Richard Ier de Normandie

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Richard Ier de Normandie
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Richard Ier de Normandie
Statue de Richard Ier sur le socle de la statue du Conquérant à Falaise
Statue de Richard Ier sur le socle de la statue du Conquérant à Falaise

Pays France
Titre Duc de Normandie
(943 - 996)
Prédécesseur Guillaume Ier de Normandie
Successeur Richard II de Normandie
Biographie
Dynastie Richardides
Naissance vers 930
Décès 996
P√®re Guillaume Longue-√Čp√©e
Mère Sprota
Conjoint Emma
Gunnor
Enfants Richard, Robert, Mauger, Emma, Havoise, Mathilde. Godefroi, Guillaume, Robert, Papie, Béatrice avec des concubines.

Richard Ier de Normandie, dit Richard Sans-Peur (F√©camp v. 930-996), est le fils naturel du duc de Normandie Guillaume Longue-√Čp√©e et de Sprota, et le troisi√®me ¬ę duc ¬Ľ de Normandie ‚ÄĒ en fait, ses pr√©d√©cesseurs et lui-m√™me dans un premier temps se qualifient de ¬ę jarl ¬Ľ et/ou comte des Normands. Il est le premier √† se qualifier de marquis.

La principale source sur Richard Ier est le r√©cit de Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniae ducum. Ce chanoine fut invit√© par Richard √† √©crire l'histoire des premiers ducs de Normandie. Son Ňďuvre, assez critiqu√©e par les historiens modernes, est peut-√™tre mise en lumi√®re par les Annales de Flodoard qui couvrent la p√©riode avant 966.

Sommaire

Une minorité difficile (942-946)

Il a probablement un peu plus de 10 ans √† la mort de son p√®re, assassin√© en d√©cembre 942[1], et se voit attribuer un conseil de r√©gence comprenant quatre hauts personnages du duch√© normand : Bernard le Danois, Raoul dit Taisson l'Ancien, Anslech de Bricquebec et Osmond de Conteville. Mais le roi carolingien Louis d'Outremer, sous pr√©texte de faire son √©ducation, fait transporter l'adolescent avec l'un de ses r√©gents, Osmond, √† sa cour de Laon. Il semble y avoir s√©journ√© de 943 √† 945 et s'√™tre finalement enfui avec l'aide d'Osmond qui aurait organis√© son √©vasion avec la complicit√© d'Yves de Bell√™me et de Bernard, comte de Senlis et vassal d'Hugues le Grand, duc des Francs[2].

Pendant l'intervalle de temps, Herluin, comte de Montreuil, est nommé par le roi gouverneur de Normandie en 943 avant d'être tué par des Normands en 945.

Cependant, entre temps, Louis d'Outremer s'est associ√© avec Hugues le Grand, son principal vassal, pour d√©pecer le jeune et fragile duch√© normand. Le roi envahit le Pays de Caux, tandis que le duc des Francs prend Gac√©, √Čvreux et va assi√©ger Bayeux. En r√©action, les Normands de la Seine font appel √† la troupe scandinave du ¬ę roi de la mer ¬Ľ Sigtrygg (S√©tric), sans doute norv√©gienne et en partie d'Islande[3] mais elle est s√©v√®rement battue avec les troupes d'un certain Thurmodus (Turmod)[4], ¬ę un Normand revenu √† l'idol√Ętrie et au culte des gentils qui voulait forcer le jeune duc √† l'imiter ¬Ľ[5]. S√©tric et Turmod furent tous les deux tu√©s avec la majeure partie de leurs hommes. Selon Richer de Reims, 9000 pa√Įens succomb√®rent dans la lutte[6].

Selon le r√©cit de Dudon de Saint-Quentin, l'un des ¬ę r√©gents ¬Ľ, Bernard le Danois, exploite la rivalit√© entre le roi et Hugues le Grand. D'abord, il sugg√®re au roi que les Normands se r√©signent √† se soumettre. Il obtient ainsi la fin des hostilit√©s. Puis, contactant Hugues le Grand, il le convainc qu'il a √©t√© tromp√© par le roi. Et pour finir d'envenimer les relations entre les anciens alli√©s, il promet l'aide des Normands √† Hugues contre le roi, amenant Hugues √† commettre l'erreur de se lancer en campagne contre le roi.

Par ailleurs Bernard le Danois obtient l'intervention d'un autre chef viking Harald[7], r√©cemment d√©barqu√© ou depuis longtemps install√© en Normandie. Le roi s'empresse d'intervenir mais il est battu le 13 juillet 945 sur la Dives, peut-√™tre √† Corbon[8]. Herluin II de Ponthieu meurt dans la bataille tandis que Louis d'Outremer est captur√©. Il est transmis √† Hugues le Grand qui le garde prisonnier jusqu'en juillet 946. Cela permet √† Richard, maintenant adolescent et revenu en Normandie, de faire reconna√ģtre l'ind√©pendance de la Normandie par les Grands (Nobles) du royaume franc carolingien[9].

En 946, craignant l'alliance de Richard Ier avec Hugues le Grand, le roi Louis d'Outremer forme une coalition contre eux avec Otton de Germanie, Arnoul Ier, comte de Flandre, Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne transjurane, et Alain Barbetorte, duc de Bretagne. Les alliés traversent l'Epte et se dirigent vers Rouen. L'attaque de la ville est un échec. Les rois franc et germanique subissent alors une contre-attaque qui les obligent à battre en retraite jusqu'en Amiénois.

Le duch√© de Normandie a r√©ussi √† survivre √† ¬ę la grande crise qui, vers la m√™me √©poque, avait √©t√© fatal aux deux √Čtats vikings les plus proches, le royaume d'York et l'√©tablissement normand de Nantes[10] ¬Ľ.

L'administration de Richard Ier

Nous disposons de peu d'informations √† ce sujet avant les premi√®res ann√©es du XIe si√®cle, c'est-√†-dire sous le r√®gne de Richard II. D'ailleurs, nous ne poss√©dons presque d'aucun acte √©crit entre 968 et 989/990. L'historien Fran√ßois Neveux avance pourtant que ¬ę le principat de Richard Ier, de 945 √† 996, fut une p√©riode d'affermissement et de consolidation qui dura un demi-si√®cle, soit deux g√©n√©rations. C'est au cours de cette √©poque que la Normandie se forma v√©ritablement, qu'elle acquit sa personnalit√© originale et ses caract√®res sp√©cifiques, se distinguant aussit√īt des autres principaut√©s du royaume en voie de formation ¬Ľ[11].

Quelques indices d'une Normandie restaur√©e et m√Ęture

Comme son p√®re Guillaume Longue √Čp√©e, Richard Ňďuvre pour la restauration de l'√Čglise. En 960, il installe de nouveaux moines √† Saint-Wandrille pour relever l'abbaye d√©truite par ses anc√™tres vikings. Quelques religieux de cette maison sont ensuite envoy√©s au Mont-Saint-Michel pour remplacer les chanoines. √Ä F√©camp, ville o√Ļ est n√© Richard, le comte cr√©e une r√©sidence ducale de premi√®re importance et √©met le projet d'installer un monast√®re √† proximit√©. Il fait appel √† l'abb√© de Cluny Ma√Įeul, qui refuse de venir en Normandie. Preuve d'une mauvaise r√©putation encore tenace des Normands ?

Le rétablissement de la hiérarchie épiscopale en Normandie apporte un crédit à la volonté restauratrice de Richard. Après la coupure liée aux invasions scandinaves et à l'installation de Rollon, tous les évêchés normands ont de nouveau un titulaire vers 990.

Quelques historiens avancent que Richard installe les premiers comtes en Normandie mais il n'y a pas de preuves.

√Ä la fin du Xe si√®cle, apr√®s une vingtaine d'ann√©es d'indigence des sources, on per√ßoit toutefois la maturit√© politique de la principaut√© normande : Richard Ier fait de F√©camp un sanctuaire dynastique (comme font les Robertiens de Saint-Denis) et commande au chanoine Dudon de Saint-Quentin une histoire des premiers ducs de Normandie qui deviendra le De Gestis Normanniae ducum seu de moribus et actis primorum Normanniae ducum.

L'union de la Normandie ?

C'est s√Ľrement l'une des th√®ses les plus int√©ressantes d√©velopp√©es ces derni√®res ann√©es par certains historiens. Elle part de l'id√©e de Karl-Ferdinand Werner selon laquelle nous n'avons pas de certitude sur la domination des comtes normands sur la partie ouest de la Normandie. Malgr√© les cessions de 924 et 933, les Normands de Rouen ne ma√ģtrisaient probablement pas les nouveaux territoires acquis. Ce n'est pas avant 966, autrement dit sous le r√®gne de Richard Ier, que les historiens trouvent preuve dans les chartes d'une intervention comtale dans ces r√©gions occidentales. Le principat du fils de Guillaume Longue Ep√©e para√ģt un moment cl√©.

Dans une th√®se provocatrice[12], l'historienne am√©ricaine Eleanor Searle imagine la Normandie du Xe si√®cle comme une r√©gion partag√©e entre plusieurs bandes scandinaves. Celle de Rouen est la plus riche. Tant√īt alli√©es, tant√īt rivales, ces bandes d√©veloppent ind√©pendamment une strat√©gie de survie fond√©e sur la pr√©dation. Jusqu'au jour o√Ļ le chef de Rouen, en l'occurrence Richard Ier, entreprend de se constituer un r√©seau de fid√©lit√© avec ses voisins nordiques. En contrepartie d'une soumission √† son pouvoir et du bapt√™me, il garantit aux autres chefs l'organisation d'exp√©ditions pr√©datrices qui assureront l'enrichissement de tous, l'union faisant la force[13]. Le futur duch√© de Normandie na√ģt donc, d'apr√®s Eleanor Searle, de la reconnaissance par des chefs scandinaves r√©gionaux de l'autorit√© sup√©rieure du comte de Rouen. Les alliances se concr√©tisent par la conclusion de mariages entre les leaders locaux et la famille comtale. L'union de Richard avec Gunnor en serait le symbole.

Richard et ses voisins : alliance ou conflit

La guerre contre le comte de Blois (v. 960-965)

En 954, le roi Louis IV d'Outremer meurt suivi deux ans plus tard par son principal rival le duc des Francs, Hugues le Grand. Le fils de ce dernier, Hugues Capet, √©tant mineur, un de ses principaux vassaux, Thibaud le Tricheur, comte de Blois, en profite pour s'√©manciper. Entre 956 et 960, il s'empare des comt√©s de Chartres et de Ch√Ęteaudun. La Normandie se retrouve bord√©e au sud-est par la nouvelle puissance thibaldienne[14].

L'origine de la querelle ne se situe probablement pas dans ce secteur mais plut√īt en Bretagne. Profitant de la mort d'Alain Barbetorte (952), Thibaud se partage la suzerainet√© sur la Bretagne avec son beau-fr√®re Foulque le Bon, comte d'Anjou. Richard Ier, que Dudon de Saint-Quentin qualifie r√©guli√®rement de prince ou de duc des Normands et des Bretons, n'a pas d√Ľ appr√©cier cette ing√©rence[15].

Selon le r√©cit de Dudon de Saint-Quentin, le comte de Blois manigance pour faire tomber Richard. Il attire l'attention du nouveau roi Lothaire, de sa m√®re et de son oncle Brunon, archev√™que de Cologne, et les entra√ģne dans ses vues. Si l'on suit √† la lettre Dudon, Brunon et le roi invitent √† deux reprises le comte des Normands mais celui-ci per√ßoit √† temps que ce sont des pi√®ges. En 961, Flodoard rapporte que le comte de Normandie tente en vain d'interrompre une assembl√©e que le roi tenait √† Soissons.

Sous l'influence de Thibaud de Blois, le roi Lothaire rassemble son ost dans le Drouais, et s'empare d'√Čvreux. Il laisse la ville √† son alli√© Thibaud. Celui-ci pousse son avantage et se dirige vers la capitale normande Rouen. Richard de Normandie l'attaque et le bat pr√®s de la ville (962)[16].

Apr√®s cette victoire, la guerre se poursuit quelques ann√©es. Le comte des Normands n'h√©site pas √† embaucher des pilleurs scandinaves qui revenaient d'Espagne pour faire face √† son ennemi. Chartres est incendi√©e. Thibaud demande la paix qu'il obtient apr√®s avoir renonc√© √† √Čvreux. Le roi Lothaire signe √† son tour un accord avec les Normands en 965 sur les bords de l'Epte (√† Gisors ?). Ce trait√© pr√©conise le renoncement du roi √† toute suzerainet√© sur la Normandie et en contrepartie, l'arr√™t de toute action militaire de la part des Normands.

La Normandie n'est d√©sormais plus menac√©e jusqu'√† la mort du duc. Ce qui n'emp√™che pas les Normands de monter √† leur tour des exp√©ditions contre leurs voisins : en Flandre contre le comte Arnoul II de Flandre ou contre Albert Ier de Vermandois dans la fin des ann√©es 980.

Richard et les Robertiens

Richard semble avoir nou√© pr√©cocement des liens avec les Robertiens, Hugues le Grand puis son fils Hugues Capet. Les √©v√©nements de 945-946 laissent penser que le duc des Francs √©tait favorable aux Normands. Ensuite, les preuves s'accumulent sur les bonnes relations entre les deux princes : en 948, une troupe normande aide Hugues le Grand dans le si√®ge de Soissons. En 960, le duc de Normandie √©pouse la sŇďur d'Hugues Capet, Emma. En 968, Hugues Capet √©pouse une cousine germaine de Richard, Ad√©la√Įde, petite-fille de Rollon par sa m√®re, Ad√®le.

Dans une charte de 968, Richard se reconna√ģt le vassal d'Hugues Capet. Guillaume de Jumi√®ges laisse entendre que le Normand aide le duc des Francs √† acc√©der √† la royaut√©. S'il ne l'aide pas contre Charles de Lorraine (en 988/91), il est son principal soutien, avec le comte d'Anjou Foulque Nerra, lors du si√®ge de Melun en 991 - le ch√Ętelain est pass√© au service d'Eudes Ier de Blois alors m√™me que ce dernier vient d'acqu√©rir Dreux tout en mena√ßant le duch√© normand[17].

L'an suivant, Richard renverse ses alliances. Le comte d'Anjou devient une menace en intervenant dans les comt√©s de Nantes et de Rennes. Or, depuis Rollon, la Bretagne est une chasse gard√©e des Normands. En cons√©quence, Richard s'allie avec son ancien ennemi Eudes de Blois et adh√®re √† une coalition contre l'Angevin comprenant le duc d'Aquitaine, le comte de Flandre (sans doute) et le comte de Rennes. Richer de Reims rapporte qu'en 992, des Normands participent aux c√īt√©s des Bretons, √† la bataille de Conquereuil que remporte Foulque. Cette alliance bretonne am√®ne un double mariage des enfants de Richard et de Conan.

Relations avec l'Angleterre

D'abord, elles ne sont pas bonnes. Le roi Ethelred II reproche à Richard d'accueillir les mêmes Danois qui pillent son royaume. Le légat du pape intervient pour empêcher la guerre. En 991, Richard et Ethelred concluent un traité dans lequel ils promettent de ne pas aider leurs ennemis respectifs. Cette paix contribue au développement des relations commerciales entre Normandie et Angleterre.

Richard d√©c√®de en 996 la m√™me ann√©e qu'Hugues Capet, le premier roi cap√©tien ; la date de sa mort nous est donn√©e par Dudon de Saint-Quentin, bien renseign√© sur les Normands du duch√©. Il est enterr√© √† F√©camp.

¬ę Richard a r√©tabli la paix et la prosp√©rit√© dans le territoire, momentan√©ment perturb√© par les troubles de sa minorit√©. Il a dirig√© la province d'une main de fer. Malgr√© sa long√©vit√©, Richard ne laissa qu'un jeune h√©ritier, encore incapable d'imposer sa propre autorit√© ¬Ľ[18].

Famille et descendance

Richard √©pouse Emma, fille d'Hugues le Grand et sŇďur d'Hugues Capet, en 960. Ils n'ont pas d'enfants. C'est de Gunnor, √©pous√©e more danico que Richard a une descendance :

Il est probable que le duc Richard eut d'autres concubines, des ¬ę frilla ¬Ľ (concubine √† la mani√®re danoise), et de nombreux b√Ętards dont :

Les nombreux descendants du duc Richard et de son fils a√ģn√© sont appel√©s les Richardides.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Dudon de Saint-Quentin explique que la m√®re de Richard √©tait enceinte au moment de la r√©volte de Riouf. Cette r√©volte est plac√©e au d√©but du r√®gne de Guillaume Longue √Čp√©e, donc dans les ann√©es suivant l'an 927. On en d√©duit l'√Ęge approximatif de Richard en 942
  2. ‚ÜĎ Dudon de Saint-Quentin, De gestis Normanniae ducum seu de moribus et actis primorum Normanniae ducum, J. Lair (√©d.), M√©moires de la Soci√©t√© des Antiquaires de Normandie, tome XXIII, 1865
  3. ‚ÜĎ Lucien Musset, ¬ę Naissance de la Normandie ¬Ľ, Michel de Bo√ľard, dans Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p.102
  4. ‚ÜĎ Jacques Choffel, Richard sans Peur, duc de Normandie (932-996), Fernand Lanore, 1999
  5. ‚ÜĎ Flodoard, Chroniques f√©odales, 918-978
  6. ‚ÜĎ Philippe Lauer, Le r√®gne de Louis IV d'outer-Mer + [1], Slatkine
  7. ‚ÜĎ Harald, Harold ou Hagrold. Dudon de Saint-Quentin et Guillaume de Jumi√®ges le d√©signent comme un roi du Danemark. Le second pr√©cise, qu'exil√© par son fils, il avait √©t√© install√© en Cotentin par Guillaume Longue √Čp√©e. Flodoard en fait un chef normand de Bayeux. Autrefois, certains historiens ont sugger√© qu'il s'agissait du roi Harald II √† la dent bleue
  8. ‚ÜĎ Fran√ßois Neveux, la Normandie des ducs aux Rois. Xe-XIIe si√®cle, Ouest-France Universit√©, Rennes, 1998, p.46
  9. ‚ÜĎ Un texte peu connu, la Brevis Relatio, r√©dig√© entre 1114 et 1120 par un moine de l'abbaye de Battle, apporte une version un peu diff√©rente des √©v√©nements. Des Danois, arriv√©s en Normandie, tuent l'assassin de Guillaume Longue √Čp√©e tandis que les Rouennais capturent le roi. Les Scandinaves font la paix avec les Francs : ils acceptent de lib√©rer le roi en contrepartie de la lib√©ration de Richard, toujours retenu prisonnier
  10. ‚ÜĎ Lucien Musset, " Naissance de la Normandie ", Michel de Bo√ľard, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p.110
  11. ‚ÜĎ Fran√ßois Neveux, la Normandie des ducs aux Rois. Xe-XIIe si√®cle. Ouest-France Universit√©, Rennes, 1998, p.13
  12. ‚ÜĎ Terme employ√© par R√©gine Le Jan en pr√©face du livre de Pierre Bauduin, la Premi√®re Normandie (Xe-XIe si√®cle), Presses Universitaires de Caen, 2002
  13. ‚ÜĎ R√©sum√© par Pierre Bauduin, p.32 de la th√®se d'Eleanor Searle d√©velopp√©e dans Predatory Kinship and the creation of the Norman Power, 840-1066, Berkeley, University of California Press, 1988
  14. ‚ÜĎ Pierre Bauduin, la Premi√®re Normandie (Xe-XIe si√®cle), Presses Universitaires de Caen, 2002, p.166-167
  15. ‚ÜĎ Pierre Bauduin, ibid, p.169
  16. ‚ÜĎ Pierre Bauduin, la Premi√®re Normandie (Xe-XIe si√®cle), Presses Universitaires de Caen, 2002, p.168-170
  17. ‚ÜĎ Fran√ßois Neveux, la Normandie des ducs aux Rois. Xe-XIIe si√®cle. Ouest-France Universit√©, Rennes, 1998, p.51-52
  18. ‚ÜĎ Fran√ßois Neveux, la Normandie des ducs aux Rois. Xe-XIIe si√®cle. Ouest-France Universit√©, Rennes, 1998, p.59

Voir aussi

Articles connexes

Source

  • Dudon de Saint-Quentin, De Gestis Normanniae ducum seu de moribus et actis primorum Normanniae ducum, J. Lair (√©d.), M√©moires de la Soci√©t√© des Antiquaires de Normandie, tome XXIII, 1865

Bibliographie


Précédé par Richard Ier Suivi par
Guillaume Ier
Duc de Normandie
943-996
Richard II
Blason duche fr Normandie.svg Chronologie des jarls et ducs de Normandie de 911 à 1204 Blason duche fr Normandie.svg
911 927 943 996 1026 1027 1035 1087
   Rollon Guillaume Ier Richard Ier Richard II Richard III Robert Ier Guillaume le Conqu√©rant   
1087 1106 1135 1144 1150 1189 1199 1204
   Robert II Courteheuse Henri Ier √Čtienne Geoffroy Henri II Richard IV Jean Sans Terre   

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