Royaume d'Italie (1861-1946)

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Royaume d'Italie (1861-1946)

Royaume d'Italie
Regno d'Italia (it)

1861 ‚Äď 1946

Drapeau
Blason

Drapeau et armoiries

Devise : Avanti Savoia!

Hymne : Marcia Reale
Marche Royale

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Le Royaume d'Italie en 1919

Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle
(de 1925 √† 1943 : dictature fasciste)
Capitale Turin (1861-1864)
Florence (1864-1871)
Rome (après 1871)
Religion Aucune (1861-1929)[I 1]
Catholicisme (après 1929)
Monnaie Lire italienne
Démographie
Population 1936 43 399 000
Superficie
Superficie 1936 310 196 km¬≤
Histoire et évènements
17 mars 1861 Cr√©ation
22 octobre 1922 Marche sur Rome
11 f√©vrier 1929 Accords du Latran
2 juin 1946 Fondation de la R√©publique italienne
Roi d'Italie
1861 - 1878 Victor-Emmanuel II
1878 - 1900 Humbert Ier
1900 - 1946 Victor-Emmanuel III
1946 Humbert II
Président du Conseil
1861 Camillo Cavour
1917 - 1919 Vittorio Emanuele Orlando
1922 - 1943 Benito Mussolini
1946 Alcide De Gasperi

Entit√©s pr√©c√©dentes :

  1. ‚ÜĎ Le Saint-Si√®ge et le Royaume d'Italie cessent toute relation apr√®s l'occupation italienne de Rome (1870) et jusqu'aux accords du Latran.

Le royaume d'Italie, gouvern√© par la dynastie royale de la Maison de Savoie, est le nom de l'√Čtat italien de 1861 √† 1946. Durant la p√©riode allant de 1922 √† 1943, le Royaume, dirig√© par le gouvernement fasciste de Benito Mussolini, est couramment d√©sign√© sous le terme d'Italie fasciste, sans que le r√©gime monarchique ne soit interrompu.

Le royaume d'Italie, privé de Nice et de la Savoie cédées à la France en 1860, est issu du royaume de Sardaigne après une période de guerres d'indépendances dénommée il risorgimento.

La p√©riode du r√®gne de Victor-Emmanuel II de Savoie qui va de 1859 √† 1861 est aussi appel√© Victor-Emmanuel II Roi √Člu ce qui d√©signe bien la mani√®re dont il a acc√©d√© au tr√īne d'Italie. En effet, en 1860 le duch√© de Parme, le duch√© de Mod√®ne et le grand-duch√© de Toscane votent des pl√©biscites pour l'union au royaume. La m√™me ann√©e, le royaume des Deux-Siciles est conquis gr√Ęce √† l‚Äôexp√©dition des Mille et la Romagne, les Marches et l'Ombrie sont enlev√©s aux √Čtats pontificaux par les Pi√©montais. Tous ces territoires sont annex√©s officiellement au royaume apr√®s des pl√©biscites. Il reste √† r√©ussir l'int√©gration de diff√©rents √Čtats qui pendant des si√®cles furent s√©par√©s.

En janvier 1861 ont lieu les √©lections du premier parlement unitaire. Avec la premi√®re convocation du parlement italien le 18 f√©vrier 1861 et la proclamation du 17 mars, Victor-Emmanuel II est le premier roi d'Italie de 1861 √† 1878. En 1866, suite √† la troisi√®me guerre d'Ind√©pendance, la V√©n√©tie et Mantoue, soustraits √† l'empire d'Autriche, sont annex√©s au royaume. En 1870, avec la prise de Rome, Le Latium est annex√© au royaume, soustrait d√©finitivement aux √Čtats pontificaux. Rome devient officiellement la capitale d'Italie (comme l'avaient √©t√© auparavant Turin et Florence).

Le royaume est gouverné par Humbert Ier (1878-1900), assassiné dans un attentat de l'anarchiste Gaetano Bresci, et par Victor-Emmanuel III (1900-1946). Avec ce dernier, en 1919 après la Première Guerre mondiale sont unis au royaume le Trentin, le Haut-Adige, Gorizia et le Frioul oriental, l'Istrie, Trieste et Zara (Zadar). Fiume (Rijeka) est uni au royaume en 1924.

Apr√®s la p√©riode fasciste et la Seconde Guerre mondiale, l'Istrie avec Fiume et Zara sont c√©d√©s en 1947 √† la Yougoslavie. Le royaume d'Italie, dirig√© par Humbert II d'abord comme lieutenant g√©n√©ral du royaume (1943-1946) puis pour √† peine plus d'un mois comme roi (le ¬ę roi de mai ¬Ľ) suite √† l'abdication de Victor-Emmanuel III, se termine avec la proclamation de la R√©publique italienne apr√®s le r√©f√©rendum du 2 juin 1946, qui signe l'exclusion de la maison de Savoie de l'Italie apr√®s 85 ans de r√®gne.

Sommaire

Le règne de Victor-Emmanuel II (1861-1878)

Armes du royaume d'Italie entre 1861 et 1870.

La fragilit√© du nouvel √Čtat

Institutionnellement et juridiquement, le royaume d'Italie est un agrandissement du royaume de Sardaigne, celui-ci est une monarchie constitutionnelle selon la lettre du Statut albertin r√©alis√© √† Turin en 1848 ; le roi nomme le gouvernement qui est responsable devant le souverain et non le parlement, le roi garde ses pr√©rogatives en mati√®re de politique √©trang√®re et par cons√©quent choisit les ministres militaires (guerre et marine). Le droit de vote est attribu√©, selon la loi √©lectorale pi√©montaise de 1848, sur la base du recensement ; de cette mani√®re les ayants-droit au vote constituent √† peine 2 % de la population. Lors des √©lections parlementaires de janvier 1861, sur presque 26 millions d'habitants, le droit de vote est accord√© √† seulement 419 938 personnes (soit 1,8 % de la population), si bien que seulement 239 583 votent; √† la fin, les votes valides se r√©duisent √† 170 567 personnes dont 70 000 sont des employ√©s de l‚Äô√Čtat, 85 princes, ducs et marquis sont √©lus, 28 officiers, 78 avocats, m√©decins et ing√©nieurs.

Les bases du nouveau r√©gime sont donc extr√™mement √©troites et lui conf√®rent une grande fragilit√©. Les particularismes des nouvelles masses populaires face au nouvel √Čtat se manifestent par une s√©rie de soul√®vements, r√©voltes, jusqu'√† une gu√©rilla populaire d√©nomm√©e brigandage, qui concerne les provinces m√©ridionales (1861-1865), que l'arm√©e mate par une r√©pression impitoyable. Une autre raison est la fuite des capitaux du sud vers le nord avec le d√©sastre √©conomique et social que l'on a nomm√© "question m√©ridionale". L'hostilit√© de l'√Čglise catholique et du clerg√© envers le nouvel √Čtat, hostilit√© qui se renforce apr√®s 1870 et la prise de Rome (question romaine).

Les problèmes de l'Italie unifiée

Le probl√®me majeur du nouveau royaume est la situation dans le sud de la p√©ninsule (l'ancien royaume des Deux-Siciles). Depuis l'annexion pi√©montaise, il y r√®gne une tr√®s grande pauvret√©, le particularisme et les soci√©t√©s secr√®tes (mafia sicilienne et camora napolitaine) introduites par les italiens du nord pour que les industries du sud ne puissent plus concurrencer les industries du nord. L'Italie du sud est le domaine de la grande propri√©t√© latifundiaire. Les propri√©taires, souvent des nobles vivant de la rente fonci√®re et habitant les nombreuses villes, confient la gestion de leurs domaines √† des r√©gisseurs, les gabelloti. Ceux-ci, aid√©s par des caporali, exploitent une main d'Ňďuvre abondante et mis√©rable d'ouvriers agricoles, les brachianti (dans les Pouilles, 60 % des paysans sont des ouvriers agricoles). Ces journaliers sont soumis √† l'arbitraire de l'embauche quotidienne, aux taux usuraires par lesquels ils doivent rembourser les avances en nourriture ou en semences (souvent plus de cent pour cent). Totalement illettr√©s, ils vivent dans des taudis et sont la proie des maladies end√©miques de la r√©gion la malaria et la pellagre. De plus, la fin des fronti√®res int√©rieures met en grandes difficult√©s les entreprises de l'ancien royaume des Deux-Siciles qui produisent pour le march√© local, √† l'abri de tarifs protectionnistes. Les capitaux rares en Italie ne s'investissent plus dans le sud de la p√©ninsule, qui est abandonn√© √† sa situation. Le sud sera un des principaux foyers de l'√©migration italienne dans la fin du XIXe si√®cle et du d√©but du XXe si√®cle alors que c'√©tait l'exact contraire lorsque le royaume Deux-Siciles √©tait encore ind√©pendant.

Le nouvel √Čtat doit √©galement faire face √† une situation financi√®re catastrophique. Le financement du Risorgimento a plomb√© les finances de l'√Čtat sarde (cr√©ation d'une arm√©e moderne par Cavour et la Marmora), co√Ľt des campagnes militaires en Italie et de la participation sarde √† la guerre de Crim√©e. Malgr√© la pression fiscale qui passe de 82 millions de lires en 1850 √† 145 millions en 1858, le gouvernement sarde ne dispose pas des ressources suffisantes. La dette publique s'est envol√©e de 420 millions de lires en 1850 √† 725 millions en 1858. En 1866, le d√©ficit budg√©taire est de 721 millions de lires. La vente des biens de certaines congr√©gations religieuses au profit de l'√Čtat, qui a permis de limiter les besoins financiers, se termine vers 1867. Il faut donc en permanence recourir √† l'emprunt aupr√®s de banquiers √©trangers (Rothschild, Barings, Hambros Bank‚Ķ). D√©j√† en 1866, pour √©viter la banqueroute, la convertibilit√© des billets en or est suspendue. Le royaume d'Italie, h√©ritier du royaume de Sardaigne, na√ģt donc avec un passif important. La d√©cision du service militaire obligatoire en 1872, ne fera qu'aggraver la situation.

Le royaume d'Italie parait isol√© en Europe. Il s'est √©loign√© de la France, l'alli√© traditionnel qui a grandement aid√© l'Italie √† r√©aliser son unification. La volont√© de Napol√©on III de conserver √† tout prix le pouvoir temporel du pape Pie IX sur Rome, a ali√©n√© la sympathie des Italiens envers la ¬ę grande sŇďur latine ¬Ľ. L'Italie a aussi des griefs contre le voisin autrichien. Pour les patriotes italiens ce dernier d√©tient toujours des territoires qu'ils consid√®rent comme italiens, le Trentin et Trieste (les terres irr√©dentes). Quant √† la Prusse, le r√©cent alli√© dans la guerre de 1866 contre les Autrichiens, sa sortie du conflit pendant les op√©rations militaires d√©sastreuses pour les Italiens lui vaut une grande m√©fiance.

La vie politique dans l’Italie unifiée

Le royaume d'Italie est une démocratie censitaire caractérisée par la faiblesse du corps civique, le clientélisme et les ministères de coalition.

Peu d'Italiens participent à la vie politique. Le pape Pie IX, depuis la perte de son pouvoir temporel en 1870, interdit aux catholiques italiens, c’est-à-dire à toute la population, de prendre part à la vie politique comme électeurs et comme élus, c'est le non expedit. Même si ses successeurs Léon XIII et Pie X se montrent plus conciliants, et que nombre de catholiques ignorent les directives papales, ce n'est qu'à partir de 1904, que les catholiques intègrent la vie politique. Le corps civique est aussi réduit par les conditions d'accès au droit de vote. En 1871, il faut être un homme de plus de 25 ans et payer 40 lires de cens (environ 40 francs de l'époque) pour être électeur, ils ne sont que 550 000 sur 27 millions d'habitants. En 1882, les conditions sont assouplies, le cens est abaissé à 21 lires, les alphabétisés peuvent s'inscrire. Il y a désormais 1 million d'électeurs et l'influence des villes augmente dans la vie politique. En 1912, les illettrés de plus de 30 ans deviennent électeurs, le corps électoral passe alors à 8,7 millions pour une population de 36 millions d'habitants. Il n'empêche que l'abstention est particulièrement forte (65% des inscrits à Rome en 1913).

Le personnel politique italien a d√Ľ se former rapidement. Avant 1860, seul le royaume de Sardaigne a une vie politique "d√©mocratique"; ailleurs en Italie, les souverains et leurs gouvernements ne permettent pas l'√©mergence d'une √©lite politique qui mettrait leur pouvoir tr√®s autoritaire en p√©ril. ¬ę L'Italie est faite, maintenant il faut faire les Italiens ¬Ľ √©crit Massimo d'Azeglio. La r√©cente unification peine √† masquer les forts particularismes g√©n√©r√©s par des si√®cles de vie s√©par√©e o√Ļ chaque petite √©lite locale jouissait de privil√®ges. Apr√®s l'√©chec de la premi√®re guerre d'ind√©pendance en 1849, le royaume de Sardaigne a recueilli nombre de patriotes menac√©s (octroi de la nationalit√© sarde en septembre 1849). Des non sardes sont devenus ministres (le V√©nitien Pietro Paleocapa, le Bolognais Luigi-Carlo Farini, le Lombard Casati sont des collaborateurs de Cavour). Une fois l'unification r√©alis√©e le Pi√©mont place partout des fid√®les et dans les r√©gions on se plaint de la ¬ę pi√©montisation ¬Ľ de l'administration et de la vie politique qui restreint l'emploi des √©lites locales. Le sentiment particulariste et pro-bourbonnien est encore tr√®s vivace dans le sud (ancien royaume des Deux-Siciles, l'autre "grand" d'avant l'unification). On ne peut parler de partis politiques, mais de regroupements client√©listes anim√©s par un leader. On pratique la "conbinazione" des manŇďuvres de couloirs et le "repl√Ętrage", o√Ļ un nombre restreint de personnalit√©s, passant d'un portefeuille √† l'autre, monopolisent le pouvoir. L'absent√©isme est d'ailleurs tr√®s r√©pandu, puisque, avant 1912, faute d'une indemnit√© de fonction, les parlementaires doivent exercer une activit√© professionnelle.

Les gouvernements de la droite historique (1861-1876)

Pour faire face √† ces difficult√©s, il y a la droite historique qui gouverne de 1871 √† 1876 et qui regroupe les "h√©ritiers" de Cavour, expression de la bourgeoisie lib√©rale-mod√©r√©e. Ses membres sont surtout de grands propri√©taires terriens et industriels, ainsi que des militaires (Bettino Ricasoli, Quintino Sella, Marco Minghetti, Silvio Spaventa, Giovanni Lanza, Alfonso La Marmora, Emilio Visconti-Venosta). Elle est volontiers anti-cl√©ricale (vu la position de la papaut√©) Les hommes de la droite affrontent les probl√®mes du pays avec √©nergie : ils √©tendent √† toute la p√©ninsule l'organisation l√©gislative pi√©montaise, ils adoptent un syst√®me tr√®s centralis√©, laissant de c√īt√© les projets d'autonomie locale (Minghetti) sinon de f√©d√©ralisme; ils appliquent une on√©reuse taxation sur les biens de consommation qui touche surtout les classes les moins ais√©es afin de combler le d√©ficit public. Ils s'opposent √† une extension du droit de vote, cr√©ent le service militaire obligatoire (1872), suppriment les ordres religieux et favorisent le d√©veloppement √©conomique, en particulier le chemin de fer en lui apportant une aide de l'√Čtat.

Avec leur conception élitiste de l'état, ils contribuent à élargir le fossé entre la population et son gouvernement, ils se désintéressent des conditions des classes populaires et du Sud, qui restent dans une grande condition de pauvreté et de retard.

En politique ext√©rieure, les hommes de la droite historique sont absorb√©s par les probl√®mes de la finalisation de l'unit√© italienne; la V√©n√©tie est annex√©e au royaume d'Italie apr√®s la troisi√®me guerre d'Ind√©pendance. En ce qui concerne Rome, la droite cherche √† r√©soudre la question par voie diplomatique, mais elle est contrainte d'affronter l'opposition du pape, de Napol√©on III et de la gauche, qui tente la voie insurrectionnelle (tentatives de Giuseppe Garibaldi, 1862 et 1867). En 1864 la France, par la convention de septembre[1] impose √† l'Italie le transfert de la capitale de Turin vers une autre ville et le choix se porte sur Florence suscitant l'opposition des Turinois. En 1870 Rome est conquise et devient capitale de l'Italie l'ann√©e suivante. Le pape, se sentant agress√©, se proclame prisonnier et lance des attaques virulentes contre l'√©tat italien provoquant √† son tour par r√©action une campagne la√Įque et anticl√©ricale de la part de la gauche. Le gouvernement r√®gle unilat√©ralement les rapports √Čtat-√Čglise par la loi des garanties. Le pape repousse la loi et interdit aux catholiques de participer √† la vie politique du royaume selon la formule "ni √©lu, ni √©lecteur" (non expedit).

Article d√©taill√© : question romaine.

Apr√®s avoir obtenu une majorit√© importante aux √©lections de 1861, la droite voit se r√©duire progressivement ses accords, bien que conservant la majorit√©. En 1876, le d√©ficit public est r√©sorb√© mais de graves probl√®mes subsistent : les diff√©rends entre la population et les institutions, le recul √©conomique et social, les d√©s√©quilibres territoriaux. Un vote parlementaire provoque la chute du gouvernement de Marco Minghetti, et la prise de fonction du premier ministre Agostino Depretis, leader de la gauche historique. C'est la fin d'une √©poque, quelques mois apr√®s, Victor-Emmanuel II meurt, Humbert Ier lui succ√®de.

Le règne d’Humbert Ier 1878-1900

En 1876, la gauche se présente aux élections avec un programme protectionniste. Elle se fait le porte-voix des revendications contre la droite historique. Avec la crise économique en Europe de (1873), la misère des journaliers augmente ce qui provoque des grèves agricoles.

La "Gauche" regroupe les anciens mazziniens et garibaldiens, qui oubliant les idées républicaines de leur jeunesse, ont rallié la monarchie patriotique incarnée par la Maison de Savoie. Le roi Humbert Ier la soutient, afin de contrecarrer la progression des socialistes qui s'organisent à partir de 1891 et obtiennent 10% des voix en 1897. Très anticléricale, elle veut ancrer la démocratie en Italie en faisant participer au pouvoir la petite bourgeoisie (réforme électorale de 1882) en développant l'instruction primaire qui devient obligatoire en 1877 (avec effets très lents).

Agostino Depretis, un avocat lombard fortuné, forme un gouvernement qui, en plus de l'appui de la gauche dont il fait partie, s'appuie sur une partie de la droite, celle qui a participé à la chute du gouvernement Minghetti. Il dirige le gouvernement de 1876 à 1887. Sur le plan politique, Depretis cherche sans arrêt des compromis avec l'opposition donnant naissance à une démarche politique: le transformisme (équivalent de l'opportunisme des républicains français de la même époque).

Sur le plan économique, l'Italie s'engage dans le protectionnisme en rompant également son traité de commerce avec la France et se lance dans une guerre douanière. Les achats de produits agricoles français sont réduits, et les prix des produits manufacturiers augmentent ce qui aggrave les difficultés des entreprises et de la population. L’industrie est cependant le secteur privilégié du gouvernement: en opposition avec la droite, elle se libère de la dépendance étrangère et prévient les conflits sociaux. Le gouvernement développe les infrastructures et fournit des aides à certains secteurs. La production industrielle augmente mais il manque toujours une conjoncture internationale favorable, un marché national et un système bancaire adapté. Il y a surtout une forte collusion entre le pouvoir économique et le pouvoir politique. Certains économistes diront que l'économie est un procédé artificiel produit par l'économie étatique et non de la libre initiative privée.

L'Italie d√©veloppe l'arm√©e et la marine et se rapproche de l'Autriche et de l'Allemagne avec lesquelles un trait√© d'alliance (la Triplice) est sign√© en 1882. La France l'ayant √©cart√©e de la mainmise sur la Tunisie (protectorat fran√ßais en 1881), l'Italie conquiert l'√Črythr√©e entre 1882 et 1885.

Francesco Crispi est le chef du gouvernement en 1887-1891 et 1893-1896. Avocat napolitain, ancien garibaldien, il est tr√®s autoritaire et souhaite faire retrouver √† son pays sa gloire pass√©e. Il combat l'irr√©dentisme pour se concilier l'alli√© autrichien; il lutte contre les fasci de travailleurs pauvres, ces 300 000 paysans du sud, qui demandent la fin de la propri√©t√© latifundiaire et le partage des terrains communaux. Il poursuit l'Ňďuvre coloniale de son pr√©d√©cesseur. Profitant des rivalit√©s entre chefs rivaux qui se disputent le pouvoir en √Čthiopie, l'Italie soutient le ras M√©n√©lik II, qui devient n√©gus. L'Italie consid√®re l'√Čthiopie comme un protectorat, mais √©choue dans la conqu√™te apr√®s la d√©sastreuse bataille d‚ÄôAdoua (4 000 soldats tu√©s), qui contraint Crispi √† la d√©mission. Comme consolation l'Italie, conquiert la Somalie voisine (1896-1898). C'est le d√©but de la grande vague d'√©migration des Italiens. Les mouvements sociaux prennent de l'ampleur et du 6 au 9 mai 1898, Milan s'insurge, il y a plus de 100 morts. En 1899 et 1900, des d√©crets suspendent les libert√©s publiques. Cependant, le 29 juillet 1900, le roi Humbert Ier est assassin√© √† Monza par un anarchiste.

Règne de Victor-Emmanuel III 1900-1944

L‚ÄôItalie de la ¬ę Belle √Čpoque ¬Ľ

Dans la décennie précédant la Première Guerre mondiale, l'Italie est gouvernée par le Centre, se développe économiquement, se crée un empire colonial, mais est marquée par une explosion de l'émigration et une forte effervescence nationaliste, preuves que tous les problèmes italiens ne sont pas résolus.

La vie politique est domin√©e par la figure de Giovanni Giolitti. Il symbolise l'arriv√©e au pouvoir d'hommes n'ayant pas particip√© au Risorgimento. Il est le pr√©sident du Conseil des ministres de fait, et souvent en titre, entre 1901 et 1914. Giolitti pratique la corruption et les pressions √©lectorales pour disposer d'une majorit√©. Ce pi√©montais est tr√®s mod√©r√©, et r√©formateur pour limiter les progr√®s des socialistes. Il fait voter des lois sociales sur les accidents du travail, le travail des femmes et des enfants, le repos hebdomadaire et les caisses d'assurances ouvri√®res. Pour am√©liorer la situation des paysans il favorise le d√©veloppement du cr√©dit agricole et des banques rurales. Des travaux de reboisement et d'ouverture de chemins vicinaux, le drainage partiel des Marais Pontins sont entrepris pour d√©senclaver le monde rural et donner du travail aux paysans sous-employ√©s. Cette politique r√©formiste lui permet de d√©baucher une partie des d√©put√©s socialistes (qui seront d'ailleurs exclus sur proposition de l'extr√™me-gauche du parti conduite par Mussolini). Pour renforcer le centrisme, en 1904, il obtient du pape un assouplissement du non expedit, les catholiques peuvent alors participer aux √©lections locales. En 1913, le pape Pie X autorise la participation aux √©lections l√©gislatives. En 1912, la loi √©tablissant le suffrage ¬ę universel ¬Ľ masculin est vot√©e.

Apr√®s le retrait de Crispi, l'Italie se rapproche de la France. En 1896, elle obtient un statut sp√©cial pour les Italiens de Tunisie; en 1898, un nouveau trait√© de commerce est sign√©. Cependant l'Italie renouv√®le son alliance (la Triplice) avec l'Allemagne, et l'Autriche en 1902, 1907 et 1912. Pour faire oublier la d√©faite d'Adoua de 1896, et faire face √† l'√©norme pression d√©mographique (l'Italie a presque autant d'habitants que la France sur un territoire moiti√© moins grand et peu favorable en maintes r√©gions) l'Italie renoue avec l'expansion coloniale. Si les socialistes italiens s'opposent √† la politique coloniale, Corradini et D'Annunzio se font les chantres de l'aventure outre-mer (c'est l'id√©e de "nation prol√©taire" de D'Annunzio qui dans la Nef en 1908 interpelle son pays : ¬ę Arme ta proue et fait voile vers le monde ¬Ľ. En 1911, l'Italie attaque les Turcs dans leur possession de Libye, pour faire pression les Italiens occupent les √ģles du Dod√©can√®se en mer √Čg√©e. Au trait√© de Lausanne, la Turquie, par ailleurs en guerre dans les Balkans, c√®de la Libye √† l'Italie, qui garde le Dod√©can√®se. En Albanie, cr√©√©e en 1913, l'Italie dispute l'influence √† l'Autriche. L'Albanie assure le contr√īle de la mer Adriatique et du port, alors autrichien, de Trieste. Cette politique cr√©e des tensions dans la Triplice, et peut expliquer la neutralit√© italienne dans les premiers mois de la Premi√®re Guerre mondiale.

Au d√©but du XXe si√®cle, l'Italie conna√ģt un bel essor √©conomique. Le revenu annuel par habitants passe de 324 lires pour 1891-1896 √† 523 lires pour 1911-1916. Jusqu'alors handicap√©e par l'absence de charbon, elle peut d√©sormais utiliser l'√©nergie √©lectrique fournie par les centrales hydrauliques install√©es sur l'Adda et la Tessin. Le Nord de la p√©ninsule, qui d√©j√† regroupe la plus grande partie de l'industrie est le grand gagnant; il b√©n√©ficie en outre, de l'ouverture de nouveaux tunnels dans les Alpes qui le relient mieux √† la France et √† la Suisse (tunnel du Simplon en 1906). Milan et le port de G√™nes se d√©veloppent. Les chemin de fer progressent (le kilom√©trage est multipli√© par deux entre 1890 et 1914 (il y a alors 17 000 km de voies ferr√©es). La m√©tallurgie anime les ports de G√™nes et de Venise (avec du charbon anglais). Les usines automobiles FIAT sont cr√©√©es en 1898 √† Turin. Milan devient un grand centre textile (en particulier dans la soierie). Les industries alimentaires se d√©veloppent. L'Italie se joint au peloton des pays industrialis√©s. L'industrie regroupe pr√®s de 27% de la population active en 1914. Cette floraison d'usines modernes en grandes unit√©s regroupant un grand nombre d'ouvriers facilite la propagande syndicale et socialiste (le parti socialiste des travailleurs a √©t√© fond√© en 1893). Le mouvement anarchiste trouve l√† un terreau favorable (apr√®s son p√®re assassin√© en 1900, le roi Victor-Emmanuel III est bless√© par un anarchiste le 14 mars 1912). L'agriculture reste l'activit√© principale avec 54 % des actifs. La surface cultiv√©e est agrandie par des d√©frichements, des drainages, des bonifications. Mais l'outillage reste archa√Įque faute de capitaux. La production de bl√© et de vin est doubl√©e entre 1890 et 1914. Cependant l'extr√™me pauvret√© s√©vit toujours dans les campagnes surtout celles du Sud o√Ļ l√† mafia toujours pr√©sente "fait" bien souvent les √©lections.

Article d√©taill√© : √Čmigration et immigration italienne.

L'√©migration va s'amplifiant: en 1880, 165 000 Italiens quittent le pays, ils sont 540000 en 1901 et 872000 en 1913. Pour 80% ce sont des hommes. Il y a une √©migration temporaire de quelques ann√©es vers l'Allemagne, l'Autriche et la France. Ces √©migrants deviennent terrassiers, mineurs, journaliers agricoles. Chaque ann√©e il envoient des fonds √† leur famille rest√©e au pays, puis ils reviennent. Il y a aussi une √©migration d√©finitive vers la Tunisie et l'est alg√©rien, vers les √Čtats du Nord-Est des √Čtats-Unis et vers la Californie. Les Italiens √©migrent aussi vers la Mexique, le Br√©sil et l'Argentine. Entre 1906 et 1910, deux millions d'Italiens s'√©tablissent aux √Čtats-Unis. Si cette √©migration permet d'att√©nuer la pression d√©mographique et compense le peu d'int√©r√™t pour le peuplement des r√©centes colonies italiennes, cette h√©morragie prive la p√©ninsule de ses forces vives.

À la veille de la Première Guerre mondiale l'Italie est un pays dont l'économie s'améliore mais reste fragile.

La Première Guerre mondiale

Dans les années qui précèdent la guerre, l'Italie intensifie ses rapports avec la France et le Royaume-Uni, bien qu'elle soit membre de la triple alliance qui est un traité défensif avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie. Elle est consciente de ne pouvoir obtenir le soutien de l'Autriche, l'ennemi historique, pour l'expansion de son territoire vers le Trentin-Haut-Adige, Trieste, Istrie et la Dalmatie.

Peu de jours avant la d√©claration de la guerre, le 3 ao√Ľt 1914, le gouvernement conservateur d'Antonio Salandra d√©clare que l'Italie ne prendrait pas part au conflit, en vertu du caract√®re d√©fensif du trait√©, si l'attaque provenait de l'Autriche-Hongrie.

Le 26 avril 1915, au terme d'une longue négociation, Sidney Sonnino signe le pacte de Londres (sans l'approbation du parlement) qui contient la promesse qu'en cas de victoire, Trente et le territoire jusqu'au Brennero, les villes de Gorizia, Trieste et Gradisca d'Isonzo, l'Istrie (à l'exclusion de Fiume) jusqu'à la baie de Kvarner et une partie de la Dalmatie seraient donnés à l'Italie. En outre s'ajoutent les accords sur la souveraineté sur le port albanais de Vlora, la province de Adalia en Turquie, et une partie des colonies allemandes en Afrique.

Le 3 mai, l'Italie se désengage de la triplice et dans les jours qui suivent, Giovanni Giolitti et le parlement combattent la dernière bataille pour sauver l'Italie du conflit pendant que les nationalistes manifestent pour l'entrée en guerre de l'Italie. Elle entre donc en guerre le 23 mai 1915 par l'appui de deux forces extra-parlementaires: la couronne qui appuie l'initiative du pacte de Londres et la violences des interventionnistes, ce qui contribua à délégitimer l'institution parlementaire.

L'Italie a aussi tr√®s mal v√©cu le trait√© de Versailles et a parl√© de ¬ęvictoire mutil√©e¬Ľ car les Alli√©s n'ont pas respect√© les promesses faites durant le conflit concernant l'attribution des territoires.

La guerre coute beaucoup √† l'Italie : elle mobilise 5 615 000 hommes, perd 650 000 hommes, 947 000 bless√©s et 600 000 disparus ou prisonniers, la gigantesque d√©pense engag√©e par l'Etat pour financer la guerre constitue une dette sold√©e seulement dans les ann√©es 1970. L'acquisition du Trentin-Haut-Adige, de Trieste et Istrie, territoires √† majorit√© italophone sont bien peu de chose face √† la profonde crise √©conomique et sociale de l'apr√®s-guerre et qui portera √† de graves tensions sociales qui s'exprimeront par le biennio rosso d'abord suivi du fascisme.

La période fasciste

Article connexe : Histoire de l'Italie fasciste.

En raison de la crise √©conomique et politique qui suit la guerre, l‚ÄôItalie conna√ģt une s√©rie d‚Äôagitations sociales et les gouvernements lib√©raux, trop faibles, ne sont en pas mesure de les contr√īler. Dans le pays, il y a la crainte d‚Äôune r√©volution communiste comme celle de la Russie et la noblesse craint d‚Äô√™tre destitu√©e par les id√©es lib√©rales et socialistes. Ces raisons historiques conduisent √† l‚Äôaffirmation d‚Äôid√©ologies autoritaires qui soutenues par la monarchie permettent l‚Äôascension du fascisme.

Au cours de cette p√©riode (1922-1943) nomm√© ventennio, Victor-Emmanuel III accepte tout, le coup d‚Äô√Čtat que constitue la marche sur Rome alors qu'il a la possibilit√© de faire intervenir la troupe comme le lui conseillent certains ministres, les lois raciales fascistes, le simulacre d‚Äôopposition parlementaire et la mainmise du Grand Conseil du fascisme sur toutes les questions importantes, m√™me constitutionnelles.

L‚Äôalliance de l'Italie avec l‚ÄôAllemagne nazie conduit le pays √† entrer dans la Seconde Guerre mondiale. Le manque de moyens militaires du pays aboutit √† une s√©rie de d√©sastres : l‚ÄôEmpire colonial italien en Afrique est d√©mantel√© lors des campagnes d‚ÄôAfrique. Le pays conna√ģt une crise √©conomique sans pr√©c√©dent. En 1943, les Alli√©s d√©barquent en Sicile, marquant le d√©part de la campagne d‚ÄôItalie. Toute la politique de Victor-Emmanuel III va √™tre ax√©e vers la sauvegarde de la monarchie : il r√©voque Benito Mussolini le 26 juillet 1943. Les Allemands r√©agissent et r√©installent ce dernier au pouvoir en tant que chef de la R√©publique sociale italienne (RSI). La famille royale et le gouvernement de Pietro Badoglio se r√©fugient dans le Sud. Le Royaume d‚ÄôItalie, qui a d√©clar√© la guerre aux Allemands qui occupaient la partie nord de la p√©ninsule, est en situation de guerre civile et ravag√©e par le conflit. Victor-Emmanuel III c√®de ses pr√©rogatives royales √† son fils le prince Humbert, le 4 juin 1944.

Lieutenance générale et règne de Humbert II 1944-1946

Le prince Humbert signe le 27 juillet 1944 le d√©cret l√©gislatif 151/1944 de lieutenance, qui √©tablit qu'¬ę apr√®s la lib√©ration du territoire national, les formes institutionnelles ¬Ľ seront le ¬ę choix du peuple italien, et pour cela ¬Ľ serait √©lue ¬ę au suffrage universel, une assembl√©e constituante pour d√©lib√©rer de la nouvelle constitution de l'√Čtat ¬Ľ et pour la premi√®re fois, les femmes acc√®dent au droit de vote.

Le 9 mai 1946, un mois avant le déroulement du référendum institutionnel qui devait décider entre une monarchie et une république, Victor-Emmanuel III abdique et s'exile, son fils devenant le roi Humbert II. Les membres des partis de gauche et les républicains dénoncent la violation du traité que constitue la lieutenance générale alors que le président du conseil Alcide De Gasperi essaye de minimiser l'ampleur du changement, les Savoie espérant par cette opération influencer sur le cours du vote.

Le 15 mai 1946 Humbert II promulgue le statut de région autonome de la Sicile, ce qui est une première en Italie.

Le 2 juin, le r√©f√©rendum a lieu et le 10 la cour de cassation donne lecture des r√©sultats du r√©f√©rendum, la r√©publique obtient 12 717 923 contre 10 719 284 √† la monarchie.

Dans le nuit du 12 au 13 juin 1946, en raison des désordres à Naples et dans l'impossibilité d'obtenir un accord avec Humbert II qui souhaite attendre les résultats officiels du 18 juin, le conseil des ministres proclame l'instauration d'un régime transitoire sous l'autorité du président du conseil Alcide De Gasperi.

Le 13 juin Humbert II prend la route de l'exil mettant fin au règne de la monarchie italienne.

Avec l'entr√©e en vigueur de la constitution r√©publicaine du 1er janvier 1948, l'exil de Humbert II de Savoie devient une loi constitutionnelle et dont l'application ne prendra fin qu'en 2002 apr√®s une loi de r√©vision constitutionnelle.

Cartes

Armoiries

Notes

  1. ‚ÜĎ 15 septembre 1864 : Convention de Septembre n√©goci√©e avec Minghetti : Napol√©on quitte Rome, √† condition que Florence soit la capitale et que l‚Äôint√©grit√© des territoires pontificaux soit respect√©e.

Bibliographie

  • (it) Mack Smith, Storia d'Italia, Editori Laterza, Roma-Bari, 2000 (ISBN 8842061433)
  • (it.) Luigi Tomaz, In Adriatico nel secondo millennio, Presentazione di Arnaldo Mauri, Think Adv, Conselve, 2010.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Sources

  • (it) Cet article est partiellement ou en totalit√© issu de l‚Äôarticle de Wikip√©dia en italien intitul√© ¬ę Umberto II di Savoia ¬Ľ (voir la liste des auteurs)
  • Michel Mourre, Dictionnaire encyclop√©dique d'histoire, Bordas, 1978. L'article ci-dessus fait la synth√®se √† partir de divers articles: Crispi, Giolliti, Italie, Victor-Emmanuel II‚Ķ


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Royaume d'Italie (1861-1946) de Wikipédia en français (auteurs)

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