Robert Louis Stevenson

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Robert Louis Stevenson
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Robert Louis Stevenson
Robert Louis Stevenson en 1885
Robert Louis Stevenson en 1885

Activités Romancier, poète, essayiste
Naissance 13 novembre 1850
√† √Čdimbourg (√Čcosse)
D√©c√®s 3 d√©cembre 1894 (√† 44 ans)
à Vailima (Samoa)
Langue d'écriture Anglais, écossais
Genres Roman d'aventures, littérature maritime, essai
Ňíuvres principales

Robert Louis Stevenson, n√© le 13 novembre 1850 √† √Čdimbourg et mort le 3 d√©cembre 1894 √† Vailima (Samoa), est un √©crivain √©cossais et un grand voyageur, c√©l√®bre pour son roman L'√éle au tr√©sor (1883), pour sa nouvelle L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) et pour son r√©cit Voyage avec un √Ęne dans les C√©vennes (1879).

Stevenson est parfois consid√©r√© comme un auteur de romans d'aventure ou de r√©cits fantastiques pour adolescents, mais son Ňďuvre a une toute autre dimension : il a d'ailleurs √©t√© salu√© avec enthousiasme par les plus grands de ses contemporains et de ses successeurs. Ses nouvelles et romans manifestent en effet une profonde intelligence de la narration, de ses moyens et de ses effets. Il exploite tous les ressorts du r√©cit comme la multiplication des narrateurs et des points de vue, et pratique en m√™me temps une √©criture tr√®s visuelle, propice aux sc√®nes particuli√®rement frappantes.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse

Robert Lewis Balfour Stevenson na√ģt au 8, Howard Place √† √Čdimbourg o√Ļ se sont install√©s ses parents, Thomas Stevenson et Margaret Balfour, apr√®s leur mariage deux ans plus t√īt, le 28 ao√Ľt 1848. Sa m√®re Maggie est la fille cadette du r√©v√©rend Lewis Balfour, une famille des Borders. Son p√®re Thomas, quant √† lui, est un fervent calviniste appartenant √† la c√©l√®bre lign√©e d'ing√©nieurs qu'est la famille Stevenson : son grand-p√®re Robert, son p√®re Thomas, ses oncles Alan et David, tous sont concepteurs de phares et ont apport√© leur contribution √† la s√©curisation du littoral maritime √©cossais[1].

Le 13 d√©cembre 1850 dans le plus pur respect de la tradition √©cossaise[2], il est baptis√© ¬ę Robert Lewis ¬Ľ par son propre grand-p√®re, le r√©v√©rend Lewis Balfour.

Assez rapidement, Maggie Stevenson se montre incapable de s'occuper pleinement de son fils. En plus de son inexp√©rience de jeunesse ‚ÄĒ elle n'a alors que 21 ans ‚ÄĒ elle souffre de probl√®mes pulmonaires vraisemblablement h√©rit√©s de son p√®re, auxquels s'ajoutent des troubles nerveux. Il appara√ģt comme n√©cessaire d'engager une nourrice pour l'enfant. Trois se succ√®dent, mais c'est la derni√®re, entr√©e au service des Stevenson en mai 1852, qui marque Stevenson toute sa vie : Alison Cunningham, affectueusement surnomm√©e ¬ę Cummy ¬Ľ. Le 14 d√©cembre 1852, le petit ¬ę Smout ¬Ľ, ainsi que ses parents le surnomment[3], tombe tr√®s malade, victime d'un refroidissement et d'une forte fi√®vre. Attribuant cela √† la trop grande proximit√© de la Water of Leith[4], Thomas et Maggie d√©m√©nagent en janvier 1853 pour s'installer au 1, Inverleith Terrace, dans une maison jug√©e plus saine pour l'enfant. H√©las, la demeure se r√©v√®le encore plus humide que la pr√©c√©dente et apr√®s une courte am√©lioration, Louis fait une rechute bien plus grave : le 10 mars 1853, le m√©decin lui diagnostique une attaque de croup. D√®s lors, les neuf ann√©es qui suivent font vivre un calvaire √† l'enfant : rhumes, bronchites, pneumonies, fi√®vres et infections pulmonaires se succ√®dent √† chaque hiver en plus des maladies infantiles plus classiques. Ce n'est qu'en f√©vrier 1857 qu'un docteur √©tablit un rapprochement entre l'humidit√© de la maison et la sant√© de l'enfant. Les Stevenson d√©m√©nagent alors d√®s le mois de mai au 17, Heriot Row[5]. Cette nouvelle demeure, plus saine et plus confortable que la pr√©c√©dente[6], est √©galement plus en ad√©quation avec la nouvelle position sociale de Thomas, devenu entre-temps, en 1854, ing√©nieur attitr√© au Northern Lights Board. Mais il est d√©j√† trop tard : la sant√© de Louis est d√©finitivement ruin√©e.

Du fait de ses fr√©quentes maladies et de sa sant√© fragile, Louis est tr√®s peu sorti de chez lui, le ¬ę vilain climat ¬Ľ d'√Čdimbourg[7] risquant de lui √™tre fatal. Sa vie s'organise donc dans la maison d'Heriot Row dont Thomas est fr√©quemment absent, appel√© par sa fonction au Northern Lights √† des tourn√©es d'inspection. Maggie, elle aussi souvent malade, se d√©responsabilise peu √† peu de l'enfant, la brave Cummy √©tant l√† pour l'assumer. Face √† des parents trop souvent absents, rien d'√©tonnant alors √† ce que cette derni√®re, dot√©e de surcro√ģt d'une forte personnalit√©, devienne pour Louis ¬ę sa seconde m√®re, sa premi√®re femme, l'ange de sa vie d'enfant ¬Ľ[8]. C'est elle qui garde le chevet du petit Smout dont les maladies occasionnent des nuits p√©nibles et fi√©vreuses remplies de cauchemars et d'insomnies, terreurs nocturnes √©voqu√©es dans son po√®me ¬ę North-West Passage ¬Ľ[9] ainsi que dans son texte ¬ę Un chapitre sur les r√™ves ¬Ľ[10]. Et c'est encore elle qui le distrait pendant les longues journ√©es o√Ļ il reste clou√© au lit, en lui faisant la lecture : la Bible, le Voyage du p√®lerin de Bunyan, la biographie du pasteur McCheyne, les √©crits covenantaires comme ceux de Wodrow ou Peden ; ou encore en lui racontant l'histoire de l'√Čcosse et particuli√®rement celle des pers√©cutions subies par les Covenanters durant le Killing Time, ainsi que des contes populaires de fant√īmes et de revenants[11]. Ils sont aussi tr√®s friands des r√©cits d'aventures paraissant dans la revue Cassel's Family.

Le 7 octobre 1856, vient s'installer √† Inverleith son jeune cousin Bob auquel sa famille souhaite √©pargner le triste spectacle des crises de d√©mence de son p√®re Alan. De trois ans plus √Ęg√© que Louis, il devient le compagnon de jeu de Louis : ensemble, ils s'amusent √† s'inventer des histoires ou bien √† peindre des figurines du th√©√Ętre de Skelt, dont les titres √©vocateurs enflamment l'imagination du jeune Louis[12].

Autres cons√©quences de sa sant√© d√©faillante, les p√©riodes de cure ou bien de convalescence chez son grand-p√®re, au presbyt√®re de Colinton (Colinton Manse)[13]. C'est l√† qu'est son ¬ę √āge d'Or ¬Ľ[14]. Situ√© √† quelques kilom√®tres d'√Čdimbourg, Louis y retrouve ses nombreux cousins et cousines et tout n'est que jeux et amusements sous la bienveillance de Jane Whyte Balfour ‚ÄĒ la fameuse ¬ę Auntie ¬Ľ dont il est fait mention dans A Child's Garden of Verses ‚ÄĒ, fille a√ģn√©e de Lewis Balfour. √Ä la mort de ce dernier le 30 avril 1860, un nouveau r√©v√©rend vient le remplacer et c'en est fini de Colinton. ¬ę Auntie ¬Ľ quitte le presbyt√®re pour s'installer √† Spring Grove pr√®s de Londres.

Ses premi√®res tentatives de scolarisation s'interrompent bien vite en raison de probl√®me de sant√© : en 1856, crises de toux et fi√®vres d√©couragent ses parents pour le reste de l'ann√©e, puis en 1857, apr√®s deux semaines de classe, une fi√®vre gastrique suivie d'une bronchite l'incapacitent durant tout l'hiver. Il entre en octobre 1861 dans la petite classe de l'Edinburgh Academy[15], mais il se montre plut√īt solitaire : sa faible constitution l'emp√™chant de prendre part aux jeux, il peine √† s'int√©grer aux autres enfants. Au printemps 1862, c'est Thomas qui est pris de quintes de toux et Louis est encore une fois sorti de l'√©cole afin d'accompagner ses parents dans le sud de l'Angleterre, avant de passer un mois √† Hombourg en juillet. Puis les vacances sont prolong√©es jusqu'en automne en prenant une location √† North Berwick, ce qui constitue le premier vrai contact avec la mer pour Louis dans ce qui √©tait encore un petit village de p√™cheurs sur le Firth of Forth, pr√®s de Dunbar. Lorsqu'arrive la rentr√©e scolaire, Maggie tombe presqu'aussit√īt malade n√©cessitant une cure plus radicale. Le 2 janvier 1863, toute la petite famille accompagn√©e de Cummy, part alors pour un long p√©riple : ils traversent d'abord la France et s'installent √† partir du 4 f√©vrier √† Menton. Au terme de deux mois de cure, durant lesquels Louis a √©tudi√© avec un pr√©cepteur fran√ßais, l'√©tat de sant√© de Maggie s'est consid√©rablement am√©lior√©. Ils repartent donc tous le 31 mars 1863 pour visiter l'Italie durant plus d'un mois, avant de prendre le chemin du retour le 8 mai via l'Autriche et l'Allemagne. Le 29 mai 1863, apr√®s 5 mois de voyage et de d√©paysement, Louis regagne enfin Heriot Row et voit s'approcher sans grand enthousiasme la perspective de la rentr√©e √† l'Academy[16]. Devant la d√©tresse de son fils, Thomas d√©cide de lui changer les id√©es et lui propose de l'accompagner durant l'√©t√© dans sa tourn√©e d'inspection des phares sur la c√īte de Fife. Louis accepte avec joie ce ¬ę premier voyage en qualit√© d'homme, sans jupons pour [l']assister ¬Ľ[17]. √Ä leur retour, ils d√©couvrent Maggie √† nouveau souffrante et un nouveau s√©jour dans le Midi de la France semble s'imposer pour elle. Afin de ne pas √† nouveau perturber la scolarit√© de Louis, ses parents d√©cident de l'envoyer en pension √† Burlington Lodge Academy pr√®s de chez ¬ę Auntie ¬Ľ √† Spring Grove. Outre un premier contact plut√īt n√©gatif avec la soci√©t√© anglaise[18], c'est l√† qu'il √©crit ses premiers r√©cits d'aventures pour le magazine de l'√©cole pr√©figurant d√©j√† son Ňďuvre √† venir. Mais il vit assez mal cet √©loignement et r√©clame √† son p√®re de pouvoir revenir[r√©f. n√©cessaire]. Thomas c√®de : il rejoint son fils le 19 d√©cembre 1863 et tous deux vont retrouver Maggie et Cummy √† Menton. Thomas repart pour √Čdimbourg fin janvier 1864 apr√®s avoir promis √† son fils de ne pas le renvoyer √† Spring Grove. Ils quittent Menton en mai 1864 pour passer les vacances sur les rives de la Tweed pr√®s de Peebles. Quand il ne passe pas ses journ√©es √† s'amuser avec ses cousins, Louis s'investit s√©rieusement dans plusieurs projets d'√©criture[19].

En octobre 1864, Thomas l'inscrit dans une √©cole pour enfants √† probl√®me. Son int√©gration parmi les autres √©l√®ves se passe mieux, mais il ne montre pas un grand int√©r√™t pour les √©tudes[r√©f. n√©cessaire]. C'est que le but qu'il s'est fix√© est d√©j√† tout autre et qu'il consacre la plupart de son temps √† y parvenir : apprendre √† √©crire. Il travaille notamment sur une pi√®ce de th√©√Ętre inspir√©e de la vie de Deacon Brodie, homme d'affaires respect√© le jour, criminel et voleur la nuit[20]. S'√©tant d√©couvert avec un autre √©l√®ve de l'√©cole, les m√™mes influences et la m√™me passion de la litt√©rature, ils se lisent √† tour de r√īle leurs compositions et collaborent √† la publication d'un magazine. Sa rencontre avec l'une de ses idoles, l'auteur du c√©l√®bre The Coral Island, Robert Michael Ballantyne[21], n'est pas pour arranger son exaltation pour l'√©criture. En f√©vrier 1865, nouvelle interruption de scolarit√© pour suivre Maggie en cure √† Torquay jusqu'en octobre. Au cours de la nouvelle ann√©e scolaire, Louis se lance, seul cette fois-ci, dans un autre projet de revue, dont trois num√©ros paraissent au d√©but de l'ann√©e 1866. La revue ne survit pas au nouveau s√©jour √† Torquay, d'avril √† mai, que n√©cessite la sant√© de sa m√®re. Durant l'√©t√© qui suivit, Stevenson entreprend d'√©crire un roman avec en toile de fond le soul√®vement covenantaire de 1666 dans les Pentland Hills : l'Insurrection des Pentland. Mais son p√®re, √† la lecture de ses premiers brouillons, qualifie le travail de rat√© et l'encourage √† abandonner la voie de la fiction au profit d'un simple r√©cit historique. Louis, pour faire plaisir √† son p√®re, passe tout l'automne √† la r√©√©criture de Pentland Rising[22]. En r√©compense, Thomas fait imprimer l'Ňďuvre de son fils √† cent exemplaires chez un libraire d'√Čdimbourg et rach√®te la totalit√© du tirage[23].

Cette double influence qui fut la sienne, il la r√©sume d'ailleurs tr√®s bien : ¬ę Un petit √Čcossais entend beaucoup parler de naufrages, de r√©cifs meurtriers, de d√©ferlantes sans piti√© et de grands phares, ainsi que de montagnes couvertes de bruy√®re, de clans sauvages et de covenantaires pourchass√©s. ¬Ľ[24].

Pr√©destin√© √† perp√©tuer la dynastie des Stevenson, il entre √† l'√Ęge de 17 ans, en octobre 1867, √† l'Universit√© d'√Čdimbourg pour y pr√©parer un dipl√īme d'ing√©nieur.

L'université et la vie de bohème

Malgr√© des travaux prometteurs (des dessins de phares comment√©s √©logieusement), il s'applique en fait peu aux √©tudes, aspirant d√©j√† √† devenir √©crivain[25]. Il m√®ne alors une vie tr√®s dissolue, scandalisant famille et professeurs, notamment par sa relation avec une prostitu√©e d'√Čdimbourg[26]. C'est √† cette √©poque qu'il transforme la graphie ¬ę Lewis ¬Ľ de son nom en ¬ę Louis ¬Ľ √† la fran√ßaise, la prononciation demeurant la m√™me. Il adopte ainsi le nom de Robert Louis Stevenson et utilise d√©sormais le sigle ¬ę R.L.S. ¬Ľ pour se d√©signer. Il abandonne ses √©tudes d'ing√©nieur en 1871, sa mauvaise sant√© s'accordant d√©cid√©ment mal avec le m√©tier de constructeur de phares. Il se r√©oriente alors vers le droit ‚ÄĒ re√ßu √† l'examen du barreau le 14 juillet 1875, il n'exer√ßa pourtant jamais cette profession ‚ÄĒ pensant ainsi disposer de plus de loisirs afin de se consacrer √† sa vocation secr√®te : l'√©criture. En septembre 1872, il fr√©quente le club ¬ę L.J.R. ¬Ľ (Liberty, Justice, Reverence) fond√© avec son cousin Bob, une soci√©t√© d'√©tudiants en r√©bellion pr√īnant l'ath√©isme et le rejet de l'√©ducation parentale[27]. Bien √©videmment, cela est fort peu au go√Ľt de son p√®re. Le scandale familial atteint son paroxysme d√©but 1873, quand il lui annonce qu'il a perdu la foi[28].

En 1876, il sillonne les canaux d'Anvers à Pontoise, voyageant à travers la Belgique et la France. Il publia son voyage, en 1878, dans le livre Un voyage dans les Terres.

En ao√Ľt, s√©jour √† Barbizon o√Ļ il rencontre Fanny Osbourne, n√©e Van de Grift, elle-m√™me en s√©jour √† Grez (pr√®s de Fontainebleau). Cette Am√©ricaine de dix ans son a√ģn√©e est une artiste-peintre qui vit s√©par√©e de son mari Samuel Osbourne et √©l√®ve seule ses deux enfants Isobel et Lloyd. Entre eux deux, le coup de foudre est imm√©diat. Ils se retrouvent durant l'√©t√© 1877 de nouveau √† Grez, puis √† Paris en octobre. Ils veulent se marier mais Fanny n'est pas divorc√©e de son mari. En 1878, elle repart en Californie, pour obtenir ce divorce. De son c√īt√©, Stevenson voudrait bien la suivre mais ses finances ne lui permettent pas. De surcro√ģt, son p√®re menace de lui couper les vivres s'il persiste dans cette id√©e de mariage.

Robert Louis Stevenson par Girolamo Nerli

D√©√ßu et en proie au doute, il part s'isoler au Monastier-sur-Gazeille. Depuis cette localit√©, il effectue une randonn√©e en compagnie d'une √Ęnesse, nomm√©e Modestine, le b√Ęt fix√© sur l'animal est un sac servant √† contenir ses effets et son sac de couchage. Parti le 22 septembre 1878 de Haute-Loire, il atteint douze jours plus tard la petite ville de Saint-Jean-du-Gard. Son parcours a chemin√© dans le Velay, la Loz√®re ou ancien pays de G√©vaudan (mont Loz√®re et C√©vennes), en passant par les communes de Langogne, Luc, Le Bleymard, Le Pont-de-Montvert, Florac et Saint-Germain-de-Calberte, en pays camisard. Aujourd'hui cette randonn√©e de 230 km est connue sous le nom de ¬ę chemin de Stevenson ¬Ľ et est r√©f√©renc√©e comme sentier de grande randonn√©e GR70. Le r√©cit de ce p√©riple, Voyage avec un √Ęne dans les C√©vennes publi√© en 1879, demeure aujourd'hui encore le livre de chevet de nombreux randonneurs.

Mariage

En 1879, malgr√© l'avis contraire de sa famille, il part rejoindre Fanny Osbourne en Californie. Partant de Glasgow le 7 ao√Ľt, il atteint New York le 18 et retrouve Fanny √† Monterey, apr√®s un voyage en chemin de fer.

En mars 1880, il manque de mourir d'une pneumonie et ne doit son salut qu'à l'attention de Fanny, qui se dévoue six semaines à son chevet. À peine rétabli, il l'épouse le 19 mai à San Francisco et ils partent en lune de miel, accompagnés du fils de Fanny, Lloyd. Cette lune de miel, qu'ils passent à Calistoga en Californie dans une mine d'argent désaffectée, est relatée Les Squatters de Silverado et publiée en 1883.

Entre 1880 et 1887, Stevenson voyagea beaucoup en √Čcosse, en Angleterre, s√©journa √† Davos, cherchant un climat b√©n√©fique √† sa sant√©. Il passa deux ans en 1883 et 1884 √† Hy√®res dans un chalet appel√© Solitude. Il √©crivit alors : ¬ę Ce coin, notre jardin et notre vue sont subc√©lestes. Je chante tous les jours avec Bunian le grand barde. Je r√©side pr√®s du Paradis. Plus tard, il √©crivit ¬ę Heureux, je le fus une fois et ce fut √† Hy√®res ¬Ľ

En 1887, apr√®s le d√©c√®s de son p√®re, il partit aux √Čtats-Unis, o√Ļ il fut accueilli par la presse new-yorkaise comme une vedette, suite au succ√®s de L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886). Il passa l'hiver dans les monts Adirondacks pour soigner sa tuberculose, et d√©cida au printemps d'effectuer une croisi√®re en Oc√©anie o√Ļ il visita les √ģles Marquises, les √ģles Gilbert et les Samoas.

Dernières années

Stevenson avec la famille et des amis à villa Vailima, Samoa
Tombe de Stevenson sur le mont Vaea (Samoa)

En 1890, sa sant√© s'aggravant, il s'installe d√©finitivement √† Vailima aux Samoa dont le climat tropical est b√©n√©fique √† ses probl√®mes respiratoires. Sans n√©gliger sa carri√®re litt√©raire, il s'investit beaucoup aupr√®s des Samoans : lors d'une guerre civile en 1893, il prend m√™me leur d√©fense contre l'imp√©rialisme allemand. Pleins de gratitude, les indig√®nes b√Ętissent en son honneur une route menant √† sa plantation. Il devient m√™me un chef de tribu, appel√© respectueusement Tusitala (¬ę le conteur d'histoires ¬Ľ) par ses membres. Il meurt d'une crise d'apoplexie √† l'√Ęge de 44 ans.

Il est enterr√© selon son d√©sir face √† la mer au sommet du mont Vaea surplombant Vailima. Lors de ses obs√®ques, 400 Samoans se relay√®rent pour porter son cercueil au sommet du mont Vaea. Sa tombe porte en √©pitaphe les premiers vers de son po√®me Requiem compos√© √† Hy√®res en 1884 :

¬ę Under the wide and starry sky,
Dig the grave and let me lie,
Glad did I live and gladly die,
And I laid me down with a will
[29]. ¬Ľ

Son Ňďuvre

√Ä rebours de ses contemporains naturalistes, Stevenson est √† mi-chemin entre naturalisme et impressionnisme. Il privil√©gie les lois et les exigences de la fiction mais aussi celles du r√©el. D'une part, c'est en Ňďuvrant en vue de l'efficacit√© du r√©cit que celui-ci pourra pr√©tendre √† fournir une repr√©sentation lisible du r√©el ; d'autre part, Stevenson donne √† lire les repr√©sentations et les discours de ces contemporains : en t√©moigne parfois la d√©l√©gation du r√©cit √† des personnages narrateurs et une approche quasi journalistique du d√©cor romanesque. Souvent, ces discours sont ceux de la mauvaise foi, du mensonges et de l'hypocrisie de ses contemporains de l'√©poque victorienne ; √† l'inverse, le choix d'un narrateur atypique est l'occasion de pr√©senter un point de vue r√©aliste et g√©n√©reux. Dans les deux cas,la narration exerce une fonction critique de cette √©poque victorienne.

Ses nouvelles et romans d'aventure, romance et horreur manifestent une profonde intelligence de la narration, de ses moyens et de ses effets. Stevenson est √©galement un tr√®s lucide th√©oricien du r√©cit et de sa propre pratique, et quelques-uns de ses articles critiques, notamment Une humble remontrance, constituent d'authentiques essais de po√©tique du r√©cit. Stevenson exploite tous les ressorts du r√©cit : il proc√®de √† la multiplication des narrateurs et des points de vue en ins√©rant dans son r√©cit m√©moires ou lettres de personnages (L'√éle au tr√©sor, Le Ma√ģtre de Ballantrae, L'√Čtrange Cas du Dr Jekyll et de M. Hyde), ce qui a pour effet de donner des versions diff√©rentes de la m√™me histoire et de laisser ouverte l'appr√©ciation des personnages et des √©v√©nements comme la signification m√™me du r√©cit. Ainsi, L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde s'ach√®ve significativement sur la confession de Jekyll, sans que les narrateurs pr√©c√©dents ne reprennent la parole, soit pour tirer le sens de cette aventure et des questions √©thiques qu'elle pose, soit pour accr√©diter ou r√©futer la version des √©v√©nements que donne Jekyll : au lecteur de d√©cider. Stevenson recourt souvent √† des narrateurs √† la compr√©hension limit√©e ou √† des points de vue lacunaires (le notaire et le chirurgien dans L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde), qui assurent un suspense maximal et favorise une incompr√©hension initiale propice au fantastique, et mettent en sc√®ne dans le m√™me temps les limites √©triqu√©es de la compr√©hension scientiste des ph√©nom√®nes (ainsi de ph√©nom√®nes fantastiques) ou l'hypocrisie et la mauvaise foi toute victorienne de son temps (ainsi quant aux rapports fortement teint√©s d'homosexualit√© entre les personnages de L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde). Ce jeu narratif trouve son apog√©e avec les narrateurs indignes de confiance, qui par leurs silences d√©lib√©r√©s et leurs mensonges laissent des parts d'ombre et d'ambigu√Įt√© dans le r√©cit et requi√®rent un lecteur actif, susceptible de lire entre les lignes (Le Ma√ģtre de Ballantrae). Stevenson d√©montre √©galement sa virtuosit√© formelle dans Les Nouvelles mille et une nuits : ce recueil de nouvelles propose une seule histoire, mais √©clat√©e en une s√©rie de r√©cits, chacun donnant une √©tape de l'histoire √† laquelle est associ√©e un personnage principal ; tout le jeu et la prouesse reposent sur le grand √©cart que m√©nage Stevenson entre le r√©cit autonome de chaque nouvelle et la trame g√©n√©rale de l'histoire commune √† chacune d'entre elles : chaque nouvelle semble proposer un r√©cit enti√®rement diff√©rent et finit par rejoindre et √† faire progresser de fa√ßon centrale l'intrigue principale.

L'art du r√©cit de Stevenson se double d'une √©criture extr√™mement visuelle, propice aux sc√®nes particuli√®rement frappantes, au tr√®s riche pouvoir de suggestion et fortement symboliques : le duel entre les deux fr√®res dans Le Ma√ģtre de Ballantrae, le pi√©tinement de la fillette, le meurtre d'un notable √† coups de canne ou la m√©tamorphose dans L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. Selon un paradoxe qui n'est qu'apparent, cette visibilit√© de l'√©criture stevensonienne passe par une tr√®s grande √©conomie de moyens, et le proc√©d√© repose davantage sur la suggestion √† partir d'un tr√®s petit nombre de d√©tails que sur une description exhaustive qui serait moins efficace : l√† √©galement, Stevenson confie au lecteur un r√īle actif. Stevenson a lui-m√™me th√©oris√© cette pratique dans ses Essais sur l'art de la fiction, o√Ļ il d√©voile notamment comment une carte, objet visuel non narratif, a fourni la matrice de l'√éle au tr√©sor. Cette ma√ģtrise peut passer inaper√ßue dans la mesure o√Ļ son objectif n'est pas de se faire remarquer pour elle-m√™me ni m√™me d'innover pour innover, mais de servir l'efficacit√©, la puissance et la signification du r√©cit. Stevenson souffre de ce fait, surtout en France o√Ļ la notion d'avant-garde a largement d√©termin√© le jugement esth√©tique, d'une r√©putation d'auteur de romans d'aventure ou de r√©cits fantastiques pour adolescents. Il ne faut pas s'y tromper : il a √©t√© salu√© avec enthousiasme par les plus grands de ses contemporains et de ses successeurs, Henry James qui le consid√©rait comme le plus grand romancier de son temps, Marcel Schwob et Alfred Jarry qui l'ont traduit, Andr√© Gide, Antonin Artaud (auteur d'un sc√©nario adaptant Le Ma√ģtre de Ballantrae), Vladimir Nabokov qui fit cours sur L'√Čtrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Jorge Luis Borges (dont la pr√©face de L'Invention de Morel, d'Adolfo Bioy Casares, reprend exactement les th√®ses de l'article Une Humble remontrance), Italo Calvino, Georges Perec et plus r√©cemment Jean Echenoz.

Enfin, √† la fin de sa vie, Stevenson fut l'un des premiers √† d√©crire avec pr√©cision et fascination les paysages et les mŇďurs des contr√©es du Pacifique. Ses nombreuses contributions litt√©raires et sociologiques lui valurent l'estime des peuples du Pacifique. En pleine p√©riode du colonialisme triomphant, il a d√©fendu la cause des autonomistes contre les puissances coloniales, surtout une fois install√© √† Samoa. Il a √©t√© honor√© de la reconnaissance des habitants des Kiribati o√Ļ son d√©barquement, un 12 juillet, a √©t√© repris comme point de d√©part de l'ind√©pendance, 90 ans apr√®s. Aux Samoas, sur sa tombe, une √©pitaphe √©mouvante, le rappelle au souvenir des siens. La popularit√© de ses r√©cits n'a jamais baiss√©, et nombreuses sont les adaptations, aussi bien en livre ( √† noter en particulier les √©ditions pour jeunes illustr√©es par Pierre Joubert ou Ren√© Follet) qu'au cin√©ma.

Bibliographie

Romans et nouvelles

  • L'√éle au tr√©sor (Treasure Island, 1883), son premier grand succ√®s, une histoire de pirates et de tr√©sor cach√© qui a √©t√© adapt√©e au cin√©ma plusieurs fois. Le livre est d√©di√© √† son beau-fils Lloyd Osbourne, qui lui inspira l'id√©e de l'√ģle, de ses myst√®res et de son tr√©sor.
  • Le Voleur de cadavres (The Body Snatcher, 1884), un conte d'horreur bas√© sur un fait divers r√©el
  • Prince Othon (Prince Otto, 1885)
  • L'√Čtrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, (The Strange Case of Dr. Jekyll and Mister Hyde, 1886)
  • Enlev√© ! (Kidnapped, 1886), les aventures du jeune David Balfour traqu√© dans les Highlands pour son implication dans le meurtre d'Appin
  • Les M√©saventures de John Nicholson (The Misadventures of John Nicholson, 1887)
  • La Fl√®che noire (The Black Arrow: A Tale of the Two Roses, 1888)
  • Le Ma√ģtre de Ballantrae (The Master of Ballantrae, 1889)
  • Un mort encombrant (The Wrong Box, 1889) [30]
  • Les naufrag√©s de Soledad (The Castaways of Soledad, 1891), inachev√© et posthume[31]
  • Le Trafiquant d'√©paves (The Wrecker, 1892) [30]
  • Catriona (Catriona, 1893), aussi connue sous le nom de David Balfour, il s'agit de la suite d'Enlev√© !
  • Le Creux de la vague (The Ebb-Tide, 1894) [30]
  • Herminston, le juge pendeur (Weir of Herminston, 1896), inachev√© et posthume
  • St Yves, prisonnier d'√Čdimbourg (Saint-Ives, 1897), inachev√© et posthume
  • La malle en cuir ou la soci√©t√© id√©ale (The Hair Trunk or The Ideal Commonwealth), inachev√©[32].

Nouvelles

  • La Cave pestif√©r√©e (The Plague Cellar, √©crit vers 1864, publi√© apr√®s sa mort)
  • Quand le diable √©tait jeune (When the Devil was Well, √©crit vers 1875, publi√© apr√®s sa mort)
  • Lettres √©difiantes de la famille Rutherford (inachev√©, commenc√© vers 1876, publi√© apr√®s sa mort)
  • Une chanson ancienne (An Old Song, √©crit vers 1874, premi√®re nouvelle publi√©e de Stevenson en 1877)
  • Will du Moulin (Will O'the Mill, 1878)
  • Histoire d'un mensonge (The Story of a Lie, 1879)
  • Janet la revenante (Thrawn Janet, 1881)
  • Les Gais Lurons (The Merry Men, 1881)
  • Les Nouvelles mille et une nuits (New Arabian Nights, 1882)
    • Le Club du suicide (The Suicide Club)
      • Histoire du jeune homme aux tartelettes √† la cr√®me (Story of the Young Man with the Cream Tarts)
      • Histoire du m√©decin et du coffre de Saratoga (Story of the Physician and the Saratoga Trunk)
      • L'Aventure des fiacres (The Adventure of the Hansom Cabs)
    • Le Diamant du Rajah (The Rajah's Diamond)
      • Histoire du carton √† chapeau (Story of the Bandbox)
      • Histoire du jeune eccl√©siastique (Story of the Young Man in Holy Orders)
      • Histoire de la maison aux stores verts (Story of the House with the Green Blinds)
      • L'Aventure du Prince Florizel et d'un d√©tective (The Adventure of Prince Florizel and a Detective)
    • Le Pavillon sur la lande (The Pavilion on the Links, 1880)
    • Un logis pour la nuit (A Lodging for Night, 1877)
    • La Porte du Sire de Mal√©troit (The Sire of Mal√©troit's Door, 1877)
    • La Providence et la guitare (The Providence and Guitar, 1878)
  • Le tr√©sor de Franchard (The Treasure of Franchard, 1883)
  • Les pourvoyeurs de cadavres (The Body Snatchers, 1884)
  • Markheim (Markheim, 1885)
  • Les m√©saventures de John Nicholson (The Misadventures of John Nicholson, 1887)
  • Olalla (Olalla, 1887)
  • La Magicienne (The Enchantress, √©crit vers 1890, publi√© apr√®s sa mort)
  • Veill√©es des √ģles ((Island's Night Entertainments) recueil de nouvelles paru en 1893 comprenant :
    • La bouteille endiabl√©e (The Bottle Imp, 1891)
    • Ceux de Falesa (The Beach of Falesa, 1892)
    • L'√ģle aux voix (The Isle of Voices, 1893)
  • Thorgunna la solitaire (The Waif Woman, √©crit en 1892, publi√© apr√®s sa mort)
  • Histoire de Tod Lapraik (The Tale of Tod Lapraik, 1893)

Articles, essais, textes théoriques

  • Essais sur l'art de la fiction, textes rassembl√©s et √©dit√©s par Michel Le Bris, Payot.
  • Une amiti√© litt√©raire. Correspondance Henry James - Robert Louis Stevenson, √©d. Michel Le Bris, Payot.
  • Lettre de Stevenson sur le P√®re Damien
  • Un roi barbare, essai sur H.D. Thoreau, Finitude, 2009.

Poésie

  • Le jardin po√©tique d'un enfant (A Child's Garden of Verses, 1885), recueil destin√© √† l'origine aux enfants mais tr√®s populaire aussi aupr√®s de leurs parents. Il contient les fameux ¬ę My Shadow ¬Ľ et ¬ę The Lamplighter ¬Ľ. Ce recueil pourrait repr√©senter une r√©flexion positive de l'enfance maladive de l'auteur.Traduction fran√ßaise (et pr√©face) de Jean-Pierre Vallotton: Jardin de po√®mes pour un enfant, √©dition bilingue, Hachette, Le Livre de Poche Jeunesse, collection Fleurs d'encre, 1992 et 1995.
  • Underwoods (1887)
  • Ballads (1890)
  • Songs of Travels (1896)

Essai

  • Une apologie des oisifs (An apology for idlers, 1877), essai philosophique qui fait l'√©loge de l'oisivet√© contre l'acharnement au travail
  • Virginibus Puerisque (Virginibus Puerisque and Other Papers, 1881)

Sur les voyages

Ňíuvres documentaires sur le Pacifique

  • Dans les mers du Sud (In the South Seas, 1891), une collection d'articles de Stevenson et d'essais sur ses voyages dans le Pacifique.
  • A Footnote to History: Eight Years of Trouble in Samoa (1892), traduit en fran√ßais sous le titre de Les Pleurs de Laupepa, Voyageurs Payot, 1995...

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (en) La page consacr√©e aux Stevenson sur le site du Northern Lighthouse Board [1]
  2. ‚ÜĎ laquelle impose que l'enfant porte le pr√©nom de son grand-p√®re paternel (¬ę Robert ¬Ľ), puis celui de de son grand-p√®re maternel (¬ę Lewis ¬Ľ)
  3. ‚ÜĎ smout : mot √©cossais d√©signant un jeune saumon et, par extension, un enfant de petite taille (Dictionary of the Scots Language)
  4. ‚ÜĎ rivi√®re traversant √Čdimbourg et dans laquelle se d√©versaient les √©gouts
  5. ‚ÜĎ Maison qui existe toujours et devant laquelle on peut voir le fameux r√©verb√®re du po√®me The Lamplighter
  6. ‚ÜĎ Stevenson fournit une description tr√®s pr√©cise de son int√©rieur dans sa nouvelle Les M√©saventures de John Nicholson
  7. ‚ÜĎ ¬ę [...] √Čdimbourg paie fort cher sa situation remarquable par un bien vilain climat : le pire qui soit sous nos cieux. ¬Ľ, ¬ę √Čdimbourg de ma jeunesse ¬Ľ (Edinburgh : Picturesque Notes) in √Ä travers l'√Čcosse
  8. ‚ÜĎ (en) R. L. Stevenson, A Child's Garden of Verses [lire en ligne], ¬ę To Alison Cunningham From Her Boy ¬Ľ 
  9. ‚ÜĎ In A Child's Garden of Verses
  10. ‚ÜĎ In Essais sur l'art de la fiction
  11. ‚ÜĎ sa nouvelle Thrawn Janet puise clairement dans cette influence
  12. ‚ÜĎ ¬ę Un simple √† un sous, et un en couleurs, √† deux sous ¬Ľ (A Penny Plain and Twopence Coloured) in Essais sur l'art de la fiction
  13. ‚ÜĎ ¬ę Le presbyt√®re ¬Ľ (The Manse) in √Ä travers l'√Čcosse
  14. ‚ÜĎ ¬ę Ce fut mon √āge d'Or : et ego in Arcadia vixi. ¬Ľ in Graham Balfour, The life of Robert Louis Stevenson, p. 33
  15. ‚ÜĎ Rosaline Masson, I Can Remember Stevenson, p. 14
  16. ‚ÜĎ ¬ę La c√īte de Fife ¬Ľ (The Coast of Fife), √Ä travers l'√Čcosse, p. 203-204. Stevenson resitue √† tort la sc√®ne en automne
  17. ‚ÜĎ ¬ę La c√īte de Fife ¬Ľ, op. cit., p. 205
  18. ‚ÜĎ ¬ę L'√©tranger de l'int√©rieur ¬Ľ (The Foreigner at Home), √Ä travers l'√Čcosse, p. 148-149
  19. ‚ÜĎ C'est √† cette p√©riode qu'il √©crivit La cave pestif√©r√©e (The Plague Cellar)
  20. ‚ÜĎ Projet qu'il m√®ne √† bien en collaboration avec William E. Henley en 1880 (date √† v√©rifier)
  21. ‚ÜĎ Dans le cadre d'un projet de roman, Ballantyne venait prendre des renseignements sur les phares aupr√®s de l'oncle de Stevenson, David. Il en r√©sulta The Lighthouse publi√© en novembre 1865.
  22. ‚ÜĎ Graham Balfour, The life of Robert Louis Stevenson, p. 52
  23. ‚ÜĎ Ce qui fait de The Pentland Rising, √† proprement parler, le premier livre √©crit par Stevenson et donc lui conf√®re une valeur inestimable aupr√®s des collectionneurs.
  24. ‚ÜĎ R. L. Stevenson, √Ä travers l'√Čcosse, ¬ę L'√©tranger de l'int√©rieur ¬Ľ
  25. ‚ÜĎ R. L. Stevenson, √Ä travers l'√Čcosse, ¬ę L'√©ducation d'un ing√©nieur ¬Ľ
  26. ‚ÜĎ M. Le Bris, Pour saluer Stevenson, p. 71, 78-79
  27. ‚ÜĎ M. Le Bris, Pour saluer Stevenson, p. 214, note 2
  28. ‚ÜĎ L'incident et la crise familiale qui s'ensuit sont retranscrits dans sa lettre √† Charles Baxter dat√©e du 2 f√©vrier 1873 in Robert Louis Stevenson, The Letters of Robert Louis Stevenson, ¬ę Chapter I: Student Days at Edinburgh, Travels and Excursions, 1868-1873 ¬Ľ 
  29. ‚ÜĎ Sous le vaste ciel √©toil√© / Creuse la tombe et laisse moi en paix; / Heureux ai-je v√©cu et heureux je suis mort / Et me suis couch√© ici de mon plein gr√©
  30. ‚ÜĎ a, b et c en collaboration avec son beau-fils Lloyd Osbourne
  31. ‚ÜĎ R.L. Stevenson, Les naufrag√©s de Soledad, √©ditions de l'Herne, 1998
  32. ‚ÜĎ √Čditions Gallimard, 2011, √©dition √©tablie, pr√©sent√©e et prolong√©e par Michel Le Bris

Voir aussi

Bibliographie

  • R. L. Stevenson, √Ä travers l'√Čcosse, Complexe, 1992 (ISBN 2-87027-443-2).
    recueil de divers textes de Stevenson lui-m√™me, rassembl√©s autour du th√®me de l'√Čcosse, dans lesquels se m√™lent descriptions de promenades et souvenirs de jeunesse.
     
  • R. L. Stevenson, La Route de Silverado, Ph√©bus, 2000 (ISBN 2-85940-689-1).
    recueil des textes majeurs L'√Čmigrant amateur, √Ä travers les grandes plaines et Les Squatters de Silverado, accompagn√©s de divers textes et correspondances durant son s√©jour en Californie.
     

Liens externes

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