Robert Burns (homme politique quebecois)

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Robert Burns (homme politique quebecois)

Robert Burns (homme politique québécois)

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Robert Burns (5 septembre 1936 √† Montr√©al - ) a √©t√© d√©put√© du Parti qu√©b√©cois de 1970 √† 1979 et a √©t√© membre du gouvernement de Ren√© L√©vesque de 1976 √† 1979.

Sommaire

Origines

Fils de Edward Burns et de Marie-Anne B√©dard, Robert Burns est n√© dans le quartier ouvrier de Pointe-Saint-Charles √† Montr√©al le 5 septembre 1936. Il perd son p√®re √† l'√Ęge de trois ans et est d√®s lors √©lev√© par sa m√®re, une francophone.

Il fait ses études au Collège Sainte-Marie et fait son droit à l'Université de Montréal, de 1957 à 1960, puis à l'Université McGill, de 1960 à 1961. Il devient avocat en 1961. Il est membre du cabinet d'avocats Cutler, Lamere, Bellemare, Burns, Robert et Associés de 1965 à 1966 puis devient membre du cabinet Burns, Pothier et Associés de 1970 à 1973. En 1972, il est professeur de droit du travail à l'Université d'Ottawa.

C'est surtout dans le domaine syndical que Burns exerce ses talents d'avocat. En 1962, il devient conseiller technique à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). En 1966, il est promu à la direction des services juridiques de la même centrale.

Député péquiste

Au printemps 1970, le Parti qu√©b√©cois fait des pieds et des mains pour l'inciter √† devenir candidat dans le comt√© ouvrier de Maisonneuve, que l'on juge prenable. Ren√© L√©vesque veut ainsi contrer Marcel Chaput, l'un des co-fondateurs du RIN, qui tente de s'y pr√©senter. Burns h√©site car il esp√©rait plut√īt faire carri√®re dans le domaine syndical, mais il finit tout de m√™me par accepter. Lors des √©lections g√©n√©rales du 30 avril, il est l'un des sept d√©put√©s p√©quistes √©lus, et il est celui qui a obtenu la plus grosse majorit√©, soit 4607 voix.

Ren√© L√©vesque, qui n'a pas √©t√© √©lu dans son comt√©, lui confie le poste de leader parlementaire du Parti qu√©b√©cois √† l'Assembl√©e nationale. Il y gagne la r√©putation d'un excellent debater. Gr√Ęce √† lui et √† Camille Laurin, le PQ, plus que l'Union nationale, fait figure de v√©ritable opposition officielle.

Burns devient également l'un des porte-paroles de l'aie gauche du Parti québécois, au grand dam de René Lévesque. À l'automne 1971, il s'oppose d'ailleurs à lui lors d'une discussion sur la participation à une manifestation d'appui aux employés de la Presse en grève. Il décide alors de passer outre aux directives de son chef et participe alors à la manifestation. Plus tard, lors d'une interview, il se demande si le PQ "n'est pas une aile plus avancée du Parti libéral".

√Ä l'√©t√© 1973, Burns met √† rude √©preuve l'int√©grit√© du gouvernement Bourassa en d√©non√ßant les liens de l'ancien ministre Pierre Laporte avec la mafia, qui aurait contribu√© √† sa caisse √©lectorale lors de l'√©lection de 1970. J√©r√īme Choquette, ministre de la Justice, admet la v√©racit√© des faits.

Robert Burns remporte de nouveau les √©lections dans son comt√© de Maisonneuve le 29 octobre 1973, mais il n'y a que six candidats p√©quistes d'√©lus. Il brigue le poste de chef de l'opposition officielle, mais L√©vesque pr√©f√®re nommer Jacques-Yvan Morin. Il doit se contenter du poste de leader de l'opposition. Au congr√®s de 1974, il devient membre de l'ex√©cutif national du Parti qu√©b√©cois, et endosse sans trop s'y opposer la th√®se √©tapiste de Claude Morin.

Le 15 novembre 1976, Burns remporte son √©lection dans le comt√© de Maisonneuve avec une majorit√© accrue.

Ministre dans le gouvernement Lévesque

Ren√© L√©vesque d√©cide d'attribuer √† Robert Burns les fonctions de leader parlementaire du gouvernement ainsi que celui de ministre d'√Čtat √† la R√©forme √©lectorale et parlementaire. Avec ce dernier minist√®re, il lui confie ainsi le parrainage de la loi sur le financement des partis politiques √† laquelle il tient beaucoup. Burns cr√©e un comit√© compos√© de membres repr√©sentant tous les partis et part avec lui visiter 4 capitales o√Ļ l'on s'√©tait d√©j√† int√©ress√© au probl√®me: Washington, Sacramento, Toronto et Ottawa. Il en revient avec une l√©gislation s'appuyant sur le principe fondamental que seuls les √©lecteurs doivent avoir le droit de contribuer √† la caisse d'un parti politique. Les entreprises, les syndicats, les coop√©ratives, les clubs et autres associations n'ont d√©sormais plus ce privil√®ge. D√©pos√©e le 23 mars 1977 √† l'Assembl√©e nationale, la loi 2 sur le financement des partis politiques est adopt√©e √† l'unanimit√© √† la fin de l'√©t√©.

Robert Burns parraine √©galement la loi sur les r√©f√©rendums dont le livre blanc est d√©pos√© le 24 ao√Ľt 1977. Pour l'√©crire, il √©tudie longuement la loi britannique sur les r√©f√©rendums sur laquelle il a d√©cid√© de prendre exemple. Deux Comit√©s, l'un repr√©sentant le Oui et l'autre le Non devront √™tre cr√©√©s et seront obligatoirement pr√©sid√©s par des membres de l'Assembl√©e nationale. Les sommes d√©pens√©es devront √™tre autoris√©es et mises sous la responsabilit√© de chacun des deux comit√©s. La loi est adopt√©e √† la fin de 1977.

En mai 1978, Robert Burns a une crise cardiaque. Lévesque décide alors de lui enlever son poste de leader parlementaire et de le confier à Claude Charron. Il garde cependant son poste de ministre. En 1978, c'est lui qui parraine la loi devant autoriser la télédiffusion des débats à l'Assemblée nationale.

Fatigu√©, malade et un peu amer, il d√©missionne le 8 ao√Ľt 1979, pr√©disant du m√™me coup que le gouvernement perdra le prochain r√©f√©rendum. En 1980, il est nomm√© juge √† la Cour provinciale et affect√© au tribunal du travail.

Sources

  • Pierre Godin, Ren√© L√©vesque tome 2, Bor√©al, 1994.
  • Graham Fraser, Le Parti qu√©b√©cois, Libre Expression, 1984.


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Gérard D. Lévesque
Leader parlementaire du gouvernement
1976 - 1978
Claude Charron
André Léveillé
Union nationale
Député de Maisonneuve
Parti québécois
Assemblée nationale du Québec
1970-1979
Georges Lalande
Libéral
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