România

Roumanie

România (ro)
Roumanie (fr)
Drapeau de la Roumanie Armoiries de la Roumanie
(Détails) (Détails)
carte
Langue officielle Roumain
Capitale Bucarest
44° 25' N; 26° 06'E
Plus grande ville Bucarest - 2 082 000 (2003)
Forme de l’État
 - Président
 - Premier ministre
République semi-présidentielle
Traian Băsescu
Emil Boc
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 78e
238 391 km²
3,0 %
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 49e
22 246 862 hab.
94 hab./km²
Indépendance
 - Date
De l'Empire ottoman
9 mai 1877


Gentilé Roumains, Roumaines


IDH (2005) Augmentation 0,813 (élevé) ( 60e)
Monnaie Nouveau leu roumain
(lei au pluriel) (RON)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Deşteaptă-te, române! (Éveille-toi, Roumain!)
Domaine internet .ro
Indicatif
téléphonique
+40


La Roumanie (roumain România) est un État d’Europe de l'Est situé au carrefour de l'Europe Centrale, membre de l’Union européenne et de l'OTAN.

Possédant un héritage latin, le pays est entouré par des pays slaves comme la Bulgarie, la Serbie ou l’Ukraine, et par la Hongrie. Il est bordé par la mer Noire au sud-est. Au nord-est, un petit pays également à majorité roumanophone, la République de Moldavie, ne fait plus partie de la Roumanie depuis 1944. La Roumanie, qui est le 7e pays le plus peuplé de l’Union européenne et le 9e par sa superficie, est aussi un pays stratégique pour l'Union européenne de par ses relations étroites avec les pays de la mer Noire.

La création de l'état roumain moderne date du XIXe siècle, son territoire actuel du XXe siècle, et résulte de la réunion des anciennes principautés médiévales : Valachie, Moldavie (1859) et Transylvanie (1918). Mais les Roumains s'identifient surtout par leur langue latine et se considèrent volontiers comme les héritiers de l'ancienne Dacie (pays des Thraces du nord, conquis par l'empereur romain Trajan en 106) et de l'Empire romain.

Une autre composante de l'identité roumaine dérive de l'empire byzantin, dont les Roumains ont hérité leur foi, orthodoxe à plus de 85%. À l'époque moderne, c'est la France des Lumières qui a inspiré la création de la Roumanie moderne avec ses idéaux d'émancipation et de progrès. Les totalitarismes ont par la suite marqué le pays : nationalisme, puis fascisme des années 1930 et communisme de l'Union soviétique dans la seconde moitié du XXe siècle jusqu'en 1989.

Pendant la période de transition qui a abouti à son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, la Roumanie est devenue l'un des alliés des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Pendant cette période de contradictions, la société roumaine a été bouleversée dans les domaines politique, économique et culturel entre des courants traditionnels et des courants modernes. La période a vu l'apparition d'un nombre important d'entreprises et d'entrepreneurs, qui ne sont pas tous issus de la nomenklatura. Même si ces entreprises ne sont pas très compétitives sur le plan international, le développement est visible : le commerce prospère, la construction explose (ainsi que le nombre de voitures), les voies de communication s'améliorent (bien que le choix du tout-routier au détriment du rail se traduise par des encombrements chroniques), l'équipement des ménages se modernise…

Le roumain, de syntaxe latine, compte environ 18% de mots venus des langues slaves voisines, mais 75 % du lexique est d'origine latine. Les Roumains comprennent avec une relative facilité l'italien (et encore plus le napolitain) même sans l'avoir appris, et plus d’un quart de la population roumaine comprend et parle le français. La Roumanie est donc un pays francophone important, [1] elle a d’ailleurs accueilli le XIe Sommet de la francophonie en 2006[2].

Il y a en tout 25 millions de roumanophones dont 19,3 en Roumanie (sur 22,3 millions d’habitants) et 3 en République de Moldavie (sur 4,5 millions d’habitants). Approximativement, deux millions de citoyens Roumains ont une autre langue maternelle que le roumain : hongrois (1 434 377 citoyens), tzigane (535 250 citoyens) [2], allemand, russe, turc, grec, arménien... Un million et demi de citoyens Moldaves aussi : russe, ukrainien, turc, bulgare. Et deux millions de roumanophones ne sont ni citoyens Roumains ni citoyens Moldaves : ils peuvent être citoyens Ukrainiens, Serbes (principaux pays à minorités roumanophones historiques), Russes (suite à la déportation), Italiens, Espagnols, Français, Canadiens, Américains, Australiens, Allemands, Suisses ou Belges (principaux pays de la diaspora).

Sommaire

Relations avec l’Union européenne

Étymologie

Article détaillé : Étymologie du nom « Roumanie ».

România, le nom du pays, est relié à Rome, ancienne capitale de l’empire romain et à l'empire byzantin dont le nom officiel était Ρωμανία (Romania). On sait que les Grecs jusqu'au XIXe siècle se définissaient eux-mêmes comme Ρωμαίοι (Roméi) ou Ρωμιοί (Romii)[3] et non Έλληνες (Hellènes, mot qui ne désignait alors que les grecs antiques) et encore moins Βυζαντινοί (byzantins, mot inventé en 1557). En fait tous les habitants de l'Empire romain d'orient se définissaient comme Ρωμαίοι (Romées), qu'ils fussent Albanais, Arméniens, Aroumains, Grecs ou Roumains. Ce n'est que peu avant la guerre d'indépendance que les Grecs, toujours qualifiés de « Roumis » par les Turcs, vont commencer à se désigner comme Έλληνες (Hellènes), tandis que Roumains et Aroumains continuent à être désignés par le nom exonyme de « Valaques ».

Le nom endonyme Român par lequel s'identifiaient les Roumains, ne désignait pas au Moyen Âge une nationalité, mais simplement une origine et une langue communes (limba românească)[4]. Les roumanophones s'identifiaient par leur origine géographique : moldovean (Moldave), ardelean (Transylvain), muntean (de Valachie centrale), oltean (d'Olténie), maramureşean (du Maramureş), bănăţean (du Banat) ou dobrogean (de Dobrogée). Ce sont Émile Ollivier, Élisée Reclus et Edgar Quinet, inventeurs du principe selon lequel on doit désigner un peuple par le nom qu'il se donne lui-même, qui ont imposé dans les langues étrangères le terme de « Roumains » à la place de « Valaques », « Moldo-valaques », « Moldaves », « Moldaviens », « Vlachs », « Volokhs », « Wallachiens » et autres « Romounes » devenus d'ailleurs flous et parfois péjoratifs (voir Origine des roumanophones).

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Roumanie.
Le château de Peleş, ancienne résidence des rois de Roumanie

Les populations qui finirent par constituer les Roumains ont une longue histoire, depuis l'apparition des premiers Daces (Thraces du nord), conquis par l'Empire romain, dont la domination va durer 150 ans avant de se retirer au milieu du IIIe siècle. Au sud du Danube par contre, la domination romaine a duré six siècles. Les populations latinophones du bassin danubien et des Balkans, sujettes ou de l'Empire romain d'Orient (au sud du Danube) ou des royaumes « barbares » (au nord du Danube), n'auront pas d'État à elles avant 1186, date de la fondation du Regnum Valachorum (Royaume des Valaques) par les dynasties Deleanu, Caloianu et Asen. Peuplé pour moitié de Bulgares, ce royaume situé à cheval sur les deux rives du bas-Danube ne dure que 63 ans avant d'être remplacé par des Tzarats bulgares (au sud du Danube) et par des banats roumains vassaux de la Hongrie (au nord du Danube). La fusion et l'indépendance des banats nord-danubiens donne au XIVe siècle les principautés de Moldavie et Valachie qui, après quatre siècles d'autonomie sous l'influence ottomane, fusionnent à leur tour en 1859 pour former le Vieux Royaume de Roumanie, dont l'indépendance totale par rapport à l'Empire ottoman sera reconnue en 1878. Le Royaume de Roumanie naît officiellement en 1881.

La fin de la Première Guerre mondiale voit la Transylvanie (hongroise depuis 1867 au sein de la monarchie austro-hongroise), la Bucovine, la Bessarabie et une partie du Banat voter leur rattachement à la Grande Roumanie qui remplace le Vieux Royaume. Au début de la Seconde Guerre mondiale la Roumanie est pro-Alliée avec son roi anglophile Charles II qui fait tirer sur les fascistes de la Garde de fer, juger et exécuter leur chef Corneliu Zelea Codreanu, et garantir les frontières du royaume par le Royaume-Uni et la France. Par la mer Noire, la Roumanie transfère l'armée et le gouvernement polonais en territoire britannique, à Alexandrie, sur la flotte du SMR sous escorte de la marine de guerre.

Allié avec Staline par le Pacte germano-soviétique de 1939, Hitler considère donc la Roumanie, à juste titre, comme une puissance hostile, et l'été 1940, après l'effondrement de la France, l'oblige à rendre la Bessarabie à l'URSS, la Transylvanie du nord à la Hongrie et la Dobrogée méridionale à la Bulgarie. La Roumanie ne conserve que la moitié de son territoire de 1918. Par la suite, Hitler et la Garde de fer renversent le roi et le remplacent par le maréchal Ion Antonescu (il est jugé et exécuté à la fin de la guerre). Lors de l'Opération Barbarossa, Antonescu engage la Roumanie aux côtés de l'Allemagne en juin 1941 pour récupérer la Bessarabie. Mais il ne se contente pas de cela : il fait occuper par l'armée roumaine la "Transnistrie" (une partie de la Podolie ukrainienne), il s'y livre à des atrocités et il envoie l'armée roumaine au massacre jusqu'à Stalingrad. Un Conseil national de la Résistance se forme entre les mouvements de partisans, les leaders des partis politiques démocrates interdits, et le roi Michel, qui renversent Antonescu en août 1944: la Roumanie déclare la guerre à l'Axe, engageant 550 000 soldats contre l'Allemagne. Le 6 mars 1945, un coup d'État communiste met fin au gouvernement issu de la Résistance, et le roi Michel est forcé d’abdiquer fin 1947 : la dictature communiste s'abat alors sur le pays jusqu'en décembre 1989, faisant 2 millions de morts civils (chiffre officiel) en 45 ans[5]. Le jour de Noël 1989, le président communiste Nicolae Ceauşescu et sa femme sont condamnés à mort et exécutés suite à un procès très controversé, lors du coup d'État du 22 décembre 1989.

Chronologie

  • VIe siècle : Installation des Slaves parmi les latins et arrivée des cavaliers turcophones bulgares qui fondent un royaume s'étendant sur les actuelles Yougoslavie, Roumanie, Moldavie, Macédoine et Bulgarie. Ce royaume adopte la langue slavonne et le christianisme : c'est la première Bulgarie, mais la moitié de sa population est latinophone ("valaques"). En Europe, Byzance ne garde que la Grèce et les côtes de la péninsule des Balkans.
  • Xe siècle : Byzance détruit la Bulgarie avec l'aide des Russes et des cavaliers turcophones de la steppe. Schisme entre Rome et l'Orient. Apparition du bogomilisme, ancêtre du catharisme. Les "Valaques" roumanophones vivent désormais au sein de petits duchés, les "canesats", éparpillés depuis les pays tchèques jusqu'à la Thessalie et de l'Adriatique à la mer Noire, connus comme "romanies" ou "valachies", et vassaux de Byzance, des turcophones, ou du royaume tchèque de Moravie.
  • XIIIe siècle : Invasion occidentale et catholique à Byzance (4ème croisade). Les Occidentaux attaquent la Valaquie mais leur chef Baudouin de Flandre est tué. Grande invasion mongole en 1223 (Tatars) : la Valaquie comme ses voisins est ravagée. En 1247 les slavons succèdent aux roumanophones : la seconde Bulgarie remplace la Valaquie. Les grecs reprennent Byzance en 1261 mais déjà les turcs s'installent en Anatolie. Les peuples orthodoxes sont pris entre les catholiques à l'ouest et les musulmans à l'est : tout est déjà en place pour les futures guerres des Balkans. Au nord du Danube les "canesats" sont vassaux de la Hongrie, de la principauté slave de Galicie ou des Tatars. Entre les "canesats" vivent des populations slavonnes et iranophones (ïasses).
  • XIXe siècle : L'Empire russe annexe la moitié est de la Moldavie (actuelle République de Moldavie). Révolutions républicaines en 1821 et 1848. Fondation en 1856 de la "petite Roumanie" par l'union entre Moldavie occidentale et Valachie. En réaction, annexion de la Transylvanie par la Hongrie en 1867 dans le cadre autrichien. Alliée aux Russes, la petite Roumanie devient totalement indépendante en 1878 et aide la troisième Bulgarie (celle d'aujourd'hui) à gagner la sienne contre l'Empire turc ottoman.
  • XXe siècle : En 1918, les territoires austro-hongrois et russes peuplés de roumanophones (Transylvanie, Bucovine, Moldavie orientale dite Bessarabie) élisent des députés, proclament leur indépendance puis leur union à la Roumanie, qui avait combattu au côté des Alliés.
  • 1921-1923 : Réformes (vote des femmes, naturalisation des Roms et des réfugiés juifs, partage des grandes propriétés).
  • 1938 Dictature antifasciste du roi Carol II, qui réprime la "Garde de fer" fasciste et le P.C.. La "Garde de Fer" organise des attentats, tue plusieurs ministres et intellectuels démocrates et s'en prend aux Juifs et aux Tsiganes.
  • 22 décembre 1989 : alors que des manifestations contre le régime secouent le pays, les communistes réformateurs renversent Ceauşescu, forment avec quelques dissidents un Front du salut national (FSN), renoncent au communisme et permettent le rétablissement de la démocratie et de l'économie de marché. C'est la « révolution roumaine » : plusieurs centaines de soldats et de civils meurent en se tirant dessus mutuellement, chaque groupe pensant défendre la démocratie contre de prétendus partisans de Ceauşescu (le sénateur Ion Iliescu, successeur du dictateur déchu, a été accusé d'avoir lancé ces rumeurs et l'enquête est toujours en cours).
  • 27 août 1991 : indépendance de la République de Moldavie, aussitôt reconnue par la Roumanie.

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Roumanie.
Carte de la Roumanie
Vue des Carpates

La Roumanie se trouve au sud-est du continent européen. Elle couvre une superficie de 238 391 km² et possède des frontières (2 508 km) avec la Hongrie (443 km), la Serbie (476 km), la Bulgarie (608 km), la Moldavie (450 km) et l'Ukraine (531 km), ainsi qu'une façade maritime sur la mer Noire (225 km).

  • la Roumanie est le premier pays du monde à avoir signé le protocole de Kyoto. Néanmoins, l'aspect environnemental est encore peu pris en compte dans le mode de développement actuel de la Roumanie, malgré les efforts du Ministère de l'Environnement, et les routes, voitures, camions, bâtiments en béton et verre, poteaux et fils internet dans tous les sens, décharges à ciel ouvert envahissent les paysages, tandis que le gouvernement envisage la construction d'une nouvelle centrale nucléaire.

Régions historiques

Article détaillé : Régions historiques de Roumanie.
  • La Moldavie (en roumain : Moldova) dont seule la moitié ouest fait actuellement partie de la Roumanie, entre les Carpates orientales et la République de Moldavie (qui est la moitié est).
  • La Valachie (en roumain : ţara Românească) composée de :
    • l' Olténie ou "Petite Valachie" (en roumain : Oltenia) au sud-ouest;
    • la Munténie ou "Grande Valachie" (en roumain : Muntenia) au sud-est;
    • la Dobrogée (en roumain : Dobrogea, en bulgare : Dobroudja) au sud-est, au bord de la mer.

Divisions administratives

Article détaillé : Subdivisions de la Roumanie.

Les subdivisions administratives utilisées aujourd'hui sont les 41 judeţe (judeţ, au singulier du latin judicium, ou « juge ») qui sont détaillés dans l'article de fond. De plus, la capitale, Bucarest, compte aussi comme subdivision administrative autonome, mais depuis 1997 elle est incluse dans un nouveau judeţ, le judeţ de Ilfov, tout en gardant son autonomie. Les Roumains appellent cette subdivision « le municipe de Bucarest » (municipiul Bucureşti du latin municipium).

Villes

Article détaillé : Villes de Roumanie.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de la Roumanie.
Évolution de la population (recensements)
  • 1859 - 8 600 000 (Valachie et Moldavie sans la Bessarabie et la Bucovine)
  • 1912 - 12 923 600
  • 1930 - 18 052 896 (la Grande Roumanie ; 71,9 % Roumains)
  • 1948 - 15 872 624 (territoire actuel de la Roumanie)
  • 1956 - 17 489 450
  • 1966 - 19 103 163
  • 1977 - 21 559 910
  • 1992 - 22 810 035
  • 2002 - 21 698 181
  • 2007 - 22 350 000 (est. CIA)

Politique

Article détaillé : Politique de la Roumanie.

Événements historiques

La position géographique aux marges des grands empires (romain, byzantin, mongol, ottoman, austro-hongrois, russe) et de l'URSS a depuis leur origine déterminé les Roumains à pratiquer une politique de survie en jouant sur les intérêts contradictoires de ces puissances. En fin de compte, c'est ce qui a permis leur émergence en tant qu'état.

Alors que le pays avait commencé sa modernisation et sa démocratisation sous divers gouvernements parlementaires entre 1856 et 1938, un régime autoritaire se met en place en 1938, puis une dictature en 1940, et enfin un totalitarisme en 1945. Successivement pro-Allié en 1938, pro-nazi en 1940 et communiste en 1945, le régime est devenu de plus en plus répressif et sanglant (avec toutefois un "desserrement" dans les années 1965-1972). La société civile a tenté de résister au totalitarisme, de manière de plus en plus feutrée et passive à mesure que les résistants étaient exterminés. Le communisme en Roumanie a connu trois périodes, correspondant à trois générations de communistes :

  1. la « revanche » (sur la société démocratique bourgeoise antérieure, mais aussi sur le fascisme), phase violente de terreur, d'arrestations massives, où les minorités du pays étaient majoritaires au Parti ;
  2. la « normalisation », phase de développement de la nomenklatura, où les opportunistes issus de la majorité orthodoxe rurale font carrière, marginalisent les camarades issus des minorités (dont beaucoup quittent le pays, voire sont purgés par les nouveaux dirigeants) et portent le Parti à trois millions de membres ;
  3. le « national-communisme » - un régime à la fois répressif et ultranationaliste d'inspiration néostalinienne et nord-coréenne qui se traduit par une accentuation de la misère populaire, un refus de la perestroïka et une coupure entre les « conservateurs » du régime et les « réformateurs », qui aspirent à en finir avec le communisme et s'appuient sur Gorbatchev et la France pour renverser Ceauşescu en 1989. Après quoi, « conservateurs » et « réformateurs » font à nouveau bloc au sein du FSN (Frontul Salvării Nationale) et gardent le pouvoir jusqu'en 1996[6].

Les élections de 1996 ont provisoirement écarté la nomenklatura du pouvoir politique (mais pas du pouvoir économique), au profit d'une coalition des partis démocratiques (CDR ou Convention démocrate roumaine et USD, Union sociale-démocrate). Le président Emil Constantinescu a été alors le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime d'Ion Antonescu contre les Juifs et les Roms. Le FSN, rebaptisé PSD (Parti social-démocrate), revient au pouvoir en 2000, mais subit une nouvelle défaite en 2004 face à l'Alliance D.A. (composée essentiellement des successeurs de la CDR, le Parti démocrate et le Parti national libéral).

En décembre 2006, quelques jours après la cérémonie d’entrée dans l’Union européenne, le président Traian Băsescu a été le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime communiste. En 2007, les historiens de la commission présidentielle pour l'analyse de la dictature en Roumanie, ont officiellement évalué les victimes civiles du fascisme roumain à à un demi-million de personnes, et celles du communisme à deux millions, soit environ 10% de la population[7].

Politique interne

Le président Traian Băsescu du parti démocrate a été élu président en 2004 face au candidat socialiste Adrian Năstase. Au parlement, l'alliance D.A. (O.U.I. en roumain - Dreptate Adevăr voulant dire Droitesse/Justice Vérité) entre le Parti démocrate et le Parti national libéral a pu se maintenir en place avec le but affiché de faire adhérer la Roumanie à l'Union européenne.

Depuis l'été 2006, les confrontations entre Călin Popescu Tăriceanu, premier ministre libéral, et le président ont abouti en avril 2007 à l'éclatement de l'alliance, lorsque le premier ministre a exclu du gouvernement le Parti démocrate. Selon lui, l'alliance ne pouvait plus fonctionner « à cause des démocrates » et d’un « président qui a fait passer ses intérêts politiques personnels devant les intérêts des Roumains.»

Le 3 avril 2007, le Parlement a voté d'urgence [8], avec 302 votes pour et 27 votes contre[9], un gouvernement minoritaire représentant 22% des parlementaires et formé entre les libéraux et les représentants de la minorité hongroise. Le Parti social-démocrate, dans l'opposition, a soutenu ce gouvernement pour une durée limitée et seulement afin de permettre la sortie de la crise politique. Le Parti de la grande Roumanie a annoncé voter contre à cause de la présence de l'alliance hongroise dans le nouveau gouvernement. Le grand perdant à court terme est le Parti démocrate, qui devrait entrer en opposition et qui depuis 2006 fait appel aux élections anticipées.

En parallèle, le Parlement a lancé une procédure de destitution du président Băsescu pour violation de la Constitution. Le 20 avril, le Parlement a voté la suspension du président[10], qui est confirmée par la Cour constitutionnelle. Lors du référendum du 19 mai 2007, les Roumains choisissent à 75% de maintenir Băsescu dans ses fonctions.

Politique relative à l'OTAN

La nomenklatura a toujours entretenu de bonnes relations avec tous les états du tiers monde, y compris avec ceux que les États-Unis classent comme « États-voyous ». Les gouvernements successifs de la Roumanie n'avaient aucune raison de changer de politique, mais l'inquiétude suscitée par l'impérialisme russe et ukrainien en mer Noire ont poussé la Roumanie à rejoindre l'OTAN en 2004.

Les intérêts de la Roumanie ne sont pas toujours les mêmes que ceux des partenaires historiques comme la France et cette implication en Irak avait fait réagir la France. Selon le président Traian Basescu, « la démocratie ne peut pas être protégée sans l'OTAN et l'UE » et l'alliance avec les États-Unis ne remet pas en cause l'engagement européen de la Roumanie. Il a aussi déclaré que l’OTAN resterait, après l’adhésion du pays à l’UE, le principal moyen de maintenir la sécurité du pays.

Politique dans l'Union européenne

La Roumanie est le premier pays de l'Europe centrale et de l'est qui a établi des relations avec la Communauté européenne, depuis 1974. Après son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, en même temps que la Bulgarie, la plupart de ses parlementaires ont rejoint le groupe des libéraux européens (qui voient ainsi leur nombre augmenter de 17%) et les partis de centre-droite; un moindre nombre a rejoint le groupe socialiste, et quelques-uns, l'extrême-droite européenne qui a ainsi pu se constituer en groupe. La plupart de ces euro-députés, quel que soit leur engagement actuel, ont un passé communiste.

Selon le président roumain, l’extension et l’approfondissement de l'UE peuvent se dérouler simultanément, et la Roumanie soutiendra très fortement les partenariats avec la République de Moldavie et avec les États des Balkans de l’Ouest (Albanie, pays de l'ex-Yougoslavie)[11]. La Roumanie va donner des visas gratuits pour les citoyens de République de Moldavie et pour ceux de la Serbie.

Le premier ministre italien Romano Prodi et son homologue roumain Calin Popescu-Tariceanu ont signé le 16 janvier 2007 à Bucarest une déclaration politique commune. Compte tenu des relations excellentes entre ces deux pays, ils s’engagent à ce que leurs gouvernements coordonnent les démarches dans le cadre de l’Union européenne, notamment en ce qui concerne la constitution et l'intégration des pays de l'ouest des Balkans. Cette déclaration se fait alors que les deux pays fêtent 10 ans depuis la signature du Partenariat stratégique commun. L'Italie est la destination préférée des Roumains (devant l'Espagne), environ 300 000 Roumains ont travaillé en Italie en octobre 2006, sans compter les travailleurs clandestins. L'Italie est le principal investisseur en Roumanie et le plus grand importateur (19,4% des importations) et exportateur (15,6% des exportations).

La Roumanie souhaite être au cœur de la stratégie énergétique de l’Union européenne[12]. Désormais, des pays pétroliers comme le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan sont à proximité de la frontière maritime de l'UE. La mer Noire est vue à Bucarest comme une priorité qui peut permettre de réduire la dépendance énergétique de l'Union européenne, des Balkans occidentaux et de la République de Moldavie à l’égard de la Russie. De ce fait, la Roumanie devrait permettre à l'UE de mieux négocier le futur accord énergétique avec la Russie dont les discussions ont débuté en 2006.

La Roumanie se propose d’être leader régional, a déclaré le président Traian Basescu au cours du débat « La Roumanie européenne, la Roumanie euro-atlantique, la Roumanie dans la sphère des relations internationales » organisé par l’Association George C. Marshall et l’Administration présidentielle.

Les premières élections pour élire les 35 euro-parlementaires doivent avoir lieu le 13 mai 2007. Le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, qui pourtant avait soutenu cette date au début, propose un report de l'élection. Son opposant politique, le président, pense qu'il n'est plus possible de la retarder vu que l'argent pour l'organiser a déjà été dépensé.

Économie

World Trade Center Bucarest
Article détaillé : Économie de la Roumanie.

La monnaie roumaine est le leu (l'appellatif technique est RON, 1€ = 3,96 RON au 30 décembre 2008). En octobre 2008, le salaire moyen mensuel net était de 1327 RON (350€ en octobre 2008)[13]. Le salaire minimum garanti par la loi ou par les conventions collectives du travail est de 1200 RON (298 €) pour les cadres et de 600 RON (149 €) pour les autres catégories [14]. L'impôt sur le revenu est de type proportionnel (également appelé impôt à taux unique) à 16%, et le montant moyen des retraites est d'environ 700 RON (175€) au 22 octobre 2008 (hors retraites des agriculteurs) [15].

Le PIB de la Roumanie (121,3 milliards d'euros fin 2007)[16] dépend des services pour 55,2%, de l'industrie pour 34,7% et de l'agriculture pour 10,1% pour une population quasi-égale dans les trois secteurs. Le rythme de croissance économique a été de 7,7% en 2006 et de 6,7% en 2007. L'inflation en rythme annuel en janvier 2008 est à 7,26% [17], le déficit budgétaire en 2007 de 2,3% du PIB et l'endettement de l'État est à 25% du PIB.

Le classement publié le 16 septembre 2006 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement situe la Roumanie à la 24e place (sur 141 pays) au regard de l'attractivité pour les IDE et la dette publique représente moins de 20% du PIB. Cinq compagnies de Roumanie ont un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros : Petrom (groupe OMV), Rompetrol, Mittal Steel (ancien Sidex, groupe Arcelor-Mittal), Metro Romania (groupe Metro AG) et Automobile Dacia (groupe Renault).

La décennie 1990 - 1999 est extrêmement difficile et marquée par une dégringolade économique (chute de 48% du PIB industriel, inflation comprise entre 50% et 300%, l'écroulement de la monnaie nationale - en 1999 le leu vaut 1000 fois moins qu'en 1990 , des nouvelles coupures sont émises tous les ans, le chômage passe de 2% à 12% et cause des mouvements syndicaux parfois très violents - en 1990 et 1991 des dizaines de milliers de mineurs envahissent Bucarest en saccageant le siège du gouvernement et provoquant des dizaines de morts et des blessés, en 1999 le mouvement se répète mais les gendarmes parviennent à gagner la "bataille" (selon une expression utilisée à l'époque). L'année 2000 marque une amélioration de la situation et l'économie roumaine est en très forte croissance depuis l'année 2001 (4 à 9% par an). L'économie roumaine a été déclarée économie de marché fonctionnelle par la Commission européenne en octobre 2004. Son PIB en parité de pouvoir d'achat (247 milliards de dollars) place la Roumanie au 45e rang mondial fin 2007, au niveau du PIB tchèque[18].

La majorité au pouvoir entre 2004 et 2008 a mis en place une politique économique d'inspiration libérale, visant à réduire le nombre des entreprises d'état (encore autour de 30% du PIB en 2006 selon une estimation de Deutsche Bank), attirer plus d'investissements étrangers (7e destination en Europe en 2006 selon Financial Times), réduire la fiscalité et le chômage (4,3% janvier 2008 et 1,8% à Bucarest [19], mais avec un taux de chômage de jeunes nettement plus élévé à 21,4% fin 2006 [20]) pour pouvoir faire face à la concurrence à l'intérieur de l'Union européenne.

Le journal Le Monde remarque qu'en 2005 et 2006, « la Roumanie a attiré 15 milliards d'euros d'investissement (étranger), plus que les 14 milliards d'euros que le pays avait attirés de 1990 à 2004 ». En 2007, le pays a attiré près de 7 milliards d'euros de IDE[21].

Développement

Article détaillé : Développement de la Roumanie.

Tourisme

Le jugement dernier, peinture en style orthodoxe byzantin sur les murs du monastère Voroneţ (construit en 1488). On y voit a gauche le paradis, à droite les enfers, et en haut l'image contemplative du Christ tout-puissant avec les signes du zodiaque[22]. On peut voir, en bas à gauche, l'Arbre de la Vie et la Croix de Lorraine.

Stations touristiques de la mer Noire

Les stations du littoral s'étalent sur une frange côtière allant du sud de la ville de Constanţa jusqu'à la frontière bulgare. Elles bénéficient d'un long ensoleillement et d'une chaleur tempérée, la moyenne étant de 25°C en été. 250 254 touristes les ont fréquentées en 2006.

Stations touristiques de montagne

Le delta du Danube

Vlad Ţepeş

Le delta du Danube est un endroit unique en Europe, déclaré réserve naturelle par l'UNESCO.

Dracula

Il est difficile de parler de la Roumanie, sans évoquer la célèbre figure du comte Dracula popularisé par l'écrivain irlandais Bram Stoker et des dizaines d'œuvres de l'industrie cinématographique américaine. Grâce à lui, l'image de la Roumanie est associée aux mythes des vampires et de ce personnage fictif inspiré par le nom et les vies de deux princes de Valachie: Vlad II le Dragon (Vlad Dracul, membre de l'ordre du Dragon initié par Sigismond de Luxembourg) et son fils Vlad III l'Empaleur (Vlad Ţepeş). Sa légende associe également (sur des critères non-historiques) la ville médiévale de Sighişoara et le château de Bran, qui sont devenus des destinations touristiques importantes, au détriment d'autres richesses plus authentiques comme la tour de Chindia à Târgovişte, moins spectaculaire mais réellement bâtie sous le règne de Vlad Ţepeş.

La Transylvanie

Sport

Le football et la gymnastique sont extrêmement populaires et sont des sports dans lesquels s'illustrent les Roumains. En rugby à XV, la Roumanie a souvent mis en difficulté le XV de France.

Depuis la fin du régime communiste, le pays connaît une période d'effacement de sa présence sur la scène sportive internationale, peut-être due à ses difficultés économiques.

Sur le plan interne, la scène sportive est dominée par quelques personnes très médiatisées, comme Nadia Comăneci, Gheorghe Hagi et également Adrian Mutu.

Culture

Article détaillé : Culture de la Roumanie.

Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une « île de latinité dans un océan slave ». Cette expression isolationniste a été popularisée par Nicolae Iorga, historien et homme politique de l'entre-deux-guerres. Toutefois il faut mettre un bémol sur la Hongrie qui ne fait pas partie des pays slaves. Mais surtout, la latinité est essentiellement linguistique: sur les autres plans de la culture traditionnelle, la Roumanie se situe bien au carrefour de l'Europe centrale à laquelle elle appartient par la Transylvanie, de l'Europe orientale à laquelle elle appartient par la Moldavie, et des Balkans auxquels elle appartient par la Valachie et la Dobrogée. Par ailleurs, depuis l'époque des "Lumières", la Roumanie a subi une très forte influence occidentale et notamment française, combattue jadis par des partisans de l'"autochtonisme orthodoxe" tels le philosphe Nae Ionescu ou l'essayiste Nichifor Crainic, et aujourd'hui par les polémistes tels Adrian Păunescu ou Corneliu Vadim Tudor.

La Roumanie fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. À peu près tous les Roumains ayant dépassé l'école primaire, comprenaient et parlaient le français avant 1989, en partie grâce à l'héritage latin commun aux deux langues, mais surtout à cause de la francophilie héritée de l'influence des Lumières au XVIIIe siècle, et de l'aide française à l'unité roumaine durant le XIXe siècle. Jusqu'en 1945, la Roumanie et la France avaient gardé des relations culturelles et politiques étroites, et partagé les mêmes orientations politiques (pour le meilleur et pour le pire). En 1968 encore, lors de sa visite à Bucarest en mai, Charles De Gaulle était spontanément ovationné à Bucarest, alors qu'il était conspué à Paris[23]. Mais après 1989, les Roumains découvrent une nouvelle France aux yeux de laquelle la Roumanie n'est plus une petite sœur des Balkans, ni une alliée, tandis que Bucarest n'est plus un petit Paris[24]. Aux yeux de cette nouvelle France, la Roumanie paraît être une sorte de Syldavie[25] quelque peu sordide (le sort des orphelins et des Roms occupe l'espace médiatique), une Syldavie suspecte de fascisme, de xénophobie et d'antisémitisme atavique[26]. Mortifiés par cette image de la Roumanie en France, de nombreux Roumains se tournent vers d'autres horizons culturels, et le français est depuis lors en perte de vitesse. De plus, auprès de jeunes, l'omniprésence de l'anglais notamment dans le monde économique et la quasi-disparition des productions en français à la télévision roumaine jouent un rôle tout aussi important.

La musique roumaine, dont la base est essentiellement rurale, est une synthèse des différentes cultures qui l'ont influencée. En plus de cette musique, il existe un autre type de musique, les colinde. En plus des musiques traditionnelles, les Roumains ont adopté le style occidental (rock, hip hop, techno, pop) mais aussi un style moderne propre, à la fois très controversé et très populaire, surtout parmi les catégories moins cultivées et rurales, les manele ou musique de type mani.

Parmi les Roumains et autres ethnies qui vivent en Roumanie, 87% sont orthodoxes, 6% catholiques et 7% protestants. L'Église orthodoxe a fait un retour en force depuis la chute du communisme, les fêtes religieuses sont suivies avec assiduité et plus de mille nouvelles églises ont été construites dans le pays. Toutefois des contestations se font jour à ce sujet, notamment au sujet du prix très élevé des baptêmes, mariages et enterrements, et ce d'autant que les prêtres sont (modestement il est vrai) rémunérés par l'état, malgré le principe de laïcité inscrit dans la Constitution.

Quelques roumains internationalement connus :

Autres roumains :

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er et 2 janvier Nouvel an Anul nou
en avril ou en mai Pâques Paşte (singulier) ou Paşti (pluriel) La Pâque orthodoxe ne correspond pas souvent à celle catholique.
1er mai Jour du travail Ziua muncii
1er décembre Jour de l'Union Ziua Unirii C'est le jour de la fête nationale roumaine. Il célèbre l'Union de la Transylvanie à l'ancien Royaume de la Roumanie, le 1er décembre 1918.
25 - 26 décembre Noël Naşterea Domnului (Crăciun)

Codes

La Roumanie a pour codes :

Notes et références

  1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Knowledge_French_EU_map.png
  2. Sommet de la Francophonie 2006
  3. {el}http://www.megarevma.net/ellin_i_romios.htm
  4. La dénomination de Roumain (pour roumanophone) n'apparaît pas avec la Roumanie moderne, mais la précède. Les premières attestations des roumains se désignant eux-mêmes avec le nom de “romain” datent du XVI siècle, alors que des humanistes italiens commencent à rendre des récits écrits sur leurs voyages en Transylvanie, Valachie et Moldavie. Ainsi, Tranquillo Andronico écrit en 1534 que les roumains ("Valachi") "s’appellent eux-mêmes romains". En 1532 Francesco della Valle accompagnant le gouverneur Aloisio Gritti à travers la Transylvanie, Valachie et Moldavie note que les roumains ont préservé leur nom de romains et qu' "ils s’appellent eux-mêmes roumains (Romei) dans leur langue". Il cite même une phrase en roumain : "Sti rominest ?" ("sais-tu roumain ?", roum. :"ştii româneşte ?"), Ferrante Capeci écrit vers 1575 que les habitants de ces Provinces s’appellent eux-mêmes roumains (romanesci), tandis que Pierre Lescalopier remarque en 1574 que "Tout ce pays la Wallachie et Moldavie et la plus part de la Transilvanie a esté peuplé des colonies romaines du temps de Trajan l’empereur…Ceux du pays se disent vrais successeurs des Romains et nomment leur parler romanechte, c'est-à-dire romain … " Autres témoignages sur le nom que les roumains se donnaient eux-mêmes viennent des intellectuels ayant connu de très prés ou vécu en pays roumains. Ainsi le saxon transylvain Johann Lebel note en 1542 que les roumains se désignent eux-mêmes sous le nom de « Romuini“, alors que le chroniqueur polonais Orichovius (Stanislaw Orzechowski) observe en 1554 qu’ «en leur langue les roumains s’appellent romin, selon les romains et valaques en polonais, d’après les italiens», le croate Anton Verancsics remarque vers 1570 que les roumains vivant en Transylvanie, Moldavie et Valachie se nomment eux-mêmes romains (roumains) et le hongrois transylvain Martinus Szent-Ivany cite en 1699 les expressions roumaines: "Sie noi sentem Rumeni" ("nous aussi, nous sommes roumains", pour le roum. : "Şi noi suntem români") et "Noi sentem di sange Rumena" ("nous sommes de sang roumain", pour le roum.: "Noi suntem de sânge român").
  5. Dennis Deletant, Ceausescu and the Securitate, Hurst 1995, ISBN 973-28-0882-9
  6. Catherine Durandin, Histoire des Roumains, Fayard
    • Jim Compton, U-Md. Teacher Heads Inquiry in Romania. Probe of Communist Past Stirs Backlash, Washington Post, Jul 28, 2006.
    • Vladimir Tismăneanu, Archéologie de la Terreur, ALL Politic, Bucarest
    • Vladimir Tismăneanu, The Crisis of marxist ideology in Eastern Europe: the Poverty of Utopia, Routledge, 1988
    • Vladimir Tismăneanu, Dorin Dobrincu, Cristian Vasile, Rapport final de la commission présidentielle pour l'analyse de la dictature en Roumanie (Bucarest, Humanitas, 2007)
  7. La Roumanie se dote d'un gouvernement minoritaire
  8. Le gouvernement restructuré du Premier ministre Calin Tăriceanu a été approuvé
  9. Le président Traian Băsescu suspendu de ses fonctions sur roumanie.com.
  10. La Roumanie plaide en faveur de la poursuite par l’UE de la politique des portes ouvertes
  11. Roumanie : projets énergétiques pour la région de la mer Noire
  12. [pdf] [http://www.financiarul.com/articol_18501/salariul-mediu-net-in-octombrie:-1.327-lei-mai-mare-cu-224.html
  13. http://www.zf.ro/eveniment/1-200-de-lei-salariul-minim-brut-pentru-angajatii-cu-facultate-3702781/
  14. [1]
  15. Economia a crescut cu 6% anul trecut, peste asteptari. Leul a recuperat teren - Stiri din Economie pe Wall-Street
  16. Bloombiz : Business : Inflatia anuala s-a accentuat in ianuarie la 7 26 nivel maxim pentru ultimele 20 de
  17. CIA - The World Factbook - Rank Order - GDP (purchasing power parity)
  18. Rata somajului, in ianuarie, a crescut cu 0,2% fata de decembrie si a ajuns la 4,3%
  19. [pdf] http://www.dnet.at/elis/Arbeitsmarkt/aminter_ALQJugendinter_Jahr_en.pdf
  20. Investitiile straine directe in Romania au depasit 7 mld. euro in 2007 - Stiri din Economie pe Wall-Street
  21. Photographies plus détaillées
  22. Sanda Stolojan, Avec De Gaulle en Roumanie, L'Herne, Paris 1991, ISBN 2-85197-283-9
  23. Paul Morand, Bucarest, Plon, Paris 1935
  24. Hergé, Le sceptre d'Ottokar, série Tintin, Casterman
  25. Décrivant le fascisme roumain et ses crimes, les historiens Carol Iancu (français, Université de Montpellier) et Radu Ioanid (américain) parmi bien d'autres, pensent et écrivent que ces courants xénophobes et antisémites font partie intégrante de l'identité roumaine.

Voir aussi

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