4 vol, in-8°.
  • Mgr Crosnier: Hagiographie nivernaise ou vie des saints et autres pieux personnages qui ont édifiés le diocèse de Nevers, par leus vertus, Nevers Imp: L.M. Fay, 1858, in-4°,XXX-593 p.
  • Jean Drouillet: la chasse dans les traditions populaires du Nivernais et du Morvan, in: Bulletin philologique et historique (jusqu'en 1610) du C omité des Travaux historiques et scientifiques, 1964, Actes du 85e Congrès national des Sociétés savantes tenu à Lyon. pp.439-448.
  • Jean Drouillet: Folklore du Nivernais et du Morvan, La Charité-sur-Loire, Ed:Thoreau (Ed:Bernadat), 1959-1968, 5 vol, in-8°.
  • A. Guillaume: L'Ame du Morvan, contes, légendes..., Société des Amis du Vieux Saulieu (Côte-d'Or), 1971, in-8°, 208 p.
  • Capt Jean Levainville: Le Morvan, étude de géographie, Paris, Ed: A. Colin, 1909, in-8°, 305 p.
  • Joseph Pasquet: En Morvan, souvenir du bon vieux temps, Château-Chinon, Ed: R et J.P. Montaron, 1967, in-12°, 231 p.
  • H. Picard: Visage du Morvan, esquisse géographique touristique, gastronomique, etc., Nevers, Ed: Chassaing, 1944, in-12°, 238 p.
  • Georges Soultrait: Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, Paris Imp Impériale, 1865, in-4°, XII-246 p.

Voir aussi

Notes et références

  1. Courtépéee, Description de Bourgogne, t.IV, p.143.
  2. J.F. Baudiau, Le Morvand, p.86.
  3. Abbé Baudiau:op.cit. p.81, note:Archives de la ville de Saulieu et de La Chaux
  4. Dijon, Recueil des fiefs d'Auxois, tom.IX, p.856-944 ; Annuaire de Dijon 1790 ; Courtépée, Nouvelle édit, t.III, p554.
  5. Peut être Barthélemy Le Gouz de Saint-Seine, conseiller du roi au Parlement de Bourgogne, dit Le Goux
  6. Abbé Baudiau:op.cit., p.84.Note:Évêché d'Autun, procès-verbal de visite.
  7. Abbé Baudiau:op.cit.,p.82, note:Pièces manuscrites
  8. Abbé Baudiau:op.cit., p.83, note:Procès-verbal de visite, Autun.
  9. Statuts de la Confrérie en ligne:Pierre.Collenot Saint Martin de la Mer, Trésor des archives, statuts de la confrérie de St Hubert
  10. Abbé Baudiau:op.cit.,p83, note:Charte de Fondation.
  11. Abbé Baudiau:op.cit. p.83, note : Titre de fondation.
  12. Ministère de la Culture, Croix de Cimetière
  13. Stèle du Maquis Vauban
  14. [htt://pwww.maquismorvan.blogspirit.com/archive/2006/01/07/d-maquis-camille.html Le Maquis Camille]
  15. Mémoires Vivantes de Quarré-les-Tombes: Spécial période 39-45, supplément n°8, au Bulletin septembre 2004
  16. Histoire de la Nièvre de 1800 à 1944
  17. INSEE, population légale au 1er janvier 2006, consulté le 21 septembre 2009
  18. Ministère de la Culture, Croix de Chemin à St-Agnan
  19. Ministère de la Culture, Croix de Pierre Legros au hameau Les Cordins

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