Rue Saint-Honore

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Rue Saint-Honore

Rue Saint-Honoré

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1er, 8e arrt.
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rue Saint-Honoré
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Arrondissement(s) 1er, 8e
Quartier(s) Halles
Palais-Royal
Place-Vend√īme
Madeleine
Début 21, rue des Halles
Fin 14, rue Royale
Longueur 1840 mètres
Largeur 20 mètres (sauf en deux endroits, 17,50 m et 14,60 m)
Ancien(s) nom(s) Voir texte
G√©ocodification Ville de Paris : 8860

DGI : 8635

Nomenclature officielle
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La rue Saint-Honor√© est une rue de Paris situ√©e dans les 1er et 8e arrondissements. Elle doit son nom √† l'ancienne √©glise coll√©giale Saint-Honor√© (portant le nom de saint Honor√© d'Amiens) situ√©e autrefois dans le clo√ģtre Saint-Honor√©.

Située près du jardin des Tuileries et du marché Saint-Honoré, cette rue offre une multitude de musées.

Historique

La rue Saint-Honor√© est une voie tr√®s ancienne de Paris, prolongement vers l'Ouest du decumanus maximus gallo-romain de Lut√®ce. Elle porta les noms suivants :

  • entre la rue de la Lingerie et la rue de la Tonnellerie : rue de la Chausseterie, de 1300 au XVIIe si√®cle
  • entre la rue Tirechappe (disparue) et la rue de l'Arbre-Sec : rue du Chastiau Festu (1300) ou du Ch√Ęteau F√™tu
  • entre la rue de l'Arbre Sec et la rue du Rempart (disparue) : rue de la Croix du Trahoir, rue de la Croix du Tiroir, rue du Traihoir ou du Traihouer, du Trayoir ou du Trahoir, du Triouer ou du Trioir entre le XIIIe si√®cle et le XIVe si√®cle ; puis rue de la Chauss√©e Saint-Honor√© √† partir de 1450 ;
  • entre la rue du Rempart (disparue) et la rue Royale : chemin de Clichy (1204), grand chemin Saint-Honor√© (1283), chauss√©e Saint-Honor√© (1370), grand chemin de la porte Saint-Honor√© (1392), chemin Royal (1393), nouvelle rue Saint-Louis (1407), grand'rue Saint-Louis (1421), rue Neuve Saint-Louis (1430), grande rue du Faubourg Saint-Honor√© (1609), chauss√©e Saint-Honor√© (1634), rue Neuve Saint-Honor√© (1638)

En 1966, la partie comprise entre le Palais-Royal, le Th√©√Ętre Fran√ßais et la place Andr√©-Malraux a √©t√© d√©nomm√©e place Colette.

B√Ętiments remarquables

Une rue ¬ę r√©volutionnaire ¬Ľ

Rue de toutes les r√©volutions, o√Ļ fut en quelque sorte invent√©e la "barricade", √† l'angle de la rue de l'Arbre-Sec, lors de la journ√©e du m√™me nom (Journ√©e des barricades), le 12 mai 1588. √Čpisode qui vit la victoire de Guise sur Henri III et la fuite de ce dernier hors de Paris.

C'est dans cette rue, entre la rue de l'√Čchelle et la rue de Rohan, que se d√©roul√®rent les premiers combats des Trois glorieuses, le 27 juillet 1830, et que fut dress√©e la premi√®re barricade ; combats qui inspir√®rent √† Eug√®ne Delacroix son fameux tableau "La Libert√© guidant le peuple".

Pendant la r√©volution de 1848, le Club du Rh√īne se r√©unissait pr√®s de la chapelle de l'Assomption, le Club des Amis fraternels y avait son si√®ge au no 19, et √Čtienne Cabet y tenait ses r√©unions Icariennes... Une foule d'autres clubs y organisaient leurs assembl√©es.

C'est dans cette rue qu'avait demeur√© l'abb√© Morellet, adepte du lib√©ralisme √©conomique, encyclop√©distes prot√©g√© de Marie-Th√©r√®se Rodet Geoffrin dite Mme Geoffrin ; ce qui ne l'emp√™cha pas d'√™tre embastill√© pour sa "Pr√©face de la Com√©die des philosophes", le 11 juin 1760.

C'est l√† aussi que logea Jean-Baptiste Drouet, le ma√ģtre de poste de Sainte-M√©nehould qui avait fait arr√™ter Louis XVI √† Varennes et √©tait devenu d√©put√© √† la Convention. Il participe √† la Conjuration des √Čgaux qui se r√©unit chez lui pour pr√©parer la tentative d'insurrection contre le Directoire en mai 1796.

On rencontre aussi dans les parages de nombreux personnages de romans, comme le Bossu de Paul Féval qui, revenu à Paris pour confondre Gonzague, s'y cache avec Aurore-de-Never

Au no 22 se trouvait √† partir de 1849 le magasin central de l'Association Laborieuse et Fraternelle des ouvriers cordonniers, coop√©rative d'inspiration fouri√©riste.

no 47 : Demeure d'Antoine de Lavoisier, √©minent chimiste mais aussi Fermier g√©n√©ral, qui fut √† ce titre, comme tous ses coll√®gues, guillotin√© en 1794.

no 60 : Si√®ge du Club des Pr√©voyants pendant la R√©volution de 1848.

no 75 : Demeure de Napol√©on Bazin, membre de plusieurs soci√©t√©s secr√®tes r√©publicaines, impliqu√© dans l'attentat de Qu√©nisset contre le duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe 1er, √† son retour d'Alg√©rie en 1841.

no 82 : Demeure de Fran√ßois Chabot, ex capucin, auteur du "Cat√©chisme des sans-culottes", d√©put√© √† la Convention, membre du Comit√© de s√Ľret√© g√©n√©rale, impliqu√© pour trafic d'influences dans le scandale de la Compagnie des Indes, jug√© avec Danton et guillotin√© le 5 avril 1794.

no 93 : Boutique de l'apothicaire d'Henri IV dans laquelle celui-ci aurait re√ßu des soins apr√®s son assassinat le 14 mai 1610.

Au 96 (et √† l'angle du 2 rue Sauval anciennement rue des Vieilles-Etuves) : Emplacement du pavillon des singes, maison dans laquelle naquit Jean-Baptiste Poquelin, le futur Moli√®re, le 15 janvier 1622.

no 96 : Demeure de Richard Wagner lors d'un s√©jour √† Paris en 1839.

no 108 : Demeure de Jean-Jacques Pillot, membre de l'Association Internationale des Travailleurs, signataire de l'affiche rouge, √©lu √† la Commune en 1871.

no 111 : Carrefour de la Croix du Trahoir, un des plus anim√©s de Paris pendant des si√®cles. Station des chaises √† porteurs, cr√©√©es en 1639. Il s'y trouve une fontaine depuis 1359. Celle que l'on voit aujourd'hui est de 1776. C'est l√† qu'a lieu l'arrestation de Pierre Broussel, conseiller au parlement de Paris. Elle va constituer le point de d√©part de la Fronde, le 26 ao√Ľt 1648.

no 115 : C'est dans une boutique situ√©e √† cet emplacement qu'Axel de Fersen ach√®te l'encre sympathique qu'il utilise pour correspondre avec Marie-Antoinette d√®s 1774.

no 118 : Demeure de Jean-Baptiste Treilhard, membre du Comit√© de Salut Public puis Directeur.

Du 121 au 125 : H√ītel d'Aligre. Atelier de Philipp Wilheim Mathe, dit Creutz ou Kreutz, dit Curtius, anatomiste et barbier invit√© en France par le prince de Conti en 1770. Il sculpta les effigies en cire des personnages en vue de l'√©poque ; bustes qui, pendant la R√©volution, furent pour certains l'objet de manifestations triomphales, comme ceux de Necker et du duc d'Orl√©ans, et pour d'autres l'occasion d'autodaf√©s, comme ceux du Pape et de La Fayette.

no 123 : Emplacement de la Cour d'Aligre o√Ļ s'est tenue une r√©union politique publique √† la fin du Second Empire.

no 129 : Maison natale de Louis H√©bert, premier colon fran√ßais de Nouvelle-France, install√© en Acadie en 1575.

no 145 : Ancienne chapelle royale du Louvre dans laquelle pr√™ch√®rent Jacques-B√©nigne Bossuet et Nicolas Malebranche. Vou√©e au culte r√©form√© depuis 1811. Ci-devant Oratoire du Louvre pendant la R√©volution, si√®ge de la Section de l'Oratoire de 1790 √† 1792, devenue Section des gardes-fran√ßaises de 1793 √† 1795.

Entre les no 148 et 152 : Emplacement de la 1re Porte Saint-Honor√© de l'enceinte de Philippe Auguste, de 1190 √† 1533. Entre les no 148 et 150, un tr√®s ancien puits traverse plusieurs niveaux de cave.

Entre les no 155 et 161 : Emplacement de l'hospice des Quinze-Vingts cr√©√© par Louis IX pour abriter 300 chevaliers revenus aveugles des croisades en 1254. N'oublions pas qu'√† cette √©poque nous ne comptions pas en base 10 mais en base 20 ou 12. Sous Charles IX, on y organisa des combats d'aveugles pour la distraction du roi et de la cour...

no 155 : Premier "caf√© de la R√©gence" o√Ļ se tinrent vers 1750 des r√©unions de mise au point de l'Encyclop√©die. Fr√©quent√© par Voltaire, Diderot, d'Alembert, Rousseau, Marmontel, Benjamin Franklin, Le Sage, etc. S'y disputaient depuis 1715 de m√©morables tournois d'√©checs. C'est dans ce caf√© que Diderot situe le d√©but de son "Neveu de Rameau", √©crit en 1762. Ce caf√© √©tait situ√© sur le trajet des charrettes qui emmenaient les condamn√©s de la Conciergerie √† la place de la Concorde, lorsque la guillotine y √©tait install√©e. C'est de sa terrasse que David dessina Marie-Antoinette et Danton partant vers l'√©chafaud. Il fut le th√©√Ętre, en 1815, au d√©but de la Restauration, de nombreux affrontements entre officiers napol√©oniens d√©mobilis√©s et officiers royalistes.

C'est au caf√© de la R√©gence que Friedrich Engels retrouve Karl Marx, le 26 ao√Ľt 1844. Ils ne s'√©taient jusqu'alors crois√©s qu'une fois √† Cologne en 1842. Ils sont venus √† Paris pour cr√©er la revue "Les Annales franco-allemandes" qui ne conna√ģtra, devant les r√©ticences des "socialistes" fran√ßais (le mot venait d'√™tre invent√©), qu'un seul num√©ro double. C'est √† cette √©poque qu'ils √©crivent ensemble "la Sainte famille".

√Ä l'entr√©e des versaillais dans Paris, le 21 mai 1871, le Grand h√ītel du Louvre est r√©quisitionn√© par le bataillon des "Tirailleurs de Belleville" et les "Vengeurs de Flourens". C'est dans son grand salon que Napol√©on Gaillard p√®re, directeur des barricades sous la Commune, installe son quartier-g√©n√©ral.

no 161 : Emplacement en 1380 de la Porte Saint-Honor√© de l'enceinte de Charles V ; 2√®me porte de ce nom, dite aussi porte des Aveugles. Elle sera d√©molie en 1636. C'est en tentant de la prendre d'assaut que Jeanne d'Arc est bless√©e le 8 septembre 1429. Une des principales issues du Paris fortifi√©, elle verra de nombreux √©v√©nements, dont l'entr√©e des troupes royales dans Paris contre la Ligue le 12 mai 1588, et la "Journ√©e des Farines" : attaque de soldats d'Henri IV d√©guis√©s en √Ęniers, le 20 janvier 1591 pour tenter de prendre la ville dont il faisait le si√®ge et qui lui r√©sistait.

no 173 : Si√®ge du journal "Le Canard encha√ģn√©" dans lequel furent d√©couverts des micros pos√©s par la DST le 3 d√©cembre 1973. Gros scandale...

no 185 : Demeure d'Alexandre Dumas p√®re entre 1864 et 1866.

no 194 : Demeure de Paul Barras en 1789.

no 195 : Maison natale de F√©lix Tournachon, qui prendra le pseudonyme de Tournadar puis de Nadar. N√© le 6 avril 1820.

no 198 : Caf√© du Garde-Meuble. Demeure de l'abb√© Barbotin, d√©put√© du clerg√© aux √Čtats g√©n√©raux ; un des plus violents opposants au vote par t√™te qui provoquera la rupture entre le roi et l'Assembl√©e.

no 202 : Une des premi√®res salles de l'Op√©ra de Paris. Les Italiens, qui avaient √©t√© chass√©s par Louis XIV, y font un retour triomphal avec la troupe de Luigi Riccoboni dit L√©lio, sous la R√©gence de Philippe d'Orl√©ans le 18 mai 1716. L'op√©ra du Palais Royal subira plusieurs incendies et sera finalement remplac√© par la salle du Th√©√Ętre de la Porte Saint-Martin.

no 203 : H√ītel des Trois Pigeons o√Ļ loge Ravaillac le 13 mai 1610, la veille de l'assassinat d'Henri IV.

no 209 : Demeure et cabinet du docteur Joseph Ignace Guillotin apr√®s la R√©volution. Grand humaniste ; un des principaux r√©dacteurs de notre "D√©claration des droits de l'homme et du citoyen". C'est l√† qu'il meurt en 1814, ayant √©chapp√© de peu √† la machine qui porte injustement son nom.

no 211 : H√ītel de Noailles. Demeure de la future femme du marquis de La Fayette, amie de Marie-Antoinette. C'est l√† qu'ils se marient, le 11 avril 1774. Marie-Antoinette vient y accueillir La Fayette √† son retour d'Am√©rique, le 15 f√©vrier 1779. Ce sera √©galement la demeure de Charles-Fran√ßois Lebrun, Troisi√®me Consul, en 1802. Il abritera plus tard, sous le nom d'H√ītel St James et Albany, Francis Scott Fitzgerald, sa femme Zelda et leurs enfants en mai 1921 et, en octobre de la m√™me ann√©e, Sinclair Lewis qui travaille alors sur son personnage "George F. Babbitt". Cet h√ītel est √©galement cit√© par Graham Greene dans les "Voyages avec ma tante", √©crit en 1969.

no 214 : Si√®ge du club "Les Hommes libres" pendant la R√©volution de 1848.

no 216 : Bureau d'Alexandre Dumas p√®re de 1823 √† 1830. Il travaille alors au service du duc d'Orl√©ans, futur Louis-Philippe 1er avec lequel il se brouillera.

no 219 : Si√®ge du "Club des Bureaucrates" pendant la R√©volution de 1848. Titre rarement revendiqu√© depuis !...

Entre les no 229 et 235 : Emplacement du couvent des Feuillants o√Ļ demeure quelques temps Jean de La Fontaine, h√©berg√© par Marguerite Hessein de la Sabli√®re, dite Mme de La Sabli√®re en 1673. On rencontre aussi, dans son salon, Jean Racine, Nicolas Boileau, Charles Perrault...

C'est dans ce couvent des Feuillants que s'installent les bureaux de l'Assembl√©e Constituante, qui si√®ge dans la salle du Man√®ge toute proche, apr√®s son transfert de Versailles √† Paris. Jacques Louis David y peint son "Serment du jeu de paume" en 1790. Une scission du club des Jacobins y √©lit domicile √† partir du 16 juillet 1791, prenant le nom du lieu : ce sera le club des Feuillants, dont les membres les plus connus seront La Fayette, Barnave, les fr√®res Lameth, Du Port, Le Chapelier, Si√©y√®s, Talleyrand... Monarchistes constitutionnels, ils rompent avec les Jacobins sur la question du sort de Louis XVI. La famille royale y sera d√©tenue 3 jours, avant son transfert au Temple, suite √† la prise des Tuileries le 10 ao√Ľt 1792.

no 239 : 1er salon de Louise d'√Čpinay, dite Mme d'√Čpinay, pr√®s du cimeti√®re des Capucins. C√©l√®bre salon o√Ļ se rencontrent artistes et philosophes des Lumi√®res, de 1748 √† 1762.

no 247 : Ateliers d'Henry Lepaute depuis 1829, c√©l√®bre horloger fabricant de pendules pour √©difices publics qui √©quip√®rent au XIXe si√®cle nombre de gares et de mairies.

no 251 : Salle Valentino, dite aussi du bal Valentino. Lieu de r√©unions politiques dans lesquelles interviennent √Čtienne Cabet, Louis Blanc, Ferdinand Flocon... Friedrich Engels d√©crit la fa√ßon dont il s√®me les mouchards qui le surveillent en 1844. Y est organis√©, entre autres, un immense banquet de 1500 couverts en soutien √† la Pologne insurg√©e, le 29 novembre 1847. Mais c'est aussi une salle de bal o√Ļ la polka est introduite √† Paris la m√™me ann√©e. Le 25 d√©cembre 1848 s'y tient le premier banquet des femmes socialistes. Elle est le si√®ge du Club de la D√©livrance, club mod√©r√© qui y tient 6 r√©unions avec Eug√®ne Yung √† la fin du Second Empire, en 1870.

no 254 : Demeure de Pierre-Toussaint Durand de Maillane dit Durand-Maillane, un des porte-paroles de la Plaine √† la Convention.

no 263 : Couvent des Dames de l'Assomption o√Ļ se retiraient certaines dames de la Cour sous l'ancien r√©gime. Il fut transform√© en caserne pendant la R√©volution, en 1793. C'est dans ce couvent que se cacha Gracchus Babeuf, le 5 d√©cembre 1795, apr√®s la publication en novembre de son "Manifeste des pl√©b√©iens". De sa chapelle partit le cort√®ge fun√®bre de Jean Maximilien Lamarque, g√©n√©ral mort du chol√©ra le 5 juin 1832. Ses obs√®ques allaient provoquer le d√©clenchement d'une insurrection qui serait r√©prim√©e dans le sang par un ministre de l'int√©rieur nomm√© Adolphe Thiers : c'est cet √©v√©nement qui inspirera √† Victor Hugo une sc√®ne c√©l√®bre de ses "Mis√©rables" ; celle ou il fait mourir Gavroche sur une barricade. Cette m√™me chapelle abritera le club de la Butte des Moulins pendant la R√©volution de 1848.

no 270 : Demeure de Marie Olympe Grouze, dite Olympe de Gouges. F√©ministe qui r√©digea en 1791 la ‚Äúd√©claration des droits de la femme et de la citoyenne‚ÄĚ.

no 272 : Demeure de Marc Vadier, d√©put√© Montagnard, membre du Comit√© de s√Ľret√© g√©n√©rale, qui rejoindra la Conjuration des √Čgaux.

no 273 : Demeure de l'ex abb√© Emmanuel Joseph Siey√®s, que Robespierre surnommait "la taupe de la R√©volution". Auteur en janvier 1789 du pamphlet "Qu'est-ce que le Tiers-√©tat" qui eut un grand retentissement.

no 275 : Maison du H√©ron. Cachette de Jean-Paul Marat au 3e √©tage, apr√®s qu'il a demand√© la pendaison des 800 d√©put√©s de la Constituante en 1790.

no 284 : Demeure du marquis Louis de Fontanes, po√®te ami de Fran√ßois-Ren√© de Chateaubriand, en 1800.

no 286 : √Čglise Saint-Roch qui vit la conversion au catholicisme du banquier √©cossais protestant John Law de Lauriston, apppuy√©e d'un don de 100 000 F, ce qui lui permit de devenir contr√īleur g√©n√©ral des finances sous la R√©gence, en 1719. Sur son parvis eut lieu, le 23 mai 1750, une √©meute contre les rafles de la police destin√©es √† peupler la Louisiane. S'y trouve entre autres le tombeau de Denis Diderot, inhum√© le 2 ao√Ľt 1784. Sur ses marches se d√©roula un des principaux √©pisodes de la r√©pression de l'√©meute du 13 Vend√©miaire (5 octobre 1795). Le jeune officier d'artillerie Napol√©on Bonaparte, recrut√© par Barras, y fit donner le canon contre les sectionnaires venus investir l'Assembl√©e. Une r√©cente r√©novation a pratiquement effac√© les traces qui subsistaient de ce mitraillage. La grande fiert√© du personnage C√©sar Birotteau de Balzac √©tait d'avoir √©t√© bless√© lors de cette journ√©e. L'√©glise fut consacr√©e "Temple du G√©nie" par d√©cret du 6 Brumaire an VII (27 octobre 1798). Une √©meute d'un tout autre genre eut lieu le 7 janvier 1815. St Roch fut saccag√©e, aux cris de "mort aux pr√™tres", par 5000 manifestants qui protestaient contre le refus par l'√Čglise d'enterrer chr√©tiennement la com√©dienne Marie Saucerotte, dite Fran√ßoise Raucourt (ou la Raucourt).

no 300 √† 302 : Auberge du Lyon d'Or, √† l'angle de la rue St Roch. Demeure de Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan (le vrai).

no 308 : Maison lou√©e par Mme de La Sabli√®re pour Jean de La Fontaine en 1685.

no 310 √† 316 : Demeure du compositeur espagnol Juan Cristomo de Arriaga. Compositeur pr√©coce, mort √† 20 ans, qui composa "les Esclaves heureux" en 1826.

no 315 : Demeure de Joseph Fouch√©, duc d'Otrante, ministre de la police de tous les r√©gimes. Demeure √©galement de Nicolas-Louis Fran√ßois de Neufch√Ęteau, d√©put√© √† la L√©gislative.

no 317 : Demeure de l'√©v√™que constitutionnel Claude Fauchet, d√©put√© √† la Convention, fondateur du journal "La Bouche de fer", guillotin√© avec les Girondins. Demeure √©galement du marquis Claude-Emmanuel de Pastoret, membre de l'Assembl√©e L√©gislative.

no 320 : Demeure de Bertrand Bar√®re de Vieuzac, membre du Comit√© de Salut Public, appel√© l'Anacr√©on de la guillotine.

no 334 : Petit h√ītel de Noailles, demeure de Marivaux en 1744.

no 339 : Demeure de Jean Antoine Debry, auteur d'un essai sur l'√©ducation nationale. C'est lui qui pronon√ßa l'√©loge fun√®bre de Mirabeau. Conventionnel opportuniste ralli√© √† Bonaparte puis √† Louis XVIII.

no 343 : Demeure d'Antoine-Adrien Lamourette, √©v√™que constitutionnel de Lyon, qui fut √† l'initiative du "baiser Lamourette", baiser de r√©conciliation devant l'ennemi adopt√© par la Convention le 7 juillet 1792. Demeure √©galement de Georges Couthon, Conventionnel Montagnard, promoteur actif de la Terreur, membre du Comit√© de Salut Public, Guillotin√© avec son ami Robespierre le 10 Thermidor. Demeure encore de Robert Lindet, ex-√©v√™que mari√© en 1792. Conventionnel, membre du Comit√© de Salut Public, thermidorien, il si√®gera au Conseil des Anciens.

no 350 : Demeure de Savalette de Langes, qui cache en 1794 Bertrand Bar√®re de Vieuzac, que Jules Michelet nommera "le menteur patent√© du Comit√© de salut public".

no 352 : Demeure, √† l'entresol, de Sophie de Condorcet, veuve de Condorcet n√©e Sophie de Grouchy, sŇďur du g√©n√©ral Grouchy, qui avait tenu √† l'H√ītel des Monnaies un des salons les plus avanc√©s de la fin des Lumi√®res, fr√©quent√© entre autres par Benjamin Franklin.

no 359 : Si√®ge du Club des Condamn√©s politiques en 1848.

no 367 : Chapelle St Hyacinthe du couvent de l'Assomption, si√®ge du Club d√©mocratique des Libres-penseurs en 1848.

no 368 : Demeure de Jean Maximilien Lamarque, g√©n√©ral revendiqu√© comme un des leurs par les R√©publicains, ce qui provoquera l'insurrection du 1er juin 1832.

no 370 : Demeure de Jeanne Poisson, marquise de Pompadour, qui tient un salon que fr√©quentent Cr√©billon p√®re et Voltaire. Elle prot√®ge les Encyclop√©distes.

no 374 : Salon de Marie-Th√©r√®se Rodet Geoffrin, dite Mme Geoffrin, qui rassemble Fontenelle, Montesquieu, Voltaire, Grimm, d'Alembert, Helv√©tius, Marmontel, d'Holbach, Diderot, Hume... de 1749 √† 1777.

no 374 : Demeure de Fran√ßois-Ren√© de Chateaubriand, ministre sous la Restauration, en 1825.

no 377 : Demeure de Jean-Paul Rabaut de Saint-√Čtienne, dit Rabaut Saint-√Čtienne, Conventionnel Girondin qui proposa d'inclure la libert√© de conscience dans la D√©claration des droits.

no 382 : Demeure et salon de Claudine Gu√©rin de Tencin, dite Mme de Tencin, qui r√©unissait Fontenelle, Marivaux... Un des salons du d√©but du Si√®cle des Lumi√®res, prenant la suite du salon d'Anne-Th√©r√®se de Marguenat de Courcelles dite Mme de Lambert, de 1717 √† 1728.

no 397 : Adresse o√Ļ Honor√© de Balzac situe la parfumerie "La Reine des roses" de C√©sar Birotteau, qui fait faillite en 1819.

no 398 : Demeure du menuisier Simon Duplay (alors 366 rue St Honor√©), qui h√©bergea Maximilien Robespierre (2 derni√®res fen√™tres √† gauche dans la cour, au 1er √©tage) de 1791 √† 1794. Duplay participa par la suite √† la Conjuration des √Čgaux. C'est l√† que Robespierre pr√©para avec Chaumette et Fournier l'Am√©ricain, la journ√©e du 10 ao√Ľt 1792. C'est l√† aussi qu'il fut victime d'une tentative d'assassinat le 4 prairial an III (23 mai 1794). La Charrette qui menait l'Incorruptible √† la guillotine, le 28 juillet 1794, s'arr√™ta devant cette maison qui avait √©t√© badigeonn√©e de sang.

no 422 : Emplacement de la Porte Saint-Honor√© de l'enceinte de Louis XIII (la 3e), construite en 1634 et d√©truite en 1773. C'est par cette porte que Louis XIV fait son retour √† Paris pour soumettre les princes et le parlement, le 21 octobre 1652.

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