Rochefort (Charente-Maritime)

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Rochefort (Charente-Maritime)
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45¬į 56‚Ä≤ 32‚Ä≥ N 0¬į 57‚Ä≤ 32‚Ä≥ W / 45.942111, -0.958786

Rochefort
Vue aérienne de la Corderie Royale de Rochefort
Vue aérienne de la Corderie Royale de Rochefort
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
(sous-préfecture)
Canton chef-lieu de 3 cantons
Rochefort-Centre
Rochefort-Nord
Rochefort-Sud
Code commune 17299
Code postal 17300
Maire
Mandat en cours
Bernard Grasset
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais
Site web www.ville-rochefort.fr
Démographie
Population 25 676 hab. (2008)
Densit√© 1 170 hab./km¬≤
Aire urbaine 55 588 hab. (2008)
Gentilé Rochefortaises, Rochefortais
Géographie
Coordonn√©es 45¬į 56‚Ä≤ 32‚Ä≥ Nord
       0¬į 57‚Ä≤ 32‚Ä≥ Ouest
/ 45.942111, -0.958786
Altitudes mini. 0 m ‚ÄĒ maxi. 29 m
Superficie 21,95 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Carte de la commune de Rochefort au sein de la Charente-Maritime
Position de Rochefort en Charente-Maritime

RochefortPrononciation du titre dans sa version originale[N 1] est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

Les habitants de Rochefort sont les Rochefortais et les Rochefortaises.

Enti√®rement situ√©e sur la rive droite de la Charente, Rochefort est une ville nouvelle du XVIIe si√®cle qui doit sa cr√©ation en 1666 √† l'implantation d'un arsenal maritime et militaire dont l'ambition √©tait d'en faire le plus grand et le plus beau du royaume. De ce pass√© prestigieux, Rochefort h√©rite d'un patrimoine urbain parmi l'un des plus riches et des plus remarquables de la Charente-Maritime, ce qui lui a valu d'√™tre class√©e ville d'art et d'histoire. Devenue une ville touristique gr√Ęce √† ses nombreux mus√©es et sa vie culturelle anim√©e, elle est √©galement la plus importante station thermale de tout le centre-ouest de la France.

Deuxi√®me p√īle industriel de la Charente-Maritime dont l'activit√© √©conomique est principalement stimul√©e par la construction a√©ronautique et la plasturgie, Rochefort demeure un centre administratif secondaire (sous-pr√©fecture, chambre de commerce et d'industrie, enseignement) mais s'affirme de plus en plus comme un des principaux centres commerciaux du d√©partement.

Par sa population, elle est la troisi√®me ville de Charente-Maritime ainsi que la troisi√®me aire urbaine avec 55 588 habitants[N 2]. Faisant partie int√©grante du bip√īle La Rochelle-Rochefort, Rochefort tire un grand avantage de sa proximit√© avec La Rochelle, cette derni√®re √©tant la locomotive √©conomique de la Charente-Maritime. Dans la r√©gion Poitou-Charentes, elle se classe au sixi√®me rang des agglom√©rations urbaines[N 3].

Sommaire


Géographie

Situation géographique

La ville de Rochefort est situ√©e dans la partie sud-ouest de la France et au centre de la c√īte atlantique distante d'√† peine une dizaine de kilom√®tres √† vol d'oiseau.

Une situation géographique excellente

La ville b√©n√©ficie d'une situation g√©ographique exceptionnelle en Charente-Maritime ayant l'avantage d'√™tre situ√©e entre les villes principales de La Rochelle au nord, de Royan au sud et de Saintes au sud-est. Cette situation g√©ographique a fait de cette ville un carrefour routier incontournable dans le d√©partement et qui a b√©n√©fici√© d'importants am√©nagements et d'une modernisation de ses acc√®s. Tout d'abord, la ville est desservie par l'autoroute Saintes-Rochefort qui se prolonge au nord de l'agglom√©ration par la D 137 √† 2x2 voies en direction de La Rochelle. Elle est √©galement reli√©e par une 2X2 voies jusqu'√† Saint-Agnant via le pont-viaduc sur la Charente. Une rocade urbaine contourne la ville tout √† l'ouest pour assurer la continuit√© du r√©seau routier entre La Rochelle et Saint-Agnant, et au-del√†, vers Marennes et l'√ģle d'Ol√©ron d'une part et vers Royan d'autre part.

Rochefort bénéficie d'une gare ferroviaire au trafic voyageurs important qui la met en contact direct avec les grandes métropoles régionales de Nantes, au nord, et de Bordeaux, au sud, ainsi qu'avec les villes régionales de La Rochelle, Saintes et Angoulême.

Enfin, Rochefort est à proximité de l'aéroport de Rochefort-Saint-Agnant - civil et militaire - situé au sud du fleuve, dans la commune de Saint-Agnant. Cette infrastructure qui appartient au département est appelée à devenir la grande plateforme aéroportuaire de la Charente-Maritime à l'horizon 2020.

Localisation géographique

Axes de communication

Principaux axes de communication à Rochefort
L'A837 passe au nord de Rochefort. Sur la photo a√©rienne, √† droite, l'autoroute A837 et √† gauche, l'h√īpital B√©ligon.

Liaisons routières et autoroutières

(distance de centre-ville à centre-ville)

  • Acc√®s au nord-ouest de la ville :
    • √† 13 km de Fouras (D137 √† 2x2 voies)
    • √† 34 km de La Rochelle (D137 √† 2x2 voies)
    • √† 171 km de Nantes (D137 √† 2x2 voies (partiellement), puis A83 sortie 7)
  • Acc√®s au nord-est de la ville :
  • Acc√®s au sud de la ville :
  • Acc√®s √† l'est de la ville :

Concernant l'intensité du trafic routier et le temps émis entre chaque ville, les données globales sont les suivantes.

  • La D137 - ex N137 - qui relie La Rochelle √† Rochefort est une voie rapide √† 2x2 voies, dont le trajet entre les deux villes se fait en 25 minutes. Il s'agit de l'axe routier le plus fr√©quent√© de la r√©gion Poitou-Charentes. Cette voie expresse aboutit √† l'autoroute A837 au nord de Rochefort.
  • La D733 Rochefort - Royan (2x2 voies du Viaduc du Martrou √† l'√©changeur avec la D123 en direction de Marennes) permet de rejoindre Royan en 35 minutes. Il s'agit du second axe le plus fr√©quent√© du d√©partement pendant l'√©t√©.
  • La D137 Rochefort - Saintes (anciennement N137) permet de rejoindre Saintes en 45 minutes.
  • La D911 - axe routier Rochefort - Surg√®res - Mauz√©-sur-le-Mignon - permet de rejoindre la N11 en direction de Niort, puis de rejoindre l'autoroute A10 en direction de Poitiers, Tours et Paris. Rochefort est situ√© √† 4h30 environ de Paris en voiture.

Sur le plan de la desserte autorouti√®re, Rochefort est desservie par l'autoroute A837 dont l'acc√®s se fait par deux √©changeurs ; elle contourne l'agglom√©ration par le nord. Cette autoroute rejoint l'A10 en direction de Bordeaux √† Saintes dont le trajet se fait en 31 minutes et le nord de Bordeaux en 1h10.

Un projet de création d'une autoroute devant relier Rochefort à Fontenay-le-Comte, l'A831 (lien entre l'A83 et l'A837), a été programmé en 1994 et est en attente de financement[N 4].

Liaisons ferroviaires

Liaisons aériennes

Aéroport Rochefort - Saint-Agnant

L'a√©roport Rochefort-Saint-Agnant est situ√© √† 9 km au sud de Rochefort (par la D733 √† 2x2 voies). Il s'agit d'un a√©roport d√©partemental c'est-√†-dire qu'il est directement g√©r√© par le Conseil g√©n√©ral de la Charente-Maritime. L'A√©roport de Rochefort-Saint-Agnant accueille principalement des appareils militaires, de tourisme et d'affaires.

Le Conseil g√©n√©ral de la Charente-Maritime envisage, d'ici 2020, le d√©m√©nagement de l'A√©roport de La Rochelle - √ģle de R√© sur le site a√©roportuaire de Saint-Agnant qui n√©cessitera la cr√©ation d'un nouvel axe routier rapide √† 2x2 voies en direction de La Rochelle (D137), l'agrandissement du parking et celui du hall d'accueil.

Le cadre géographique

Une ville fluviale

Photo satellite de Rochefort

Cit√© fluviale par excellence, Rochefort est enti√®rement b√Ętie sur la rive droite de la Charente, fleuve auquel elle doit sa cr√©ation. La cit√© de Colbert a √©t√© cr√©√©e en 1666 pour les besoins de la Marine de guerre et le fleuve au bord duquel l'arsenal militaire a √©t√© √©difi√© pr√©sentait √† cette √©poque tous les avantages strat√©giques n√©cessaires √† son implantation. En fait, la ville occupe un site de m√©andre profond qui r√©pondait originellement √† des besoins purement d√©fensifs.

Un site peu favorable à l'urbanisation

Rochefort est située entre deux grands espaces de marais qui ont constitué pendant longtemps des obstacles à son développement avant qu'ils ne soient asséchés à partir du XVIIe siècle lors de la création de l'arsenal. Au nord de la ville s'étend le Marais de Rochefort - qui englobe également le Marais de la Petite Flandre en raison de la venue d'ingénieurs hollandais - et au sud, au delà de la rive gauche du fleuve, se situe le vaste Marais de Brouage, dont les travaux d'assèchement ont été entrepris dès le XVIe siècle.

Rochefort est √©difi√©e √† la fois en bordure des marais ass√©ch√©s qui la cernent √† l'ouest et au nord et sur une table calcaire du jurassique qui correspond √† une ancienne √ģle avant le retrait de la mer √† l'√©poque celtique. C'est sur ce substratum calcaire de faible √©l√©vation que la vieille ville a √©t√© en tr√®s large partie construite tandis que le d√©veloppement urbain contemporain a d√©bord√© sur les parties ass√©ch√©es des marais et sur des zones inondables en bordure du fleuve, notamment le quartier portuaire et industriel.

Les contraintes du milieu sont à l'origine de l'enclavement de la ville avant que les progrès techniques ne viennent rompre cet isolement. Les voies ferrées ont rompu en premier lieu l'isolement de Rochefort. Tout d'abord, l'édification de la voie ferrée en 1857 s'est faite au nord de la ville, à travers le Marais de Rochefort et a permis de la mettre directement en contact avec Paris. Ensuite, la construction de la voie ferrée qui la relie à Saintes le long de la vallée de la Charente a brisé davantage encore cet enclavement à partir de 1867 tandis qu'en 1873 la liaison ferroviaire avec La Rochelle était enfin établie. Quant au réseau routier, il a fallu attendre le tout début du XXe siècle pour que la ville soit correctement reliée. Certes, les liaisons routières étaient établies avec le nord en direction de La Rochelle et de Surgères, mais il a fallu attendre l'année 1900 pour que le pont transbordeur soit construit et rompt définitivement l'isolement de la ville avec le sud du département, notamment avec Marennes et Royan.

Géologie

Le site urbain de Rochefort obéit à des conditions naturelles assez contraignantes dues, d'une part, à sa position dans un large méandre de la Charente et, d'autre part, à sa situation de contact avec des marais desséchés au nord de la ville. Cette situation particulière de la ville découle d'une géologie dont les assises sont relativement simples mais en réalité peu favorables à une urbanisation du site.

Au nord-ouest, se trouvent les plus hautes altitudes de la ville qui s'√©l√®vent jusqu'√† 30 m√®tres dans la zone commerciale des Quatre-√ānes, en bordure de la route, en direction de La Rochelle, et m√™me encore jusqu'√† 16 m√®tres √† B√©ligon, dans le secteur du nouvel h√īpital de Rochefort. Cette partie de la ville est en effet √©tablie sur une assise du Cr√©tac√© inf√©rieur dont l'√©tage correspond √† celui du C√©nomanien inf√©rieur. Le substratum calcaire correspond √† une ancienne √ģle qui fait partie des nombreuses autres √ģles qui √©mergeaient dans l'ancien golfe santonique, aujourd'hui enti√®rement colmat√© et occup√© par le Marais de Rochefort, au nord de la vall√©e de la Charente. Cette √ģle du Cr√©tac√© est de m√™me nature g√©ologique que celle de la Pointe de la Fum√©e dans la Presqu'√ģle de Fouras et de l'√ģle d'Aix, √† l'ouest, dont le C√©nomanien inf√©rieur s'√©tire sur toute la rive droite du fleuve Charente et s'√©tend jusqu'√† Burie, en limite du d√©partement de la Charente. Il se retrouve donc dans la pointe de Tonnay-Charente. Dans la commune voisine de Breuil-Magn√©, cet √©tage g√©ologique est en contact avec l'effleurement du Jurassique sup√©rieur, repr√©sent√© ici par le Kimm√©ridgien.

Tout le reste du soubassement g√©ologique de Rochefort repose sur des terrains du Quaternaire, constitu√©s essentiellement par des alluvions anciennes et modernes. Ces derni√®res ont envahi progressivement la vall√©e de la Charente o√Ļ le fleuve a creus√© de larges m√©andres en rencontrant des terrains tendres et meubles.

Vue aérienne de la Corderie royale édifiée le long de la Charente, en contrebas de la cité historique de Rochefort.

Ces formations du Quaternaire, constitu√©es d'argiles fines, d√©nomm√©es localement bri, sont de faible √©l√©vation, g√©n√©ralement inf√©rieures √† 3 m√®tres en bordure du fleuve, et sont occup√©es aujourd'hui par des marais d'origine fluviatile. Au nord-est de la ville, en limite des communes de Loire-les-Marais et de Tonnay-Charente, le Marais de la Petite Flandre, portion du Marais de Rochefort, a √©t√© dess√©ch√© vers la fin du XVIIIe si√®cle, au temps de l'intendant Gu√©au de Reversaux. Au sud-ouest de la ville, dans la boucle que forme le fleuve, le marais de Martrou et la pr√©e de Soubise, qui correspondent √† de grandes √©tendues du marais fluviatile, sont aujourd'hui le domaine de la Station de lagunage et de pr√©es horticoles, prairies naturelles longeant la Charente converties en vastes serres horticoles. La cit√© historique, fond√©e par Colbert en 1666, est sise sur l'ancienne √ģle calcaire de Rochefort tandis que le site de la Corderie royale qui longe le fleuve repose sur des madriers pos√©s sur d'anciens marais ass√©ch√©s, en contrebas de la ville. A l'ouest, au-del√† des anciennes fortifications aujourd'hui disparues, le Faubourg s'est √©tabli sur des terrains calcaires de 10 √† 15 m√®tres d'√©l√©vation moyenne. L'urbanisation a "boud√©" en g√©n√©ral le fleuve, c'est pourquoi toute la ville a le dos tourn√© √† la Charente, sauf au nord-est, o√Ļ les industries et les activit√©s portuaires, prolong√©es par des immeubles d'habitation collectif, des entrep√īts et des grandes surfaces commerciales, ainsi que des voies de communication moderne (routes et voies ferr√©es), se sont √©tablies le long de la Charente jusqu'√† Tonnay-Charente, formant avec cette derni√®re une conurbation urbaine.

Topographie urbaine

La topographie du site urbain de Rochefort découle de ses différentes assises géologiques sur lesquelles s'est édifiée progressivement la ville.

Topographie de Rochefort

C'est au centre du profond m√©andre occup√© par la plate-forme du Cr√©tac√© inf√©rieur, que contourne la Charente, que la cit√© historique a √©t√© originellement √©difi√©e. En fait, la ville est b√Ętie en retrait par rapport au fleuve qui √©coule ses eaux dans une vall√©e inondable et submersible. Le fleuve est en effet absent des regards de ses habitants, seule la haute silhouette m√©tallique du Pont transbordeur de Rochefort rappelle le caract√®re fluvial de cette ville n√©e avec et pour le fleuve √† ses origines premi√®res. Ces terrains calcaires de faible √©l√©vation surplombent d'une dizaine de m√®tres en moyenne la basse vall√©e fluviale √† l'est, au sud et √† l'ouest, et s'abaisse lentement vers le nord en direction du Marais de Rochefort.

Au nord-ouest, la plate-forme de l'ancienne √ģle de Rochefort s'√©l√®ve doucement pour atteindre son point culminant √† 30 m√®tres d'altitude, dans le secteur de la nouvelle zone commerciale des Quatre-√ānes, non loin de la commune de Vergeroux.

Dans son ensemble, la topographie de la ville est assez uniforme ; les ondulations de terrains sont plus marqu√©es √† l'ouest et au nord-ouest mais la ville offre un paysage de terrain plat, sans accident de relief notable.

Dans les secteurs de la vallée fluviale qui contourne la ville dans le méandre à l'est, au sud et à l'ouest, les altitudes varient entre le niveau marin et les 3 mètres de hauteur en général. Ces terrains sont peu urbanisés et laissés le plus souvent à l'état de marais, ceux-ci sont sujets à de fréquentes inondations lors des crues hivernales que les prairies de la rive gauche, en terrains argileux, ne peuvent totalement absorber.

Le viaduc de Martrou, pont moderne à 2X2 voies franchit la Charente au sud de Rochefort et surplombe du haut de ses 41 mètres la vallée fluviale.

Au sud du m√©andre, se situent les ponts de franchissement de la Charente dont le plus ancien, aujourd'hui class√© monument historique, a √©t√© inaugur√© en juillet 1900, et le plus moderne a √©t√© mis en service en 1990. Ce dernier constitue le dernier viaduc routier d'importance √† avoir √©t√© √©difi√© en Charente-Maritime. Ces diff√©rents ponts sont construits sur les zones inondables de la vall√©e mais au point de l'estuaire o√Ļ le fleuve offre les meilleures conditions techniques de son franchissement.

Enfin, le Marais de Rochefort, qui s'étend au nord et au nord-est de la ville, est ceinturé de canaux de drainage dont le Canal de Genouillé qui forme une "frontière" naturelle avec la ville voisine de Tonnay-Charente et se jette dans la Charente au site du Pont Rouge. Cet important collecteur reçoit sur sa rive droite les eaux du Canal de Saint-Louis qui draine le Marais de la Petite Flandre, puis celles du Canal des Longées et du Canal de Loire qui irriguent la partie orientale du Marais de Rochefort. Cette confluence des canaux est située dans le quartier urbain et industriel de Pont-Neuf, au nord-est de Rochefort, qui est contigu au quartier urbain de La Fraternité à Tonnay-Charente. Une partie de ces zones résidentielles est riveraine du fleuve et est occupée par d'importantes usines, des voies de communication routière et ferroviaire et le bassin du port de commerce de Rochefort.

Climat

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat de la Charente-Maritime est essentiellement de type tempéré, mais en raison de l’influence du Gulf Stream, de l’anticyclone des Açores, et de l’effet modérateur de la mer, le département bénéficie d’un climat océanique[1], plus doux et plus chaud, appelé climat tempéré océanique aquitain.

Ce climat permet à la ville de Rochefort de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen exceptionnel, proche de celui de Perpignan, sur la mer Méditerranée[2]. L’ensoleillement de la Charente-Maritime est le meilleur du littoral atlantique[3] (2250 heures de soleil par an) et le Poitou-Charentes est une des régions les plus ensoleillées de France [4]. Les hivers y sont doux (quatre jours de neige par an), et la pluviométrie, modérée (755 mm de pluie par an), est surtout concentrée sur les mois d’automne et d’hiver. À la belle saison, les températures sont adoucies par la brise de mer, due à l’inertie thermique de l’océan, et qui se traduit par un vent parfois soutenu qui souffle en provenance de la mer l’après-midi.

Données climatiques à La Rochelle
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Temp√©rature moyenne (¬įC) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111,0 174,0 212,0 239,0 272,0 305,0 277,0 218,0 167,0 107,0 85,0 2 250,0
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle √† la station d√©partementale de La Rochelle de 1961 √† 1990[5].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Rochefort[6] 2 250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Ces sp√©cificit√©s climatiques ‚ÄĒ √©t√© sec et ensoleill√©, hiver doux et humide ‚ÄĒ ont conduit √† l‚Äôimplantation d‚Äôune v√©g√©tation de type m√©diterran√©enne cohabitant avec une v√©g√©tation plus continentale ou oc√©anique. Elles sont aussi propices au tourisme, secteur d'activit√© important pour le d√©partement.

Les risques li√©s √† ce type de climat sont relativement faibles, le plus important √©tant les temp√™tes oc√©aniques. Ainsi, le d√©partement de la Charente-Maritime est celui qui a √©t√© le plus durement touch√© par les temp√™tes Martin (d√©cembre 1999) ou Xynthia (f√©vrier 2010), dans les deux cas la conjugaison des rafales de vent et de la mer ayant provoqu√© des d√©g√Ęts consid√©rables sur le littoral charentais.

Histoire

Histoire de la ville

Avant le XXe si√®cle

Maquette de Rochefort au XVIIe si√®cle

Rochefort √©tait une partie de la ligne de d√©fense de la c√īte d'Aunis et de Saintonge et de la vall√©e de la Charente. Le ch√Ęteau de Rochefort, isol√© dans la boucle de la Charente n'a apparemment pas jou√© d'autre r√īle que celui de surveiller le fleuve. Le seigneur qui contr√īlait tout l'acc√®s √† la rive nord de la Charente avait un pouvoir cependant limit√© par la pr√©sence des autres ch√Ęteaux aux alentours.

√Ä la fin du XIIIe si√®cle la famille de Rochefort s'√©teint avec Gilbert de Rochefort. Sa tante, vend alors le domaine √† Philippe le Bel, int√©ress√© car le domaine se situe √† ce moment-l√† sur une fronti√®re naturelle avec les possessions du roi d‚ÄôAngleterre. Rochefort passe ensuite aux main d'√Čdouard III d'Angleterre en 1360 via le trait√© de Br√©tigny et ce jusqu'en 1372, o√Ļ Charles V le reprend. Il reste dans le domaine royal jusqu'en 1462, date √† laquelle il passe ensuite aux mains des puissantes familles de Co√©tivy et de la Tr√©moille. En 1537, Rochefort repasse encore dans le domaine royal. Henri IV vend le 11 septembre 1599, la terre de Rochefort √† un petit seigneur, Adrien de Lauzer√©, 1er valet de chambre du roi. Sa famille le conserve jusqu'en 1665.

Aux alentours de 1660, la marine fran√ßaise, cr√©√©e par Richelieu est en mauvais √©tat, elle ne compte plus que quelques navires capables de prendre la mer. Louis XIV charge alors Colbert de Terron de trouver un lieu sur la c√īte Atlantique capable d'accueillir un arsenal qui devienne un lieu de ¬ę refuge, de d√©fense et d'approvisionnement ¬Ľ. Apr√®s quelques ann√©es de recherches sur la c√īte, Rochefort est choisi en d√©cembre 1665. Plusieurs raisons ont conduit au choix de ce site :

  • la situation, √† une vingtaine de kilom√®tres de la mer par la Charente, garantissait une protection contre l'envahisseur maritime ;
  • les marais environnants offrent une protection contre une attaque par la terre ;
  • le roi veut imposer une place royale catholique forte face √† La Rochelle, protestante et situ√©e √† moins de 30 kilom√®tres[r√©f. n√©cessaire] ;
  • la Saintonge √©tait riche en mati√®re premi√®res (le bois, le sel...).

En 1666, sur ordre de Louis XIV, les restes du ch√Ęteau de Rochefort furent ras√©s, dans le but de cr√©er un arsenal militaire pour abriter la flotte du Ponant. Le choix de Rochefort fut un compromis entre les propri√©taires de deux villes pr√©alablement choisies, Fouras et Tonnay-Charente ; Colbert de Terron sut convaincre le conseil du roi de choisir √† mi-chemin entre ces deux villes, √† Rochefort. L'arsenal est donc construit, accueillant ateliers et magasins. Le b√Ętiment de la corderie royale est alors construit. La ville se d√©veloppe alors rapidement sous l'impulsion de Colbert de Terron, puis de Michel B√©gon de 1688 √† 1710 o√Ļ la construction navale se fait √† un rythme tr√®s soutenu (pr√®s de 49 navires jusqu‚Äôen 1692 et environ 350 bateaux au total). B√©gon embellit la ville.

En 1677, l'eau est amenée par canalisation en bois depuis Tonnay-Charente pour les besoins de la population grandissante[7].

Cependant √† l'usage, l'arsenal est difficile √† exploiter. Les 12 milles nautiques le s√©parant de la rade sont une tr√®s bonne protection, mais les m√©andres du fleuve et sa faible profondeur posent de gros probl√®mes aux plus gros navires. Il est n√©cessaire de d√©charger les vaisseaux de leur artillerie, de l'eau potable et des munitions jusqu'√† la rade. Le halage se faisant √† la force des bras, il faut 3 mar√©es dans le meilleur des cas pour sortir le bateau et l'amener jusqu'√† l'√ģle d'Aix. √Ä partir de 1766, on utilise des for√ßats pour ce travail.

Les canons sont ensuite charg√©s √† l'√ģle d'Aix, l'eau douce √† Saint-Nazaire-sur-Charente (une fontaine d'eau potable est cr√©√©e en 1676), l'embarquement se faisant √† Port-des-Barques. L'√©talement des infrastructures est g√©n√©rateur de retard, de surco√Ľts et de complications[8].

L‚Äô√Čtat royal est tr√®s mauvais payeur : apr√®s avoir attendu leur salaire pendant plusieurs mois, les ouvriers s‚Äôinsurgent, arr√™tent le travail, et mettent le si√®ge devant l‚Äôintendance[9]. La situation se r√©p√®te avec les calfats et les charpentiers en 1717 et 1719[10]. Au XVIIIe si√®cle, la ville se dote d'immeubles cossus, comme l‚Äôh√ītel Mac Nemara am√©nag√© par Jean-Baptiste Mac Nemara, qui commence par acheter en 1719 √† Rochefort un immeuble urbain, et qui fut lieutenant de fr√©gate et enseigne d'une compagnie de marine, puis chef de division d'escadre et vice- amiral, puis lieutenant g√©n√©ral des arm√©es navale.

Un bagne est ouvert à Rochefort en 1777[11], qui faisait partie des trois "grands bagnes" du royaume avec Toulon et Brest. On y enfermait les prisonniers condamnés à vie. Il fut fermé en 1854.

L'arsenal de Rochefort en 1690

La mauvaise r√©colte de 1788 conduit √† des √©meutes au moment de la soudure : les boulangeries sont pill√©es √† Rochefort le 28 avril 1789[12]. Les officiers de la Marine nationale √©tant rest√©s majoritairement royalistes, la Terreur est particuli√®rement s√©v√®re : les repr√©sentants en mission Lequinio et Laignelot font guillotiner 52 pr√©venus (dont 19 officiers de la marine)[13]. T√©moin des changements radicaux de l‚Äô√©poque : on compte 63 divorces sur la p√©riode[14]. Apr√®s le 9-Thermidor, la Convention envoie Chauvin-Hersant qui √©pure le tribunal r√©volutionnaire[15].

Rochefort est aussi le point de départ d'une déportation qui a eu lieu en 1794 et 1795. Appelés les martyrs des pontons de Rochefort, les déportés étaient 829 prêtres. Parmi eux, 274 ont survécu.

Aux XXe et XXIe siècles

En 1926, la fermeture de l'arsenal entra√ģne un d√©clin rapide de la ville. La pr√©fecture maritime de l'Atlantique, la direction des constructions navales, l'artillerie, la justice militaire, les cartes et plans d√©m√©nagent. Les bateaux qui assurent le d√©senvasement de la Charente partent √©galement[16].

En 1982, le viaduc de la Charente n'existe pas et le bassin no 2 n'est pas d√©vas√©. La rocade nord vient d'√™tre mise en service mais la rocade ouest et la p√©n√©trante sud ne sont pas encore en chantier, la zone industrielle des SŇďurs Ouest est occup√© √† 60 %, la partie Est ne comprend qu'un b√Ętiment. La Pr√©e horticole n'existe pas.

En 2000, le viaduc de la Charente est construit, le bassin no 2 est devenu port de plaisance, l'autoroute A 837, la rocade ouest et la p√©n√©trante sud sont en service, la zone industrielle des SŇďurs Ouest est satur√©e, la partie Est occup√©e √† 80 %, le quartier de l'avant garde est achev√©. La Pr√©e horticole est occup√©e √† 90 %.

Héraldique

Blason de Rochefort

En haut √† gauche : ¬ę d'azur √† l'√©toile de cinq rais rayonnante d'or ¬Ľ, √† droite : ¬ę aussi d'or au mont de sable somm√© d'une tour donjonn√©e du m√™me ¬Ľ, en bas : ¬ę aussi de sable au vaisseau √©quip√© et habill√© d'or voguant sur des ondes d'argent mouvant de la pointe. ¬Ľ[17]

Ancien blason de Rochefort

Un blason plus ancien est rapport√© par Malte-Brun, dans la France illustr√©e (1883) : ¬ę D'azur, √† une montagne d'or, somm√©e d'une fleur de lys du m√™me en chef. ¬Ľ

Blason de Rochefort sous le Premier Empire

Pendant le Premier Empire, il se blasonnait ainsi : ¬ę Coup√©, au premier parti d'azur √† un N d'or surmont√© d'une √©toile rayonnante du m√™me, qui est des villes de seconde ordre ; et d'argent √† un fort cr√©nel√© pos√© sur un rocher, le tout de sable ; au second de sable √† un navire d'argent √©quip√© d'or, voguant sur une mer d'argent mouvant de la pointe ¬Ľ[18].

Drapeau de Rochefort

Le drapeau de Rochefort qui flotte sur le fronton de la mairie et sur la porte du Soleil

Administration et vie publique

H√ītel de ville de Rochefort, fa√ßade rue Pierre Loti

Mairie

H√ītel de ville

Situ√© rue Pierre Loti, l'H√ītel de ville a √©t√© construit vers 1770 pour l'officier de Marine Claude Marguerite Fran√ßois Renart de Furschamberg, comte d'Amblimont (1736-1797). L'√©difice est acquis en 1804 afin d'y abriter la mairie.

Vers 1880, une horloge est plac√©e dans un oculus ceint de feuilles de ch√™ne. L'H√ītel de ville est agrandi dans la seconde moiti√© du XIXe si√®cle gr√Ęce √† l'achat de trois maisons mitoyennes. En 1965, la fa√ßade situ√©e devant la place Colbert est prolong√©e de deux trav√©es identiques.

Il est compos√© de trois niveaux :

  • rez-de-chauss√©e : l'accueil pour le public et les diff√©rents services municipaux, une petite cour avec une petite salle de r√©union/de mariage, une arri√®re-cour pour le stationnement d'une dizaine de v√©hicules,
  • 1er √©tage : bureaux du maire et de ses adjoints, salle du conseil municipal et des mariages, bureaux administratifs,
  • 2e √©tage : bureaux administratifs.

Maire

Le maire actuel de Rochefort est Bernard Grasset (PS), fonction qu’il occupe depuis mars 2001, il a été réélu le 16 mars 2008. Il est également le président de la Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais (CAPR).

Bernard Grasset, maire de Rochefort
Liste des maires successifs à Rochefort depuis 1944
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
1835 1843 Antoine Bonnet de Lescure   ancien ing√©nieur de la Marine
1er septembre 1944 1er d√©cembre 1944 Albert Bignon    
1er d√©cembre 1944 1er d√©cembre 1951 Roger Gaborit    
1er d√©cembre 1951 1er mai 1953 Ernest Gu√©pin    
1er mai 1953 1er mai 1954 Louis Naudin    
1954 1959 Ernest Gu√©pin    
1959 1971 Francis Gaury DVG  
27 mars 1971 24 mars 1977 Jean Morin UDR  
24 mars 1977 25 mars 2001 Jean-Louis Frot RPR - DVD vice-président du Conseil Général
25 mars 2001 en cours Bernard Grasset PS député 1997-2002

Conseil municipal

Groupe Chef Effectif Statut
PS Bernard Grasset 27 majorité
J'aime Ma Ville Gérard Pons 8 opposition

Budget et fiscalité

La situation financi√®re de la commune de Rochefort a connu une p√©riode difficile au d√©but des ann√©es 2000 pour deux principales raisons :

Situation financière de Rochefort de 1998 à 2002 (en millions d'euros)[19]
1998 1999 2000 2001 2002
Dépenses globales 26 27,4 27,2 27,2 27,4
Recettes globales 29 30,2 28,5 29,1 29
Dépenses d'investissement 7,8 5,6 10,2 12,1 5,1
Capacité d'autofinancement 3,6 3,6 1,7 2,6 2,4


Cantons

Rochefort est le chef-lieu de trois cantons (Rochefort-Nord, Rochefort-Centre et Rochefort-Sud) regroupant au total huit communes.

Conseillers généraux des cantons de Rochefort
Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999) Communes
Sylvie Marcilly Canton de Rochefort-Nord 17 21 11 885 hab. 8
Jean-Louis Frot Canton de Rochefort-Centre 17 47 11 173 hab. 1
Pierre Feydeau Canton de Rochefort-Sud 17 22 11 468 hab. 1

Quartiers

Rue de la République
  • Quartiers Nord
    • Basse Terre
    • B√©ligon
    • Cabane Carr√©e
    • Grand Bel-Air
    • La Chagrinerie
    • La For√™t
    • Le Point du Jour
    • La Vacherie
    • Le Brillouet
    • Les Moutiers
    • Les Quatre √ānes
    • Monlabeur
    • Petit Mouillepied
    • Petite Grange
    • Tout vent
  • Quartiers Ouest
    • Chante Alouette
    • La Beaune
    • La Grange
    • La Maurati√®re
    • Le Quereux
    • Les Meuriers
    • Moulin de la Pr√©e
    • Petit Marseille (Cit√© Paul Gagn√®re)
    • Puy Vineux
  • Quartiers Sud
    • Cit√© Allaire
    • L'Avant-Garde
    • La Fosse aux M√Ęts
    • Pr√©e des Canons
    • Pr√©e du Martrou
    • Liberation

Intercommunalité

À partir du 1er janvier 2000, la Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais, également appelée CAPR, a remplacé la Communauté de communes de Rochefort. Elle compte 18 communes membres.

La CAPR fait partie des deux composantes du ‚ÄúPays Rochefortais‚ÄĚ avec la Communaut√© de communes du Sud Charente (8 communes).

La Communaut√© d'agglom√©ration du Pays Rochefortais et la Communaut√© d'agglom√©ration de La Rochelle forment le Bip√īle La Rochelle-Rochefort (36 communes).

Sous-préfecture de Rochefort

Sous-préfecture

Située rue Jean Jaurès, Rochefort abrite l'une des 4 sous-préfectures de la Charente-Maritime avec Saintes, Saint-Jean-d'Angély et Jonzac. Le sous-préfet de Rochefort est Henri Duhaldeborde et son secrétaire général est Gérard Sotter.

La préfecture de la Charente-Maritime est située à La Rochelle. La préfète est Béatrice Abollivier depuis le 15 juin 2011.

Forces de l'ordre et secours

Centre de secours principal de Rochefort

Sapeurs-pompiers

Le Centre de secours des sapeurs-pompiers de Rochefort est situé à l'entrée Est de la ville, dans le quartier Libération.

Il fait partie des quatre centres de secours principaux (CSP) du département.

Il est √©quip√© d'une vingtaine de v√©hicules de secours : ambulances, camions citernes pour les feux de for√™t, deux grandes √©chelles (EPA), cellule de d√©pollution, etc.

D'ici 3 √† 5 ans, la caserne sera d√©plac√©e sur un autre site dans la zone artisanale des P√™cheurs d'Islande (√† l'ouest de la ville). Celle-ci sera install√©e sur un terrain d'une superficie assez importante pour accueillir les exercices des sapeurs-pompiers. Les interventions vers le nord (La Rochelle) et le sud (Royan) de Rochefort seront plus rapides puisque le centre de secours sera situ√© juste √† c√īt√© de la rocade ouest de Rochefort (D733). Toutefois, il sera situ√© beaucoup plus loin qu'auparavant pour aller vers l'est de Rochefort (Tonnay-Charente).

Gendarmerie Nationale

Gendarmerie Nationale

La caserne de la gendarmerie nationale de Rochefort est située à 50 mètres de la Corderie Royale et est juxtaposée au Jardin de la Marine.

Elle accueille la Compagnie de Gendarmerie Nationale de Rochefort. Son commandant est le capitaine Leconte depuis le 17 septembre 2009.

Son secteur g√©ographique d‚Äôintervention est compos√© des communes : Breuil-Magn√©, Cabariot, Fouras, Genouill√©, Loire-les-Marais, Lussant, Muron, Moragne, Saint-Coutant-le-Grand, Saint-Hippolyte

Cette compagnie compte 152 militaires.

Commissariat de Police

Police Nationale

Le commissariat de police est situ√© dans le centre-ville de Rochefort. Il est plac√© sous l'autorit√© du commissaire √Čric Lortet depuis le 1er septembre 2010.

Ce commissariat compte 75 policiers et sept v√©hicules. Il assure la s√Ľret√© publique sur les communes de Rochefort et de Tonnay-Charente. Les autres communes rurales dans les environs de Rochefort sont sous la responsabilit√© de la compagnie de la gendarmerie nationale, elle-m√™me bas√©e √† Rochefort.

Justice

Palais de justice

Le Palais de Justice de Rochefort est situ√© Rue Chanzy. Cit√© judiciaire, il abrite plusieurs juridictions : un Tribunal d'Instance, un Conseil de prud'hommes et une antenne du Service p√©nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) ainsi que diverses associations de m√©diation et d'aide aux victimes.

Le Tribunal d'Instance de Rochefort est placé sous l'autorité de Sophie Roubeix. Il comprend 2 magistrats et un greffe composé de 10 agents dirigé par un Directeur de Greffe, Cédric Bernardet.

Le Conseil de prud'hommes de Rochefort compte 40 conseillers prud'hommes et son greffe composé de 3 personnes est dirigé par un greffier, Serge Barneyrat.

Depuis le 1er janvier 2009, la cité judiciaire n'abrite plus de Tribunal de Commerce puisqu'il a été absorbé par celui de la La Rochelle suite à une réforme de la carte judiciaire. De même pour le Tribunal de Grande Instance qui a été absorbé par celui de La Rochelle le 1er janvier 2011.

Le dernier procureur de la République de Rochefort a été Pierre Arnaudin. Rochefort dépend désormais de l'arrondissement judiciaire de la Rochelle et donc de son parquet. Bruno Karl fut quant à lui, le dernier président du Tribunal de Grande Instance de Rochefort et a été appelé, tout comme le Procureur, à exercer d'autres fonctions.

La Poste

H√ītel des Postes de Rochefort

H√ītel des Postes

L'h√ītel des Postes de Rochefort a √©t√© con√ßu en 1911 par l'architecte L√©on Lavoine. D'une allure imposante et de style acad√©mique, ce monument se compose d'un grand corps central √† deux √©tages flanqu√© de deux pavillons √† un seul niveau.

Il accueille toujours le public pour les services de La Poste.

Centre du tri postal

Le centre du tri postal de Rochefort √©tait juxtapos√© √† l'H√ītel des Postes jusqu'au d√©but des ann√©es 2000. Il a √©t√© d√©plac√© dans de nouveaux locaux, boulevard du Vercors (au nord du centre-ville).

Ville Internet

En 2004, la commune a re√ßu le label ¬ę Ville Internet M ¬Ľ[20]

Distinctions de la ville

  • 9e station thermale de France en fr√©quentation
  • ville fleurie (class√©e 2 fleurs)
  • 1999 Prix Cervia Ambiant√© (Italie)
  • 1995 Prix Neptuna
  • 1993 Grand prix national du patrimoine
  • 1990 Oscar de l'environnement
  • 1990 Oscar pr√©servation et mise en valeur de l'espace urbain
  • 1987 Grand prix Europa Nostra
  • 1987 Label ville d'art et d'Histoire
  • 1986 Prix du palmar√®s national de l'habitat (op√©ration Avant-Garde)
  • 1986 Grand projet culturel en France : corderie royale et jardin des retours
  • 1985 Grand prix Europa Nostra

Jumelages

La ville de Rochefort est jumel√©e[21] avec :

Panneau d'agglomération à l'entrée de Rochefort

Aménagements et projets

Nouvel h√īpital

Nouveau centre hospitalier, c√īt√© ouest
Vue aérienne du centre hospitalier en 2010
Article d√©taill√© : Centre hospitalier de Rochefort.

Depuis le 27 mars 2011, le nouveau centre hospitalier de Rochefort, situ√© pr√®s de la zone artisanale B√©ligon (au nord de Rochefort), a succ√®d√© √† l'h√īpital Saint-Charles situ√© en centre-ville devenu trop v√©tuste.

Ce nouveau centre de soins est moderne et d'un acc√®s routier ais√© (√† 1 minute de l'autoroute A837). Sa capacit√© d'accueil est de 279 lits avec une majorit√© de chambres individuelles avec salle de bains privative. Il sera √©quip√©, contrairement √† l'h√īpital Saint-Charles, d'un service d'IRM.

Parmi ses points forts, il est modulable et peut s'adapter aux √©volutions m√©dicales et chirurgicales de demain. Il a √©t√© √©labor√© avec le souci de consulter le personnel de l'h√īpital, de fa√ßon √† privil√©gier tous les aspects fonctionnels.

Son architecture est compacte mais non uniforme, ses façades sont sombres et soulignées de blancs, ses parvis permettent d'avoir différentes entrées, ses aires sont paysagées et favorisent ainsi son intégration harmonieuse dans l'environnement.

Le site hospitalier accueille √©galement une cr√®che pour 45 enfants, un b√Ętiment de sant√© publique, un immeuble de bureaux et de commerces √† 100 m√®tres et deux parcs de stationnement, le premier pour le public (200 places) et le second r√©serv√© au personnel hospitalier (400 places). Une h√©lisurface a √©t√© construite 20 m√®tres au nord de l'h√īpital.

De plus, d'autres chantiers compl√©mentaires se sont ouverts autour du centre hospitalier :

  • am√©nagements des abords et des voiries d‚Äôacc√®s, avec notamment la cr√©ation d'un rond-point sur la D5, financ√© par le Conseil G√©n√©ral.
  • fermeture de l'h√īpital Saint-Charles et de l'√©cole d'infirmi√®res qui permettra de soulager le stationnement en centre-ville de 400 voitures. L'avenir du site n'est pour l'instant pas connu. Le b√Ętiment administratif, c√īt√© rue Thiers, sera conserv√© pour recentrer plusieurs services municipaux sur un seul site.
  • construction du futur centre d'H√©bergement et de Soins G√©riatriques pour remplacer le centre de G√©rontologie situ√© dans les faubourgs du centre-ville. Sa construction a √©t√© lanc√©e en septembre 2010 et son inauguration est pr√©vue fin 2012.

D'autres projets pourraient s'ouvrir sur le m√™me site :

  • construction de l'√©cole d'infirmi√®res (projet refus√© pour l'instant par la r√©gion Poitou-Charentes selon les mots de sa pr√©sidente, S√©gol√®ne Royal, qui rappelle que d√©sormais les universit√©s sont charg√©es de la gestion de ces √©coles) ;
  • construction d'une clinique priv√©e pour remplacer celle situ√©e rue Pujos.

Projets en cours

  • Mise aux normes du th√©√Ętre de la Coupe d'Or pour un co√Ľt estim√© √† 6,5 millions d'euros. Sa r√©ouverture est pr√©vue en 2012.
  • Grand projet de l'arsenal maritime et de l'Hermione avec en 2011, la construction de deux bateaux-portes aux formes de radoub qui accueillera l'Hermione. Puis en 2012, les travaux n√©cessaires pour la mise √† l'eau de l'Hermione en 2013.
  • Construction depuis le 7 juin 2010 de la maison de l'enfance (cr√®che, halte-garderie, consultation maternelle infantile, structures et services associatifs).
  • D√©veloppement du site des fourriers avec la r√©novation de b√Ętiments pour accueillir une auberge de jeunesse et un foyer de jeunes travailleurs.
  • Construction du nouveau centre de g√©rontologie sur le site B√©ligon qui accueille depuis mars 2011 le nouveau centre hospitalier de Rochefort (non compris dans le budget municipal).

Projets à venir

  • Futur destin du site hospitalier Saint-Charles apr√®s le d√©part de l'ensemble des services en mars 2011.
  • Construction d'un cin√©ma multiplexe sur le cours Roy-Bry afin de remplacer le cin√©ma Apollo.
  • Construction de la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers de Rochefort dans la zone artisanale des P√™cheurs d'Islande en remplacement de la caserne situ√©e actuellement au carrefour Lib√©ration, inondable et trop petite.
  • R√©am√©nagement du magasin aux Vivres (h√ītel, restaurant, habitat personnes √Ęg√©es) au point mort en raison de l'absence de financement d'un des promoteurs du projet.
  • Suppression du b√Ętiment de la gare routi√®re (juxtapos√©e au cours Roy-Bry).
  • R√©am√©nagement de la voirie devant le coll√®ge Grimaux et le lyc√©e Merleau-Ponty (am√©nagement d'un parvis s√©curis√© devant le lyc√©e, stationnement des cars scolaires pr√®s de la rue Maous et r√©alisation d'un parking √† la place des emplacements des cars scolaires, s√©curisation du site limit√© √† 30 km/h avec ralentisseurs).
  • Recherche d'un site pour accueillir un nouveau cimeti√®re en raison du manque de places dans le cimeti√®re actuel.

Population et société

Démographie

Classement démographique

Population de l’agglomération rochefortaise
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
évolution
1999-2008
Rochefort
Rochefort 25 676 21,95 1 170 - 0,47 %
Unit√© urbaine 39 287 99 397 + 9,13 %
Aire urbaine 55 588 315 176 + 11,4 %
Démographie de la Charente-Maritime
Charente-Maritime 611 714 6 864 89 + 8,94 %

En 2008, Rochefort compte 25 676 habitants, ce qui la classe au 3e rang en Charente-Maritime apr√®s La Rochelle et Saintes.

Avec une superficie communale de 2 195 hectares, la densit√© de population s'√©l√®ve √† 1 170 habitants par km¬≤, ce qui en fait la deuxi√®me ville la plus dens√©ment peupl√©e de la Charente-Maritime apr√®s La Rochelle.

En 2008, l‚Äôunit√© urbaine qui comprend depuis la nouvelle d√©limitation de 2010 √©tablie par l'Insee 5 communes[N 5] regroupe 39 287 habitants, et son aire urbaine, qui inclut 20 communes p√©riurbaines situ√©es dans la zone d‚Äôinfluence forte de la ville, rassemble 55 588 habitants.

Ces différentes données font de Rochefort la troisième ville la plus peuplée de la Charente-Maritime et la deuxième agglomération urbaine du département. En ce qui concerne son classement au niveau de l'aire urbaine, elle occupe le troisième rang se situant après les aires urbaines de La Rochelle et de Saintes.

Au niveau régional, elle occupe la septième place en Poitou-Charentes au niveau de la ville intra-muros, la sixième au plan de son unité urbaine et le septième rang au niveau des aires urbaines picto-charentaises[22].

√Čvolution d√©mographique

D'apr√®s l'Insee, la population de la ville de Rochefort est de 25 676 habitants pour une superficie de 21,95 km2, soit une densit√© de population de 1 169,75 habitants par km2.

Durant la p√©riode comprise entre les recensements de 1999 et 2008, la population a diminu√© de 121 habitants, ce qui repr√©sente une tr√®s l√©g√®re baisse de 0,5 %. La principale raison de cette tendance est que le territoire de la commune de Rochefort ne peut plus d√©velopper de nouveaux quartiers r√©sidentiels ou agrandir ceux existants en raison du manque de terrains non inondables. En cons√©quence et sur la m√™me p√©riode, les communes de l'aire urbaine, principalement Soubise (+ 125%), Tonnay-Charente (+ 15 %) et Saint-Agnant (+ 12,23 %) ont connu une tr√®s forte augmentation de leur population.

√Čvolution d√©mographique
1806 1820 1876 1901 1911 1921 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008
14 615 12 389 27 012 36 458 35 019 29 473 29 482 29 472 30 858 28 648 29 226 28 155 26 167 25 561 25 797 25 999 25 676
Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes

Pyramide des √Ęges

En 2007, la population rochefortaise √©tait compos√©e de 13 929 femmes et de 12 070 hommes. La part des 45-59 ans est la mieux repr√©sent√©e, suivie de tr√®s pr√®s par la part des 15-29 ans puis la part des 30-44 ans. Au total, la part des 30-59 ans repr√©sente 38,28 % de la population (40 % √† l'√©chelle d√©partementale) et la part des jeunes (0-29 ans) repr√©sente 35,28 % de la population (31,87 % √† l'√©chelle d√©partementale).

La part des 0-14 ans est presque équivalente à celle du département. La part des 15-29 ans est plus importante à Rochefort qu'à l'échelle départementale.

Pyramide des √Ęges de la commune de Rochefort en 2007[23] en pourcentage.
Hommes Classe d'√Ęge Femmes
0,6 
> 90
1,8 
7,8 
75-89
12,9 
14,2 
60-74
15,2 
19,6 
45-59
19,4 
19,4 
30-44
18,3 
21,1 
15-29
17,3 
17,5 
0-14
15,1 
Pyramide des √Ęges de la Charente-Maritime en 2007[24] en pourcentage.
Hommes Classe d'√Ęge Femmes
0,5 
> 90
1,5 
8,6 
75-89
11,9 
16,4 
60-74
17,1 
21,3 
45-59
21,1 
19,1 
30-44
18,5 
16,8 
15-29
14,7 
17,3 
0-14
15,1 

Immigration

D‚Äôapr√®s le recensement de 2006, la population immigr√©e repr√©sentait 737 personnes (soit 2,8 % de la population totale). La r√©partition de cette population sur la commune est tr√®s vari√©e et est plus particuli√®rement pr√©sente en centre-ville et dans les quartiers populaires (Petit Marseille, Chagrinerie).

Cultes

√Čglise Saint-Louis

Ancienne chapelle des Capucins, l'église Saint-Louis abrite la tombe de l'intendant Bégon, ainsi qu'un orgue romantique Merklin (cet instrument nécessite actuellement une restauration complète).

Vieille Paroisse

Au XIIe si√®cle, la seigneurie de Rochefort ne comporte qu‚Äôun fort surveillant la Charente et quelques hameaux dispers√©s de p√™cheurs, cultivateurs et b√Ľcherons. Le prieur√© augustinien Saint-Vivien de Saintes y √©tablit une √©glise paroissiale sous le vocable de la Vierge. D√©vast√©e au XVIe si√®cle, l‚Äô√©glise est reconstruite au XVIIe si√®cle.

D√©saffect√©e lors de la R√©volution et saccag√©e en 1793, elle sert de grange de foin. En 1797, gr√Ęce √† une p√©tition des habitants, elle redevient lieu de culte. Mal entretenue au XIXe si√®cle, elle est ferm√©e pour v√©tust√© en 1886.

En 1900, le b√Ętiment devient la Bourse du travail.

En 1977, dans son plan de r√©novation de la ville, la municipalit√© restaure ¬ę Notre-Dame de la Vieille Paroisse ¬Ľ. L‚Äô√©difice abrite d√©sormais le si√®ge de la Soci√©t√© de g√©ographie qui y a install√© un mus√©e arch√©ologique.

√Ä l‚Äôint√©rieur de cet ancien √©difice religieux est nettement dessin√©e une forme de croix latine, avec une nef √† trois trav√©es pr√©c√©dant un transept saillant et un chŇďur √† deux trav√©es droites et chevet plat. Le chŇďur de l‚Äô√©glise est l‚Äôune des parties les mieux conserv√©es de l‚Äô√©difice primitif du XIIe si√®cle. Le style roman se retrouve dans l‚Äôappareil des murs lat√©raux, dans les baies encadr√©es de colonnettes et dans un tron√ßon de vo√Ľte en berceau. Le chevet plat et le vo√Ľtement en ogive sont la marque d‚Äôun remaniement ult√©rieur.

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Mosquée

Rochefort est également dotée d'une mosquée dans le quartier dit du "petit Marseille" rue des Eglantines depuis 2010.

Sports

La ville de Rochefort est dotée de nombreux équipements pour satisfaires les passionnés, sportifs de loisirs ou pratiquants de haut niveau et que ce soit en plein air ou en salle, libre ou encadré.

Quelques chiffres

Piscine municipale Jean Langet.
Dojo à Rochefort.
  • plus de 5 000 licenci√©s sportifs
  • une soixantaine d'associations sportives
  • une quarantaine de disciplines
  • 5 000 m¬≤ de gymnases
  • 5 courts de tennis couverts et 10 ext√©rieurs
  • 1 terrain de squash
  • des salles de gym, boxe, billard, tir, catch, karat√©...
  • 1 v√©lodrome
  • 1 dojo et 1 golf
  • 1 jardin d'arc et 1 skate park...
  • 1 piscine olympique et 1 club nautique
  • des terrains de foot et de rugby

√Čquipements sportifs

Gymnases et salles
Gymnase du Polygone
  • Gymnase du Polygone (Boulevard Pouzet). C'est un gymnase principalement d√©di√© au handball et au tir √† l'arc
  • Gymnases Grimaux (rue Raymonde-Maous) :
    • 1 Gymnase utilis√© en priorit√© pour le basket
    • 1 Gymnase utilis√© en priorit√© pour le badminton
  • Gymnase de la Vieille Forme (Port de Plaisance) principalement d√©di√© au roller
  • Gymnase Denfert Rochereau (rue Denfert Rochereau) principalement d√©di√© au volley-ball et au handball
  • Gymnase Saint-Exup√©ry (rue Saint-Exup√©ry) principalement d√©di√© au karat√©
  • Gymnase Anatole-France (rue Anatole-France) principalement d√©di√© au tennis de table
  • Centre d√©partemental de Judo (Polygone)
  • Centre d√©partemental de Tennis (Polygone)
  • Salle de Gymnastique (2 rue du 4-septembre)
√Čquipements divers
  • 1 salle de billard (esplanade Soumet)
  • 1 salle de catch (espace Champlain)
  • 1 salle de karat√© (dojo Gambetta)
  • 1 stand de tir (Polygone)
  • 1 salle de boxe (rue de la Ferronnerie)
Stades et terrains extérieurs
Complexe du Polygone
Boulodrome de la Casse aux Prêtres
  • Stade du Polygone avec un sentier sportif de 1750 m, une piste d'athl√©tisme de 400m, un terrain d'honneur de football (105x68) gazon, un terrain annexe (100x60) gazon et deux courts de tennis ext√©rieurs b√©ton
  • Stade de la Casse aux Pr√™tres (rue du Champ de manŇďuvre) avec un gazon mixte rugby football (100x60), deux terrains de football (100x60) semi-stabilis√©, un terrain de football (100x60) gazon et courts de tennis ext√©rieurs b√©ton poreux
  • Stade de rugby Henri Robin (rue des Fr√®res Jamain) avec un terrain d'honneur de rugby (100x66) gazon, un terrain annexe (100x60) gazon, un terrain d'entrainement (80x40) et un v√©lodrome (440 m) enrob√©
  • Terrain de foot Petit Marseille avec un terrain gazon (100x60) et deux terrains stabilis√©s (20x30)
  • Jardin de la Marine avec cinq courts de tennis en terre battue
  • Stade nautique, piscine municipale (rue Charles Maher) avec un bassin Olympique (50 m) et un bassin d'apprentissage
  • Club nautique (rue P√™cheur d'Islande) avec un vaste plan d'eau sur la Charente
  • Divers terrains et stades :
    • 2 terrains ouverts √† tous (derri√®re le gymnase de la Vieille Forme et ZI du Pont Neuf)
    • 1 plaine de jeux avec 3 handball, 3 baskets et 2 mini-foot (Stade Rouge et Grimaux ext√©rieur), 1 skate parc (Stade Rouge)
    • Terrains de boules : Petit-Marseille, Jardin de la Marine, Stade Rouge, Chemins Blancs, Parc La For√™t et un boulodrome couvert √† la Casse aux Pr√™tres

Associations sportives

  • Association Omnisports Centre Hospitalier
  • Club Rochefortais des sports sous-marins
  • K'Hors d'Ages
  • Yoseikan Budo Rochefortais
  • Rochefort Football Club
  • Tiger's Roller Club Rochefortais (Roller in-line Hockey)
  • Taekwondo Club Rochefort
  • Badminton Rochefort Club
  • Rochefort Alligators (Flag/Football Americain)
  • Echiquier Rochefortais
  • Rochefort Handball Club

Vie militaire

Depuis sa création en 1666, Rochefort a toujours connu une présence militaire importante. En effet, la ville a été construite pour accueillir le premier arsenal du royaume de France selon la volonté du roi Louis XIV. Ainsi, la marine est restée présente à Rochefort jusqu'en 2002, soit 336 années. Puis au début XXe siècle, c'est l'aéronavale qui a fait son apparition avant sa transformation en base-école de l'armée de l'air et en école de gendarmerie.

Actuellement, Rochefort accueille deux sites militaires op√©rationnels : l'√©cole de gendarmerie et le commandement des √©coles de la Gendarmerie nationale. √Ä quelques kilom√®tres au sud de Rochefort, la base a√©rienne 721 accueille l'√©cole de formation des sous-officiers de l'arm√©e de l'air. √Ä Rochefort, environ 4 000 personnes (militaires et civils) travaillent pour la d√©fense nationale.

Base aérienne 721 - EFSOAA

Cérémonie militaire le 24 juillet 2010 à la Base aérienne 721 Rochefort

En 1932, l'école des apprentis mécaniciens de l'armée de l'air ouvre ses portes à Rochefort.

Initialement installée sur le terrain de Soubise, elle regroupe progressivement les formations de toutes les spécialités techniques des sous-officiers de l'armée de l'air.

En 1979, elle se déplace à Saint-Agnant sur la base aérienne 721 et étend son champ d'activité en accueillant successivement le centre pédagogique en 1984, l'école de gestion et d'administration en 1993 et enfin en 1996, l'école de formation initiale des sous-officiers.

En septembre 1998, elle prend le nom d'√©cole de formation des sous-officiers de l'arm√©e de l'air. L'EFSOAA devient ainsi le p√īle de formation des sous-officiers de l'arm√©e de l'air. Elle est command√©e par un officier g√©n√©ral, commandant de la place d'armes de Rochefort.

Depuis 2002, elle accueille aussi la formation des mécaniciens de l'aéronautique navale, jusqu'alors dispensée au centre de l'aéronautique navale de Rochefort dissous en juin de la même année.

La base aérienne 721 est commandée par un officier supérieur, chef de corps.

Elle est chargée de supporter l'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air dans les fonctions administration, infrastructure, logistique, restauration, hébergement et protection.

Le site occupe une superficie de 162 hectares, r√©partis sur trois communes : Saint-Agnant, Soubise et √Čchillais. Plus importante unit√© militaire de la r√©gion Poitou-Charentes, le site est une v√©ritable cit√© autonome, qui nourrit, h√©berge, fait vivre et instruit quelque 6350 √©l√®ves et stagiaires par an dont 50 marins, en pr√©sence simultan√©e, r√©partis au sein de quatre divisions de la direction des formations, ainsi que 797 personnes dont 307 instructeurs.

Commandement des √Čcoles de la Gendarmerie Nationale

Cérémonie militaire sur la place Colbert

Placé sous le commandement du général de division Christophe Métais depuis octobre 2010, c'est à partir de Rochefort que sont dirigés les six écoles et les six centres de formation spécialisée de la Gendarmerie nationale situés sur l'ensemble du territoire national.

Apr√®s avoir quitt√© Maisons-Alfort o√Ļ il √©tait pr√©c√©demment install√©, le Commandement des √©coles de la Gendarmerie nationale a marqu√© son installation officielle sous la pr√©sidence de Madame Mich√®le Alliot-Marie, ministre de la D√©fense, le 7 octobre 2004 lors d'une prise d'armes organis√©e Place Colbert, suivi d'un d√©fil√© rue Touffaire qui regroupait six cent militaires de l'arm√©e. Cette c√©r√©monie √† laquelle les Rochefortais se sont largement associ√©s, a montr√© que la Gendarmerie a bien pris le relais de la Royale sur le site de l'ancien H√ītel de la Marine.

C'était précisément le souhait de Bernard Grasset qui, alors député, n'avait pas ménagé ses efforts ni sa volonté pour que ce transfert devienne réalité. Avec les 69 gendarmes affectés au commandement des écoles, soit avec les familles près de 200 nouveaux Rochefortais, ce sont maintenant 866 militaires, officiers, sous-officiers et gendarmes adjoints de la Gendarmerie nationale et officiers et sous-officiers du corps de soutien technique qui vivent et consomment à Rochefort, soit l'équivalent d'une grosse entreprise.

√Čcole de gendarmerie

Cérémonie du 14 juillet

L'√©cole de la gendarmerie nationale de Rochefort est destin√©e √† la formation continue et initiale des cadres et du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale. Elle a vu passer, en 2003, plus de 7 000 stagiaires ou √©l√®ves. Elle est dirig√©e par le colonel Thierry Sassard depuis juillet 2010.

L'√©cole comprend :

  • un √©tat-major :
    • Bureau logistique (affaires immobili√®res, budget, casernement, service des mat√©riels ... )
    • Bureau des ressources humaines
    • Section commandement (Cellule s√©curit√©, Service entretien g√©n√©ral, Cellule SIC)
  • un centre national de formation au commandement (CNFC) qui organise cinq types de stages :
    • le stage national de formation des grad√©s de la gendarmerie (SNFG)
    • le stage des commandants de brigade de proximit√© (CBP)
    • les stages pr√©paratoires au premier commandement
    • la pr√©paration des grad√©s aux emplois sp√©cifiques ¬ędominante brigade territoriale traditionnelle¬Ľ (PGES.BT)
    • la pr√©paration des grad√©s aux emplois sp√©cifiques ¬ędominante commandant de communaut√© de brigades¬Ľ (PGES.CCB)
  • le centre national de formation aux langues et √† l'international (CNFLIG)
    • le centre national de formation aux langues (CFLG)
    • le centre national de formation √† l'international (CNFI)
    • le cours international de fran√ßais de Rochefort (CIFR)
  • le Centre national de formation du Corps de soutien techniques et administratif de la gendarmerie nationale (CNF/CSTAGN)
  • le Centre national d'assistance aux utilisateurs (CNAU).
  • le Centre p√©dagogique de productions audiovisuelles des √©coles (CPPAE).

Marine Nationale

Marins en rang pour la cérémonie du 14 juillet.
Patrouilleur l'Epée et vedette P 704 sur la Charente.

Les unit√©s ou services de la marine implant√©s sur la ville de Rochefort jusqu'√† la fin des ann√©es 1970 √©taient les suivants :

  • base a√©ro-navale ¬ę BAN ¬Ľ (devenue ensuite ¬ę CEAN ¬Ľ : Centre √Čcole de l'A√©ronautique Navale)
  • √©cole de pilotage d'h√©licopt√®res de la NAVCO
  • √©cole des fourriers de la Marine
  • direction des travaux maritimes
  • direction du commissariat de la Marine
  • direction du service de sant√© de la Marine
  • centre pyrotechnique du Vergeroux
  • service des transmissions et infrastructures de la Marine (SERTIM)
  • gendarmerie maritime
  • patrouilleur ¬ę La Violette ¬Ľ de port d'attache Rochefort
  • h√īpital des arm√©es (ex h√īpital de la Marine)
  • infirmerie du port
  • s√©curit√© navale
  • archives de la Marine
  • mus√©e de la Marine et mus√©e de la m√©decine navale
  • centre sportif de la Beaune
  • cercle des Officiers Mariniers

Cet ensemble imposant repr√©sentait environ 2 500 personnes.

Depuis 2002, la Marine nationale a entièrement quitté Rochefort. Il ne reste que quelques marins à l'école des mécaniciens de l'armée de l'air de Rochefort.

Une section du Service historique de la Défense, département de la Marine, est chargée de la conservation et de la mise à la disposition du public des archives du port militaire, des origines à la fin des versements (2000). Elle est située dans l'ancienne caserne du Martrou.

Enseignement

Rochefort est située dans l'académie de Poitiers.

Liste des établissements scolaires
Groupes scolaires (maternelle et élémentaire)
  • √Čcole Samuel de Champlain
  • √Čcole Anatole France
  • √Čcole de La Gallissonni√®re
  • √Čcole Georges Guerineau
  • √Čcole Edouard Herriot
  • √Čcole de la Lib√©ration
  • √Čcole Antoine de Saint-Exup√©ry
  • √Čcole Emile Zola
√Čcoles maternelles et √©l√©mentaires priv√©es
  • √Čcole La Providence
  • √Čcole Saint-Joseph
Collèges publics
  • Coll√®ge Edouard Grimaux
  • Coll√®ge La Fayette
  • Coll√®ge Pierre Loti
Collège privé
  • Coll√®ge La Providence
Lycées publics d'enseignement général
  • Lyc√©e polyvalent r√©gional Marcel Dassault
  • Lyc√©e polyvalent r√©gional Maurice Merleau-Ponty
Lycées professionnels public
  • Lyc√©e professionnel r√©gional Marcel Dassault
  • Lyc√©e professionnel r√©gional Gilles Jamain
√Čcoles militaires
Enseignement supérieur
  • CIPECMA
  • √Čcole param√©dicale
  • Institut europ√©en de la qualit√© totale (IEQT) Rochefort - Poitou-Charentes
  • Institut sup√©rieur des achats et approvisionnements (ISAAP)
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Transports et stationnements urbains

La gare SNCF de Rochefort

Transports ferroviaires

Gare de Rochefort

Article d√©taill√© : Gare de Rochefort.

Cette gare, au style Art d√©co, a √©t√© construite en 1922 par l'architecte Pierre Esqui√© (auteur par ailleurs de la Gare de La Rochelle-Ville). L‚Äôorigine du b√Ętiment est clairement identifi√©e par la signal√©tique des Chemins de Fer de l‚Äô√Čtat sur la fa√ßade de la construction. Cette gare a un attrait certain, avec ses c√©ramiques, sa verri√®re et ses lampadaires. Elle a √©galement conserv√© une petite verri√®re.

Carte des lignes SNCF du Poitou-Charentes
Liaisons SNCF du Poitou-Charentes

Elle poss√®de trois quais et tous les trains de voyageurs (CORAIL et TER) qui y passent s'y arr√™tent. Les trains de marchandises passent tr√®s rarement √† la gare de Rochefort. Cette gare fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 d√©cembre 1984[25].

Réseau ferroviaire

Article d√©taill√© : Ligne Nantes - Saintes.

Transports urbains

Transports intra-urbains

Bus en centre-ville de Rochefort
Navette du réseau R'bus

Sous l’autorité de la Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais, la société exploitante Veolia Transport gère le réseau R’bus, nom commercial du réseau de transports urbains de l’agglomération du Pays Rochefortais.

Le r√©seau de transports urbains est compos√© de 7 lignes r√©guli√®res (A, B, C, D, E, F et G) et d'une navette au centre-ville de Rochefort. Toutes ces lignes ont pour p√īle d'√©changes la gare routi√®re de la gare SNCF de Rochefort. La boutique R‚Äôbus y est d'ailleurs implant√©e.

Le r√©seau R‚Äôbus dessert 16 communes : Rochefort, Tonnay-Charente (ligne A), Vergeroux, Breuil Magn√©, Loire les Marais et Muron (ligne B), Echillais et Saint-Agnant (ligne C), Lussant, Moragne, Saint-Coutant le Grand, Cabariot et Saint-Hippolyte (ligne E), Port des Barques (ligne F), Saint-Laurent de la Pr√©e et Fouras (ligne G).

R'bus offre √©galement 3 autres services :

  • service de Transport √† la Demande Tic'TAD
  • service de Transport des Personnes √† Mobilit√© R√©duite Tic'TPMR
  • service de v√©los en libre service Wizz.

R’bus possède un parc de matériels roulants de 15 autobus urbains et 13 autocars.

Lignes régulières
Ligne Dessertes Points d'arrêt Nombre de passage par jour

(lundi au samedi)

A Les Fontenelles (Tonnay-Charente) - Gare SNCF - Villeneuve de Montigny (Rochefort) 36 15
B Parc des Fourriers (Rochefort) - Gare SNCF - Mairie (Breuil-Magné) - Grand Fief (Muron) 34 32
C Place Georges-Brassens (Rochefort) - Gare SNCF - Jean Monnet (Saint-Agnant) 26 17
D De Gaulle (Rochefort) - Gallissonnière (Rochefort) - Gare SNCF 21 14
G La Fayette (Rochefort) - Gare SNCF - Halte TER (Saint-Laurent-de-la-Prée) - La Fumée (Fouras) 34 17
Navette centre-ville Place Colbert - Corderie Royale - Gare SNCF 8 toutes les 20 minutes

Transports extra-urbains

Le r√©seau ‚ÄúLes Mouettes‚ÄĚ, g√©r√© par le Conseil g√©n√©ral de la Charente-Maritime, exploite le r√©seau d√©partemental pour les transports scolaires des coll√®ges et lyc√©es de Rochefort, non exploit√© par R‚Äôbus. Cela concerne certains transports scolaires de l‚Äô√éle d'Ol√©ron, Marennes, Surg√®res, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Ang√©ly et du sud de La Rochelle.

Circulation et stationnement

Porte B√©gon ‚Äď Une entr√©e de la zone 30

Zone 30 en centre-ville

Depuis le 2 juillet 2007, le centre-ville rochefortais est devenu ce que l'on nomme une ¬ęzone calme¬Ľ ou ¬ęzone 30¬Ľ.

Une grande majorit√© des villes de plus de 20 000 habitants a d√©velopp√© ces zones qui permettent de r√©duire la vitesse des v√©hicules et donc le risque d'accidents. De plus, cette zone 30 permet de lutter contre le bruit et la pollution, et √©galement d'offrir une large zone s√©curis√©e aux pi√©tons.

La zone 30 en centre-ville autorise également la circulation des deux roues non motorisées en sens interdit.

La principale spécificité du code de la route à Rochefort est la priorité à droite à tous les carrefours sans signalisation d'arrêt au sol.

Parcs de stationnement

Cours Roy-Bry au premier plan

Rochefort poss√®de plusieurs parkings. Le principal se situe √† l'ouest du centre-ville, il s'agit du Cours Roy-Bry avec 1 000 places de stationnement gratuites. Les autres parkings au centre-ville ou pr√®s du centre-ville sont situ√©s √† la Corderie Royale (220 places dont 20 payantes), place Amiral Dupont (60 places payantes), le long du Cours d'Ablois (200 places dont 25 payantes), les Thermes (60 places), Jardin de la Marine (165 places dont 25 payantes). D'autres parkings, √† l'ext√©rieur du centre-ville, existent : la gare SNCF (180 places), Parc des Fourriers (450 places au total), centre sportif Le Polygone (300 places).

Parcmètres

La ville est √©quip√©e de 3 zones de parcm√®tre payantes principalement au centre-ville :

  • zone orange (centre-ville et rue Gambetta) avec 2h00 maximum (0,70 ‚ā¨ par heure)
  • zone orange avenue de Gaulle et avenue La Fayette qui poss√®dent un stationnement sp√©cifique les jours du march√©
  • zone verte (rue du Docteur Peltier) avec 4h00 maximum

Un tarif résidentiel a été mis en place.

Accueil pour les camping-cars

En raison de son attractivit√© touristique et avec la pr√©sence des thermes, plusieurs camping-caristes font une halte plus ou moins longue √† Rochefort. Depuis plusieurs ann√©es, la ville essaie de s'√©quiper en cons√©quence. Plusieurs parkings gratuits sont √† leur disposition : 20 places sur le parking du lyc√©e Marcel Dassault, 15 places sur le Cours Roy-Bry, 10 places √† la Vieille Forme. Ils peuvent √©galement s'approvisionner en eau et effectuer leur vidange sur le parking de la capitainerie.

Une nouvelle aire sera ouverte en avril 2011, rue de la Fosse-aux-M√Ęts, pour accueillir 25 √† 30 camping-cars. Le stationnement sera payant par horodateur. Cette ouverture devrait interdire la prolongation du stationnement sur le Cours Roy-Bry et sur le parking du lyc√©e Dassault alors que beaucoup de curistes s'y installent pour la proximit√© du centre-ville et des thermes.

Voie en alternance

Rochefort pratique le stationnement unilatéral alterné dans près d'une centaine de rues à double sens ou à sens unique. En effet, seuls les faubourgs à l'ouest du centre-ville ont vu la mise en place du stationnement alterné afin d'augmenter la capacité de stationnement quand cela est réalisable.

En raison d'un marquage au sol permanent, le centre-ville est exclu de ce type de stationnement.

√Čconomie

La population active

Toutes les données suivantes datent de 2007[26].

Emploi

Maison de l'emploi
  • Actifs : 71,7 % (16 242) dont 59,3 % ayant un emploi et 12,4 % ch√īmeurs ;
  • Inactifs : 28,3 % dont 8,8 % √©l√®ves ou √©tudiants et 8,4 % retrait√©s/pr√©retrait√©s ;
  • Taux de ch√īmage : 17,3 % (21,6 % en 1999)
  • Pourcentage d'actifs ayant un emploi selon la cat√©gorie socio-professionnelle :
    • employ√©s : 36,5 %
    • ouvriers : 26,9 %
    • professions interm√©diaires : 19,9 %
    • cadres et professions intellectuelles sup√©rieures : 10,4 %
    • artisans, commer√ßants, chefs d'entreprise : 4,9 %
    • agriculteurs, exploitants : 0,4 %

Secteurs d'activité

Pourcentage d'actifs ayant un emploi selon les secteur d'activit√© :

    • Secteur primaire (agriculture) : 0,63 %
    • Secteur secondaire : 19,99 %
      • Industrie : 14,63 % (17,6 % en 1999)
      • B.T.P. : 5,36 %
    • Secteur tertiaire : 79,37 % (77 % en 1999)
      • administration publique, enseignement, sant√©, action sociale : 44 %
      • commerces, transports, services divers : 35,37 %

Niveau d’études

  • Pourcentage des 15-29 ans scolaris√©e : 36,66 %
  • Pourcentage des 2-17 ans non scolaris√©e : 6,75 %
  • Dipl√īme le plus √©lev√© de la population non scolaris√©e de 15 ans ou plus :
    • Sans dipl√īme : 20,7 %
    • Niveau CEP : 13 %
    • Niveau BEPC : 6,6 %
    • Niveau CAP ou BEP : 27,5 %
    • Niveau bac ou brevet professionnel : 15 %
    • Niveau bac+2 : 9 % (5,9 % en 1999)
    • Niveau sup√©rieur : 8,2 % (5,1 % en 1999)

La CCI de Rochefort et de Saintonge

Rochefort est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge.

Elle gère avec le Conseil général de la Charente-Maritime, le port de Rochefort et celui de Tonnay-Charente[27] et son siège est à la Corderie royale.

Le deuxi√®me p√īle industriel de la Charente-Maritime

Les activités industrielles

Deuxi√®me p√īle industriel de la Charente-Maritime apr√®s La Rochelle avec 2 512 emplois en 2007[26] r√©partis dans un grand nombre de PME et en plusieurs zones industrielles am√©nag√©es d√®s les ann√©es 1970, Rochefort dispose d'une certaine diversit√© industrielle o√Ļ pr√©domine la construction a√©ronautique avec EADS-SOGERMA, SIMAIR, MALICHAUD-ATLANTIQUE, METAL-CHROME. L'industrie a√©ronautique est en effet le premier poste industriel √† Rochefort avec plus de 1 200 emplois et pr√®s de la moiti√© des effectifs industriels de la ville[28].

Les autres secteurs industriels sont représentés par des chantiers nautiques de plaisance répartis en 16 entreprises et employant 400 salariés. Les deux plus grands noms de cette industrie récemment implantée dans la ville sont CIM et NAUTITECH qui fabriquent des voiliers de grand renom.

L'industrie du bois, l'industrie des mat√©riaux composites pour l'√©quipement automobile, la fonderie industrielle, l'industrie textile compl√®tent un secteur industriel en v√©ritable renouveau apr√®s les ann√©es de crise profonde que la ville a connues dans les ann√©es 1970 et 1980 o√Ļ nombre d'entreprises industrielles ont disparu (ROL, Forsheda-France, Soci√©t√© Chimique de la Route).

Plus récemment la ville a connu quelques turbulences avec la fermeture de ZODIAC, une entreprise industrielle spécialisée dans la fabrication des célèbres canots pneumatique, à cause de la concurrence asiatique et qui a employé jusqu'à plus de 500 personnes.

Le secteur de la construction

Le BTP, autre composante du secteur secondaire, occupe 921 emplois √† Rochefort en 2007[28]. Il s'agit d'un secteur √©conomique constitu√© principalement de PME dont une entreprise du b√Ętiment qui emploie une centaine de personnes. Le march√© de la construction est assez dynamique √† Rochefort et dans sa zone urbaine depuis le d√©but du nouveau si√®cle et stimule le secteur du b√Ętiment (construction du nouvel h√īpital de la ville, r√©novation urbaine, am√©nagement de lotissements r√©sidentiels, construction d'immeubles modernes et de haut standing en bordure du port de plaisance).

Les zones artisanales et industrielles

  • ZA de B√©ligon
  • ZA des P√™cheurs d'Islande
  • ZI de l'Arsenal
  • ZI des SŇďurs Nord
  • ZI des SŇďurs Est
  • ZI des SŇďurs Sud
  • ZI du Pont Neuf
  • Zone portuaire
  • P√īle Atlantique
  • Zone horticole de l'Avant Garde
Zone horticole de l'Avant Garde
Zones artisanales et industrielles de Rochefort

Les ports de Rochefort

Rochefort possède deux ports, un de plaisance et l'autre de commerce, répartis en trois bassins à flot.

Historique du port de Rochefort

Cargo quittant le port de commerce de Rochefort et qui passe devant la Corderie royale.

Dans la seconde moiti√© du XIXe si√®cle, tandis que l'arsenal se transforme, le port de commerce se d√©veloppe. Install√© d'abord dans l'arsenal sud, le port marchand est transf√©r√© √† la Cabane carr√©e dans l'actuel quartier de la Lib√©ration, limitrophe de la ville voisine de Tonnay-Charente et sur le chenal des vivres.

Sous Napol√©on III, de 1859 √† 1869, un nouveau port de commerce est construit. Il comprend deux bassins √† flot qui sont devenus aujourd'hui les bassins de plaisance, compl√©t√©s en 1890, par un troisi√®me bassin, l'actuel port de commerce, qui conna√ģt toujours une activit√© modeste mais r√©guli√®re.

Le port de plaisance

Le port de plaisance de Rochefort est le premier port fluvial de Charente-Maritime. Il est situ√© sur la rive droite du fleuve Charente √† 15 mille marins environ de fort Boyard ou de l‚Äô√ģle d'Aix, au cŇďur de la ville.

Il s'agit d'un port à écluses qui se répartit en deux bassins à flots dénommés Lapérousse et Bougainville. Il comporte 300 places sur pontons ainsi que 40 places visiteurs.

Port de commerce de Rochefort-Tonnay-Charente

Le port de commerce fonctionne en bin√īme avec le port de Tonnay-Charente, formant ainsi le port de Rochefort-Tonnay-Charente, un complexe industrialo-portuaire d√©j√† actif dans le ann√©es 1970[29].

G√©r√© par le Conseil g√©n√©ral de la Charente-Maritime et par la CCI de Rochefort, ce complexe portuaire est devenu le premier port d√©partemental de France avec un trafic moyen annuel variant entre 800 000 tonnes et un million de tonnes. Il se classe au troisi√®me rang des ports fran√ßais pour l'importation des sciages r√©sineux, au sixi√®me rang pour l'importation d'engrais et au dixi√®me rang pour l'exportation des c√©r√©ales.

Le port de Rochefort accueille principalement des cargos charg√©s de bois du Nord. Les exportations portent principalement sur les c√©r√©ales, bl√© et ma√Įs.

Le port de Tonnay-Charente quant à lui reçoit principalement des engrais et du charbon en vrac et expédie des sables et des graviers.

Il y a en moyenne deux arrivées ou départs par jour, suivant le rythme des marées. Ces deux ports fonctionnent en effet avec la remontée de la marée sur la Charente. Le tonnage des cargos est limité à cause du tirant d'eau maxi qui est de 5,70 m et surtout de la largeur de l'écluse qui ne peut accepter des navires de plus de 16 m de large pour une longueur de 116 m.

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Une ville commerciale

Les Halles

Marché

Le marché de Rochefort est le plus important de la région Poitou-Charentes. Il a lieu tous les mardis matins, jeudis matins, et samedis matins de toute l'année.

Il est compos√© de deux march√©s :

  • le march√© de plein air, localis√© avenue Charles-de-Gaulle, en plus de la rue Lafayette le samedi, s'√©tend sur 1 000 m√®tres lin√©aires d'√©talages et accueille une centaine de marchands. On y trouve plus particuli√®rement des fruits et l√©gumes, fleurs, fromages‚Ķ
  • le march√© couvert situ√© aux halles, au rez-de-chauss√©e du palais des Congr√®s, est plus particuli√®rement tourn√© vers les m√©tiers de bouche. 50 √©tals proposent des produits de la mer, viandes et charcuteries, produits r√©gionaux‚Ķ

Une foire mensuelle a lieu tous les 2e jeudi de chaque mois sur le cours Roy-Bry de 8h00 à 18h00.

Zones commerciales

Centre commercial de l'Avant-Garde

Les principales zones commerciales de l'agglom√©ration rochefortaise sont :

Santé

Le nouveau centre hospitalier de Rochefort

Nouveau centre hospitalier de Rochefort
Article d√©taill√© : Centre hospitalier de Rochefort.

Depuis le 27 mars 2011, le nouveau centre hospitalier situ√© au nord de la ville, pr√®s de la zone artisanale B√©ligon, remplace le centre hospitalier Saint-Charles, situ√© au centre-ville. Ce nouveau centre de soins est moderne et d'un acc√®s routier ais√© (√† 1 minute de l'autoroute A837). D'une capacit√© d'accueil de 279 lits, il est √©quip√©, contrairement √† l'h√īpital Saint-Charles, d'un service d'IRM.

Le nouveau site hospitalier accueille √©galement une cr√®che (45 enfants), un b√Ętiment de sant√© publique, un immeuble de bureaux et de commerces √† 100 m√®tres et deux parcs de stationnement, le premier pour le public (200 places) et le second r√©serv√© au personnel hospitalier (400 places). √Ä partir de fin 2012, il accueillera le nouveau centre de G√©rontologie (Centre d'H√©bergement et de Soins G√©riatriques) qui remplacera celui de la Maison des fleurs, situ√© dans le quartier Chante Alouette, et dont la construction a d√©but√© en septembre 2010. Pour accueillir les secours par les airs, une h√©lisurface a √©t√© construite quelques m√®tres au nord de l'h√īpital.

L'ancien Centre hospitalier Saint-Charles

H√īpital Saint Charles de Rochefort

La premi√®re fondation du centre hospitalier de Rochefort, anciennement appel√© h√īpital Saint-Charles, remonte √† 1733, gr√Ęce √† Charles Jouvenon, sup√©rieur de la congr√©gation, pr√™tre de la mission √©tablie dans la ville et cur√© de Saint-Louis. Aux termes de nombreuses formalit√©s administratives, il obtient des lettres patentes du roi en date du 6 mai 1733 qui furent enregistr√©es par le Parlement le 9 juillet 1734, donnant ¬ę l'autorisation d'√©tablir un h√īpital pour les pauvres malades de l'un et l'autre sexe‚Ķ ¬Ľ. Le service de sant√© fut, d√®s le d√©part et pour longtemps, confi√© aux chirurgiens de la Marine, qui apport√®rent r√©guli√®rement leurs concours et comp√©tences.

L'h√īpital Saint-Charles actuel date de 1972. Depuis, un nouveau service des urgences a √©t√© construit et ouvert en 1993, ainsi que le service de surveillance continue (r√©animation) en 1994. Aujourd'hui, cet h√īpital est le b√Ętiment le plus haut de Rochefort.

En 2003, la reconstruction de l'h√īpital de Rochefort a √©t√© retenue par le Ministre de la Sant√©, dans le cadre du plan ¬ę H√īpital 2007 ¬Ľ, qui concerne notamment la r√©novation du patrimoine hospitalier. Les objectifs de cette reconstruction sont :

  • d'am√©liorer les conditions d'accueil et de confort des patients, la qualit√© et la s√©curit√© des soins
  • d'humaniser les services cliniques, en respectant les normes de s√©curit√© et d'accessibilit√© √† tous
  • de f√©d√©rer et de mutualiser les moyens.

Apr√®s d√©m√©nagement, l'ensemble du site a √©t√© ferm√© au public le 27 mars 2011. Son avenir reste pour l'instant inconnu, et devrait √™tre d√©battu lors de r√©unions publiques avec la population. Concernant le b√Ętiment administratif, c√īt√© rue Thiers, celui-ci sera conserv√© pour recentrer plusieurs services municipaux actuellement √©parpill√©s dans la commune.

L'ancienne clinique de Rochefort

Clinique de Rochefort

Depuis le 29 avril 2011, la clinique de Rochefort, situ√©e en centre-ville, est ferm√©e suite √† une d√©cision de la direction du groupe Kapa Sant√©, locataire du site jusqu'√† cette date et qui a d√©cid√© de fermer son centre de soins en raison d'une proc√©dure judiciaire entre lui et le propri√©taire des locaux (Snam). Depuis octobre 2009, le groupe ne paye plus le loyer, soit 600 000 euros √† rembourser. L'avenir du site reste pour l'instant inconnu.

L'ancienne clinique est située rue Pierre Toufaire. Appelée jusqu'en 2009, "clinique Pujos", le nouveau propriétaire, le groupe Kapa Santé, l'avait renommée "Clinique de Rochefort".

Fondée en 1928 et classée en catégorie A depuis 1987, elle était l'unique clinique privée de Rochefort. La majeure partie de ses services hospitaliers a été recentrée sur le nouveau centre hospitalier de Rochefort en 2011. La clinique devait se recentrer sur les soins de suite et la rééducation (S.S.R.) mais suite à sa fermeture, ces services ne verront jamais le jour.

Les Ňďuvres hospitali√®res de l'Ordre de Malte

Centre des autistes de l'Ordre de Malte

L'Ordre de Malte est pr√©sent √† Rochefort avec :

  • depuis 1985, la maison d'accueil sp√©cialis√©e Saint-Jean de J√©rusalem qui accueille 40 personnes handicap√©es adultes, pr√©sentant un handicap majeur associ√© √† un ou plusieurs autres troubles secondaires ;
  • depuis 1996, le centre Saint-Jean de J√©rusalem qui accueille 12 personnes adultes atteintes d'autisme ;
  • √† partir de 2012, la maison d'accueil sp√©cialis√©e situ√©e dans le quartier de la Casse aux Pr√™tres qui accueillera 46 personnes.

L'ancien h√īpital de la marine

L'h√īpital de la marine rempla√ßa le premier h√īpital, trop petit. D√Ľ √† l'ing√©nieur Pierre Toufaire, attach√© au port depuis 1774, le nouvel h√īpital de Rochefort, construit entre 1783 et 1788, est le premier √©tablissement hospitalier de structure pavillonnaire, limitant ainsi les risques de contagion. Il est d√©saffect√© en 1985. Vendu aux ench√®res autour de 17 millions de francs (√† la bougie) √† un homme tomb√© amoureux du site qui d√©c√®de en 2007. L'√©cole de chirurgie, situ√©e dans l'un des pavillons, a √©t√© conserv√©e dans son √©tat d'origine, avec le mus√©e, la biblioth√®que et la salle des actes, o√Ļ √©taient donn√©s les cours. Depuis, il est ouvert au public afin d'admirer les collections de dessins ramen√©s des diverses exp√©ditions autour du monde par les chercheurs de l'√©poque, embarqu√©s √† bords des navires.

Le centre thermal de Rochefort

Entrée principale des thermes

Rochefort est aujourd'hui la 7e ville thermale de France. La progression du nombre des curistes est li√©e √† la fois √† l'augmentation des besoins de soins et √† la qualit√© des infrastructures pour r√©ponde √† cette demande. En 1970, l‚Äô√©tablissement thermal accueillait 1 089 curistes, 4 052 en 1982 et 12 000 en 2002. Aujourd'hui, il avoisine les 15 000 curistes. En 1973, le conseil municipal de Rochefort approuve la construction d‚Äôune piscine thermale, qui allait par la suite permettre de dynamiser et de d√©velopper le site. En d√©cembre 1979 est inaugur√© l‚Äôh√ītel des Remparts, situ√© juste √† c√īt√© des thermes.

L’établissement appartient à la société thermale de Rochefort filiale d’Eurothermes depuis le 11 juin 1982. La ville reste le propriétaire de la source et garde la responsabilité de la production d’eau thermale. L’usage de l’eau revient à l’exploitant Eurothermes. Les thermes ont bénéficié d'une extension à la fin des années 1990.

Depuis le début des années 2000, la ville a lancé plusieurs projets de construction autour du port de plaisance Bougainville situé à quelques dizaines de mètres des thermes. La Maison des curistes et d’autres studios thermaux furent construits devant l’aile ouest des thermes (tout proche de l’ancienne caserne Charente). Ces constructions ont permis d'augmenter la capacité en hébergement.

Ces eaux, salines et ferrugineuses jaillissent des profondeurs de la terre (800 m√®tres et 960 m¬≥ d'eau par jour). Suppos√©es antalgiques, anti-inflammatoires et cicatrisantes, ces eaux sont utilis√©es dans le traitement des rhumatismes et des maladies des veines et de la peau. Les thermes accueillent pr√®s de 13 000 curistes par an depuis 2005[30].

Les services de la Sécurité sociale et de la CPAM

La Sécurité sociale et de la Caisse primaire de l'assurance maladie - ou CPAM - ont ouvert des antennes départementales à Rochefort et ont implanté leurs services dans de nouveaux locaux dans le Parc des Fourriers depuis 2007.

Le service de la S√©curit√© sociale est implant√© √† Rochefort depuis 1975 et emploie aujourd'hui une soixantaine de personnes. Il est l'une des trois antennes ouvertes dans le d√©partement de la Charente-Maritime avec celles de La Rochelle o√Ļ se trouve le si√®ge d√©partemental et √† Saintes dont les comp√©tences recouvrent les arrondissements de Saint-Jean-d'Ang√©ly, Saintes et Jonzac.

Patrimoine

Patrimoine historique et lieux touristiques

Office de tourisme

Rochefort est class√©e ville d'art et d'histoire. Aujourd'hui, la ville est √©galement visit√©e pour ses thermes, exploit√©s depuis 1953. Elle est soumise √† une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (Z.P.P.A.U.P),arr√™t√© de cr√©ation de la zone : 09/05/2005, et un p√©rim√®tre de Secteur Sauvegard√© a √©t√© d√©limit√© (Arr√™t√© de cr√©ation du secteur : 13/11/2009)[31]

Monuments classés aux Monuments historiques

  • ancien h√ītel de Cheusses (mus√©e naval) depuis le 19 janvier 1932[31]
  • corderie royale et les b√Ętiments annexes (ch√Ęteau d'eau, fontaine, corps de garde) depuis le 10 octobre 1967
  • pont transbordeur du Martrou depuis le 30 avril 1976
  • vieille forme et forme double depuis le 9 mai 1989
  • maison de Pierre Loti depuis le 7 mai 1990.

Monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (IMH)

  • fontaine de la place Colbert depuis le 23 f√©vrier 1925
  • porte de l'Arsenal dite porte du Soleil depuis le 11 juin 1928
  • remparts proches de l'ancien porte Martrou depuis le 30 mai 1930
  • h√īpital maritime depuis le 14 septembre 1965
  • caserne Latouche-Tr√©ville depuis le 7 avril 1967
  • th√©√Ętre municipal de la Coupe d'Or depuis le 29 d√©cembre 1969
  • gare SNCF depuis le 28 d√©cembre 1984
  • √©glise Saint-Louis depuis le 2 juin 1987
  • forme Napol√©on III depuis le 7 mars 1988.

Arsenal maritime

Porte de l'Arsenal (aussi appelée porte du Soleil)

Dans l'esprit de ses fondateurs, Rochefort doit √™tre le plus beau port de guerre de l'Europe. L'Arsenal en sera la pi√®ce ma√ģtresse.

La porte du Soleil (ci-contre) est une porte monumentale en forme d'arc de triomphe √©rig√©e en 1831 par Auguste Giral. Elle formait l'entr√©e principale de l'arsenal, sous laquelle ¬ę la ville enti√®re passait matin et soir ¬Ľ, la majorit√© des hommes travaillant √† l'arsenal. Son nom vient du fait que, le 4 mars et le 10 octobre, le soleil se l√®ve exactement dans son axe. C'est en la franchissant que l'on peut commencer la visite de l'arsenal voulu par Colbert.

Dès 1666, les trois parties principales de l'Arsenal sont en place:

  • au centre, ¬ę la maison du Roy ¬Ľ
  • au sud, les magasins g√©n√©raux et l'Avant-garde, appel√© le ¬ę Parc ¬Ľ
  • au nord, l'arri√®re-garde, la corderie royale et la forme de radoub.

L'ensemble des b√Ętiments de l'arsenal de Rochefort est candidat au patrimoine mondial de l'humanit√© de l'UNESCO[32].

La Corderie royale
Article d√©taill√© : Corderie Royale - Centre International de la Mer.
La Corderie Royale

La Corderie royale est située sur la rive droite de la Charente, en bordure même du fleuve. Elle renferme l'espace muséographique du Centre international de la Mer de Rochefort.

La construction, les cordes

La Corderie royale est l'un des b√Ętiments les plus importants de l'arsenal et ce fut l'un des premiers construits lors de la cr√©ation de la ville en 1666. L'architecte de la corderie fut Fran√ßois Blondel qui lan√ßa les travaux en mars 1666. Envoy√© aux Antilles, il ne put constater le r√©sultat de ses plans.

La r√©alisation ne fut pas simple en raison du terrain. Situ√© √† la bordure de la Charente, le sol est constitu√© d'une couche de vase √©paisse de pr√®s d'une trentaine de m√®tres, parfois inond√© d'une soixantaine de centim√®tres d'eau aux grandes mar√©es. Avant la construction du b√Ętiment lui-m√™me, il fallut donc sur√©lever de quelques pieds[33] et √©tablir un radier constitu√© d'un quadrillage de pi√®ces de ch√™ne de 30 centim√®tres de section enfonc√© √† 5 pieds sous la nappe phr√©atique[34].

Ce n'est qu'une fois le radier terminé que commença réellement la construction, à l'aide de pierres calcaires des carrières proches de Crazannes. Afin de ne pas déstabiliser ce radeau flottant, la construction par les 700 ouvriers se fit de manière symétrique, le passage au niveau supérieur n'ayant lieu que lorsque les deux pans de mur avaient atteint le niveau.

Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s'acheva en juin 1669.

Pendant pr√®s de deux cents ans, le b√Ętiment long de plus de 370 m√®tres fut utilis√© pour r√©aliser les cordages de la marine royale. La longueur du b√Ętiment central correspondait √† la fabrication d'un cordage d'une encablure d'un seul tenant. L'aile principale est born√©e par deux pavillons. Au nord, celui destin√© au stockage du chanvre et au sud, celui destin√© au goudronnage du cordage. On utilisait √† la Corderie du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rńęga en mer Baltique afin de r√©aliser des cordages, dont les plus grands, une fois termin√©s mesuraient une encablure, soit 200 m√®tres de long. Toutes les √©tapes √©taient prises en charge √† l'arsenal, jusqu'au goudronnage pour √©viter que les cordages ne pourrissent en mer.

Le déclin

En 1867, les cordiers cessent leur activit√© sur le site de Rochefort. Le b√Ętiment aura alors vocation √† accueillir plusieurs institutions :

  • L'√©cole de maistrance et des apprentis armuriers
  • L'annexe de l'artillerie navale
  • Les travaux maritimes
  • Les archives secr√®tes de la marine
  • Le mus√©e des ¬ę petits-mod√®les ¬Ľ
  • ‚Ķ

Le 10 septembre 1926 est d√©cid√©e la fermeture de l'arsenal de Rochefort qui, en plus d'un grand √©moi au sein de la population locale, entra√ģne l'abandon progressif de la Corderie.

Le d√©clin du b√Ętiment sera complet lorsque les forces d'occupation quittant la ville en 1944 incendieront la Corderie. Le feu qui dura plusieurs jours rendit le b√Ętiment inutilisable. Laiss√© √† l'abandon total pendant pr√®s de 20 ans, la Corderie et ses alentours devinrent le lieu d'une flore abondante.

La remise en service

En 1964, l'amiral Maurice Dupont entreprit le nettoyage du site avec l'aide d'appel√©s et en 1967, le b√Ętiment fut d√©clar√© monument historique. La ville propri√©taire d√©cida alors en 1976 de lancer des travaux de r√©novation, √† l'identique pour l'ext√©rieur, avec √† l'int√©rieur un cloisonnement et des mat√©riaux modernes.

Aujourd'hui, le b√Ętiment h√©berge :

Il est bord√©, c√īt√© Charente, par un jardin, dit des Retours.

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Les formes de radoub

Les coques des navires devaient √™tre p√©riodiquement entretenues ou r√©par√©es. Pour √©viter les d√©licates manŇďuvres d'abattage en car√®ne des bateaux, on utilisait les formes de radoub. Les navires p√©n√©traient, √† mar√©e haute, dans ces grandes coques, creus√©es dans la berge vaseuse puis ma√ßonn√©es, qui se vidaient √† mar√©e basse (avec l'aide d'une machine hydraulique qui pompait le surplus d'eau) : le travail de r√©paration pouvait alors commencer.

√Ä Rochefort, trois formes de radoub sont encore visibles :

  • la vieille forme dans l'arsenal nord con√ßue par Fran√ßois Le Vau
  • la forme double, dite aussi Louis XV, con√ßue par l'intendant Pierre Arnoul
  • la forme Napol√©on III, situ√©e derri√®re la porte du Soleil.

La vieille forme, premi√®re ¬ę forme √† l'anglaise ¬Ľ enti√®rement ma√ßonn√©e, fut une innovation pour l'√©poque. Il fallait que le dallage supporte le poids d'un navire de premier rang[35]. Elle a √©t√© d√©gag√©e de la vase en 1985.

La forme double, dont les bassins amont et aval ont √©t√© d√©gag√©s en 1992 et 1993, est con√ßue par l'intendant Pierre Arnoul en 1683. R√©alis√©e avec peine entre 1683 et 1728, car le sol trop meuble, engloutissait les pierres. Elle permettait de r√©parer deux navires √† la fois et pr√©sentait deux innovations : au lieu d'√™tre lisses, ses murs sont faits de gradins pour faciliter le travail de radoub et la fermeture de la forme est assur√©e par un bateau-porte.

La forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, fut allongée en 1900 pour accueillir le Dupleix, long de 134 m, le dernier grand croiseur-cuirassé construit à Rochefort.

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La maison du Roy
Maison du Roy (ancienne préfecture maritime et maintenant commandement des écoles de la gendarmerie

Cette demeure √©difi√©e entre l'arsenal et la ville sur les ruines de l'ancien ch√Ęteau f√©odal fut la demeure de l'intendant de la Marine et, √† partir de 1781, celle du commandant de la Marine. Depuis trois si√®cles, elle a subi maints remaniements. Sa porte d'entr√©e monumentale, de 1716, a √©t√© d√©plac√©e apr√®s l'incendie de l'√©difice en 1895, rue Toufaire, pour √™tre dans l'axe de la rue de l'Amiral-Courbet, la seule de Rochefort qui ait conserv√© ses pav√©s.

La maison du Roy abrita a deux reprises l'empereur Napol√©on Bonaparte : la premi√®re fois en ao√Ľt 1808 pour visiter le fort Boyard en construction et pour dresser les plans du fort Li√©dot et la seconde, moins glorieuse, le 3 juillet 1815, lors de son d√©part sur l'√ģle d'Aix avant son exil sur l'√ģle Sainte-H√©l√®ne. En v√©rit√©, sa derni√®re destination volontaire sur le territoire et non sur une √ģle sera Rochefort. Cependant, il se rendit le 8 juillet aux Anglais qui l'emm√®neront sur sa terre d'exil depuis Fouras, qui est sa vraie derni√®re destination fran√ßaise mais non volontaire.

Depuis, la maison du Roy est devenue la pr√©fecture maritime qui g√®re les c√ītes des Sables-d'Olonne jusqu'√† Biarritz. En 2002, elle ferme ses portes √† la Marine (la pr√©fecture maritime de Brest reprend le flambeau) et elle abrite d√©sormais le Commandement des √Čcoles de la gendarmerie nationale depuis 2004.

La tour des signaux
La tour des signaux

La tour des signaux date de 1728[36]. Elle constituait √† l'origine le clocher de la premi√®re √©glise Saint-Louis, am√©nag√©e dans l'ancien pr√™che du seigneur de Cheusses, protestant, au moment de la fondation de la ville moderne. L'√©glise, desservie par les Lazaristes (Congr√©gation de la Mission), est d√®s 1723 ¬ę trop petite, fort basse et peu convenable pour un lieu si consid√©rable. Plusieurs poutres menacent ruine ¬Ľ[36]. Les Lazaristes refusant de pr√™ter serment √† la constitution civile du clerg√©, la marine saisit leur √©glise en 1791[37] afin d'en faire un entrep√īt. Le titre paroissial est transf√©r√© √† la chapelle du couvent des Capucins, qui, presque int√©gralement reconstruite √† partir de 1835, devient l'√©glise Saint-Louis actuelle.

La tour des signaux et les b√Ętiments adjacents (restes de la premi√®re √©glise) sont am√©nag√©s par l'arm√©e. L'ancien clocher est √©t√™t√© et un s√©maphore, assurant les communications entre l'amiraut√© et la rade de la Charente, est install√© sur la plate-forme sommitale. Malgr√© les √©volutions technologiques, la tour est utilis√©e jusqu'en 1930, servant de r√©serve en cas de d√©faillance des autres moyens de communication. Elle reste propri√©t√© de l'arm√©e jusqu'en 2002, puis est restitu√©e √† la ville, qui y am√©nage un espace multim√©dia en 2008.

Haute de 26 m√®tres, elle fut longtemps un des plus hauts b√Ętiments de la ville. De plan carr√©, elle domine les toits des immeubles de la rue Touffaire.

Le magasin aux vivres
Magasin aux Vivres

La subsistance de tout ce peuple d'ouvriers et de marins √† la fin du XVIIe si√®cle posa tr√®s vite des probl√®mes √† l'√Čtat. Colbert proposa au roi Louis XIV de cr√©er un ¬ę munitionnaire ¬Ľ charg√© de r√©gler la nourriture. Le roi cr√©a le poste par un arr√™t√© du 2 octobre 1669 et on d√©cida d'√©lever un b√Ętiment : le ¬ę magasin aux Vivres ¬Ľ qui fut le plus vaste des monuments de ce genre poss√©d√© d√®s lors par la Marine. En 1671, le b√Ętiment fut commenc√© et sera achev√© en 1673. C'est un √©difice qui longe l'actuel bassin de plaisance.

Le b√Ętiment porte le cachet de l'√©poque. √Člev√© sur le m√™me alignement nord que le premier h√īpital (caserne Charente), il a 120 m√®tres de long. Il contenait les greniers d'approvisionnement. L'ensemble forme un vaste quadrilat√®re ; les 2 ailes en retour mesurant 125 m√®tres. √Ä droite de la porte d'entr√©e se trouvait la tonnellerie.

Par la suite, le b√Ętiment connut pratiquement tout : magasin, h√īpital de la marine, logements pour l'arm√©e et b√Ętiment de la s√©curit√© civil.

√Ä partir de 2011, le site sera reconverti avec la r√©alisation :

  • de cent appartements de bon standing,
  • d'une r√©sidence h√īteli√®re trois √©toiles,
  • d'un restaurant panoramique avec vue sur le port de plaisance,
  • d'un parking am√©nag√© dans la cour.

Place Colbert

Place Colbert avec sa fontaine et sa pelouse

Place la plus célèbre de Rochefort, c'est le centre vital de la ville.

A l'origine, cette place faisait office de pr√© pour le pacage des animaux et se nommait la place aux herbes. Par la suite, gr√Ęce √† l'impulsion donn√©e par les urbanistes, cette place est embellie en 1757 et pourvue d'une belle fontaine de pierre couronn√©e, par Victor Bourguignon, d'une figure all√©gorique symbolisant la rencontre de la Charente et de l'Oc√©an. La source alimentant cette fontaine provient de Tonnay-Charente par l'aqueduc du Coteau[38]. Cet aqueduc initialement construit √† la demande de l'intendant B√©gon en 1695 aboutissait √† un √©norme r√©servoir situ√© pr√®s du b√Ętiment de corps de garde de la Corderie Royale[38]. En 1754, cet aqueduc alimentait en eau toutes les fontaines de Rochefort[38].

L'horloge de marées de la place Colbert

De cette √©poque datent aussi les balcons rocaille ou n√©oclassiques qui ornent de simples maisons comme des h√ītels particuliers : h√ītel des Lemoyne de S√©rigny, seigneurs de Loire, devant la fontaine, et l'h√ītel d'Amblimont, l'actuel h√ītel de ville, en face. C√©l√®brement connue gr√Ęce aux Demoiselles de Rochefort, la place qui, pendant de nombreuses ann√©es, poss√©dait un bassin carr√© au milieu qui a aujourd'hui disparu. En effet, depuis 2006, la place est redevenue ce qu'elle √©tait lors de sa premi√®re construction. La fontaine a √©t√© remise en valeur, le bassin a disparu pour laisser deux axes crois√©s comme √† l'origine. Une horloge de mar√©es a √©t√© install√©e au centre de la place. Elle indique l'√©tat de la mar√©e et le nombre d'heures restant avant basse mer par une s√©rie de spots lumineux.

Les fortifications

Guérite en pierre en centre-ville

Louis Nicolas de Clerville fut le commissaire g√©n√©ral des fortifications de Rochefort. Cependant en 1662, ces fortifications privil√©gient l'esth√©tique √† la fonctionnalit√© et √† l'efficacit√© puisqu'elles √©taient caract√©risaient par :

  • de longues courtines trop basses et mal flanqu√©es,
  • des redents pour remplacer des bastions,
  • l'absence de d√©fenses avanc√©es,
  • des portes sans dehors.

Plusieurs années plus tard, ce furent près de 20 000 personnes qui migrèrent à Rochefort.

En 1690, l'enceinte des remparts de Rochefort étaient composée de trois bastions et de huit redents triangulaires adossés à la Charente.

Les remparts ont √©t√© conserv√©s sur de vastes portions malgr√© l'ordre de d√©molition en 1923. On peut notamment admirer devant le cours Roy-Bry, une gu√©rite en pierre de forme pentagonale port√©e sur culot lisse. Il ne faut pas l'appeler √©chauguette, mot √† r√©server au vocabulaire des ch√Ęteaux-forts. Les fortifications bastionn√©es (c'est le cas de Rochefort) ont des gu√©rites en pierre, selon tous les documents de Vauban.

Monument aux morts

Place du monument aux Morts

Le monument aux morts de Rochefort est situé avenue Sadi Carnot.

La destruction de la majorit√© des remparts √† partir de 1923 entra√ģne l'ouverture de la ville vers le faubourg. Il se d√©gage un espace important sur lequel on pr√©voir l'emplacement de ce monument aux morts dont la construction, en 1924, est confi√©e √† Georges Gourdon, entrepreneur en marbrerie √† Paris.

Le monument se compose d'un obélisque dressé lui-même sur un socle pourvu d'escaliers et de rampes. L'obélisque est surmonté d'une statue allégorique de la France coiffée d'un casque de poilu et tenant un étendart et une palme. Détruite par la foudre en 1968, elle a été remplacé par une figure de la Patrie en 1971.

Les ponts sur la Charente

Les trois ponts sur la Charente en 1991, entre Rochefort et Echillais

La travers√©e de la Charente au niveau de Rochefort a de tous temps √©t√© une n√©cessit√©, et l'augmentation continue du trafic a rendu la travers√©e par bac (√† rame puis √† moteur) obsol√®te. Il a donc fallu, d√®s le milieu du XIXe si√®cle, envisager une autre m√©thode. Le probl√®me √©tait en effet complexe car il fallait concilier la circulation terrestre (l'axe Bordeaux-Nantes, mais aussi la desserte d'√Čchillais Soubise‚Ķ) √† la circulation maritime (le tirant d'air des bateaux √† voile qui devaient rejoindre les ports de Rochefort et Tonnay-Charente √©tait important). Apr√®s l'√©tude de plusieurs projets, c'est le ¬ę syst√®me de pont √† transbordeur ¬Ľ qui fut choisi en premier. Il sera suivi ensuite de deux autres ouvrages.

Le pont transbordeur
Le pont transbordeur
Le pont transbordeur
Article d√©taill√© : Pont transbordeur de Rochefort.

Ce pont, dont le syst√®me fut propos√© par l'ing√©nieur Ferdinand Arnodin (1845‚Äď1924), a √©t√© inaugur√© le 29 juillet 1900, apr√®s 27 mois de construction.

Ce pont repose sur deux pyl√īnes m√©talliques hauts de 66,25 m√®tres et situ√©s de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175,50 m√®tres de long, culminant √† 50 m√®tres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pyl√īnes entre eux. Une nacelle suspendue √† ce tablier permet alors aux passagers de passer d'une rive √† l'autre.

Lors de son ouverture, ce pont qui avait co√Ľt√© 586 500 francs de l'√©poque, pouvait contenir √† chaque travers√©e, 9 voitures √† 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacit√© √©tait de 26 tonnes. La travers√©e durait √† l'√©poque, temps d'embarquement et d√©barquement compris, 40 minutes.

Mais l'augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplac√© par le pont √† trav√©e levante et en 1975, un budget de 1,4 millions de francs fut allou√© √† sa d√©molition. Le pont sera finalement class√© aux monuments historiques en 1993, 7 millions de francs seront utilis√©s √† la r√©novation globale. Aujourd'hui, le pont est de nouveau en activit√© pour son atout touristique. Il est exclusivement ouvert aux pi√©tons et aux v√©los. La travers√©e est payante (2,20 ‚ā¨ l'aller-retour pour un adulte) et dure 4 minutes et demi.

Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.

Le pont à travée levante
Pont à travée levante

Un pont à travée levante fut construit à quelques dizaines de mètres en aval du pont transbordeur. Il a été démonté en 1991. Le tablier de ce pont était situé à quelques mètres seulement au-dessus de l'eau, mais il pouvait s'élever sur toute sa longueur afin de permettre le passage des bateaux. Cette opération était cependant relativement longue et causait des difficultés de circulation pour les personnes souhaitant traverser la Charente.

Le viaduc de Martrou
Article d√©taill√© : Viaduc de Martrou.
Le viaduc de Martrou devant le pont transbordeur
Le viaduc de Martrou et le navire √† 3 m√Ęts Belem

Ce pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l'autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens.

Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l'√ģle d'Ol√©ron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l'autre.

Un projet de contournement de Rochefort, par l'est, est à l'étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu'une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d'une part et Royan de l'autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle[39].

L’Hermione

Article d√©taill√© : L'Hermione.
Le chantier de l'Hermione en 2009

Depuis 1997, une association s'est donn√© pour projet de reconstruire √† l'identique la fr√©gate l'Hermione √† bord de laquelle La Fayette partit en 1780 rejoindre les insurg√©s am√©ricains au cours de la guerre d'ind√©pendance des √Čtats-Unis d'Am√©rique.

La version originale du navire fut construite en 11 mois gr√Ęce √† la collaboration de centaines de travailleurs, bagnards compris, pour un total de 35 000 journ√©es de travail.

L'√©quipe de reconstruction du navire s'est attach√©e √† effectuer une reconstruction √† l'identique et √† faire partager cela au public √† l'aide de divers stands (forgeron etc.) et d'une visite guid√©e du chantier. Le chantier est install√© dans la double forme de radoub du XVIIe si√®cle situ√©e √† Rochefort et les visites sont une source de financement pour le chantier.

En raison de difficultés d'approvisionnement, des bois humides, etc., l'association Hermione-La Fayette a décidé de modifier la construction du navire. Sa mise à l'eau prévue fin 2008 avec une coque nue, non équipée et non armée et ensuite la réalisation à flot pendant 2 ans des travaux d'aménagement et d'équipement est suspendue. Pour garantir la qualité du bordage, l'association a décidé de réaliser l'ensemble du bateau à sec sur le site actuel du chantier et de mettre l'Hermione à l'eau entièrement équipée et prête à naviguer. Selon Benedict Donelly, président de l'association, dans une interview du 6 juin 2011, la mise à l'eau est prévue au début de l'été 2012.

Patrimoine culturel et artistique

Maison de Pierre Loti

Maison de Pierre Loti

Article d√©taill√© : Maison de Pierre Loti.

L‚Äôofficier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en litt√©rature Pierre Loti, passa une grande partie de sa vie √† transformer sa maison natale en un lieu th√©√Ętral o√Ļ il se mettait en sc√®ne lors de f√™tes m√©morables, invitant toutes les c√©l√©brit√©s de l‚Äô√©poque que son immense renom l‚Äôamenait √† fr√©quenter. Pour ses d√©cors, il s‚Äôinspirait √† la fois du pass√© : salle gothique et salle Renaissance et des pays lointains d‚ÄôOrient et d‚ÄôExtr√™me-Orient, qu‚Äôil connut lors de ses lointaines missions : mosqu√©e, salon turc, chambre arabe et salle chinoise, en grande partie disparue aujourd'hui.

Une fois passé derrière l’austère et banale façade rochefortaise le visiteur est transporté dans l’univers magique et exotique de l’écrivain qui fascine toujours autant plus d’un siècle après sa création.

Th√©√Ętre de la Coupe d'Or

Fa√ßade du th√©√Ętre de la Coupe d'Or

La ville de Rochefort se dote d‚Äôune salle de spectacles cent ans apr√®s sa fondation. En 1766, plusieurs notables cr√©√©s une soci√©t√© pour financer cette √©dification. Le Maire, H√®bre de Saint-Cl√©ment, propose d‚Äôoffrir un terrain o√Ļ est b√Ęti l‚ÄôH√ītel de la Coupe d‚ÄôOr. Cet h√ītel aurait donn√© le nom du th√©√Ętre. Les travaux de construction sont confi√©s √† Giovanni Antonio Berinzago, architecte et peintre de Lombardie qui travaille √† l‚Äô√©poque au d√©cor du th√©√Ętre de La Rochelle. Inspir√© des th√©√Ętres italiens du XVIIe si√®cle, Berinzago en reprend la division en trois parties. D‚Äôest en ouest :

  • un espace d‚Äôaccueil et un foyer r√©duit ;
  • une salle en U √©lev√©e sur quatre niveaux superpos√©s (autour d‚Äôun parterre, un amphith√©√Ętre en surplomb, deux √©tages de loges et une galerie) ;
  • une sc√®ne munie de cintres et de dessous de sc√®ne pour les d√©cors.

La partie sud re√ßoit √† chaque niveau les ¬ę chambres des actrices ¬Ľ, s√©par√©es des ¬ę chambres des acteurs ¬Ľ, et un chauffoir.

En 1852, après que les sociétaires rencontrèrent des difficultés financières, la municipalité s’en porte acquéreur et envisage sa reconstruction.

Le projet de l‚Äôarchitecte rochelais Brossard transforme profond√©ment l‚Äôespace tout en gardant un plan en trois parties :

  • au rez-de-chauss√©e, le p√©ristyle agrandi semble avoir conserv√© les colonnes doriques du premier √©difice. Cet espace est surmont√© d‚Äôun foyer qui permet de favoriser la rencontre des artistes et des spectateurs.
  • La salle est √©largie d‚Äôun tiers par le rejet des coulisses √† l‚Äôarri√®re de la sc√®ne. Son √©l√©vation maintient le principe du th√©√Ętre √† l‚Äôitalienne avec un parterre entour√© de baignoires, un balcon en surplomb, un niveau de loges surmont√© d‚Äôune galerie. Au plus pr√®s de la sc√®ne, quatre loges dites d‚Äôavant-sc√®ne re√ßoivent un d√©cor particuli√®rement soign√©.
  • Le plafond de la coupole qui couvre la salle est orn√© d‚Äôune toile maroufl√©e d‚ÄôAuguste Constantin o√Ļ figurent les Muses antiques pr√©sidant aux lib√©raux (1844). Quant aux dessous de sc√®nes et aux cintres, ils sont agrandis et adapt√©s pour assurer l‚Äô√©largissement du plateau.

En 1969, le th√©√Ętre de la Coupe d‚ÄôOr est inscrit √† l‚ÄôInventaire des monuments historiques. En 1971, il fait l‚Äôobjet d‚Äôune campagne de restauration au cours de laquelle on choisit d‚Äôhabiller la salle selon le mod√®le des th√©√Ętres royaux en utilisant un velours bleu p√Ęle et un paroi de miroir au deuxi√®me niveau de loges.

Devenu th√©√Ętre conventionn√© en 1995, la Coupe d‚ÄôOr est un espace capital pour la vie culturelle rochefortaise.

Depuis mai 2007, le th√©√Ętre est ferm√© suite √† un avis de la Commission de s√©curit√© en vue de pr√©venir les risques d‚Äôincendie. La ville de Rochefort a souhait√© effectuer l‚Äôensemble des travaux en une seule tranche. Ainsi, les travaux qui devront durer jusqu‚Äôen 2011 permettront :

  • la mise aux normes de s√©curit√© du th√©√Ętre ;
  • l‚Äôacc√®s aux personnes √† mobilit√© r√©duite ;
  • d‚Äô√©quiper le th√©√Ętre d‚Äôun ascenseur ;
  • de remplacer les fauteuils et les velours qui datent de 1971 ;
  • de mettre la sc√®ne √† l‚Äôhorizontale (en pente auparavant) ;
  • d‚Äôam√©liorer la fausse d‚Äôorchestre ;
  • d‚Äôam√©liorer l‚Äôaccrochage des projecteurs ;
  • d‚Äôam√©liorer le montage et le d√©montage des d√©cors.

Pendant la période des travaux, la salle de spectacles du parc des Fourriers remplace les représentations qui devaient avoir lieu à la Coupe d’Or.

Musée Hèbre de Saint-Clément

Musée Hèbre de Saint-Clément.
Article d√©taill√© : Mus√©e H√®bre de Saint-Cl√©ment.

Anciennement appel√© ¬ę Mus√©e d'Art et d'Histoire ¬Ľ, le mus√©e H√®bre de St Cl√©ment √©tait ferm√© depuis le 7 octobre 2002 et fut rouvert fin 2006 apr√®s sa restructuration. L‚Äôancien h√ītel du XVIIIe si√®cle a √©t√© d√©truit except√© les fa√ßades sur rues qui ont √©t√© conserv√©es. Ces travaux ont √©t√© r√©alis√©s par l'architecte Pierre Louis Faloci. Les espaces mus√©aux sont r√©partis sur cinq niveaux :

  • au sous-sol : les locaux techniques et les sanitaires pour le public
  • au rez-de-chauss√©e : le hall d'accueil, la boutique, la salle d'exposition temporaire du Service d'Art et d'Histoire et un espace consacr√© au Pays rochefortais : collections arch√©ologiques du N√©olithique au Moyen √āge et carte interactive permettant au public de rep√©rer les sites les plus int√©ressants √† visiter
  • au premier √©tage : la salle d'exposition temporaire des Mus√©es Municipaux et l'espace permanent du Service Ville d'Art et d'Histoire
  • au second √©tage : la pr√©sentation de l'histoire de la ville de la cr√©ation de l'arsenal (fin XVIIe si√®cle) au XIXe, le plan-relief de Rochefort r√©alis√© par l'ing√©nieur Touboulic en 1835 et la collection de peintures
  • au troisi√®me √©tage : l'√©vocation iconographique de l'histoire de la ville luttant d'abord pour la sauvegarde de l'arsenal, puis pour de nouvelles ressources √©conomiques, les collections extra-europ√©ennes (Oc√©anie, Afrique, Asie) et un espace consacr√© √† la culture kanake contemporaine, int√©grant ou renouvelant la tradition.

L’entrée du musée est gratuite pour les expositions permanentes et payante pour celles qui sont à durée déterminée.

Musée national de la Marine

Musée de la Marine

Ancienne r√©sidence des chefs d'escadre, l‚Äôh√ītel de Cheusses est le grand t√©moin du pass√© maritime de Rochefort.

C'est le plus ancien h√ītel de la ville. Construit √† partir de 1599 (la tour nord-ouest), il appartenait √† la famille protestante de Cheusses, que le pouvoir royal d√©poss√©da de ses biens lors de la cr√©ation de l'arsenal. Aux XVIIe et XVIIIe si√®cles, il servit de r√©sidence aux chefs d'escadre, tels d'Estr√©es, de Tourville ou Barrin de La Galissonni√®re.

Transform√© en mus√©e de la Marine en 1973, l'h√ītel de Cheusses, agrandi de l'h√ītel contigu √©lev√© en 1716 abrite d√©sormais les collections historiques li√©es √† la construction navale : mod√®les de navires, sculptures ornementales et objets pr√©cieux.

C'est un lieu dont les riches collections permettent des approches très diverses de l'histoire de la marine et de Rochefort, comme l'explique l'attaché de conservation du patrimoine du musée dans un court reportage de présentation [40].

L'Ancienne √Čcole de M√©decine Navale

Article d√©taill√© : Ancienne √Čcole de m√©decine navale.

Le Mus√©e national de la Marine de Rochefort est aussi compos√© d'un second b√Ętiment qui renfermait l'ancienne √©cole de m√©decine navale et qui repr√©sente aujourd'hui un remarquable t√©moin de l'architecture hospitali√®re.

Situ√©e dans un pavillon de l'ancien h√īpital de la Marine qui fut √©difi√© en 1788, l'ancienne √Čcole de m√©decine navale a √©t√© transform√©e en mus√©e national en 1998 et est g√©r√©e directement par le Mus√©e national de la Marine de Rochefort.

C'est l'unique mus√©e de France dans sa discipline qui ait √©t√© ouvert au public. Il est compos√© de collections qui servaient de supports √† l'enseignement de la m√©decine navale (panneaux d'art√©riologie, cr√Ęnes phr√©nologiques, caisses de chirurgie ...) [41].

Il est √©galement dot√© d'une biblioth√®que scientifique riche de 25 000 volumes qui sont tr√®s recherch√©s et consult√©s par de nombreux chercheurs et historiens.

Service Historique de la D√©fense ‚Äď antenne de Rochefort

Installé dans l'ancienne caserne Martrou datant de 1859 (Second Empire), en face du Cercle Mixte des Armées, et spécialement aménagé dans les années 1980, le Service Historique de la Défense à Rochefort abrite une salle de lecture ainsi qu'une bibliothèque spécialisée dans le domaine maritime. Les locaux permettent de recevoir des groupes, notamment scolaires.

On y trouve 7 km lin√©aires d'archives couvrant tout le littoral de la Vend√©e √† la fronti√®re espagnole, 25 000 ouvrages et 500 titres de p√©riodiques, plus de 5 000 plans de construction ant√©rieurs √† 1945, dont Fort Boyard[42]...

Musée des Commerces d'autrefois

Article d√©taill√© : Mus√©e des Commerces d'autrefois.

Ce mus√©e priv√©, situ√© dans le cŇďur historique de la ville, a √©t√© cr√©√© en 1990 et pr√©sente la plus riche collection d'objets publicitaires et de d√©coration de toute la France en une ing√©nieuse reconstitution d'une vingtaine de boutiques et d'ateliers datant de la p√©riode de la Belle √Čpoque.

Musée de la Vieille Paroisse

Article d√©taill√© : Mus√©e de la Vieille Paroisse.

Ce musée archéologique est situé dans une ancienne église désaffectée qui est le plus ancien édifice de la ville. Le musée est géré par la Société de Géographie, société savante fondée en 1878, qui demeure très active dans le ville et dont le rayonnement intellectuel et culturel dépasse largement le cadre du département.

Animations culturelles

  • Rochefort-sur-toile, le Cin√©ma Art et Essai
  • Rochefort, Ville en F√™te
  • Cin√©ma des Ailleurs: le Festival du cin√©ma des pays du pacifique sud
  • Festival de cin√©ma L'Ňďil √©coute
  • Les Jeudis du Mus√©e Hebre de St Cl√©ment
  • Les Mercredis du Jazz
  • R√©sonances : festival de musiques du monde et des arts de la rue / Gratuit : www.festival-resonances.com
  • Rochefort en accords
  • La f√™te de la musique

Environnement

Jardins et squares

Cours d'Ablois devant l'ancien h√īpital de la marine
  • Jardin de la Marine
  • Jardin des Retours
  • Cours d'Ablois
  • Square Parat
  • Square Herriot
  • Square Triviers
  • Le Potager du Roy (Jardin p√©dagogique des √©coles)

Jardin des Retours

Jardin des Retours devant la Corderie Royale

Le nom de ce nouveau parc con√ßu par Bernard Lassus √©voque les grandes exp√©ditions scientifiques des XVIIIe et XIXe si√®cles. En effet, Rochefort est alors le port de d√©part et de retour de plusieurs de ces grandes aventures auxquelles particip√®rent au XVIIIe si√®cle Fran√ßois Viv√®s sur l'√Čtoile, lors du voyage de Bougainville, et Claret de Fleurieu sur l‚ÄôIsis. Au XIXe si√®cle, des officiers de sant√© prennent part, comme m√©decins naturalistes, √† des voyages de circumnavigation : Jean Ren√© Constant Quoy sur l‚ÄôAstrolabe avec Jules Dumont d'Urville (1826-1829), Ren√©-Primev√®re Lesson avec Louis Isidore Duperrey (1822‚Äď1825), son fr√®re cadet, Pierre-Adolphe, avec Dumont-d'Urville (1837-1840).

Le jardin des Retours est domin√© par ce qui subsiste de l'ancien ¬ęjardin du Roy¬Ľ, qu'on appelait aussi ¬ęjardin de l'Intendant¬Ľ: Michel B√©gon et ses successeurs aimaient s'y promener. Amput√© par des lotissements successifs aux XVIIIe et XIXe si√®cles, ce jardin fut c√©d√© √† la ville et appel√© ¬ę jardin de la Marine ¬Ľ. Il a gard√© son trac√© d'origine avec ses bosquets et ses parterres. Une large rampe plant√©e de tulipiers descend vers la Corderie, ouvrant la ville sur le fleuve. Les abords de la Corderie ont √©t√© am√©nag√©s en espace d'agr√©ment : reconstitution d'un pont de navire, maquettes de navires anim√©es. Les essences v√©g√©tales s√©lectionn√©es pour ce jardin symbolisent l'importance du port de Rochefort aux XVIIe et XVIIIe si√®cles pour le d√©veloppement de la botanique.

Conservatoire du Bégonia

Conservatoire du Bégonia
Article d√©taill√© : Conservatoire du B√©gonia.

Le Conservatoire du B√©gonia, qui s'√©tend sur les bords de la Charente dans le p√īle horticole de la ville, est une sorte de vitrine de l'√©cologie tropicale qui fait de Rochefort la "capitale du b√©gonia". Cette vaste serre municipale de 1 100 m2 a √©t√© cr√©√©e en m√©moire de l'intendant de la Marine du XVIIe si√®cle, B√©gon, en fonction √† Rochefort et auquel la plante lui doit son nom.

Aménagé en 1986 et ouvert au public en 1990, ce Conservatoire du Bégonia qui est également un musée municipal a tout récemment inauguré de nouvelles installations dont la scénographie est particulièrement didactique.

Chemin de la Charente

La Charente à Rochefort

Ce chemin permet de longer le fleuve au plus pr√®s, sur tout son parcours rochefortais, de la Corderie Royale √† Port-Neuf (soit 10 km).

Caract√©ristiques du chemin :

  • du stade nautique (Port-Neuf) √† l'ancien embarcad√®re pour Soubise : chemin s√©curis√© avec rev√™tement de cailloux blancs uniquement pour pi√©tons et v√©los (2,4 km) ;
  • de l'embarcad√®re pour Soubise √† la station de Lagunage : chemin en bitume partag√© avec voitures (rares puisque chemin sans issue) et v√©los ;
  • de la station de Lagunage au Pont Transbordeur : chemin s√©curis√© avec moiti√© bitume/cailloux blancs uniquement pour pi√©tons et v√©los ;
  • du Pont Transbordeur √† la Corderie Royale : chemin s√©curis√© avec moiti√© bitume/cailloux blancs uniquement pour pi√©tons et v√©los.

Il y a également un chemin qui est uniquement pour piétons et vélos du Vergeroux (rond-point du Brillouet) jusqu'à Port-Neuf avec un revêtement en bitume. Il s'agit du chemin du Brillouet. Il ne longe pas la Charente mais les marais du Vergeroux.

Marais et les oiseaux

Lagunes à Rochefort, observatoire de la LPO
Aigrette dans les marais de Rochefort

De nombreux oiseaux migrateurs font halte dans ce marais aux qualit√©s paysag√®res remarquables : oie cendr√©e, cigogne, aigrette garzette, √©chasse blanche, h√©ron cendr√©, canard, cygne‚Ķ sont √† d√©couvrir sur les lagunes c√īti√®res, les vasi√®res littorales, les roseli√®res, les prairies humides, les marais.

Partenariat avec la LPO

Les lagunes de traitement des eaux sont constituées de cinq espaces distincts. En sortie de la cinquième lagune, ses eaux (5000 m³ en moyenne par jour) sont rejetées sur des parcelles en bord de Charente. Il s'agit de terrains inondables qui n'ont qu'une valeur agricole modeste. Ces marais sont donc utilisés par la LPO pour en faire un lieu d'accueil pour les oiseaux migrateurs et autres. La LPO a conçu des plans d'eau de profondeurs variables afin que les échassiers de toutes tailles puissent trouver des espaces accueillants.

Accueil des oiseaux

On peut voir, de l'observatoire de la station, cohabiter de nombreuses esp√®ces d'oiseaux aquatiques. Les esp√®ces les plus communes sont l'√©chasse blanche, l'avocette, le canard colvert, le canard souchet, le canard tadorne, le cormoran, la b√©cassine des marais, le r√Ęle d'eau, la foulque macroule, le fuligule milouin, le fuligule morillon, la mouette pygm√©e, le cygne, et diff√©rentes esp√®ces de chevaliers‚Ķ Ces am√©nagements furent r√©alis√©s en douceur et le site est devenu une richesse exceptionnelle en la mati√®re.

C'est maintenant l'un des ¬ę p√īles-nature ¬Ľ de la Charente-Maritime que l'on peut visiter individuellement ou en groupe. La promotion de ce ¬ę p√īle-nature ¬Ľ est assur√©e par ¬ę Espace Nature ¬Ľ qui est install√© place Colbert depuis d√©cembre 1992 et g√©r√© conjointement par la Ligue pour la protection des oiseaux, la Ville de Rochefort, la communaut√© d'agglom√©ration du Pays Rochefortais et le conseil g√©n√©ral de la Charente-Maritime.

Station de lagunage

En haut : la station de lagunage, √† gauche : Rochefort et l'ancienne base a√©ronavale, en bas √† droite : commune de Soubise

Rochefort poss√®de la plus grande station de lagunage de France et d'Europe[43] : sur pr√®s de 35 hectares, sont d√©velopp√©es les nouvelles technologies li√©es √† l'eau douce : √©puration des eaux par lagunage, accueil des oiseaux migrateurs, production d'√©lectricit√© √† partir du biogaz‚Ķ Le tout parfaitement int√©gr√© dans l'environnement des marais.

√Ä leur arriv√©e √† la station de lagunage, les eaux us√©es font d'abord l'objet d'un pr√©traitement : d√©grillage, d√©sablage puis d√©graissage. Ainsi d√©barrass√©es des mati√®res les plus lourdes, les eaux us√©es sont ensuite all√©g√©es de leurs boues avant d'√™tre dirig√©es vers le r√©seau des lagunes o√Ļ la v√©ritable √©puration va se produire. Les boues font l'objet d'un traitement sp√©cifique puisqu'elles sont stock√©es dans une grande cuve en b√©ton appel√©e "digesteur". Elles vont y fermenter et produire du "bio-gaz". Celui-ci est r√©cup√©r√© dans un gazom√®tre et va servir de combustible pour alimenter un moteur thermique, lui-m√™me alimentant une g√©n√©ratrice √©lectrique, l'ensemble constituant un co-g√©n√©rateur (production simultan√©e d'√©lectricit√© et de chaleur). L'√©nergie produite alimente la station d'√©puration et lui fournit la plupart du temps tous ses besoins √©nerg√©tiques. √Ä certaines p√©riodes la production est m√™me sup√©rieure aux besoins et le suppl√©ment d'√©nergie est vendu √† √Člectricit√© de France. Quant aux boues, d√©shydrat√©es apr√®s leur fermentation dans le digesteur, elles sont r√©utilis√©es par le service des espaces verts. Riches en azote et potassium, souvent m√©lang√©es avec de la tourbe, les boues constituent ainsi un apport appr√©ciable comme substrat de culture pour le fleurissement de la ville.

Personnalités liées à la ville

  • Henri Rieunier (1833-1918), vice-amiral, commandant en chef et Pr√©fet maritime de Rochefort (1889), D√©put√© r√©publicain de Rochefort (1898-1902), d√©fenseur acharn√© de l'arsenal (lancement du dernier vaisseau important le Dupleix).

Personnalités nées à Rochefort

Naissances pendant le XVIIIe siècle

  • Louis-Ren√©-Madeleine de Latouche-Tr√©ville (1745-1804), vice-amiral et l√©gislateur sous le premier empire. Premier capitaine de l'Hermione il commandera cette fr√©gate lors de son illustre campagne outre-atlantique de 1779 √† 1782. Napol√©on le consid√©rait comme son meilleur amiral. Sa mort pr√©matur√©e √† Toulon alors qu'il se pr√©parait √† partir vers les Antilles √† la t√™te de l'escadre sens√©e y attirer la Royal Navy, selon un plan √©tabli par lui, pour permettre l'invasion de l'Angleterre depuis Boulogne-sur-mer, a priv√© l'Empire d'un chef d'escadre entreprenant et audacieux, et aurait sans doute permis d'√©viter le d√©sastre de Trafalgar
  • Jean-Baptiste Audebert (1759 - 1800).
  • Ren√©-Primev√®re Lesson (1794 - 1849).

Naissances pendant le XIXe siècle

Naissances pendant le XXe siècle

Personnalités décédées à Rochefort

Décès dans le courant du XVIIIe siècle

  • L'intendant Michel B√©gon d√©c√®de √† Rochefort le 14 mars 1710. Intendant de la G√©n√©ralit√© de La Rochelle et intendant de la marine au port de Rochefort, il a donn√© son nom √† une plante le b√©gonia.

Décès dans le courant du XIXe siècle

Décès dans le courant du XXe siècle

Personnalités ayant visité Rochefort

La Ville a accueilli le 3 novembre 1983, le Président de la République François Mitterrand.

Quelques mois après son élection, le Président de la République Jacques Chirac est venu à Rochefort le 10 juillet 1995. Par la suite, il est revenu à Rochefort le 18 juillet 2005 pour fêter le 30e anniversaire du Conservatoire du Littoral, établissement public qu'il a créé en 1975.

Le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin est également venu à plusieurs reprises dans la ville, et notamment en tant que Président du Conseil Régional de Poitou-Charentes. Il visita la Corderie Royale en avril 1995.

Madame Vigd√≠s Finnbogad√≥ttir, Pr√©sidente de la R√©publique d'Islande fut l'h√īte de la Maison de Pierre Loti le 24 septembre 1987.

D'autres premiers ministres fran√ßais ont √©t√© accueilli √† Rochefort comme Raymond Barre en f√©vrier 1988, Lionel Jospin le 11 ao√Ľt 1999, Michel Debr√©, Michel Rocard, √Čdith Cresson et √Čdouard Balladur.

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Voir aussi

Articles connexes

Territoires et administrations
Géographie
Histoire
Transports et voirie
Environnement
Culture et loisirs
Patrimoine historique
Monuments religieux
√Čconomie
Santé
Militaire
Sports
Animations
Arts cinématographiques

Liens externes

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Bibliographie

  • La Maison de Pierre Loti √† Rochefort, 1850-1923, Thierry Liot, Chauray, 1999. Prix de l'acad√©mie de Saintonge.
  • Rochefort Trois Si√®cles en Images - de Napol√©on √† nos Jours -, Centre d'Animation Lyrique et Culturel de Rochefort, deux tomes, imprimerie Maury, √©dition 1983.

Notes

  1. ‚ÜĎ prononcer [ Ā…Ē É.f…Ē Ā]
  2. ‚ÜĎ Ce chiffre de population est celui du recensement de 2008 (population municipale). Ce chiffre de population est calcul√© selon la nouvelle d√©limitation de l'Insee √©tablie en 2010.
  3. ‚ÜĎ Depuis la nouvelle d√©limitation des unit√©s urbaines √©tablies par l'Insee en 2010, l'unit√© urbaine de Rochefort forme avec les communes de Tonnay-Charente, √Čchillais, Vergeroux et Breuil-Magn√© une agglom√©ration urbaine qui la place au 6 e rang en Poitou-Charentes, apr√®s Ch√Ętellerault (5 e rang r√©gional avec 42 708 habitants en 2007) mais avant Royan (7 e rang r√©gional) et Saintes (8 e rang r√©gional). Par contre, son aire urbaine la classe toujours au septi√®me rang r√©gional apr√®s les aires urbaines de Ch√Ętellerault (5e rang r√©gional) et de Saintes (6e rang r√©gional). Pour plus de d√©tails sur ce sujet, consulter l'article d√©taill√© Villes et urbanisation de la Charente-Maritime √† la section d√©nomm√©e "Une urbanisation moyenne mais qui se renforce".
  4. ‚ÜĎ Sur ce sujet, se reporter √† l'article d√©taill√© tr√®s bien document√© A831
  5. ‚ÜĎ c'est-√†-dire (par ordre alphab√©tique) Breuil-Magn√©, √Čchillais, Rochefort, Tonnay-Charente et Vergeroux selon la nouvelle d√©limitation d√©finie par l'INSEE en 2010

Sources et références

  1. ‚ÜĎ Le climat de la Charente-Maritime (M√©t√©o-France)
  2. ‚ÜĎ Observatoire de l'environnement, donn√©es M√©t√©o France.
  3. ‚ÜĎ LPCWeather, sources M√©t√©o France
  4. ‚ÜĎ Mon-ete.fr : ensoleillement en France et M√©t√©o France
  5. ‚ÜĎ (fr) Climatologie mensuelle √† La Rochelle sur infoclimat.fr. Consult√© le 22 octobre 2009
  6. ‚ÜĎ Donn√©es de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  7. ‚ÜĎ Emmanuel de Fontainieu, L'Hermione, de Rochefort √† la gloire am√©ricaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 55
  8. ‚ÜĎ Emmanuel de Fontainieu, L'Hermione, de Rochefort √† la gloire am√©ricaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 47
  9. ‚ÜĎ Jean Nicolas, La R√©bellion fran√ßaise : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 454
  10. ‚ÜĎ Jean Nicolas, op. cit., p. 455
  11. ‚ÜĎ M.A. Gautier, Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime, p. 52.
  12. ‚ÜĎ Jacques P√©ret, ¬ę Affrontements et ruptures r√©volutionnaires ¬Ľ, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-S√®vres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, √©ditions G√©rard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne] , p. 328
  13. ‚ÜĎ Jacques P√©ret, op. cit., p. 351
  14. ‚ÜĎ Jacques P√©ret, op. cit., p. 353
  15. ‚ÜĎ Jacques P√©ret, op. cit., p. 354
  16. ‚ÜĎ Emmanuel de Fontainieu, L'Hermione, de Rochefort √† la gloire am√©ricaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 166
  17. ‚ÜĎ (fr)Rochefort (Charente-Maritime) sur www.newgaso.fr. Consult√© le 1er juillet 2010.
  18. ‚ÜĎ http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/17poitoucharentes.htm
  19. ‚ÜĎ Rapport de la Chambre r√©gionale des comptes de Poitou-Charentes sur la ville de Rochefort.
  20. ‚ÜĎ Villes Internet par r√©gions sur www.villes-internet.net. Consult√© le 3 octobre 2009
  21. ‚ÜĎ Comit√© de jumelage de la ville de Rochefort
  22. ‚ÜĎ Se reporter √† l'article d√©taill√© D√©mographie de la r√©gion Poitou-Charentes √† la section Liste des Unit√©s urbaines.
  23. ‚ÜĎ INSEE : POP1 - Population totale par sexe et √Ęge √† Rochefort (2007)
  24. ‚ÜĎ INSEE : POP1 - Population totale par sexe et √Ęge en Charente-Maritime (2007)
  25. ‚ÜĎ Minist√®re de la Culture, base M√©rim√©e, ¬ę Notice no PA00104866 ¬Ľ sur www.culture.gouv.fr.
  26. ‚ÜĎ a et b Statistiques sur la population active √† Rochefort - Source : Insee 1999 et 2007
  27. ‚ÜĎ Port de commerce Rochefort Tonnay-Charente
  28. ‚ÜĎ a et b Les fili√®res de l'√©conomie rochefortaise vues par la mairie de Rochefort
  29. ‚ÜĎ L'ensemble urbain Rochefort, Tonnay-Charente et ses industries, voir p.621 du document en ligne
  30. ‚ÜĎ (fr)Les Thermes de Rochefort sur www.ville-rochefort.fr. Consult√© le 1er juillet 2010.
  31. ‚ÜĎ a et b Site d√©partemental de l'architecture et du patrimoine.
  32. ‚ÜĎ UNESCO : l'arsenal de Rochefort.
  33. ‚ÜĎ Emmanuel de Fontainieu, L'Hermione, de Rochefort √† la gloire am√©ricaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 24
  34. ‚ÜĎ Emmanuel de Fontainieu, L'Hermione, de Rochefort √† la gloire am√©ricaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 34
  35. ‚ÜĎ Emmanuel de Fontainieu, L'Hermione, de Rochefort √† la gloire am√©ricaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 36
  36. ‚ÜĎ a et b Les √©glises d'Aunis, par Yves Blomme, √©ditions Bordessoules, p.113
  37. ‚ÜĎ Visiter Rochefort, par Agn√®s Claverie, √©ditions Sud-Ouest, p.15
  38. ‚ÜĎ a, b et c Didier PIGANEAU, Le Pays Rochefortais, un estuaire et des marais, Tourisme et Patrimoine, Les √Čditions du Laquet, 2001, p.77
  39. ‚ÜĎ in journal Sud-Ouest du 10 f√©vrier 2009
  40. ‚ÜĎ Cette vid√©o peut √™tre consult√©e sur le site scienceculture : Le Mus√©e de la Marine de Rochefort par ethnomedia pour scienceculture
  41. ‚ÜĎ √Čcole de m√©decine navale de Rochefort - Site officiel de l'ancienne √©cole de m√©decine navale - A l'√©cole des m√©decins reportage d'ethnomedia pour scienceculture
  42. ‚ÜĎ Page web du Service Historique de la D√©fense √† Rochefort sur le site de la D√©fense
  43. ‚ÜĎ Energie-Cit√©s : Energie, eau, assainissement √† Rochefort

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